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Accueil du site > Actualités > Santé > Eau : pour ou contre la mise en boîte ?

Eau : pour ou contre la mise en boîte ?

La consommation d’eau minérale en bouteille explose, et sans le savoir, le consommateur s’expose à quelques dangers.

Les consommateurs sont partagés : s’ils continuent de boire l’eau du robinet, ils s’exposent aux risques éventuels d’absorber nitrates, plomb, chlore et pesticides.

Les nitrates, c’est bien connu, se transforment en nitrites au contact des sucs digestifs, ralentissant le renouvellement de notre sang.

Les normes ne font pas tout (25 mg/l maximum conseillé et interdiction de la vente au delà des 50 mg) car même un dosage de nitrates ne dépassant pas la norme présente des risques proportionnels à la quantité de nitrate ingérée.

Quant aux pesticides, on sait qu’ils sont parmi les responsables du cancer.lien

Et puis il y a le chlore ajouté souvent à l’eau du robinet, et qui a le fâcheux inconvénient de tuer les bonnes bactéries, comme les mauvaises.

Au passage, on peut aussi trouver du plomb, lorsque les canalisations anciennes n’ont pas été changées.

L’eau en effet peut dissoudre le plomb, et même si les normes européennes sont de plus en plus draconniennes, le risque demeure.

Mais boire de l’eau embouteillée n’est peut-être pas la meilleure réponse.

6 français sur 10 boivent de l’eau minérale en bouteille, et nous sommes en France les plus gros consommateurs de cette eau conditionnée.

Ce n’est pas un record très glorieux, car en pensant éviter les risques que comportent certaines eaux du robinet, on en court d’autres tout aussi importants.

Nous consommons en moyenne dans notre pays 150 litres d’eau en bouteille par an et par habitant, ce qui représente près de 8 milliards de bouteilles.

Cette eau embouteillée coûte jusqu’à 300 fois plus cher que l’eau du robinet, et représente un surcroît de dépense pour les ménages :

Le prix moyen de l’eau en bouteille, pour une personne qui en consomme 1,5 litre est de 240 € pour l’eau minérale, contre 1,87 € pour l’eau du robinet. lien

Ce qui fait du pétrole un produit moins cher que l’eau minérale en bouteille !

En effet, à 75 dollars le baril (160 litres) il revient à 40 cts le litre. Avec les taxes nous le payons 4 fois plus cher, ce qui fait qu’il coûte moins cher que certaines eaux embouteillées.

Emily Arnold et Janet Larsen, auteurs de l’étude affirment même que l’eau en bouteille peut coûter jusqu’à 10 000 fois plus cher que l’eau du robinet, si l’on tient compte de l’énergie utilisée pour la mise en bouteille, les livraisons, et le recyclage.

D’après le Canard Enchaîné, la bouteille en plastique à elle seule représente 40% du prix de votre eau minérale.

Selon une étude publiée par l’EPI (Earth Policy Institute) aux Etats-Unis, en 2004 environ 154 millions de litres d’eau en bouteille ont été consommés, soit une augmentation de près de 60 % par rapport à 1999.

Comme l’écrit le professeur jacques Neirynck, fraîchement élu en Suisse, dans son livre « les scandales de l’eau en bouteille chez Favre éditeur » : « l’eau en bouteille est le symbole d’une société folle où les malins exploitent les sots ».

Ce qui n’est pas une nouveauté.

Toujours est-il qu’il mène campagne en Suisse pour faire interdire la vente de l’eau en bouteille.

Le plastique qui sert à fabriquer les bouteilles d’eau minérale est d’origine pétrolifère (PET : polyéthylène téréphtalate), et lorsque nous détruisons une bouteille en plastique, c’est du pétrole que nous gaspillons.

Le Pacific Institute a calculé qu’il faut 17 millions de barils de pétrole pour fabriquer les bouteilles d’eau bues aux Etats-Unis chaque année. lien

Selon les chercheurs de l’université d’Heildelberg les eaux minérales de 48 marques analysées contenaient 95 à 165 fois plus d’antimoine que les mêmes eaux avant d’être embouteillées. lien

L’antimoine est un poison.

Il peut provoquer des maladies des poumons, des problèmes au cœur, des diarrhées, des vomissements et des ulcères d’estomac.

La présence de ce poison serait dû, d’après l’étude mentionnée à l’utilisation du PET, lié à un stockage exposé à la chaleur.

Même si la quantité d’antimoine reste inférieure aux recommandations, sa consommation régulière soulève quelques inquiétudes.

Ces bouteilles ne sont biodégradables qu’au bout de 500 ans et si elles sont envoyées à l’incinération elles dégagent des gaz toxiques et des cendres remplies de métaux lourds.

En terme de pollution, l’eau du robinet est 1000 fois moins émettrice de CO2 que l’eau en bouteille.

Au consommateur de choisir, car comme disait mon vieil ami Africain : « le monde aura beau changer, les chats ne pondront jamais »


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45 réactions à cet article    


  • geko 17 juin 2009 11:15

    Merci pour cet article !

    De l’eau du robinet, ça dépends de l’endroit où vous habitez et de la période de l’année ! L’été j’ai l’impression de boire l’eau de la piscine municipale quand on chope pas la courante !

    La solution ne serait-elle pas l’osmoseur  ?


    • olivier cabanel olivier cabanel 17 juin 2009 14:41

      Geko,
      l’osmoseur, bien sur, j’aurais pu évoquer cette possibilité,
      cependant, je ne suis pas certain que pour filtrer les nitrates, et autres pesticides, il existe quelque chose de vraiment performant.
      certains fabriquants l’affirment,
      peut etre que les commentaires des lecteurs vont nous éclairer.
      l’idéal serait qu’on arrete de polluer à tout va, mais çà, c’est de toute façon un peu tard,
      il faudrait peut-etre que les normes soient plus draconiennes, et là le problème serait différent, car l’eau ne pourrait pas être distribuée à tout le monde !
      pas facile.


    • Bigre Bigre 18 juin 2009 09:24

      L’osmoseur ...
      je suis équipé depuis 5 ans. Je n’ai pas fait analyser l’eau de l’osmoseur. Par contre, ce que je sais, c’est que je ne transporte plus de bouteilles : fini les caddies encombrés, fini le coffre de la voiture trop chargé, fini les transports de la voiture à la cuisine, fini de descendre les poubelles, ... et j’ai de l’eau agréable pour tout.
      La grande différence est pour le thé. Thé parfait avec l’eau en bouteille ou l’eau de l’osmoseur, et pas très joli avec de l’eau calcaire (même avec adoucisseur). Et ça, c’est agréable aussi, un bon thé !

      Coté finances, pas sûr que le portefeuille s’y retrouve, enfin, si, peut être au bout de 5 ans, mais je ne compte pas ... l’important est dans aussi dans la qualité de vie, dans le confort du petit robinet en plus, dans le volume réduit des courses alimentaires, ... et dans l’impression d’arrêter de participer au gachis des déchets plastiques.

      Bigre !


    • cathy30 cathy30 17 juin 2009 13:21

      Bonjour Olivier Cabanel
      C’est la peste ou le choléra. Apparemment j’ai choisi les deux puisque je consomme de l’eau du robinet dans une bouteille en plastique sur mon lieu de travail, le top quoi.


      • olivier cabanel olivier cabanel 17 juin 2009 14:44

        Cathy30,
        effectivement, vous avez décidé de prendre tous les risques !
        peut-etre au moins, vous pourriez mettre l’eau du robinet dans un bouteille en verre ?
        je sais, le verre c’est lourd et fragile, mais la santé a un prix, non ?


      • spartacus1 spartacus1 17 juin 2009 14:01

        Cet article est vicié à la base : bien loin d’exploser, la consommation d’eau en bouteille est, au contraire, en pleine déconfiture.

        Cela dit, l’eau du robinet est parfaitement saine, excepté, peut-être, en Bretagne, et encore !

        Les industriels de l’eau en bouteille remercient très fort les gogos qui leur permettent d’accroitre encore leur pactole.


        • olivier cabanel olivier cabanel 17 juin 2009 14:48

          spartacus,
          je ne sais pas d’ou vient l’eau que vous buvez, mais je peux au moins vous certifier une chose, dans mon département, l’Isère, dans la région des Abrets, nous avons de temps à autre de gros problèmes.
          il y a quelques temps l’eau dépassait allègrement les 30 mg/litre en nitrates,
          et était impropre à la consommation question pesticides,
          cela apparaissait clairement dans le document d’analyses envoyée en meme temps que la facture.
          nous étions donc prévenus, c’est déjà çà.
          et cette eau était pourtant distribuée.
          la situation s’est améliorée depuis, mais jusqu’à quand ?


        • pierrrot 18 juin 2009 00:37

          Comme quoi la propagande (en particulier télévisuel) des grands groupes du type Véolia arrivent à faire croire que tout est parfait dans l’eau du robinet, j’invite toutes les lecteurs à se renseigner sur cette soit disante « eau saine »


        • olivier cabanel olivier cabanel 18 juin 2009 15:12

          Pierrot,
          merci de ton commentaire plein de sagesse,
          effectivement les grandes compagnies qui distribuent l’eau, ou qui encouragent l’incinération ont de grands moyens,
          surtout que c’est nous payons, comme disait l’autre.


        • Hortus 17 juin 2009 14:52

          Votre article est très intéressant et bien documenté. Toutefois, vous ne comparez pas les mêmes choses. Pour l’eau du robinet vous parlez essentiellement de santé alors que pour l’eau en bouteille vous parlez surtout écologie (exception faite de la partie concernant l’antimoine).

          On peut faire de bien plus grandes économies, à propos de l’eau, sur d’autres usages que la boisson. Certes, j’engraisse quelques capitalistes, mais je protège ma santé...

          • olivier cabanel olivier cabanel 18 juin 2009 15:15

            Hortus,
            avez vous bien lu ?
            je pose le problème des nitrates, des pesticides, du chlore pour l’eau du robinet,
            et pour l’eau minérale, je parle de l’antimoine, qui est un poison.


          • Eric Eric 17 juin 2009 15:39

            Bonjour, en ce qui concerne le chlore présent notamment dans l’eau du robinet, je viens de publier un article que je vous invite à lire : http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/eau-pour-ou-contre-la-mise-en-57680


            • Eric Eric 18 juin 2009 10:41

              Désolé erreur de manip hier
              voici le lien vers l’article sur les méfaits du chlore : http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/la-chloration-de-l-eau-est-elle-57507
              merci pour l’intéret que vous y porterez


            • olivier cabanel olivier cabanel 18 juin 2009 15:17

              eric,
              merci de ce complément d’information qui coule de source,
              on oublie trop souvent que le chlore, c’est de l’acide chlorydrique dilué,
              c’est un bactéricide, et comme je l’ai dit dans l’article, il fait de l’eau vivante une eau morte.
              pas étonnant que çà ait des conséquences sur notre santé.


            • Mmarvinbear mmarvin 20 juin 2009 12:55

              « on oublie trop souvent que le chlore, c’est de l’acide chlorydrique dilué » : pas tout à fait exact.

              Le chlore est un élément chimique de base, numéro 17 du tableau périodique des éléments.

              Cet élément n’existe pas sous forme pure dans la nature, il est toujours associé avec d’autres, en particulier avec le sodium, dont l’union donne...le sel (NaCl)

              L’acide chlorhydrique (H3OCl) est une molécule qui contient du chlore, mais associé à de l’hydrogène et à de l’oxygène.

              Ce liquide est utilisé dans le traitement des eaux non pour ses propriétés bactéricides (le chlore
              fait ça très bien tout seul) mais pour réguler le Ph et assurer une neutralité maximale de l’eau de boisson. C’est la même raison qui pousse à son utilisation (en quantité très faible) pour les eaux de piscines.

              Pour information, l’estomac humain contient une petite proportion d’acide chlorhydrique car il est un des composants des sucs gastriques.


            • Pierrot Pierrot 20 juin 2009 17:25

              à @ Marvin,

              Non, l’acide chlorhydrique a pour formule chimique HCl (revoir cours de seconde des lycées) !


            • Pierrot Pierrot 20 juin 2009 17:36

              NON Olivier Cabanel le chlore n’est pas de l’acide chlorhydrique.
              Revoir cours de chimie de seconde des lycées !
              Le chlore ou plutot le dichlore c’est Cl2 : gaz à aspect verdâtre, toxique pour les poumons.

              Le gaz chlorhydrique c’est HCl, très soluble dans l’eau. C’est un acide fort.
              Il est aussi toxique mais cela n’a rien à voir avec le chlore.

              Pourquoi pas l’eau H2O c’est de l’hydrogène !
              ou l’eau c’est de l’oxygène !!!!!

              Revoir les bases de la chimie.


            • olivier cabanel olivier cabanel 20 juin 2009 19:07

              Pierrot,
              je ne dis pas que le chlore et l’acide chlorydrique sont la même chose,
              mais seulement que le chlore est tiré de l’acide chlorydrique, et que le chlore n’est pas sans danger.
              c’est un bactéricide.
              a moins que vous ayez un penchant pour l’eau de Javel ?
              même diluée, c’est franchement pas terrible.


            • olivier cabanel olivier cabanel 20 juin 2009 19:11

              Mmarvin,
              écoutez, vous pouvez boire de l’eau chlorée, si çà vous tente,
              personnellement, j’aime autant boire une eau propre et surtout vivante.


            • Mmarvinbear mmarvin 21 juin 2009 00:06

              Hé non...

              HCl, c’est la formule du chlorure d’hydrogène, qui est un gaz.

              Comme quoi...


            • Mmarvinbear mmarvin 21 juin 2009 00:11

              « mais seulement que le chlore est tiré de l’acide chlorhydrique » :

              N’importe quoi... Le chlore n’existe pas à l’état natif sur Terre, il est surtout combiné au sodium. Le chlore pur est extrait par électrolyse chlore-soude.

              La formule est la suivante :

              A l’Anode : Cl- -> ½ Cl2+ e- OA la Cathode : Na+ + H20 + e- -> NaOH + ½ H2


            • Mmarvinbear mmarvin 21 juin 2009 00:12

              « personnellement, j’aime autant boire une eau propre et surtout vivante. » : c’est quoi pour toi, une eau vivante ?

              Propre, je comprends, mais vivante... Tu aimes les bouillons de culture ?


            • Pierrot Pierrot 21 juin 2009 12:25

              à Olivier,

              vous avez écrit plus haut :
              « le chlore c’est de l’acide chlorhydrique dilué ».

              Ce serait 0/20 au bac.
              Mais vous reconnaisser votre effort en commettant une autre erreur :
              le chlore est tiré de l’acide chlorhydrique".

              En vérité la production de chlore provient de l’électrolyse du chlorure de sodium :
              à l’anode :
              NaCl > 1/2 Cl2 + Na qui réagira sur l’eau pour donner de la soude et de l’hydrogène.

              Revoir livre de chime de seconde.


            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 18 juin 2009 00:42

              Salut Olivier, article léger et transparent, à boire sans modération.

               " dans son livre « il dit : « l’eau en bouteille est le symbole d’une société folle où les malins exploitent les sots  ». Toute l’activité humaine mercantile rejoint ce constat !

              On a découvert sur ma petite commune, une source bouchée par une pierre de près d’une tonne. On a reconstitué l’histoire : Au début du siècle dernier, l’Etat qui déployait les réseaux communs encourageait les petits hameaux à acheter la concession et se raccorder. Ceux qui rechignaient, on analysait leur eau et n’hésitait pas à mentir sur les résultats. Ceux qui étaient reculés et réfractaires, on faisait planer que la rage et Pasteur...et on leur bouchait leurs sources ! Point.

              Mais pas les chatelains, eux avaient le droit de conserver leurs habitudes et la demande était facultative, c’est ainsi que l’eau de mon puits que je bois tous les jours me coûte un franc du m2. Je ne dois pas le dire trop fort parce que ...http://www.reglementation-environnement.com/20542-site-internet-forages-domestiques-declaration-puits-forage.html L’eau suit le même parcours que la drogue, j’en parle dans mon article en modération...

              Allez je m’en tape une rasade à la santé de tous les pro-nucléaires absent et même peut-être...mourants ! a+. L.S.


              • olivier cabanel olivier cabanel 18 juin 2009 15:20

                Lisa Sion2
                merci de tes encouragements,
                ce témoignage que tu apportes est éclairant,
                j’ai aussi la chance d’avoir une source,
                bien sur, il faut analyser l’eau régulièrement, et être sur que le voisin ne balance pas des tonnes d’engrais chimiques dans son champ, sinon, ce polluant se retrouvera dans la source,
                ce pauvre humain est décidemment toujours, ou souvent, à coté de la plaque.
                à+


              • olivier cabanel olivier cabanel 18 juin 2009 15:10

                Bigre,
                si un commentateur peut nous dire si l’osmoseur permet d’éliminer le problème nitrates, et pesticides, je suis preneur tout de suite,
                merci


                • Mmarvinbear mmarvin 20 juin 2009 13:22

                  Selon la fiche technique que j’ai lu, un osmoseur ne permet que le passage de l’eau et donc d’aucune molécule autre.

                  Mais vu son fonctionnement, je suis dubitatif quand à la pertinence d’utiliser un tel système.

                  L’osmoseur, un fois installé, filtre l’eau d’arrivée. Il faut 5 litres d’eau pour produire 1 litre d’eau pure. Les autres éléments sont détournés dans le concentrat, qui soit va alimenter une citerne (cette eau est moins potable car plus concentrée en bactéries et en particules) afin de l’utiliser dans le jardin, ou comme eau domestique (wc ou machine à laver). Tout dépend en fait de la taille de la famille et de sa consommation habituelle.

                  On peut aussi la remettre dans le circuit du réseau d’eau mais ça s’apparente à jeter le rat mort dans le jardin du voisin...


                • Pierrot Pierrot 20 juin 2009 17:22

                  à Olivier Cabanel,

                  Le principe d’un osmoseur est de faire passer, sous très hautre pression (40 bars) l’eau brute à travers une paroi dite semi perméable.
                  Le perméat est purifié (20 % environ) et l’eau très saline est un effluent (80 %).
                  L’entretien est relativement faible.
                  La membrane est relativement chère.

                  Pratiquement tous les ions et subtances ne passent pas cette paroi : chlorure de sodium (eau de mer), nitrate, nitrite, chlorures, sulfates, phosphates, médicament organiques, nitrosamine, molécules phytosanitaires quelles quelles soient car grosses molécules organiques etc...

                  Une eau osmosée est non potable comme une eau distillée ; c’est même dangereux.

                  Pour le jardin cela convient.

                  L’utilisation principale de l’eau osmosée est le dessalement de l’eau de mer (Arabie, Espagne, Australie, Israel ... à usage de l’agriculture.

                  Elle revient très chère du fait que l’équipement est très énergivore (haute pression).

                  Ne jamais l’utilisée à usage humain ou animal.

                  Bon WE


                • olivier cabanel olivier cabanel 20 juin 2009 19:15

                  Pierrot,
                  merci pour ton explication très complète,
                  il semble que tout le monde ne partage pas ton avis...
                  je crois que je vais approfondir cette affaire d’osmoseur,
                  si au moins il existait un appareil qui filtre efficacement nitrates et pesticides, çà serait une bonne nouvelle,
                  mais le mieux n’est-il pas de se battre en amont pour éviter que tous ces polluants se retrouvent dans notre verre.
                  non ?


                • Pierrot Pierrot 21 juin 2009 11:43

                  0 Olivier Cabanel,

                  certes, il est préférable d’éliminer les « polluants » à la source.

                  L’osmoseur est bien ce que j’ai dit.
                  C’est un fait qui ne peut être contesté.

                  L’osmose inverse arrête toutes les molécules petites dont le NaCl, les nitrites, les nitrates, les chlorures, les phosphates, ... bien sûr les métaux Hg, Pb, CrVI, les métalloïdes tels que l’arsenir ... tout les ingénieurs et chercheurs en chimie vous le confirmeront.

                  Bonne fête.


                • boris boris 30 juin 2009 07:38

                  J’ai commercialisé des osmoseurs.

                  Un osmoseur à cinq niveaux va enlever 90% de toutes les saloperies qui sont dans l’eau
                  y compris les virus de toute sortes.

                  Par contre il restitura une eau trés faiblement minéralisé.

                  L’eau de référence est l’eau du Mont Roucou ( montagne noire) considérée comme une des meilleures du monde.


                • hunter hunter 19 juin 2009 21:13

                  Salut Olivier,

                  Fichtre, l’eau du robinet c’est pas bizance, mais l’eau en bouteille non plus !

                  Tu crois qu’il faut que je me remette à la picole ? Ca fait 10 piges que j’ai arrêté !

                   ; )

                  A bientôt

                  H /


                  • Mmarvinbear mmarvin 20 juin 2009 13:14

                    Faut voir...

                    Avant la découverte des traitements de l’eau, la boisson la plus commune du peuple était...le vin ou la bière.

                    Le vin n’était pas consommé pur, mais dilué dans de l’eau. L’alcool présent dans le vin éliminait une partie des bactéries et rendait l’eau presque potable.

                    Boire de grandes quantités d’eau « pure » au moyen âge, ou même avant les Lumières, était un véritable suicide : l’eau était déja polluée par tous les rejets organiques des villes ou les égouts n’existaient pas, ou quasiment pas. Les campagnes n’étaient pas mieux loties. L’eau était extraite des rivières mais on ne pouvait pas forcément savoir si un chien crevé dans un trou d’eau répandait ses entrailles et ses bactéries pathogènes ou non. L’eau des puits était mieux protégée mais elle n’était de toute façon pas stérile non plus. Les épidémies bactériennes ou virales se répandaient à partir des points d’eau et faisaient des ravages parmi la population.

                    Au milieu du XIXè siècle, la dernière grande épidémie de choléra de Londres prit fin quand un médecin du nom de Snow se rendit compte que la grande majorité des cas de choléra se produisait au niveau d’une pompe publique. L’eau de cette pompe était puisée quasiment à la sortie des égouts de Londres. Snow fit fermer cette pompe (ce en quoi les habitants du quartier protestèrent vigoureusement, car cela les forçait à aller chercher l’eau à une pompe plus lointaine...) et le choléra disparut.


                  • olivier cabanel olivier cabanel 20 juin 2009 16:22

                    Hunter,
                    si l’on considère que l’eau est faite pour désalterer, ce qui n’est pas la mission première de la « picole », çà ne résoud rien..
                    n’est-ce pas ?


                  • olivier cabanel olivier cabanel 20 juin 2009 19:19

                    mmarvin,
                    merci pour cette page d’histoire,
                    mais quand même mettre de l’eau dans son vin, j’ai pas trop envie d’encourager çà !
                    déjà qu’ils ont tenté de nous faire croire que l’on pouvait faire du vin rosé en mélangeant rouge et blanc !!!
                    ils sont fous ces européens !


                  • Mmarvinbear mmarvin 21 juin 2009 00:18

                    Et pourquoi pas de l’eau dans le vin ?

                    Il faut bien savoir que le vin actuel n’a absolument rien à voir avec le produit de la vigne tel qu’il était conditionné dans les siècles passés.

                    Le vin grec et romain, par exemple, était plus une pâte enrichie en miel et en épices, qui était ensuite coupé avec de l’eau pour en faire une boisson buvable. C’était le sirop de l’époque quoi.

                    C’est d’ailleurs comme ça que Jésus a changé l’eau en vin : c’est un tour de passe-passe très connu des magiciens débutants. On tapisse avant le fond d’une amphore avec de la pâte de vin, on verse de l’eau, on remue et hop, on a du vin...

                    Bon c’est pas du Romanée-Conti, mais c’est pas pire que les alchimistes du beaujolais...


                  • Pierrot Pierrot 20 juin 2009 16:28

                    Bonjour monsieur Olivier Cabanel,

                    Pour la deuxième fois, je suis d’accord avec les conclusions de votre article sur l’eau minérale.
                    La première fois, c’était sur la géothermie.

                    Les autres fois j’ai critiqué vos articles non scientifiques sur la fin du monde ou d’un monde : Maya, magnétisme, météorite, arrêt brutal de la rotation de la Terre etc...

                    Les eaux conditionnées en bouteilles plastiques sont dangereuses car les divers plastiques PE, PP, ou PET contiennent des adjuvants organiques qui peuvent migrer dans le temps dans l’eau.

                    Certains adjuvants tels que les phtalates éthyliques sont soupçonnés d’être des pertubateurs endocriniens (baisse éventuelle de la fertilité masculine).

                    Par contre, l’eau de ville peut contenir des nitrates (norme maxi de 50 mg/l).
                    Cependant ces nitrates seraient dangereux s’ils se transformaient en nitrites puis en nitrosamines.
                    L’OMS préconise une dose maximale de 3,5 mg par Kg corporel et par jour.

                    Cependant même à ce niveau, l’eau n’apporterait que 15 % environ des apports totaux en nitrates d’un individu « moyen » car certains légumes contiennent généralement plus de nitrates tels que les salades, carottes ...et ils n’ont pas de norme sanitaire ni de commercialisation de nitrates.

                    Par contre les nitrites peuvent se former dans l’estomac des bébés de moins de 3 mois car leur estomac à un pH neutre alors que celui des adultes est très acide (acide chlorhydrique concentré).

                    Ce nitrite (oxydant) peur faire passer dans l’hémoglobine du sang le Fe++ à l’état de Fe+++ incapable de fixer l’oxygène. Cette maladie méthémoglobinémie ou maladie bleue conduit à la cyanose de la peau du bébé et à la mort.

                    C’est pourquoi, pour les femmes enceintes et les bébés de moins de 3 mois il est prudent d’utiliser des eaux minérales telles que l’eau d’Evian.

                    L’adulte ne court pas ce risque (sauf cancer de l’oesophage ou de l’estomac à forte dose.

                    Le nitrate lui même n’est pas toxique, sa DL50 en intoxication aigüe est de 2 000 mg par Kg corporel, ce qui est élevé donc pas de risque sanitaire.


                    Concernant les pesticides (ou plutôt les produits phytosanitaires) la norme dans l’eau de ville est de 0,5 microgramme par litre.
                    Là aussi dans ce cas l’apport de l’eau de ville en produits phytosanitaires serait faible par rapport aux autres apports alimentaires. 

                    Bonne fête de la musique.


                    • olivier cabanel olivier cabanel 20 juin 2009 19:24

                      Pierrot,
                      merci donc d’apporter de « l’eau à mon moulin »,
                      ou est il le temps ou l’on pouvait boire de l’eau naturelle, à la source,
                      le temps ou on ne la gaspillait pas comme on le fait aujourd’hui,
                      je trouve idiot d’alimenter la cuvette des wc avec de l’eau potable..et de laver sa voiture avec cette même eau,
                      pourquoi ne pas utiliser l’eau de pluie pour tous les usages domestiques, et se battre pour que l’eau que nous buvons retrouve sa pureté d’antan ?

                      et vive la Musique.


                    • Mmarvinbear mmarvin 21 juin 2009 00:21

                      « ou est il le temps ou l’on pouvait boire de l’eau naturelle, à la source, » :

                      Ah mais on peut toujours le faire... mais comme toujours, on court le risque de se chopper une tourista...

                      Toi, t’es en train de me faire un syndrome de « l’age d’or » , du « paradis perdu » ou du « c’était mieux avant »...


                    • Pierrot Pierrot 21 juin 2009 11:55

                      à Olivier Cabanel,

                      Vous vivez dans les montagnes mais la majeure population française et même mondiale vit dans les villes.

                      Pour Paris, il n’existe quasiment qu’un seul réseau d’eau potable pour tous les usages.
                      La boisson ne représente que moins de 1 % de la totalité, les solde pour la toilettes,,le lavage du linge et vaiselle, WC, douches ...

                      Seule l’eau d’arrosage des rues et trottoirs est en eau pure presque potable mais non potable.

                      Bien sûr, il serait préférable d’avoir 2 réseaux distincts d’eau d’alimentation et 2 autres réseaux d’effluents (eau de pluie et eau de ville usée).
                      Cela existe dans mon nouveau quartier de Paris XIII mais il serait irréaliste financièrement de l’étendre à tout Paris.
                      A+

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