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Erreurs médicales et aléas thérapeutiques

Les erreurs médicales font la une des médias plusieurs fois par an. Mais derrière ces quelques cas médiatisés toujours choquants pour l’opinion publique, il existe des milliers de cas moins spectaculaires mais tout aussi traumatisants pour les patients et le corps médical. L’immense majorité des dommages causés aux patients par les pratiques médicales ne relèvent pas de l’erreur, mais de l’aléa thérapeutique. Je m’explique.

L’erreur médicale est causée par un acte réalisé lors d’une procédure diagnostique ou thérapeutique. A la différence de l’aléa, elle aurait pu être évitée par le praticien en l’état des connaissances actuelles de la médecine et en fonction du dossier médical personnel. L’absence d’un acte médical peut aussi occasionner un dommage. Il faut encore distinguer l’erreur volontaire qui relève du droit commun et de la psychiatrie, voire, dans de rares cas, du combat idéologique (la pratique de l’euthanasie dans un pays qui l’interdit). Il y a le plus souvent une erreur involontaire par insuffisance de connaissance médicale ou par méconnaissance du dossier. Par exemple, le praticien prescrit de la pénicilline alors que le dossier médical mentionne une allergie à cette molécule.

A côté de ces cas, peu fréquents et toujours condamnables, il existe les cas de dommages corporels ou psychologiques dus à la technique elle-même, sans que les règles de l’art médical n’aient été enfreintes. Reprenons l’exemple de l’allergie à la pénicilline : comment rendre responsable le praticien d’une réaction allergique, alors que le patient n’y avait jamais été exposé ? Il est impossible de tester toutes les molécules prescrites à un patient pour démontrer leur innocuité dans le cas particulier de ce patient. La réaction à un médicament qui a passé les filtres des agences internationales est individuelle. (Je n’aborderai pas ici la responsabilité lors de la mise sur le marché de nouveaux médicaments qui prennent en compte l’intérêt du plus grand nombre). Il en va de même pour les procédures diagnostiques ou thérapeutiques autres que médicamenteuses. Ces dernières procédures sont principalement des actes chirurgicaux de plus en plus souvent sujettes à réclamation. Même lorsque toutes les précautions ont été prises, il y a des complications inévitables. C’est le risque incompressible, mais qui est estimé moindre que le risque de laisser évoluer la maladie sans intervention. C’est l’aléa thérapeutique.

Et pourtant, même dans ce cas, le patient subit un dommage. Le lien est vite fait avec la procédure diagnostique ou le traitement prescrit. La société de victimisation et de responsabilisation qui est la nôtre aura vite fait de transformer le médecin en bourreau. Pour peu que celui-ci adopte une position défensive maladroite, dictée par le manque de formation à ces situations conflictuelles ou imposée par son assureur, le sentiment d’injustice nait immanquablement dans l’esprit de la victime ou dans celui de sa famille. Cette réaction est légitime, comme l’est l’incompréhension du médecin qui, à la suite d’un acte posé pour sauver la vie d’un patient, se retrouve soumis aux pires accusations.

La grande majorité des affaires portées en Justice par des patients pour dédommagement est consécutive à un aléa thérapeutique. Quel que soit le résultat d’une telle démarche, elle entraîne un traumatisme dans les deux camps, un sentiment d’injustice dans le camp du perdant mais aussi une débauche de moyens financiers pour démontrer la faute, pour démontrer l’absence de faute, pour estimer le dommage et enfin pour indemniser le dommage. Les lenteurs de la Justice, la complexité des procédures judiciaires et l’implication émotionnelle ajoutent au gâchis généralisé.

L’autre victime de la course à l’indemnisation est la caisse d’assurance invalidité. Si les primes d’assurance augmentent dans les proportions américaines, les praticiens n’auront d’autre solution que de répercuter la hausse sur le prix des prestations. Suivra un déséquilibre du budget des soins de santé, déjà précarisé par la hausse inéluctable du prix des nouveaux médicaments et des nouvelles procédures diagnostiques et thérapeutiques sophistiquées. La conséquence déjà palpable est la médecine dite défensive. La multiplication des examens préopératoires inutiles, juste demandés pour mettre leurs résultats dans le dossier au cas où, la pratique de la césarienne au détriment de l’accouchement par voie basse, l’hospitalisation de confort pour observation sont des pratiques coûteuses qui pourraient s’imposer. Ces dérives existent aux USA, ce qui participe à faire de la médecine de ce pays l’une des plus coûteuses au monde, sans améliorer la qualité de la prise en charge des patients.

Il existe pourtant des solutions. L’une d’entre elles est la responsabilité sans faute. Un projet de loi est étudié en Belgique par le gouvernement fédéral afin de légiférer dans ce domaine. Le patient est reconnu comme victime, mais le praticien est blanchi de la faute, tout en gardant la responsabilité de l’acte presté. Cette procédure ne suspend pas la responsabilité pénale du praticien dans les cas d’erreur volontaire. Il ne s’agit pas de donner un blanc-seing aux médecins psychopathes, mais bien de combiner le respect du patient et la reconnaissance de la qualité du praticien, même dans les cas où il y a dommage imprévisible. Le patient est alors indemnisé rapidement par une caisse alimentée par les assureurs à partir des primes versées par les médecins, par les hôpitaux, et par de l’argent public sans devoir passer devant les tribunaux. Les frais et les délais d’indemnisation sont diminués. Un comité composé de représentants des patients, des assureurs, des médecins et des pouvoirs publics statuerait sur chaque situation individuelle. Bien sûr, les avocats et les experts en dommages corporels sont perdants, mais l’équité est respectée.

En conclusion, je voudrais insister sur le point important de toutes ces considérations : le patient doit rester le centre de nos attentions avant, pendant mais aussi après toute procédure médicale. Il est donc normal qu’il puisse bénéficier d’un dédommagement dans les cas où il subit un désagrément significatif d’une telle procédure. Mais le médecin ne peut pas être rendu coupable d’une complication imprévisible. Il faut donc éviter, autant que faire se peut, les retards d’indemnisation et les mesures, ressenties comme vexatoires, d’une procédure judiciaire. Dans tous ces cas, nous assistons à de véritables naufrages psychologiques et à de véritables faillites humaines, tant dans le chef du patient que dans celui du personnel soignant. L’empathie nous guide dans notre quotidien et nous ne pouvons que souffrir de telles situations.


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31 réactions à cet article    


  • vitenberg (---.---.123.116) 9 novembre 2006 17:01

    le distinguo fait par l’auteur entre « faute médicale » et « aléa médical » est certes un concept de classification indispensable,mais le rangement d’emblée des dossiers présentés dans l’une de ces deux catégories est impossible la majorité des cas appartenant à une catégorie intermédiaire et malheureusement seule la procédure contentieuse permettra leur qualification, celle-ci n’ayant d’ailleurs qu’une seule valeur juridique, et aucunement médicale ; je prendrai 2 exemples que l’auteur-médecin comprendra aisément : un chirurgien-orthopédiste opère un patient âgé porteur de plusieurs pathologies, afin d’augmenter son confort de vie. La suite désastreuse n’est pas imputable à la technique chirurgicale, irréprochable, mais aux pathologies associées ; l’avocat du chirurgien parlera d’aléa ; celui de la partie civile (la plainte étant souvent pénale) de faute,le risque lié aux pathologies associées étant prévisible. Autre exemple en cancérologie : la pose d’un cathéter avant chimio chez un patient thrombopénique, faite par un étudiant, se passe très mal, avec une hémorragie : l’avocat de l’hôpital plaide l’aléa, l’avocat du patient la faute, le dossier de transmission au service d’anesthésie pour la pose du cathéter n’ayant pas attiré l’attention sur la thrombopénie...et je pourrais continuer...


    • Fabrice Fabrice Duplaquet 9 novembre 2006 17:15

      Je pense aussi que dans certains cas la distinction est très subjective mais il ne s’agit qe dune minorité de dossier. Dans ce cas c’est la justice qui doit trancher sur avis d’experts et jurisprudence.

      Par contre dans les deux exemples ci-dessus la problématique est claire pour le deuxième : il s’agit d’une faute par méconnaissance du dossier et non un aléa. Le risque pouvait être pris mais avec le consentement du patient et si la vie du patient est en danger. Mais avouer ne pas avoir connu les résultats avant c’est impensable.

      Dans le premier cas, idem, avec l’avec l’accord éclairé du patient mais il s’agit d’un aléa avec ou sans l’accord. Le juge donnera souvent raison au patient s’il n’a pas été informé des complications possibles. Donc aléas thérapeutiques mais condamnation si patient non informé dans ce deuxième cas.

      Il ne faut pas mélanger erreur et aléa et encore moins information et non information... 4 combinaisons possibles.

      En cas d’aléa si le patient a été informé il n’y pas de faute mais le patient est quand même meurtri et donc il pourrait bénéficier d’une indemnisation sans que le médecin ne soit reconnu fautif.


    • David le sudiste (---.---.58.164) 12 novembre 2006 04:06

      Pourquoi je n’ai pas lu l’article ? Simplement parce qu’après cinq lignes je lis : « Par exemple, le praticien prescrit de la pénicilline alors que le dossier médical mentionne une allergie à cette molécule. » Exemple d’une « erreur involontaire ». Cher ami, cela s’appelle une faute professionnelle, une négligence ou encore un désintérêt flagrant pour son patient. C’est lamentable et certainement pas une « erreur involontaire ». Voilà, je n’ai pas lu la suite. Ca ne m’interresse pas. Je suis un bourrin, c’est volontaire...


    • Hervé (---.---.28.185) 12 novembre 2006 10:08

      Réponse à David le (bourrin) sudiste : La phrase suivante était « Ces cas sont toujours condamnables. » Quelle ironie de faire cette maladresse pour quelqu’un qui s’indigne des médecins qui ne liraient pas les dossiers des patients jusqu’au bout !


    • David le sudiste (---.---.58.164) 12 novembre 2006 17:51

      Cher Hervé, je ne lis peut-être pas tout mais je comprends ce que je lis : « Il y a le plus souvent une erreur involontaire par insuffisance de connaissance médicale ou par méconnaissance du dossier. Par exemple, le praticien prescrit de la pénicilline alors que le dossier médical mentionne une allergie à cette molécule. » Cela me parait clair.


    • chantecler (---.---.146.112) 9 novembre 2006 17:34

      Il me semble que dans votre démonstration vous allez un peu vite sur les problèmes d’allergie:les médecins et personnels de santé, sont sensés savoir que les produits iodés,certains antibiotiques,et autres médicaments sont potentiellement allergéniques et qu’avant de les utiliser à fortes doses,il convient de faire des essais préventifs....


      • Fabrice Fabrice Duplaquet 9 novembre 2006 17:48

        Votre commentaire mérite deux précisions :

        1. l’allergie ne dépend pas souvent de la dose administrée mais de la simple exposition à des valeurs parfois très basses sinon les piqures de guèpe seraient inoffensives. Mais peut être vouliez vous parler de la sur-prescription des antibiotiques qui relève d’une autre problématique non abordée ici.

        2. Tout médicament quelqu’il soit peut entraîner une réaction allergique. Il est impensable de pouvoir tester chez un patient tous les médicaments ou tous les produits que l’on doit lui faire avaler ou lui injecter. pourquoi ? mais parceque ces procédures de mises en évidence d’une allergie sont très complexes. Et en plus elles peuvent prendre plusieurs jours ce qui en médecine peut couter une vie. Vous avez plus de chance de faire une allergie alimentaire et donc selon cette logique il faudrait tester la salade de crevette sauce cocktail avant de l’ingurgiter. C’est actuellement impensable.


      • ohlala (---.---.124.230) 9 novembre 2006 22:23

        @ l’auteur, « En cas d’aléa si le patient a été informé il n’y pas de faute mais le patient est quand même meurtri et donc il pourrait bénéficier d’une indemnisation sans que le médecin ne soit reconnu fautif ».

        ...Vous me rassurez ! Devant être opéré lundi prochain d’une hernie, j’ai signé aujourd’hui même à la clinique un papier, une décharge, -sans le lire, tellement photocopié qu’il était illisible- puis un autre à l’anesthésiste.


        • Plus robert que Redford (---.---.130.131) 9 novembre 2006 22:50

          Le premier problème est celui de la communication entre le médecin et le malade. Combien de dossiers judiciaires n’auraient jamais été ouverts si l’explication préalable avait été conduite en profondeur !!!

          Mais celle-ci implique deux conditions principales :

          la prise du temps nécessaire à une bonne explication et à l’assurance par le médecin que les choses ont bien été comprises.

          Une grande sincérité, qui passe par la reconnaissance intime du praticien qu’il ne sait tout, ni ne maîtrise vraiment la situation. N’en déplaise à son ego qui se flatte gentiment d’une certaine image de son statut de « Sauveur »

          En face de lui, le malade, ou sa famille, facilement bluffés par la débauche de technicité médicale pour qui la surabondance de machines et d’examens est nécessairement le gage d’une obligation de RESULTAT !

          Grave erreur, car les uns et les autres sont avant tout des êtres humains, petites choses biologiquement fragiles, et psychologiquement hypersensibles...

          Combien de consultations n’ont pour unique but que, pour le malade, d’exprimer ses souffrances et d’être entendu par une âme compatissante !!! Ce qui revient à dire qu’il faut du temps pour l’écoute et que la réponse ne saurait être cette mécanique rapide et technique : J’ai mal = ordonnance + examen complémentaire et, vite, vite, au suivant car ma salle d’attente est pleine...

          Pour arranger les choses, rien de tel en cas de « pépin » qu’un bon avocat, sachant habilement instiller le doute et la suspicion de faute, faisant miroiter la possibilité d’un procès où la perspective d’une vengeance devant un tribunal le dispute aux effluves d’alléchantes compensations financières...


          • Fabrice Fabrice Duplaquet 10 novembre 2006 10:58

            je suis d’accord avec vous


          • Forest Ent Forest Ent 10 novembre 2006 14:55

            Très bon article.

            Le gros avantage de la « responsabilité sans faute » est qu’elle permettrait la création d’un régime spécifique d’assurance qui satisferait la très grande majorité des victimes. Il resterait bien sûr des recherches de faute, mais en nombre gérable, et l’essentiel de la problématique serait transférée entre le praticien et son assureur, c’est à dire dans un contexte non passionnel.

            J’y applaudirais des deux mains.


            • jean-francois (---.---.79.125) 12 novembre 2006 18:52

              A l’age de 41 ans, de sexe masculin et suite à une luxation congénitale, j’ai subi une première prothése totale de hanche, à gauche, en mars 86. Elle se porte bien, merci.

              - En décembre 86, j’ai bénéficié (c’est le terme officiel) d’une seconde prothèse, à droite, avec une pose de cothyle « nouvelle » entiérement scellée et sans vis.
              - En 2002, il était devenu urgent d’effectuer une réparation le cothyle s’était décollé et la colle rapait l’os : enfoncement de 15 mm.
              - Le chirurgien qui a procédé à l’opération a changé la partie fémorale et le cothyle comme l’indique le protocole ad-hoc.
              - Mais n’étant pas une mamy souffrant d’osteoporose, il m’a explosé le fémur (5 morceaux) l’intervention a duré 6h45.
              - En 2003, je souffrais d’une infection à staphylocoques dorés.
              - J’ai été ouvert, pour nettoyage en avril. On a changé ma prothèse le 1er juillet puis le 30 juillet et ceci ayant lieu pendant la canicule (wouahhh !)on m’a remis 8 luxations...
              - Depuis les staphylocoques continuent leur (sale) boulot.
              - un (autre) chirurgien pense régler le problème en changeant encore deux fois la prothèse.

              Est-ce un aléas ou une erreur ?


              • Forest Ent Forest Ent 12 novembre 2006 19:42

                Je me permets d’exprimer ma sympathie pour toutes ces difficultés. Ce n’est pas joyeux, et il faut bien du caractère pour les surmonter.

                Sur le fond, et sans être médecin, il me semble que c’est typiquement quelque chose qui pourrait être pris directement en charge par une assurance « aléa thérapeutique », quitte pour l’assureur à se retourner contre le médecin, voire lui coller un malus, s’il estime qu’il n’a pas bien suivi les règles de l’art. S’il y a eu « faute lourde », on retombe sur un contentieux classique.


              • Plus robert que Redford (---.---.226.196) 12 novembre 2006 19:43

                Je compatis complètement à votre état, d’autant qu’arthrosique mo-même, j’imagine la douleur permanente, l’inconfort (sic !) etc...

                Néanmoins, les techniques nouvelles étant censées améliorer les procédures et les résultats, doit-on nécéssairement reprocher au chirurgien d’avoir changé sa façon de faire ?? Au vu du résultat : oui ! Mais que décider à l’époque ??

                PS on écrit : cotyle


              • Fabrice Fabrice Duplaquet 5 décembre 2006 22:06

                Malheureusement la médecine n’est pas une science exacte. La même ne donne pas le même résultat chez tout le monde. Le plus souvent il s’agit d’aléas thérapeutiques mais dans votre cas je ne peux pas juger sur ce peu d’informations.


              • sam1971 (---.---.186.213) 17 novembre 2006 19:30

                en matières d erreurs médical, j en connais un rayon maintenant aprés deux ans de recours contre un medecin qui ma opéré je viens d apprendre que ma requéte a été rejeté pour« faute chirurgicale, non attribué au medecin et antérieur à l’opération » ! j ai simplement été opéré du canal carpien de la main gauche et réopéré suite a des complications et aujourd hui on « m’explique » que c est soit disant du a mon état de santé antérieur et que tout ce que j ai fait jusqu’a aujourdhui n a servi a rien a pars me dépouiller un peu plus. je tiens a préciser que la main gauche qui a été opéré n est toujours pas en etat de « bon fonctionnement » car je ne peux que m en servir un minimum. je ne fais donc meme pas parti des aléas thérapeutique puisque maintenant on me dit que c est du a ma santé antérieur ????????? avez vous un conseil merci d avance


                • Fabrice Fabrice Duplaquet 5 décembre 2006 21:55

                  Votre histoire est bien triste mais trop souvent vécue par les patients. C’est pour des cas comme le votre que la responsabilité sans faute doit exister.


                • Fabrice Fabrice Duplaquet 5 décembre 2006 22:01

                  je suis de votre avis, les raccourcis sont faciles à prendre et ce sont souvent les moins responsables qui jettent la première pierre mais on ne va pas changer le monde.


                • (---.---.169.27) 22 novembre 2006 16:06

                  qu on paye les praticiens au mois et non à l’acte et la qualité sera nettement meilleure car ils ne seront plus là pour faire du fric mais pour soigner les gens comment peut on sérieusement ausculter quelqu’un en 12 minutes (durée moyenne de la consultation chez le généraliste)


                  • Fabrice Fabrice Duplaquet 5 décembre 2006 21:48

                    Si vous voulez faire fuir les cerveaux vers des cieux plus cléments et vous faire soigner par ceux qui restent il reste ) prier pour que la loi du marché épargne la santé mais j’en doute. Et pourtant croyez-moi je partage partiellement votre opinion irréaliste.


                  • sabactani31 (---.---.168.58) 12 décembre 2006 22:19

                    Alors allez jusqu’au bout que vaut le travail d’un praticien libéral : Un : dans les conditions d’un salarié normal(35 heures) Deux : dans les conditions d’un médecin normal(une nuit par semaine de garde en travaillant quand même le lendemain,un week end sur trois en moyenne de garde,de 50 à 70 heures de travail hebdomadaire en moyenne).


                  • ec (---.---.133.124) 23 novembre 2006 13:45

                    mais, l’aléa thérapeutique ne peut être évoqué quand le traitement n’est pas indispensable . Nous assistons enfin ,maintenant que le prix des antibiotiques a bien chuté , à la notion que ni dans de nombreuses angines, ni dans de nombreuses bronchites « les antibiotiques ne sont pas automatiques » . Alors qu’il y avait menace d’être envoyé devant le conseil de l’ordre si l’on avait osé dire cela dans les années 1980 -1990 .Et combien de pb avec les antibiotiques durant ces années ?? La notion d’aléa ne peut souvent être de mise puisqu’il y a une véritable dictature qui s’est instaurée dans l’obligation de suivre les traitements.Il ne faut pas oublier que des thérapies dites parallèles sont parfois plus efficace que les antibiotiques dans certaines infections. J’en suis un exemple ,heureusement pour moi qu’un médecin homéopathe s’est occupé de ma santé sinon, je me faisais dégager par une infection sinusienne qui était devenue une septicémie ont dit des médecins hospitaliers à ma mère et les antibiotiques n’agissaient plus . Donc, tant qu’il y a de la Vie ,il y a de l’espoir + l’homéopathie peut agir pour rétablir la santé face à des infections. Il faudrait donc commencer à faire apprendre ces médecines et les faire appliquer en pratique médicale courante pour oser parler d’aléas thérapeutiques.


                    • Fabrice Fabrice Duplaquet 5 décembre 2006 21:52

                      Vous soulevez de nombreuses questions : 1/ les antibiotiques : les connaissances actuelles sont biens différentes en 1980 ou en 2006. A l’époque l’OMS croyait éradiquer les infections. Ne jugez pas le passé avec des yeux d’aujourd’hui. 2/ Il n’y a aucune dictature, si le patient refuse le soin c’est son droit 3/ l’homéopathie ne peut être jugée avec des yeux de scientifiques ce qui ne veut pas dire que cela ne fonctionne pas mais les mécanismes d’action sont à élucider. Le futur nous éclairera peut être.


                    • Laurent Simon 30 août 2012 16:21

                      @Auteur : j’apprécie beaucoup votre article, et votre démarche.
                      Cependant, je suis obligé de réagir, surtout à votre première remarque
                      1/ (les antibiotiques : les connaissances actuelles sont biens différentes en 1980 ou en 2006. A l’époque l’OMS croyait éradiquer les infections.)
                      OUI, je suis d’accord avec « Ne jugez pas le passé avec des yeux d’aujourd’hui », mais cela fait au moins 40 ans (j’étais au courant bien que n’étant pas médecin) que l’on sait que les bactéries développent des résistances, et que le danger est d’autant plus fort que l’on utilise les antibiotiques en dépit du bon sens !
                      Si "l’OMS croyait éradiquer les infections", il fallait oser s’opposer à une telle illusion, rien n’oblige de croire à de telles illusions.
                      Etre médecin ne veut pas dire être naïf, cela oblige à une certaine prise de recul, non ?

                       2/ Il n’y a aucune dictature, si le patient refuse le soin c’est son droit
                      Oui, sauf qu’en France ce n’était pas si évident, jusque la loi Kouchner (droit des malades), vers 2002.

                      3/ l’homéopathie ne peut être jugée avec des yeux de scientifiques ce qui ne veut pas dire que cela ne fonctionne pas mais les mécanismes d’action sont à élucider. Le futur nous éclairera peut être.
                      OUI. Par exemple voir les recherches du Dr Montagnier, qui a osé déposer des brevets dans la lignée des recherches du Pr Benveniste (rappelez-vous « la mémoire de l’eau »), et qui l’a fait savoir un peu après avoir reçu son prix Nobel... courageux, mais pas téméraire, il a eu raison !
                      lire par exemple : « Le Prix Nobel Luc Montagnier réhabilite les travaux de Benveniste »
                      http://planete-homeo.org/2010/02/02/le-prix-nobel-luc-montagnier-rehabilite-les-travaux-de-benveniste/


                    • sabactani31 (---.---.206.95) 3 décembre 2006 01:44

                      Pour les problèmes d’allergie médicamenteuses repris par david le sudiste quelques précisions : Si on sait qu’un patient est allergique à une molécule on ne va pas lui prescrire nous ne sommes quand même pas si cons.. Par contre c’est toujours plus compliqué que David semble le penser ou alors on est pas aussi intelligent que lui auquel cas c’est dommage qu’il ne soit pas médecin nous avons perdu un grand professeur.Le patient peut ne pas le mentionner(trés trés fréquent),se tromper de molécule(trés trés fréquent),ou l’avoir oublié(trés trés fréquent).Je suis toujours fasciné par les grands raisonneurs de ce type pour qui l’erreur à posteriori aurait été facile à éviter,mais c’est souvent le propre des « bourrins » pour reprendre vos termes on ne peux pas vous en vouloir... Dans les forums on voit toujours revenir les mêmes arguments sur la responsabilité des méchants médecins qui ne pensent qu’au fric,ne font que des consultations de X minutes....mais on ne voit jamais(ou rarement) des gens dire à quel point ils ont de la chance d’avoir un systéme de santé commme le nôtre qui déja reconnait une responsabilité sans faute et qui est totalement gratuit ou presque.Aujourd’hui beaucoup de patient jouent de menaces à l’américaine à la différence qu’aux états unis ceux qui font des procés ce sont souvent ceux qui ont assez d’argent pour se payer les soins.J’exclus bien sur les erreurs manifestes ou volontaires bien que je pense qu’elles doivent être minoritaires car je ne crois pas connaître de confréres qui vont faire une connerie volontairement pour voir ce que sa fait de prendre une procédure pénale,d’ailleurs si toute les professions avait les mêmes responsabilités devant la loi beaucoup feraient leur boulot plus consciensieusement et feraient aussi probablement moins de raisonnements aux autres(à bon entendeur..).


                      • Fabrice Fabrice Duplaquet 5 décembre 2006 22:04

                        je suis de votre avis, les raccourcis sont faciles à prendre et ce sont souvent les moins responsables qui jettent la première pierre mais on ne va pas changer le monde.


                      • Emilie (---.---.102.41) 30 décembre 2006 13:14

                        BOnjour je fais un exposé sur les erreurs medicales,et j’aimerais savoir lors d’une erreur comment es-qu’on établi la responssabilité du mèdeçin et si sa praticitée peut-être remise en question ?


                        • Lucienne Foucras (---.---.78.30) 24 janvier 2007 18:01

                          Je réponds à Sabactani 31 sur,dit-il, « la chance que nous avons d’avoir un système de santé comme le nôtre ». C’est vrai et faux, et en tout cas dangereux de trop le penser (autosatisfaction du type :« on esr les meilleurs »). Vrai si le patient a les moyens d’accéder aux soins et à la compétence de bons médecins (il y en a !) : assuré social + bonne mutuelle (pensez à ceux relevant de la CMU qui sont loin d’être toujours bien accueillis et qui sont certainement ceux qui ont le plus besoin d’être soignés : sida, hépatites,tuberculose etc), et malgré les menaces qui pèsent sur la Sécu. Faux, si l’on pense aux politiques de santé publique auxquelles trop de médecins obtempèrent (l’Ordre n’incitant guère à l’indépendance)dont certaines ont été catastrophiques. Exemple majeur (parmi d’autres) : la vaccination massive contre l’hépatite B des années 94-97 jusqu’à l’arrêt Kouchner,« erreur scientifique majeure » a dit alors le professeur Kahn. Comment peut-il se faire que des dizaines de milliers de généralistes aient marché comme un seul homme ? N’importe quel béotien sait que tout individu est irréductible à un autre. On allait donc nécessairement faire beaucoup de victimes si on vaccinait toute une population (on visait 100%. Les victimes, heureusement pour les autres,ont fait mettre un terme (provisoire !)à cette folie. Bénéfice/risque ? Parlons-en ! Dans un pays d’aussi faible endémie que la France, où, à l’époque, on ne comptait que 150 000 porteurs du virus (aujourd’hui 300 000, preuve qu’on a manqué la cible), essentiellement dans les populations défavorisées ! Les médecins ont alors travaillé à l’aveugle. Il n’y avait même pas de vaccinovigilance (y en a-t-il une aujourd’hui ?).Bébés , vieillards, tout le monde a eu droit à ses trois injections (parfois plus). Qui a protesté ? Les homéopathes et quelques autres autour du Dr Lacaze, oui. Mais l’Ordre ? Les syndicats médicaux ? S’est-on même demandé pourquoi l’Angleterre, l’Allemagne, les pays nordiques n’obéissaient pas aux recommandations de l’OMS ? Et quand les accidents sont arrivés, pourquoi une si importante sous-notification ? Les Sep l’ont été un peu moins mal que les autres maladies parce qu’il y a eu obligation de notifier. Mais les maladies auto-immunes — qui doublent peut-être le contingent— où sont-elles passées ? Si au moins cette catastrophe sanitaire,« l’une des plus grandes séries d’effets indésirables recueillis par la pharmacovigilance depuis sa naissance en 1974 » (Commission Nationale de pharmacovigilance, 15 février 2002)servait à quelque chose ! Mais on voit repartir, depuis quelques mois, une campagne promotionnelle et commerciale qui recourt aux mêmes mensonges qu’il y a 10 ans, même à celui de la salive ! Excellent argument, la salive, et juteux pour les laboratoires destiné à viser les jeunes et affoler les familles ! Qu’on n’invoque pas les études qui auraient disculpé le vaccin : elles soulignent toutes (je dis bien toutes) un risque, de 1,7 à 3,1, pour la seule Sep. Risque minoritaire certes, mais considérable par sa gravité. Ne figurent pas dans ce chiffre, évidemment, le nombre important de maladies auto-immunes dont vous pourrez trouver la liste en allant sur : www.revahb.org Sur ce site, vous apprendrez aussi que 22% des dossiers, parfaitement documentés, sont rejetés par l’Afssaps parce qu’elle n’arrive pas à obtenir de réponse des médecins concernés. Malgré deux rappels, ils ne répondent pas ! Ce qui ne fait qu’accroître une sous-notification déjà considérable.Conclusion : Oui, on a de bons médecins, de bons chirurgiens etc. Mais, pour qu’on ait « un bon système de santé »,il faudrait qu’ils s’investissent davantage dans les politiques de santé publique, qu’ils soient plus indépendants de l’industrie pharmaceutique (les hospitaliers particulièrement, ceux surtout dont les recherches sont financées par les labos), et qu’ils n’aient plus peur de dire : NON. Non notamment à cette vaccination, non obligatoire mais cependant encore massive (oui encore !)des nourrissons. Elle n’a aucun sens dans notre pays, sinon d’offrir aux laboratoires une compensation à la perte du « marché » des adultes. Car c’est ainsi qu’ils parlent...


                          • daniele50120 (---.---.143.200) 28 février 2007 18:31

                            j’ai été opérée des sinus en octobre 2004 et depuis cette intervention je suis aphone. le chirurgien m’a dit au départ que c’était du à l’intubation et ensuite ne trouvant pas la solution m’a dit que c’était psychiatrique. Lorsque j’étais en salle de réveil il est venu me dire qu’il avait vu mon cerveau, qu’il ne maitrisait plus et que c’était grâce à la providence. La providence a voulu que je sois maintenant aphone Je souhaiterais savoir si d’autres personnes ont subi ce préjudice. Je me bats mais c’est le pot de terre contre le pot de fer.


                            • yenamarre (---.---.96.135) 4 avril 2007 17:06

                              La médecine n’est pas une science exacte ?? Rien n’est plus certain. Le problème serait plutôt qu’un grand nombre de médecins sont convaincus qu’elle l’est, convaincus qu’ils sont les meilleurs, et, pire encore, ils semblent formés dans ce sens. La caution de cette sacro sainte institution médicale. Tout comme pour la religion, ce n’est pas la médecine qui doit être mise en cause, mais plutôt ce qu’en font certains humain. Ou en tout cas une certaine catégorie pour qui la médecine n’est synonyme que de tirroir caisse. Mon constat, et j’en parle en connaissance de cause, c’est que les médecins ne sont absolument pas formés à une quelconque forme d’accompagnement ou de considération de l’Être humain. Ils sont maintenus dans une forme d’ignorance, endoctrinés. Si la formation des médecins passait par un travail sur soi profond et RÉEL, ce sujet n’aurait aucune raison d’être. Et chacun pourrait être amenée à entretenir son propre véhicule, plutôt que d’attendre la panne. JE NE PARLE EN AUCUN CAS DE VACCINATION !!! On pourrait à ce moment là parler d’éthique. Alors parler d’erreur..... Désolé pour ceux qui ne sont pas concernés. Et, bien heureusement, il en existe, et je leur tire mon chapeau.


                              • mecheri 4 avril 2012 20:13

                                L’inacceptable, c’est surtout quand les experts ou autorités couvrent !

                                Je suis de ceux qui, hélas, ont aujourd’hui, vraiment du mal à avoir confiance en certains médecins.

                                Une généraliste a donné à mon fils, alors âgé de 5 ans de la ventoline de façon régulière, durant 2 ans et en dehors de toutes crises d’asthme, dont témoignages de l’école où il fait du sport. Je précise que mon fils n’a jamais eu de d’essoufflements à l’effort, de sifflements, ni aucun autre symptôme de quelque nature que ce soit ...

                                Un soir une cousine urgentiste me voit lui administrer son turbuhaler et m’enjoints à arrêter sur le champ, car qu’en bien même il aurait eu de l’asthme, ce ne serait qu’en cas de crises qu’il convenait de procéder à cet acte médical.

                                Sur ses recommandations, je vais donc consulter un pneumologue, spécialiste de l’adolescence, laquelle après avoir procédé à des tests me confie qu’il n’a RIEN et qu’il va falloir progressivement stopper le traitement, car accoutumance oblige sur de très petits poumons !

                                Toutefois, pris dans ses contradictions la généraliste ne veut rien savoir et se déporte en transférant « la patate chaude » à ce qui est très certainement un de ses confrères peu scrupuleux, qui prescrira en lieu et place de la ventoline du symbicort, me disant que l’on arrêtera dès le début de l’été.

                                Conclusion et sur insistance de la maman, qui ira consulter sur « recommandations » de ce pneumologue d’autres médecins, dont ils s’en trouveront quelques uns, qui recommanderont de poursuivre, mon fils absorbent depuis 2 ans déjà ce médicament.

                                Mais, pire encore j’alerterais l’ARS, l’AFSAP, la Haute autorité de la santé, puis enfin le Ministère de la santé, les suppliant de concrètement faire intervenir un véritable expert digne de ce nom et impartial pour poser un réel diagnostic quant à ces surtraitements .... le tout, sans que personne ne bouge !

                                Celà est purement écoeurant, d’autant que je suis convaincu que ceci n’a que pour seul objet de surtout pas remettre en cause les actes prescrits par le premier généraliste, sans le moindre test EFR.

                                En conclusion et s’il arrivait quoi que ce soit à mon fils, bien que non belliqueux, il est clair que je demanderai des comptes à l’ensemble de ces « braves gens » et surtout à ceux qui ont couvert cette ineptie en détournant les yeux, sans la moindre considération pour la santé d’un enfant.

                                Cordialement

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