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Défi de demain

Faire en sorte que la population vieillisse en bonne santé malgré l'augmentation de la durée de vie : LE défi santé de demain.

Par les temps qui courent, on entend beaucoup parler de la crise économique, de la crise alimentaire qui touche certains pays, de problèmes écologiques ou encore la montée en puissance du terrorisme.

Ce sont des sujets très préoccupants, internationaux et dont il faut bien sûr s’occuper et trouver des solutions. Ces problèmes nous concernent plus directement car ces derniers se déroulent actuellement, dans le présent, en 2015. Mais les crises actuelles cachent parfois les crises à venir, celle du futur et qui nous préoccuperont autant que celles d’aujourd’hui.

Il y a un grand nombre de problème auxquels l’Europe et le monde seront confrontés, des problèmes qui sont prévisibles et pour lesquels nous pouvons déjà mettre en place des solutions pour ne pas se trouver complètement désemparé au moment où ces problèmes arriveront.

Une crise majeure qui touchera l’ensemble de la planète d’ici dix ans en tout cas, qui atteindra son paroxysme en 2050 et le vieillissement de la population et le manque de moyens qui sont mis en œuvre pour accueillir et soigner ces « papy boomer », les ex « baby boomer ». Les hôpitaux ne sont déjà pas adaptés au nombre de patients grandissant à cause d’une pénurie de soignants, médecins, infirmiers et auxiliaires, mais aussi à cause des places d’hospitalisations restreintes et les structure d’accueil des personnes âgées limitées. Dans une civilisation occidentale qui tend plus à placer leurs ainés en institution plutôt que de les garder à domicile, le problème est inquiétant. 

Pourtant, l’OMS (organisation mondiale de la santé) publie déjà des constats sur ce problème majeur. Dans son compte rendu « Faits marquants sur le vieillissement », l’organisation met en avant le fait qu’entre 2000 et 2050, la population des plus de soixante ans aura doublé, passant de 11% à 22%, ce qui représente un chiffre de deux milliards. Nous en sommes aujourd’hui à soixante-cinq millions. Facteur marquant, la durée de vie augmentera à une moyenne de 90 ans en 2050. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, des adultes d’âge moyen auront encore leurs parents en vie, toujours selon ce même rapport de l’OMS.

L’augmentation de la durée de vie est considérée comme une innovation car elle permet de voir l’avancée des progrès médicaux et de la prévention de certaines maladies ainsi que des nouveaux traitements curatifs. Mais derrière tout ça, il faut observer comment le fait de vieillir se passera. Il faut distinguer deux notions : vieillir en bonne santé et vieillir en mauvaise santé. Il y a une augmentation de la durée de vie, oui, mais cette dernière ne sert pas à grand-chose si les futures personnes âgées souffrent de maladies liées au vieillissement et reste condamnées à souffrir. Car toujours selon le rapport de l’OMS, le nombre de personnes âgées subissant une perte d’autonomie et donc une nécessité de prise en charge va quadrupler, quatre fois plus de personnes âgées, c’est quatre fois plus de place à trouver. On constate déjà aujourd’hui que les places en hôpitaux ou institutions où cette population obtient des aides pour les actes de la vie quotidienne est déjà très insuffisante. De plus les familles n’ont plus le temps de le faire eux-mêmes.

Le vieillissement cause des pathologies liées à l’âge et la moyenne d’âge va drastiquement augmenter, ce qui veut dire que ces maladie augmenteront également drastiquement et qu’il faudra pouvoir soigner les personne avec du personnel et des places en hôpitaux. De plus, beaucoup de douleurs physiques seront observées, quand on voit qu’aujourd’hui, l’antalgie, pour une personne démente par exemple, n’est pas adapté, comment trouver des solutions pour demain.

C’est donc un grand défi qui nous attend, faire que la population vieillisse en bonne santé sachant que la durée de vie va augmenter.


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6 réactions à cet article    


  • Jay Cournikova chabbey juliàn 12 février 2015 19:06

     Je suis surpris de constater que 80% des lecteurs ne sont pas d’accord avec mon article. Il serait intéressant de savoir pourquoi si ces derniers veulent bien se manifester. Car objectivement, on se dirige vers un vieillissement global de la population...peut être que pour certains ce n’est pas un défi. En tout cas je suis curieux. Je suis ouvert à tout commentaires.


    • Ouallonsnous ? 14 février 2015 09:26

      Une réponse a vos illusions et contre vérités ?

      « LE défi santé de demain.
       » C’est le défi qu’a à résoudre l’Empire anglo-yankee pour ramener la population mondiale à la portion congrue pour « servir » l’oligarchie qu’ils veulent conserver.

       

      Ce que vous citez sont les moyens qu’ils ont trouvé jusqu’à maintenant pour y paevenir ; "on entend beaucoup parler de la crise économique, de la crise alimentaire qui touche certains pays, de problèmes écologiques ou encore la montée en puissance du terrorisme", et d’épidémies provoquées artificiellement par le « génie » biologique militaire US !


    • Gnostic Gnostic 12 février 2015 19:29

      Bonjour

       

      J’ai moinssé

       smiley

      Vous nous sortez une lapalissade

       

      Ben OUI le vieillissement de la population comme la surpopulation mondiale comme le changement climatique sont des sacrés problèmes

       

      Vous proposez une solution ?

       smiley


      • Jay Cournikova chabbey juliàn 12 février 2015 19:40

        Non moi je ne propose rien, de part les études que j’ai fait et mon expérience professionnel dans le milieu gériatrique, j’ai vu le problème en directe, déjà se poser, le manque de places, le manques de personnel, des infrastructure vraiment miteuse. 


        Et quand on voit ça et qu’on se dit que ça va aller en augmentant et qu’on ne voit pas de progrès significatif, ça a de quoi faire peur, car des solution existes justement, des solutions plus concrète que celles proposées pour la crise économique et celles proposé sur le climat...former plus de médecin et infirmier donc arêter de les sélectionner sur la base de cours comme la chimie la chimie organique ou la physique, on veut quoi des soignant ou des chimistes ? rien que d’enlever une sélection drastique ferait augmenter le nombre de soignants compétant.

        Je sais aps si vous voyez ce que je veux dire, l’argent est souvent là mais pas bien placé et les formation sont à revoir, comme c’est le cas en Suisse, mais en France j’ai l’impression que ça traine un peu et des sites et revues spécialisées le confirme, le Canada est au top. C’est un problème dont on ne parle pas assez je trouve, certes on en a conscience vite fait, on peut plus ou moins faire le tour du problème...la population vieilli...oui mais sommes nous préparer...non et c’est sur vous entre autre et moi que ça va tomber.

        •  C BARRATIER C BARRATIER 12 février 2015 19:44

          Les personnes âgées votent et ne sont pas défendues....Je pense que la situation va évoluer vers des soins mieux remboursés.Je me permets de signaler une lecture.

          Le 26 novembre 1901, le Docteur ALZHEIMER  diagnostiquait une maladie non identifiée, lors d’une consultation de Madame DETER, 51 ans. Peu à peu cette maladie inconnue prendra son nom.

          Cette maladie est dans la majorité des cas une démence amnésique, qu’il est possible de dépister tôt. Des médicaments, qui ont fait leurs preuves, permettent de ralentir considérablement sa progression. Un test rapide noté sur 30 points permet de mesurer l’état de son avancement. Avec des médicaments adéquats et des mesures d’accompagnement social, d’activités relationnelles et physiques, la maladie arrive à se stabiliser une dizaine d’années sur un indicatif MMS de 20 points. Sans médication le malade perd 3 points par an et se retrouve au bout de 3 ans dans la situation d’un Alzheimer  grave, le rendant très dépendant.

          Dans le chemin de la reconnaissance de la maladie, tout a failli s’arrêter le 19 octobre 2011, lorsque la commission de la transparence de la Haute Autorité de Santé a estimé que le service médical rendu des traitements anti Alzheimer était faible. Des déremboursements importants ont emporté les malades et leurs aidants dans un tourbillon de déchéances, de dépressions, de destructions familiales.

           Actuellement des soins sont possibles, personne ne combat plus l’idée qu’il s’agit d’une maladie soignable, c’est même une ALD (affection de longue durée).. Il existe même à LYON – Neuro des consultations de dépistage : Soigner tôt est primordial. Il reste que de nombreuses familles ne sont pas en capacité financière de faire face aux dépenses d’hospitalisation, d’assistance à domicile, du placement en établissement spécialisé du fait qu’après 60 ans leur maladie devient « dépendance ».

           

          La reconnaissance de la maladie comme telle, grâce au rayonnement de chercheurs de terrain comme le Docteur Croisile, est certes un bon chemin qui malheureusement en croise un autre, après le soixantième anniversaire du malade, l’invention par d’autres médecins et des politiques, du concept de dépendance. Pour laisser mourir plus vite les personnes âgées, les maladies deviennent, depuis 17 années, non plus des maladies, mais de la « dépendance » avec un barème de coût, ajouté au coût de l’hébergement, non pris en charge par la Sécurité sociale, et ceci pour chacun, à la minute de son soixantième anniversaire. Les discours électoraux pour aider plus ces nouveaux « dépendants » ne changent pas grand-chose à la réalité

          Il y a quand même un magnifique « Plan Alzheimer français », des équipes de savants militants solidaires éclairent la route. Avec des hommes comme le Docteur Bernard Croisile, les avancées suivront… si l’argent public est mieux employé qu’aujourd’hui..

          Je viens de refermer son livre, « Alzheimer, Que savoir, Que craindre, Qu’espérer » chez Odile Jacob (300 pages). Médecin et neurologue, Docteur en neuro sciences, Chef du service de neuropsychologie à l’Hôpital neurologique de LYON, il est très présent dans son livre, avec son humour, la clarté pédagogique et souriante de son écriture fortement empreinte de son humanisme.

          Il a changé mon regard au moment où j’avais besoin, en qualité d’aidant, de faire le point et de préparer les lendemains.

          Si vous lui écrivez, ne mettez pas deux L à son nom, il vous dirait qu’il n’est pas un aviateur ! Bonne lecture


          Intéressant aussi
          en table des news :

          Retraités dans le collimateur : Haro sur les vieux

           

          http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=191




          • Jay Cournikova chabbey juliàn 12 février 2015 20:31

            C’est exacte C BARRATIER, si vous vous êtes renseigner sur la maladie d’Alzheimer comme ça a l’air d’être le cas, vous savez surement qu’Aloïs Alzheimer a non seulement trouvé la maladie qui porte son nom mais également prouvé que les maladies dites séniles à l’époque est un nom qui est tomber parce que Auguste Deter est morte à l’âge de 55 ans, et non après 65 ans, âge qui était à l’époque défini arbitrairement pour mettre une frontière entre « vieux » et « pas vieux » alors qu’il s’agissait en fait de l’âge de la retraite à l’époque dans l’empire allemand. 


            Environ 73% des démences sont des démences de type Alzheimer et vous faites très bien d’en parler car il est vrai qu’avec une stimulation et tout ce que vous avez cité, j’ai aussi entendu que le score MMS restait à un certain niveau correcte dirons nous.

            Dans l’unité de cardiogériatrie où je travaillais avant, l’animation avait été coupée, faute de budget car hôpital non privé et selon mes anciens collègues qui eux ont connus l’animation en gériatrie, les patients se portaient beaucoup mieux. Merci pour votre commentaire.

            Je fais actuellement un travail sur Alzheimer et l’instauration des soins palliatifs avec cette maladie et je lis exactement le même livre que vous, écrit par le Dr Bernard Croisile. Il faut savoir et espérer pour ne pas craindre. C’est mon avis.

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Jay Cournikova

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