Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Santé > Des médocs qui rendent dépressif ?

Des médocs qui rendent dépressif ?

Depuis quelque temps, des études tendent à montrer que certains antidépresseurs prescrits régulièrement ont davantage tendance à augmenter les cas de dépression chez les enfants et adolescents, qu’à les diminuer. Tandis que les études menées par les labos, la connivence des médecins et chercheurs avec les labos ou les techniques "marketing" des mêmes labos, elles, commencent à être dénoncées. La FDA est donc obligée d’enquêter.

En France, 15% de la population sont diagnostiqués comme étant « dépressifs », une proportion impressionnante si l’on se rappelle que les antidépresseurs datent seulement de 1957. La seule revue médicale indépendante, Prescrire, publiait en juin un article qui relativisait largement l’efficacité de certains antidépresseurs prescrits aux enfants comme aux adultes. Les risques pourraient même aller jusqu’au décès dans 0,4 cas sur 100.000 avec une catégorie de ces médicaments, les « imipraminiques ». D’autres seraient inefficaces... Conclusion : le rapport bénéfice/risques est défavorable.

Des traitements qui amènent davantage au suicide que des placebos

Mais d’autres médicaments pourraient avoir les mêmes conséquences, comme des antiépileptiques : « There was a statistically significant increased risk of suicidal behavior and suicidal ideation in the patients randomized to receive an antiepileptic drug compared to patients who received a placebo », a dit la FDA (Food & Drug administration) en février.

Voici un tableau qu’elle a publié dans le même communiqué, montrant les différences de tendance au suicide entre ceux qui ont pris des placebos et ceux qui ont pris les médicaments incriminés :

 Relative Risk and Risk Difference for Suicidality According to Trial Indication  

 

Indication

 

 

Placebo Patients with Events Per 1000 Patients

 

 

Drug Patients with Events Per 1000 Patients

 

 

Relative Risk :
 Incidence of Events in Drug Patients/Incidence in Placebo Patients

 

 

Risk Difference :
 Additional Drug Patients with Events Per 1000 Patients

 

 

Epilepsy

 

 

1.0

 

 

3.5

 

 

3.6

 

 

2.5

 

 

Psychiatric

 

 

5.2

 

 

8.3

 

 

1.6

 

 

3.1

 

 

Other

 

 

0.8

 

 

2.0

 

 

2.3

 

 

1.1

 

 

Total

 

 

2.2

 

 

4.3

 

 

2.0

 

 

2.1

 

 
Dans la panoplie des médicaments qui donnent des idées de suicide, on trouve encore le Prozac parmi d’autres antidépresseurs, ou même un produit destiné à arrêter de fumer, un autre contre l’incontinence... La FDA a donc diligemment demandé aux labos de refaire quelques tests, un peu moins bidons ceux-là.

Il faut dire que grâce à un tout nouveau règlement, la FDA avait bloqué en 2007 un médoc de Sanofi destiné à lutter contre l’obésité (le Rimonabant), soupçonné lui aussi de coller des suicides. Puis c’est le même médoc, basé sur la même molécule mais de chez Merck, qui est vilipendé.

 Ainsi la FDA a publié en 2007 une liste d’antidépresseurs engendrant davantage de suicides que les placebos, ce qui il faut bien le dire est quelque peu fâcheux pour des anti dépresseurs. Dedans, donc, le Prozac, mais encore une trentaine de molécules différentes. Glaxo SmithKline est poursuivi par une famille US depuis le mois dernier pour le suicide en 2002 de leur fils de 16 ans traité au Paxil, un médicament sur lequel pesaient déjà certains doutes. Manque de chance, c’est seulement en 2003 que la FDA a précisé qu’il valait mieux éviter de prescrire du Praxil aux enfants et adolescents soi disant parce que l’efficacité sur eux n’était pas prouvée, avant de parler clairement de risques en 2006. Quoi qu’il en soit, la famille pense que le labo connaissait les risques nocifs au moins dès 2002.

Des médicaments censés traiter les troubles bipolaires augmenteraient eux aussi les risques de suicide, comme l’ont montré différentes études du début des années 2000.

Est-ce paradoxal ?

pignarre1

Si en plus de tout cela, on prend en compte le fait que les antidépresseurs font partie des médicaments pour lesquels l’industrie pharmaceutique fait le plus de publicité auprès des médecins, via les revues médicales financées par l’industrie, ou encore via les « visiteurs médicaux » (qui absorbent autant de budget que la recherche et développement -R&D- dans la plupart des grandes firmes pharmaceutiques, si bien qu’en France un généraliste reçoit en moyenne 330 « visites » par an), on relativise le phénomène. Et bientôt, grâce à la « directive médicament », même les patients auront droit de se faire « visiter » par les labos pour bénéficier d’une sorte de coaching afin de mieux suivre leur traitement.

Bref, les techniques de l’industrie pour influencer les médecins, le public ou les pouvoirs publics sont nombreuses. A savoir : dans son ensemble, la publicité coûte aux labos deux fois plus que la recherche et développement. Ce qui permet de relativiser l’argument selon lequel les médicaments sont chers en raison des coûts en R&D...

 Certains articles vont même jusqu’à montrer comment lesdites firmes redéfinissent certaines affections, élargissent la définition de « la dépression », voire inventent des « maladies », dans le but de vendre leurs poudres de perlimpinpin. Il y a même un terme pour ça : on parle de « disease mangering  » pour qualifier cette propension de l’industrie à inventer une maladie pour chaque nouveau médicament mis sur le marché. Les exemples sont nombreux depuis les problèmes d’érection jusqu’au troubles bipolaires pour lesquels l’industrie incite via des publicités télévisées à consulter le « bipolar help center », si jamais on est un peu excité ou si on a dans le ventre un bébé un peu plus excité que la moyenne, car il convient évidemment de traiter une telle « maladie ».

Et puis si tout cela ne suffit pas, les firmes pharmaceutiques financent encore les associations de patients, ou les créent. Elles créent aussi des tests de dépistage elles-mêmes, utilisés par exemple lors de grandes « journées nationales de dépistage de la dépression », ou lors des campagnes de sensibilisation comme celle de l’année dernière en France, histoire que tout un chacun se sente concerné par « la dépression », ne serait-ce que par suggestion. Tout cela, bien sûr, en occultant les effets secondaires et les risques de dépendance.

L’article reprend un exemple révélateur de standardisation mondiale des maladies mentales, cité par la journaliste Kathryn Schultz : « l’expression dépression légère n’existait pas dans la langue japonaise... jusqu’en 1999. Cette année-là, la compagnie Meiji Seika Kaisha a commencé à promouvoir le Depromel (un ISRS). Selon le psychiatre japonais Tooru Takahashi, la mélancolie, la sensibilité et la fragilité n’étaient pas perçues comme des sentiments négatifs au Japon. « Pourquoi aurions-nous cherché à soigner quelque chose qui ne nous semblait pas mauvais au départ ?  ». 

Si la France est la championne de la consommation de médicaments en général et de psychotropes légaux en particulier (1 français sur 5 en consomme au moins une fois par an), à tel point qu’on peut réellement parler d’une banalisation de ces produits, est-ce parce que les français sont plus dépressifs que les belges ou les allemands, ou parce que nos médecins sont surexposés à la publicité des labos et ces médicaments -trop- bien remboursés ?

Un journaliste du Guardian, Brendan Koerner, a dégagé la méthode en huit étapes par laquelle les labos parviennent à nous inventer des maladies uniquement pour vendre leurs médicaments :

  1. On met en évidence une affection mineure dont pourrait souffrir un grand nombre de personnes (le trouble dysphorique prémenstruel ou le trouble d’anxiété généralisée, par ex.).
  2. Les pharmaceutiques financent des recherches qui démontrent l’efficacité du médicament.
  3. Sur la foi d’un petit nombre d’essais cliniques, la FDA autorise la mise en marché du médicament, qui a été testé uniquement contre des placebos.
  4. Dans des articles pour la presse grand public ou la presse scientifique, des médecins éminents (souvent rémunérés par des pharmaceutiques) mettent en évidence la gravité et la prévalence de l’affection.
  5. On minimise les effets indésirables du médicament, ou on ne les mentionne pas, dans les annonces publicitaires ou dans les rapports de recherche.
  6. Les résultats négatifs des essais cliniques ne sont ni publiés ni diffusés.
  7. On confie la promotion du médicament dans les médias à de firmes de relations publiques. Pour démontrer l’efficacité du médicament, on cite des statistiques provenant d’études commanditées par le secteur privé.
  8. Afin de donner un « visage humain » à cette nouvelle affection, on crée et on finance un regroupement de personnes qui en souffrent. Leurs témoignages et leurs commentaires seront largement diffusés dans les médias76.

 En 1952, les professionnels de la maladie mentale de l’American Psychiatric Association (APA) créent le DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) qui recense les maladies mentales. A l’époque, en 1952, lesdits professionnels ont dénombré 60 pathologies différentes. En 1968, la deuxième édition en recense 145, toutes ou presque classifiées dans la névrose ou la psychose. Arrive la troisième édition, en 1980, et ses 230 maladies mentales, et à partir de là on considère que la maladie mentale est davantage d’origine biologique qu’affective ou liée au vécu. Ca permet de trouver encore plein d’affections différentes, si bien que la quatrième édition, en 1994, reconnaît 410 troubles mentaux.

D’après Wikipédia, cette dernière version a fait un nouveau tri dans ces maladies :

  1. pathologies psychiatriques caractérisées, troubles de développement mentaux et de l’apprentissage, addictions et intoxications
  2. troubles de la personnalité et retard mental
  3. pathologies autres que psychiatriques ou neuropsychiatriques. On parle aussi d’affections médicales générales
  4. fonctionnement social et environnemental, impact des symptômes
  5. échelle de fonctionnement global

 Une étude publiée en 2006, intitulée « Liens d’intérêts financiers entre comité d’experts du DSM-IV et industrie pharmaceutique », révélait que parmi les 170 médecins ayant participé à la rédaction du DSM, 95, soit 56%, «  présentaient au moins un des onze types de liens financiers possibles avec une compagnie de l’industrie pharmaceutique.

 Dans 6 commissions sur 18, des liens avec l’industrie pharmaceutique ont été trouvés chez plus de 80 % des membres. Ces liens concernent 100 % des membres du groupe de travail « Troubles de l’humeur » (n = 8) et du groupe « Schizophrénie et désordres psychotiques » (n = 7) [ces deux groupes de maladies étant ceux pour lesquels on prescrit le plus de psychotrope, comme par hasard], ainsi que 81 % du groupe « Troubles anxieux » (n = 16), 83 % du groupe « Troubles de l’alimentation » (n = 6), 88 % du groupe « Troubles kinesthésiques liés à la prise de médicaments » (n = 8) et 83 % du groupe « Troubles dysphoriques prémenstruels » (n = 6). »

 Pinter2

Et sur les liens financiers : « Parmi les membres des panels ayant des liens avec l’industrie pharmaceutique (n = 95), 76 % avaient reçu des subventions de recherche, 40 % des revenus comme consultants, 29 % travaillaient dans la communication, et 25 % percevaient des honoraires d’un autre type. Plus de la moitié des membres ayant un lien financier présentaient plus d’un type de relation financière l’engageant auprès d’une compagnie. Onze membres avaient 5 types de liens. »

Et la direction actuellement en place pour le DMA V qui devrait sortir en 2012 n’est pas plus transparente : le magazine US News & World avait décelé que « 19 membres sur 27 au moins ont des liens avec les compagnies pharmaceutiques ». Gageons qu’une bonne centaine de maladies mentales seront encore ajoutées à l’interminable liste du DMA. Une étude du New York Times de janvier 2008 montre que « les psychiatres touchent plus d’argent des laboratoires pharmaceutiques que les médecins de n’importe quelle autre spécialité ». Et comme par hasard, les psychotropes sont la 1ère source de dépense pour le programme Medicaid, destiné aux pauvres.

Le Figaro, qui reprenait aussi cette étude, citait un exemple concret parmi les dizaines possibles : « Assez récemment, un jeune retraité d’un laboratoire pharmaceutique a expliqué à l’un de nos interlocuteurs que le concept « d’attaques de panique », qui est classé dans le DSM4, avait été spécifiquement élaboré par Donald Klein pour le laboratoire Upjohn qui allait mettre sur le marché le médicament Xanax. ». Aux Etats-Unis, les associations citoyennes, et enfin la FDA, commencent à soulever le voile sur ces questions, en pointant les relations « incestueuses » de l’American Psychiatric Association avec les labos, dont une vingtaine ont investi en 2008 environ 30 millions de dollars dans ladite APA.

Quelques exemples (mais il y en a de nombreux autres dans le rapport), pour les Etats-Unis, dans les groupes DSM puis au Congrès Mondial de psychiatrie :

David Kupfer, Professor and Chair, Department of Psychiatry, University of Pittsburgh School of Medicine, was a member of the DSM-IV Task Force and is Chair of the DSM-V Task Force. He has been a consultant to Eli Lilly & Co., Hoffman-LaRoche, Pfizer, Forest Labs and Servier and also sat on the advisory boards of Eli Lilly & Co., Forest Labs and Pfizer.

Joseph Biederman, Chief of the Clinical & Research Program in Pediatric Psychopharmacology, Massachusetts General Hospital gave seminars at the APA convention on pediatric bipolar disorder and ADHD, the latter funded by Ortho-McNeil Janssen Scientific Affairs. Biederman has received research funds from 10 pharmaceutical companies, including manufacturers of antipsychotic drugs prescribed for bipolar. He was a member of the DSM-IV committee overseeing what infant, childhood and adolescent disorders would be included. His labeling of children with “bipolar” has been attributed to the increase in antipsychotic drug sales for pediatric use. In 2007, such promotion was blamed, in part, for the death of 4-year-old Rebecca Riley fromMassachusetts. She died from a prescribed cocktail of psychiatric drugs that included antipsychotics. Dr. Lawrence Diller, a California behavioral pediatrician, told The Boston Globe, “I find Biederman and his group to be morally responsible in part. He didn’t write the prescription, but he provided all the, quote, scientific justification to address a public health issue by drugging little kids.” The New York Times exposed how Biederman earned $1.6 million in consulting fees from drug makers between 2000 and 2007 but did not report much of this income to Harvard University officials. In 2008, his financial conflicts of interest were the subject of a U.S.congressional investigation.

David Shaffer, Professor of Child Psychiatry at Columbia University and Director, Division of Child Psychiatry, New York State Psychiatric Institute, is part of a symposium discussing “disorders of childhood : A DSM-V research agenda.” Shaffer was a member of the DSM-IV Task Force and is responsible for inventing TeenScreen, a subjective survey conducted on teens in schools to determine if they are potentially suicidal. He admits there’s a potential 84% chance of wrongly identifying students using his survey, potentially put them at risk of being prescribed suicide-inducing antidepressants. Shaffer has served as an expert witness for Hoffman la Roche and Wyeth. He was also a consultant to GlaxoSmithKline on Paxil (paroxetine) and adolescent suicide and has been a paid consultant for Pfizer, another antidepressant maker.

S. Charles Schulz, Professor and head of the Department of Psychiatry,University of Minnesota Medical School Minneapolis, Minnesota, was a DSM-IV project participant. His industry-supported seminar about “medication treatment for youth” was funded by AstraZeneca, the manufacturer of the antipsychotic Seroquel. The company has faced multiple suits alleging that it downplayed the risk of diabetes with the drug. Schulz has been a consultant for AstraZeneca and Eli Lilly & Co. and has received grants from them, Abbott Laboratories and Janssen Pharmaceutica.

 

Présents au Congrès mondial de la psychiatrie :

Dilip V. Jeste, APA Trustee and Member of the DSM-V Task Force is a consultant to Bristol-Myers Squibb, Lilly, Janssen, Solvay/Wyeth and Otsuka ; honoraria from Bristol-Myers Squibb, Janssen and Otsuka ; received “supplemental support to NIMH-funded grants” from Astra Zeneca, Bristol-Myers Squibb, Eli Lilly, and Janssen in the form of donated medication for the study, “Metabolic Effects of Newer Antipsychotics in Older Patients.” Jeste’s 2008 APA disclosure for the DSM-V Task Force stated he received honorarium from Abbott, AstraZeneca and Pfizer-Eisai. He also received consulting fees from four pharmaceutical companies.

Jan Fawcett, Professor of Psychiatry, Chair, Mood Disorders Work Group Member, DSM-V Task Force. He has received grants and research support from Abbott, Bristol-Myers Squibb, GlaxoSmithKline, Eli Lilly, Organon, Pfizer, SmithKline Beecham, Wyeth-Ayerst, and Zeneca ; was a consultant to Abbott, Bristol-Myers Squibb, Eli Lilly, EM Industries, Forest Laboratories, Glaxo Wellcome, Pfizer, Pharmacia-Upjohn, and SmithKline Beecham ; was a member of speakers’ bureaus sponsored by Abbott, Bristol-Myers Squibb, Eli Lilly, Pfizer/Roerig, Pharmacia-Upjohn, SmithKline Beecham and Wyeth-Ayerst.

Nada Stotland, former APA President who serves on the Board of the pharmaceutical company that funds the U.S. National Mental Health Association (NMHA) that received over $2 million in pharmaceutical company funding in one year alone. Stotland is on the speakers’ bureau for Pfizer and GlaxoSmithKline, both makers of antidepressants. In a published article in 2008, Stotland said that “black box” warnings about psychiatric drug risks, that include antidepressants, are “unwarranted.”

 

Etc. 

Evidemment, les revues dites “scientifiques” sont elles aussi noyautées par l’industrie pharmaceutique, qui les subventionne allègrement ainsi que les chercheurs qui y sont publiés.  

A tous les niveaux, la décision en matière de santé est influencée voire totalement contrôlée par l’industrie pharmaceutique. De la FDA à l’AFSSA, en passant par la Commission européenne, les médecins et désormais les patients, chaque maillon de la chaîne ne fait qu’obéir à des principes purement mercantiles, imposés par l’industrie.

On sera donc moins étonné de voir l’augmentation exponentielle du nombre de « maladies mentales » qu’il convient, évidemment, de traiter avec des « médicaments ». Et encore, les auteurs de l’étude précisent qu’ils n’avaient pas les moyens de vérifier la totalité des liens entre ces médecins et les labos.


Moyenne des avis sur cet article :  4.14/5   (28 votes)




Réagissez à l'article

45 réactions à cet article    


  • Jason Jason 10 décembre 2008 13:16

    FDA (Food and Drug Administration, USA) est impuissante face aux lobbies qui financent les partis politiques Etats-uniens. J’entendais l’autre soir le chiffre de 535 représentants élus siégeant à Washington ( Congrès et Sénat inclus) contre 600 représentants de l’industrie pharmaceutique.

    Devinez qui gagne ? La FDA, tout juste bonne à émettre des oukazes contre les camemberts importés. C’est tout.


    • Philou017 Philou017 10 décembre 2008 15:41

      L’auteur : "A tous les niveaux, la décision en matière de santé est influencée voire totalement contrôlée par l’industrie pharmaceutique. De la FDA à l’AFSSA, en passant par la Commission européenne, les médecins et désormais les patients, chaque maillon de la chaîne ne fait qu’obéir à des principes purement mercantiles, imposés par l’industrie."

      Je ne saurais mieux dire.
      Les médicaments chimiques sont beaucoup plus dangereux qu’on ne le dit ( les anti-dépresseurs par exemple). Les effets secondaires sont souvent mésestimés.

      Soignez vous au naturel et avec bon sens.


      • melanie 10 décembre 2008 16:14

        @ L’auteur

        Ce n’est plus un scoop depuis bien longtemps- et un n° spécial de Sciences et Avenir et un de la Recherche s’en étaient fait l’écho ,il y a 6 ans - que les laboratoires sont juges et partie et que les études fournies par eux même en dossier d’AMM - Autorisation de Mise sur le marché- sont "lissées" ,amendées pour taire les cas litigieux et mettre sur le marché le plus vite possible des produits qui faute d’inoccuité leur rapporteront un maximum en regard des frais de recherche mis en oeuvre .

        A ce titre, c’est le double et non l’équivalent du budget recherche et développement qui représente celui de la promotion.

        En tant qu’ex visiteuse médicale ce que vous dites de la pression à la prescription de boites -seul et unique objectif des laboratoires qui ne mettent leur philantropie en exergue que dans les textes d’autopromotion -, est exact sauf que depuis 1 ans et grace ou à cause des génériques, la profession de délégué médical - très utile parfois à l’hopital- est en voie d’extinction et que dans les labo c’est charettes de licenciements sur charettes de licenciements...

        Bref ,votre article arrive un peu après la bataille ...


        • Ceri Ceri 10 décembre 2008 16:30

          hélas non puisque les anti dépresseurs que la FDA met sur la sellette sont encore vendus ici, grâce au travail de pub (doux euphémisme) des labos.
          Et c’est ce que je dis : la pub c’est le double de la R&D si on prend en compte dedans les visiteurs médicaux.


        • claude claude 10 décembre 2008 18:36

          @ l’auteur,

          savez-vous combien il y a de labos en france ?
          combien de réseaux de visite médicale ? sans compter les prestataires de services ?
          il y a plusieurs centaines de labos, ca veut dire des milliers de visiteurs sur le terrain et plusieurs dizaines qui visitent chaque année les médecins qui le désirent...

          un médecin qui ne veut pas recevoir de visiteurs est dans son plus strict droit. comme il l’est dans le choix de ses prescriptions.

          bien sûr que les experts des labos et ceux des commissions du médicaments sont les mêmes : en général, lorsqu’un médecin est leader dans sa spécialité, il est sollicité par les diverses parties afin d’estimer l’apport de la nouvelle molécule dans l’arsenal thérapeutique.

          pour en venir aux médicaments eux-même : il n’existe aucun principe actif qui soit efficace à 100% et dénué de tout effet indésirable. la bonne vieille aspirine elle-même tue !

          les antidépresseurs, neurolesptiques, psychotropes sont des médicaments à manier avec précaution, car selon leur action sur l’humeur, il peuvent favoriser le passage à l’acte ( suvent tentatives de suicide). les médecins le savent, et tentent de prescrire en fonction des symptômes de leurs patients.

          à côté de cela, la dépression étant une pathologie très complexe, il est parfois difficile de trouver le bon traitement (produit, dose, durée, association...) du premier coup.

          sans compter les pressions que certains subissent de la part leurs patients pour ressortir avec une "pillule magique" pour traiter leur angoisse...

          il faut arrêter de tout mélanger, la pharmacopée moderne a permit de traiter un grand nombre de pathologies, mais sans pour autant que les patients se soient responsabilisés : pour beaucoup d’entre eux, aller chez le médecin est un acte de consommation passif : ils "achètent le "droit" à la santé...


        • melanie 10 décembre 2008 16:23

          J’ajouterais qu’en matière de vraie dépression - et non de déprime qui dure- , seuls les antidépresseurs sont efficaces pour "sortir du trou" et que même le Millepertuis en teinture mère très utilisé en Allemagne où les patients se prennent plus en charge qu’ici, n’est qu’une gentille médication lorsque la "vraie dépression" vous met K ;O.

          Ne pas jetter bébé avec l’eau du bain, les psychotropes et les antidépresseurs permettent à nombre de personnes de vivre et travailler normalement voire d’être heureux de vivre.
          Le seul problème apparent est qu’en France les vrais dépressifs ne sont pas toujours correctement pris en charge et qu’à l’inverse certains petit blues ou coup de bambou sont traités par antidépresseurs.
          Le Prozac, notament ,qui, psychostimulant permet à un nombre non négligeable de commerciaux et de cadres de supporter la pression ....Une drogue pas pire que le café ou la clope et qui ne possède presque aucun effet secondaire ....


          • Philou017 Philou017 10 décembre 2008 17:48

            "Ne pas jetter bébé avec l’eau du bain, les psychotropes et les antidépresseurs permettent à nombre de personnes de vivre et travailler normalement voire d’être heureux de vivre."

            Je voudrais bien que vous citiez des études sérieuses à ce sujet (ce qui doit être difficile en dehors des enquêtes officielles ou orientées).

            En tous cas, ce que vous dites est sujet à caution. Les médicaments ne soignent pas les causes profondes de votre dépression. Je peux reconnaitre qu’ils peuvent constituer une aide temporaire, mais ce sont des palliatifs qui ne durent qu’un temps. Quand à vivre heureux "grace" aux anti-dépresseurs, c’est une plaisanterie. Les causes d’une dépression importante sont toujours profondes et ne peuvent être contrebalancés par un médicament.
            Les anti-déprésseurs sont aussi dangereux parce qu’ils évitent à la personne de se poser des questions et de faire face aux problemes, grace à ces "anesthesiants".
            Ils peuvent permettre aussi de supporter une situation qui serait insupportable autrement. Mais ce n’est qu’un pis-aller.

            L’anti-dépresseur est, comme beaucoup de prescriptions médicamenteuses de notre médecine, une non-réponse : on traite les symptomes plutôt que les vraies causes.
            Ce qui va dans le sens des profits des multinationales du médicament, mais surement pas dans l’intérêt des gens. Et quand on voit tous les effets secondaires, dus nottament à la consommation sur une longue durée, il ya de quoi s’inquiéter.

            La médecine aujourd’hui est un domaine où regne une des plus grandes désinformation de notre époque. Sortez des dogmes et prenez-vous en main. Le salut viendra de vous et non d’une médecine en partie dévoyée.


          • Philou017 Philou017 10 décembre 2008 18:10

            Pas dangereux le prozac ? qu’en savez-vous ?

            L’agence allemande confirme là aussi le risque de suicide sous Prozac (16 tentatives dont 2 réussies en Allemagne) et estime « comme les patients les plus à risque (suicidaires) ont été exclus des études, il est probable que cette proportion élevée puisse être attribuée à une détérioration de l’état clinique (NDLR : dû au Prozac) ».

            Selon le journal, la société qui commercialise l’antidépresseur Prozac, aurait démontré dès les années 80 que son produit pouvait rendre les malades agressifs, violents et suicidaires. Sans toutefois en faire part aux hautes autorités. Pas même lors du procès de Joseph Wesbecker en 1994 (cet américain dépressif avait tué huit personnes et blessé 12 autres avant de se donner la mort. Depuis moins d’un mois, il était sous Prozac.)

            Aussi étrange que cela puisse paraître, tous les essais thérapeutiques effectués par les firmes pharmaceutiques pour évaluer l’efficacité et les effets secondaires des médicaments ne sont pas forcément rendus publics, ni même transmis aux autorités sanitaires.
            www.ilfautlesavoir.com/presse/Verites-sur-le-PROZAC


            Plus gênant : les études non publiées ont été cachées au Nice, quand ses experts ont fait des recommandations concernant le traitement de la dépression.
            www.lefigaro.fr/sante/2008/02/27/01004-20080227ARTFIG00346-l-efficacite-du-prozac-serieusement-contestee.php

            Le Dr Peter Breggin, le célèbre psychiatre et l’auteur de Toxic Psychiatry : Talking Back to Prozac [ La psychiatrie toxique : en réponse au Prozac] a affirmé : « Je ne doute pas une seconde que le Prozac puisse entraîner la violence et le suicide ou y contribuer. J’ai vu de nombreux cas. Dans un récent essai, six pour cent des enfants sont devenus psychotiques en prenant du Prozac. Et la psychose maniaque peut conduire à la violence. »
            www.cifpr.fr/-Prozac-sur-la-sellette+


            Sur le fonctionnement de la médecine et des lobbys, un excellent article :

            « II y a évidemment de nombreux experts ici aux Etats-Unis, qui pourraient nous aider, explique Vickery. Mais, malheureusement, soit ils n’ont pas le courage d’affronter les géants pharmaceutiques, soit ils sont trop liés financièrement aux laboratoires. Le docteur Healy, lui, est courageux et indépendant. » David Healy accepte d’aider l’avocat texan.
            « Les laboratoires sont prêts à tout pour défendre leurs médicaments. Ils ont toujours gagné leurs procès contre les familles de victimes, j’en ai moi-même perdu plusieurs », reconnaît l’avocat, avant d’ajouter : « Et puis, il y a eu cette fameuse affaire du Wyoming. » Un procès retentissant. C’était il y a presque un an, en juin 2001. Andy Vickery défend une famille qui attaque le géant pharmaceutique GlaxoSmith Kline (GSK). En cause : le Déroxat, l’antidépresseur vedette du laboratoire, qui serait responsable d’un triple meurtre suivi d’un suicide. En 1998, après avoir pris du Déroxat pendant deux jours, Donald Schell, 60 ans, tue sa femme, sa fille, puis sa petite-fille âgée de 9 mois, avant de retourner l’arme contre lui. En étudiant le dossier médical de Donald Schell, David Healy découvre que « cet homme avait déjà eu des problèmes avec le Prozac. Pour moi, le Déroxat est la cause de ce massacre ».

            ...........

            Le directeur de l’université lui (David Healy) reproche un de ses discours au Canada, dans lequel il disait sa conviction que le Prozac peut déclencher des pulsions suicidaires. Le laboratoire Eli Lilly, propriétaire de l’antidépresseur vedette, est le principal sponsor de l’université de Toronto. Officiellement, il n’y a aucun rapport. Mais David Healy a décidé d’attaquer l’université en justice. « Une question d’honneur », dit-il. Il est soutenu par de nombreux scientifiques de renom, dont deux prix Nobel.
            www.drogue-danger-debat.org/page_det.php


          • Halman Halman 10 décembre 2008 18:51

            Le Prozac est très dangereux pour le coeur. Il augmente les risques d’infarctus. Tous les médecins le savent très bien.

            Ils n’hésitent pourtant pas à en prescrire à des personnes cardiaques, mais dès qu’on leur dit que le Prozac donne des douleurs cardiaques ils vous disent de l’arrêter immédiatement.

            Mon cardiologue me l’a formellement interdit.

            Quant au suicide, il met dans un état de tel détachement de la réalité que le suicide est mis sur le même plan d’importance et de gravité que n’importe quel acte quotidien. Le passage à l’acte est donc grandement facilité. C’est logique, donc ne pas s’étonner du nombre de suicides accrus sous Prozac.

            Le Prozac, tout le monde le sait, pose des problèmes mnésiques sérieux. Des années entières de votre passé sont mises à la trape, tout simplement oubliées. Ce sont les gens de votre entourage qui vous font vous en rendre compte, les photos de familles, etc. Il faut se reconstituer son passé en discutant avec ses proches quand on arrête le Prozac.

            Sous Prozac on a plus la lucidité, la perception de la réalité nécessaires. On dit les pires horreurs, on fait n’importe quoi n’importe comment, c’est normal, tout va bien, on plane dans son petit monde, on fait ce qu’on a envie de faire quand on a envie de le faire, totalement inconscients du regard choqué des autres.

            Je sors de plusieurs années de dépression sous Prozac, et plus jamais ça !


          • Ceri Ceri 10 décembre 2008 19:53

            effectivement, il s’agit d’un produit très puissant.

            Dans ma jeunesse, je l’avoue, j’ai testé à peu près toutes les drogues. Mais je dois dire que le produit qui m’a le plus retourné le cerveau, comme on dit, c’est le Xanax. Pourtant à ce moment j’avais déjà arreté le reste. 
            Le médecin ’mavait prescrit 3 mois de Xanax avec 3 pilules par jour, et au bout d’une semaine, constatant qu’il m’était parfaitement impossible de réviser mes cours pour les exams, constatant qu’on pouvait m’annoncer la pire nouvelle, je m’en foutais royalement, c’était pas grave, j’ai arreté au boutd ’une semaine.

            J’ai refumé quelques pétards et tout va bien merci ! smiley


          • melanie 10 décembre 2008 20:51

            eh beh .....

            Un vrai florilège ...3 Xanax ....Mais c’est UN ANXIOLYTIQUE PAS UN ANTIDEPRESSEUR ......

            EVIDEMMENT QUE TU ETAIS DANS LES CHOUX ..... !!!!!!


            c’est le même type d’effet que le lexomyl pour faire baisser l’anxiété ....

            Vous melangez Prozac, Xanac....n’importe quoi ...sachez au moins ce qu’on vous a prescrit et pourquoi ....

            Les médecins sont loin d’être des idiots .....



          • Ceri Ceri 10 décembre 2008 20:54

            mdr ! euh j’en doute, parfois. mais bref.

            Non non, c’était bien du Xanax, j’ai arreté assez vite pour m’en souvenir !


          • melanie 10 décembre 2008 21:14

            XANAX = ANXIOLYTIQUE, lutte contre l’anxiété , effet myorelaxant et psychorelaxant

            PROZAC = ANTIDRESSEUR de la classe des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine , effet stimulant psychique, et rapidement effet positif sur les dysthimies , à savoirs émotions et ressentis négatifs et dépressif ...

            On associe souvent au début un anxiolytique à un antidépresseur par sécurité pour que le dépressif ayant retrouvé la pêche mais gardant encore des idées dépressives ne passe pas à l’acte.

            Pour les médicaments, hormis cas du VIOXX - où le produit a été interdit -, c’est comme les trains on ne retient que ceux qui arrivent en retard...

            Dès le début le succès therapeutique du Prozac et son abscence d’effets secondaires l’ont fait taxer de "pillule du bonheur"....le journalisme et la médiatisation dans la presse en a fait des tonnes ....

            ça reste un antisdépresseur ,point barre.

            Plus "grave" est le cas des enfants "hyperactifs" - pourquoi un enfant est hyperactif, tel est la question ...- mis sous Ritaline, une molécule proche des amphétamines ...


          • Ceri Ceri 10 décembre 2008 21:59

            c’est beau comme une pub !


          • Philou017 Philou017 10 décembre 2008 22:02

            Halman : merci de ce témoignage. Votre maladie vous aura au moins appris quelque chose !


          • Eric Roux Eric Roux 11 décembre 2008 02:57

            "Le Prozac, notament ,qui, psychostimulant permet à un nombre non négligeable de commerciaux et de cadres de supporter la pression ....Une drogue pas pire que le café ou la clope et qui ne possède presque aucun effet secondaire ...."
            C’est une blague ? Lisez ça : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=35781
            Pauvres cadres...


          • Mysticman Mysticman 29 décembre 2008 17:49

            Tout à fait d’accord avec toi Mélanie. Les diverses études qui ont démontré que les anti-dépresseurs seraient la cause de diverses crimes et suicide sont erronés. Au contraire, les AD ont beaucoup plus contribué à éviter des suicides.

            Certains qui se sont suicidé en ayant pris du Prozac ont augmenté la dose ou peuvent avoir fait aussi des mélanges douteux avec d’autres psychotropes. Les personnes qui se sont suicidés l’auraient aussi fait malheureusement sans prendre de Prozac ou autre conccurent même en ayant pris le Millepertuis qui est une grosse escroquerie commerciale.

             Les Isrs comme le Prozac ou le Zoloft comportent des effets de secondaires mais ceux-ci peuvent disparaitrent au fil du temps et tous les dépressifs n’en ont pas forcément.

            Boire de l’alcool ou fumer du Cannabis c’est pire je dirais. Le Cannabis thérapeutique existe mais pour soigner les séropositifs et les personnes qui ont des scléroses en plaque mais pas pour la dépression bien au contraire.

             Car là on est dans une logique de défonce et d’auto-destruction. Les anti-dépresseurs servent à soigner pas à se défoncer.


          • Mysticman Mysticman 29 décembre 2008 18:13

            Il faut bien différencier les choses. Un coup de déprime n’a rien à voir avec une dépression. Je pense que les médécins généralistes ne devraient pas être prescrire n’importe quel antidépresseurs au mineurs aussi. Il en existe un adapté à doses réduites. 

            Certains généralistes manquent de connaissants sur les antidépresseurs et anxiolitiques. Pfizer, GSK et Lilly Elli ont pourtant subi des pressions de la FDA pour qu’ils mentionnent tous les effets secondaires et les risques dangereux sur les notices.

            Pour un coup de déprime, ça peut aller jusqu’à trois mois. Certains ont augmenté les doses ce qui a pu augmenté les effets secondaires pénibles. Il y a aussi des affaires de crimes aux USA comme le cas de Shell, un homme qui a tué sa famille après pourtant deux jours après avoir pris deux antidépresseurs de 20 mg chacun. Donald Shell s’est ensuite suicidé.

            Je pense vraiment pas que ces médicaments ont rendu du jour au lendemain cette personne criminelle. Mais je pense au contraire que les antidépresseurs l’ont aidé à passer à l’acte plus vite. Les études sont assez floues mais les fabricants ont pris leurs responsabilités pour bien mentionner les risques dangereux éventuelles sur les notices des médicaments.

            Mais sachez certains que les gens dépressifs en ont besoin à vie et que ça évite beaucoup de drames suicidaires.

            Après ceux qui pensent que l’alcool et le cannabis sont une alternative ils ont tout faux car là c’est vraiment dangereux et on est dans une pure logique de "défonce" et d’auto-destruction. Les AD sont fait pour se soigner par pour se défoncer et je pense que la majorité des patients dépressifs savent très bien les utiliser et savent aussi bien changer de médicaments s’ils éprouvent des effets secondaires pénibles comme des troubles de sommeil par exemple.

            Tant qu’au Millepertuis vendu en pharmacie, c’est une escroquerie commerciale de la pire espèce. Et les médecins allemands ont tout faux de ce côté là.


          • melanie 10 décembre 2008 17:24

            D’autre part, votre titre "Des médocs qui rendent dépressifs" est inexact :

            Il s’agit en effet de risque de passage à l’acte suicidaire liée à la période où, sortis de l’inhibition dépressive, les patients ayant retrouvé de la vitalité n’en n’ont pas moins encore des idées dépressives suicidaire puisque la molécule ne sature les réceteurs qu’au terme de quinze jours seulement période à laquelle les patients commencent à retrouver le gout de vivre.Ce n’est pas propre au Prozac mais à tous les antdépresseurs d’ancienne ou de nouvelle génération.

            Il faut distinguer la malhonneteté des firmes pharmaceutiques en matière d’obstruction à des données d’études et la molécule elle même ...

            Et se poser plutôt la question de savoir si dans une société où la violence sociale dans le privé est permanente, la précarité et les angoisses y afférent, le risque de chômage arbitraire et le management par la pression ne justifient pas en grande partie des symtomes anxio-dépressifs chez nos contemporains.

            Aucun médecin sain d’esprit ne prescrit de force un antidépresseur à un patient .....Il y a une demande.
            Et ce ne sont pas les plus mal en point qui sont en mesure de juger de leur état et de faire une demande de prescription. Là est le vrai problème .

            Que le lobby des labos pharmaceutiques soit tout puissant en est un autre ....


            • Ceri Ceri 10 décembre 2008 17:30

              ok, mais qu’est-ce qui crée la demande ?
              le fait qe les médecins soient surexposés à la pub des labors amène naturellement à prescrire tel ou tel médioc plutot qu’un autre, risques ou pas.
              Ensuite, si le gouvernement évitait de mener des campagnes de propagande sur telle ou telle "maladie", pile quand les labos sortent de nouveaux produits, ça éviterait probablement aux gens d’assimiler un spleen naturel avec une dépression. 

              Enfin, j’ai vu des généralistes prescrire du prozac à des mineurs qui n’en avaient pas besoin, d’ailleurs beaucoup on arreté le "traitement" immédiatement, constatant qu’il s’agit d’une des pires drogues disponibles dans ce pays.


            • melanie 10 décembre 2008 20:45

              Tu as a vu DES genéralistes prescrire DES antidespresseurs à DES mineurs .....Tu en as vu des choses plus que la CPAM qui fait la chasse aux mauvaises pratiques .....


            • ZEN ZEN 10 décembre 2008 17:40

              Tant que la plupart des médecins ne seront "informés" que par les luxueuses brochures gratuites des firmes et par les visiteurs médicaux, le réglement chimique des troubles psychologiques d’origine individuelle et /ou sociale continuera et se renforcera selon des protocoles que l’auteur a raison de mettre en évidence. 
              On continuera, pour la plupart des problèmes , à calmer des symptômes sans analyser les causes...La psychiâtrie elle-même suit peu à peu le même voie
              Pour le plus grand profit de certains groupes
              Un ordre neuro-économique se met en place :

              Roland Gori : non au nouvel ordre neuro économqiue

              Psychiatrie : des experts trop liés à l’industrie

              Conflits-d-interets-en-psychiatrie :
              " Qu’on veuille ou non le reconnaître, l’APA (Association Américaine de Psychiatrie) tient les rênes de la psychiatrie mondiale parce que c’est elle qui a le pouvoir de définir les termes, de poser « les principes de vision et de division » (Bourdieu) en fonction desquels se fait la distinction / division entre le normal et le pathologique en termes de santé mentale. C’est un immense pouvoir que de définir la "normalité" et de décider de ce qui est ou non un trouble psychique qui entrera dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM), édité et révisé par l’APA. Pouvoir d’abord idéologique. Et puisque nous vivons dans une idéologie néolibérale triomphante selon laquelle rien ne doit s’opposer à la maximisation des profits, force est de constater que ce pouvoir est entre les mains des marchands des diverses multinationales.

              Nous parlions dans cette note du fait que les psychiatres sont les médecins les plus financés par l’industrie pharmaceutique. Les conflits d’intérêts n’ont pas contourné le DSM, loin de là, ce qui a valu beaucoup de critiques à l’APA. La vague de protestations recommence, puisqu’un communiqué de presse de l’organisation a rendu publics début mai les noms des 28 psychiatres superviseurs et des 120 membres des groupes de travail chargés de préparer la 5ème édition du DSM, à paraître en 2012. Comme avant, 16 des 28 superviseurs ont de très forts liens financiers avec l’industrie pharmaceutique pour diverses activités promotionnelles."


              • Nicolas Ernandez Nicolas Ernandez 10 décembre 2008 19:56

                Merci pour votre article. Je n’ai pas grand chose à dire mais ayant été confronté à la mort d’une amie proche qui avait un recours extensif à ce type de traitement, cela me donne un début de confirmation de ce que je pensais sur les médicaments qu’elle prenait.


                • DJ DemonAngel DJ DemonAngel 10 décembre 2008 19:59

                  Merci bien pour cet article fournit en détails .
                  Pour ma part je pense , que la F.D.A , n’est très certainemnt pas une administration de controle sanitaire fiable , je dirai même plus quelle est dangeureuse , car vous pensez bien que cette administration la , est comme tout le restant de l’appareil étatique américain , à la solde de toutes les firmes du pays . (renseigner vous sur l’approbation de la commercialisation des OGM , lier à la plus grand firme chimico-agroalimantaire du moment aka MOSANTO !!!)
                  Pour la France il est clair que ce n’est guère plus brillant , il suffit d"aller mettre les pieds dans un hopital ou une maison de retraite et bien entendu dans les hopitaux psychatrique , pour se rendre compte que l’on est tous les cobayes de ces corporations pharmaceoutiques qui n’ont plus qu’un bute aujourd’hui , vendre leurs cames au plus accros , tout en créant des accros ( subtile no ??? )
                  Il y a quelque chose de frappant aujourd’hui qui saute aux yeux , mais que très peux de personne soulève , la pharmocologie à la base à pour principal objectif de vous guerrir à l’aide de DROGUES médicamenteuses .

                  1. Ce sont bien ici de drogues , que nous parlons , alors petite question existentielle : pouquoi les médicaments sont ils aujourd’hui mit en avant de la sorte par de la publicité , alors que d’autre drogue sont tout bonnement bannient (en France ) ?
                  Peut etre que encore une fois c’est une histoire comment dire ... de gros sous , de bizzness , ou de politique de moutonnage de controle de la population à vous de décider , ou peut etre qu’en faites tout ceci n’est que pour notre bien comprenez !

                  REFUSE & RESIST

                  • melanie 10 décembre 2008 20:42

                    La quasi totalité des gens confondent anxiolytiques - qui créent une dépendance _ et les antidépresseurs qui sont prescrits sur une courte durée, le temps de sortir du trou.

                    Plutôt que de citer des cas qui, des gens qui...lisez les témoignages et parlez avec les dépressifs et écoutez .... C’est à mon sens le plus pertinent ....Philippe Labro est tombé dedans et le diagole seul n’a rien guéri ...

                    Aucun antidépresseur ne doit être prescrit sans accompagnent psychologique ......

                    Si un jour vous avez connu un vrai dépressif , ou avez vécu cette expérience de fatigue et de mal être absolu, sachez que seul sans relancer la machine il ne s’en sortira pas car la parole n’a pas de prise sur cette pathologie car c’est une pathologie qui se soigne ...

                    Le débat sur les pressions à la prescription se font aussi sur les statines - censées réduire les infarctus par réduction du "mauvais" cholestérol.....

                    Sachez faire la différence entre les molécules et les pratiques des labos ...Recemment j’ai soigné un rhume par huiles essentielles et ma toux par propolis avec succès mais j’ai développé une bronchite asmatiforme ...sans corticoïdeset antihystaminiques - aucune plante n’est efficace en urgence - je crevais ....

                    Je suis bien placée, en tant qu’ex déléguée pour savoir combien il y avait de réseaux ...c’est du passé, Sanafi, Bayer, Solvay, tous licencient .......




                    • Ceri Ceri 10 décembre 2008 20:51

                      du point de vue de la santé publique, on ne peut que se réjouir !

                      je ne suis pas médecin, c’est sur, donc je ne vais pas me lancer dans un débat sur la dépression. 
                      Seulement je constate qu’il y a des pays comme le notre, qui ont des proportions impressionnantes de gens traités pour "dépression".
                      Alors voilà : est-ce qu’ils nous mettent des trucs dans la soupe pour qu’on soit "dépressifs", ou bien est-ce qu’on en prescrit à outrance ? 
                      Quend onr egarde de plus près comment le système fonctionne, on relativise sérieusement les diagnostics de dépression.

                      En plus de ça , si on vivait dans un monde moins débile, on n’aurait pas besoin de shooter les gens aux médocs ou de produire des tonnes d’opium dans les pays "libérés" ! smiley


                    • Illel Kieser ’l Baz 11 décembre 2008 09:56

                      @mélanie
                      vous dites :
                      "La quasi totalité des gens confondent anxiolytiques - qui créent une dépendance _ et les antidépresseurs qui sont prescrits sur une courte durée, le temps de sortir du trou. "

                      S’ils confondent c’est déjà qu’ils ne sont pas informés... par leur prescripteur.
                      Par ailleurs, les antidépresseurs sont souvent prescrits bien au-delà de 6 mois dans 95% des cas que je rencontre. Ce qui les conduit à devoir recourir à un médecin expérimenté et informé pour se sortir de cette dépendance.

                      La désinformation commence là où vous avancez des préjugés.

                      Je ne lis pas les témoignages, j’ai assez l’occasion des les entendre chaque jour...
                      Bien à vous


                    • melanie 10 décembre 2008 20:59

                      On n’a jamais "shooté" les gens avec un antidépresseur ......



                      C’est une molécule qui agit sur la sérotine en empêchant sa recapture exessive de manière à augmenter sa circulation, la sérotonine étant le neuromédiateur cérébral impliqué dans la sérénité, le bien être, la régulation du sommeil, ça n’a rien d’un shoot ...

                      Un type qui ne secrète pas assez d’insuline ,on lui prescrit un traitement ou des piqures pour son diabète , un dépressif ne "secrète" pas suffisamment de sérotonine - Prozac est de la classe des ISRS , inhibiteurs selectifs de la recature de la sérotonine - et permet d’en augmenter momentanemment le taux ....où serait le problème ???

                      Laissons crever les dépressifs et se suicider sans traitement, c’est ca ....


                      • Philou017 Philou017 10 décembre 2008 22:00

                        Mais qu’est-ce que vous croyez ? Que l’homme est une machine biologique a qui il suffit de remettre un peu de ceci ou de cela pour que ca marche ?

                        L’organisme au depart fonctionne parfaitement, il a des fonctions auto-régulantes puissantes. Mais, quand on tombe malade, c’est que le corps ne peut plus faire face au probleme. La solution sage est de chercher à lui permettre de se rééquilibrer "en douceur" par des pratiques de médecine les plus naturelles possibles, afin qu’il retrouve son équilibre de lui-même.

                        La médecine occidentale, elle, ne cherche pas ce rééquilibrage. Elle cherche à supprimer le mal en employany des molécules chimiques tres actives qui sont mal tolérées par l’organisme. D’où effets secondaires et problemes dérivés.

                        Quand à laisser crever les dépressifs, allez faire un tour dans les hopitaux psychiatriques, et vous verrez mourir des gens qu’on a bourré de médicaments.
                        La dépression, on s’en sort parce qu’on commence à résoudre les problemes que l’on a, en changeant de cadre de vie, d’activité, d’attitude.
                        Mon expérience me fait dire que si un médicament peut être une aide ponctuelle, c’est en se prenant en charge que l’on s’en sort. Pour cela, il faut réfléchir et essayer de comprendre sa maladie. Il ne suffit pas de prendre un médicament naturel. Il faut qussi faire des efforts pour changer son cadre de vie, minimiser le stress, la nourriture chimique, bien dormir, etc
                        La politique de prévention consiste principalement à faire des vaccins. Où apprend-t-on aux gens à prendre soin d’eux-mêmes ?
                        Dans certains régions, dans l’antiquité, on ne payait le médecin que si les gens étaient en bonne santé. Aujourd’hui c’est exactement le contraire...Dommage.


                      • melanie 10 décembre 2008 23:53

                        Vous mélangez beaucoup de choses et exprimez votre rage et votre impuissance ....

                        Pour un rhume, une angine certaines médications puissantes -et à manier avec précaution - sont très efficaces telles les huiles essentielles , mais la depression est une maladie grave qui bouzille une personne , c’est une vraie maladie et le cerveau est aussi que vous le vouliez ou non, un organe complexe mais soumis aux hormones, aux neuromédiateurs, et c’est une machine au même titre que d’autres organes....

                        Vous n’ètes pas impuissant en général , et se prendre en charge comme en europe du nord est une exellente chose mais il reste des domaines où l’allopathie, les médicaments de synthèse sortent un individu d’un état où il est si mal qu’il est dans l’incapacité de s’en sortir seul ...

                        Les médecins sont certes soumis à pression mais ne prescrivent pas n’importe quoi ..

                        Et puis dès que le traitement vous permet de sortir du trou car la depression est un trou noir, rien n’empêche la sophrologie, le yoga etc ...

                        Ce que le business des majors pharmaceutiques pratique est une chose, les médecins sont des individus avec autonomie et un antidépresseur n’est pas autre chose qu’une aide momentanée.

                        Tout n’est pas tout noir ou tout blanc ...


                        Il existe suffisamment de sujets où la liberté des citoyens est mis à mal dans ce pays pour ne pas voir des complots partout.

                        Les antidépresseurs ne rendent pas dépressifs, la vie sociale,économique et au travail ou au chômage y suffisent déjà amplement ....



                        • Ceri Ceri 11 décembre 2008 00:05

                          ce n’est pas une question de complot, mais plutot se demander pourquoi tant de gens prennent des médocs inefficaces voire nocifs. Dans la dépression comme pour d’autres pathologies d’ailleurs.

                          Après, je ne suis pas psy, je n’ai aucun avis sur la dépression en elle même.


                        • Eric Roux Eric Roux 11 décembre 2008 02:53

                          Vous avez écrit un excellent article et quoi qu’en disent ceux qui veulent faire croire que les antidépresseurs sont un mal nécessaire, il est utile et d’actualité. La quantité d’argent investie dans la promotion des maladies mentales (qui pour la plupart ne sont qu’invention de l’APA) est colossale, mais la somme que cette promotion rapporte en terme de ventes est bien plus que colossale. La France n’échappe pas à cette logique et plus nous communiquerons sur le sujet, plus vite les médecins (les vrais) et le public cesseront d’être dupes ou complices.
                          Merci


                          • melanie 11 décembre 2008 09:36

                            Vous enfourchez vos petits vélos et ne voulez rien entendre ...c’est votre problème ...

                            Si un jour vous rencontrez dans votre vie une personne dépressive, écoutez, coltinez vous sa souffrannce et sa douleur ...C’est physiologique et épouvantablement douloureux ....Si vous le vivez c’est pire, sachez juste que le dialogue est impuissant face à cette pathologie ...


                            Je travaille en naturopathie et les labos c’est loin, je les connais mais je ne me fais pas l’écho en boucle de racontards ...

                            Faites un article sur le scandale des opérations de chirurgie inutile et surfacturées ,c’est plus original et moins soumis à blabla ...

                            Ne confondez pas médicaments et camisoles, un antiallergique permet à des tas de gens de vivre malgré un terrain allergique et ce ne sont pas des molécules anodines ....


                            • ZEN ZEN 11 décembre 2008 10:31

                              Bonjour Mélanie
                              nous avons déjà eu l’occasion d’échanger..
                              Je n’ai pas de (petit) vélo (dans la tête) smiley
                              J’ai déjà eu l’occasion de de voir prendre du Prozac : mauvais souvenirs...
                              Les médecins n’ont aucune formation en psycho-somatique , j’ai eu l’occasion de le vérifier maintes fois. Il ne sont donc pas capables de faire un diagnostic fin, et d’orienter éventuellement
                              Seule une psychothérapie assez longue a pu me sortir d’un mauvais pas
                              Que pensez-vous de ma synthèse critique plus haut ?
                              Je vous renvoie au site pharmacritique
                              cordialement


                            • Gonzague gonzague 11 décembre 2008 10:02

                              Des médocs qui rendent dépressifs... Bien sûr, bien sûr... Et les Bourgogne non, je suppose ?


                              • Guillaume 11 décembre 2008 12:38

                                Encore une fois la théorie du complot, vous vivez dans le monde de Matrix ou quoi !!! Heureusement pour vous je suppose que vous n’avez jamais eu de dépression sévère et donc pas dû prendre de traitement
                                Réfléchissez aux conséquences de ce que vous écrivez avant d’écrire
                                Beaucoup de personnes se suicideraient s’il n’y avait pas d’antidépresseurs
                                et le fait que les médicaments aient des effets secondaires n’est pas nouveau mais au contraire reconnu par tout le monde, et les labos en premier. Si un produit n’était pas efficace, il n’aurait pas d’effet secondaire.
                                C’est bien pour ça qu’il y a des notices
                                Alors oui tout n’est pas tout noir ou tout blanc, le médicament n’est qu’une réponse partielle, on est d’accord,
                                certains l’utilisent mal, d’accord, 50 % des gens qui prennent des antidépresseurs n’en ont pas besoin, oui, mais 50 % de ceux qui ont des dépressions graves ne se soignent pas. Et ce n’est pas des articles comme le vôtre qui vont aider ces personnes...
                                L’un des symptômes de ces maladies psychiques est en effet la négation de la maladie, et j’en sais quelque chose, croyez-moi. Le refus de se soigner a ravagé des personnes de ma famille, ainsi que leur entourage.
                                On a l’impression de lire toujours la même rengaine, c’est lassant...


                                • Ceri Ceri 11 décembre 2008 12:49

                                  vous avez beaucoup d’actions dans l’industrie pharma ?

                                  Bon, je n’ai fait que relater les dernières études portant sur les antidépresseurs. En effet certaines molécules s’avèrent nocives. Point.

                                  Quant à ce qu’on appelle "la dépression", j’ai quand même le droit de douter que 100% des gens à qui on l’a diagnostiquée soient réellement dépressifs. Surtout quand on sait qu’à force de prendre ces médocs on augmente le risque de suicide, et le cerveau patit des traitements. je connais assez de psys et d’infirmières en psy pour pouvoir relativiser les qualités desdits anti dépresseurs !


                                • Guillaume 11 décembre 2008 12:57

                                  Je n’ai même pas envie de répondre, suis dégoûté par vos sarcasmes
                                  J’ai zéro action dans la pharma, zéro action tout court d’ailleurs
                                  Oui dans certains cas les médicaments ont des effets nocifs
                                  Non ce n’est pas une raison pour les rejeter en bloc
                                  Oui la terme "dépression" est galvaudé et des personnes sont diagnostiquées à tort
                                  L’une des raisons est sans doute le manque de psychiatres
                                  Il n’y a pas de pilules miracles, on est d’accord, mais se priver du progrès médical serait stupide


                                • melanie 11 décembre 2008 14:22

                                  @ Zen,

                                  Le petit vélo n’était pas pour vous en particulier ...

                                  Mais il y a beaucoup de manichéïsme et de postulat dans ce débat ....

                                  Je crois au contexte, au stress, à la pression et à la violence de la société sur les êtres biologiques que nous sommes .Et je connais la dépression qui n’est pas psycho-somatique ....

                                  Je me soigne aux huilles essentielles et à la propolis avec succès pour ce qui est de l’infection ,par contre je sais aussi que la vraie dépression est une horrible descente aux enfers et que chacun le vit différemment ,intimement , et que ce n’est pas une invention de labos ....

                                  Les 45 fichiers ,10 de plus depuis deux ans, crés depuis Sarkozy eux méritent une véritable inquiètude à la Big Brother .... !!!

                                  Quant aux troubles bipolaires que je connais hélas aussi car une personne proche de moi en est atteinte , là non plus rien de créé artificiellement, mêmes statistiques partout dans le Monde y compris en Afrique où personne n’accède aux traitements ....Fragilité certainement génétique ....

                                  Sachons de quoi on parle .....La théorie du complot est à prendre avec des pincettes...

                                  Le lithium prescrit et connu depuis des lutres comme modulateur de l’humeur chez ces troubles bipolaires n’a jamais connu la polémique comme le Prozac alors que c’est un produit dont un minime surdosage peut être toxique ....Et dont les taux sanguins sont à contrôler très régulièrement .

                                  Avec les scandales de retrait de molécules toxiques, les Labos se tirent des balles dans le pied .....C’est leur problème et leurs abus sont misérables mais ne mélangeons pas molécules et labos ...
                                  Utilité des uns et business des autres ...

                                  Non ???


                                  • melanie 11 décembre 2008 14:27

                                    Enfin par expérience, je méfie comme de la peste des psychiatres qui n’ont rien apris que la prescription de molécules pharmaceutiques et ne sont en majorité pas formés à l’écoute et à l’empathie ...

                                    Par contre, ma médecin généraliste est fine psychologue, à l’écoute et très discriminante sur le choix des traitements à prescrire ou non ...

                                    Tous les praticiens ne se valent pas mais ça chacun le sait ...


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès