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Accueil du site > Actualités > Santé > Dépression : Questions sur une épidémie (Envoyé Spécial)

Dépression : Questions sur une épidémie (Envoyé Spécial)

La plus grosse épidémie de 21ème siècle est en préparation : La dépression, il y a déjà plus de 120 millions de personnes touchées dans le monde et ce chiffre progresse sans cesse. A l'heure actuelle, il n'y a qu'un seul remède à la dépression, ce sont les fameux antidépresseurs, les anxiolytiques les neuroleptiques etc ... Leurs noms vous disent sûrement quelque chose : Prozac, Deroxat, Atarax, Diazepam, Lexomil, Lorazepam, Lysanxia, Seresta, Temesta, Tranxene, Valium, Xanax, Seropram, Zoloft, Deprenyl, Moclamine, Anafranil, Defanyl, Laroxyl, Clomipramine, etc etc etc .... Mais aussi le millepertuis, qui est censé être naturel et donc, vendu librement sans ordonnance, ses effets secondaires comme l'addiction étant de plus en plus pointés du doigt ...

Allez voir votre généraliste, dites lui que vous avez de légers picotements sous le cuir chevelu, que vous n'avez pas le moral, et hop vous avez droit à votre antidépresseurs et/ou votre anxiolytique dans les 10 minutes qui suivent. La rapidité de prescription est tout bonnement stupéfiante ...

Ces nouvelles molécules arrivées sur la marché du médicament il y a environ 30 ans ne possèdent officiellement que des avantages, pas ou peu d'effets secondaires. Mais l'enquête va mettre à jour une autre réalité, comment des médecins renommés sont rémunérés à coup de millions par les firmes pharmaceutiques pour promouvoir tel ou tel antidépresseur.

Certains spécialistes courageux ne sont pas d'accord et le disent, comme Roland Gori : Roland Gori (psychanalyste à Marseille et professeur de psychologie et de psychopathologie cliniques à l'université d'Aix-Marseille) se demande comment on en est arrivé à la diffusion du diagnostic "déprimant" de dépression classé comme un des fléaux de santé du moment. Il interroge le fait qu'on en soit arrivé à un diagnostic qui selon lui est au moins autant en rapport avec les normes sociales qu'avec la réalité d'une entité réelle que serait la dépression : -un diagnostic "liquide" pour une civilisation "liquide" (...) Peut-être la notion molle de dépression n'est-elle que le cache misère de cette civilisation qui désavoue la valeur de la mélancolie ? (Source Wikipédia)

Et pourtant ... et pourtant le marché de ces médicaments forts chers est passé de 400 millions d’euros dans les années 1980 à 14 milliards d’euros aujourd’hui, l'embauche de médecins psychiatres de renommée internationale a été le coup de maître de l'industrie pharmaceutique, leur crédibilité favorisant ainsi fortement l'expansion du marché des antidépresseurs. Qu'est devenu le Serment d'Hippocrate ? Aujourd'hui, ce sont près de 6 millions de Français qui en consomment tous les jours, c'est le record européen.
Le plus inquiétant, c'est le nombre de consommateurs qui est en constante augmentation, ce qui pose déjà en soit, le problème d'efficacité de ce type de médicaments, en effet, s'ils étaient réellement efficaces, ce nombre tendrait à décroître ou au pire à se stabiliser ...

Le professeur Irving Kirsch a dirigé une étude indépendante dont les résultats ont été publiés en 2002. Le constat est sans appel, non seulement l'efficacité des antidépresseurs n'a pas été prouvée mais en plus, ces médicaments seraient addictifs et dangereux car ils accroissent de manière significative les actes violents. L’enquête pose également la question de l'éthique des industriels du médicament. Une question centrale quand on sait que les médecins qui ont participé à la dernière définition internationale de la dépression sont pour la quasi totalité d'entre eux rémunérés grassement par l'industrie pharmaceutique ... Le lobbying serait-il le cancer de notre monde 

Si vous avez manquez l'émission :
Source : Envoyé spécial du 18/03/2010 : Dépression - Questions sur une épidémie


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38 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 21 janvier 2011 13:00

    Serment d’Hippocrate ? Non, paroles d’hypocrites ...
    De fait, l’industrie pharmaceutique s’impose devant les marchands de canon, pétroliers et autres banquiers ... comme la plus pernicieuse et avide de notre société. Le profit immédiat semble être sa seule règle.
    Tout le système de santé est progressivement devenu « à sa botte », notamment dans la mesure où elle est en charge de la formation continue des médecins et où elle a des liens très forts avec le monde politique.
    Tout le monde y trouve son compte.
     Ah, non, pas le patient-consommateur, bien entendu, mais lui, on lui demande juste ... de payer.


    • Yoann Yoann 21 janvier 2011 13:39

      Merci Alpo47 pour votre commentaire.

      Pour ce qui est des pétroliers et banquiers, je ne me fais aucune illusion depuis un bail ... mais je n’arrive toujours pas à réaliser que le phénomène ait pris une telle ampleur !! Même la médecine qui me semblait le plus noble des arts est complètement gangrenée.
      Quelle claque !!


    • simplesanstete 23 janvier 2011 23:01

      Relisez l’excellent Dr Knock, il suffit d’y croire et de vous y faire croire, bcp de gens somatisent cette dite société les suicides singuliers de France Télécom n’ont rien à voir avec les suicides ALTRUISTES, public, des musulmans comme en parle très bien Durkheim. Avant nous avions nos grandes guerres pour décons pressés,excusez Céline, maintenant c’est à l’intérieur de chacun que çà se joue, c’est comme la bière pression en.....bouteille, faut choisir, c’est le seul progrès.


    • Alpo47 Alpo47 21 janvier 2011 13:02

      Et pour ce qui est de la dépression ... faire du sport, se faire plaisir, regarder un DVD drole, voyager, avoir de bonnes discussions avec des amis, chanter, tomber amoureux ... n’ont pas les inconvénients de la camisole chimique et ... davantage de résultats.


      • LE CHAT LE CHAT 21 janvier 2011 14:01

        Salut alpo47 ,
        je suis bien d’accord , et en plus d’avoir une alimentation saine !

        hier soir j’ai passé une super soirée cinoche avec les gamins , grâce à tonton Jack ! smiley


      • MKT 21 janvier 2011 14:03

        Comme l’auteur évoque le millepertuis en faisant état d’effets secondaire je ne peux que conseiller cette page : http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=millepertuis_ps


        • Yoann Yoann 21 janvier 2011 14:33

          Je me suis sans doute mal exprimé : Le millepertuis qui est plébiscité par beaucoup car étant naturel possède des principes actifs qui sont très fort, j’ai juste voulu faire une parenthèse et souligner que le « Naturel » n’est pas forcement anodin et sans danger. Il suffit de taper « millepertuis sevrage » dans google pour s’en rendre compte ...
          Je remarque aussi que sur le lien que vous citez, il y a ce passage (qui a aussi le mérite d’être présent, je vous l’accorde car c’est assez rarement le cas) plutôt rassurant :
          Il est souvent suggéré de diminuer graduellement les dosages de millepertuis durant une à deux semaines lorsque l’on veut interrompre un traitement, afin d’éviter un potentiel syndrome de sevrage.

          C’est une plante qui semble avoir de multiples vertues mais elle possède aussi des principes actifs forts et pas mals d’effets indésirables, donc prudence ...


        • LE CHAT LE CHAT 21 janvier 2011 14:03

          Pour Morice , que seuls la CIA et le score du FN arrivent encore à faire frémir , je conseille le Viazac , mélange de viagra et de Prozac , il bandera pas plus mais sera content quand même !  smiley


          • Guiom 21 janvier 2011 15:16

            Article très intéressant et énonçant des faits rigoureux… On peut cependant en rajouter un de taille, sur la législation concernant les anxiolytiques :
            la Loi stipule que les médecins ne peuvent prescrire des anxiolytiques plus de 3 mois consécutifs !

            Vertigineuse différence avec la réalité ou des centaines de milliers de personnes vivent depuis des années, voire des décennies en étant sous traitement permanent !


            • Yoann Yoann 21 janvier 2011 19:40

              Exact Guiom, merci de le souligner, les antidépresseurs sont des drogues légales ...


            • Clojea Clojea 21 janvier 2011 19:31

              Bonsoir Yoann. Merci pour cet article courageux. 140 millions de boites de neuroleptiques consommés en France chaque année, soit deux boites par habitants. Comme tous les français n’en consomment pas (heureusement), cela montre que ceux qui en consomment, frisent l’over dose.
              Les « braves médecins » sont coupables. Mais aussi, les cartels pharmaceutiques. Je connais que trop bien le problème. Deux membres de ma famille en ont consommés trop et le résultat à été qu’ils en sont morts. Bien sur, la médecine n’a jamais reconnu que c’était dû à une sur-consommation des pillules, mais je ne me suis jamais leurré. Depuis, je sais ou sont les ennemis à combattre sans relâche. Les labos, ainsi que la psychiatrie.


              • Yoann Yoann 21 janvier 2011 19:38

                Merci pour ton expérience Clojea !
                C’est le coté addictif qui me gêne le plus car, c’est du chiffre d’affaire assuré pour l’industrie pharmaceutique et, comme toute drogue, le risque d’overdose est réel ...


              • Goguenard 22 janvier 2011 01:18

                Les médecins généralistes n’aident pas vraiment pour les dépressions, angoisses, anxiétés ...
                Pas sûrs qu’ils soient vraiment formés à cela ... ou qu’ils soient prêts à (ou veuillent, car c’est spécial) y faire face.
                Et quel choix ont-ils ?
                -Envoi vers les psy de toute nature (avec le risque de revoir rapidement les patients, le généraliste cela coûte moins cher ...) et les centres médico psychologiques ne sont pas armés pour faire face aux déprimés « simples »... (y’en a trop ?)
                - arrêt de travail (ah oui mais cela fait des problèmes avec la Sécu sur les quotas alloués...)
                - les médicaments ... qui permettent de traiter la chose rapidement, souvent à la demande du malade ... et pour tout le monde à moindre coût ... (Et l’on sait bien que les sociétés sans drogues cela n’existe pas ...)

                Mais faire de l’ « épidémie » de dépressions juste un fait de laboratoires est peut-être réducteur du mal du siècle : les causes sociales ou anthropologiques ne sont pas (ou jamais) abordées par les psy ?
                Voir aussi le temps qu’il a fallu pour faire reconnaître la souffrance au travail et malheureusement, tous ceux qui se sont suicidés (et cela continue, même si on n’en parle pas ...).

                Et un déprimé, c’est lourd à porter, c’est dur de discuter avec ..., ce n’est pas rationnel ... Pas facile ...

                Sur les psychothérapies et médicaments
                voir le rapport de l’Inserm
                http://www.wmaker.net/reseaupsycho.fr/Evaluation-psychotherapies-RAPPORT-INSERM-ENTIER_a174.html
                Extrait du résumé
                "Pour le trouble bipolaire (maniaco-dépressif), appartenant aux troubles de l’humeur, les données disponibles montrent une efficacité de l’approche psycho-éducative conjugale associée à un traitement médicamenteux. Cette efficacité est mise en évidence sur le fonctionnement global, l’observance du traitement et la survenue des rechutes uniquement maniaques.

                Pour les troubles dépressifs majeurs chez des patients hospitalisés sous antidépresseurs, les TCC sont efficaces. Les études contrôlées comparant approches psychodynamique et cognitivo-comportementale concluent à la supériorité de la seconde. La psycho-éducation familiale a un effet à court terme sur le fonctionnement global des patients et les thérapies psychodynamiques un effet sur l’adaptation sociale et la durée d’hospitalisation des patients.
                Pour des troubles dépressifs d’intensité moyenne ou légère traités en ambulatoire, les thérapies cognitives sont plus efficaces que les traitements antidépresseurs. Les thérapies psychodynamiques n’ont pas montré une efficacité équivalente à celles des TCC.

                Les thérapies cognitivo-comportementales ont été largement étudiées dans les troubles anxieux. Leur efficacité est la mieux établie en association ou non au traitement médicamenteux dans le trouble panique et dans le trouble anxieux généralisé. Elles sont également efficaces dans l’état de stress post-traumatique, dans les troubles obsessionnels compulsifs, dans les phobies sociales et diverses phobies spécifiques.
                D’après une étude contrôlée, les thérapies psychodynamiques brèves sont efficaces dans le traitement du trouble panique en association avec un antidépresseur pour prévenir les rechutes. Elles pourraient être également efficaces dans l’état de stress post-traumatique, et n’ont pas été étudiées dans d’autres troubles anxieux.

                Dans les troubles des comportements alimentaires, les travaux montrent que plusieurs thérapies sont efficaces. Les résultats des études comparatives ne permettent pas de tirer une conclusion générale sur la supériorité d’une approche sur une autre.
                Dans la boulimie, les thérapies cognitivo-comportementales, associées ou non à la pharmacothérapie, ont montré leur efficacité.
                Dans l’anorexie mentale, les thérapies familiales ont fait preuve d’efficacité jusqu’à 5 ans de suivi, mais seulement chez des patientes pour lesquelles l’anorexie a débuté avant l’âge de 19 ans et ayant moins de 3 ans d’évolution de leur trouble. L’approche cognitivo-comportementale n’a pas montré d’efficacité sur les symptômes mais une présomption d’efficacité peut être évoquée pour la prévention des rechutes.

                Parmi les troubles de la personnalité, la personnalité borderline a été la plus étudiée et les thérapies psychodynamiques ont montré leur efficacité, de 18 mois à 4 ans de suivi. Les thérapies cognitivo-comportementales ont également montré leur efficacité à 1 an de suivi.
                Pour la personnalité antisociale, une étude a montré que les thérapies psychodynamiques et les thérapies cognitivo-comportementales sont efficaces à 7 mois de suivi, lorsque les sujets sont également déprimés. "


                • Loatse Loatse 22 janvier 2011 02:04

                  Oui mais bon, goguenard, on est aussi dans une société qui tend à uniformiser les comportements...

                  autrefois on appelait un bordeline un cyclothymique ! Maintenant la tendance générale consiste à mettre une étiquette et déclarer pathologique tout mouvement d’humeur qui serait gênant pour l’entourage ou pour la société.. ainsi des momes casse-cou et insolents sont devenus au fil du temps des « caractériels », des natures inquiètes des « paranoiaques », et des « sans-coeur » des schizophrènes !!!

                  Aujourd’hui avons-nous encore le droit d’être tristes, en colère, de pleurer sans susciter l’opprobe ou l’incompréhension ?

                  Je recommande à tous ceux qui se sentent coupables de ne pas être béatement heureux en permanence la lecture de cet essai de Pascal Bruckner : « l’Euphorie perpétuelle » essai sur le devoir de bonheur...

                  Un poil subversif mais bien réconfortant... :)


                • Loatse Loatse 22 janvier 2011 01:29

                  Bonsoir Yohann,

                  merci pour votre article (impressionnant les chiffres !)

                  Je profite de celui-ci pour prévenir les lecteurs. Certains médicaments induisent la dépression !
                  Notamment certains dispositifs contraceptifs à la progestérone- (on trouve à ce sujet pas mal de témoignages sur le net de personnes ayant souffert dés les semaines qui ont suivi leur pose de troubles dépressifs caractérisés lesquels ont disparu peu après le retrait..)

                  Celles ci avaient omis de vérifier sur la notice jointe au produit LES EFFETS INDESIRABLES parmi lesquels figurait...la dépression !!!

                  D’ou ma mise en garde, quelle que soit la forme d’un produit médicamenteux, il est nécessaire de s’informer sur ses possibles effets sur l’organisme et en cas de doute d’en parler avec son médecin.


                  • vinvin 22 janvier 2011 03:08

                    (@LOATSE).


                    Vous dites : (Celles-ci avaient omis de vérifier sur la notice jointe au produit les effets indésirables....) Fin de citation.

                    Je sais bien sur que tout cela est un commerce qui rapporte des milliards aux laboratoires pharmaceutiques, a certain médecins, a l’ OMS, ainsi que tout le corps médical, et c’ est honteux.

                    Ceci dit TOUS les médicaments du monde comportent des EFFETS INDÉSIRABLES, que ce soient des neurodépresseurs, ou tout autres médicaments...

                    Si vous lisez les EFFETS INDÉSIRABLES de la notice, vous partez en courant !

                    Ceci dit, pour ce qui concerne la dépression, c’ est aussi un problème de notre société actuelle où malheureusement les gens sont de plus en plus stressé par le travail, ( soit par-ce qu’ ils sont au chômage également, ) ajouté a cela les problèmes matériel et financiers, des problèmes de familles, de divorces, etc, etc.....

                    Pour ce qui me concerne, je prend des somnifères depuis 1997, ( AVLANE ou IMMOVANE,) et sur la notice est écrit que : (AVLANE peut entraîner des troubles de la mémoire, troubles du comportement, modification de la conscience,, irritabilité,agressivité, modification du comportement potentiellement dangereux , agressivité envers soi-meme ou son entourage, agitation, dépendance physique avec syndrome de sevrage a l’ arrêt du traitement, sensation d’ivresse, maux de tête, difficulté a coordonner certains mouvements, confusion, baisse de vigilance, cauchemars, tension,etc....).

                    Après avoir lu les effets indésirables d’ AVLANE, on a certe plus envie d’ avaler ses comprimés ! Le problème est que sans ses saloperies je ne peu pas dormir !

                    De plus ayant depuis de nombreux mois des problèmes d’ arthrose a la hanche, en attendant une intervention chirurgicale en vu d’ une prothèse complète de hanche, mes douleurs sont devenus tellement intenses, que mon médecin m’ a mis sous « cortisone » ( Connaissez-vous les effets secondaires de la cortisone ?). Et depuis une semaine on m’ a rajouté des ampoules a base de morphine. ( Cela aussi a des effets secondaires a faire dérailler un train de marchandises ! ). Le problème est que je n’ ai pas d’ autres solutions pour réduire mes douleurs qui sont devenus insupportables, en attente de mon opération.

                    Donc, certe que tous ses médicaments sont des véritables « saloperies », mais lorsque l’ on souffre atrocement, on est aussi bien content de pouvoir soulager ses douleurs.



                    Cordialement.



                    VINVIN.  

                  • Loatse Loatse 22 janvier 2011 04:50

                    Vinvin,

                    je suis désolée de vous savoir souffrant. En dehors de l’antalgique et de la cortisone qui vous sont ponctuellement indispensables, avez vous déjà essayé de remplacer vos somnifères par des plantes ? Cela fait parfois sourire mais il en est de très efficaces sur les troubles du sommeil.

                    L’ennui avec les notices, c’est que le malade est censé avoir été informé des effets secondaires de son traitement, ce qui risque en cas de problème de rendre inopérant tout recours en justice du consommateur.

                    Quand au produit que je mentionne plus haut, il a causé bien des souffrances qui auraient pu être évitées.. sans dommage puisqu’il existait d’autres produits sur le marché qui ne présentait pas cet effet là..

                    Bon courage à vous 
                    cordialement, Loa


                    • vinvin 22 janvier 2011 13:02

                      Bonjour.



                      Bien disons que en matière de plantes je n’ y connais rien, mais je peu toujours essayer de me renseigner...

                      Merci pour votre renseignement.

                      C’ est vrai que jusqu’ a présent, lorsque je tombais en panne de somnifères, en attendant que mon docteur m’ en prescrive, je me « torchais » une bouteille de « Johnny Walker » avant de me coucher ce qui me permettais de dormir, mais qui n’ arrangeait rien a ma santé.

                      (Vu qu’ en plus de toutes ses saloperies de médicaments, je suis également sous dépendance éthylo-tabagique.)

                      Un jour j’ ai lu sur un livre Bouddhiste que l’ intérieur de notre corps était comme un temple !...

                      (Il doit y avoir un sacré bordel, dans le miens de temple !)



                      Bien cordialement, et encore merci pour votre conseil sur les plantes.



                      VINVIN.

                    • Loatse Loatse 23 janvier 2011 05:08

                       :))) Quoique le non-attachement et la dissolution de l’égo du bouddhisme ca produit du vide ça...

                      Combiné avec le « bordel » du temple, ca doit pouvoir s’équilibrer...nan ?


                      bon dimanche, vinvin


                    • vinvin 24 janvier 2011 02:57

                      Désolé pour mon retard a vous répondre, mais oui, effectivement j’ ai passé un bon Dimanche.


                      J’ espère que vous aussi !

                      J’ ai bouffé du canard farci au foi-gras, accompagné d’ une bouteille de GIGONDAS, et a présent que je vient de prendre ses saloperies de « cortisone » et de « morphine » je vais essayer de dormir un peu !...

                      Je pense y parvenir avec tout ce que j’ ai « ingurgité » dans mon « temple » !....


                      Cordialement.


                      VINVIN.


                    • Babawa 22 janvier 2011 11:49

                      Bonjour.


                      Je suis étudiante sage-femme, je côtoie donc le milieu hospitalier, le milieu libéral, les médecins, les représentants des nombreux laboratoires. 

                      J’ai effectué des stages chez des gynécologues-obstétriciens libéraux. Je vous affirme qu’une fois par jour, un commercial aura son créneau d’un quart d’heure pour faire sa pub. Il ne se gênera pas pour manquer de respect à ce médecin qui ne prescrit pas autant le produit qu’il « devrait », car d’après les études (du labo, évidemment !), il s’agit évidemment là du meilleur produit sur le marché, celui disposant du moins d’effets indésirables, du plus cher aussi (mais que les gens n’aient plus d’argent, ce n’est qu’un détail, et encore, si ils y pensent). Mais ce n’est pas grave, faites donc marcher vos mutuelles qui vous coûtent un rein chaque année ; cette tendance à l’augmentation n’est donc pas prête de disparaître, bien au contraire. 

                      Mais tout ça n’est que du vent. Le médecin repartira avec une invitation au restaurant (et pas un truc de guignols, cela va de soi....). D’ailleurs, c’est marrant, mais depuis que les labos n’ont plus le droit de faire des cadeaux en nature aux médecins, ces derniers vont beaucoup plus au restaurant ! Les restaurants de luxe, évidemment, où le médecin pourra aller y manger tous les soirs si l’envie lui dit. Avec sa femme.

                      Comment ? Parce que les labos dépensent 3x plus d’argent dans la communication que dans la recherche elle-même.

                      Nous noterons que dans le code de déontologie des sages-femmes, l’article R.4127-308 du code de la santé publique précise que « la sage femme doit éviter dans ses écrits et par ses propos toute atteinte à l’honneur de la profession ou toute publicité intéressant un tiers, un produit ou une firme quelconque et, d’une manière générale, tout ce qui est incompatible avec la dignité individuelle et professionnelle d’une sage femme. ». Je présume qu’il est écrit à peu près la même chose dans le code de déontologie des médecins. C’est triste à dire, mais je pense que nous pourrions débattre longtemps que la dignité individuelle et professionnelle du médecin, ou son absence......

                      Notre santé, c’est à nous d’en prendre soin, de veiller à ce que nous mangeons (parce que là encore, clairement, on nous intoxique grandement tous les jours.......), à notre hygiène de vie, à bouger notre paire de fesses pour aller courir un peu. Bref, ce ne sont pas les médicaments qui nous soigneront à long terme. (bien sûr, je ne parle pas des endocardites aiguës où les antibiotiques sont nécessaires...) Mais sachant qu’aujourd’hui on ne jure plus que la médecine allopathique (la médecine dite « classique », par opposition à l’homéopathie par exemple), et que par conséquent la plupart des médecins ne prescrivent que cette classe de médicaments, nous sommes donc voués à collaborer avec ces labo pourris jusqu’à la moelle, où seul le dollar scintille dans les yeux des (bien trop) nombreux commercants.

                      La politique du chiffre nous tuera bien avant l’apoptose de nos cellules.

                      • Annie 22 janvier 2011 20:26

                        Je n’ai découvert votre article que maintenant. Je viens simplement donner un autre son de cloche à ce qui a été dit, aussi impopulaire soit-il dans cette ère de complot permanent. Il est dommage que ces articles découragent les principaux intéressés d’intervenir
                        Je n’aime pas trop rentrer dans des détails personnels, mais je vous donne l’opinion de quelqu’un qui vit depuis deux ans exactement avec un dépressif. Souffrant d’une dépression sévère, induite pas un syndrome de stress post traumatique, provoqué par son travail de travailleur humanitaire. (je donne ces précisions pour situer le contexte, d’autant que certains psychanalistes et psychiatres prétendent que cette pathologie n’existe pas, mais est une construction sociale).
                        Une dépression sévère est celle qui est associée à des idées de suicide et à une terreur permanente. Il n’y a aucun créneau pour faire une psychothérapie, ou soulager la souffrance d’un dépressif dans ce cas. Il faut voir les anti-dépressants comme des stabilisateurs, et non pas comme des médicaments qui guérissent. Une fois stabilisé, un patient peut entreprendre une psychothérapie, et avec un peu de chance apprendre à vivre avec ses démons.
                        Je trouve votre article irresponsable. Qu’il y ait une surconsommation d’antidépressants, une solution de facilité dans beaucoup de cas pour les médecins et les patients, et qui représentent une forme de panacée, je veux bien, mais vous ignorez totalement la souffrance des « vrais » dépressifs dont la vie ne tient qu’à ce fil. Et surtout, ce type d’article ne s’appuie pas sur des données ou des études solides, mais sur des idéologies, pour qui les maladies psychiatriques ne sont que le symptome d’un disfonctionnement social. Je comprends presque mieux les laboratoires pharmaceutiques qui veulent faire du fric que ces professionnels qui au nom d’une idéologie, sont prêts à ignorer les faits et les données qui ne confortent pas leur théorie.


                        • Yoann Yoann 22 janvier 2011 21:04

                          Bonjour Annie,

                          Merci pour votre retour d’expérience. Je ne pense pas que mettre en garde soit irresponsable, surtout lorsque de plus en plus d’experts de lèvent pour dire qu’il y a un problème avec le diagnostique de la dépression, j’en parle donc puisque c’est la quasi omerta sur le sujet dans nos grands médias ...
                          Le complot, le complot, le complot, toujours le complot, l’argent est devenu l’échelle de valeur de notre monde, beaucoup essaye de gagner toujours plus d’argent et de n’importe quel moyen tant que la déesse rentabilité tourne à plein régime. Ce n’est pas un problème de complot mais d’avidité ...

                          Mon expérience n’est pas neutre dans la rédaction de cet article, j’ai 3 membres de ma famille et 2 amis qui sont « vrais » dépressifs. Mon cousin s’est pendu alors qu’il avait 20 ans, il était sous Xanax depuis 10 jours (cause à effet jamais prouvée), un autre a fait une tentative de suicide au barbiturique, elle était aussi sous antidépresseur (je ne me souviens plus le nom) ... En ce qui concerne les autres, je les ai vus de mes yeux, comme des loques humaines à errer dans leur appart toute la journée ... C’est sûr que quand ils sont amorphes, ils ne « saoulent » pas leur entourage... et je ne dis pas ça pour vous mais c’est les quelques témoignages que j’ai eu de leur proche.
                          Ceux qui s’en sont sorti le plus vite sont ceux qui ont été soutenu moralement, ceux qui ont été valorisés, aimés... les autres .... Et bien ils sont encore aux cachetons à l’heure ou j’écris ces lignes et je crois que c’est perdu pour eux tellement ils vénèrent leur pilule magique...


                        • Annie 22 janvier 2011 21:33

                          Merci Yoann pour votre réponse. Je ne suis pas neutre non plus, comme vous l’avez compris. Et ce que vous me dites à propos des antidépressants, notamment le deroxat qui a la réputation de provoquer des suicides chez les jeunes, à l’arrêt du médicament, n’est pas une découverte. Mais il ne faut pas, comme on dit, jeter le bébé avec l’eau du bain. Les antidépressants sont des médicaments utiles, dans des circonstances bien particulières, sous contrôle médical, et lorsque le patient est bien épaulé par sa famille. Et lorsque l’on connaît leurs limitations. Ces conditions ne sont pas toujours réunies, d’autant plus que certaines pathologies psychiatriques ne répondent à aucune médication.
                          Je ne sais pas si qui serait arrivé à mon mari sans les antidépressants, même s’ils l’ont transformé en un zombie pendant plusieurs mois. Mais j’aimerai connaître l’alternative ?


                          • Yoann Yoann 22 janvier 2011 21:55

                            Je ne connais pas l’alternative miracle mais je pense.qu’il faut creuser du coté de nos nouvelles façons de vivre, comme par exemple, l’éloignement du monde moderne (grandes villes) et de sa pression quotidienne, de l’obligation de résultats, des standards que l’on doit atteindre pour avoir réussi sa vie sur des critères d’argent et de comparaison, etc ...
                            L’amour des autres, prendre le temps de vivre, cultiver son potager, faire un peu de sport ou de la marche, ou couper du bois, ça défoule bien, etc ... smiley
                            La télé est le pire des ennemis, la sédentarité, le métro/boulot/dodo ...

                            C’est une réflexion personnelle, à prendre comme tel svp smiley


                            • Annie 22 janvier 2011 22:02

                              Que faites-vous et comment soignez-vous les maladies psychiatriques qui ne sont pas socialement induites ? Maladies bipolaires, schizophrénie etc.


                            • Yoann Yoann 22 janvier 2011 22:21

                              Je ne peux pas répondre, je ne connais que la dépression et quelques phobies (Agoraphobie, phobie sociale majoritairement) ...
                              Désolé d’être si restreint smiley


                              • Annie 23 janvier 2011 02:03

                                Je crois simplement qu’il faut dépasser nos cas particuliers, ne pas voir derrière chaque médicament un complot des laboratoires pharmaceutiques. Nos connaissances sont en fait encore très partielles. Par force, je me suis intéressée au stress post traumatique, une affection reconnue depuis l’antiquité sous divers noms, officialisée en 1980, et qui a suivi les fluctuations des divers mouvements psychanalistes. Nié dans les années 2000 par certains psychanalistes, qui jugeaient qu’il s’agissait soit d’une construction sociale et occidentale soit du résultat d’un lobbying par les vétérans de la guerre du Vietnam qui voulaient se faire indemniser pour leurs troubles mentaux, il a été ensuite montré qu’il y avait une modification structurelle du cerveau chez les patients souffrant de ce trouble. Il est très difficile de dissocier la part que joue la société dans les diverses pathologies, mais cela ne veut pas dire que ce sont uniquement des constructions sociales. Les antidépressants dans beaucoup de cas, notamment dans la dépression, améliorent la réceptivité d’un patient à une autre forme de thérapie. Qu’ils soient dangereux, c’est vrai, mais tout autant que la vraie dépression qui est responsable aussi de nombreux suicides.


                                • Kakapo Sam Lowry 23 janvier 2011 05:47

                                  Ya peut-être l’EMDR, développée justement pour ces vétérans du Vietnam.
                                  Je ne sait pas si ça peut être réellement efficace pour soulager (avec un médecin, attention aux charlatans).

                                  Le drame de toute ces maladies, c’est qu’on ne sait pas comment vraiment les traiter. On peut arriver à réduire les symptômes. Mais quand on connait les souffrances que cela engendre, on n’a pas le droit d’en parler à la légère, on doit savoir de quoi on parle.


                                • Yoann Yoann 23 janvier 2011 09:42

                                  Dépasser nos cas particuliers... Comment se faire son expérience de la vie dans ce cas ?

                                  Je n’ai pas rédigé cet article sur des convictions personnelles, mais sur un reportage d’Arte de Mars 2010. Avez-vous visionné le reportage qui a été le point de départ de cet article ? http://www.notre-ecole.net/envoye-special-depression-questions-sur-une-epidemie/

                                  Mon expérience personnelle et celle de plusieurs amis rejoint grandement ce qui y est dit.

                                  Annie, vous parlez du lobby des vétérans de Vietnam, c’est une plaisanterie ? Ces anciens combattants sont revenu aux USA livrés à eux même, désavoués par le peuple, désavoués par leur gouvernement, il faudra attendre 10ans pour qu’on commence à les reconsidérer. De plus avec tout ce qu’ils ont vus et tout ce qu’on leur a versé sur la tête (agent orange par exemple), qui doit on blamer ?

                                  Je suis contre toute forme de lobbying qui est à mon avis le cancer de nos sociétés modernes, mais parler du plus insignifiant des lobbies, si tenté qu’il est réellement existé, ça c’est fort ....

                                  Que pensez-vous des :
                                  - Lobby Pétrolier
                                  - Lobby Pharmaceutique
                                  - Lobby Agroalimentaire
                                  - Lobby Israëlien
                                  - Lobby bancaire et financier
                                  etc etc etc ....

                                  Rien que ceux cités ci-dessus représente 90% des problèmes de notre civilisation !!

                                  Soit vous ne comprenez pas le monde qui nous entoure (et je ne vous en blâme pas, j’ai compris les grandes lignes il y a seulement 1an ...), soit vous êtes d’une rare mauvaise foi ...


                                • voxagora voxagora 23 janvier 2011 11:40

                                  .

                                  Le médiator (entre autres) pour le corps, torturé par l’avidité des profiteurs,
                                  et les neuroleptiques pour l’esprit, « camisolé » pour les mêmes motifs.

                                  Merci pour cet article, qui s’ajoute très heureusement aux multiples dénonciations
                                  qui commencent à émerger, et nous mettent bien en face de la réalité.

                                  Merci aussi de rappeler le courage et l’énergie que met Roland Gori dans ce combat,
                                  et qu’il faut sortir les actions de « La nuit sécuritaire », et de « L’appel des appels »
                                  du champ de la santé mentale où elles restent parquées,
                                  car il s’agit en fait de notre liberté, de nos corps et de nos esprits à tous.

                                  Annie, qui discute, compare, et en somme réfléchit, semble au début d’une prise de conscience, c’est mieux que la cécité volontaire.

                                  • slipenfer 23 janvier 2011 13:53

                                    Il ne faut pas confondre mal être et dépression qui est une maladie mental
                                    assez grave et dont la guérison peu demander plus d’une année.
                                    C’est une maladie très éprouvante qui induit beaucoup de suicide
                                    le patient ne voyant pas le bout du tunnel.
                                    Une grosse dépression peu mettre un athlète dans état tel
                                    qu’il ne pourra effectuer des taches banal qu’une heure par jour. (j’ai vu)

                                    WIKI
                                    Il est par ailleurs indispensable de différencier une « dépression » d’un « sentiment dépressif » (ou dépressivité) ces dernières ne relevant pas du registre de la psychopathologie. Certains courants de la psychiatrie moderne confondent ces deux états et les traitent de la même manière - c’est-à-dire avec des antidépresseurs - ce qui recèle le risque de transformer l’une (le sentiment dépressif) en l’autre (dépression pathologique) avec les conséquences que l’on imagine notamment sur la durée de la souffrance ainsi induite.

                                     


                                    • voxagora voxagora 23 janvier 2011 15:21

                                      .

                                      Vous avez raison. On ne peut plus être ni simplement triste, ni momentané déprimé,
                                      ni fatigué, ni en avoir ras le bol de tout etc.. 
                                      Le médecin (mais est-ce de la médecine ?) qui vous entend VOIT alors, non plus un simple
                                      comportement voire une simple réaction saine et légitime, mais le SYNDROME fourgué par
                                      nos amis américains, et aussi sec, prescrit.
                                      D’ailleurs il ne faut pas se présenter non plus en étant agité, même si c’est naturel dans
                                      certains cas, car il verre HYPER ACTIF et aussi sec, precrira.
                                      Il ne surtout pas, non plus, vous présenter en étant abattu (parce que vous avez perdu au jeu 
                                      par exemple) et la fois suivante en rigolant (parce que vous venez d’en entendre une bien bonne),
                                      parce qu’il verra BIPOLAIRE et aussi sec, prescrira.
                                      Sans formation autre, la plupart du temps, que quelques heures d’enseignement.


                                    • Annie 23 janvier 2011 13:59

                                      Yoann,
                                      Lorsque je parle du lobbying des vétérans du Vietnam, je ne fais que rapporter les accusations qui ont été portées à l’époque contre eux, notamment par un célébre psychanaliste britannique, Derek Summerfield qui a écrit en 2001 un article très controversé : "de l’invention du stress post traumatique et de l’utilité sociale des catégories psychiatriques". http://archive.student.bmj.com/issues/01/03/education/61.php. Je vous joins l’article en anglais. Comment pourrais-je accuser les vétérans du vietnam d’inventer une maladie dont souffre mon mari ?
                                      Lorsque je parle de dépasser nos expériences personnelles, cela veut dire ne pas généraliser à partir de cas particuliers. L’utilité des anti-dépressants doit être étudiée sur un nombre représentatif de cas, tout en gardant à l’esprit les intérêts que peuvent avoir les laboratoires à commercialiser certains médicaments ou à en cacher les effets secondaires. Ces intérêts ne nullifient aucunement l’efficacité des anti-dépressants, si elle est prouvée.

                                      @ Sam Lowry,
                                      Merci d’avoir parlé de la souffrance des patients. Cette souffrance qui s’ajoute à celle de voir leur maladie niée ou ramenée à une simple inadéquation sociale.
                                      @Voxagora,
                                      Votre condescendance à mon égard me stupéfie.


                                      • Yoann Yoann 23 janvier 2011 14:56

                                        Bonjour Annie,

                                        Je ne doute pas qu’il y ai eu des abus, mais parler de lobbying des vétérans est à mon avis très exagéré ...

                                        Vous dites : L’utilité des anti-dépressants doit être étudiée sur un nombre représentatif de cas
                                        C’est exactement ce qui a été fait récemment par des laboratoires indépendants (cf reportage) et Oh miracle, on obtient les mêmes résultats avec l’antidépresseur et le placebo ...
                                        Pardonnez moi de me répéter, mais avez-vous vu le reportage dont il est question et qui a motivé cet article ?


                                        • Annie 23 janvier 2011 15:11

                                          Yoann,
                                          Je le répète, ce n’est pas moi qui ait parlé de lobbying, mais tout un mouvement de la psychanalyse qui a cherché à discréditer l’action des vétérans, et à nier l’existence du PTSD. C’est ce que je dénonce dans ce débat, le fait que certaines affections sont montées en épingle ou bien niées en fonction d’intérêts particuliers, ou de groupes de pression. Lorsque le PTSD a été reconnu en 1980, cela a donné lieu à une prolifération d’experts en tout genre, proposant des thérapies qui se sont avérés à l’usage contre-productives, c’est-à-dire néfastes.
                                          Non je n’ai pas vu ce reportage. J’habite en Angleterre. Un fait intéressant, est que le débriefing psychologique en GB est déconseillé, alors qu’il est toujours de mise en France, dans la prévention du PTSD. La plupart des études ont été faites en GB, aux Etats-Unis surtout , en Israêl et en Australie, donc principalement en langue anglaise.
                                          Je sais qu’on s’éloigne du sujet, mais c’est dans le domaine des maladies mentales qu’on observe le plus d’abus, et cela à mon avis parce que les patients sont les plus vulnérables, et les moins à même de se défendre.


                                        • voxagora voxagora 23 janvier 2011 15:37

                                          Bonjour Annie,

                                          C’est Freud, qui inventa la psychanalyse comme méthode, 
                                          qui le premier a étudié ce qu’il a appelé les « névroses traumatiques », à la suite des traumatismes de guerre, où les sujets répètent les traumas, font des rêves de trauma etc..
                                          Et n’oublions pas non plus que c’est lui qui a commencé à étudier l’hystérie non pas sous l’angle de la génétique ou d’une « maladie » typiquement féminine, 
                                          mais comme réaction traumatique.


                                        • ZenZoe ZenZoe 23 janvier 2011 18:21

                                          Bonjour,
                                          Très bon article, qui note bien 1) d’une part, la confusion réelle ou tolérée entre l’état dépressif et la véritable dépression par la plupart des gens, médecins y compris et 2) d’autre part, le manque de professionalisme des médecins qui prescrivent à la va-vite, et sans offrir de réel suivi au patient.

                                          En regardant autour de moi au travail je remarque bien les effets dévastateurs des anti-dépresseurs prescrits et avalés pour un oui ou pour un non, comme des cachets d’aspirine, après une dispute au travail, pour un permis de conduire raté etc. (certains médecins ne méritent plus de l’être !). Souvent des personnes qui auraient juste eu besoin d’un soutien psychologique au départ se retrouvent effectivement accros à ces pilules, avec le risque de sombrer dans une vraie dépression.

                                          En ce qui concerne les dépressions - une maladie à part entière - les anti-dépresseurs sont la plupart du temps indispensables, mais en aucun cas à prendre sans accompagnement psychologique, et toujours avec un suivi strict dans le temps. On est loin du compte !

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