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Accueil du site > Actualités > Santé > Devenir hétérosexuel : un naturel qui ne va pas de soi

Devenir hétérosexuel : un naturel qui ne va pas de soi

Comment sommes-nous déterminés dans nos choix sexuels ?

À quels renoncements la nature nous contraint-elle pour se préserver ?

Y a-t-il des limites dans l’ordre naturel à ne pas franchir ?

Ces limites sont-elles plus biologiques, psychologiques, ontologiques, ou sociales et culturelles ?

Psyché ranimée par le baiser de Cupidon

Il serait peu raisonnable de prétendre répondre en quelques lignes à un questionnement aussi vaste. On peut néanmoins en donner un aperçu, histoire d’allumer chez les plus curieux leur désir de savoir.

Le sujet n’est pas le mariage pour tous. Il n’est toutefois pas sans liens avec les enjeux ontologiques et éthiques soulevés, tant par les promoteurs de la loi que par ses opposants.

Selon les biologistes :
L’embryon est initialement porteur de toutes les structures biologiques des deux appareils génitaux, pour aboutir chez le fœtus à la destruction de l’un d’eux par le développement de l’autre, entre la septième semaine et le quatrième mois. Pour en savoir plus, suivre ce lien, et aussi celui-ci. Une double identité biologique préside donc bien au développement final d’un appareil génital différencié mâle ou femelle. Cette différenciation met en place également les marqueurs neurologiques au niveau cérébral, sous-tendus par les hormones sexuelles mâles et femelles. En évoquant une origine androgyne de l’être humain, les mythologies de l’antiquité ne s’y sont donc pas trompées.

Selon Freud :

« Nous naissons tous pervers polymorphes ». Mais sur le chemin qui nous conduit à la maturité, l’adulte met de côté les perversions dont il ne garde que quelques vestiges compatibles avec le consensus social, variable d’une culture à une autre. Un certain nombre n’y parvient pas, ou insuffisamment pour ne pas se sentir différent de ses congénères. On voit déjà que la frontière entre normalité et déviance, loin d’être une limite irréfutable, est une sorte de no man’s land pour le moins obscur.

Le questionnement porte donc sur la place et la fonction qu'occupe cette sexualité polymorphe initiale dans les choix sexuels – quels qu’ils soient – d’un être humain, et d’une façon plus générale dans son économie psychique. Même si le terme est inadéquat (voir plus loin), perversion et sexualité habitent ensemble sous le même toit. En colocation, dirons-nous dans le meilleur des cas, et dans le pire de façon conflictuelle et/ou symptomatique.

La jouissance au cœur de la pulsion de vie, au service de la survie.

En s’appuyant sur un modèle ontologique de deux pulsions vitales originelles, – archaïques –, associées chacune à un assouvissement particulier, on pointe l’existence de deux jouissances – archaïques elles aussi – ainsi que leur évolution et leur devenir jusqu’à l’âge adulte. La première est juste présentée ici pour mémoire, dans le but de montrer la similitude entre les deux, et le « passage » de l’une à l’autre.

  1. Au service de la survie de l’individu : la jouissance de la succion préside au tétage, et non l’inverse. En quête de cette jouissance, le nourrisson part à l’assaut d’un « objet » à sucer. La jouissance n’est en rien l’absorption du lait contenu dans l’objet, indispensable à sa survie. On lit ici ou là des théories fantasques qui prétendent à une érotisation des lèvres et de la bouche. Non, la jouissance est antérieure, présente in utéro quand le fœtus suce son pouce sans rien ingurgiter. 
    Quand vient la période du sevrage, le nourrisson abandonne rarement spontanément la succion. Preuve que sa jouissance n’est pas dans la satisfaction de son besoin – pourtant vital – de se nourrir. Certains n’y renoncent que très tardivement. Ce retard est encouragé parfois par l’impos­sibilité des parents à envisager la moindre frustration, pourtant inévitable sur le chemin de la maturité. La réussite du sevrage dépend, pour partie, de la découverte de jouissances de substitution, gustatives pour l’essentiel, mais également génitale. Cependant, dans tous les cas, la mémoire de cet assouvissement archaïque ne sera jamais totalement effacée. Le baiser amoureux en est sans doute le plus émouvant vestige. Est-ce encore lui qui ressurgit (souvent) de l’inconscient dans les pratiques sexuelles bucco-génitales ? C’est l’hypothèse la plus probable, avec les suçotements des crayons, des stylos, et autres petits ustensiles tenus dans la main (sans oublier les sucettes… !). 
     
  2. Au service de la survie de l’espèce : la jouissance génitale préside à toutes les formes d’activités sexuelles. Après Joyce McDougall, les psychanalystes l’ont unanimement baptisée sexualité archaïque. Ainsi, l’enregistrement échographique en continu de la vie intra-utérine du fœtus permet d’observer, à quelques exceptions près, son activité sexuelle masturbatoire. Cette activité, mise en veille après la naissance, reprendra du service très rapidement en même temps que le développement sensoriel et psychomoteur. Sa main est souvent le premier « objet » qui éveillera la sphère érotique de l’enfant, mais ça peut aussi être la main des nounous qui s’occupent de son bien-être corporel (toilette, bain, soins ou autres). 
    Jusqu’aux premiers pas vers sa socialisation (scolarité), et jusqu’à l’âge adulte, sauf d’éventuels interdits posés par les éducateurs, rien ne fait obstacle aux explorations érotiques infantiles, à la recherche de cette jouissance qu’il associe petit à petit à tous les « objets » qui y participent. D’où son nom de sexualité archaïque polymorphe. Ceci, garçon et fille confondus. 
    Là encore, sur le chemin de sa maturité, l’enfant acceptera – ou pas – de renoncer à cette polymorphie sexuelle au profit de l’objet intrinsèque qui lui est destiné pour remplir la fonction fécondante, indispensable à la survie de l’espèce. C’est ainsi que l’hétérosexualité s’inscrit comme une normalité naturelle, au regard du choix du seul d’objet compatible avec la procréation. Mais dans tous les cas, la mémoire de ces assouvissements répétés ne sera jamais totalement effacée, comme le précise Sigmund Freud dans ces « Trois essais sur la théorie sexuelle » : « Là où les circonstances sont favorables, il pourra arriver qu’un être normal, pendant tout un temps, substitue telle ou telle perversion au but sexuel normal, ou lui fasse place à côté de celui-ci. On peut dire que, chez aucun individu normal, ne manque un élément qu’on peut désigner comme pervers, s’ajoutant au but sexuel normal ; et ce fait seul devrait suffire à nous montrer combien il est peu justifié d’attacher au terme de perversion un caractère de blâme. »

Ainsi, la jouissance est le noyau atomique de la survie. Elle constitue l’essence même de toutes pulsions de vie. Peut-on alors affirmer que le renoncement à la polymorphie sexuelle archaïque serait l’œuvre – au sens freudien – du refoulement psychique ? Ou au contraire, que l’impossibilité d’y renoncer constitue la perversion ? Bien prétentieux qui croit pouvoir répondre par oui ou par non, mais on voit assurément là le creuset de la névrose, autant que celui de la perversion, comme le souligne encore Freud : « La civilisation a été acquise par le renoncement à la satisfaction pulsionnelle. Ainsi, l'éducation, en réprimant nos pulsions, nous apprend à voir dans le fait d'être aimé un avantage qui permettrait de renoncer à tous les autres. Mais dans le domaine de la sexualité, où un tel renoncement est le moins réalisable, cela conduit aux manifestations réactionnelles névrotiques ou perverses. »

Un terme inadéquat

S’il convient de récuser le terme de « pervers » comme étant une information partielle et partiale en ce qui concerne un individu, une personne, il est toutefois nécessaire de définir ce que nous entendons par « perversion ». Mais la nuance péjorative apparaît ipso facto. Étymologiquement, pervertere indique un mouvement de retournement et de renversement ; pourtant, n'importe quel dictionnaire nous informe qu'il s'agit toujours d'un détournement « vers le mal ». Ce qui impliquerait : il est mal de ne pas faire l'amour comme tout le monde. Si le but supposé des relations hétérosexuelles est l'orgasme, cela veut-il dire qu'une perversion sexuelle qui aboutit à l'orgasme ne diffère en rien d'autres relations sexuelles, sauf en ceci qu'elle emprunte un chemin plus compliqué ? Rien ne distinguerait alors les perversions des jeux amoureux. Même s'il existe des points communs, cela nous conduirait à une conception simpliste de l'agir pervers. En fait, la sexualité perverse est bien plus que ça : c’est la manifestation d'un état où s'entremêlent dépression, angoisse, inhibitions et symptômes psychosomatiques. La perversion n'est pas une simple déviation, mais une organisation complexe qui doit répondre à des exigences multiples, ce qui la dote d'une compulsivité particulière.

Quelles sont ces exigences ? Quelle peut être la signification inconsciente d'un acte où l'angoisse et la souffrance sont rarement absentes ? Qu'est-ce qui peut prédisposer un sujet à ce genre d'inventions ? Quel est, enfin, le rôle de la perversion sexuelle dans l'économie libidinale et dans l'économie narcissique de celui qui en est l'auteur ? Ce sont les questions à explorer plus avant en partant des concepts freudiens fondamentaux.

Névrose ou perversion ?

Sous le prisme de la psychanalyse, la perversion – au sens large – peut se définir comme une stratégie d’adaptation à un environnement donné durant l’enfance. En cela, elle ne serait pas différente des névroses. Néanmoins, le névrosé vit ses symptômes dans la douleur, conscient du caractère pathologique de son état, tandis que le pervers trouve son plaisir justement dans sa perversion, jusqu’à considérer qu’il a découvert le secret de la jouissance paradisiaque. Par exemple, il considèrera que l’hétérosexuel refoule son homosexualité et se prive ainsi d’une bien plus édénique jouissance.

La perversion et le pervers ?

Pour parler de la perversion en ce qu'elle peut avoir de spécifique dans sa structure et dans son économie psychiques, il faut savoir d'abord de qui on parle. On peut répondre que tout le monde le sait : c'est quelqu'un qui a une sexualité perverse. Reste à savoir ce qu’est une sexualité perverse !

Le pervers est-il alors juste quelqu'un qui ne fait pas l'amour comme « tout le monde » ? Bien sûr que non. On ne peut définir un être par un acte, même s'il s'agit d'un acte-symptôme, car ce même symptôme peut renvoyer à des structures différentes.

Sans entrer dans les détails de la théorie des névroses, ni celles des perversions, l'observation clinique nous amène à constater que l'enfant destiné à une solution perverse de la sexualité a rarement connu dans l'enfance la masturbation normale. Celle-ci est toujours manuelle, et cela depuis les premiers mois de la vie. Or, chez certains patients, un hiatus entre la main et le sexe semble avoir été institué bien précocement ; ainsi, l'enfant risque de se trouver très tôt dans sa vie conduit à inventer d'autres façons de faire vivre érotiquement son corps. La recherche de Spitz concernant ce qu'il appelle le « genital play » des nourrissons est fort instructive.

Par ailleurs, quand il y a perturbation dans la relation précoce à la mère, le jeu avec les organes génitaux est remplacé par des balancements du corps, des violents coups de tête, ou des jeux avec les excréments. Voilà un champ de recherche inexploré en ce qui concerne les racines précoces de la perversion sexuelle. On peut déjà parler de la masturbation « pervertie » ou « déviée de son but normal », qui est la recherche du plaisir génital.

Ainsi, la « déviation primaire » (nous naissons tous pervers polymorphe) qui fonde la sexualité humaine peut être entravée dés ses débuts chez certains enfants qui, de ce fait, risquent de se trouver acculés à inventer une néo-sexualité afin de pouvoir garder intactes les limites du corps, de pouvoir posséder un corps érogène, et enfin, de pouvoir protéger ce corps contre le retournement sadique primitif où l'autoérotisme se voit transformé en auto-agressivité. Un des triomphes de la sexualité perverse serait alors l'érotisation de cette pulsion mortifère.

Une solution détournée

Pour Freud, la perversion s'édifie – comme la névrose – à partir de l'impossibilité de résoudre une problématique de la sexualité infantile et/ou le complexe d’Œdipe. Effectivement, l'expérience clinique ne fait que confirmer, depuis un demi-siècle, que la « solution » perverse de la sexualité humaine est bel et bien une tentative (mais parmi d'autres visées) pour contourner les angoisses (de castration entre autres) et maintenir, sous le couvert de l'acte, des comportements sexuels infantiles et/ou les liens incestueux qui s’y rattachent.

Or, la problématique œdipienne est centrée de façon privilégiée sur le rôle du père. La mère primitive, en tant que mère-sein, mère-univers, n’y figure pas (l’objet petit « a » de Lacan). Bien que la théorie de la libido donne toute son importance à la relation précoce mère-infans, Freud n'a pas interrogé la problématique de la sexualité archaïque comme nous le faisons ici.

Le scénario pervers et le rôle de l’autre

Celui qui a créé une perversion a réussi en quelque sorte à réinventer la sexualité humaine ; à travers les changements de buts et d'objets, il construit une nouvelle scène primitive. Cette néo-réalité sexuelle n'est nullement gratuite ; l'acte qui en est le support dans le réel est souvent imprégné d'une forte angoisse et est ressenti par le sujet comme étant doté d'une puissance compulsive qui dépasse toute volonté de sa part pour le freiner.

Malgré le fait que l'angoisse et la compulsivité sont à leur tour érotisées, le sujet a toujours l'impression de n'avoir ni maîtrise ni choix en ce qui concerne son expression sexuelle. « C'est comme si on m'avait jeté un sort », m'a dit un patient fétichiste ; « je crois que je suis née ainsi », m'a confié une patiente homosexuelle. Il n'a pas le choix, c'est vrai. Tout au plus, il se félicite de l'avoir faite, cette découverte érotique miraculeuse.

Il lui arrive parfois de se convaincre, en fonction de l'urgence qui a contribué à faire naître cette invention, qu'il détient le vrai secret de la jouissance sexuelle, de croire que les autres, trop timorés pour la suivre, l'envient d'avoir trouvé cette solution commode, solution dont lui-même a écrit les règles du jeu, ainsi que le rôle du partenaire — car rien n'est laissé au hasard dans cette création.

« Tous les hommes sont des homosexuels », soulignait un adepte de néo-sexualité, « mais ils ont peur de l'admettre. » En fait, ces Instigateurs guettent le moindre signe qui confirmera leurs scénarios intimes. C'est aussi grâce à cette vigilance qu'ils trouvent avec une sûreté étonnante les partenaires aptes à désirer le rôle du figurant dans ce théâtre érotique personnel.

 Éraste et ÉromèneBien d’autres éléments sont à prendre en compte dans l’approche ontologique de la perversion, et de l’homosexualité en particulier. Ce texte, espérons-le, en est-il au moins une modeste contribution.

Évidemment, cette question d'une sexualité « normale » est épineuse et il nous est loisible de mettre en cause la justesse de la définition freudienne, même revue et corrigée depuis. Les premières formulations de Freud tendaient à présenter la perversion comme une simple vicissitude de la pulsion, avec fixation ou régression à un stade libidinal antérieur. L'achèvement de la deuxième topique a produit un remaniement de la théorie de la sexualité lié, parmi d'autres, au concept du « Surmoi en tant qu'héritier de l’œdipe ». Mais c'est surtout le cas de l'Homme aux loups qui a amené Freud à explorer plus avant la théorie de la perversion.

Il est devenu manifeste que la réponse à l'énigme des perversions était à chercher dans la situation de l'enfant face à la scène primitive ; plus question d'un supposé fonctionnement génital bloqué à un stade primitif.

Dans les articles ultérieurs (« On bat un enfant », « Le problème économique du masochisme », « Le fétichisme », « Le clivage du Moi »...), il est devenu de plus en plus évident qu'une perversion sexuelle ne saurait être conçue comme un simple fragment de la sexualité qui aurait réussi à échapper au refoulement. Du coup, la célèbre formule selon laquelle la névrose serait le négatif de la perversion se révélait insuffisante.

 

Source bibliographique : de nombreux ouvrages de Freud et d’autres auteurs numérisés par l’Université du Québec à Chicoutimi sont disponibles en téléchargement gratuit sur le site de l’UQAC.

 

Crédit images :

1- Sculpture d’Antonio Canova 1797 - Psyché ranimée par le baiser de Cupidon, Musée du Louvre (en couverture de l’un de mes livres).

2- Éraste et Éromène, coupe attique à figures rouges, Ve siècle av. J.-C., Musée du Louvre. 

 


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98 réactions à cet article    


  • Tall 5 février 2013 10:11

    L’essentiel de l’homosexualité est d’origine psy.

    La preuve par Darwin :

    Si c’était essentiellement génétique, le % d’homos dans la pop. serait bien moindre puisque ce caractère génétique est un handicap lourd à sa propre reproduction. On devrait avoir un % comparable à celui des trisomiques par exemple ( 1 / 700 ).
    En France, la pop homo est estimée à au moins 2% ( 1 /50 ), soit : près de 15 fois +


    • Folacha Folacha 6 février 2013 06:23

      Vous oubliez que dans les sociétés archaiques, on demandait rarement aux gens leur orientation sexuelle avant de les « unir » à un partenaire en vue de procréation ! Surtout aux femmes .

      Ceci étant, je ne crois pas plus une origine « génétique » de l’homosexualité qu’à une cause « psychanalitique » .

    • Gabriel Gabriel 5 février 2013 12:56

      Assez d’accord avec vous fatale, la psychanalyse est cette maladie mentale qui se prend pour sa propre thérapie. Elle peut être un remède contre l’ignorance mais elle est sans effet sur la connerie et elle s’arrête uniquement quand le patient est ruiné. D’où la question sur l’utilité métaphysique de la psychanalyse. Quant à papy Freud, voilà encore un mythe qui en a pris un sérieux coup avec l’étude approfondi de M.Onfray. 


    • Loup Rebel Loup Rebel 5 février 2013 13:56

      Désolé pour vous, mais j’apprécie que vous ayez posté une réaction à la non-lecture d’un article. smiley


    • ctadirke 5 février 2013 15:22

      La « tartine » est pas mal étouffe-chrétien

      Mais comment peut-on encore en 2013 prendre ce malade de Freud au sérieux ?

      Sauf si on s’en sert pour se donner des allures de scientifique et se faire plein de fric v comme psy évidemment

      Un bon « psy » lit beaucoup, écoute beaucoup et conseille peu

      Le temps c’est de l’argent, mais il ne faut pas être trop gourmand .

      Ou alors aller voir ... un psy pour se faire soigner smiley


    • Mowgli 6 février 2013 08:23

      « j’ai cessé la lecture de votre article dès l’évocation de Freud »

      Moi de même. La prochaine fois, pour garder mon attention, évoquez plutôt Wilbur Glenn Voliva, je risquerai de vous lire jusqu’au bout. De même si vous évoquez W.C. Fields ou Groucho Marx


    • vieux grincheux 6 février 2013 09:36

      @ fatale


      Dommage que vous n’ ayez pas lu la suite, car l’ auteur redéfinit la « perversion » et le contexte négatif dans lequel elle est utilisée....

      Ceci dit, je ne pense pas que la psychanalyse soit une thérapie adaptée aux femmes. A partir du moment où l’ image du Père est érigé en Totem, elles vont être sans cesse confrontées au Tabou du parricide.

      or, c ’ est bien de tuer le patriarcat, le Padre Padrone dont nous avons besoin...Rappelez-vous le mythe de Chronos/Gaïa/Zeus où Gaiä sauve Zeus de la dévoration de Chronos.

      En clair, la Terre sauve La Lumière/ Eureka de l’ entropie du Temps.....

      « Oh temps , suspend ton vol »...disait le poète. ( On devrait mieux écouter les poètes, non ?) 

      Les archétypes sont de puissants vecteurs (irruption de Jung.....) d’ émancipations et d’ autonomie, un des buts de l’ acquisition cognitive, n’ est-il pas ?

      Merci à l’ auteur pour ces précisions et mes amitiés aux Caribous !!!!

      VG 

    • Shawford Taubrouk 6 février 2013 09:41

      Fatalis, elle fait très caribou diaphane inverti smiley


      Va comprendre Charles ( smiley ? )

    • Loup Rebel Loup Rebel 6 février 2013 11:32

      @vieux grincheux :
      Merci de votre remarque adressée à fatale, qui, pour n’avoir pas lu l’article s’est vue gratifiée de +13 (soit 13 non-lecteurs à ce jour).

      Content de savoir que d’autres, comme vous-même, ont eu la curiosité d’aller jusqu’au bout. Je vous ai plussé, car j’apprécie en tout point votre commentaire.

      @ctadirke :
      Oui, étouffe-chrétien est le mot juste. J’ajouterai juste intégriste. Pour ne rien vous cacher, je les avais un peu oubliés, ceux-là. Si vous êtes chrétien, je vous prie de me pardonner d’avoir tenté de vous étouffer, par pure inadvertance.

      Comme tant d’autres choses dans ce monde, l’accès aux secrets de l’âme ne va pas de soi, et les religions en ont perdu le monopole après l’avoir confisqué durant des siècles. Merci à Jung, fils de pasteur, et à Freud, (presque) fils de rabbin, pour avoir repris à leurs pères ce droit de savoir de quoi est faite l’âme.


    • mortelune mortelune 5 février 2013 15:19

      Vous avez tout à fait raison. 

      J’aime assez la vision de Jung à propos de la libido. 
      Carl Gustav Jung l’a proposé comme équivalent d’énergie psychique dans une vision moniste.


    • Kookaburra Kookaburra 5 février 2013 11:08

      A l’auteur :

      Merci pour cette article intéressant. N’ayant aucune compétence dans ce sujet, j’aimerais avoir votre opinion sur la réflexion suivante :

      En quel sens peut-on dire que l’homosexualité soit « naturelle » ? Naturel veut dire « correspond à l’ordre de la nature ». Naturel ne veut pas dire « existe dans la nature ». Cette interprétation est fausse. Le mongolisme existe dans la nature, mais c’est un accident de la nature. On ne dirait pas qu’il soit « naturel » ou « normal ». Une condition, même innée, qui fait obstacle au développement normal de l’individu, n’est pas « naturelle ». Appeler les anomalies de la nature naturelles et pour cette raison bien, c’est jouer avec les mots. La sodomie, la fellation, la masturbation sont des pratiques culturelles plutôt que naturelles. La nature reste bouche bée devant ces pratiques qui, pour elle sont subversives, l’empêchant à arriver à son but.

      Les opinions des experts sur l’existence d’une cause génétique ou biologique de l’homosexualité divergent, mais même si elle soit innée, elle n’est pas pour autant naturelle. Car le but naturel de l’instinct sexuel n’est pas le plaisir. Le plaisir n’est que le moyen pour atteindre le but de la procréation. Et c’est pourquoi seule l’attirance hétérosexuelle peut être qualifiée de naturelle. Elle seule correspond à l’ordre de la nature. Le désir homosexuel est une exception, un accident de la nature. Pour la psychologie, elle est une perversion, c’est-à-dire une déviation. Perversion, en psychologie, est un simple constat et ne porte pas un jugement moral.


      • Iren-Nao 5 février 2013 12:37

        Kookabura

        Vous avez tellement raison que vous serez crucifie !
        Vos anathèmes a la pensée soit disant progressiste qui n’est même plus capable de distinguer les sexes naturels laisse a penser que vous êtes sans doute un réac en voie de nazification.
        tres cordialement

        Iren-Nao


      • Loup Rebel Loup Rebel 5 février 2013 13:49

        Mon propos cherche à éclairer la genèse du choix hétérosexuel. L’homosexualité fait partie des « options » qui se présentent à l’enfant pour faire vivre son corps sexué. Ce choix n’est pas plus évident que le premier.

        J’ai dit en effet que l’hétérosexualité peut se définir comme la « normalité naturelle » de ce qui donne un sens à la jouissance génitale qui lui est intrinsèque. J’ai précisé quelques-uns des obstacles qui encombrent le chemin qui conduit à cette « normalité naturelle ». Il y en a de nombreux autres que je n’ai pas évoqués, car un livre entier n’y suffirait pas (j’en ai écrit plus d’un).

        Aucune cause génétique n’étant démontrée, la seule voie restant à explorer est celle de l’ontologie, comme l’avait déjà fait Socrate. Il a parlé en long et en large de ce que Freud a nommé libido, mais contrairement à l’idée reçue, son existence n’est pas une découverte de la psychanalyse. Depuis un peu plus d’un siècle, les psychanalystes ont juste fait avancer (un peu) le schmilblick. Lacan s’est beaucoup plus ouvertement appuyé sur les textes de Platon que ne l’avait fait Freud ; dommage que ses écrits soient si hermétiques, il était beaucoup plus compréhensible à l’oral, dans ses séminaires.

        Le plus important est de bien comprendre que la jouissance génitale n’est pas la conséquence de la pulsion de survie de l’espèce, mais qu’elle en est la cause. Exactement comme pour la pulsion de survie du nourrisson : c’est parce qu’il recherche la jouissance de la succion qu’il va se nourrir et survivre, sauf le cas où aucun des objets à sa portée ne contiendrait le lait indispensable...

        Vous avez raison, le mot perversion est tabou. C’est aussi pour ça que j’ai consacré un paragraphe entier pour préciser de quoi et de qui on parle quand on apprête à définir les perversions.

        Merci en tout cas de votre intervention qui permet d’apporter des précisions supplémentaires.


      • L'enfoiré L’enfoiré 5 février 2013 18:13

        @L’auteur,

         Comme je l’ai mentionné, nous avons eu une enquête poussée sur le sujet.
         Une phrase de la demoiselle est parfaitement claire « moins de conflits à la maison avec des parents adoptifs de même sexe ».
         Quand vous voyez le nombre de divorces de couples hétérosexuels, c’est dire que le risque est grand de réunir deux modes de vie, de captation de celle-ci différentes.
         La normalité est-elle celle de la nature qui pousse à continuer l’espèce par l’enfantement ?
         Vous avez raison, il y a très peu de chose qui détermine le sexe d’un foetus au départ.
         Certains être vivants ont un sexe pendant un temps et un autre à un autre.
         Régulation d’un trop plein ?
         Tout cela n’a rien à voir avec psychologie, ni avec Freud.
         Ce n’est que des constatations sur le terrain.


      • Loup Rebel Loup Rebel 6 février 2013 12:08

        @ L’enfoiré :

        Bien que hors sujet, je vous réponds : votre lien apporte de l’eau au moulin des opposants, en montrant qu’après 10 ans (7 pour l’adoption), la loi belge n’a pas apporté de solution à l’homophobie. Pire encore, elle a soufflé sur les braises de la haine et de l’exclusion.

        Vous êtes sûr que c’est ce que vous voulez pour la France ?


      • voxagora voxagora 5 février 2013 11:26

        A mission (impossible) nul n’est tenu, paraît-il.

        Mais puisque vous tentez courageusement de vous y coller, 
        je me permets de mettre ce lien qui renvoie à un petit article savoureux montrant comment l’intérêt 
        de Freud a été éveillé, puis orienté, par ses maîtres, vers « l’alcôve », mot désuet riche de représentations.

        • Loup Rebel Loup Rebel 5 février 2013 12:31

          Merci pour votre lien. Il me permet de découvrir que le Collège Clinique Psychanalytique semble en bonne voie, et en bonne voix aussi.

           smiley


        • JL JL 5 février 2013 13:38

          Bonjour Loup Rebel,

          j’aimerais rebondir sur ces phrases : ’’ il est devenu de plus en plus évident qu’une perversion sexuelle ne saurait être conçue comme un simple fragment de la sexualité qui aurait réussi à échapper au refoulement. Du coup, la célèbre formule selon laquelle la névrose serait le négatif de la perversion se révélait insuffisante.’’

          Est-ce que le fait de considérer la névrose comme le négatif de la perversion (ou inversement), n’était pas équivalent à la deuxième formule suivante : ’’la névrose c’est l’échec de la réussite ; la perversion la réussite de l’échec.’’ ?

          Et dans la perspective que vous présentez - archaïsme de la première formule citée -, que deviendrait cette deuxième formule ? Obsolète elle aussi ?


        • Loup Rebel Loup Rebel 5 février 2013 19:44

          @JL
          ’’la névrose c’est l’échec de la réussite ; la perversion la réussite de l’échec.’’ ?
          Et dans la perspective que vous présentez - archaïsme de la première formule citée -, que deviendrait cette deuxième formule ? Obsolète elle aussi ?

          Pas obsolète, mais la perversion ne peut pas être réduite seulement à la réussite de l’échec. Elle répond à des exigences multiples qui la dote d’une compulsivité particulière, qui n’est autre en définitive que l’addiction.


        • JL JL 5 février 2013 22:36

          Loup Rebel,

          compulsion, addiction, où est la différence, et s’il y en a une, ou est la limite ?

          L’addiction ne me semble pas être l’apanage des pervers, mais je n’en jurerais pas : c’est probablement une question de définitions.


        • Loup Rebel Loup Rebel 5 février 2013 23:50

          @JL

          Compulsion : force intérieure qui pousse impérieusement le sujet à accomplir certains actes. Toutes résistances à cette force intérieure provoquent de l’angoisse et de la culpabilité.

          Addiction : dépendance à quelque chose, à une activité, une consommation. Le manque provoque des sentiments de frustration souvent accompagnés de sentiments de colère.

          Très proche en effet. L’addiction seule n’est pas symptomatique de la perversion (sauf à considérer la consommation avérée de stupéfiant comme une perversion)

          Je me permets d’insister sur un point : la perversion ne fait pas forcément le pervers. Je ne suis pas loin de considérer qu’il a de la perversion (comme de la névrose) chez tout un chacun. Dieu merci, les pervers sont (encore) la minorité. Peut-être même sommes-nous tous potentiellement borderline, contenu par le seul consensus social ? Mais c’est un autre débat.


        • JL JL 6 février 2013 09:12

          @ Loup Rebel,

          je suis entièrement satisfait ou d’accord avec vos réponses à mes interrogations. Peut-être initierez vous un jour sur Agoravox cet autre débat ?

          Ceci dit, j’aurais une autre question, qui pourrait bien faire l’objet d’un débat.

          Selon la psychanalyse classique, le refoulement pourrait bien avoir pour fruits la sublimation. Je fais l’hypothèse ici que les plus rusés échappent à la névrose par la perversion, et les plus doués par la sublimation.

          Ceci expliquant cela, je veux parler de la forte proportion d’homosexuels dans les milieux intellectuels et artistiques.

          Est-ce que le mariage et donc la banalisation de l’homosexualité serait sans conséquence sur cet aspect des choses ? Est-ce que l’on ne court pas le risque de tuer certains talents et une certaine créativité ? Je crois que la question mérite qu’on s’y intéresse.


        • Loup Rebel Loup Rebel 6 février 2013 11:56

          @ JL : le refoulement pourrait bien avoir pour fruits la sublimation

          Très juste. Très juste aussi votre statistique sur le monde artistique et intellectuel. J’y ajouterais volontiers « intellectuels de gauche ». On peut également pointer le monde politique, dans lequel l’homosexualité est devenue un des principaux lobbys. Mais là je prends le risque de me faire insulter par les militants concernés... voire risquer un procès en homophobie smiley

          Je suis partant pour le débat que vous suggérez. Attention, le terrain est totalement miné. J’ai notamment déjà entendu quelque part que si on avait encouragé le jeune Hitler dans son gout pour la peinture en l’orientant vers une vocation artistique, son génie n’aurait pas été détourné vers un destin aussi dévastateur...


        • antyreac 5 février 2013 11:39

          L’homosexualité est choisie donc d’origine psychologique 


          • Loup Rebel Loup Rebel 5 février 2013 12:54

            Oui, l’orientation sexuelle est un « choix ».

            Je mets des guillemets, car ce choix est rarement totalement consenti. C’est tout le problème. Psychologique, oui, mais résultant d’un ensemble très complexe de pressions, affectives pour l’essentiel, éducatives aussi, qui pousse l’enfant à trouver SA solution pour (tenter de) s’adapter à l’environnement social dans lequel il aura à vivre.

            Quand les pressions sociales répriment un comportement sexuel particulier, l’enfant sera incité à faire un choix différent.

            A contrario, une pratique sexuelle valorisée par le consensus social encouragera l’enfant à aller vers ce choix.

            Certes nous sommes libres... ou plutôt nous nous croyons libre, car comme disait Diderot, nous croyons conduire notre destin, mais c’est toujours lui qui nous mène.

            Merci en tout cas pour votre commentaire, qui me permet d’apporter ces précisions.


          • Tall 5 février 2013 14:45

            Oui, l’orientation sexuelle est un « choix ».


            Non, c’est l,hétérosexualité qui est la norme biologique nécessaire à la reproduction de l’espèce.

            Tandis que l’homosexualité est une déviance généralement psy et fortement conditionnée par les rapports père-mère durant l’enfance.
            Ces rapports ne sont pas simples à modéliser, mais ils sont là, et certains schémas récurrents sont bien connus.

            Mettre sur le même pied hétéro- et homosexualité en utilisant le vocable « orientation sexuelle » est un glissement conceptuel fallacieux.
            Le premier est biologique, l’autre ne l’est pas.



          • JL JL 6 février 2013 11:04

            ’’Oui, l’orientation sexuelle est un « choix ».’’

            Voilà qui mérite des guillemets en effet, parce que, dit comme ça, c’est du grain à moudre pour la théorie du genre.

            Encore faudrait-il préciser un choix entre quoi et quoi. Non, ne me dites pas entre homo ou hétéro ; et parce qu’alors, c’est la porte ouverte à ce polymorphisme dont nous avons parlé. Ce choix est bien plus complexe, et surtout, variable d’une personne à l’autre et par rapport aux normes sociales admises.

            Et ce serait une erreur de mettre les débats actuels sur le plan du choix parce que la pensée tournerait en rond : je choisis parce que « toutes les choses sont égales par ailleurs »  ; « toutes les choses sont égales par ailleurs » pour me permettre de choisir librement.


          • JL JL 7 février 2013 09:20

            Personne n’ayant réagi,

            je n’ai peut-être pas été assez clair. Je précise :

            la pensée tournerait en rond de la façon suivante  : je veux pouvoir choisir librement càd « toutes  choses égales par ailleurs » ; toutes les choses devront être rendues égales par ailleurs afin que je puisse choisir librement.

            Deux scénarios sont possibles :

            1 - Le statu quo : pas de mariage pour tous. Le choix de l’homosexualité demeure pénalisant (*). Sans commentaire.

            2 - le mariage pour tous est institué : le choix en faveur de l’homosexualité sera beaucoup plus facile, puisqu’il n’y a plus aucun inconvénient spécifique.

            Autrement dit, plutôt que de faire en sorte de faciliter le choix de l’hétérosexualité, la loi sur le mariage pour tous fonctionnera de ce point de vue, à contre emploi.

            On voudrait inciter un maximum de jeunes gens à ne pas choisir l’hétérosexualité qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

            (*) pénalisant sur le seul fait que le mariage n’est possible qu’aux couples composés de deux individus complémentaires du point de vue sexuel. On ne marie pas deux semblables. Les mots ont un sens. Casser les mots c’est casser le sens, c’est casser les repères.


          • Shawford Taubrouk 5 février 2013 11:43

            half a friend totally crazy smiley


            • foufouille foufouille 5 février 2013 11:58

              si c’etait le cas, on serait pas aussi nombreux
              ou on serait bisexue


              • Mowgli 6 février 2013 10:38

                Mais ON EST bisexués ! On a DEUX couilles. La gauche est yin, la droite yang (et c’est pas Georges qui me contredira).

                Et ces dames, me direz-vous ? Je vous vois venir, petits cochons, vous voulez me faire dire des mots que la morale réprouve. Mais c’est raté car je vous ai vus venir avec vos gros sabots cousus de fil blanc.


              • Loatse Loatse 5 février 2013 12:40

                Je vais tenter une explication, celle ci part de l’observation « sur le terrain »..

                La plupart des homosexuels masculins que j’ai rencontrés avaient une problématique liée à l’image du père.. (ceux qui ont bien voulu me parler de leur famille, de leur enfance)

                Une mère vue comme castratrice et donc un père démissionnaire qui se soumet à l’autorité féminité (pour X raisons) peut, par un phénomène de projection-rejet jouer un rôle déterminant dans le choix du partenaire amoureux quand on sait le rôle primordial que joue le psychisme sur le biologique..

                Je serais plutôt d’accord avec l’hypothèse de la construction psychologique de l’enfant comme facteur déterminant ses préférences sexuelles...

                Car la nature est têtue.. Biologiquement, physiquement elle s’entête à nous doter de l’une ou l’autre des caractèristiques sexuelles (masculin ou feminin) et non pas les deux, soit un vagin ou un pénis.. et afin que nous sachions quoi en faire, elle joint à ces « outils », des stimulants hormonaux qui rentrent en action à la puberté. certains sous forme olfactive.

                Bref, « mère nature » fabrique de futurs hétérosexuels... enfin toutes les conditions prérequises sont présentes pour que nous puissons perpétuer notre espèce...


                • Loup Rebel Loup Rebel 5 février 2013 20:42

                  Vous résumez parfaitement en une phrase :

                  Bref, « mère nature » fabrique de futurs hétérosexuels... enfin toutes les conditions prérequises sont présentes pour que nous puissions perpétuer notre espèce...

                  L’être humain a parfois la fâcheuse tendance a ne pas respecter « mère nature ». D’où mon propos : un naturel qui ne va pas de soi

                  Merci Loatse


                • Loatse Loatse 5 février 2013 12:45

                  oups ! lire « autorité féminine » et non féminité..


                  • lulupipistrelle 5 février 2013 13:19

                    C’est un bel article.


                    Je n’ai sans doute pas les compétences pour rajouter mon grain de sel, pourtant je dirai qu’on a là un faisceau de présomptions qui se vérifient souvent. 

                    • Loup Rebel Loup Rebel 5 février 2013 13:52

                      Je vous remercie de l’intérêt que vous témoignez à mes propos. smiley


                    • lulupipistrelle 5 février 2013 14:00

                      Je vous remercie de me rappeler les discussions de ma jeunesse, avec des copains homos et psychanalystes. 


                    • Loatse Loatse 5 février 2013 14:09

                      @lulu

                      je ne suis pas psy non plus loin de là mais méfiante, ca oui...

                      En ce moment pour nous vendre l’homoparentalité, certains ne trouvent pas mieux que de déconstruire la structure familiale.. 

                      Pour ce faire, il est nécessaire de passer par l’étape qui consiste à nier que la nature met tout en oeuvre afin que nous devenions hétérosexuels... donc mettre sur un pied d’égalité normative l’homosexualité et l’hétérosexualité..

                      Partant de là, il devient facile de faire accepter l’homoparentalié et ce qui en découle en matière de filiation puisque le modèle parental est réduit à un archétype

                      Qui oserait en effet soutenir qu’être un père et une mère est davantage une réalité biologique et anatomique que des fonctions voire des places ?!


                      • lulupipistrelle 5 février 2013 14:22

                        N’étant pas psy moi-même, et puisque chacun y va de son interprétation je dirais qu’avant la survie de l’espèce, il y a la survie de l’individu... Pour échapper à des contraintes insupportables (mais pas les mêmes pour tous) chacun s’adapte avec les moyens dont il dispose.


                        Une mère abusive, un père insignifiant peuvent être à l’origine de l’homosexualité d’un de leurs enfants, mais pas nécessairement. 

                        De manière générale, et pas uniquement que du point de vue de la sexualité , tous nous nous sommes adaptés à des situations particulières, de là notre extrême diversité, de là aussi nos problèmes éventuels... et la difficulté de définir une norme en général. 

                        Parce que la norme ne correspond qu’au comportement le plus fréquent ... 

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