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Du ludique, inoffensif aux jeux dangereux

Les enfants jouent dans la cour, ils forment une ronde....Tout va très bien, jusqu'au moment où l'un des participants s'effondre et perd connaissance.

Aucun adulte n'a rien vu et portant l'irréparable est arrivé

Un jeune sur 10 a déjà pratiqué un jeu dangereux.

Si ces « jeux » ont toujours existé, ils se sont développés et ont été popularisés par les réseaux internet comme facebook.

Il s'agit bien souvent d'un défi pour soi-même ou pour le groupe qui organise ce jeu.

Parfois, ce sont des enfants harcelés qui sont contraints de répondre à la demande pressante de leurs camarades.

Ils y sont obligés s'ils ne veulent pas être frappés.

Certains répondent à la sollicitation espérant mettre fin aux brimades.

D'un côté vous avez un semblant de « libre choix » et de l'autre un harcèlement subi

 

« La mortalité due à des jeux d'évanouissement (étranglement volontaire, blocage de la respiration...) de types jeu "du foulard", "de la tomate", "du rêve indien" et les jeux dangereux (le petit pont massacreur, le catch), "est la partie émergée de l'iceberg", a souligné Bertrand Chevallier, chef du service pédiatrie-adolescents-urgences pédiatriques de l'hôpital Ambroise Paré, lors d'un colloque organisé par l'APEAS (Association de parents d'enfants accidentés par strangulation) et l'assureur scolaire MAE. »

 

Des associations comme l'APEAS, constituée en 2002, alertent contre les jeux dangereux et le harcèlement scolaire.

Elles ont très vite compris qu'il ne fallait pas s'adresser aux enfants en leur faisant simplement la morale.

Il est nécessaire, pour les convaincre de la nocivité de ces jeux, de leur montrer leur dangerosité : séquelles cognitives ou motrices plus ou moins graves et décès.

Cette action préventive est accompagnée d'une campagne visant à convaincre les éditeurs et diffuseurs de publications d'être responsables.

 

Sur la photo jointe à cet article, vous trouvez deux documents reproduits :

  • le premier émanant de Mac Do qui explique comment avoir le sommeil comique !?

    - le deuxième est un « jeu » présenté dans un livre diffusé par Nathan.....

Mac Donald, interpellé par l'APEAS ne diffuse plus cette plaquette qui circule malheureusement encore, quant au livre de Nathan , il se trouve dans des bibliothèques « pédagogiques ».

 

Des mouvements d'éducation populaire, organismes de formation BAFA comme les FRANCAS et les CEMEA agissent contre les jeux dangereux et en proposent d'autres, particulièrement amusants et ne présentant aucun risque.

Des formateurs vont plus loin encore, en faisant la chasse aux gages et en favorisant le jeu coopératif.

Les enseignants, les animateurs et les parents doivent se mobiliser contre ces jeux dangereux qui loin d'être des jeux, constituent des dangers parfois mortels.

La journée nationale contre le harcèlement à l'école qui aura lieu le jeudi 5 novembre est une occasion pour inciter à la réflexion, au débat et à l'action contre le harcèlement et les jeux dangereux.

Elle ne doit pas constituer une initiative alibi sans lendemain mais permettre que la prévention prenne de l'ampleur et devienne permanente .

 

Jean-François Chalot


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11 réactions à cet article    


  • sarcastelle 5 octobre 09:29
    séquelles plus ou moins graves et décès 
    .
    Pour être compris des enfants ne dites pas « décédé » mais « mort ». 
    .
    mort : M-O-R-T
    .
    « décès » fait partie du langage sirupeux destiné à étouffer les choses désagréables. Or ici, ce sont les enfants, qui s’étouffent. 


    • gaijin gaijin 5 octobre 16:56

      @sarcastelle
      pour une fois + 1 ( tout arrive )


    • Samson Samson 6 octobre 19:01

      @sarcastelle
      Absolument !
      Foin des circonlocutions « éducatives » et toujours appeler un chat un chat, si on veut se faire bien comprendre ! smiley


    • gaijin gaijin 5 octobre 16:56

      il faut aussi comprendre en amont le pourquoi du comment : 
      a force de surprotéger les enfants d’une part ils n’ aquièrent pas la notion du danger et n’ont pas les réflexes de survie et d’autre part n’ayant pas trouvé les « limites » de leur corporalité ils vont aller les chercher trop loin .....


      • CHALOT CHALOT 5 octobre 17:04

        Une bonne nouvelle, Mac Do a arrêté de diffuser cette plaquette il y a « longtemps » mais des exemplaires traînent encore...Pour Nathan le livre est toujours en vente


        • JBL1960 JBL1960 5 octobre 21:23

          @CHALOT Bonsoir, je ne suis pas arrivée à me connecter sur votre site, aussi je vous poste cette info ici, bien que ce soit HS = https://francais.rt.com/economie/27211-benevolat-rsa-illegal
          Imposer du bénévolat en échange du RSA est illégal, a jugé un tribunal administratif
          Ayant suivi le dossier dès le départ, j’ai mis à jour mon billet exclusivement consacré à ce sujet = https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/02/06/ubu-est-strasbourgeois/
          Je pense que cela ne manquera pas de vous intéresser.


        • Vipère Vipère 5 octobre 20:05

          Chalot

          C’est aux parents d’ éduquer leurs progénitures à ne pas dire amen à tout ! 

          les enfants doivent savoir dire « non » dès qu’ils entrent en milieu scolaire où l’on trouve le pire comme le meilleur.

          Sans quoi l’on aura des souffre-douleurs qui devront tout endurer leurs féroces camarades. Souvent ceux sont des enfants gentils et bien élevés qui sont la cible de petits durs.


          • gaijin gaijin 6 octobre 16:34

            @Vipère
            « C’est aux parents d’ éduquer leurs progénitures à ne pas dire amen à tout ! »
            « Souvent ceux sont des enfants gentils et bien élevés qui sont la cible de petits durs. »

            vous ne voyez pas là comme une contradiction dans vos propos ?

            du reste quand voulez vous que les parents éduquent les enfants au juste ?
            la journée ils sont a l’école le soir c’est le choix entre : télé-devoirs- activités extrascolaire
            le samedi c’est les courses etc
            le dimanche télé-ménage
            .......


          • Henry Canant Henry Canant 5 octobre 22:40

            Bravo Chalot,

            Cet article portant sur des jeux mettant en jeu la vie des enfants ne peut qu’engendrer la sympathie des mères de famille, même si tout le monde connait le problème.
            Cela vous montre comme un homme protégeant la vie des enfants.
            Ce sera plus facile pour plus tard de les envoyer combattre les infidèles en Syrie ou en Irak. 

            • Samson Samson 6 octobre 16:42

              "Elles ont très vite compris qu’il ne fallait pas s’adresser aux enfants en leur faisant simplement la morale. Il est nécessaire, pour les convaincre de la nocivité de ces jeux, de leur montrer leur dangerosité : séquelles cognitives ou motrices plus ou moins graves et décès.« 

               »O tempora, o mores !«  Après la génération de l’enfant-roi, voici celle de parents bien trop inconscients des limites à poser à leur progéniture pour oser encore évoquer, par crainte autrement de prononcer un gros mot, devant eux les termes de »sanction« ou de »punition« .

              Bref, faudra faire avec, d’autant que nos têtes blondes ou crépues ont maintenant leurs propres réseaux sur le net et échappent très largement au contrôle des parents et éducateurs pour expérimenter les limites à leur »toute-puissance« .

              Au moins, les enseignants sont maintenant sensibilisés à la problématique du harcèlement ! De mon temps, bien peu était fait pour y remédier, et j’ai vu plus d’un enseignant pousser la bassesse jusqu’à l’encourager, ou y recourir lui-même, pour mieux se concilier les sympathies de la »meute". Tant qu’à recourir à l’existence de la dynamique du groupe (classe, école, ....), voici le lien vers une expérience intéressante menée pour le sensibiliser et l’associer à la résolution du problème.

              Salutations ! smiley


              • gaijin gaijin 6 octobre 18:31

                @Samson
                bon lien !
                ce qu’il faut comprendre ( ça ne semble pas avoir été fait ) c’est que le groupe se définit toujours en fonction de ceux qu’il exclue
                il y a dans tout groupe une double dynamique inclusion et exclusion le processus décrit marche parce qu’il permet de réinclure la « victime » dans le groupe
                a notre époque ou nous sommes formatés a l’individualisme les dynamiques de groupe sont passées dans l’impensé ( a part chez les militaires ) .

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