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Accueil du site > Actualités > Santé > Bouffer à mourir !

Bouffer à mourir !

Sommes-nous devenus à ce point étrangers à nous-même pour mettre notre santé à ce point en péril ? La prévalence de l’obésité, définie comme un excès de graisse corporelle et estimée par un indice de masse corporelle, a pris des proportions épidémiques à l’échelle planétaire. L’obésité est maintenant si répandue (environ 300 millions de cas dans le monde) que sa prévalence dépasse, pour la première fois dans toute l’histoire de l’humanité, celle de la malnutrition et des maladies infectieuses (Kopelman PG. Nature 404 : 635, 2000. Les personnes à qui la nourriture « profite » trop bien doivent manger moins que les autres, non seulement pour maigrir, mais aussi pour se maintenir à un poids stable. Cela constitue un nouveau phénomène de société. Les tendances à la hausse de la prévalence de l’obésité pourraient continuer à se propager si des changements significatifs ne sont pas apportés dans la structure et le fonctionnement des institutions ayant pour mission de promouvoir la santé et la prévention des maladies dites modernes. Enjeu de santé pour toutes les sociétés, qu’elles soient riches ou pauvres !

Le correspondant du quotidien Le Journal de Montréal, à la Maison-Blanche, écrit ce lundi 12 février 2007 : « Les Américains ne manquent jamais de m’étonner. À peine ai-je le sentiment d’avoir tout vu, tout entendu qu’ils trouvent un autre moyen de me laisser stupéfait. Prenons la dernière stratégie mise de l’avant, la semaine dernière, par le président Bush. Pas pour gagner la guerre en Irak ni pour stopper le réchauffement climatique. Non. La menace qui pèse tellement sur les États-Unis qu’il faut développer une stratégie pour y faire face, c’est l’obésité chez les enfants ».

L’Organisation Mondiale de la Santé a défini l’obésité comme «  le principal problème de santé publique de l’Occident en l’an 2000 ». Les chiffres sont alarmants et croissants. Et on estime que 6% des budgets nationaux de santé publique sont dédiés aux maladies liées à l’obésité.

Le site Internet Obésité.com donne cette définition de l’obésité : « D’un point de vue médical, l’obésité est un excès de masse grasse entraînant des inconvénients pour la santé. La masse grasse s’évalue à partir du calcul de l’Indice de Masse Corporelle (ou IMC) qui tient compte du poids et de la taille. Il est évident qu’une personne pesant 100 kilos n’a pas la même corpulence si elle mesure 1,60 m ou bien 1,80 m ! »

Plus de 200 millions de personnes souffrent de diabète de type 2 dans le monde. L’obésité, qui touche aujourd’hui 1,1 milliard d’adultes et 150 millions d’enfants, en est un des facteurs important. Si l’épidémie d’obésité continue de progresser, elle pourrait amener les chiffres du diabète à doubler d’ici 2030. La France par exemple, compte à elle seule 5,3 millions d’obèses et 14,4 millions de sujets en surpoids. Des chiffres impressionnants pour un pays qui compte 60 millions d’habitants. Aux États-Unis, près de 130 millions d’Américains, soit tout de même 60% de la population, sont concernés par ce problème.

La Fondation Recherche médicale dresse ainsi l’état des lieux : « Aux États-Unis, le tout dernier rapport du CDC (Center for Desease Control and Prévention, 7 Mars 1997) fait état d’une augmentation du nombre des obèses de 3,3% pour les hommes et 3,6% pour les femmes. Désormais ce sont 33% des hommes, 36% des femmes, 12% des adolescents et 14% des enfants qui présentent un excès de poids. En France, on en compte un sur dix. Mais c’est probablement parmi les Mélanésiens et les Polynésiens que la fréquence est la plus élevée avec 70% des habitants en surpoids important  ». D’ici à 2010, sur l’ensemble du continent américain, un enfant sur deux accusera une surcharge pondérale. En effet plus de dix millions d’enfants - soit environ 18% de la population - sont considérés comme étant en situation de surpoids. Le pourcentage a triplé chez les adolescents au cours des 25 dernières années, et a presque doublé chez les enfants âgés de 6 à 12 ans.

Côté européen, un jeune sur quatre accuserait un poids excessif sur la balance et chaque année, 400 000 nouveaux cas d’obésité pourraient être détectés. L’excellent site Internet sur la santé, Doctissimo, nous prévient que « si les Américains sont les champions toutes catégories de l’obésité, plus aucune région du monde n’est épargnée. Du Canada à l’Europe en passant par la Chine, on parle aujourd’hui d’une véritable épidémie ». [...] En 1991, l’obésité, selon les derniers chiffres publiés par la prestigieuse revue médicale Journal of the American Medical Association (JAMA), était à l’origine d’au moins 300 000 décès chaque année outre-Atlantique et seul le tabac ferait plus de morts. Les pays émergents ne sont pas non plus épargnés : 60 % de la population mexicaine serait trop grosse. En Égypte, 35 % de la population est obèse, en Arabie Saoudite, 24 % des femmes sont obèses et 40 % des femmes au Koweit.  ». Aujourd’hui en Inde, 26% des femmes entre 20 et 49 ans sont en excès de poids. Le chiffre pour la Chine c’est 20%. Au Zimbabwe, 36% des femmes sont concernées.

Enfin, les statistiques montrent que le quart des jeunes de 2 à 17 ans ont un surplus de poids au Québec. Bien que le tabagisme demeure la plus grande menace à la santé publique au Canada, de mauvaises habitudes alimentaires et l’inactivité physique contribuent à l’obésité et représentent aussi des défis de santé publique importants. Au Canada, selon Statistique Canada, deux adultes sur trois font de l’embonpoint ou sont obèses. La proportion des enfants obèses a presque triplé au cours des 25 dernières années, tant chez les garçons que chez les filles, et ce, dans tous les groupes d’âge, à l’exception des enfants d’âge préscolaire.

Selon un ancien conseiller en nutrition du gouvernement américain, cité par Destination Santé, « l’industrie agro-alimentaire emploie des méthodes de marketing extrêmement sophistiquées pour inciter les consommateurs à manger davantage. Il est ainsi devenu socialement acceptable », affirme-t-il « de manger n’importe où, toute la journée et en plus grandes quantités  ».

Des sondages menés par le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) indique que les consommateurs basent leur choix de produits d’abord sur les annonces des étiquettes (« sain », « pas de sucres », « oméga 3 » etc.) que sur les tables de nutrition au dos. Or, est-ce qu’un produit dit « léger » contient peu de graisses ou peu de sucres ? Et quelle est la différence entre sel et sodium ? Faire un choix avisé est souvent difficile parmi toutes ces allégations. Cependant, force est d’admettre que l’alimentation trop grasse et trop sucrée n’est pas le seul facteur. La prédisposition génétique joue aussi un grand rôle.

Pour la Fondation Recherche médicale : « Il est incontestable que de nombreuses obésités sont favorisées par une prise alimentaire excessive. Mais l’identification d’un tout nouveau gène, impliqué dans la dépense d’énergie, laisse penser que la prise alimentaire pourrait être normale, mais les dépenses énergétiques insuffisantes. Ainsi à prises égales, certains individus dissipant moins d’énergie pour fonctionner seront plus gros que d’autres brûlant davantage. De même, des travaux récents, laissent entendre que la répartition des prises alimentaires au cours de la journée aurait son importance, et qu’un décalage dans le temps pourrait donner lieu à une "chrono-obésité  ». Philippe Froguel, chercheur CNRS de l’institut Pasteur de Lilles et Rob Sladeck de l’université McGill de Montréal (Canada) ont analysé l’ADN de 700 diabétiques français ayant des antécédents diabétiques dans leur famille et l’ont comparé à l’ADN de 700 personnes non-diabétiques. Les scientifiques ont découvert quatre gènes qui prédisposent une personne à souffrir du diabète.

La Fondation Recherche médicale prévient qu’il faut se garder de raisonner uniquement par le gène. « Les aborigènes australiens urbanisés deviennent obèses et guérissent lorsqu’ils reviennent dans leur milieu d’origine ». [...] Selon l’OMS, la sédentarité fait deux millions de victimes, chaque année, dans le monde ! Deux millions de morts par maladies cardio-vasculaires, diabète ou obésité. Par manque d’activité physique. La sédentarité est bel et bien devenue un fléau des temps modernes.

Le plus tragique est sans conteste l’obésité infantile. Selon la Fondation Recherche médicale, en France, une étude sur des enfants de 10 mois et 8 ans a montré que 10% d’entre eux étaient obèses au lieu des 3% prévisibles. Au Japon, l’obésité enfantine a augmenté de 53%, en Grande Bretagne de 65% pour certaines tranches d’âge, aux États-Unis de 60 %. Le seul pays à avoir stabilisé ses chiffres est la Finlande où un programme de prévention ciblé sur l’enfant a opéré des miracles.

Conscients du problème d’obésité qui sévit dans le monde, les députés européens ont adopté des recommandations pour prévenir ce véritable problème de santé publique. Le régime proposé prévoit la promotion de l’alimentation saine et de l’activité physique, en particulier dans les écoles. Les députés ont accueilli favorablement l’engagement de la Commission en la matière, et demandé que la lutte contre l’obésité soit une priorité européenne. En avril 2007, la Commission devrait également publier un Livre Blanc sur la nutrition et l’activité physique. Un élément très attendu par les associations de consommateurs pourrait être introduit : une signalisation plus simple du contenu nutritionnel des aliments devrait aider les consommateurs à s’y retrouver dans la jungle des étiquettes.

Santé Canada et l’Agence de santé publique du Canada sont déterminés d’aider les Canadiens à améliorer leur état de santé et leur bien-être en favorisant et en appuyant la pratique régulière d’activité physique et la saine alimentation. Ces deux agences viennent de publier un nouveau guide alimentaire canadien entièrement remis au goût du jour.

Estimant que l’obésité infantile notamment était un véritable problème de santé publique coûtant cher au pays, George W. Bush s’est également fait l’apôtre de la lutte contre l’obésité, en exhortant les parents américains à adopter des comportements destinés à réduire l’obésité, comme encourager leurs rejetons à la pratique d’un exercice physique régulier. Le président américain George W. Bush a estimé que l’obésité infantile est un problème qui coûte cher aux États-Unis et il invite les parents à agir pour venir à bout de cette maladie, notamment en encourageant leurs enfants à faire de l’exercice. « Une manière pour ce pays de traiter la question de l’obésité est de faire en sorte que les gens sortent, que cela soit pour du sport, de la marche ou de l’entretien », a déclaré le chef de la Maison-Blanche.

Il faut remarquer en terminant que le président américain aborde l’obésité sous l’angle des coûts, voire des pertes financières pour l’État, comme le montre bien sa déclaration. Comment accorder une importance quelconque aux pertes humaines lorsque le budget militaire dépasse largement celui des dépenses sociales.

« Les Américains ne manquent jamais de m’étonner. À peine ai-je le sentiment d’avoir tout vu, tout entendu qu’ils trouvent un autre moyen de me laisser stupéfait  », écrivait le correspondant du quotidien Le Journal de Montréal à la Maison-Blanche.

Questions

  • Sommes-nous devenus les esclaves de notre bouffe ?
  • L’État fait-il trop peu ou assez pour prévenir l’obésité ?
  • La prévention auprès des enfants devrait-elle une responsabilité partagée entre les parents et l’État ?
  • L’État doit-il intervenir radicalement dans les publicités de malbouffe ?


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49 réactions à cet article    


  • bob (---.---.1.42) 16 février 2007 14:08

    C’est l’overdose materialiste, se goinfrer, se remplir, mais pour combler quoi ?


    • LE CHAT LE CHAT 16 février 2007 15:44

      je dévore comme un lion et après je cours comme un guépard , pas de problème de ligne ! smiley


      • pierrarnard (---.---.86.85) 16 février 2007 16:23

        Mouais, 20% de la planète qui cherche comment maigrir et 80% qui cherche comment bouffer......

        L’obesité est une « maladie » de riche, à quelques rares exception près.

        Je ne crois pas qu’un labo pharmaceutique ai dépensé un copec pour chercher dans les ADN sahéliens, ethiopiens ou autre s’ils étaient génétiquement prédisposés à crever de faim, de toute façons ils ne sont pas solvables....

        On deviens obèse quand on absorbe plus d’énergie nutritive que l’on peut en dépenser, ou que l’on en dépense.

        En mangeant moins que ce que l’on consomme et en remuant sa graisse on perd du poids c’est imparable.

        Mais dans la culture occidentale, la bouffe est intouchable et la privation insupportable...

        D’alleurs n’allons nous pas tarder à voir refleurir dans les kiosques à journaux le marronnier, pardon le régime, de l’été, ou comment perdre ses kilos superflus tout en continuant de bouffer comme une vache ???

        L’objectif c’est en fait de continuer dicrètement à vendre plein de bouffe qui fait grossir tout en refourgant parallèlement des médicaments pour garder la ligne à des gens solvables. Pour ce faire, il suffit qu’on les abreuve de mannequins filiformes tout en leur affirmant que l’obésité va les tuer....sauf s’ils prennent la petite pillule qui va bien...

        Slim is beautiful !!!

        Ce ne sont pas les vendeurs d’eau salée de l’agroalimentaire, les limonadiers marchands de sucre et les labos pharmaceutiques en déremboursement qui me diront le contraire, non ????


        • ade (---.---.249.162) 16 février 2007 18:58

          Non, l’obésité n’est pas « qu’une » maladie de riche ! La qualité de la bouffe importe tout autant que sa quantité. Si tu bouffes des pizzas (ou du McDo) tous les jours, y’a des chances que ça coûte moins cher que du poisson, mais les conséquences ne sont pas les mêmes... Les populations plus pauvres sont aussi souvent moins sensibilisées à la diététique que les personnes plus aisées.

          Pour finir sur les USA, il suffit de regarder « super size me » (certes qu’on ne peut pas considérer comme totalement objectif, mais néanmoins très intéressant) pour voir quelle m_____ on donne dans les cantines scolaires (coca, frites, etc.). La première mesure serait non de « recommander » aux enfants de faire du sport mais d’accepter de tailler dans les profits de certaines multinationales en règlementant mieux les cantines, en contrôlant la pub, les distributeurs de boissons, etc.


          • pierrarnard (---.---.86.85) 16 février 2007 20:11

            Bonsoir, Je pense que 600 calories de pizza par repas feront maigrir alors que 3000 calories de poisson feraient grossir....

            La difficulté de nos alimentations de riches c’est qu’en quelques bouchées on avale l’équivalent d’un repas pantagruelique tout en ayant l’impression de manger trop peu.

            Donc on mange trop et on grossit.

            Supersize me est interessant a plus d’un titre, mais il dit exactement ce que je dis, et aussi ce que vous dites, ce sont les tenant de l’agroalimentaire qui pilotent le truc. Quand on sale trop les plats préparés pour faire vendre des boissons sucrées qui donnent soif avec la complicité des médias qui vendent des espaces publicitaires on ne peut plus parler d’alimentation équilibrée.

            Quand en plus on met des sous produits bas de gamme genre saindoux pour faire des economies ou les vendre au prix du beurre cela deviens criminel.

            Mais ce genre de course au profit au mépris de la santé est un sport reservé aux pays developpés, et vous ne m’enleverez pas de l’idée que l’obesité n’est pas un problème dans les pays ou manger simplement est déja un luxe.

            Je persiste, c’est une maladie de riches.

            Pierrarnard


          • jamesdu75 jamesdu75 16 février 2007 20:59

            Desolé de te contrer mais quand tu est riche tu achetes des produits de riches.

            Personnelement je ne suis pas riche et si je veut m’acheter du jambon, j’ai le choix de 2 tranches herta ou il n’y aucun produit rajouté ou 5 tranches avec divers ajout consistant comme de l’huile de palme, agent de saveur ou autre edulcorant.

            C’est pas le produit qui coute cher, c’est la qualité. Tout le monde peut de payer du poisson à l’oseille a 3€. Mais moins de monde peuvent se le payer sans agent chimiques ajouté, il faut payer 10€.


          • Rocla (---.---.248.85) 16 février 2007 21:07

            Jean Yanne avait une théorie imparable pour une saine gestion du patrimoine culinaire .Pour faire du boudin , au lieu de tuer un cochon et le manger , vaut mieux lui tirer du sang , comme pour une prise de sang , et laisser le cochon en vie , et toutes les semaines on recommence . Beaucoup moins traumatisant pour le cochon . Si en plus on a un pommier .

            Rocla


          • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 16 février 2007 21:14

            @ Rocla

            Si en plus on a un pommier

            C’est le bonheur tout simple. L’autosuffisance alimentaire n’est plus une utopie.

            http://vivrealacampagne.hautetfort.com/archive/2006/02/11/potager-et-verger-l-autosuffisance-alimentaire-est-elle-une.html

            Pierre R.


          • Rocla (---.---.248.85) 16 février 2007 21:26

            Pierre ,

            Je suis très honoré que vous m’ adressiez la parole , je vous lis depuis quelques temps , et j’ apprécie votre ton mesuré , vos façons de voir les choses, aussi , sachant que de milliers de Km nous séparent j’ ai grand plaisir à vous faire un intercontinental salut .

            En dehors du fait qu’une saine alimentation participe à notre santé physique , je suis pour dire qu’une harmonieuse façon de vivre amicalement augmente notre capacité à vivre sereinement . Très bonne nuit à vous . ( Ici il est 21h26 )

            Rocla


          • Rocla (---.---.192.139) 17 février 2007 19:19

            A votre place au lieu d’ acheter du jambon de Herta , je choisirais plutôt du jambon de cochon . Pour le goût c ’est mieux .

            Rocla


          • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 17 février 2007 19:54

            @ Rocla et aux fins dégustateurs

            S’agissant d’agapes et autres bombances, mettons de l’avant, mes amis, ce mot de Montaigne : « Le jambon fait boire Or, le boire désaltère Donc, le jambon désaltère ». Pour l’accompagnement, ne sautez point cette vieille règle de Saint-Benoît : « Mieux vaut prendre un peu de vin par nécessité, que beaucoup d’eau par avidité ».

            Quel homme sage, ce Saint-Benoit !

            Pierre R.


          • Gilles (---.---.81.187) 18 février 2007 19:41

            Sauf que une pizza à 600 calories c’est juste une portion de pizza...pas de quoi caler un estomac. 3000 calories de poisson est un repas pantagruélique.

            Outre les calories dans les pizzas on trouve tout un tas de sucres et graisses alors que dans le poisson beaucoup moins


          • eugène wermelinger eugène wermelinger 16 février 2007 20:20

            Ayant été un acteur de l’alimentation, je me suis intéressé à la qualité de celle-ci. Ma plus grande surprise a été de découvrir, il y a une 20aine d’années mes premières images de cristallisation sensible. Un sucre raffiné blanc ne présentait plus d’image, alors qu’un jus de canne était plein d’informations. Donc, ce ne sont pas les calories vides qui nous sont utiles, mais celles contenant la vitalité des produits frais. Voilà le pourquoi de la raison de manger chaque jour des fruits et légumes frais - si possible. Sans ce côté « informatif » de l’aliment on peut en bouffer des tonnes sans jamais être rassasié, et crever de faim avec un balast de cent kilogrammes dans les fesses et ailleurs. D’autres méthodes encore nous disent la même chose, notamment la bio électronique de Vincent, la bio photonique de Popp, la kinésiologie, les recherches pondérales en vitamines , enzymes, micronutriéléments etc... L’agriculture chimique, les transformations industrielles sont les fossoyeurs de la vitalité et même dans votre cuisine les familles utilisent à tort le four à micro-ondes, cet autre killer (tueur) de la vitalité. Voilà d’où viennent tous les torts, alors qu’atendez-vous pour leur tortre le cou ?


            • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 16 février 2007 21:02

              Permettez-moi d’apporter votre attention sur quatre facteurs importants :

              • Aujourd’hui en Inde, 26% des femmes entre 20 et 49 ans sont en excès de poids. Le chiffre pour la Chine c’est 20%. Au Zimbabwe, 36% des femmes sont concernées.

              • Pour la Fondation Recherche médicale : « Il est incontestable que de nombreuses obésités sont favorisées par une prise alimentaire excessive. Mais l’identification d’un tout nouveau gène, impliqué dans la dépense d’énergie, laisse penser que la prise alimentaire pourrait être normale, mais les dépenses énergétiques insuffisantes.

              • La Fondation Recherche médicale prévient qu’il faut se garder de raisonner uniquement par le gène. « Les aborigènes australiens urbanisés deviennent obèses et guérissent lorsqu’ils reviennent dans leur milieu d’origine ». [...]

              • Selon l’OMS,la sédentarité fait deux millions de victimes, chaque année, dans le monde ! Deux millions de morts par maladies cardio-vasculaires, diabète ou obésité. Il y a la malbouffe. C’est clair. Mais il faut ajouter à cela la recherche génétique et le phénomène de sédentarité.

              Pierre R.


            • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 16 février 2007 21:06

              L’agriculture chimique, les transformations industrielles sont les fossoyeurs de la vitalité et même dans votre cuisine les familles utilisent à tort le four à micro-ondes, cet autre killer (tueur) de la vitalité.

              Il faut ajouter à votre liste - je crois - la vie trop trépidante et le temps qu’il nous manque pour apprécier un véritable repas. Mais de ce côté-ci de l’Amérique, les restos orientés cuisine santé (et plus naturelle) sont de plus en plus fréquentés : prendre un bon repas santé le midi est une préoccupation croissante chez les jeunes professionnels.

              Pierre R.


            • pierrarnard (---.---.86.85) 16 février 2007 21:29

              A James du 75 Nous sommes d’accord, quand je parle de pays pauvre, il s’agit de pays ou les requins de l’agroalimentaire n’ont rien a gagner et ou le peu de nourriture que l’on a est peu près honnète (à monsanto près !!). Chez nous, l’alimentation est aux mains de quelques trusts qui sont près à tout pour gagner un peu d’argent, et vu les volumes pratiqués tout a son importance, chaque gramme de beurre remplacé par de l’huile de palme dans un plat préparé fait des tonnes a l’année et donc des milliers d’euros. Effectivement les produits d’appel et premiers prix sont de vraies saloperies en général et il faut avoir des moyens consequents pour manger sain, et encore.... Mais que vous fassiez du jambon de la ferme avec de la purée de pomme de terre du jardin, ou que vous mangiez du jambon bas de gamme avec de la mousseline, vous grossirez plus en en mangeant 5 assiettes qu’une seule.


              • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 16 février 2007 21:40

                Lorsque je me suis documenté pour rédiger le présent exposé, je souhaitais aborder la question DES OGM. Cela aurait dispersé un peu trop mon propos. J’ai consulté le site du gouvernement français sur la question (http://www.ogm.gouv.fr/). Je suis conscient des trusts dont vous parlez puisque, comme vous le savez, de ce côté-ci de l’Amérique se trouve le siège social de Monsanto.

                Les gouvernements sont de plus en plus conscients des coûts astronomiques qu’ont engendré leur insouciance et leur servilité à de grands conglomérats dans le domaine de l’alimentation. La note est salée, et s’inscrit fort bien dans la malbouffe.

                Pierre R.


              • Inquiet (---.---.227.214) 16 février 2007 22:13

                Ce qui est cynique dans tout delà, c’est qu’au delà même du problème de santé publique, on génère des dépenses (financières pas physiques doit-je le préciser) au moins par 2 aspects :
                - les coûts en soins vous l’aurez deviné
                - mais plus subtiles : des pertes de compétitivité induites à l’état d’obésité elle même (locomotion altérée, apnées du sommeil, manque d’estime de sois ...)

                Vu les proportions que celà représente et l’article en rend bien compte, on est étonné qu’on ne mette rien en place, à moins que la recherche de main d’oeuvre se fasse dans d’autres contrées et qu’on ne préfère pas « ennuyer » les industries agro-alimentaires (avec la complicité de l’industrie pharmaceutique qui vend des anti-lipidiques et autres anti-diabetiques cqfd smiley)


                • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 16 février 2007 22:32

                  Mais il ne faut pas s’y tromper : l’industrie pharmaceutique a découvert dans ces maladies des sources de revenus faramineux. Les soins de santé pour l’obésité coûtent au bas au gouvernement français 2,9 milliards d’euros (http://www.smartandlight.net/co.php).

                  Le coût direct des maladies liées à l’obésité (incluant les consultations médicales, les soins hospitaliers et les médicaments pour des maladies ayant un rapport bien établi avec l’obésité) s’élève à environ 2 % des dépenses totales des soins de santé [26]. Aux Pays-Bas, ce chiffre grimpe entre 3-4 % [27]. En Angleterre, le coût annuel de l’obésité est estimé à 500 millions de livres dans les dépenses de la sécurité sociale et l’impact sur l’économie est estimé aux alentours de 2 milliards de livres. Le coût humain de l’obésité est calculé à 18 millions de jours de maladies par an ; à 30 000 décès par an, aboutissant à 40 000 années de vie professionnelle perdues et une durée de vie raccourcie de neuf ans en moyenne.

                  Je pourrais continuer à satiété ainsi. L’obésité coûte cher, très cher. En vies humaines et en dollars. On peut interdire la cigarette. On ne peut pas interdire de grossir. Voilà toute la différence.

                  Pierre R.


                • maxim maxim 16 février 2007 22:45

                  pour ne pas grossir....petit dejeuner copieux,plutot du pain grillé avec tres peu de beurre,yaourt ou fromage blanc maigre,café ou thé à volonté avec du lait 1/2 ecreme sans sucre ou avec de l’aspartame......jamais de croissanterie (trop grasses)

                  repas du midi,grillade viandes maigres ,ou mieux volailles grillées sauf canard et oie ,legumes vapeur à volonté avec une noisette de beurre frais ,fromage frais leger ou yaourt ou bien fromage blanc allégé.....pain complet ou grillé.....poissons maigres grillés,fruits de mer et coquillages à volonté...pour varier de la viande.....

                  les fruits toujours en dehors des repas.....

                  bannir charcuteries ,pizzas ,quiches,patisseries chocolat,cremes ,fromages gras ou fermentés,fruits gras genre avocats....fritures...

                  pates,riz complet,pommes vapeur,3 fois par semaine .....additionnés d’une noisette de beurre ,ou d’un peu d’huile d’olive ...pas de pain avec ces glucides...

                  vers 16 heures ,fruit avec un yaourt nature ,boisson chaude...

                  soir....idem que le midi.....pas d’alcools ,de biere,d ’aperitif....autorisé 1 verre de vin rouge de qualité à la fin du repas du soir.....

                  en cas de petit creux...fruit frais ou yaourt maigre....

                  eviter les fruits secs,les bananes,le raisin,les oléagineux...

                  faites de l’exercice,velo,marche rapide,exercices de gym rapides....piscine.....

                  essayez pendant 3 mois vous verrez le resultat.....

                  vous allez flotter dans vos fringues.....

                  une fois stabilisé vous pourrez renouveller votre garde robe.......

                  mais ne reprenez pas les mauvaises habitudes......


                  • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 16 février 2007 22:50

                    maxim, arrêtez... je m’apprête à quitter pour le souper à ou vers 19h. L’appétit vient en vous lisant.

                    Je vais suivre vos bons conseils et je ne consommerai qu’un seul verre de vin... (triste, quand même, la vie avec un seul verre de vin). Une consultation à très bon prix. Rendez-vous dans trois (3) mois pour un premier rende-vous. Merci

                    Pierre R.


                  • maxim maxim 16 février 2007 23:14

                    Pierre....apres un terrible accident,qui m’avait handicapé pendant plus d’un an,l’inaction m’avait fait prendre plus de 20 kilos ....

                    je n’ai pas voulu rester dans cet etat et j’ai pris les conseils d’un dieteticien....en moins de 3 mois j’avais deja perdu 15 kilos....dans les 2 mois suivants j’ai perdu le reste.....

                    dès que j’ai pu retrouver ma motricité j’ai repris de l’exercice que j’avais toujours fait avant mon accident...petit à petit je me suis bien stabilisé et depuis 17 années je reste entre 78 à 80 kilos pour 1,80 metre......

                    je vais avoir 65 ans et je fais toujours du sport de maniere suivie....et je conserve mon poids de forme....

                    je fais toujours attention à la nourriture,mais de maniere moins stricte....il faut bien vivre....

                    amicalement....


                  • eugène wermelinger eugène wermelinger 17 février 2007 10:12

                    Non, non et non pas d’aspartame !!!


                  • maxim maxim 17 février 2007 11:20

                    ami Eugene.....

                    l’aspartame ,je vous l’accorde ,c’est degueulasse au début ,mais ce n’est qu’un moyen pourtant efficace pour obtenir des resultats......

                    toute fois lorsque je me rends dans l’Ain à Vonnas ,je ne dedaigne pas la table de Georges Blanc.....là j’oublie les ersatz de sucre......

                    bon appetit midi approche.....


                  • eugène wermelinger eugène wermelinger 17 février 2007 16:52

                    va voir sur aspartame : les méfaits à long terme sur la santé


                  • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 17 février 2007 11:59

                    Bonjour week-end à tous. Je vous recommande la lecture d’un excellent article - accessible sans abonnement - du Courrier international et qui porte sur Les limites de l’alimentation éthique, reportage de l’hebdo britannique The Economist.

                    http://www.courrierint.com/article.asp?obj_id=70766

                    Permettez-moi de vous citer l’avis d’un Prix Nobel de la paix et ardent défenseur de l’utilisation des engrais chimiques en vue d’accroître les rendements, Norman Borlaug :

                    Le fait que l’agriculture bio soit meilleure pour l’environnement ne fait pourtant pas l’unanimité. L’idée qu’elle soit plus respectueuse de l’environnement est à ses yeux “ridicule”. En effet, elle assure des rendements moindres et nécessite donc davantage de terres cultivées pour produire la même quantité d’aliments. Grâce aux engrais de synthèse, rappelle M. Borlaug, la production céréalière mondiale a triplé entre 1950 et 2000, tandis que les surfaces cultivées n’augmentaient que de 10 %. Si l’on avait utilisé des techniques traditionnelles comme la rotation des cultures ou la fertilisation au compost et au fumier, il aurait fallu tripler les surfaces cultivées. Plus on pratique l’agriculture intensive, fait valoir M. Borlaug, plus on préserve la forêt tropicale humide.

                    Pierre R.


                    • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 17 février 2007 12:04

                      Pour titiller votre curiosité, je vous soumets ce dernier extrait du document de l’hebdo The Economist sur l’alimentation éthique :

                      Tout choix alimentaire suppose des arbitrages. Même si l’agriculture bio consomme effectivement un peu moins d’énergie et pollue un peu moins, il ne faut pas perdre de vue que ses rendements sont moindres et qu’elle nécessite davantage de surfaces cultivées. Le commerce équitable peut aider certains agriculteurs pauvres, mais aussi en pénaliser d’autres. Et, même si les circuits courts réduisent les émissions liées au transport, ils réduisent aussi les possibilités de développement économique. On peut voir dans ces trois modalités d’achat une façon de protester contre les grands groupes, mais ceux-ci vendent déjà des produits bio et issus du commerce équitable, et la recherche de fournisseurs locaux, associée à la logistique efficace des supermarchés, pourrait être, en définitive, la manière la plus écologique de transporter les aliments. L’alimentation est au cœur des débats sur l’environnement, le développement, le commerce international et la mondialisation.

                      Voilà des idées qui ont pour particularité de remettre un certain nombre d’opinions taillées dans l’airain.

                      Pierre R.


                    • (---.---.228.200) 17 février 2007 12:20

                      La Commission européenne veut autoriser l’ajout d’OGM et de pesticides dans les produits bio.

                      Auparavant, le secteur de l’agriculture biologique était consulté pour définir, avec les autorités, les règles qu’une exploitation doit respecter pour pouvoir utiliser le label « bio ».

                      Les bases en étaient, logiquement, pas de pesticides chimiques, et pas d’organismes génétiquement modifiés. Voila ce que la Commission veut changer : l’utilisation de substances chimiques n’est plus explicitement interdites, et la présence d’OGM est tolérées, avec un seuil maximum de 9 grammes par kilo, comme pour les produits de l’agriculture conventionnelle.

                      L’Europe ce faisant, sacrifie l’agriculture responsable sur l’autel des intérêts économiques. Une décision catastrophique pour les cultivateurs qui tiennent a leur label « bio ». Ils craignent une perte de confiance du consommateur, dans un marché en pleine expansion.

                      Les ministres de l’agriculture européens ont décidé de permettre la présence de substances chimiques et de faibles doses d’OGM dans l’agriculture biologique dès 2009.


                      • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 17 février 2007 13:04

                        Dans une vie antérieure, lorsque je réalisais des documentaires pour la télévision canadienne, j’ai eu l’immense privilège de rencontrer Jean Trémolière, humaniste et penseur. Il nous avait déclaré alors « l’homme est un consommateur de symboles autant que d’aliment ». C’est-à-dire que nous donnons un sens à ce que nous mangeons. Trémolière était l’auteur de Nutrition humaine, Encyclopédie de la Pléiade, 1969

                        En terminant, il écrivait ceci :

                        Le comportement alimentaire de l’Homme est très curieusement réglé. L’eau et le sel mis à part, nous sommes presque totalement inconscients de nos besoins nutritionnels. Nous ne nous mettons pas à table pour refaire des réserves épuisées ; il nous suffirait alors de manger toutes les trois semaines pour l’homme, et toutes les six semaines pour la femme. Nous nous mettons à table et nous choisissons nos aliments, poussés par des motivations psycho-sensorielles et symboliques qui ne sont reliées aux motivations biochimiques que par tout ce que nous sommes.

                        Souvenirs émouvants que cette rencontre avec Jean Trémolière.

                        Pierre R.


                      • Godzilla (---.---.190.51) 18 février 2007 04:10

                        « il nous suffirait alors de manger toutes les trois semaines pour l’homme »

                        Il ne confondrait pas avec l’anaconda ?

                        En clair : c’est parfaitement ridicule. Une ration de famine c’est 400 calories par jour (régime des camps d’extermination). Une ration très minimale 1000 calories. Alors, il suffirait d’absorber un repas de 21.000 calories toutes les trois semaines ? Et de 42.000 toutes les six semaines pour les dames ? Joli régime, bien équilibré, bravo !

                        Ce petit en-cas de 42.000 calories, c’est la sardine qui bouche le port de Marseille ? Ou passe-t-on tout de go à l’unique repas annuel de 365.000 calories ?

                        Plus gros (tesque) tu meurs.


                        • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 18 février 2007 04:38

                          Trois exemples que j’ai puisés dans l’actualité :

                          Les détenus subissant un procès secret Mohammad Mahjoub, Mahmoud Jaballah et Hassan Almrei sont toujours en grève de la faim. Jeudi le 25 janvier 2007, Mohammad Mahjoub en était à son 62 jour, pendant que Mahmoud Jaballah et Hassan Almrei en étaient à leur 51. Le gouvernement fédéral refuse de négocier avec ces hommes. Pendant ce temps, ces hommes n’ont bu que du jus d’orange et occasionnellement du bouillon. Ces hommes ne bénéficient d’aucun suivi médical. L’absence de suivi et de soins peut mener à de sérieuses conséquences.

                          (http://www.cmaq.net/fr/node/26609?PHPSESSID=0eeab222a71b104f830d9f01c23f60ad)

                          Aujourd’hui, 6 décembre 2005, il y a 33 jours que deux mamans font la grève de la faim pour attirer l’attention sur les enfants victimes de la pédocriminalité.

                          * 27ième jour... spasme, douleurs thoraciques, fatigues, douleurs musculaires, symptomes de dépression, maigreur faciale...

                          Les symptômes actuels.

                          http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2152

                          Le lundi 13 mars 2006, six prisonniers politiques mapuche incarcérés à la prison d’Angol, au Sud du Chili, ont entamé une grève de la faim pour une durée indéterminée, afin de dénoncer le caractère arbitraire et raciste de la condamnation que le tribunal a prononcée à leur encontre et exiger la révision de leur procès. Si deux d’entre eux, libérés, ont mis fin à leur action le 31 mars, les quatre autres l’ont poursuivie pendant 63 jours, stoppée quelques jours puis reprise jusqu’au 26 mai

                          Monsieur TREMOLIERE, était médecin nutritionniste de l’hôpital Bichat et il a fondé l’Institut scientifique et technique de la nutrition et de l’alimentation, (ISTNA), de France. L’Institut Scientifique et Technique de la Nutrition et de l’Alimentation (ISTNA) est un Institut rattaché au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM : Grand établissement d’enseignement supérieur et de recherche, dépendant du Ministère de l’Education Nationale et du Ministère de la Recherche).

                          L’ISTNA comprend 3 structures :

                          * - l’Unité de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle (UREN) : Unité Mixte de Recherche (UMR INSERM/INRA/CNAM) : Unité 557 INSERM / Unité 1125 INRA / EA 3200 CNAM) : « Nutrition et Maladies Chroniques : Epidémiologie et interventions en Santé Publique »

                          * - l’Unité de Surveillance et d’Epidémiologie Nutritionnelle (USEN) : Unité Mixte de l’Institut de la Veille Sanitaire (InVS) et du CNAM

                          * - Le pôle de formation en Nutrition et Santé Publique


                          • (---.---.18.72) 18 février 2007 17:22

                            63 jours de grève de la faim ? Jésus est battu, n’auraient-ils pas bu un peu d’eau sucrée en douce ?


                          • thierry (---.---.150.51) 18 février 2007 08:04

                            Et si on responsabilisait les Français ? N’oubliez pas que maintenant 80% ont un niveau de culture générale BAC et une grande majorité jusqu’à BAC+3 et BAC+5 ! Alors si on arrêtait de toujours vouloir les déresponsabiliser ? Leur dire ce qu’il faut faire, comment il faut faire, ce qu’il ne faut pas faire ? Bref toujours intervenir, les infantiliser ... parce que cette méthode est sans fin ...Ne vaudrait-il mieux pas leur donner les « clés » pour eux-mêmes adapter leur alimentation par rapport à leur besoin ...Mais ne croyez-vous pas que tout est déjà disponible ? Auprès des Médecins ? Des rganismes de Santés ? Des centaines de Magazines Santé ? Des émissions de Telé ? Le problème ne serait-il donc pas ailleurs et l’obésité le signe d’une grave « dépression » touchant en masse notre « civilisation » ? En fait, l’Obésité ne serait-elle pas la manifestation non pas d’une mal-bouffe ou d’une trop-bouffe mais plutôt le signe d’un mal de vivre de nos contemporains ? Mais cela ne se soigne pas à coup de gélulles ou de sport ...


                            • (---.---.137.113) 18 février 2007 12:52

                              Toutes les saloperies (Coca, OGN, boeuf aux hormones etc...) Viennent de l’autre coté de l’atlantique. Si on nous laissait manger nos « french frites patatoes » sans ketchup,à la française,ce serait déjà ça. Un de ces jours ça va devenir obligatoire via OMC et Bruxelles. Et après on veut nous culpabiliser.


                            • Bois-Guisbert (---.---.46.183) 18 février 2007 10:40

                              Je savais que quand « ils » en auraient fini avec le tabac, « ils » s’attaqueraient au contenu de nos assiettes. On y est !!!

                              Les gros sont des salauds : ils se goinfrent et c’est l’ensemble de la société qui fait les frais (astronomiques) de leurs excès de table. Le scandale est inouï ! L’obésité est un acte anti-social. Et raciste, quand on sait que beaucoup de Noirs sont sous-alimentés.

                              Il faut commencer par accorder aux enfants le droit imprescriptible de caillasser les surchargés pondéraux, en tous temps et en tous lieux.

                              Tous les individus ayant un IMC - les talibans alimentaires connaissent - supérieur à 24,9, devront porter un signe distinctif suffisamment grand pour être distinct à 20 mètres, par un myope sans lunettes ni lentilles de contact.


                              • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 18 février 2007 11:02

                                Ne vaudrait-il mieux pas leur donner les « clés » pour eux-mêmes adapter leur alimentation par rapport à leur besoin

                                Je partage entièrement cet avis.

                                Pierre R.


                              • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 18 février 2007 11:11

                                Les gros sont des salauds : ils se goinfrent et c’est l’ensemble de la société qui fait les frais (astronomiques) de leurs excès de table.

                                Attention, il ne faut pas généraliser. Tous les gros ne sont pas obligatoirement des goinfres. J’ai tenté de démontrer qu’il pouvait y avoir pour cause des sources génétiques ou héréditaires.

                                J’ai cherché à éviter toute généralisation pour éviter justement de marquer au fer rouge une catégorie de la population qui parfois n’est pas toujours directement responsable de son état de santé. Il y a derrière cela, dans le cas des enfants par exemple, une mauvaise éducation ou une absence de responsabilité de certains parents. Croustilles et cola pour repas quotidiens... laisse à désirer.

                                Nous avons un débat au Québec qui fait rage à propos des cafétérias d’écoles qui offrent des menus peu adaptés à la santé des ados en pleine croissance. Certaines écoles accepteraient même des commandites de Pepsi Cola ou de Coca Cola. Deux universités, sous la pression des étudiants, ont révoqué des contrats de commandite avec Coca Cola.

                                Convenez qu’il peut y avoir aussi un problème de société. La répression n’est pas toujours à conseiller. La France se débat actuellement autour de sa loi anti-tabac. Nous avons vécu les mêmes controverses et finalement accepté les mêmes contraintes.

                                Pierre R.


                              • Milla 18 février 2007 19:27

                                @ L’auteur,

                                L’alimentation est en majeure partie liée à l’éducation... Vous voyez bien que l’on consomme énormément de glucides, de sucrerie, et en plus j’ai été fascinée une fois, une mère dans un magasin, sont enfant dans la poussette pleurait, pour le calmer elle lui a mit un gateaux dans la main, sans oublier que l’enfant souvent aime en avoir un chaque main, et la mère cède...

                                L’estomac s’habitue à une quantité d’aliments, l’hygiène alimentaire a été dégradée avec l’arrivée des fasts food et toutes les cochonneries de plats tout faits très gras, qui dit que les produits chers sont à quantité de graisse réduite, faux, les gateaux réduits en sucre par exemple, il y a moins de sucre ok mais plus de graisses,tout comme les yaourts.

                                Non seulement, il y a autant de risque que dans les produits normaux mais un mensonge dans leur composition, c’est ça le commerce...

                                Savez vous à combien de degré est calciné le steack des hamburgers (500 cal), la graisse utilisée pour frire les frites qui font, « en principe »,l’objet de contrôle parce que graisse animale et non végétale...

                                Vous faites bien de mentionner le diabètede type 2, directement lié à la mal bouffe, pour le diabète de type 1, j’ai lu un article dans le « quotidien des médecins » qu’aux EUnis, des chercheurs vont prochainnement tester une insuline orale, il y aurait un test pour diagnsotiquer la maladie, ensuite l’insuline orale empêcherait la maladie de se déclencher.

                                Au fait, puisque vous êtes loin de nous, j’ai un ami qui est allé au Canada, et a passé son séjour avec le peuple Inuite, il m’a rapportée que les gamins étaient énorment parce que fondus dans le décor, ils consommaient des cochonneries a longueur de temps.

                                Mc do n’a épargné personne...

                                Milla smiley


                              • Milla 18 février 2007 19:30

                                oh lala les fautes, mince alors....  smiley smiley


                              • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 18 février 2007 19:59

                                J’ai visité quelques réserves au Nord du 45e parallèle, que je connais assez bien. L’obésité et le diabète de type 2 juvénile sont en augmentation progressive au Canada, spécialement chez les peuples autochtones. Soixante-deux pour cent des filles autochtones et 60 pour cent des garçons autochtones âgés entre 4 et 19 ans font de l’embonpoint. L’alcool y fait également des ravages incroyables. J’ai vu plus de cas pathétiques d’alcool et d’abus sexuels parmi les populations du nord que d’obésité.

                                Source : http://www.cihr-irsc.gc.ca/f/26624.html

                                La proximité des réserves autochtones à des centres urbains est un facteur important d’obésité :

                                Les taux d’obésité et de diabète auto-déclaré dans trois communautés autochtones isolées de la Saskatchewan augmentent avec l’amélioration de l’accessibilité géographique à un centre urbain. Dans les trois communautés, le nombre de femmes obèses et diabétiques est supérieur à celui des hommes, mais les écarts entre sexes dans les taux de ces affections sont moins marqués dans le village le plus accessible. Les taux de diabète gestationnel sont beaucoup plus élevés que les taux de diabète dans les deux localités situées plus au sud.

                                Source : http://www.phac-aspc.gc.ca/publicat/cdic-mcc/16-1/b_f.html

                                Pierre R.

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