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Accueil du site > Actualités > Santé > Euthanasie ou suicide assisté : les mots pour le dire

Euthanasie ou suicide assisté : les mots pour le dire

Avertissement : je propose cet article non pas pour qu'il fasse polémique mais pour créer une véritable réflexion autour de ce sujet. Il y a les pro, il y a les anti, il y a des références aux églises, nous avons nos propres croyances (ou pas). Je souhaite que toutes les opinions soient respectées et n'aborder ici le débat que pour les réflexions qu'il soulève. Je précise que, bien entendu, cet article n'a en aucune façon la prétention d'être exhaustif.

(Photo Benoit Tessier. Reuters).

Le professeur Didier Sicard, mandaté par François Hollande peu après son élection, lui a remis son rapport mardi 18 décembre.

Il reste « très prudent concernant l’aide active à mourir », nous dit Libération.

Mais la loi dite « Leonetti » d’avril 2005 a interdit l’acharnement thérapeutique et instauré le droit de laisser mourir : les médecins peuvent administrer des traitements anti-douleur pour soulager la souffrance au point d’avoir comme effet secondaire d’abréger la vie. Il se situe à ce titre contre la culture du tout-curatif.

En revanche il ne recommande pas de prendre de nouvelles dispositions législatives en urgence sur les situations de fin de vie, même si, souligne la Croix l’autorisation du suicide assisté nécessiterait une révision de la loi.

Toujours d'après Libération, le président de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) Jean-Luc Romero (élu apparenté socialiste) a appelé à dépasser la loi Leonetti « totalement insuffisante » et à remettre le patient « au centre » pour que s’il le souhaite « il puisse y avoir un geste qui permette de s’endormir sans souffrance ».

À l’inverse, le délégué général d’Alliance Vita, association anti-euthanasie, Tugdual Derville, ne veut pas que ce rapport « ouvre la boîte de pandore » de l’euthanasie mais qu’il « creuse la question complexe de la mort ». (AFP)

http://www.liberation.fr/societe/2012/12/18/debat-sur-l-euthanasie-le-suicide-assiste-preconise_868396

Un certain nombre de points concerne le lexique utilisé pour aborder ce sujet.

Euthanasie

En grec, l'euthanasie signifie la "belle mort", de Eu, bien, bon et Thanatos, mort. Aujourd'hui, le terme euthanasie désigne un geste actif entraînant un décès, commis sur un patient souhaitant mourir. Trois pays ont dépénalisé l'euthanasie : la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. On entend parfois parler d'euthanasie active ou passive, certains qualifiant le laisser mourir du protocole Leonetti d'euthanasie passive. Le terme euthanasie passive semble un non-sens car l'euthanasie nécessite une action.

Exception d'euthanasie

Les demandes d'euthanasie ne concerneraient que quelques cas chaque année en France. En 2000, le comité consultatif national d'éthique avait formulé des recommandations en faveur de la mise en place d'une "exception juridique d'euthanasie" qui ne remettrait pas en cause l'interdit pénal inscrit dans la loi. Cette disposition pose toutefois la question de savoir qui déciderait et selon quels critères d'accorder une exception à une demande d'euthanasie ?

Suicide assisté

Dans le suicide assisté, c'est le suicidant lui-même qui agit avec l'aide d’un tiers. En France, si le suicide n'est pas pénalement condamnable, la provocation au suicide si et la non-assistance à personne en danger passible de poursuites. En Suisse, il est autorisé ainsi que les associations qui le pratiquent. Elles parlent d'auto-délivrance. Il est légal dans quelques Etats américains – en Oregon depuis 1997, dans l'Etat de Washington et dans le Montana depuis 2009 – mais les associations sont interdites. Le 6 novembre, les électeurs du Massachusetts se prononceront à leur tour sur la légalisation du suicide assisté.

 

J'ai pris ici quelques exemples, mais vous trouverez des définitions plus complètes grâce à ce lien.

http://www.lemonde.fr/sante/article/2012/11/01/les-mots-cles-du-debat-sur-la-fin-de-vie_1784625_1651302.html

QUELS SONT LES POINTS SUR LESQUELS NOUS POUVONS RÉFLÉCHIR concernant cette grave et difficile question ? Il est bien certain que toutes les questions ne peuvent être évoquées dans un seul article tant le sujet est difficile et en fin de compte personnel. Le pathos et l'émotion qu'il suscite sont trop souvent l'objet d'une récupération médiatique mal conduite, objet même de sondages qui resteront toujours schématiques et donc superficiels.

L'éventail des termes utilisés montre bien combien les pratiques peuvent être différentes. Le public aussi bien que les professionnels de la santé ont parfois du mal à s'y retrouver.

  1.  C'est là justement que l'on s'aperçoit qu'une réflexion sur cette question ne concerne pas seulement la personne revendiquant le droit à mourir mais également son entourage, la société et les institutions. Il est évident que le rôle des religions monothéistes a fait reculer ce débat, et l'évolution éthique de notre culture a dû attendre des siècles afin de lever le tabou qui pesait sur lui.
  2. Un autre aspect de l'évolution de notre société qui est à prendre en compte est la médicalisation de la population et de sa fin de vie. Aujourd'hui les trois quarts d'entre nous meurent à l'hôpital. C'est un nouveau tabou qui est né avec l'évolution de la famille. Les personnes âgées sont déplacées vers des centres spécialisés car la famille à évolué. Par voie de conséquence le regard sur la mort a changé en se diluant. Mais ce déplacement du mourant vers des centres spécialisés vise aussi à épargner la souffrance dont la vue est devenue intolérable d'autant plus que les proches assistent rarement à l'agonie.
  3. Parallèlement la montée de l'individualisme nous pousse à accepter de moins en moins la fatalité, le naturel et nous entendons décider de tout, du choix de la grossesse, parfois du sexe de l'enfant et pour ce qui nous concerne aujourd'hui de l'heure et des conditions de notre mort. Nous sommes d'abord libres et nous voulons le montrer jusqu'au bout. Mais ces choix sont historiquement marqués et nous pouvons nous demander quel regard aura demain la société sur le rôle qu'auront joué sur nos choix notre cadre socioculturel, éducatif, historique ? Il est légitime également de se demander quel est le regard des professionnels de santé et comment seront jugés leurs actes dans le futur ?
  4. On rappelle souvent que la deuxième cause de mortalité des adolescents, après les accidents est le suicide. Il est nécessaire de nous souvenir aussi que le tiers des suicides elle fait de personnes ayant atteint le troisième voire quatrième âge. Mais ceci est perçu de façon moins choquante, révoltante que le suicide du jeune. La Fontaine disait : « plutôt souffrir que mourir, c'est la devise des hommes ». On peut donc se demander ce qui a changé aujourd'hui pour nous fait dire « plutôt mourir que souffrir » ? Les progrès de la médecine et de la biologie nous ont resitués davantage dans notre condition animale. La souffrance n'est plus une fatalité et l'allongement de la vieillesse l’a rendue chronique. Nos valeurs morales ont évolué et nous acceptons plus difficilement, de manière existentielle la perte d'autonomie la solitude.
  5. On peut se demander également si la volonté de mettre fin à ses jours est systématiquement considérée comme pathologique ? La réponse est non, mais il faut d'abord que l'euthanasie, le suicide assisté ou toute autre fin décidée par la personne prenant cette décision n'est pas victime d'une maladie mentale, d'une dépression etc. Ceci d'ailleurs pourrait-il constituer un critère d'empêchement à cet acte puisque celui-ci est là pour soulager la souffrance ? Pourquoi la souffrance mentale voudrait-elle moins que la souffrance physique ?
  6. Ne nous débarrassons-nous pas d'une question essentielle en légiférant sur des pratiques qui ont lieu depuis longtemps dans certaines institutions hospitalières ? Comment reconnaître le désespoir sans l'écoute et la tentative d’y répondre par le soulagement. Je serais tenté de me poser la question avant de faire un choix personnel : qu'en pensent mes proches et que souhaite-t-il ? Ma présence est-elle importante à leurs yeux ? Comment ressentent-ils ma souffrance ?
  7. Alors que doit faire le législateur qui ne pourra satisfaire tout le monde et son pair ? Il me semble comme sur beaucoup d'autres sujets que trop de lois tue la loi. Se contenter de ce qui existe en la matière, accepter la responsabilité de l'acte commis et en répondre devant la justice, considérant que chaque cas est unique me semble la seule solution. L'évolution des mentalités et la jurisprudence parlent dans ce sens.

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18 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 28 décembre 2012 15:11

    on peut craindre le pire comme en GB
    plus de 10000 qu’on laisse crever


    • easy easy 28 décembre 2012 15:54


      ***trop de lois tue la loi***


      Je rappelle qu’en France, il n’existerait qu’un vague esprit de la loi qui irait vers « Tant que ça ne nuit pas à autrui » ainsi qu’à « Même loi pour tous »
      A part ces deux indications de direction générale, plutôt libérale, notre Loi n’a aucun esprit et n’indique aucune éthique, aucune manière de nous comporter. Elle dit ce qui est interdit pas ce qu’il faut faire (sauf rares cas tels que devoir de secours à autrui ou devoir de moucharder à la Police)

      Les Dix Commandements et le Code d’Hammourabi étaient du même tonneau. Ils interdisaient mais ne disaient pas quoi faire de particulier.

      A part le Coran qui tend nettement plus à dire ce qu’il faut faire qu’à interdire, les lois en tous genres de notre région sont donc essentiellement répressives (pas toujours, parfois elles réprouvent sans punir) 

      Ces lois répressives sont survenues toujours après les faits. Nous avons tué puis est arrivée la loi nous l’interdisant

      C’est le fait que l’homme se comporte en anguille et qu’il trouve donc constamment des espaces hors-la-loi qui oblige la Loi à lui courir après et à légiférer après coup.

      Nos lois françaises ont surgi depuis tabula rasa et quasiment ex nihilo au XIXème. Depuis Napoléon, nous n’avons eu de cesse d’inventer des espaces échappatoires et la Loi a donc dû légiférer derrière nous (Tout en se donnant des grands airs de nous avoir précédés afin de se conférer une légitimité par historicité ; jus sanguinis et jus soli lui étant liés)

      C’est notre inventivité, notre dynamique d’échappatoires, qui fait la quantité de nos lois.

      Le monde n’a jamais appartenu à ceux qui se lèvent tôt mais à ceux qui inventent des espaces hors-la-loi et partent ailleurs quand la loi arrive.





      ****accepter la responsabilité de l’acte commis et en répondre devant la justice, considérant que chaque cas est unique me semble la seule solution.****

      Oui, d’autant que la loi est conçue pour que chaque cas soit jugé en ses caractéristiques
      Si un parent peut accepter de passer en justice pour avoir aider son proche, ça lui fait un procès dans sa vie.
      Si un soignant (bonjour le sens du mot) doit passer en justice pour chaque patient qu’il aide (rebonjour le sens du mot) il va passer sa vie au tribunal et la justice va s’épuiser.

      Un paquet de mots vont voir leur acception bousculée 





      *****On entend parfois parler d’euthanasie active ou passive, certains qualifiant le laisser mourir du protocole Leonetti d’euthanasie passive. Le terme euthanasie passive semble un non-sens car l’euthanasie nécessite une action.*****

      Votre titre donnait à penser que vous alliez nous proposer des mots (ou idéations). Or ici vous avez signalé un angle mort sans proposer de mot nouveau du genre passivothanasie





      Vous avez raté la grosse question :

      Etant posé qu’un gentil suicidaire est désespéré et qu’il est logique de l’y aider, que faisons-nous face à un vilain taulard désespéré qui demande à mourir ?
      Et, histoire d’enfoncer le clou, injectera-t-on le même poison dans les deux cas ?
      Est-ce que le vilain sera privé de musique et de compagnie amicale, sinon pourquoi ?

      Creuser cette question aboutirait à devoir reconsidérer de fond en comble ce que nous appelons punition


      • Nemrod Nemrod 28 décembre 2012 18:01

        easy Il y a bien d’autres questions que j’ai dû rater. C’est l’objet même de cet article, que chacun apporte sa pierre à l’édifice.
        J’ai préféré soignant à médecin plus restrictif et patient à client (insupportable).
        J’en profite pour signaler 2 fautes que je découvre à la relecture : « 
        Pourquoi la souffrance mentale vaudrait-elle moins " et " qu’en pensent mes proches et que souhaitent-ils ? ".
        Merci.


      • Gabriel Gabriel 28 décembre 2012 16:44

        Bonjour Nemrod,

        Bon article très bien abordé avec un regard neutre et interrogatif sur un fait de société pas facile à trancher. Personnellement, je ne crois pas que l’on puisse globaliser ce problème. Je ne me prononcerai donc en aucune façon sur une orientation générale avec ceux qui sont pour ou ceux qui sont contre. Cependant, chaque être humain est une entité à part entière donc par ce biais là, à elle-même et elle seule de s’assumer. Chacun est dépositaire de sa propre vie et en aucun cas d’autres doivent en décider. Lorsque le patient est conscient ou qu’il a précisé par avance ne pas vouloir d’acharnement thérapeutique et une aide au départ, je ne vois pas en quoi quiconque, et de quel droit, s’opposerait à cette volonté. Evidement tout cela sous contrôle…


        • eric 28 décembre 2012 18:05

          Parfaitement d’accord avec la conclusion, point 7. Signalons toutefois que dans une weltanschauung de gauche orthodoxe, c’est une position homophobe ( aujourd’hui, on ne dit plus reac ou facho...).


          • BlackMatter 28 décembre 2012 21:44

            Si si.

            Aujourd’hui, on peut encore dire que vous êtes réac ET facho.
            Pour l’homophobie, je ne sais pas, mais même quand le sujet est l’euthanasie et donc la mort, vous semblez faire une fixette sur les homos.

          • Nemrod Nemrod 29 décembre 2012 08:15

            eric Toujours à côté de la plaque. Ce n’est absolument pas le sujet.
            Merci de le respecter si vous savez ce que cela veut dire !


          • BlackMatter 28 décembre 2012 21:39

            Ah le bon temps où les tentatives de suicide étaient punis de la peine de mort.

            Aujourd’hui on utiliserait l’injection pour appliquer la sentence...

            • Nemrod Nemrod 29 décembre 2012 08:18

              BlackMatter Merci de respecter le sujet.


            • BlackMatter 29 décembre 2012 10:52

              Nemrod, c’était de l’humour pour montrer la stupidité des positions du passé.

              Autrefois, on considérait que celui qui voulait mourir ou tentait de mettre fin à ses jours commettait un crime contre Dieu et donc un crime encore plus grave que l’assassinat.
              De fait, à titre de sanction, on condamnait à mort ceux qui avait tenté de mettre fin à leurs jours ce qui bien sûr est ridicule. 

              Mais je ne vais pas plus commenter votre article, de peur de subir vos remontrances.

            • Nemrod Nemrod 29 décembre 2012 16:55

              BlackMatter surtout n’ayez pas peur de donner votre avis et d’ajouter vos commentaires. Toute réflexion pertinente sera la bienvenue.
              Merci


            • Bardamor Bardamor 29 décembre 2012 01:44

              Je souhaiterais voir posée plutôt la question de l’assassinat légal ; à partir de quand peut-on tuer le ressortissant d’un pays voisin qui nous dérange ? Les critères ne me paraissent pas sûrs.


              • Nemrod Nemrod 29 décembre 2012 08:17

                Faites-le  !


              • pmrb 29 décembre 2012 09:03

                La loi Léonetti règle bien, voire avec un certain laxisme en donnant tous pouvoirs au médecin, le problème du malade en phase terminale d’une affection incurable et infligeant des souffrances inapaisables. Il suffit d’avoir choisi un médecin compatissant au départ.
                Le problème qui reste pendant est celui de la personne, atteinte ou pas de pathologies non mortelles et qui, se considérant arrivée au bout de sa vie, au bout d’une vie dont elle ne veut plus parce qu’elle n’y trouve plus que souffrances morales insidieuses. Elle se pend avec un drap dans sa chambre de maison de retraite ou s’envoie une balle dans la tête au fond du jardin pour ne pas éclabousser des murs de son sang . Si par hasard ils interviennent, les médecins l’aura bourrée d’anxiolytiques pour en faire un fantôme végétatif, au mépris de sa dignité, au mépris de la dignité humaine, c’est-à-dire de la liberté de diriger sa vie en accord avec son éthique.
                Ce qui manque n’est il pas tout simplement une dépénalisation des moyens de mourir les plus humains ? C’est à dire une aide à mourir médicamenteuse mais non médicalisée, car s’il est déjà difficile de bien mourir quand on est malade et que son médecin manque de compassion, il est impossible de mourir dignement en homme libre et responsable quand son corps n’est pas arrivé aux limites de la déchéance physique..


                • foufouille foufouille 29 décembre 2012 11:47

                  « Le problème qui reste pendant est celui de la personne, atteinte ou pas »

                  ca se soignes, faut voir un psy


                • Nemrod Nemrod 29 décembre 2012 16:58

                  pmrb Oui, vous êtes tout à fait dans l’esprit de l’article.


                • Kookaburra Kookaburra 29 décembre 2012 11:22

                  Toutes les enquêtes le confirment, leuthanasie se pratique tous les jours. Or, puisquelle est un délit dans la majorité des pays, nous sommes bien obligés de conclure quil y a une divergence frappante entre la loi et ce qui se passe dans la pratique. Les sanctions judiciaires et professionnelles sont rarissimes en comparaison du nombre des actes. C’est cette réalité qui comporte le plus haut risque dentraîner des abus et quil faut combler lécart entre la loi et la pratique si lon veut maintenir le respect de la primauté du droit.

                  La loi Leonetti est très insuffisante. Elle dit qu’il faut éviter l’acharnement thérapeutique. Mais où est le seuil entre traitement raisonnable et acharnement ? Elle ajoute que le patient peut exiger l’arrêt de toute traitement et le débranchement des appareils. Peu de médecins sont prêts à respecter cette loi, parce qu’ils disent que débrancher revient à donner la mort.

                  Mais croirez-vous que tous ces interminables débats vont mener à quelque chose ?


                  • Nemrod Nemrod 29 décembre 2012 17:16

                    Kookaburra C’est certain, l’euthanasie se pratique tous les jours. Mais c’est justement l’écart qu’il y a entre l’humanité et la loi qui pose problème. Ma suggestion (le point numéro 7) est que tout acte (et l’arrêt d’un traitement en est un) doit être considéré judiciairement, c’est-à-dire sous le regard de la société et de la loi, mais n’est pas nécessairement un délit et ne justifie donc pas qu’il y ait sanction à l’appui.
                    La loi sera nécessairement insuffisante. De même vous faites bien remarquer la contradiction qui existe sur cette question, entre le nombre d’actes réellement pratiqués et le fait que nombre de médecins ne respectent pas la volonté du patient en fin de vie.
                    Nos débats servent-ils à quelque chose, les lois s’appliquent-elles également pour tous ? Cela me rappelle le vote. Souvent cela ne sert pas à grand-chose, mais il vaut mieux des citoyens responsables. L’avenir ne pourra nous reprocher que de n’avoir rien tenté.

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