Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Santé > Du nouveau en santé ?

Du nouveau en santé ?

génétique, traitements, nutrition, hygiène

- Des cellules souches humaines à partir d’ovules de vache

Voilà de quoi alimenter d’interminables débats alors qu’il n’est pas du tout évident que ce soit une voie d’avenir. S’il n’y a pas de création d’organismes hybrides malgré les apparences, ce sont tout de même des cellules humaines avec des mitochondries de vache !

Pour éviter le recours à des cellules embryonnaires humaines, un biologiste britannique a cherché et réussi à utiliser des ovules de vache dont le noyau a été retiré et remplacé par celui d’une cellule humaine. A la clé : une voie thérapeutique nouvelle... et un débat de société.

A l’intérieur, les biologistes ont glissé un noyau prélevé sur une cellule humaine et reprogrammé pour qu’il devienne similaire à celui d’un œuf et non plus celui d’une cellule de peau. La cellule est devenue un embryon, qui a survécu trois jours, jusqu’au stade à 32 cellules, ce qui est insuffisant pour en obtenir des cellules souches.

Il ne s’agit bien sûr pas de réaliser une chimère, ce qui n’a d’ailleurs pas été fait puisque les cellules résultantes ont un génome purement humain.

- Des cellules cancéreuses peuvent contaminer leurs voisines

Certaines cellules tumorales sont capables d’envoyer des vésicules contenant des protéines oncogènes « contaminer » des cellules saines et leur faire adopter un comportement aberrant et malin.

Cela prouve que le cancer est un processus multicellulaire, où les cellules communiquent beaucoup entre elles. On entre en opposition avec la vision traditionnelle d’une unique cellule « mutée » qui se multiplie de façon incontrôlée jusqu’à former une tumeur.

- Un marqueur génétique prédisposant au cancer du poumon est identifié
Le Monde, Le Figaro, 04.04

Le fait que le facteur génétique soit relié aux récepteurs à la nicotine, renforce le caractère cancérigène du tabac (mais aussi des patchs à la nicotine ?).

Trois études internationales, publiées dans Nature et Nature Genetics, concordent pour identifier un marqueur génétique présent chez une partie de malades atteints d’un cancer du poumon.

Toutes trois situent la variation incriminée dans une région du chromosome 15 où sont localisés des gènes codant pour des récepteurs à la nicotine.

Interpréter les résultats de ces études comme la preuve que seuls les porteurs d’un marqueur génétique de prédisposition feraient un cancer du poumon serait une grossière erreur. L’absence de ce marqueur ne signifie pas non plus une immunité vis-à-vis de cette maladie.

Alors que le risque pour un fumeur invétéré d’être atteint d’une tumeur maligne au poumon est de 16 %, il passe à 23 % s’il est porteur de variations sur les deux copies du chromosome 15, ce qui est loin d’être négligeable.

- Cancer du sein : les acides gras trans fortement suspectés

Une étude française indique que le risque de développer un cancer du sein est presque doublé chez les femmes dont le sang renferme une grande quantité d’acides gras trans. Déjà accusés de favoriser des maladies cardiovasculaires, ces composés, que l’on trouve surtout dans des produits industriels (comme les pâtisseries et les margarines) se retrouvent de nouveau sur la sellette.

Il paraît que les industriels maîtrisent de mieux en mieux l’élimination de ces gras trans, espérons-le...

- Soigner le cancer du sein par ultrasons
’’La Croix, Les Echos«  » 21.04

La Croix brosse le portrait de Jean Palussière, radiologue à l’Institut de cancérologie Bergonié à Bordeaux, où « ce spécialiste du cancer du sein et son équipe ont mis au point un nouveau procédé destiné à soigner les tumeurs par des ultrasons focalisés ».

Le journal remarque qu’« il lui aura fallu près de 10 ans de sa vie » et parle d’« avancée médicale majeure, qui pourrait révolutionner les techniques d’opération et éviter à certaines femmes l’ablation du sein ».

Non seulement leur appareil peut repérer la tumeur grâce à l’IRM, mais surtout il permet de piloter, avec précision, le faisceau des ultrasons, car il mesure en temps réel la température dans la zone à détruire.

Les tests n’ont pour l’heure été réalisés que sur des animaux. D’ici à la fin de l’année, 10 patientes vont tester l’efficacité de ce traitement. Si les résultats sont positifs et le procédé validé par le Comité d’éthique, la machine pourrait être installée dans les hôpitaux à l’horizon 2010.

De leur côté, Les Echos s’intéressent à « l’électroporation contre les tumeurs ».

Plusieurs pays européens commencent à utiliser un nouveau traitement anticancéreux à base d’impulsions électriques.

Cette méthode électrochimique exploite le fait que les membranes des cellules s’ouvrent aux molécules extérieures sous l’action d’un champ électrique. L’effet est d’autant plus intéressant qu’il impacte surtout les cellules en division, donc les tumeurs.

- Les statines contre le cancer

L’importance de l’inflammation dans le développement des cancers promet un rôle renforcé des statines qui sont utilisés pour baisser le cholestérol mais qui ont aussi un effet anti-inflammatoire ou anti-oxydatif (sans doute plus important que la baisse du cholestérol lui-même dont l’intérêt a été mis en doute).

Ces résultats - probants - pour ce qui concerne les fortes doses qui sont bien associées à une réduction globale du nombre de cancer, ne manquent pas d’interroger une fois encore sur le polymorphisme d’action des statines.

- Des nanoparticules magnétiques pour guider des globules blancs sur les tumeurs

Claire Lewis et Munitta Muthana, chercheurs à l’Université de Sheffield ont, avec leurs collègues, concrétisé une idée brillante. Comme ils l’expliquent dans le journal Gene Therapy, ils ont injecté dans les monocytes des nanoparticules magnétiques. Cela peut surprendre mais de telles particules sont présentes dans certaines bactéries et sont parfaitement bien tolérées par ces organismes vivants.

Après avoir réussi à insérer ces nanoparticules dans les monocytes, et ces derniers ayant été injectés dans des souris malades, les chercheurs ont alors utilisé des champs magnétiques pour attirer les cellules traitées vers les tumeurs. Ils se sont alors aperçus que la quantité de monocytes porteurs de la thérapie génique ayant pénétré dans les tumeurs avait bien augmenté.

Lewis pense que cette nouvelle technique a un grand potentiel en thérapie génique et pas uniquement pour le cancer. Elle cite par exemple des problèmes d’arthrose ou d’ ischémie myocardique conduisant à des problèmes cardiaques.

- Une chimiothérapie avec des doses milles fois plus petites grâce aux nanoparticules

La chimiothérapie peut être une arme efficace dans la lutte contre le cancer. Malheureusement, les doses nécessaires de produits actifs ont souvent des effets secondaires indésirables. Cela pourrait changer grâce à l’emploi de nanoparticules recouvertes des substances actives. Une étude récente montre qu’une dose mille fois moins forte de produits suffit à traiter certaines tumeurs.

- Chimiothérapie : l’effet jeûne
L’Express numéro 2961

Le fait de jeûner pendant 2 jours avant une chimiothérapie pourrait protéger les cellules saines de l’organisme sans diminuer l’efficacité du traitement.

Une équipe de Los Angeles (Etats-Unis), associée à l’hôpital Gaslini, à Gênes (Italie), est parvenue à ce constat grâce à une expérience menée sur des souris.

Les chercheurs ont injecté aux rongeurs des cellules cancéreuses humaines. Puis ils les ont séparés en deux groupes : d’un côté, les souris nourries normalement ; de l’autre, celles qui avaient été soumises à deux jours de jeûne.

Ils ont ensuite administré à toutes une dose élevée de chimiothérapie.

Dans le premier groupe, la moitié étaient mortes et les autres, très affaiblies. Dans le second, les souris ne manifestaient aucun signe d’épuisement et le traitement a permis de prolonger leur vie.

Selon le responsable de l’étude, Valter Longo, les cellules saines soumises au jeûne se mettent en sommeil, ce qui les rend résistantes aux agressions. Les cellules cancéreuses continuent à proliférer, mais sont vulnérables à la chimiothérapie.

- L’eau est à consommer avec modération...
Le Parisien 22.04

Il y a une polémique sur l’eau depuis qu’une étude a conclu qu’il ne servait à rien d’en boire ! S’il était salutaire de contredire les publicités féminines qui prétendent que boire aiderait à maigrir, il faut se méfier de ces études isolées, comme celles qui concluent à la nocivité des vitamines. Cela dépend des gens et si boire ne sert à rien quand on est en bonne santé, c’est souvent utile quand on prend de l’âge au moins. De même, parler de la qualité de l’eau du robinet dépend énormément d’où l’on est !

Le Parisien indique en effet que selon une étude américaine qui « contredit pas mal d’idées reçues », parue dans le Journal of the American Society of Nephrology, « boire une bouteille d’eau par jour n’est pas nocif, mais ne sert à rien. Ni à maigrir, ni à éliminer, ni à se sentir mieux ».

Pour en arriver à ces conclusions, deux chercheurs de l’université de Pennsylvanie à Philadelphie ont étudié la littérature scientifique concernant les supposés bénéfices de cette consommation en eau, et ils n’ont rien trouvé de particulièrement probant et de prouvé.

On entend souvent que boire 1,5 l d’eau permettrait d’éliminer davantage de toxines. C’est archifaux. Les reins éliminent les toxines, consommer plus d’eau va générer plus d’urine, mais pas plus de toxines dans cette urine.

Le spécialiste ajoute qu’« on n’a jamais vu quelqu’un perdre du poids en buvant de l’eau. Il faut que les femmes arrêtent de se gâcher la vie en trimbalant partout leur bouteille en plastique ».

Nos besoins journaliers en eau sont apportés à 80 % par notre alimentation. (...) Pour le reste, il suffit d’écouter son corps et de boire quand on a soif.

- La lutte contre le syndrome métabolique fait débat au Japon
Le Monde 29.04

Alors que l’existence même ce qu’on appelait aussi le « syndrome X » était mis en doute jusqu’à récemment, on s’aperçoit qu’il pourrait toucher 50% des hommes de plus de 40 ans ! On se dispute sur le tour de taille mais on ne fait pas le rapport encore avec l’andropause, semble-t-il...

Soucieux de réduire les dépenses de santé, le gouvernement japonais a lancé, début avril, une campagne controversée de lutte contre le syndrome métabolique.

Ce syndrome est lié aux habitudes de vie et est susceptible de provoquer des maladies cardiovasculaires et du diabète. Il est diagnostiqué en cas d’obésité abdominale élevée associée à deux critères parmi les quatre suivants : taux élevé de triglycérides, glycémie trop importante, faible niveau de cholestérol HDL et hypertension artérielle.

En 2004, les autorités nippones ont mené une étude auprès de 3 900 personnes de 20 ans et plus. Il est apparu que 23 % des hommes et 9 % des femmes souffraient du syndrome. Chez les plus de 40 ans, la proportion passait à près de 50 % chez les hommes et 20 % chez les femmes.

Ces conclusions ont conduit le gouvernement à lancer une campagne qui oblige tous les Japonais de 40 à 74 ans à se soumettre à une mesure de leur tour de taille.

Les personnes examinées seront ensuite classées en trois catégories. Les sujets les plus sensibles au « métabo » devront suivre des sessions afin de modifier leurs habitudes de vie.

Les critères retenus fixent à 85 cm pour les hommes et 90 cm pour les femmes la limite au-delà de laquelle le syndrome peut être diagnostiqué. Or les recommandations de la Fédération internationale du diabète situent, pour les Japonais, ces limites à 90 cm pour les hommes et 80 cm pour les femmes !

- Plus de chances d’avoir un garçon avec une alimentation riche
Le Figaro 23.04

Un apport calorique important au moment de la conception favorise la naissance des garçons, (...) alors qu’un régime hypocalorique aurait tendance à sélectionner des filles.

Les chercheurs ont aussi pu mettre en évidence une forte corrélation entre la consommation de céréales au petit déjeuner et la naissance de garçons.

- Antidépresseurs : les risques durant la grossesse
Le Figaro 22.04

Une expérience conduite par une équipe de l’Inserm montre que des souriceaux exposés à ces psychotropes ont des troubles du sommeil à l’âge adulte, (...) celui-ci étant fragmenté et peu réparateur. Des perturbations proches de celles observées dans la dépression et qui persistaient tout au long de leur vie.

La régulation du sommeil se programme dans les toutes premières années de vie. Cette période serait essentielle au bon fonctionnement des neurotransmetteurs cérébraux qui font en particulier intervenir la sérotonine dans la régulation du sommeil.

Il est avéré que les perturbations du fonctionnement de ce système provoquent des troubles du sommeil, de l’anxiété, voire de la dépression.

Or chez les personnes dépressives, la plupart des traitements sont à base d’inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, qui agissent en augmentant artificiellement son taux dans la synapse.

Ces travaux nous donnent à penser que les 3 premières semaines de vie chez la souris constituent une période critique durant laquelle s’installe et se consolide l’impact du système sérotoninergique sur la régulation du sommeil et des comportements émotionnels. Et une fois ce système mis en place, il semble qu’il ne soit plus possible de le modifier.

- Des antidépresseurs peuvent améliorer la vision !

Des essais ont montré que le Prozac agissait sur la plasticité des neurones liés à la vision et pourrait donc servir à corriger certains types de déficiences visuelles.

Ils offrent aussi une piste pour répondre à la question encore en suspend de savoir comment les antidépresseurs aident à réguler l’humeur des patients déprimés en suggérant que la plasticité cérébrale pourrait jouer un rôle important dans ce processus. Les scientifiques ont donné des doses normales de fluoxétine à des rats adultes dont la vision avait été perturbée par l’absence d’exposition à des images au cours d’une période critique de leur développement précoce (!). Les chercheurs ont détecté dans le cerveau des animaux des changements dans l’expression de protéines et les communications électriques indiquant que le traitement avait rétabli la plasticité neuronale dans le système visuel des rats et favorisé la récupération de leur vision.

- Vers un test de la dépression ?
L’Express numéro 2961

Ce pourrait être une révolution : des médecins de l’université de l’Illinois (Etats-Unis) ont découvert un marqueur biologique propre à la dépression, qui pourrait déboucher sur un test de dépistage.

Il s’agit d’une protéine (Gs alpha), qui modifie la transmission de certains neuromédiateurs dans le cerveau. On la trouve en quantité égale chez les individus normaux et les déprimés, mais, chez ces derniers, elle a tendance à s’accumuler à des endroits spécifiques sur la membrane des cellules, bloquant ainsi les capacités de communication.

A prendre avec des pincettes quand même car cela paraît un peu douteux.


- La régénération totale du cerveau

La cytokine était auparavant utilisée comme stimulateur sanguin. Mais il s’est avéré qu’elle était capable de provoquer l’arrivée dans le sang de cellules souches, dont les réserves sont quasiment inépuisables.

L’expérimentation animale a montré que dans les cas de détérioration de l’encéphale accompagnés de dommages psychoneurologiques et somatiques graves, le rétablissement après traitement à la cytokine est quasiment total.


- Alzheimer : alcool et tabac facteurs aggravants
Le Figaro 18.04

Ces dernières années, des travaux concordants de plus en plus denses indiquent que cette affection dramatique serait aussi liée à notre mode de vie.

Et il apparaît que les facteurs qui affectent le cœur, notamment ceux responsables de lésions coronariennes, altèrent aussi le fonctionnement du cerveau avec l’âge.

Cette démence fréquente frappe plus précocement les gros fumeurs et les buveurs invétérés.

Une autre étude dévoilée lors de cette conférence soutient que les personnes ayant une hypercholestérolémie dans leur quarantième année, ont un risque accru aussi d’en souffrir plus tard. Un troisième travail affirme, lui, qu’avoir un gros ventre en milieu de vie est également associé à plus de risque plus élevé.

Dans cette maladie, il y a la conjonction de lésions au niveau de la microcirculation du cerveau et des dépôts de plaques amyloïdes. En agissant sur les facteurs de risque vasculaire, c’est-à-dire en arrêtant le tabac, en traitant l’hypertension, le cholestérol, le diabète, en pratiquant de l’exercice physique, on retardera à l’évidence l’apparition de la maladie.

- Le GHB, un psychotrope en vogue pouvant provoquer la mort
Libération 25.04

Le GHB a été découvert par Henri Laborit, sous le nom de Gamma OH, dont il faisait grand cas mais son point faible c’est l’alcool qui rend sa consommation dangereuse.

Libération consacre une page au GHB, ou acide gamma-hydroxybutyrique, « connu comme la « drogue du violeur » », psychotrope « en vogue » dont « les effets désinhibants peuvent provoquer la mort ».

LObservatoire français des drogues et toxicomanies s’inquiète, dans son dernier rapport, Trend (Tendance récentes et nouvelles drogues), de cette mode.

L’observatoire rapporte « un développement de l’usage dans le cadre des afters », ainsi qu’« une augmentation des comas consécutifs à la consommation de cette substance ».

Libération cite un musicien, Yiss, qui remarque que le GHB « est complètement banalisé. J’ai vu des gens tomber comme des mouches. Sur les dancefloors, tout le monde a sa petite bouteille d’Evian avec de la menthe et du GHB ».

Le phénomène reste mal connu : « A l’hôpital, on vous demande ce que vous avez pris. Vous répondez du GHB. On vous demande alors qui vous l’a versé dans votre verre. Ils pensent à la drogue du violeur. L’usage récréatif est encore méconnu ».

 

- Un patch pour tester la sueur

La plupart des vêtements conçus pour la surveillance de la santé mettent l’accent sur des mesures physiologiques, tels que la température du corps et le rythme cardiaque. C’est l’une des premières tentatives visant à analyser en permanence les signaux biochimiques en utilisant les vêtements. L’équipe a utilisé une approche novatrice pour la surveillance : une combinaison de fils hydrophiles et hydrophobes tissés ensemble pour canaliser la sueur aux capteurs. En utilisant l’attraction et la répulsion naturelle pour déplacer la sueur, la méthode évite aussi la nécessité de nouvelles sources d’énergie.

Une fois que le tissu a capté quelques millilitres de sueur dans le patch, les capteurs déterminent la quantité de potassium, de chlorure ou de sodium. Mesurer ces électrolytes peut donner un bon aperçu du métabolisme de la personne.

- Le lavement d’autrefois redevient à la mode
Le Parisien 25.04

Le lavement de nos grands-mères qu’on appelle de manière plus chic « hydrothérapie du côlon », (…) redevient à la mode.

Depuis quelques années, des machines super sophistiquées se chargent désormais de vous purifier de l’intérieur. Cette technique de purge naturelle est même en train de devenir une démarche « tendance » dans la mouvance « détox » du moment.

Le Parisien remarque cependant que « si tous les fans disent ressentir un profond bien-être et une sensation de légèreté, les gastro-entérologues, eux, sont catégoriques : c’est dangereux pour la santé et totalement à proscrire ».

Ces lavements à l’eau peuvent provoquer des ulcérations du rectum et entraîner des hémorragies graves, voire la mort. A l’hôpital, on ne fait presque plus de lavements, et quand il faut vraiment évacuer le rectum, ou pour une coelioscopie, on fait absorber des laxatifs par le haut... Bref, c’est n’importe quoi.

- Première pose de rétine artificielle
Le Parisien 11.04

Une première pose de rétine artificielle chez un homme devenu aveugle a été réalisée en France à la mi-février, à l’hôpital parisien des Quinze-Vingts.

Après une longue rééducation, l’opéré ne retrouvera pas une vision normale, mais il reconnaîtra des formes et pourra s’orienter dans son univers familier.

La prothèse de rétine comporte des photorécepteurs, (…) transformant le signal lumineux en signal électrique transmis au cerveau par le nerf optique.

- Des nanofibres pour réparer la moelle épinière

 

Une lésion de la moelle épinière, provoquant chez des souris une paralysie des membres inférieurs, a pu être réduite, immédiatement après l’intervention, grâce à l’injection d’une substance liquide – là est la nouveauté -, formant ensuite un réseau de nanofibres organiques facilitant la repousse des cellules nerveuses.


- Le sang artificiel à l’origine d’une surmortalité importante
Le Figaro 30.04

Le Figaro annonce qu’une étude américaine « montre que la transfusion des substituts de sang serait responsable d’une surmortalité significative, par rapport aux transfusions effectuées avec des dérivés naturels ».

Le Dr Charles Natanson, des Instituts nationaux américains de la santé, a constaté que des hémoglobines artificielles administrées dans le cadre d’essais cliniques de phase III ont provoqué une hausse de 30 % du risque de mortalité avec 59 crises cardiaques fatales contre 16 survenues dans le groupe témoin.

Au total, 164 personnes traitées avec des sangs artificiels sont décédées contre 123 dans les groupes témoins ayant reçu des transfusions de sang naturel.


Moyenne des avis sur cet article :  5/5   (9 votes)




Réagissez à l'article

3 réactions à cet article    


  • Internaute Internaute 12 mai 2008 13:37

    Jean Zin se croyait noir. Maintenant il découvre qu’il descend peut-être de l’auroch smiley


    • xray 12 mai 2008 15:21

       


      Qu’elle soit cérébrale ou matérielle,
      la misère est le fondement de la société de l’argent !
      (Le malade, l’industrie première.)

      TOUT LE MONDE IL EST BEAU !

      TOUT LE MONDE IL EST MALADE.
      Une population malade est une population soumise.  


      Les Mots mythiques
      Le virus de la Grippe aviaire
      Le virus machin (le virus du Sida)
      La cuisine diabolique des croyances (Un bien-portant est un malade qui s’ignore.)
      L’important, c’est d’être malade ! 



      • Grasyop 12 mai 2008 17:23

        « Des cellules souches humaines à partir d’ovules de vache »

        Pour rappel, voici ce que donne une cellule comportant le noyau d’une souris et le cytoplasme d’une autre souris (d’une autre espèce, je suppose, puisque 37 gènes mitochondriaux les séparent). L’article reste malheureusement très vague, mais dit que cela peut modifier « l’anatomie du cerveau, le développement, l’apprentissage, le comportement et le vieillissement chez la souris. »

        Bien sûr, ces embryons vache-humain ne sont pas destinés à produire un être vivant, mais j’espère que de telles cellules ne sont pas non plus destinées à être un jour injectées dans le corps humain à des fins thérapeutiques, bref j’espère qu’elles sont seulement destinées à de la recherche fondamentale. Peut-être est-ce aussi un peu de la provoc pour inciter à la libéralisation de la recherche sur cellules-souches embryonnaires humaines...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès