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Accueil du site > Actualités > Santé > En France, l’autisme n’existe pas

En France, l’autisme n’existe pas

Malgré des recommandations de bonnes pratiques, malgré les rapports parlementaires, malgré les Lois et les décrets, malgré le nouveau Plan Autisme 2008/2010, la France continue à organiser l’exil des personnes autistes en Belgique, ou bien de faire subir à celles qui restent des traitements indignes à l’éthique médicale et non évalués scientifiquement. Près de 600 000 enfants et adultes sont concernés par ce délaissement et cette maltraitance.

« Une société incapable de reconnaître la dignité et la souffrance de la personne, enfant, adolescent ou adulte, la plus vulnérable et la plus démunie, et qui la retranche de la collectivité en raison même de son extrême vulnérabilité, est une société qui perd son humanité. » [1]

France ! Cinquième puissance mondiale sur la scène économique. Terre de culture et de liberté ; terre de révolution, de justice, d’égalité ; terre des droits de l’homme et de liberté. Mais est aussi la terre d’une maltraitance sans nom, honteuse et ignominieuse envers les enfants et les adultes atteints d’autisme ; elle est aussi la terre de souffrance et d’abandon d’environ 600 000 personnes (CCNE, 2007) vulnérables qui n’ont commis d’autre crime que de naître avec ce handicap.

En 1995, sous la pression associative, la France reconnaît l’autisme comme un handicap et non plus comme une maladie, mettant un terme aux discussions philosophiques sur son caractère temporaire et donc curable en opposition au caractère stable et permanent nécessitant une rééducation.

Des politiques nationales sont dès lors mises en œuvre, mais le dépistage et le diagnostic et le traitement ne suivent pas. Les psychiatres français qui sont en charge de la pose du diagnostic continuent à utiliser la Classification française des troubles mentaux de l’enfant et de l’adolescent (CFTMEA), dans laquelle les Troubles envahissants du développement n’existent pas, et classent l’autisme dans les psychoses infantiles. Les thérapeutiques qui découlent sont ainsi d’origine psychanalytique, interprétatives, on recherche dans l’histoire des petits patients le choc initial, la désaffection maternelle qui a entraîné les symptômes. On attend l’émergence du désir des enfants au lieu de leur apprendre par des méthodes alternatives à communiquer, à être autonome, à être propre, à apprendre. Au bout de quelques années, les troubles du comportement, le délaissement et la régression sont tels, que la seule solution est la médication à haute dose. Lorsqu’ils sortent de ces unités psychiatriques d’enfants pour rentrer dans les hôpitaux psychiatriques pour adultes ou, pour les plus chanceux, lorsque les parents les récupèrent au domicile, ces personnes atteintes d’autisme ne parlent pas, n’ont accès à aucune autre forme de communication, portent encore des couches et suivent des traitements neuroleptiques qui relèvent de la camisole chimique.

Dans ce paysage, quelques associations ont créé des établissements spécialisés, mais c’est la psychiatrie française qui en a la charge, ainsi les neuroleptiques ne sont pas donnés parce qu’il s’agit d’un besoin des personnes, mais pour soulager les soignants qui n’ont reçu aucune formation sur les techniques comportementales ou rééducatives. L’institution est malade, mais la réponse est de droguer les autistes !

Et pourtant, la France sait ce qu’il faut mettre en place, car depuis plus d’une décennie les rapports alarmants et les lois se succèdent, mais les résistances corporatistes sont inébranlables.

Pour un bref rappel du contexte historique de cette dernière décennie

La loi du 11 décembre 1996 modifiant la loi du 30 juin 1975, relative aux institutions sociales et médico-sociales et tendant à assurer une prise en charge adaptée de l’autisme, pose le principe que « Toute personne atteinte du handicap résultant du syndrome autistique et des troubles qui lui sont apparentés bénéficie, quel que soit son âge, d’une prise en charge pluridisciplinaire qui tient compte de ses besoins et difficultés spécifiques. Adaptée à l’état et à l’âge de la personne et eu égard aux moyens disponibles, cette prise en charge peut être d’ordre éducatif, pédagogique, thérapeutique et social ».

Le rapport parlementaire de Jean-François Chossy d’octobre 2003 sur La situation de l’autisme en France, insiste sur :

  • la nécessité de développer la recherche ;
  • la nécessité d’un diagnostic précoce et la mise en place d’un dépistage ;
  • l’information et l’accompagnement des familles ;
  • le besoin de formation de l’ensemble des professionnels intervenant
    en particulier dans le champ de la petite enfance.

En 2004, l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) publie son rapport sur l’évaluation des psychothérapies commandité par la DGS (Direction générale de la santé), organisme gouvernemental. Ce rapport conclut à la supériorité incontestable des thérapies cognitivo-comportementales par rapport aux thérapies psychanalytiques et cela dans toutes les pathologies étudiées. Ce rapport déclenche en France une guerre ouverte entre tenants des deux approches, les médias se font l’écho des uns ou des autres. Mais la pression psychanalytique est telle que, quelques mois après sa sortie, lors d’un forum de psychanalystes, le ministre de la Santé, désavoue et censure ce rapport en promettant aux psychanalystes qu’ils n’en entendraient plus parler et fait retirer du site du ministère toute mention le concernant.

En 2005, dans les recommandations pour la pratique professionnelle du diagnostic d’autisme, la Fédération française de psychiatrie recommandait fortement d’utiliser pour le diagnostic nosologique la terminologie employée par la Classification internationale des maladies (CIM10) pour homogénéiser la formulation des diagnostics donnés aux parents et faciliter les comparaisons en recherche (FFP, 2005, p. 13).

En 2005, encore, le premier Plan Autisme sort et poursuit la création des Centres ressources autisme initiée en 1999. Les CRA structures médico-sociales ont pour vocation l’accueil, l’orientation, l’information des personnes et de leur famille, l’aide à la réalisation de bilans et d’évaluations approfondies, la formation, le conseil auprès de l’ensemble des acteurs impliqués dans le diagnostic et la prise en charge de l’autisme et des troubles apparentés, l’animation de la recherche, sur un territoire donné. Et c’est à la psychiatrie psychanalytique qu’on va les confier.

En mars 2006, une pétition à l’initiative des chercheurs Inserm et CNRS et des enseignants chercheurs en psychologie est envoyée au ministère de la Santé, afin que la formation au titre de psychothérapeute soit réglementée. Mais, en France, pas besoin d’être psychologue ou médecin pour se déclarer psychothérapeute. La formation des psychologues dans les universités est orientée sur les théories psychanalytiques, seules quelques universités offrent des diplômes en psychologie scientifique ou comportementale. La psychanalyse continue toujours à être l’idéologie dominante en France. Les « prises en charge courantes dans les institutions sanitaires ou médico-sociales en France se construisent autour d’une approche théorique dominante inspirée par la psychanalyse » (DGAS, 2007 p. 40).

Malgré quelques tentatives d’ouverture, on comprendra pourquoi dans les programmes d’études des infirmiers en psychiatrie, des éducateurs spécialisés, des pédiatres, des psychologues, des médecins généralistes, des psychiatres c’est de Freud, Lacan et de Bettelheim que l’on érige en tenants du savoir ! La spécialité de neuropsychologie n’existe pas et c’est à ces psychiatres psychanalystes qu’il revient de poser des diagnostics d’autisme en France.

Aujourd’hui, le traitement adapté de l’autisme n’existe pratiquement pas en France, car les professionnels (excepté pour ceux des quelques établissements créés à l’initiative des associations de parents) qui en ont pourtant la charge ne sont pas formés à l’autisme et aux interventions éducatives reconnues par la communauté scientifique. Les lois et décrets n’ont ainsi, sur le terrain, aucun effet pratique et l’on serait bien tenté de conclure qu’aucune loi ne peut changer les représentations sociales et culturelles d’une société, quand bien même ces représentations fussent-elles erronées et éloignées des découvertes scientifiques au sein d’une société moderne et industrialisée.

Une situation critique pour plus d’un demi-million de personnes atteintes d’autisme et leur famille.

Près de 600 000 personnes atteintes de troubles du spectre autistique et environ de 5 000 à 8 000 nouveaux-nés par an développeront ce handicap (CCNE, 2007).

En 2008, il est courant d’avoir des enfants autistes suivis dans des centres médico-psychologiques (antennes de l’hôpital) et pour lesquels on n’a prescrit aucun examen clinique, métabolique, génétique ou autre, puisqu’on explique aux parents que le trouble est dû à une relation parentale défaillante ou fusionnelle et que c’est vers ce dysfonctionnement que doit se porter le traitement psycho-dynamique. Les autres explorations étant de ce fait écartées d’emblées car considérées inappropriées !

Et pourtant une volonté de rétablir la situation existe, la loi du 11 février 2005 « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées », si elle marque un tournant dans la législation, ne change pas encore les mentalités. La situation est telle qu’aujourd’hui on parle de maltraitance des personnes autistes ! (CCNE, 2007).

En effet, en 2006, le ministère de l’Education nationale avançait le chiffre de 64 % des enfants autistes qui n’étaient scolarisés d’aucune façon (DEPP, 2006).

Un rapport du CNSA, la même année, montre que la demande en créations d’établissements ou de services d’accompagnement à domicile pour les personnes autistes persiste. Et, de ce fait, les adultes sont presque systématiquement dans l’incapacité de s’insérer socialement et professionnellement puisqu’ils n’ont pas librement accès à une prise en charge ou à une éducation adaptée à leurs problèmes. En raison du nombre très limité de structures adaptées, les personnes autistes se retrouvent souvent à la charge de leurs parents ou internés de façon définitive en hôpital psychiatrique, les plus chanceuses sont envoyées en Belgique loin de leur famille dans des institutions financées par l’Etat français. Car c’est cela la France des autistes en 2008 : l’exil ou l’internement à vie sous camisole chimique dont le film de Sandrine Bonnaire (2007) est une illustration criante.

L’Etat laisse ainsi le soin aux parents qui se regroupent en associations de trouver les ressources pour accompagner leurs enfants. Ils ont la charge de se battre pour obtenir un diagnostic, un traitement adapté, de trouver les formateurs pour former les professionnels, de créer des institutions, des écoles spécialisées... Ceux qui n’ont pas les ressources pour entreprendre ce travail colossal, en continuant à subvenir aux besoins de leur famille, ont la possibilité d’envoyer aux frais de l’Etat français leurs enfants dans des centres adaptés en Belgique, de les garder au domicile jusqu’à leur mort ou de les faire interner définitivement en hôpital psychiatrique.

En juin 2007, est publié un rapport (DGAS) sur les interventions éducatives, pédagogiques et thérapeutiques proposées dans l’autisme, fait sous l’égide du ministère de la Santé (Baghdadli et al, DGAS, 2007) qui dresse un répertoire des pratiques existantes. On peut constater dès lors, qu’outre la psychanalyse sont considérées comme thérapeutiques dans les institutions françaises, la communication facilitée[2], le packing,[3] le holding[4], la pataugeoire[5], les animaux[6], la pâte à modeler... Mais le pire c’est que des médecins et des psychiatres français appliquent aux enfants et aux adultes des thérapies sans fondement scientifique et dont l’efficacité n’a jamais été évaluée. « Ainsi il n’existe pas d’études sur l’effet des thérapies à référence psychanalytique ce qui nous amène à dire qu’il n’existe pas de preuve de leur efficacité » (DGAS, 2007, p. 260).

Alors que les thérapies pour lesquelles on dispose les études et les preuves scientifiques sont diabolisées, décriées, stigmatisées et non remboursées par la Sécurité sociale.

En France, si les controverses sur la reconnaissance de l’importance d’un diagnostic précoce sont depuis peu terminées, elles concernent maintenant l’accès à une éducation adaptée des enfants en milieu ordinaire, l’insertion sociale des enfants et des adultes par rapport aux foyers de vie occupationnels et médicalisés, la nécessité d’une participation de la famille à l’accompagnement de l’enfant, le choix éclairé et l’accès des familles à la prise en charge la plus adaptée et individuelle des enfants. Pour les adultes, la situation est encore plus dramatique d’autant plus que le manque actuel d’études épidémiologiques en France, participe au déni de leur besoin d’accompagnement adapté.

Dans ce panorama, en novembre 2007, le Comité consultatif national d’éthique saisi par plusieurs associations de parents autistes publie son rapport qui conclut que pour les personnes atteintes d’autisme « L’absence de diagnostic précoce, d’accès à l’éducation, de socialisation, et de prise en charge précoce adaptée conduit donc, dans ce handicap grave, à une perte de chance pour l’enfant qui constitue une "maltraitance" par défaut » (CCNE, 2007, p. 7).

Le plan Autisme 2008/2010, présenté le 16 mai 2008 par le gouvernement français, en réponse à cette situation déplorable, bien qu’il montre une bonne volonté politique de prendre concrètement en charge le problème, continue à faire de la psychiatrie l’interlocuteur privilégié des personnes autistes et de leurs familles, continue à vouloir évaluer les pratiques thérapeutiques et éducatives qui ont déjà l’aval de la communauté scientifique internationale depuis plus de trente ans, accorde 173 millions d’euros sur les 187 millions prévus aux institutions psychiatriques et médico-sociales pourtant responsables de ce gâchis.

Conclusion

Maintenant, c’est la justice qui devra trancher, face à cette situation inique. Déjà Autisme-Europe avait assigné la France devant le Conseil de l’Europe pour manquement à ses obligations éducatives, et a obtenu gain de cause en 2004 et en 2006 l’association Léa pour Samy a porté plainte contre l‘Etat pour discrimination à l’égard des enfants autistes ; ce dossier a été confié au juge d’instruction du Pôle santé du tribunal de Paris.

Car malgré tous ces rapports, recommandations et lois, la France ignore le problème de l’autisme, mais :

  • en continuant de permettre l’utilisation de classifications diagnostiques dépassées au détriment des recommandations internationales, la France nie l’existence de l’autisme ;
  • en refusant de prendre en charge les besoins fondamentaux de ces personnes, la France nie l’existence des autistes ;
  • en continuant d’organiser la déportation en Belgique des enfants et des adultes autistes, la France permet à l’autisme de ne pas exister sur son territoire ;
  • en continuant de permettre le défaut de diagnostic précoce, le défaut de soin et en refusant de mettre un terme immédiat à la maltraitance sanitaire, la France se rend coupable purement et simplement de l’élimination massive des personnes autistes.

C’est ce que la France de 2008 fait encore aux personnes atteintes d’autisme.

En droit international, il existe un mot pour décrire un crime qui correspond à « ... l’un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :

  • meurtre de membres du groupe ;
  • atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;
  • soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;
  • mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;
  • transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe. »[7]

Ce mot est "génocide".

La seule différence, c’est que les personnes autistes ne constituent pas une ethnie. Ils ne sont personne, puisque, en toute impunité, la France continue de faire avec eux ce qu’il est interdit de faire avec un autre groupe humain. Et puisque l’Etat n’ignore plus ces faits, cette maltraitance ne devient-elle pas dès lors intentionnelle ?


Paris, le 4 juin2008

[1] Comité consultatif d’éthique CCNE Ameissen J. C., (rapporteur) 2007, Sur la situation en France des personnes enfants et adultes atteints d’autisme, Avis n° 102.

[2] La « communication facilitée » ou « psychophanie » est une méthode qui se veut thérapeutique, s’adressant à des personnes handicapées de la parole. Le « thérapeute » est appelé le Facilitant, son patient, le Facilité. Aucun apprentissage, aucun prérequis n’est nécessaire pour le Facilité. Le thérapeute saisit fermement la main de l’handicapé en laissant dépasser son index, puis appuie sur les touches d’un clavier d’ordinateur, ou d’un clavier alphabétique, sorte de petite machine à écrire, d’où part un ruban sur lequel s’impriment des mots, des phrases, que le Facilitant lit à haute voix, au fur et à mesure de la frappe. Lorsque l’on assiste à une séance ou que l’on visionne une cassette de démonstration, on se rend compte immédiatement que c’est bien évidemment le Facilitant qui « fait tout le boulot ». Dr Laurent Jézéquel - SPS n° 277, mai 2007 http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article743

[3] Depuis plusieurs années, la technique du packing (ou séances d’enveloppements dans des draps froids et humides) est proposée pour le traitement des enfants et adolescents autistes les plus gravement malades dans les hôpitaux psychiatriques pour enfants (hôpitaux de jour). Le packing a pour but d’aider le patient à retrouver une image corporelle en privilégiant ses vécus sensoriels et émotionnels http://fr.wikipedia.org/wiki/Packing

[4] Mise au point par Martha Welch aux Etats-Unis, découle du courant psychanalytique selon lequel les TED sont causés par un déséquilibre émotionnel dominé par l’anxiété, qui résulterait d’un manque de lien entre la mère et l’enfant. La holding thérapie se propose de restaurer ce lien lors de sessions de 45 minutes durant lesquelles les parents sont encouragés à contenir leur enfant en lui exprimant des affects positifs et en le regardant dans les yeux (Mellier, 1995 ; Burszejn, 2004) cité par DGAS 2007.

[5] Flaque thérapeutique où l’on observe les enfants et où on les prépare à une psychothérapie, un grand classique dans les hôpitaux de jour.

[6] Zoothérapies, équithérapies, etc.

[7] Extrait de l’article 2 de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide du 9 décembre 1948, entrée en vigueur le 12 janvier 1951.



BIBLIOGRAPHIE

AMEISSEN J.-C., (rapporteur) 2007, "Sur la situation en France des personnes enfants et adultes atteints d’autisme", Avis n° 102, Comité consultatif d’éthique CCNE.

AUSSILLOUX C., Baghdadli A , 2005 Recommandations pour la pratique professionnelle du diagnostic de l’autisme, Fédération française de psychiatrie FFP.

BAGHDADLI A., NOYER M., AUSSILLOUX C., 2007 : Interventions éducatives, pédagogiques et thérapeutiques dans l’autisme, ministère de la Santé et des Solidarités – DGAS – Direction générale de l’action sociale.

BONNAIRE S., 2007, Elle s’appelle Sabine, film français.

CNSA 2006, Rapport annuel, Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie.

CHOSSY, J.-F., 2003, La Situation de l’autisme en France, rapport parlementaire 1, octobre 2003.

DEPP, 2006, La Scolarisation des enfants et adolescents handicapés, Direction de l’évaluation de la prospective et de la performance, ministère de l’Education nationale et de la Recherche.

Inserm 2004, Psychothérapies : trois approches évaluées, Expertise collective Institut national de la santé et de la recherche médicale, Paris.

MINISTERE DE LA SANTE, DE LA JEUNESSE, DES SPORTS ET DE LA VIE ASSOCIATIVE, MINISTERE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES, DE LA FAMILLE ET DES SOLIDARITES, 2008, Plan Autisme 2008-2010.

MINISTERE DE LA SANTE ET DE LA PROTECTION SOCIALE, SECRETARIAT D’ETAT AUX PERSONNES HANDICAPEES, 2005, Plan Autisme 2005-2006.


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19 réactions à cet article    


  • Karina Alt Karina Alt 19 juin 2008 13:02

     

    Il y a malheureusement une faute à la dernière phrase !
     
    "Et puisque l’Etat n’ignore plus ces faits, cette maltraitance ne deviennent elle pas dès lors intentionnelle ?"

    • Tonio Tonio 19 juin 2008 15:06

      A noter qu’il existe en France une seule école pilote de rééucation comportementale, et que ça marche !

      http://www.fondation-autisme.org/content/blogcategory/27/71/

       

       


      • Karina Alt Karina Alt 19 juin 2008 15:12

        Quelques précisions historiques sont nécessaires à propos des écoles ou structures fondées sur l’ABA. Celle de la Fondation Autisme n’est pas la première

        IME les petites Victoires, travaille avec l’ABA depuis près de 7 ans, à l’initiative du Dr catherine Milcent psychiatre et maman d’enfant Autiste
        le Futuroschool de léa pour Samy ouvert en avril 2006,
        Le Centre Camus début 2007 à Lille http://www.michelledemessine.fr/spip.php?article103
        Idéal school ouvert en juin 07 http://www.ideal-school.fr/
        L’école ABA de la Fondation Autisme ouvert en février 2008 http://www.fondation-autisme.org/
        Quelques autres ministructures crées par des parents pour organiser la prise en charge de leur enfants essentiellement sur Paris et une future IME à Nice http://aba-apprendreautrement.com/.

         


      • chmoll chmoll 19 juin 2008 16:47

        maison sde retraite,étudiants centres et écoles pour handicapés,la belgique est terre d’accueil pour eux


        • fiatlux 20 juin 2008 11:01

          je suis sans voix à la lecture de certaines parties de votre article, j’étais au courant d’un certain nombre de faits, mais pas de tous, et ce que je viens de lire est encore plus sournois que ce que je pensais.

          repenser les fondements théoriques comme le préconise le "commentateur" précédent, pourquoi pas, mais "par derrière", afin que sur le devant de la scène, l’urgence absolue de soit pas oubliée.

          que de temps perdu, et que de vies gâchées !

          nous allons exiler notre enfant en Belgique en septembre, et nous battre pour le faire revenir le plus vite possible. Nous avons perdu 3 ans au moins, et ces 3 ans, j’y pense à chaque minute. Les psys de tout bord ont donc réussi : je suis effectivement coupable, mais de manque de lucidité !

          merci pour cet article !


        • Jean-Marc 21 juin 2008 11:46

          Bonjour à tous !

          Voici ma réponse à Krokodilo :

          Je suis papa d’un enfant autiste de 9 ans et je peux vous dire que de nombreux psychiâtres et pédopsychiâtres, sans compter les infirmiers psychiâtriques ont longtemps essayé de culpabiliser mon épouse et moi-même, la pathologie proviendrait de l’éducation ...Un autre m’a dit l’enfant a développé cette

          pathologie ( autisme ) pour faire ressortir un mal être dont les parents ont forcemment une responsabilité

          et tout cela en seulement 30 mn ( 1ère consultation, inutile de dire que se fut la dernière ).

          D’autres parents d’enfants autistes en hôpital de jour se sont vu reprochés les mêmes choses et même

          pour certain le fait de se remarier cette amour étant

          interdit pour une mère d’un enfant autiste !

          Quand aux origines de l’autisme, grâce aux progrés de la science on sait qu’il y a une origine neurobiologique avec une composante génétique.

          Deplus le fait de classer l’autisme dans les psychoses oriente nos enfants dans les hôpitaux psychiâtriques sans tenir compte des autres prises en charge que nous parents validons car nous sommes au premier rang.

          Je rappelle que l’OMS de même que la classification américaine autrement dit la majorité de la planète

          a confirmé que l’autisme n’est pas une psychose, la France est en marge des autres..

          Merci de m’avoir lu et entendu.

          Jean-Marc père de Samuel

           

           

           

           


        • ZEN ZEN 19 juin 2008 18:09

          Merci pour cet article , qui nous informe et nous alerte.

          "Alors que les thérapies pour lesquelles on dispose les études et les preuves scientifiques sont diabolisées, décriées, stigmatisées et non remboursées par la Sécurité sociale...."

          Pourriez -vous être plus explicite sur ce point ? Merci.


          • Karina Alt Karina Alt 19 juin 2008 18:42

            Bonjour,

            Je fais référence aux programmes éducatifs issus de la psychologie comportementale (ABA, TEACCH, PECS),

            recommandés par les "guides de bonnes pratiques" dans l’intervention de l’autisme (Ontario, californie, Sydney, New york, Manchester...

            je vous renvoie à un autre article explicitant ceci http://www.carevox.fr/article.php3?id_article=253

            non remboursés par la Sécurité Sociale, les programmes comportementaux sont appliqués par des psychologues spécialisés et donc non pris en charge par la sécurité sociale. Ces programmes, souvent décriés par certains professionnels et souvent repris par les médias sous les termes de "conditionnement mental" "dressage" etc etc

            je peux vous envoyer un lot de références sites , vidéos, reportages, publications, si vous le souhaitez


          • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 19 juin 2008 21:29

            Bonjour,

            Merci pour cet article qui met fort à propos les pieds dans le plat.

            Vous faites des constats sévères avec lesquels je me sens en très forte résonance.
             

            Un seul défaut peut-être est à signaler : votre enthousiasme vous porte à des rapprochement et des analogies qui, excessifs et manquant d’appui, affaiblissent plutôt qu’ils ne renforcent un propos qui n’en a pas besoin tant il est, je crois, fondamentalement juste.
             

            Pour ma part, je ne vous le reproche pas, car je préfère l’enthousiasme à la réserve prudente qui détourne de l’action. Vos constats, j’en suis convaincu, sont cruellement nécessaires et des coups de pieds dans fourmilière ne peuvent être que salutaires.

            J’espère que vos actions en justice porteront leurs fruits et que votre perspective connaîtra l’audience qu’elle mérite. Cela fait longtemps que je pense qu’il faudrait écrire "Le livre noir de la médecine". Mais je me rends compte que "Le livre noir de la psychiatrie" et "Le livre noir de la psychanalyse" sont probablement aussi urgents.

            Vous avez une belle matière. Je ne peux que vous encourager à l’élaborer davantage pour la porter à la connaissance du grand public.

            Un point pour finir : toutes les méthodes genre TEACCH etc. sont de pures "pratiques" inspirées de théories comportementalistes depuis longtemps invalidées. Le fait que la pratique "marche" est une très bonne raison de s’en servir. J’y suis complètement favorable.

            Mais tôt ou tard, il faudra tout de même pouvoir en reconstruire un fondement théorique qui, pour le moment, fait encore complètement défaut. C’est là pour moi la grande misère de la situation de l’autiste : suite à l’échec successif des différents cadres théoriques mis en avant, les praticiens pensent à présent pouvoir se complaire dans un éclectisme de bon aloi qui leur permet de "bricoler" à loisir sous le prétexte fallacieux que chaque autiste étant différent, il est bon de pouvoir adapter la thérapie à chaque cas particulier. On fait un peu de tout, on fait donc n’importe quoi. On l’emballe dans une douce réthorique et roulez jeunesse : les apparences sont sauves, l’incompétence professionnelle est habillée façon Molière.

            Pour dire les choses un peu vite, "ça" pense de moins en moins et "ça" tatônne grave en perpétuant autant que possible les vieux schémas de pensée et les structures de pouvoir.

            Les parents, ont trop longtemps été complices de cela en badant le discours drapé de scientificité. Vous demandez des résultats, de l’efficace, vous avez ô combien raison.

            Mais ne restez pas polarisée sur les pratiques. Demandez aussi un renouvellement radical des cadres de pensée et des modèles théoriques. Demandez un renouvellement des modes de financement des recherches qui, jusqu’à présent, ont surtout favorisé le poulain du mandarin, c’est-à-dire, la reproduction du même, serait-il erroné.

            I

             


            • dd31 23 juin 2008 23:25

              Vous avez peut-être raison. Mais commencez déjà par donner les moyens aux parents d’autistes d’éduquer leurs enfants par ces méthodes dont vous critiquez le manque de fondements théoriques.

              Quand on aura sorti les autistes des hôpitaux de jour où ils végètent voire régressent, quand on aura mis fin à la souffrance inutile de ces gens et de leurs familles du fait des errements des psychanalystes qui leur font tant de mal encore aujourd’hui, quand ils seront tous pris en charge par les meilleures techniques connues à ce jour que sont l’ABA et le TEACCH pour leur handicap, quand on aura l’argent pour faire tout celà, alors oui, on pourra se permettre de se poser le genre de questions métaphysiques que vous vous posez.

              L’urgence aujourd’hui est de mettre fin à la maltraitance des autistes. Les grandes théories, on verra après, vous ne croyez pas ?


            • Le Hérisson Le Hérisson 20 juin 2008 11:30

              Bonjour,

              le fait de comparer la situation des autismes à un génocide est un abus de langage très grave, inadmissible même qui nuit à tout votre propos.

              Par ailleurs, je connais des autistes "heureux", si je puis dire. C’est à dire qui sont intégrés dans des écoles normales, qui progressent, etc.

              D’autre part, nous assistons à une véritable main mise des psychothérapies comportementales au détriment de la psychanalyse. L’histoire, toutes les histoires y compris médicales, connaissent ce genre de retour de balancier. On va d’un excès vers l’autre. Hélas, ces retours de balanciers ne sont ni bons pour l’évolution des connaissances, ni pour les patients. Toutes les théories et traitements ont leurs avantages et inconvénients.

              Evidemment, les hommes crédules voudraient des miracles. Mais hélas, ils n’existent pas et, jusqu’à preuve du contraire, la vie finit mal.

              Fort heureusement, j’ai un ami, psychiatre comportementaliste, qui pourtant, n’hésite pas à diriger ses patients vers la psychanalyse quand il pense que c’est souhaitable et qui pense également que les apports des thérories psychanalytiques surpassent toutes les autres, notamment par l’approche du dialogue, de l’écoute, du transfert et de l’inconscient. Ignorer cela, c’est faire un retour en arrière.

              Le comportementalisme est sans doute plus adapté aux autistes. Il n’en reste pas moins que les approches par la parole, non scientistes, sont également nécessaires.

              Enfin, concernant la polémique sur le rapport de l’INSERM, tout a été dit. On ne peut malheureusement pas juger de l’efficacité d’un traitement, ni en psychothérapie, ni dans bien d’autres maladies chroniques. Il faut s’en tenir à notre perception du réel, pour chacun, de son vécu, et prendre conscience de l’évolution personnelle, quelque soit le traitement. Ceux qui parlent de "guérir" une névrose ou une psychose sont tout bonnement des vendeurs de rêves.


              • ginette 20 juin 2008 21:16

                Bravo au Hérisson !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

                Il ne faut pas quitter les bras de la psychanalyse pour tomber dans ceux des CONportementalistes !!!

                Je suis une psychiatre de campagne et je peux vous assurer que depuis quelques années j’accompagne des autistes HEUREUX !!!

                Scolairement et socialement intégrés ...leurs parents ont du déployer des trésors d’énergie pour qu’il en soit ainsi !!! D’autant plus que j’exerce près de la Belgique...et que les commisions ...et le pseudo-centre de référence de l’autisme de Lille...ne jure que la Belgique...Sont graves là-dedans !!!!

                Il leur faut 1 an pour donner le CONpte-rendu de leurs bilans ....WISC à l’appui...et oui ils en ont encore là...faire passer des Wisc à des autistes !!!!

                Bref l’éloignement des centres universitaires et de leurs gourous ...ça donne un sérieux coup de main et humain à tous !!!

                L’affaire des Autistes est au 21ème siècle ce que les trisomiques ont connu au 20ème siècle...

                J’suis peut-être bête et naïve...mais je ne pensais jamais il y a 20 ans en advenir là de la prise en charge CONstructive de mes jeunes patients !!!!

                Bon courage à tous et félicitations à.....S Bonnaire...et bien d’autres !!!

                Ginette


              • dd31 23 juin 2008 23:10

                Sur quoi vous fondez-vous pour affirmer péroemptoirement que "les approches par la parole (...) sont également nécessaires" ?

                Comment pouvez-vous envisager une approche par la parole alors que la plupart des autistes ne parlent pas, initialement ?

                Vous lancez de belles paroles, vous parlez de "retour de balancier". Vous n’envisagez même pas une seule seconde l’explication, simple et limpide, suivante : les psychanalystes se sont trompés sur l’autisme !

                Le consensus scientifique maintenant est que l’autisme est un désordre neurologique. C’est un mauvais cablage du cerveau. Chercher un traumatisme à soulager par la parole est illusoire et ne peut pas marcher, puisque ces enfants ne parlent pas au début pour la majorité d’entre eux...

                Mais de toute façon vous refusez l’évidence, comme beaucoup de vos confrères en France. Vous allez continuer encore longtemps de semer vos idées néfastes pour els autistes et leur faire du mal en voulant leur faire du bien, arc-bouté sur vos certitudes inébranlables, aveugle aux résultats concrets et démontrés des TCC que vous rejetez. Vous me faites penser aux médecins de Molière, une bonne saignée ça guérit tout... On en est bien revenu, de cette théorie-là, mais il en a fallu du temps et des souffrances...

                J’en connais, moi, des familles a qui on a asséné que l’état de leur fils était de la faute de la mère. J’y ai heureusement échappé. Mon fils à moi est éduqué dans une de ces structures fondées par des parents et animée par des psychologues compétents. Les résultats sont là... Et ils sont là pour tous les enfants (quelques dizaines seulement hélas) qui ont pu y trouver leur place.

                Mais quand donc ouvrirez-vous les yeux ?


              • stéphanie 24 juin 2008 22:18

                En réponse à " Hérisson " : plusieurs choses

                Vous connaissez des " autistes heureux (..) intégrés dans des écoles normales, qui progressent ...etc" ...à coup sûr ce sont des enfants dont les parents se sont battus pour cela, car croyez-moi, ce ne sont pas les psychanalystes qui encouragent à scolariser les enfants autistes dans le milieu ordinaire. Dans ma ville on leur propose d’emblée une orientation en IME ou hopital de jour, si bien que pour l’entrée prochaine au CP de mon fils ( avec autisme de type Kanner) , c’est l’évènement du siècle, et toute l’école s’apprête à recevoir en septembre prochain un extra-terrestre...en septembre 2008, sans commentaire !

                Et si son entrée au CP est aujourd’hui possible, c’est aussi grâce à un virage à 90° que nous avons pu prendre il y a 2 ans en quittant le CMPP ( centre médico psycho pédagogique )où notre fils suivait une thérapie d’inspiration psychanalytique depuis 3 ans .....qui ne servait à RIEN, ni ne l’aidait, ni le faisait progresser au quotidien, RIEN, le NEANT . L’équipe n’a jamais eu un projet pour lui, jamais une seule évaluation, du grand n’importe quoi...Pourtant ces 4 heures par semaine étaient grassement financées par la sécurité sociale ( 1600 euros par mois ! ) qui ferme les yeux depuis des années sur ces pseudo thérapies à effet placebo sur nos enfants ....

                Vous assistez, selon vous, à une "mainmise des thérapies comportementales au détriment de la psychanalyse "....mais là je m’interroge : dans quel pays avez-vous la chance d’habiter ?" Sûrement pas en France où l’on peut constater que les forums internet regorgent de parents désespérés de ne pouvoir trouver les thérapeutes formés qui pourraient faire progresser leurs enfants, cherchant en attendant les jours meilleurs des stages de formation pour débuter à la maison ce que personne ne peut leur apporter à l’extérieur...et quand enfin par chance ils arrivent à trouver le psychologue qui va pouvoir leur accorder quelques heures dans son emploi du temps sur-booké, vient le moment de trouver le financement, et là...c’est terrible....Les parents qui, contraints et forcés par une société qui exclut systématiquement les enfants des écoles obligeant l’un des parents à stopper son activité pour garder l’enfant à la maison, vivant donc pour leur plus grande majorité sur un seul salaire, doivent payer des soins sur leurs propres deniers puisque le système de santé publique français ne leur rembourse pas un sou. 

                Il faut selon vous " s’en tenir à la perception du réel " et du vécu de chacun ....Que connaissez-vous de la réalité du combat quotidien que doivent mener les parents d’enfants autistes en France, du déchirement d’une mère qu’on oblige à exiler son enfant à l’étranger, de celle à qui on assène ( encore aujourd’hui en 2008 ! ) que si son enfant est dans cet état d’extrême souffrance c’est parce qu’elle l’a trop couvé ou bien pas assez ( au choix, suivant le psy rencontré ), qu’il n’y a rien à faire qu’à attendre que l’enfant sorte seul de sa psychose dans laquelle il s’enferme volontairement ( si on ne connait pas précisément les causes de l’autisme, on SAIT désormais qu’il s’agit d’un trouble neurologique qui ne permet pas une activation normale des zones du cerveau qui concernent la communication ). 

                Et par pitié, cessez cette attitude faussement prevenante..Nous savons que notre enfant ne guerira pas de son autisme car il fait partie intégrante de lui même, c’est tout aussi stupide de vouloir guérir quelqu’un de ses yeux bleus ou ses cheveux roux.. 

                Enfin que penseriez-vous si j’adressais votre enfant les dents pourries de caries au meilleur ophtalmo de la ville avec la promesse que celui-ci va le soulager très vite de ses douleurs ?

                Seriez-vous satisfait de la réponse : " On ne peut malheureusement pas juger l’efficacité d’un traitement .....etc ...etc ..."

                Bien à vous .....


              • Corinne Colas Corinne 18 septembre 2008 16:07

                Il est certes plus qu’excessif de comparer la Shoa et l’autisme mais c’est un cri du coeur qui nous est livré brut de fonderie sur le forum d’Agora Vox. Les cris du coeur sont toujours excessifs pourtant ils ont le mérite d’éviter le consensuel. De plus, il est très bien documenté. 

                L’amélioration de la situation des personnes autistes en France, sera profitable à tous ! Il est vain en effet de continuer à proposer des psychothérapies classiques pour des troubles d’ordre neurologique. 


                http://www.forendys.info/phpBB3/viewtopic.php?f=10&t=182


              • Krokodilo Krokodilo 20 juin 2008 12:01

                Article trop passionné et absolument pas objectif :

                 

                 "(…) et pour lesquels on n’a prescrit aucun examen clinique, métabolique, génétique ou autre, puisqu’on explique aux parents que le trouble est dû à une relation parentale défaillante ou fusionnelle et que c’est vers ce dysfonctionnement que doit se porter le traitement psycho-dynamique.",

                 

                A ma connaissance, il y a longtemps que les médecins ne font plus porter aux parents la responsabilité de ces troubles.
                Et en début d’article, vous les accusez de toujours classer l’autisme dans les psychoses, pourquoi pas ? Ou voulez-vous les classer ? Et changer l’appellation ne changera malheureusement pas la ou les maladies.

                Ne serait-il pas plus honnête de rappeler tout simplement et plus modestement que l’origine de l’autisme est totalement inconnue ?

                "déportation en Belgique" !


                • dd31 23 juin 2008 23:20

                  Dès qu’on attaque la psychanalyse au sujet de leurs errements sur l’autisme, les réactions sont toujours les mêmes : c’est un retour de balancier excessif au profit des TCC, l’article n’est pas objectif... Mais si ! Il dénonce une réalité que vous ne voulez pas admettre, c’est tout. Le jour où vous aurez un enfant autiste et que vous testerez vos belles théories sur lui sans succès, vous ferez comme vos confrères à qui c’est arrivé : vous l’éduquerez par les TCC parce que ça marche... Et vos confrères vous haïront.

                  L’autisme est un trouble envahissant du développement dû à des anomalies neurologiques parfaitement visibles en IRM ou en tomographie, demandez à tout neurologue compétent. Il n’y a que les psychanalystes pour prétendre aujourd’hui que l’origine de l’autisme est inconnue. C’est comme le diabète : on sait ce qui ne fonctionne pas, on sait le corriger plus ou moins selon les patients, et on recherche les causes profondes parmi diverses pistes entre la génétique et l’environnement. Mais ça c’est de la science, pas de la psychanalyse...

                  Quant aux psychoses je ne sais pas ce que c’est. Ce que je sais, c’est que la classification CIM-10 ou DSM-IV est bien plus adaptée au diagnostic et au traitement de l’autisme, que l’amalgame aux psychoses fait par la CFTMEA.

                  Enlevez vos oeillères. Regardez la vérité en face. C’est difficile pour vous, enferré que vous êtes dans vos belles théories, mais les faits sont têtus. L’ABA et le TEACCH ça marche, la psychanalyse, ça ne marche pas pour l’autisme. Vous avez surement des contre-exemples à me mettre en face, mais ce ne sont que cela : quelques contre-exemples. Montrez-moi une étude sérieuse qui évalue le pourcentage d’autistes dont l’état se soit significativement amélioré avec la psychanalyse et on en reparlera. Pour les TCC, c’est 30% à 50% selon les études... Qui dit mieux ?


                • Bof 20 juin 2008 17:29

                  France, cinquième puissance au monde !!! "SANS LE SOUS" comme nous l’a courageusement annoncé Monsieur Hollande avant l’élection présidentielle. Nous avons tout perdu avec nos industries nationalisées " ’ égarées ’ " comme nous l’a indiqué notre Justice. Que pouvons nous faire  ??? il faut d’abord tout reconstruire puisque nos impôts ne servent plus à notre circulation autoroutière et routière ..il faut rembourser les interets de nos emprunts avant d’en profiter pour nous même. Si je comprends , ça se passe comme dans les familles qui s’enfoncent avec les crédits faciles , elles arrivent à la faillite elles, mais pour les états, il n’y a pas de faillites...il faut payer !


                  • JPB 22 juin 2008 19:39

                    En fait ce déni de soins est un non respect des droits de l’Homme, doublé d’une incompétence scientifique. Bien que le terme ’’génocide ’’soit académiquement incorrect, c’en est bien un, de génocide, si la théorie des chercheurs suppose une solution uniquement dans les gènes ou l’ADN, et , ne la trouvant pas, font souffrir les patients et leurs familles.

                    C"est une attitude psychiatrique typique, que l’on retrouve avec des traitements par électrochocs, psychotropes et camisole chimique, qui ne marchent pas. Les patients sont détruits plus ou moins rapidement malgré une pseudo recherche par trop lucrative.

                    Tous les psychiatres doivent-ils être mis dans le même sac ? Oui, tant qu’ils n’acceptent pas de partager les soins avec d’autres acteurs éducatifs, sociaux et scientifiques. Il faut qu’ils montrent davantage d’humanité effective avec leurs patients. Alors leur manque de connaissance serait-il accepté par les autres, et surtout par eux-mêmes ( ce qu’ils refusent de faire de manière prétentieuse...)

                    Ainsi refuser une formation éducative en parallèlle à la recherche situe n’importe quel individu dans le clan des criminels eugénistes.

                    A ma connaissance il n’y a pas de courant antipsychiatrique officiel en France qui s’oppose à l’orthodoxie actuelle de cette profession. Elle n’ use que de faux-semblants sociaux auprès des familles, médias, élus et tribunaux : ces sont là leurs relations publiques.

                    C’est un bien dur réveil, mais ce sont des faits : la psychiatrie est anti-sociale dans ses pratiques.

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