Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Santé > Exclusif ! Le film des Sanofi censuré par la Direction

Exclusif ! Le film des Sanofi censuré par la Direction

Le documentaire de 52 minutes sur la rencontre à Gentilly entre les Sanofi de Toulouse et la Direction, représentée par Christian Lajoux, a été censuré. Il devait être projeté dans la petite salle de l'Utopia Tournefeuille à Toulouse. Un courrier signé du Directeur Juridique a été adressé par la Direction du groupe au cinéma et à l'intersyndicale. Sanofi se réserve la possibilité de prendre toute mesure et d'engager toute poursuite. Ce n'est pas la première fois que le géant pharmaceutique déploie ses énormes ressources contre ses propres salariés pour les réduire au silence. Le recrutement du cabinet de lobbying Boury Tallon & Associés pour préparer l'opinion publique était une première étape. Les menaces de poursuite témoignent de la volonté de la Direction d'etouffer le scandale des licenciements boursiers. Ce film bouleversant qui montre la souffrance, la détresse mais aussi la détermination des chercheurs du site de Toulouse est accessible (pour combien de temps encore ?) sur YouTube.
Il sera certainement retiré sous la pression de la Direction Juridique. Pour immortaliser cette rencontre, voici la retranscription quasi-exhaustive des idées fortes développées par les salariés. Le texte est long, mais c'est le prix à payer pour contrer la censure.

Les films sont disponibles ici :
Les sanofi face à leur Direction, Version intégrale (1/2) non censurée
Les sanofi face à leur Direction, Version intégrale (2/2) non censurée

Le film commence par le Aka des Sanofi sous l’oeil indifférent, presque amusé, de la Direction. C’est l’occasion pour les chercheurs de Toulouse de faire passer d’une manière pacifique, bon-enfant, un message déterminé, sous-tendu par un formidable esprit d’équipe.

Un salarié à l’attention de Christian Lajoux : Moi ma récompense, quand je visite mes parents, quand je visite mon père, ma mère, putain que je suis fier ! Un fils de Plavix [un médicament vedette de Sanofi que l’on donne aux personnes cardiaques]. Ils sont en vie ! Toulouse, merci à ton génie ! Mes amis de l’explo ne sont pas des manchots. Grâce à eux demain, on soignera bien ! Alors écoute-moi bien ! Pour un monde meilleur... Va faire tes calculs ailleurs !

La Direction de Sanofi, représentée par Christian Lajoux « applaudit un certain talent artistique ». Il est aussitôt repris par la foule : « scientifique ! »

Ce thème, nous le retrouverons tout au long de ce documentaire : la fierté des salariés de Sanofi de travailler pour le groupe, la fierté de rechercher et découvrir de nouveaux médicaments.

1. La Direction dément avoir critiqué la Recherche toulousaine

La Direction : Sur le scientifique, parlons-en ! Jamais, et là dessus je m’engage, et je le redis, vous pouvez prendre tous mes écrits, toutes mes prises de parole, jamais nous n’avons fait la moindre objection sur la qualité scientifique de nos collaborateurs de Toulouse. (...) Je représente la Direction. Je me suis efforcé dans tous les endroits où nous nous sommes exprimés de dire que nos collaborateurs avaient autant de talent, et notamment nos collaborateurs de Toulouse et de Montpellier avaient autant de talent que les autres collaborateurs.

Marquons un temps l’arrêt. Christian Lajoux a la mémoire courte. Rappelons la stratégie de communication du cabinet de lobbying Boury Tallon, qui consiste notamment à dénigrer la performance de la recherche de Sanofi en France, à l’heure où le laboratoire se tourne vers d’autres partenaires étrangers dans des pays comme l’Inde.

La question légitime d’un salarié : Pourquoi s’en débarrasser alors ?

La Direction : Mais on ne veut pas s’en débarasser !

Une salariée : Mais Monsieur Lajoux, pourquoi nous avez-vous dit que nous sommes très bons à Toulouse ? Pourquoi nous avoir dit que le site de Toulouse a été mis entre parenthèses ? Expliquez nous !

La Direction bafouille et élude la question : toute la problématique avec Toulouse, c’est que Toulouse a un pied dans le plan et un pied hors du plan.

Un salarié : Mais qui a créé le problème ?

Christian Lajoux répète inlassablement des « laissez-moi répondre à la dame », « laissez-moi parler »... Il se positionne en victime. « Je veux bien que vous me fustigiez mais laissez-moi répondre d’abord ». Il cherche un échappatoire, mais n’apporte toujours pas de réponse.

Une salariée : le 5 juillet vous avez annoncé qu’il fallait réfléchir à notre avenir parce que ce qui était prévu aujourd’hui dans la recherche n’intégrait pas Toulouse. C’est à ça qu’on revient Monsieur Lajoux. Rien n’a changé. Alors pourquoi Toulouse est un problème ? Pourquoi Toulouse ne peut pas être intégré aujourd’hui comme les autres sites de la recherche dans le Groupe Sanofi ? C’est la question.

2. La Direction de Sanofi se décharge de sa responsabilité sur le gouvernement

Christian Lajoux, bafouillant : c’est la question fondamentale. Quand je dis c’est un problème, c’est pas Toulouse qui est un problème. Après une interruption : Attendez ! On ne vient pas vous voir en vous disant tout est bien on n’a pas fait de conneries. Non je ne suis pas du tout dans cet état d’esprit là. Et quand je dis que c’est une difficulté, la difficulté c’est parce que vous avez un pied dedans et un pied dehors. Et pourquoi vous avez un pied dehors et un pied dedans, parce que le gouvernement nous l’a demandé !

La Direction se fait alors huer, siffler.

Un salarié invective Christian Lajoux : les décisions qui sont appliquées sur le site de Toulouse sont des décisions de Sanofi ! C’est votre entière responsabilité !

Applaudissements

Des salariés : le 5 juillet, vous avez utilisé le terme « désengagement ». Le 5 juillet, c’était Sanofi qui pilotait. Le gouvernement n’était pas en tout cas officiellement dans le processus.

Christian Lajoux commente : officiellement non, mais il l’était officieusement.

Plusieurs personnes indiquent à ce moment à Christian Lajoux d’une manière claire et distinctive que la réunion est filmée.

La Direction : J’essaye d’expliquer mais vous ne me laissez pas terminer mes explications. Je dis que dans le plan initial, conformément à ce que plusieurs d’entre vous dites, Madame, Monsieur, effectivement il était prévu de mettre Toulouse dans le plan.

Les salariés : Pourquoi ?

Une salariée : Pourquoi ? Parce que mettre un site dans le plan en disant vous y êtes tous mais on ne sait pas quoi faire avec vous, c’est un concept un peu particulier. Il faut que vous nous l’expliquiez. On y était mais pour faire quoi ?

La Direction bafouille que Toulouse y était mais avec un manque de visibilité.

3. Le rationnel du plan de restructuration

Une salariée : Pourquoi l’infectiologie, la cancérologie, la médecine translationnelle qui sont travaillées à Toulouse, et qui sont prioritaires aujourd’hui chez Sanofi ne sont pas à Toulouse ? Expliquez-nous ça scientifiquement !

La Direction : Le rationnel de l’annonce qui a été faite le 5 juillet était de dire : l’industrie pharmaceutique en général, pas Sanofi en particulier se trouve devant un dilemne qui est que ...

Protestations de la foule.

Une salariée : 600 gens mis à la rue. 9 milliards de bénéfice !, 900 personnes ! ajoute un autre salarié. Premier au CAC 40 ! scande un troisième.

Un salarié : la seule chose que vous voulez faire, comme d’autres labos, c’est externaliser la Recherche. Vous ne voulez pas garder Toulouse dans Sanofi. Vous voulez faire de Toulouse des spin-off comme les autres. Dites pourquoi vous voulez faire ça ! Parce que les revenus de Monsieur Zerhouni [patron de la R&D mondiale] sont indexés sur l’externalisation !

4. Par rapport au « cas » Toulouse

Les salariés : on n’est pas tout seul ! On ne va pas saucissonner les affaires ! On est tous ensembles ! On a voulu nous diviser ! Tous ensembles ! On n’a pas à sortir un site de cette manière là, à mettre des gens à la rue de cette manière là en disant après qu’on veut du dialogue social. C’est facile de faire très peu de réductions de postes lorsqu’on sort des personnes, qu’on ne les compte plus et qu’on raisonne sur celles qui restent. Vous pourriez même en sortir plus ! Comme ça vous pourriez presque créer des postes !

La Direction bafouille et garde le silence.

5. Chiffres et médias

La Direction, après avoir été interpelée par un salarié sur le plan Chimie : On s’est rencontré la semaine dernière dans mon bureau et on a parlé spécifiquement des salariés de Romainville à reclasser. Je vous rappelle que sur les presque 1000 salariés qui ont été inclus dans le plan Chimie il en reste moins de 100 à reclasser.

Un salarié : Nous on n’a pas envie que sur Toulouse ou sur les sites de chimie, il y ait des gens sur les cartons à cause de vos décisions d’aujourd’hui... Vous dites il y a 20% de déchets. Ce n’est pas grave, on a fait 80%, on a fait le maximum.

La Direction : il y a 0 déchets monsieur.

Le salarié : c’est ça la vérité des plans sociaux. (...) Ces 80%, les directions en sont fières ! Elles l’exposent médiatiquement. Mais les gens qui subissent ça. Les gens au quotidien avec leur famille. Aujourd’hui on a un chômage à 10%. C’est aussi ça ! Je pleure déjà des futurs pauvres que vous allez créer ! C’est ça qui nous heurte profondément, qui nous indigne jusqu’au plus profond de notre âme ! La deuxième chose, c’est l’activité économique, l’activité scientifique, l’activité pour les malades, ça on n’a pas à l’abandonner ! Vous nous demandez de l’abandonner, nous ne l’abondonnerons JAMAIS !

Applaudissements

La Direction : nous ne laisserons tomber aucun collaborateur de Toulouse !

Les salariés : Et les autres ?

La Direction : il faut que nous en parlions !

Un salarié : On sait comment ça se passe Monsieur Lajoux ! 3 ans après la fin du plan, où seront les gens ? Combien seront dans la rue ? Combien alors qu’ils ont fait des études de biochimie, de chimie, des études où on s’engage, où il y a l’âme des personnes qui est en jeu au nom de la santé. Combien de ces personnes seront à la rue ? Et bien ça sera peut-être quelques uns, peut-être une dizaine mais pour moi c’est trop ! Ce sera toujours trop ! Et c’est pour ça qu’on est pour le retrait du plan !

La Direction : Je reviens sur la question sur le plan chimie. Sur l’ensemble des personnels qui étaient dans le plan, il en reste moins de 100 à repositionner pas à l’extérieur mais dans l’entreprise. C’est une honte sauf qu’on s’était donné jusque fin 2014 pour le faire.

Le salarié : Ce qui se passe dans le groupe, c’est que vous détruisez la recherche. Les conséquences pour la recherche, avec Romainville, c’est la fermeture de nos sites industriels. Demain vous dégagerez Toulouse et Montpellier. On parle aujourd’hui de Toulouse et Montpellier mais les futures restructurations qu’il va y avoir, elles vont être de combien ?

La Direction : Très clairement je vais vous dire, si la recherche de Sanofi n’arrive pas à générer des innovations qu’on peut apporter sur le marché, il y aura un problème pour les usines !

Protestations

6. Motivez les gens plutôt que de vous en séparer !

Un salarié : ce que vous dites est très intéressant parce qu’il y a parmi vous ici des gens spécialisés dans la RH. Alors on dit que la recherche n’est peut-être pas extraordinairement performante par rapport à vos yeux. Rendez-la performante ! C’est de votre faute si elle ne l’est pas autant que vous le souhaiteriez. Vous faites des formations pour les managers très intéressantes pour que les gens soient motivés, que les troupes soient motivées, que les managers cascadent cette motivation pour qu’elle se ressente. [Faisant allusion à JF Dehecq, le précédent patron de Sanofi] Vous aviez ici un bonhomme qui arrivait à motiver tout le monde, qui faisait un discours et on mouillait la chemise pendant 2 ans pour ce bonhomme. Depuis que nous avons Viehbacher à la tête, vous êtes en train de tout casser. Alors plutôt que de virer des gens et de les enlever des labos, gardez-les dans les labos, motivez-les et vous verrez ce dont ils sont capables. La force des gens motivés, vous n’imaginez pas ! Vous êtes en train de vous planter complètement ! Mesurez-le ! Une force de gens motivés, vous n’imaginez pas ce que ça peut faire ! Ce sont ces messages là que vous devez cascader. Motivez vos troupes !

Acclamations

Le salarié : Non ! Ne passez pas la parole à quelqu’un d’autre ! Répondez-moi ! Ne vous débinez pas et répondez-moi ! Il y a des gens de la RH ici qui sont entre le marteau et l’enclume et qui savent que ce que je dis c’est vrai et qui appliquent à la lettre parce qu’ils n’ont pas le choix. On rentre ici dans le couloir et il y a de magnifiques posters avec des valeurs extraordinaires !

La Direction : l’enjeu stratégique pour notre Maison, c’est de retrouver une innovation qui produise !

7. Zerhouni et Viehbacher, un nouvel « élan » pour la recherche

Un salarié : Virez Zerhouni !

La Direction : je vois que vous êtes des passionnés et c’est une force ! Ce que l’on a dit et Monsieur Zerhouni vous l’a dit et d’autres de la R&D vous l’ont dit, c’est qu’il fallait regrouper les ressources de R&D sur 3 pôles principaux.

Sifflements

Une salariée : Vous citez Monsieur Zerhouni, mais Monsieur Zerhouni ne connaît même pas la liste des produits en développement !

La foule : Zerhouni de-hors ! Zerhouni de-hors ! Viehbacher aus-si !

Un salarié : ils sont là depuis 2 ou 3 ans chez nous, nous on a 25, 30 ou 40 ans d’ancienneté. Là vous avez des années d’ancienneté et de motivation.

Un salarié : cette entreprise était un capitalisme de construction, vous en faites un capitalisme de destruction ! On serait racheté par un fond de pension américain, ce serait pareil ! Vous menez l’entreprise comme un fond de pension point barre !

Un salarié : il suffit de lire les brochures financières que vous distribuez aux actionnaires, on les reçoit et on les lit. Et votre discours il est là. Parce que là vous ne dites pas que la recherche est un échec !

Un salarié : Et sur quoi on vit aujourd’hui ? Sur du Coca-Cola ! On est en pharmacie !

8. Vous désespérez les salariés !

Un salarié : Moi je suis dans une catégorie particulière de salariés puisque j’ai fait l’essentiel de ma carrière dans la recherche et je suis devenu fonction centrale. Sauf que ce que vivent mes collègues, non seulement je le comprends mais je le partage. Vous êtes en train de désespérer les salariés. Je vois ici dans cette salle des gens qui pleurent. J’ai honte pour vous. J’ai honte pour vous de voir des gens qui pleurent de vos réponses. Vous ne vous rendez pas compte de ce que vous êtes en train de faire au personnel. Par contre, ce que je peux dire aux salariés qui sont dans cette salle, c’est que quand vous dites qu’on va s’occuper d’abord de Toulouse et Montpellier, parce que ça c’est un problème particulier, on fait comme dans le nucléaire. On compartimente et on s’occupe de ce qui est le plus dangereux et ensuite on s’occupe du reste. Ca on l’a bien compris ! Sauf que c’est pas comme ça que ça va se passer parce qu’aujourd’hui, vous êtes en train de désespérer la totalité de l’entreprise. Moi ce matin j’ai vu un cadre qui m’a appelé et qui est en dépression. Vous voyez, il n’y a pas qu’en recherche que les gens sont désespérés. Pour le reste, quand vous dites que la recherche ne produit pas, quand on voit les rapports qu’on nous fournit, on se rend compte qu’on a une des recherches des plus performantes par rapport à la concurrence. Première chose ! Par contre, investir ailleurs et autrement, ça vous savez faire ! C’est à dire mettre moins d’argent sur la recherche en France. Quand vous dites que ça n’a jamais été dit par Monsieur Viehbacher que la recherche était merdique en France, Si ! Ca a été dit ! Elle est mauvaise, il l’a dit ! Et en public ! Il faut avoir le courage de ses actes et de ses paroles ! Assumez-les ! (...)

9. Les conditions des salariés

Un salarié : le courrier de l’intersyndicale est très clair : on est d’accord pour reprendre le dialogue avec vous sous 2 conditions et ces 2 conditions sont celles que les salariés ici présents soutiennent !

Première condition : gel complet de toute la procédure d’information-consultation dans toutes les activités du groupe.

La deuxième condition, c’est qu’on se mette autour de la table et qu’on réfléchisse à toutes les solutions alternatives sans suppression d’emploi et sans départ d’aucun site du groupe.

Ca ce sont les postulats de départ de notre côté parce qu’une entreprise, première entreprise du CAC 40 qui en faisant 9 milliards de bénéfices va supprimer des emplois, ce n’est plus possible ! Une entreprise qui dit qu’elle veut faire plus d’innovation en diminuant les budgets de la recherche, c’est plus possible !

Acclamations

Christian Lajoux : vous avez une curieuse conception du dialogue

Un salarié : c’est ça ce que les organisations syndicales ont écrit et signé ! Et à ce texte, vous nous avez simplement répondu : nous sommes pour le dialogue social pour discuter d’une synthèse mais aucunement d’accepter une, le gel des procédures d’informations-consultations, c’est à dire leur arrêt et deuxièmement le fait qu’on se mette autour d’une table pour discuter du fond du problème.

Un salarié : La bataille des salariés, c’est pour leur avenir. C’est pas pour se retrouver demain, vous avez dit avec un pied pour Toulouse à l’extérieur et un pied à l’intérieur du Plan. Ils veulent les deux pieds dans Sanofi !

10. Les partenariats extérieurs

Un salarié : En plus, là on parle d’arguments humains, mais sur les arguments scientifiques, vous parlez de diminuer la recherche en interne et d’encourager le partenariat avec l’externe. Tous les partenariats avec l’externe ne sont pas bons. Moi je suis dans une équipe de recherche à Toulouse. Les seuls partenariats avec l’externe que j’ai vécus jusqu’à maintenant, les sociétés externes nous ont vendu entre guillements les mérites de certains de leurs produits. On y croit. Leur manip, vous êtes loin du terrain, elle a marché une fois. Les autres fois, elle n’a jamais marché. Ils nous vendent les résultats de la fois où elle a marché, ce qu’on prend comme argent comptant. Et bien sûr, eux, ils sont externes. Ils ne mouillent pas la chemise de la même manière que nous on la mouillera en interne. On se rend compte que leur produit était bidon et qu’on s’engage avec des partenaires qui parfois sont bidons et qui ne mettent pas la même énergie pour faire avancer quelque chose. Il y a plusieurs exemples comme ça malheureusement. Et je vous garantis que c’est vraiment une question de terrain ça. On le vit sur le terrain. Vous, du haut de vos hautes sphères, vous vous plantez !

Un salarié : C’est vous qui faites des erreurs, pas nous !

11. Quid des jeunes, quid de la France ?

Une salariée : Vous parlez de gens qui attendent le PSE. Et quel avenir, nous on donne à nos enfants ? Si une entreprise qui fait 9 milliards de bénéfices n’embauche même pas de jeunes ?

Un salarié : la première richesse d’une entreprise, ce sont ses salariés ! [S’adressant à la foule] C’est vous qui avez fait la richesse de Sanofi-Aventis ! Et c’est la France qui a créé le groupe ! Ce n’est pas le groupe qui a créé la France ! Si demain on fait de la croissance à l’externe, c’est grâce à la France ! C’est vous tous les salariés ! Vous êtes magnifiques !

La Direction : Vous me parlez de l’ancrage en France du groupe. C’est un vrai sujet. Et moi je peux vous donner quelques données. Il y a 26 usines dans ce pays, il y a 28 000 salariés... Oui bla bla bla ! On est le premier investisseur dans l’innovation. C’est pas rien quand on parle de l’ancrage en France du Groupe. On contribue à hauteur de 7 milliards d’euros à la balance extérieure de ce pays. Ca veut dire que tous ensembles dans ce pays on travaille à 90% pour des vaccins à l’export.

Des salariés : Et pour les actionnaires !

12. Oui ou non ?

Un salarié : Ce que disent les coordinateurs, je trouve ça vachement intéressant. Et venant de Toulouse, j’ai envie de vous dire : Bon ! On voit à peu près comment la discussion tourne. Ca peut durer 2 ou 3 heures ce qu’on est en train de faire. Ce que je vous propose, c’est de répondre par oui ou non à une seule question, qui va dans le sens de ce qui a été évoqué tout à l’heure. Vous avez évoqué le 5 juillet des désengagements, c’est à dire un désengagement de Toulouse, un désengagement partiel de Montpellier et d’autres. Est-ce que vous êtes prêts oui ou non à revenir sur ces désengagements ? Oui ou non ?

La foule : Oui ou non ?

Le salarié : Après, si vous ne pouvez pas répondre à cette question, je ne vois pas ce qu’on fait tous là.

Christian Lajoux : la réponse, elle n’est ni oui ni non.

Sifflements.

Le salarié : le 5 juillet, c’était oui. Et aujourd’hui, c’est quoi la réponse ?

Christian Lajoux : aujourd’hui, il n’y a pas de réponse, il faut que nous l’élaborions.

Le salarié : Ah mais là vous essayez de nous faire tourner en bourrique !

Le salarié : Monsieur Lajoux, on a déjà vécu France Télécom. On en a marre. De mettre les salariés en attente pendant 6 mois, pendant 1 an, 2 ans, en disant ils vont partir un à un. On va les mettre dans des placards, on ne leur dira pas où ils vont.

Christian Lajoux : Non, on ne fera pas ça

Le salarié : Aujourd’hui, venez constater les gens qui sont en pleurs, les gens qui sont en maladie, les gens qui sont dans des problématiques familiales, venez les voir ! Vous êtes en train de les faire mourir à petit feu. Je suis désolé de vous le dire en face, droit dans les yeux, mais c’est la vérité du site de Toulouse ! C’est insupportable et je suis content d’être devant vous pour vous dire combien c’est insupportable, combien c’est énorme ! On est venu 100 toulousains pour vous le dire ! Il faut en sortir ! Le jour où il y aura un accident, le jour où il y aura quelque chose de grave...

Christian Lajoux (sur un ton ironique) : Et bien on ne sera pas bien !

Le salarié : C’est vous qui avez les moyens !

Christian Lajoux : je suis en train de vous dire qu’on se met autour d’une table de négo avec vos coordinateurs

Le salarié : répondez à ma question de tout à l’heure : oui ou non ?

Christian Lajoux : la situation de Montpellier n’est pas la situation de Toulouse ! Il n’y a pas de désengagement à Montpellier. Il y a un désengagement de la recherche, partiel

Le salarié : la Direction continue à vouloir se désengager du site de Montpellier, de sa recherche ! Voilà une première réponse !

Christian Lajoux : Mais on va trouver des solutions. Maintenant sur Toulouse ...

La foule : on n’est pas volontaires !

Christian Lajoux : quel est le projet pour Toulouse aujourd’hui ? Il faut qu’on en discute !

13. Des responsabilités à assumer

Une salariée : Monsieur Lajoux, on va vous dire quelque chose. Depuis quand c’est nous qui devons vous dire le projet d’un site de Sanofi ? On a essayé de vous poser une question. On comprend que vous ne pouvez pas y répondre parce que ce n’est pas dans votre fonction. Après il y aura des responsabilités qu’il faudra que vous assumiez ! Vous poussez aujourd’hui, vous allez jusqu’au bout. Vous voulez aller où vous voulez aller. Vous désengager de Toulouse, on l’a compris. Vous avez décidé à un moment que Toulouse n’était plus dans le plan alors on vous le redemande solennellement et c’est ce qui conditionnera tout ce qui se passera par la suite et dont vous serez responsable et vous porterez avec la Direction de Sanofi les responsabilités. C’est vous qui les assumerez.
Aujourd’hui, vous avez sorti un site de manière tout à fait arbitraire de l’endroit où il était, de l’endroit où il était ancré depuis bien longtemps, parce que vous savez Monsieur Lajoux, vous faites partie des gens qui sont depuis longtemps à Sanofi et quand même au niveau de la recherche on peut parler ensemble de manière très claire des sites de Toulouse et Montpellier. Ces sites là, le seul remerciement qu’ils ont eu, c’est on vous met sur la touche et après on discute du reste. Donc vous avez compris les questions. S’il doit y avoir un plan, si vous avez des idées, vous allez devoir les assumer jusqu’au bout ! Il faut que ce soit le plan pour tous. La première chose qu’on vous demande, c’est : si vous faites un plan, il est pour tout le monde. Vous assumerez toutes les personnes qui sont aujourd’hui à Sanofi et qui sont aujourd’hui dans la recherche dans le groupe. Vous ne commencez pas par nous mettre sur la touche. Donc si vous voulez qu’on recommence à discuter calmement, qu’on parte sur des bonnes bases, sur un dialogue social qui peut être un vrai dialogue social, on ne part pas sur des mensonges !
Il y a tant de personnes dans le groupe. Il y a tant de personnes en recherche. On fait des restructurations, on parle de tout le monde, et on n’en laisse pas sur le carreau dès le départ. Donc c’est clair, vous revenez là dessus dès maintenant. vous arrêtez de dire Toulouse il y a quelque chose à côté car ça devient carrément insupportable ! On peut vraiment supporter, assumer, discuter même un dialogue social qu’on veut essayer de porter parce qu’on sait que c’est important pour tous les salariés parce qu’on veut le porter jusqu’au bout. Mais là, vous voyez, on est au bout de quelque chose, on est face à un mur. Donc maintenant, si vous ne dites pas quelque chose, les choses vont se passer d’une certaine manière, et même nous, partenaires sociaux, même nous, élus, même nous, responsables à un certain niveau du dialogue social, on ne va plus pouvoir. On est hors jeu aussi de la même manière. Parce que là, l’irrespect va trop loin. Donc là vous dites aujourd’hui clairement : on est tous aujourd’hui à Sanofi. On est tous Sanofi Recherche. Vous assumez des restructurations et bien au moins on pourra tous se battre ensemble. Ne nous mettez plus sur le côté s’il vous plaît ! Parce que là c’est terminé !

Une salariée : Et pour Toulouse, nous sommes dans ces activités ! Pourquoi on nous met dehors ?

Christian Lajoux : On vous dit qu’on fait la même chose dans différents centres de recherche.

La foule : C’est pas vrai !

14. Dehecq : C’est notre Maison et notre Maison à tous !

Un salarié : Tout à l’heure vous avez dit monsieur, qu’il y avait des gens qui voulaient partir. Il y en a qui veulent partir parce que vous les écoeurez. Deuxième chose, si vraiment vous vouliez faire quelque chose pour le groupe, pour la recherche, pour l’avenir de la pharmacie en France, vous embaucheriez. C’est pas le cas. Vous nous mettez déjà à la porte mais vous n’embauchez rien derrière. Monsieur Lajoux, vous êtes comme moi. Vous avez connu le groupe tel qu’il était avant. Vous vous y trouvez bien en ce moment là dans ce groupe ? Moi je me souviens de Dehecq. Le père Dehecq qui disait : c’est notre Maison et c’est notre Maison à tous ! Et c’est ça qu’on veut, vous voyez ? Et je pense que même vous, vous ne vous y retrouvez pas. Et actuellement, on n’a que 2 problèmes nous : Zerhouni et Viehbacher ! C’est simple !

Maintenant tous les gens qu’il y a ici, ils veulent continuer à travailler. Ils veulent continuer de faire faire du fric pour la recherche. C’est ça qu’on veut. Et en plus, trouver des médicaments ! Pas des pastilles pour bronzer ! On s’en fout de ça ! Regardez ! Vous avez parlé d’embauche. Regardez ! Depuis 2009, des directeurs, des RH - parce que vous n’avez pas fait le Groupe. Moi je l’ai fait ! Redonnez espoir à tous ces gens et ça va nous faire repartir sur de bonnes bases. On est en train de mettre en France la santé en danger monsieur.

15. Une entreprise en difficulté

Christian Lajoux : oui mais on a aussi une entreprise qui pourrait être en difficulté.

Une salariée : Avec 9 milliards de bénéfices !

Un salarié : 30% de marge.

Christian Lajoux : 26 sites industriels. Il est important que nous ne fermions pas ces sites industriels. Le seul moyen de ne pas faire fermer ces sites industriels...

Un salarié : c’est de dégager Viehbacher !

Christian Lajoux : non. C’est de faire en sorte que la recherche puisse fournir des produits qui puissent entrer sur le marché.

Un salarié : Monsieur Lajoux, on a déjà un exemple. Dans les vaccins, vous l’avez déjà fait ça ! Vous avez cassé les projets de recherche dans les vaccins.

Christian Lajoux : Ne devenons pas PSA !

Un salarié : Ca c’est bon pour le gouvernement !

Un salarié : 3 chiffres :
- Industrie pharmaceutique : marge opérationnelle : la nôtre, 30%
- Cosmétique : 20%
- Veolia, une entreprise qui se porte bien : 8%

Et vous êtes en train de dire qu’on remet en cause notre compétitivité ? Vous vous moquez du monde !

Christian Lajoux : le problème de compétitivité, c’est pas ça. C’est le portefeuille des produits qu’on ne peut pas sortir.

Un salarié : et comment ?

Un autre salarié : la compétitivité c’est n’importe quoi. Tout ce que vous avez écrit sur la compétitivité, c’est n’importe quoi ! Vos chiffres sont faux, l’expert l’a démontré.

Comment vous calculez vos prix de revient ? Quand il y a des problèmes de qualité dans les usines en Inde, vous impactez les coûts sur ce qui est produit en France. On n’a pas de problème de compétitivité. Par contre, en cassant la recherche, vous cassez notre compétitivité. Parce que si on n’est plus capable de sortir des produits, ça va être la mort de l’industriel derrière. Qu’est ce qui s’est passé dans les vaccins ? Pendant 10 ans, ce qui se passe aujourd’hui dans les médicaments, ça s’est passé dans les vaccins. Vous avez supprimé tout un tas de projets de recherche. Vous avez tout externalisé. Et qu’est ce qui se passe aujourd’hui dans les vaccins ? Et bien maintenant, on arrête la production. C’est ce qui va se passer aussi dans le médicament. C’est lamentable.

16. La bulle de Chris Viehbacher

Un salarié : Le problème aujourd’hui, c’est Monsieur Viehbacher. Il faut que Monsieur Lajoux avec les grands directeurs le convainquent de changer les choses. Il est rentré dans une bulle. Il veut faire du fric, que du fric ! Il faut le convaincre qu’on est les meilleurs chercheurs ! Il faut nous laisser une chance ! Il faut convaincre Monsieur Viehbacher !

Une salariée : Vous savez très bien que toutes ces décisions sont liées à un plan d’économies, ces fameux 2 milliards d’euros d’économies. Et dedans, vous avez tout mis : les vaccins, les fonctions support, la R&D et qu’est ce qu’on peut faire en plus ? La justification de Toulouse, on la lit comme ça. Au niveau scientifique, on entend tout et son contraire. Quand vous nous dites : on va créer un centre mondial d’excellence dans l’anti-infectieux. On s’est suffisamment battu pour défendre l’univers des anti-infectieux, et lorsqu’on se rappelle le désastre lié à la façon dont la Direction a géré l’anti-infectieux à Romainville, c’est inoubliable pour nous. On a ratatiné des expertises. Maintenant on nous dit : on recommence. On recommence en soi-disant co-localisant. Vous avez une co-localisation actuellement. Elle est à Toulouse. Toulouse peut très bien travailler l’anti-infectieux. Quand vous nous dites une colocalisation et qu’on s’apperçoit dans ce foutu plan que non seulement la colocalisation qui existe à Toulouse elle atterrit dans 2 villes différentes, mais comment voulez-vous qu’on vous prenne au sérieux ?

Applaudissements

17. La mort de la thrombose

La salariée : Et puis on a un petit souvenir personnel. Nous on travaillait dans un centre de recherche qui était basé ici à Gentilly. C’était le centre d’expertise dans la thrombose. Un jour, alors ça c’est pas la Direction actuelle, il a été décidé de faire un transfert des compétences, et de partir, de muter, de faire fermer ce site de recherche pour l’emmener à Toulouse. On a plein de salariés, un tiers de salariés qui suivent parce que vous savez très bien que dans tous ces projets, vous allez éliminer des compétences, des gens, puisqu’à chaque fois qu’il y a transfert, grosso modo il n’y a qu’un tiers des personnes qui suivent. On le sait, c’est à peu près toujours comme ça. Les personnes sont parties à Toulouse. Maintenant elles sont à Toulouse, qu’est ce qu’elles entendent ? Et qu’est ce qui s’est passé avec la thrombose ? Et bien on l’a laissée tomber ! On a laissé tomber le cardiovasculaire ! On a fait une réorganisation il y a 3 ans. A peine 3 ans ! On a alerté en disant qu’il y a des axes scientifiques qui allaient être abandonnés. C’est scandaleux. On avait l’expertise. On avait même un monopole d’expertise dans la thrombose. Qu’est ce qu’on en a fait avec toutes ces réorganisations ? Et bien on ne fait que perdre des compétences. Et petit à petit, et bien on ne sait plus faire. Il n’y a plus personne pour savoir comment faire. Et bien finalement on continue à fermer. Et qu’est ce que vous faites actuellement aux Etats-Unis ou en Allemagne, où les restructurations passent pays par pays ? En Allemagne, on a des équipes, une fois que le plan social est fini, on a sorti 333 personnes. Plein de gens sont partis, écoeurés par Sanofi. On a perdu des compétences. Et bien vous avez des services, là en décembre qu’on ferme, y compris aux Etats-Unis, parce qu’on n’a plus la taille critique pour les faire fonctionner. Donc ce que vous faites, vous êtes en train de désorganiser la barraque. On désorganise la recherche. Et bien c’est sûr qu’à terme, elle n’a pas d’avenir. Vous ne vous êtes même pas donné les moyens pour que les organisations créées en 2009 fonctionnent, fonctionnent rapidement. La formation, il a fallu tirer pour que ce fonds se mette en place. On a vu plein d’expertises comme ça pas reconnues. Mais où on va ? On voit très bien où on va et nous on ne veut pas ! Et cette restructuration, elle l’illustre complètement ! Quand vous êtes en train de dire aux gens de Toulouse, là : Ah ben finalement on annonce une opération, Toulouse n’a pas d’avenir dans le site et euh... finalement on ne sait pas ce qu’on va faire. Vous rendez-vous compte de la crédibilité, le respect qu’on peut avoir d’une direction ? C’est pas possible.

Christian Lajoux : C’est pour ça qu’il faut qu’on en parle.

La salariée : Revenez en arrière ! Il n’y a pas de honte à dire je me suis trompé et revenons en arrière.

Applaudissements

18. Les autres centres

Un salarié : moi je voudrais vous dire quelque chose, excusez-moi. Je suis du centre de production de Vitry sur Seine. Je suis le seul ici. On a subi depuis 4 ans un plan social. 471 suppressions d’emplois. D’ailleurs entre nous, c’était Dehecq à l’époque. Je crois que vous êtes des gens au service des grands financiers de ce monde. Vous faites des suppressions d’emplois, des milliers de suppressions d’emplois. Effectivement, je ne sais pas où vont bosser nos gosses. Ce que je voudrais vous dire, c’est que je ne vous fais pas confiance. On a vu ce que ça a donné à Vitry. Il reste toujours une personne qui reste sans solution 4 ans après. Je peux vous laisser imaginer dans quel état moral il est. Je pense à mes copains de Romainville qui sont toujours sans solution. Avant de prétendre que vous ne laissez personne sur le carreau à Toulouse, finissez ce que vous avez à faire à Romainville, à Vitry, ça date de 4 ans, de 3 ans. Je serai avec mes camarades de Toulouse et de Montepllier lorsqu’ils se mobiliseront parce que je sais ce que c’est que des plans sociaux. Et on sait ce que c’est surtout que vos paroles et je ne vous fais absolument pas confiance. Alors vous ne pouvez compter que sur vous-mêmes et nous serons ensembles pour lutter contre ces plans dévastateurs.

Une salariée : la semaine dernière, nous avons eu un comité d’entreprise européen. On a passé l’après-midi à discuter sur votre cession du site de Hlohovec en Slovaquie. Vous annoncez à des collègues, il y en a 762 là-bas, un an avant, que le site va être cédé, qu’il n’y a plus d’avenir non plus chez Sanofi. On verra son avenir, vous avez dit ça il y a un an. Un an plus tard, vous le cédez. Vous le cédez dans des conditions dont on a largement discuté. Et quand on a abordé la question - ça fait un lien avec Toulouse, ça fait un lien avec Montpellier, ça fait un lien avec Romainville, ça fait un lien avec tous les sites - il y a un sujet majeur que vous avez nié, il n’y a pas d’autre mot, c’est l’impact sur la santé des salariés de toutes ces restructurations. J’espère que là, vous allez entendre ce que les salariés vous ont dit et on vous demande de l’intégrer. Vous ne pouvez plus faire comme vous faites. Vous devez entendre les salariés et vous devez admettre que vous vous trompez dans la stratégie, que la stratégie, ce n’est pas le propre d’un petit cercle qui se trompe régulièrement et qui détruit la recherche. Sans la recherche, il n’y a plus de boulot dans les usines.

Un salarié : il y a autre chose que les dividendes versées aux actionnaires. Vous votre objectif c’est les dividendes, c’est le niveau de l’action à la bourse. Et les salariés vous n’en avez rien à faire. Nous on ne l’accepte pas. Nous on veut une stratégie pharmaceutique, pas une stratégie financière !

La rencontre s’achève par une réadaptation de la Marseillaise.

A lire également

Sanofi : un huissier présent à la projection du documentaire

Le documentaire des Sanofi censuré

 


Moyenne des avis sur cet article :  4.9/5   (42 votes)




Réagissez à l'article

44 réactions à cet article    


  • Tika Soomak TikaSoomak 19 mars 2013 11:28

    Les choses changent, et c’est bien ça qui ennuie les grandes entreprises. L’arrivée d’Internet a changé la donne. Avant n’importe quelle entreprise était souveraine dans ses mauvaises actions. Aujourd’hui, le web a apporté un formidable terrain de solidarité et de propagation qui commence à rétablir les forces en présence.

    Et je ne pense pas que ce soit un effet de mode... En France on a pas encore les class action américaines, mais on a le Web. Alors les Lajoux et autres Viehbacher n’ont qu’à bien se tenir, car même s’ils ont beaucoup d’argent et ou d’appuis politiques, ils ne peuvent plus museler en toute impunité


  • focalix focalix 21 février 2013 13:48

    Il n’y a rien te tel pour faire exploser la diffusion d’un document (et tourner au ridicule les censeurs) que de vouloir le censurer.
    On peut mettre un barrage sur la Seine à 100 mètres de sa source, elle sera toujours aussi large au Havre !
    Merci pour ces liens.
    Et vive la solidarité ! Vive l’Internet libre !


    • mbdx33 mbdx33 21 février 2013 15:25

      Vous voulez le diffuser, mettez le en direct download sur les sites qui vont bien et faites les liens.

      J’imagine déjà la tête des gens de la direction juridique qui devront essayer de le retirer !!!


      • chmoll chmoll 22 février 2013 10:55

        passez le , après ça les robes noires pourront l’interdire
        mais le reportage auras déjà fait son effet


        • Tipol 22 février 2013 12:51

          Dans le style censure, on ne sait pas trop comment, ni par qui, le bel article introuvable, mais bien paru dans « La voix du Nord » ce mardi 19 février 2013, relatif à Ludovic Milice qui gagne en cassation contre Toyota Onnaing.
          Sur le net, on trouve bien l’article du 31/10/2012, mais rien sur l’article du19/02/2013
          http://www.lobservateurduvalenciennois.fr/article/31/10/2012/licencie-par-toyota—un-escautpontois-veut-faire-condamner-le-geant-japonais-pour-la-seconde-fois-/4771
          On se rend compte que même sur le site du journal, pas une trace de l’article.
          http://www.lavoixdunord.fr/tags/toyota/dernieres-infos
          http://www.google.fr/#q=Ludovic+Milice
          Il paraîtrait que... dans le coin, il y soit relativement difficile de trouver des prestataires de loi (avocats, huissiers) qui ne soient pas déjà clients du fabriquant automobile.
          Voilà donc une méthode pas très originale, mais très efficace pour éloigner les recours.


          • antisanofric antisanofric 23 février 2013 14:58

            Bonjour,

            Merci pour ce bel article qui reprend nos vidéos.

            Au passage, je me permet de poster les paroles du magnifique slam qu’a écrit notre ami :

            Des médocs, depuis 40 ans déjà
            On en fabrique à tour de bras
            Toi tu penses finance
            Moi, ma récompense
            Quand j’visite mon Père, ma Mère
            Irbersatan sur l’étagère
            Montpeul, Putain que j’suis fier
            Un fix de Plavix, ils sont en vie
            Toulouse, merci pour ton génie
            Mes amis de l’explo
            Ne sont pas des manchots
            Grace à eux demain
            On soignera bien
            Ecoutes moi bien
            On lâchera rien
            Pour Un monde meilleur
            Christopher
            Va faire tes calculs ailleurs

            Pour plus d’infos sur sanofi, rejoignez-nous sur : 

            • RH_sante 4 mars 2013 10:12

              En tant que responsable RH dans le médical, on ne peut que déplorer une attitude managériale complètement irresponsable de la part de Sanofi. J’ignore qui est l’auteur de cet article, sans doute un salarié de Sanofi, et on ne peut que leur souhaiter du courage et de la ténacité. La question de fond que j’y vois c’est aussi la totale incompréhension entre des salariés qui ont besoin d’être rassurés sur leur avenir et une direction de Sanofi qui gère davantage des capitaux que des hommes. Ce sont les limites de la toute puissance d’un laboratyire comme Sanofi. A vouloir conquérir toutes les parts de marché, ils ont perdu leur dimension humaine qui faisait autrefois la force de cette grande entreprise


              • SimonPierre 6 mars 2013 14:38

                Bon la vidéo est un peu lourdingue à regarder, y a mieux comme production audiovisuelle. MAIS c’est absolument incroyable de cynisme qu’une direction comme Sanofi développe des arguments aussi irrationnels. Soit ils sont devenus fous, soit ils ont peur de quelque chose. Ne serait-il pas dans le collimateur du ministère de la santé pour concurrence déloyale ou position dominante sur un marché. En tout cas, virer des salariés comme recours à une très légère baisse d’activité c’est pour le moins stupide. On devrait suggérer à leur PDG de donner une partie de son salaire annuel comme le patron de renault vient de le faire. Et par la même occasion, je souligne l’initiative du pays de l’argent, la Suisse et son dernier référendum sur la limitation des salaires des grands patrons.


                • henrymarx 6 mars 2013 15:03

                  Une vidéo fort instructive, dans laquelle on voit les puissants ( Christian Lajoux et Chris Viehbacher) se ridiculiser parce qu’ils n’ont aucune réponse crédible à apporter aux gens du Peuple (car ils doivent sûrement appeler entre eux leurs salariés et syndicalistes « le petit peuple », un ton bien méprisant à la bouche) ; Comment peut-on en arriver là, à voir ses chercheurs et travailleurs comme des choses, des pions sur l’échiquier, tout sacrifier au fric et à la finance ???


                  • Condé Condé 6 mars 2013 15:40

                    On peut souligner le courage de cet auteur de vouloir faire valoir le droit des salariés. Cela devrait émouvoir les politiques, si ce n’est que Sanofi est intouchable compte tenu des milliards que le labo fait entrer en France. Donc quelques salariés sur le carreau ne doivent pas beaucoup toucher le ministre du redressement productif. C’est assez cynique mais il me semble que c’est la dure réalité. AgoraVox devrait se mobiliser pour cette cause et chacun devrait pouvoir relayer cette vérité économique.


                    • Betrav75 Betrav75 6 mars 2013 15:49

                      Une entreprise qui fait du fric (et sanofi en fait un beau paquet), première au CAC40, leader en tout, ne devrait MEME PAS avoir le droit de licencier autant de monde. Ils ont appelé Chris Viehbacher des USA car Lajoux savait très bien que là bas ils ne s’embarasset pas de l’éthique et de la morale. Comme ça il peut se regarder dans une glace par substitution. Stop à ces pratiques honteuses Sanofi c est 8 milliards de résultat net !


                      • JulSidieu 6 mars 2013 18:07

                        Chris Viehbacher est un anglo-saxon, il se contrefiche de l’emploi des Français et de leur mode de vie. Il est là pour faire fructifier le portefeuille d’action, faire de Sanofi un monstre gobeur de petits labos.

                        Le plus cynique et pathétique, c est que christian lajoux en ai fait son poulain. Nos grands patrons se sont vendus aux USA, l’argent a pris le pas sur tout. Comment après apprendre à nos gamins que faire un doctorat, de la recherche, avoir un bac+5 ou 8 dans nos universités, c est une fierté, ça vaut le coup ? Quand on sait que tout ce qu’ils y gagneront c est le chômage, l’attente et l’anxiété, et le regret de ne pas avoir cèder à des études qui vendent du vent mais permettent une vie dans l’opulence (au hasard HEC ou autre boite à papa).
                        Vite un réveil des Français, Sanofi appartient à la France et à ses salariés pas à la finance mondialisée, réveillons nous tous le combats des Sanofis est celui de tous les citoyens.

                        • Tika Soomak TikaSoomak 19 mars 2013 11:29

                          Ne pas oublier que Sanofi est dans le top 10 des sociétés pharma qui licencient : http://www.fiercebiotech.com/special-reports/top-10-pharma-layoffs-2012


                        • amilah16 7 mars 2013 09:39

                          « Christian Lajoux : oui mais on a aussi une entreprise qui pourrait être en difficulté. »


                          Lol ! Christian Lajoux le patron qui a inventé le licenciement préventif au cas ou, parce qu’on pourrait être en difficulté. Il y a du haut niveau là !!!

                          • Jean-Pierre Makno Jean-Pierre Makno 7 mars 2013 21:40

                            Sans oublier l’affaire du cyanure (dont on entend plus parler) il y a peu http://www.rue89lyon.fr/2013/01/30/20-jours-apres-avoir-avale-du-cyanure-est-mort-le-salarie-de-sanofi-est-mort/

                            Sans oublier les licenciements sans aucune justification http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/sanofi-licenciements-l-alibi-131931

                            Sans oublier cet homme qui représente une vision assez détestable de la financiarisation de la santé, Chris Viehbacher http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/the-smiling-killer-l-autre-tueur-122592

                            Vraiment ou les médias sont sourds, aveugles, et obnubilés par les bêtises habituelles (cheval par ci ikéa par la) ou...je n irais pas plus loin mais ce qui se passe est grave pour nos chercheurs et salariés français


                            • Topo56 8 mars 2013 09:31

                              Merci pour ces liens intéressants, et qui donne un éclairage sur ce qu’est devenu sanofi . N’oublions pas que C.Lajoux est également à la tête du LEEM c’est dire la toute puissance de la direction de Sanofi. Je ne peux pas croire que 1000 emplois ça mette en péril un tel mastodonte. A qui veulent ils faire gober ça ? Dre qu’il a fallu que j’aille sur agoravox pour tomber sur des articles comme ceux que vous citiez, ce formidable article détaillant la vidéo censurée, ou encore des choses hallucinantes comme le club « avenir de la santé » à Lourmarin http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/le-club-avenir-de-la-sante-23-105878

                              les journalistes se foutent du monde en ne parlant pas de tout ça


                            • PBetemps 9 mars 2013 18:37

                              Je suis assez consterné par ces échanges. En tant qu’ancien médecin je me faisais une autre idée de la maison Sanofi. Il me semble que les financiers ont pris le pouvoir et que la gouvernance sociale, la responsabilité d’entreprise sont désormais des mots cyniques dans la bouche des dirigeants du numéro un du médicament. J’ai découvert cette vidéo en regardanrt un documentaire sur le lobbying qui se trouve sur Youtube et les liens entre le pouvoir et le monde de la santé : http://www.youtube.com/watch?v=5l3tO3wxpUQ&feature=related

                              Il me semble que je suis parti à la retraite au bon moment...


                              • Marie-Claire 11 mars 2013 20:27

                                Même les étrangers constatent que Sanofi est au top en matière de licenciements. Un article sur le sujet : http://www.fiercebiotech.com/special-reports/top-10-pharma-layoffs-2012 Triste pour une entreprise au « top » de sa forme


                                • Unevoixoff Unevoixoff 12 mars 2013 10:51

                                  La gestion de Sanofi est centrée sur des actions de lobbying actif afin de préserver son « territoire », ses parts de marché, les revenus de ses actionnaires. On peut avoir de gros doutes sur la politique sociale de l’entreprise. Ce qui était autrefois un modèle est devenue une cash machine. On peut aussi s’interroger sur les pertes de brevets du Plavix peu de temps avant une enquête de la FDA. (http://bourse.trader-finance.fr/actualite/Sanofi+la+justice+americaine+s+interesse+au+Plavix+521858.html) qui tombe à point nommé. Mais personne n’en a parlé en France...


                                  • ArnaudThioulouse ArnaudThioulouse 19 mars 2013 11:53

                                    Normal, Sanofi est le choucou... rien ne doit venir perturber le chouchou... pas même le scandale du Plavix. Non, à la place on tape sur Servier. D’ailleurs dans cette histoire, est ce que tout le remue ménage autour de Servier ne serait pas fait au profit de Sanofi ?


                                  • KatCorGue KatCorGue 19 mars 2013 21:42

                                    La théorie du complot, c’est un peu gros, non ?

                                    Quoi que en y regardant bien ce n’est pas si stupide que ça... et ça arrangerait bien les petites affaire de Sanofi que Servier plonge au niveau de la capitalisation... un labo indépendant à racheter pas cher ! Et hop, de la R&D par chère du tout. Non, vraiment pas si stupide que ça cette théorie.


                                  • Noel2412 14 mars 2013 09:06

                                    Evidemment quand c’est en France, personne ne parle de Sanofi, regardez GSK c est pareil... peut être à voir avec certains liens avec des hauts placés ?



                                    Ce monsieur est très actif sur certains dossiers, et curieusement silencieux sur d’autres. Une indignation sélective en quelques sortes ? JE suis de tout coeur avec « Les Sanofis » pour leur combat qui est juste. On ne met pas à la rue des gens quand on a plus que les moyens de maintenir l’emploi et de construire quelque chose de positif.

                                    • MEDICFEED 17 mars 2013 10:03

                                      Comme dans tous les labos, même en Suisse et je sais de quoi je parle, nous sommes vraiment dans une logique d’expatriation de la recherche. Comme on sous-traite la fabrication de vélos, on va sous-traiter la recherche fondamentale ou appliquée en Chine, Taïwan, Indonésie. Là-bas, un chercheur est payé 10 fois qu’en France. Là-bas les installations ne coutent presque rien. Ce qui indique que les bénéfices retirés par les labos sont considérables, de l’ordre de 1 à 1000. Alors les salariés de Sanofi peuvent manifester, et c’est légitime, la logique financière leur passera dessus, avec ou sans jugement.


                                      • MaltiS 19 mars 2013 00:57

                                        C’est vraiment pitoyable de voir les réactions indignes de la direction de SANOFI face aux salariés ; quel mépris, quel violence derrière les effets de cape et les attitudes surplombantes, et quelle absence d’argument face à l’évidence d’une opération qui ne vise qu’à donner toujours plus aux actionnaires, au mépris des personnes, de la recherche et de la santé. Ces gens méritent l’opprobre de l’ensemble de la société ; ils devraient être devant le tribunal du peuple ; et les hommes politiques qu’ils ont acheté et qui se font tellement discrets et compréhensifs, au nom de l’économie libérale et de la mondialisation, qu’ils soient de droite comme de gauche, et surtout de leur relation d’intérêt, n’en mériteraient pas moins. Ils devraient pourtant se méfier du vent de révolte qui se soulève en France et dans toute l’Europe, de la Grèce à l’Espagne, du Portugal à L’Italie ; il faudra bien sanctionner les profiteurs qui mènent l’économie et toute la société au désastre pour leur seul profit.


                                        • a_payet a_payet 19 mars 2013 10:58

                                          Marrant comme les méthodes restent les mêmes quels que soient les secteurs d’activité... à quelques détail près on pourrait penser qu’il s’agit de Mittal raté vous êtes bien chez Sanofi ! Comme quoi, en matière de préservation de l’intérêt des actionnaires il n’existe pas 36 méthodes...


                                          • ArnaudThioulouse ArnaudThioulouse 19 mars 2013 11:58

                                            Malheureusement ça devient monnaie courante les patrons voyous à l’image de Mittal ou de Sanofi smiley des profits, oui, mais uniquement pour les actionnaires.


                                          • kelly_c kelly_c 19 mars 2013 11:02

                                            Chris Viehbacher, le génial inventeur du licenciement pour le bien être des gens. L’homme dont la spécialité est de faire croire que la délocalisation c’est pour le bien des populations. Malheureusement cette attitude est plus que couramment : on commence par vous parler de la crise, puis on vous explique que l’entreprise fait des bénéfices, mais qu’au final il ne reste pas grand-chose une fois que les pauvres actionnaires on prélevé leur dime.

                                            Et comme, en France la main d’oeuvre est hors de prix, on est bien obligé d’aller dans les autres pays ! Et hop hop hop le tour de passe-passe est fait. La seule chose qui soit vraie dans cette équation est que la main-d’oeuvre coutant moins cher ailleurs, il y a plus de bénéfices à faire pour l’entreprise. Il y a quelque chose qui me dérange fortement, on parle de santé ici, pas de boulons, de vis ou de tubes en acier que je sache !

                                            Donc pour des gens comme Sanofi, la santé est au même niveau que les parpaings ? Je ne savais pas !


                                            • Geoffrey67 19 mars 2013 11:44

                                              Viehbacher je dirais le Mittal de la santé. C.Lajoux s’abaisse à obéir aux ordres d’un Mittal bis, on voit bien ce qu’ils veulent faire de la France dans la mondialisation. Celle qui se met tout le temps à genoux face à ceux qui ont le fric. C’est du patronnat que vient la violence sociale, pas des salariés en lutte !!!!! http://bellaciao.org/fr/spip.php?article134122


                                            • jessik93 jessik93 19 mars 2013 12:06

                                              La santé, ils s’en foutent chez Sanofi. Leur métier de base c’est de faire de l’argent, uniquement de l’argent quel qu’en soit la couleur ou l’odeur. Que ce soit avec la santé ou avec autre chose. Il se trouve qu’en ce moment la croissance est plus forte dans l’univers de la pharma que dans celui du bâtiment. Mais si demain ça change, ils vireront de bord sans sourciller.


                                            • KatCorGue KatCorGue 19 mars 2013 21:48

                                              Malheureusement la santé est devenue aussi une histoire de gros sous :( ce qui explique bien des dérives et les problèmes sanitaires que nous traversons. On aura beau légiférer, il existera toujours des Sanofi pour se sentir au-dessus des lois


                                            • rpenso rpenso 19 mars 2013 11:13

                                              Sanofi nous apporte ici une très excellente illustration de l’effet Streisand (http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Streisand) ! Mais il est vrai que la société est bien habituée à ce genre d’effet de bord... C’est assez intéressant (pitoyable serait un meilleur terme) de voir ces grandes sociétés pourtant à la pointe de la technologie, utiliser des techniques de communication datant du siècle dernier.

                                              Peut-être faudrait-il virer le fatras des communicants en poste pour les remplacer par des gens qui vivent avec leur siècle ?


                                              • Tika Soomak TikaSoomak 19 mars 2013 11:21

                                                Christian Lajoux était déjà un piètre écrivain (il devrait demander conseil à ses amis les docteurs Even et Debré, car eux écrire des trucs à succès sur des choses fausses, ils savent parfaitement faire. Et ça se vend !), on le savait. mais là, il touche le fond.

                                                Comme l’a dit quelqu’un dans un des commentaires : Lajoux l’inventeur du licenciement préventif au cas où.


                                                • Geoffrey67 19 mars 2013 11:41

                                                  Ou à leurs nègres ça m’étonnerait que Lajoux/Even/Debré ériven quoiquece soit :) Après tout C.lajoux c est le spécialiste de la délégation on a vu le résultat avec C.Viehbacher


                                                • KatCorGue KatCorGue 19 mars 2013 21:54

                                                  Au moins Debré et Even savent s’exprimer correctement pour manipuler les foules. Lajoux, lui, on se demande dans quel domaine il peut être doué ?


                                                • Geoffrey67 19 mars 2013 11:42

                                                  Peut être faudrait il virer les communiquants et laisser les chercheurs en place, qui sont autrement plus utiles à une société que ces parasites vendeurs de vent ?


                                                  • KatCorGue KatCorGue 19 mars 2013 21:55

                                                    Pas que les communiquants ! Le management actuel avec serait une mesure d’utilité publique.


                                                  • ArnaudThioulouse ArnaudThioulouse 19 mars 2013 11:50

                                                    Christian Lajoux était déjà un piètre écrivain (et encore le mot est très faible, il devrait demander conseil à ses amis les docteurs Even et Debré, car eux écrire des trucs à succès sur des choses totalement erronées, ils savent parfaitement faire. Et en plus ils savent faire de l’argent avec !), on le savait. mais là, il touche le fond. Lajoux, je nouveau détecteur de vase.

                                                    Comme l’a dit quelqu’un dans un des commentaires : La seule (triste) lueur d’innovation chez Lajoux, c’est d’avoir inventé le licenciement préventif au cas où.


                                                    • jessik93 jessik93 19 mars 2013 12:02

                                                      Visiblement ça n’étonne personne que Christian Lajoux soit à la fois chez Sanofi et à la tête du LEEM ! Et dire que certains pointent du doigt des médecin parce qu’ils ont récupéré un stylo d’un labo.

                                                      Si ce n’est pas du conflit d’intérêt ce truc...


                                                      • Plantevin 19 mars 2013 15:41

                                                        Sanofi est en train de devenir l’entreprise la plus mal aimée du paysage économique français. A vouloir confier des postes clefs à des businessman comme Viehbacher, on en pard le nord et les envies de bien faire. Lamentable


                                                        • Epinat 19 mars 2013 16:09

                                                          Rien d’étonnant aux pratiques de Sanofi. Après le lobbying à la papa comme avec Vial et ses universités de Lourmarin (http://www.youtube.com/watch?v=5l3tO3wxpUQ&feature=related), Sanofi veut jouer dans la cour des grands et comme au Monopoly. C’est la valse des salariés, des chercheurs. Mais on oublie combien touche l’un des patrons les mieux payés de France. Et combien touche les actionnaires ? C’est la paupérisation à la Française et avec la bénédiction du gouvernement !

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès