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Accueil du site > Actualités > Santé > Déficits de la sécurité sociale : encore des rustines !

Déficits de la sécurité sociale : encore des rustines !

Mais quand verra-t-on enfin des vraies mesures à la hauteur du déficit abyssal des comptes de la santé.

 

Déremboursement de telle ou telle classe de médicaments, augmentation du forfait hospitalier, franchises sur les actes médicaux ou au boitage, ne sont que des mesurettes plus agaçantes qu’efficaces. Sans parler de l’usine à gaz des génériques, aussi pénalisante pour les patients que pour l’industrie pharmaceutique française, ou ce qu’il en reste.

Si Madame la ministre avait le courage de proposer une vraie belle mesure durable et efficace tel le que le plafonnement des recettes des médecins ; cela aurait une autre allure et surtout un résultat assuré par un  cercle vertueux qui se mettrait en place aussitôt et dont les effets « boule de neige » seraient enfin à la hauteur de ce qu’on attend pour sinon combler totalement le déficit, au moins entrer dans une ère nouvelle de responsabilité partagée des soignants et des soignés.

Bien sûr les professionnels concerné commenceraient par râler haut et fort au massacre de la médecine libérale et à la liberté de prescription, mais une analyse un peu plus fine leur permettra vite d’en mesurer tous les bienfaits, y compris pour eux-mêmes.

Voyons-y de plus près :

Si les médecins généralistes étaient limités dans leur chiffre d’affaire de recettes conventionnelles : ils devraient rembourser les sommes qui dépassent la moyenne des recettes de l’ensemble des médecins de la même spécialité, (ne seraient donc concernés que ceux qui dépassent cette moyenne, donc les GROS prescripteurs, donc ceux qui coûtent le plus à la sécu, souvent ceux qui ne savent plus ou ne peuvent plus rien refuser à leurs patients trop habitués à obtenir tout ce qu’ils demandent : examens couteux, arrêts de travail, médicaments les plus chers, etc..) :

- pour ne pas avoir à restituer le top perçu ces médecins, je répète GROS prescripteurs, commenceraient à surveiller les dépenses qu’il induisent avec leurs prescriptions , et à adopter un comportement plus responsable.

- Moins de prescriptions , moins d’examens complémentaires, moins de consultations spécialisées inutiles ou de complaisance etc. etc.

- Et en corollaire : plus d’actes gratuits (en particulier pour les certificats en tout genre facturés indûment comme une consultation à la sécu), des durées de prescriptions plus longues (3 mois ou 6 mois pour un traitement contre le cholestérol ou de diabète bien équilibré au lieu d’1 mois ou 2 mois comme on le voit souvent),

- moins d’arrêts de travail,

- une éducation et des comportements des patients enfin réalistes et  responsabilisés.

Cerise sur le gâteau : des médecins moins surbookés, ou « burn-outés » une qualité de vie plus humaine pour eux (loisirs, sport, famille..)

C’est sûr ! au début cela va râler dans le landerneau médical : mais bon ! c’est pour le bien de tous (y compris eux-mêmes)

Et puis il est toujours possible d’aménager en sortant de ce circuit les médecins qui acceptent de s’installer dans des zones sous médicalisées, ou les honoraires issus des gardes et astreintes ( et voilà une belle incitation pour solutionner ces deux autres problèmes !)

A vos commentaires ! J’attends vos idées et critiques avant d’écrire au ministre !


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38 réactions à cet article    


  • jps jps 1er octobre 2009 10:12

    Il est fait état du sempiternel trou dans les comptes sociaux (assurance maladie, retraite). Cependant la seule raison évoquée est le vieillissement de la population, les autres causes sont souvent délibérément occultées, notamment


    En ce qui concerne les recettes


    Il est gardé sous silence le fait que les exonérations de charges accordées ne soient pas intégralement compensées. Le rapport annuel de la Cour des Comptes sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale portant sur l’exercice 2007 avait souligné l’importance «  des dispositifs d’exonération coûteux et incertains  ». La Cour avait rappelé que les exonérations dites «  ciblées  », c’est-à-dire réservées à des territoires ou des publics particuliers ne sont compensées par l’Etat qu’à hauteur de 60%, ce qui met le reste à la charge de la Sécurité sociale.

    Cette situation perdure car, suivant l’annexe 5 au projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2009, les exonérations de charge non compensées que doit supporter tous les ans la sécurité sociale est de 3 milliards d’Euros (2,9 milliards d’Euros en 2006  ; 3,1 milliards d’Euros en 2007 et 3 milliards d’Euros en 2008). Ces exonérations améliorent simplement le profit des entreprises et creusent un peu plus les déficits publics.

    A cela s’ajoute le bouclier fiscal qui accélère le manque à gagner. Ce dispositif repose sur le principe que les impôts directs sont plafonnés à 50 % des revenus perçus l’année précédant celle du paiement de ces impositions. Or les prélèvements sociaux sont inclus dans les impositions à prendre en compte pour l’application de ce bouclier fiscal. La loi TEPA recèle les mêmes inconvénients.

    Il pourrait être ajouter que, lorsqu’une entreprise délocalise, cela constitue un manque à gagner pour les caisses de retraites et l’assurance maladie.

    Pour les dépenses

    On constate des avantages catégoriels par une mutualisation de la contribution


    plus de dépenses au profit de certaine catégorie du corps médical. Exemple entre 2002 et 2007, la consultation de médecin généraliste est passée de 15 euros à 22 euros soit une augmentation de salaire brut de 46,67 %.

    et

    moins de remboursement par l’instauration de la franchise médicale (LFSS 2008) et par une augmentation continue du nombre de catégories de médicaments non remboursés

    Au lieu de prendre les mesures adéquates telles que la cessation des exonération de charges (car celle-ci profitent entre autres aux grandes entreprises du CAC 40 dont beaucoup sont détenu par des fonds de pension), la suppression le bouclier fiscal, la lutte contre les délocalisation, la responsabilisation de certaines catégories du corps médical, etc... sarkozy et son gouvernement étudient la possibilité de restreindre les droits à la retraite et d’augmenter le forfait hospitalier. C’est toujours la même politique qui est appliquée : favoriser une minorité en faisant supporter le coût à la majorité. C’est ce qui est appelé une disposition économique indolore.


    • tiger 1er octobre 2009 18:51

      Merci du commentaire , mais j’aurais bien aimé avoir vos réactions sur les points précis que je soulevais.


    • tiger 2 octobre 2009 08:42

      Je ne vois aucun commentaire à mon article dans vos propos, juste un délire politique et une jalousie catégorielle. Rien qui fasse avancer positivement le débat. Dommage


    • Le péripate Le péripate 1er octobre 2009 10:16

      Les idées communistes n’entraînent, dans le meilleur des cas, que pénuries et files d’attente. C’est suffisamment documenté et prouvé.


      • Enola Gay Revival Enola Gay Revival 1er octobre 2009 10:21

        Tiens le péripatou, à la bonne heure (j’me répète je sais).

        Je t’ai jamais entendu te prononcer sur la Révolution pronétaire de qui tu sais, comment tu le place ce bouquin dans l’ordonnancement de tes idées politiques ?


      • Le péripate Le péripate 1er octobre 2009 10:30

        Je range ce bouquin à la place des livres non lus et que je n’ai pas l’intention de lire. Pas le temps pour des rêveries creuses sur la démocratie numérique.


      • Enola Gay Revival Enola Gay Revival 1er octobre 2009 12:15

        Pourtant je vais te le faire bouffer page par page.

        Et en plus tu m’as même pas repris sur l’intitulé exact qui est :

        La revolte du Pronetariat

      • Le péripate Le péripate 1er octobre 2009 15:24

        Ca peut être vu comme un test. En ce cas, vous l’avez raté.

        Une piste, pour ne pas vous abandonner trop fraîchement : si aucun homme n’est une île, c’est qu’il s’inscrit dans un réseau dont les véhicules sont le don, le vol et l’échange volontaire. Je vous laisse réfléchir aux avantages et aux inconvénients de chacun de ces modes.


      • tiger 1er octobre 2009 18:54

        De quelles « idées communistes » parlez-vous ? soyez plus précis - merci


      • Le péripate Le péripate 1er octobre 2009 19:49

        Il s’agit bien sûr de la « mesure » de votre dispositif : la limitation des revenus.

        Qui décide de combien untel gagnera ne tardera pas à décider aussi de qui fera quoi. Et imprimera des bons de rationnement.


      • frédéric lyon 1er octobre 2009 10:32

        Un élément de reflexion :


        Malgré un système de remboursement des soins qui est le plus avantageux du Monde, l’industrie pharmaceutique française s’est effondré quand même !

        L’industrie pharmaceutique mondiale est désormais dominée par les groupes Suisses, Anglais, Américains ou Japonais.

        La Sécurité Sociale française est un gouffre parfaitement infinançable, qui boucle ses fins de mois en empruntant des sommes colossales dont nous comptons laisser le remboursement aux générations futures, qui refuseront bien entendu ce cadeau empoisonné.

        C’est donc un système condamné à la banqueroute, ce qui n’empêchera d’ailleurs pas la Terre de tourner, et on découvrira à ce propos que l’univers est rempli de trucs qu’on croyait indispensables et dont on peut très bien se passer une fois qu’elles ont disparu.

        Et chacun d’entre nous le sait et compte bien en profiter pendant qu’il est encore temps.

        Il est donc inutile désormais de proposer des remèdes. 

        Que notre sympatique auteur ne perde donc pas son temps à écrire au Ministre, qui sait parfaitement à quoi sen tenir comme nous tous, et qui flanquera donc son courrier à la poubelle !

        • tiger 1er octobre 2009 19:03

          Vous êtes bien pessimiste. Moi j’ai foi dans le désir d’aboutir. Vous ne pensez donc pas que ce que je propose soit réalisable ?


        • tiger 1er octobre 2009 19:07

          Justement, puisque on ne peut intervenir sur les recettes du fait du niveau de chômage, il faut agir sur les dépenses.


        • foufouille foufouille 1er octobre 2009 10:53

          @ auteur
          les gros medecins se foutent de leur temps libre
          lit donc les magazines des salles d’attente ........ 4x4, plongee, bateau......

          une autre piste serait de donner du boulot a ceux qui en ont pas
          autre piste : les accidents soumis aux assurance
          la secu ne prevoit pas les problemes de sante apres le tribunal
          elle ne demande donc pas le remboursement des medocs ou de la kine
          et encore moins l’enlevement du materiel medical
          ce qui fait qu’on a rarement le 100pcent
          la caf ne demande rien non plus

          mais ca c’est la france d’en haut. un directeur de secu peut sans probleme dirige une assurance car il est bien nee

          notre avenir est plutot vers les soins reserve aux 20pcent des plus riches
          les autres serviront de pieces detaches


          • tiger 1er octobre 2009 19:13

            justement, il faut leur permettre de redécouvrir les joies du temps libre...en les y contraignant au besoin.
            Donner du boulot au chômeur est une VRAIE piste, mais j’ai cru comprendre que c’était un peu difficile à réaliser en ce moment ;-((
            pour le reste je pense que ce sont des idées préconçues de lutte des classes : je vous les laisse !


          • foufouille foufouille 2 octobre 2009 09:37

            @ tiger
            le reste est vecu

            quand je me suis retire du materiel medical, la secu a refuse de payer
            et non j’etais pas longtemps a 100pcent, sauf en reve
            alors qui a paye les medocs et le mdecin ?
            pas les assurances


          • tiger 2 octobre 2009 09:44

            Comprenne qui pourra !


          • darthbob darthbob 1er octobre 2009 13:28

            je ne vois pas le rapport entre le plafonnement du revenu des médecins et le fait que de moins en moins de français cotisent et que le papy boom fait exploser les traitements, les maladies chroniques et les dépenses de santé...

            ne nous voilons pas la face : ceux qui veulent tuer la sécu ou la « réformer » veulent sacrifier les retraités et les malades chroniques

            Le retour de la loi de la jungle en vigueur aux USA

            Veut-on être solidaires des anciens et des malades ?

            Si oui, il faut payer le juste prix

            Si non, faites exactement ce qui est en train se se passer : déremboursez, franchisez, augmentez les forfaits hospitailiers, réduisez le recours à la prise en charge des transports, n’augmentez pas les cotisations, exemptez toutes les charges aux entreprise

            Et laissez murir


            • tiger 1er octobre 2009 19:19

              Il n’y a aucun rapport ! C’est juste un moyen de diminuer les dépenses.
              Vous savez très bien que chaque Français trouve inadmissible les dépenses excessives de ses voisins, mais exige pour lui même les soins les plus coûteux et les plus pointus sans regarder à la dépense pour la société.
              Le déremboursement, la création de franchises diverses sont les bricoles que je dénonce comme des « rustines »


            • curieux curieux 1er octobre 2009 13:47

              Je suis content car c’est tous les vieux cons qui ont voté Sarkozy qui vont en profiter si on peut dire. Ce sont de gros consommateurs de médocs et de journée d’hôpital.


              • curieux curieux 1er octobre 2009 13:49

                J’oubliais ; Quand on Aime, on ne Compte pas.
                Et c’est vrai qu’ils ne comptent pas beaucoup dans ce gvt qui leur racontent des contes


              • tiger 1er octobre 2009 19:21

                Ce commentaire est sans intérêt, haineux et stupide ! désolé


              • tiger 1er octobre 2009 19:23

                je préfère ne pas commenter !


              • HELIOS HELIOS 1er octobre 2009 16:05

                Ah, le trou de la secu.... quel bon sujet !

                En vous lisant, je constate, de la part de certains, du bon sens et d’autres pas mal de rejet de cette solidarité qui nous manque de plus en plus. Une ffet de l’ambiance deletère qui regne en France depuis 2007 !

                Que proposerai-je, comme analyse, alors ?

                Simple, je commence par l’alimentation du systeme.
                 Puisqu’il est basé sur le travail, allons y :
                --- ajustement des cotisation reelles payée par les salariés et les employeurs (revenus du travail) ? Zero exoneration. si l’etat veut aider, pas de problème, il aide, a partir de budgets votés par l’assemblée nationale, directements payés aux beneficiaire.
                --- élargissement de l’assiette aux autres revenus, par une CSG sans exoneration non plus...
                --- suppression de tous les regimes exotiques... a tout revenu, sa cotisation !

                Ensuite, on continue par la consommation.
                 Puisque tout le monde a droit a la santé, tout le monde se soigne, et tout le monde est remboursé au taux qui lui correspond. Cela necessite une définition claire des pathologies a 100%, 70% et moins... mais que cela soit clair et respecté.
                Mais cela ne veut pas dire que la secu se substitue aux responsbilité de tout le monde. Les assurances, nitament les assurance pour la circulation routiere, mais les assurances des employeurs et autrres couvertures doivent payer la secu lorsqu’elle sont responsbles.
                Se casser la gueule en ski et se faire platrer au frais de la princesse est inacceptable au même titre que les années de soins et de fauteuil roulant pour les motards qui ont payé fort cher leur assurance moto.
                Fini egalement les soins des etrangers sans que la facture soit presentée aux administrations de leur pays...

                Un peu de technique maintenant...
                --- La secu est un organisme bien informé. Il est inconcevable de ne pas connaitre le prix d’une grippe. un travail MEDICAL de fond doint etre fait pour determiner ces côuts qui peuvent varier d’un cas a l’autre. peu importe, on aura des valeurs moyennes utilisables pour planifier et evaluer. Les medecins devront s’y referer avant de prescrire n’importe quoi sans veritable justification (justification qui ne doit pas nuire au patient, bien sûr).

                --- il faut aussi reevaluer les couts des prestations medicales. Une radio en 1950 n’avait pas la même valeur relative qu’une radio... ou une echographie aujourd’hui ! les materiels ne valent quasiment plus rien mais la secu paye trop cher en regard de ce que ca coute.
                Idem pour certaines analyses dont les couts sont derisoires, surtout qu’en general ce sont des coulters qui les executent automatiquement.

                Les professionnels de santé, qui exercent un beau metier ont eux aussi evolué. le serment d’hippocrate ets un vieux souvenir, le conseil de l’ordre un anachronisme. Il fait dans ce cas precis recreer une entité administrative de tutelle pour ces corps là, avec un certains nombres de droits et de devoirs clairement definis aussi. Cela ne modifie pas la medecine liberale (ou pas) mais permet de recadrer le systeme... et du coup on peu envisager des gerer les territoires pauvres en medecins.

                Les appareillages medicaux, les specialités medicales, outre l’AMM doivent se plier aussi a cette entité administrative afin de respecter d’une part une reelle sécurité et qualité fonctionnelle, mais une adéquation avec le besoin

                Le milieu hospitalier egalement n’est pas exempt de remise en cause. s’il est vrai que les petits hopitaux coutent cher, les petites unités de soins sont considerablement plus economiques que le recours a la medecine liberale. MAis evidement, cela demmande une saine gestion d’ou sont écartées les maguouille des maires, des conseils généraux etc.

                En y reflechissant bien, combien de « petits » details pourraient ameliorer la santé, ameliorer les comptes de la secu et ne pas glisser vers la privatisation que les copains d’axa, d’allianz etc sont sur le point de nous voler, comme d’autres l’ont deja fait pour l’eau, les autoroutes, l’edf, demain la poste et la sncf....


                • tiger 1er octobre 2009 19:31

                  Cher ami,
                  merci d’avoir pris du temps pour analyser le système de santé , mais en fait j’attendais des réactions sur les propositions que je fais : pas une analyse globale.


                • c.d.g. 1er octobre 2009 18:03

                  @l auteur
                  vous confondez le chiffre d affaire du medecin et celui qu il induit (medicaments, radios ...)
                  si vous lui demandez de remboursez les radios ou autres examens alors qu il n a pas fait de CA la dessus, le resultat va etre 0 prescription, meme si c est necessaire (ou prescription qu aus bons clients meme s ils n en n ont pas besoin)

                  plus serieusement, si on veut vraiment resoudre le deficit, il suffit de faire un bonus/malus pour les patients (comme pour l assurance auto). Ca n empeche pas les accidents mais ca incite a faire attention (ou a payer de sa poche les petites choses)

                  Etant donne le poids de la securite sociale, elle pourrait aussi imposer ses tarifs et sanctionner les exces (genre les radiologues qui font maintenant 4 RDV pour 4 radios car la secu paie moins pour la 2eme radio). Les centrales d achat des supermarches sont un bon exemple comment on peu facilement imposer sa volonte si on est peu nombreux face a un grand nombre de producteurs. Un medecin qui se ferait deferencer, ca va lui faire tout drole : 95% de CA en moins

                  etant donne le poids electoral des professions medicales et des gros consommateurs de soins (ie les retraites), la secu restera un systeme deficitaire qui sera a la charge des jeunes generations qui paieront mais en auront peu beneficie


                  • tiger 2 octobre 2009 11:46

                    Non ! je ne confonds pas CA et dépenses induites. Mais je sais qu’en diminuant son nombre d’actes, le médecin ipso facto baissera le niveau des dépenses induites par ses prescriptions. Et que ses coupes se feront en premier lieu sur les gros demandeurs de soins (pas forcement les plus malades, mais en tous cas les plus dépensiers)
                    Pas question de lui demander de rembourser les radios qu’il a prescrites, mais d’en prescrire moins.


                  • faxtronic faxtronic 1er octobre 2009 18:11

                    bof bof bof....

                    La secu est aussi et surtout un moyen de financement detourne des industries pharamceutiques. Le trou de la secu s appelle relance economique.
                    Je compte donc 120 millions de vaccins a 6 euros l un, cela me fait....
                    1 milliard d euros pour les labos, payes par la secu. Donc c est unr relance economique.

                    Je reviens sur une des idees des plus debiles de l auteur. Limiter le revenu des medecins leur ferra accepter plus les soins gratuits.

                    Lol, depuis quand il faut bosser gratis ??? Sur la planete de Casimir le monstre gentil peut etre, pas sur Terre.

                    Les communistes sont plus cretins que mechants. Ils sont pleins de bonnes intentions, mais l enfer est pave de bonnes intentions.


                    • tiger 1er octobre 2009 19:37

                      Je confirme l’idée « débile » : limiter le revenu des médecins. Si cela passe par des actes gratuits : tant mieux. la sécu s’en portera mieux. Le but étant que les prescriptions de complaisance aussi diminuent.


                      • elec 42 elec 42 1er octobre 2009 21:30

                        le problème,c,est que la secu est très mal géré,et du coup tous le monde en profite,les patient (mais de moins en moins) les médecins et les pharmaciens ( ceux là s’enrichissent vraiment) l’hopital ( sont budget à doublé en 10 ans mais il n’y a jamais assez d’argent ) le nouveau crédo de tous ses braves gens qui nous soignent et qui nous gouvernent : soignez vous moins,nous dépenseront plus.


                        • Henri François 2 octobre 2009 07:55

                          Attention, danger il y a. A force de crier au déficit abyssal sans essayer de l’enrayer, le pouvoir va prendre le risque dans un avenir proche de privatiser.
                          Depuis quand la Sécurté Sociale française doit être assimilée à une « entreprise commerciale ». Bien Public au Service du Peuple, son déficit financier, inéductable, se doit d’être supporté par la collectivité. Ceci dit, il serait toutefois nécessaire de faire cesser une bonne fois pour toutes la gabegie qui règne dans et autour de cet organisme qui, paradoxalement, fait vivre (et bien vivre) les hôpitaux, les cliniques privées,les médecins, les mandarins, les pharmaciens et surtout les laboratoires pharmaceutiques. 
                          a) une gestion du fonctionnement plus rigoureuse
                          b) exiger le paiement des dettes contractées par les services de l’Etat consécutives à « l’oubli » du versement des cotisations qui lui sont imputées
                          c) obligation pour les laboratoires pharmaceutiques de délivrer des cachets « au détail » et non plus en boîtes. 
                          d) un contrôle beaucoup plus sévère des « malades » abusant des traitements et analyses, souvent inutiles ainsi que des médecins se prêtant à ces abus. 
                          e) essayer de faire supprimer les sujets médicaux- alarmants pour la plupart - diffusés quotidiennement par les chaînes de télévision dans leurs journaux respectifs et en continu toute la journée sur la 5 ainsi que les spots publicitaires de produits pharmaceutiques.
                          etc...etc...


                          • tiger 2 octobre 2009 08:38

                            Bien entendu je ne préconise pas que ce que je propose soit LA solution au gouffre de la sécu. Toute autre piste est sûrement bonne à suivre. Je demande simplement aux lecteurs-citoyens d’AgoraVox ce qu’il pense de mon raisonnement et de ses effets en cascade.
                            Chacun part dans son délire et ne répond pas à ma demande de commentaire smiley
                            comme d’hab...


                          • tiger 2 octobre 2009 09:42

                            Cela fera bondir les médecins concernés, mais cela est réalisable facilement, du moins du point de vue technique.
                            Pour la pénurie, je propose que les zones sous médicalisés soient exclue de ce système.
                            D’autres se sont penchés sur le « champ de réforme » je ne veux pas me disperser..
                            Je veux juste votre opinion sur l’effet du « cercle vertueux » que je décris.
                            merci


                          • Panzerfaust 2 octobre 2009 09:12

                            Il serait intéressant de savoir ce qu on fait d autres pays disposant d une sécu accessible à tous. Se sont-ils contentés pendant des décennies comme en France de mesurettes plus agaçantes qu efficaces ? Ou bien ont-t-ils rué dans les brancards en plafonnant par exemple les recettes des médecins ? Cette mesure provoquerait bien sur une levée immédiate de boucliers.
                            On pourrait aussi ne plus rembourser du tout les maladies les moins graves et laisser à la charge entière des patients le cout de ces soins. Le problème est bien sur de placer la frontière entre le cancer et le rhume des foins. Ceci devrait s accompagner d une augmentation en parallèle du nombre de médecins diplômés, afin d introduire une concurrence forte et une baisse forte du prix de la consultation. La aussi la mesure serait difficile à introduire car elle provoquerait immédiatement la l opposition de ceux à qui le simple mot de privatisation donne des boutons (maladie non remboursée par la sécu).
                            Sur la sellette ne sont pas seulement les généralistes bien sur, mais aussi les infirmières, chirurgiens, dentistes, l industrie pharmaceutique, beaucoup de monde qu il est délicat de prendre à rebrousse poil. A cause de cela, je ne pense pas que ce système soit réformable, il faudrait sans doute attendre qu il implose, pour qu une réforme soit possible. De la même façon jamais l état ne résorbera ses déficits en réduisant licenciant ses salariés. Mais une crise suffit-elle ? Les sphères financières ont du mal à se réformer. Après tout l orage est passé, enfin on l espère, et pour l instant pas grand-chose n a bougé. Et pourtant les conséquences de cet effondrement la, auraient été infiniment plus lourdes que l effondrement de la sécu.


                            • JL JL 2 octobre 2009 09:47

                              Pas envie de lire tous les commentaires, mais de poser une question à l’auteur : quel lien faires-cvous entre ceux que vous appelez les GROS prescripteurs et leurs revenus ?

                              Plus précisément : croyez-vous que les médecins sont payés en proportion du montant de leurs prescriptions ? Si oui, avez-vous des éléments de preuves que vous poriiez développer ? Sinon, que vaut votre texte ? Rien !?


                              • tiger 2 octobre 2009 14:32

                                Pourquoi posez vous une question dont vous connaissez la réponse : bien sûr que non : les médecins conventionnée sont tous au même tarif.
                                Ce que je veux dire c’est que leur coût pour la société est prescription dépendante.


                              • tiger 2 octobre 2009 11:55

                                On pourrait envisager le salariat des médecins : mais ce serait bien plus cher et difficile à organiser. Il faudrait leur payer leurs locaux, leur personnel, leur outil de travail, leurs RTT, leurs heures sup etc. etc.
                                plafonner leurs rentrées est bien plus simple : c’est eux qui jugerons quelle pathologies ils doivent conserver et soigner. Le petit rhume va à la pharmacie ; le cancer ou le diabète va chez eux. C’est de leur compétence !

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