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Accueil du site > Actualités > Santé > Faut-il interdir les accouchements sans péridurale ?

Faut-il interdir les accouchements sans péridurale ?

L’analgésie péridurale, qui permet de ne pas sentir la douleur de l’accouchement, est-elle une avancée pour les femmes ? Indéniablement. Or certaines, au XXIème siècle, souhaitent donner naissance sans péridurale. Mais que veulent donc les femmes ?

Pas de péridurale, un choix rationnel ?

Elles jurent qu’elles n’auront pas de péridurale, ou bien elles préfèreraient l’éviter mais n’excluent pas d’y avoir recours. Certains de leurs motifs sont intimes, personnels, de ceux qu’il serait vain d’expliquer. D’autres ont une grande part de rationnel lié au fait que la péridurale est un acte médical qui, en tant que tel, comporte quelques risques.

Est-il raisonnable de souhaiter se passer de cette analgésie en raison de ces risques ? Les effets secondaires sont soit rares, soit sans gravité excessive, et n’apparaissent généralement pas de nature à remettre en question le choix d’une femme qui, pour des raisons qui lui sont propres, n’envisage pas de s’en passer.

Passons en revue quelques-unes des raisons qui poussent certaines femmes à préférer éviter la péridurale.  [1]

- La société française d’anesthésie-réanimation (SFAR) nous apprend que la péridurale entraîne fréquemment des difficultés à uriner, ce qui nécessite l’évacuation de la vessie par une sonde  [2]. Le sondage n’est pas forcément agréable, et on sait qu’il entraîne des infection urinaires nosocomiales [3]. Cela se soigne bien. Certaines femmes préfèrent néanmoins, si possible, se passer de ces désagréments courants.

- Cette même SFAR  [4] souligne que la péridurale peut, exceptionnellement, générer après l’accouchement des maux de tête qui sont empirés lorsqu’on se met debout. Certaines femmes préfèrent, si possible, ne pas courir ce risque, ni fréquent ni grave, mais occasionnant de fortes douleurs pendant les premiers jours passés avec le nouveau bébé.

- La péridurale nécessite toujours l’injection d’une hormone, l’ocytocine, pour son action sur les contractions utérines. Cette substance est assez sûre pour permettre une utilisation sans hésitation lorsque nécessaire, mais elle a, rarement, des effets secondaires graves, comme le choc anaphylactique et l’hémorragie postpartum [5]. Il n’est donc pas totalement déraisonnable de préférer éviter les situations où cette intervention devient nécessaire.

- La péridurale, probablement parce qu’elle entraîne toujours, en pratique, la position allongée, la surveillance continue du rythme cardiaque du fœtus, et souvent la baisse de l’envie de pousser, rend des interventions plus souvent nécessaires pour terminer l’accouchement. Les interventions en question sont, par exemple, les césariennes, les extractions instrumentales (forceps), les épisiotomies (incision du périnée). Ces interventions sont alors, bien sûr, pratiquées à bon escient. Pourtant elles ont, par elles-mêmes, des conséquences plus ou moins gênantes : après l’accouchement, l’épisiotomie reste plus douloureuse qu’une déchirure  [6] ; en cas de césarienne, les grossesses suivantes sont plus risquées car le placenta s’implante plus souvent sur la cicatrice et qu’il y a risque de rupture utérine pendant l’accouchement ; les forceps contribuent aux déchirures graves du périnée, avec toutes les conséquences possibles (du type : incontinence urinaire ou fécale). S’il est déraisonnable de refuser ces interventions lorsqu’elles sont nécessaires, il semble rationnel de préférer favoriser les situations qui en minimisent le besoin.

Est-il interdit d’accoucher sans péridurale ?

Il est insupportable que des femmes qui, comptant sur la péridurale et ne présentant pas de contre-indication médicale, ne puissent pas en bénéficier pour des raisons d’organisation des soins (disponibilité de l’anesthésiste, occupation des salles d’accouchement), ou parce que l’analgésie ne marche pas ou laisse tout un côté sensible, voire - et il semble qu’on l’entende encore - par conviction des professionnels. Ces situations, non anticipées, génèrent des traumatismes profonds.

On entend aussi dire que des femmes subissent des pressions qui les poussent à prendre une péridurale qu’elles auraient préféré éviter. Ces pressions sont-elles imaginaires ?

Pression idéologique

- Certains courants diffusent cette idée que la péridurale n’est qu’un bien à imposer à l’humanité et n’admet pas de dérogation, sinon par obscurantisme. Dans son livre La sociologie de l’accouchement  [7], B.Jacques rapporte ainsi ces paroles d’un gynécologue-obstétricien : "celles qui ne veulent pas de péridurale, c’est un problème d’éducation ... Elles sont un peu arriérées."

- Dans la même lignée, certains professionnels de santé, persuadés qu’il est humainement impossible d’accoucher sans péridurale, sapent la confiance que des femmes ont en elles-mêmes. Le Bêtiser officiel de l’obstétrique (Boob) rapporte cette scène où un anesthésiste, lors d’une visite de fin de grossesse, dit à une femme déterminée à se passer de la péridurale "Vous semblez bien sûre de vous ! Mais croyez-en notre expérience et sachez bien que si vous dites cela c’est parce que vous n’avez jamais accouché !" [8].

Protocoles qui favorisent la souffrance : immobilité sur le dos

- Lorsque la femme arrive à la maternité pour accoucher, elle est encore le plus souvent forcée de rester allongée sur le dos, immobilisée par des sangles reliées à un appareil de monitoring et par une perfusion. Or, cette position, alliée à l’immobilité contrainte, semble être, pour la plupart des femmes, la plus douloureuse possible. Les études cliniques [9], [10] sont sans appel : les positions verticales diminuent considérablement les douleurs ; et l’expérience des femmes montre que la douleur peut être réellement minimisée par le mouvement et par des positions non imposées mais prises spontanément par la femme en fonction de ce qui la soulage le plus.

- La situation est donc que 1 - les études sont formelles sur le fait qu’il y a des avantages médicaux aux positions autres qu’allongées sur le dos. 2 - le monitoring fœtal peut être pratiqué de façon intermittente, et il est alors aussi efficace, en terme de mortalité et morbidité fœtales , que s’il est laissé en continu. 3 - la perfusion n’est pas nécessaire en routine et elle peut être remplacée par une voie veineuse (cathéter seul) pour anticiper les cas d’urgence.

Il donc faut bien considérer l’obligation d’immobilité comme une pratique inhumaine générant des souffrances sans raison médicale envers toutes les femmes qui accouchent : celles à qui la péridurale n’a pas encore été posée et envers celles qui ne la souhaitent pas d’emblée.

Protocoles qui favorisent la souffrance : administration systématique d’ocytocine

- Une autre intervention est l’administration de cette hormone de synthèse, l’ocytocine, destinée à augmenter les contractions. Elle est indiquée pour certaines situations (déclencher l’accouchement, en cas de péridurale, en cas de problème pendant ou après l’accouchement) mais les protocoles de nombreuses maternités imposent une administration en routine, et le plus souvent omettent d’informer la femme du contenu de la perfusion.

- Les contractions qui en résultent provoquent des douleurs largement supérieures à celles liées aux contractions spontanées. La conséquence est souvent une grande difficulté à gérer la douleur, ce qui fait que les femmes, même si elles ne la voulaient pas, finissent par recourir à la péridurale. Comme la plupart du temps elles ne savent pas que le contenu de leur perfusion est une cause d’accroissement des souffrances, elles repartent avec l’idée que réellement, elles ne sont pas capables de gérer la douleur des contractions. Il serait de bon ton que les protocoles hospitaliers prévoient de n’administrer cette substance qu’au cas par cas, sur réelle indication médicale, et en tout état de cause après en avoir informé la femme.

Ne nous méprenons pas : les douleurs de l’accouchement ne sont pas à imputer uniquement aux protocoles hospitaliers et à l’état mental des femmes. Accoucher fait mal, différemment d’une femme à l’autre. Accoucher, même dans les conditions optimales de confort et de respect, peut être trop, trop douloureux. La péridurale est un progrès, dès lors que les femmes peuvent choisir librement d’y avoir recours en fonction de leurs souhaits et de leurs besoins.

Que réclament les femmes, finalement, péri or not péri ?

Les femmes réclament le droit à disposer de leur corps indépendamment des pressions sociales et médicales. Elles n’ont pas à justifier leur choix concernant l’analgésie en cours d’accouchement, et tout doit être mis en œuvre pour que ce choix soit respecté et accompagné.

Leurs revendications portent donc sur

1 - L’optimisation de l’organisation des soins pour rendre la péridurale possible lorsque la femme en exprime le besoin, hors contre-indication médicale.

2 - L’abstention, de la part de tous les professionnels de santé, de toute expression de mépris et de traitement discriminatoire envers les femmes en raison de leur choix relatif à l’analgésie en cours d’accouchement.

3 - L’évolution des protocoles des maternités pour éliminer tout traitement qui démultiplie la douleur et ajoute des souffrances sans justification médicale prouvée et adaptée à la personne. Cette mesure profiterait à la fois aux femmes à qui la péridurale est contre-indiquée, à celles en attente de péridurale et à celles qui souhaitent s’en passer

Choisir d’être respectée
 

Comment les femmes peuvent-elles savoir si telle maternité est respectueuse des choix de chacune ? Les indicateurs proposés (comme le classement des maternités par la presse) font bonne part au pourcentage de péridurale, ce qui ne rend pas compte de la diversité des souhaits des femmes et de la réponse qui leur est apportée. Il serait utile de connaître la part de femmes dont les choix ont bien été accompagnés et respectés. C’est un enjeu de la qualité des soins en maternité et tant que citoyens d’un pays développé, nous y sommes particulièrement attachés.

 

[1] Toutes les sources médicales de cet article ont la certification HONcode, qui vise à garantir la qualité des sites internet d’information médicale. http://www.hon.ch/

[2] Source http://www.sfar.org/infoapdobst.html "Une difficulté transitoire pour uriner est fréquente lors d’un accouchement et peut nécessiter un sondage évacuateur de la vessie. Une baisse transitoire de la pression artérielle peut survenir. Si les dérivés de la morphine ont été utilisés, une sensation de vertige, des démangeaisons passagères, des nausées sont possibles. Des douleurs au niveau du point de ponction dans le dos peuvent persister quelques jours mais sont sans gravité."

[3] Haute autorité de santé/ Mission pour le développement de la médiation, de l’information et du dialogue pour la sécurité des soins. Guide pour la surveillance et la prévention des infections nosocomiales en maternité. http://www.sfhh.net/telechargement/recommandations_guidematernite.pdf

[4] Source http://www.sfar.org/infoapdobst.html "Exceptionnellement, des maux de tête majorés par la position debout peuvent apparaître après l’accouchement. Le cas échéant, leur traitement vous sera expliqué. Dans de très rares cas, une diminution transitoire de la vision ou de l’audition peut être observée. Des complications plus graves : convulsions, arrêt cardiaque, paralysie permanente ou perte plus ou moins étendue des sensations, sont extrêmement rares."

[5] Informations sur les médicaments provenant directement de la FDA, Food and Drugs Administration, organisme de contrôle sanitaire des Etats-Unis. http://www.drugs.com/pro/syntocinon.html "The following adverse reactions have been reported in the mother : Anaphylactic reaction, Postpartum hemorrhage, Cardiac arrhythmia, Fatal afibrinogenemia, Nausea, Vomiting, Premature ventricular contractions, and Pelvic hematoma [... ]" (la liste continue, incluant une complication fatales à la mère ou à l’enfant)

[6] Recommandations de pratique clinique de Collège national des gynécologues obstétriciens français http://www.cngof.asso.fr/D_PAGES/PURPC_14.HTM "Dans le post-partum immédiat, les patientes ayant eu une épisiotomie se plaignent de douleurs périnéales plus que celles ayant accouché avec un périnée intact ou une déchirure du 1er ou du 2e degré (Grade B). Cette différence n’existe plus à 3 mois de l’accouchement."L’épisiotomie semble augmenter le risque d’hémorragie du post-partum (Grade B). Un certain nombre de traumatismesfœtaux ont également été décrits lors de la réalisation de l’épisiotomie."

[7] Sociologie de l’accouchement, Béatrice Jacques, ed. Puf. 2007 ISBN 978-2130558323

[8] Source http://boob.over-blog.fr/article-19763426.html

[9] Melzack R, Belanger E, Lacroix R. Labor pain : effect of maternal position on front and back pain. J Pain Symptom Manage. 1991 Nov ;6(8):476-80 (fiche AFAR 1134). http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/1835474&nbsp ;?dopt=Abstract, traduit en français par l’AFAR http://afar.info/id=1134

[10] Gupta JK, Nikodem VC, Women’s position during the second stage of labour. Cochrane Database Syst Rev.2000 ;(2) :CD002006


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67 réactions à cet article    


  • janequin 19 novembre 2008 13:41

    La loi Kouchner s’applique aussi à l’accouchement !


    • Proto Proto 19 novembre 2008 13:47

      Très bon article merci.

      Sinon je lisais ceci pour les accouchements dans l’eau :

      · L’eau chaude a un effet relaxant qui facilite et accélère le travail

      · La douleur de l’accouchement est réduite

      · L’atmosphère est calme, non-médicalisée, intime, il y a moins de stress

      · La femme a un rôle actif et accouche dans une ambiance de respect

      · Pas de médicaments ni d’intervention médicale pendant le travail.

      · Moins d’épisiotomies et de déchirures et celles-ci sont très petites

      · La naissance est douce et peu traumatisante pour le bébé

      · La récupération de la maman après l’accouchement est très rapide

      Même si ce n’est pas le propos de votre article, y connaissez-vous aussi des inconvénients ?



      • emma plaf 19 novembre 2008 15:12

         @Proto. Merci. Je ne me suis pour ma part pas intéressée aux études cliniques, s’il y en a, s’intéressant aux risques et bénéfices de l’accouchement dans l’eau. Voir peut-être la base de données proposée par l’AFAR Alliance française pour l’accouchement respecté www.afar.info. Pour ma part, je m’opposerais à ce que cette solution soit présentée comme LA solution pour accoucher soft. Mais j’entends qu’on souhaiterait être au courant, comme vous, des risques/bénéfices, pour pouvoir préparer et choisir ce qui nous convient le moment venu. 
        Emma P 


      • appoline appoline 23 novembre 2008 17:29

        Laissez donc les femmes agir comme elles le désirent au lieu de leur dicter leur conduite. Pas besoin de légiférer là-dessus. Chacune doit rester maîtresse de son choix.


      • emma plaf 28 novembre 2008 17:37

         Bonjour Appoline. A qui vous adressez-vous lorsque vous réclamez qu’on laisse les femmes maitresses de leurs choix ?

        Je vous suis parfaitement. Qu’on laisse les femmes maitresses de leurs choix, qu’on ne leur impose leur conduite par aucun moyen. 

        Pour le sujet qui nous occupe, ce libre choix n’est pas respecté dans plusieurs cas :


        - équipe médicale qui refuse une péridurale que la femme demande, pour des causes non médicales ("c’est votre 3ème, ça ira vite")

        - péridurale impossible pour des riasons d’organisation des soins (présence de l’anesthésiste, indisponibilité des salles d’accouchement)

        - péridurale refusée sous raisons médicale non prouvée, san rechercher de solution (je crois, à vérifier, que les femmes tatouées dans le dos en font les frais)

        OU

        - pressions idéologiques pour la péridurale ("vous verrez, dans 1h vous nous supplierez pour l’avoir")

        - protocoles des maternités qui favorisent la douleur (perfusion d’hormones pour accélérer les contractions, position couchée obligatoire, mobilité interdite)

        Auprès de qui pensez-vous qu’il faille demander des comptes sur la manière dont on traite les femmes ?

        Emma


      • Internaute Internaute 19 novembre 2008 14:13

        Quel titre !

        Il ne vous est même pas venue à l’idée qu’il n’est pas nécessaire de légiférer. Il est une notion qui est entrain de disparaître de notre société, celle de liberté individuelle. Que les femmes qui ont envie d’une péridurale la fassent et que celles qui n’en veulent pas s’en passent. Nous n’avons pas besoins des juges.

        Quel est le problème ?


        • emma plaf 19 novembre 2008 15:20

           @Internaute (IP:xxx.x00.201.94) Il me faut donc assumer le titre que j’ai choisi. L’article ne le justifie-il pas ?

          Je pense que nous sommes d’accord sur les libertés individuelles. Qu’on ne force donc pas les femmes qui ne veulent pas avoir de péridurale. Ni par la force de la loi, ni par la pression psychologique, ni par l’application de protocoles hospitaliers qui générent des souffrance gratos. OK ou pas ?


        • Neris 19 novembre 2008 19:18

          @ emma

          Et les femmes qui la demandent mais qui ne l’obtiennent pas.

          Ma soeur a trois enfants, à chaque fois elle a demandé la péridurale, et ne l’a jamais obtenue parce que... pas de médecin sous la main ! ou quand le médecin daigne se montrer, c’est trop tard... même si bébé n’arrive pas dans les cinq minutes mais une heure plus tard !!

          Par contre, les trois fois, épisiotomie !! même si les trois fois, ce n’était pas nécessaire.

          Les femmes ont sans doute envie ou pas, mais ne décident de rien et ont beau protester, elles perdent.


        • emma plaf 19 novembre 2008 20:57

           @Neris. Oui, celles qui ne peuvent pas avoir la péridurale dont elles expriment le besoin, pour des raisons d’organisation des soins... C’est un critère de non-qualité de soins : le % de femmes qui demandent la péridurale et qui ne l’ont pas.

          Est-ce vraiment des critères d’organisation d’ailleurs ? Dans le cas de votre soeur, cela ressemble une loi des séries. Etait-elle à chaque fois dans le même établissement ? On-il des critère très restrictifs sur l’avancement de l’accouchement qui permet la péri ? (pas avant la dilatation du col à tant, pas après la dilatation à tant...). Ces critères sont-ils médicalement justifiés ? Sont-ils cohérents entre les établissements ?



        • Neris 19 novembre 2008 21:21

          C’était effectivement dans le même établissement. Une clinique privée.

          Les grossesses n’avaient rien de particulier, elles se sont toutes très bien passées et aucun incident lors des accouchements à part que la péridurale n’est jamais venue.

          La première fois, l’anesthésiste était occupé ailleurs et quand il s’est montré, on a dit à ma soeur que c’était trop tard sans autres explications et le bébé n’est pourtant pas né tout de suite.

          La deuxième fois, c’était en pleine nuit, manque de personnel point barre.

          La troisième, bien que demandée, la réponse a été : c’est votre troisième, ça va aller vite, pas le temps de vous la faire !! mais ça n’a pas été plus vite que les autres fois, au contraire.

          Ma soeur a mis ça sur le compte de "la faute à pas de chance", mais pour moi, c’est un manque de qualité de soins et d’irrespect total de la parturiente. Jamais une explication, et remontrance quand on en demande !


        • Hermes Hermes 19 novembre 2008 21:38

          Neris,

          Il est assez difficile d’étudier un cas sans le dossier. Comme pistes de recherches, la clinique étaient nulle, ou l’anesthésiste ne pouvait pas avoir le temps de faire la peri à cause d’une réelle urgence de besoin d’anesthésiste ailleurs, ou votre col était déjà bien dilaté, ou la poche des eau était déjà rompue, etc, etc ou la faute à pas de chance.


        • Hermes Hermes 19 novembre 2008 21:44

          Neris si votre soeur à accouché une heure plus tard, c’est normal qu’elle n’est pas eut de peri, car normalement une perie se fait 4 heures au plus en général avant l’accouchement. Par votre soeur et non vous, vous ne pouvez avoir acces à son dossier, c’est la loie francaise, pouvait demander par la suite pour être rassurée


        • emma plaf 19 novembre 2008 22:03

           @Neris (et à sa soeur). Moi ce qui me choque dans l’histoire, c’est que votre soeur n’a pas été informée, deux fois sur trois, des raisons pour lesquelles on a refusé de la lui faire.

          Peut-être, comme le suggère Hermes, y a-t-il des critères d’estimation de temps avant la fin. Les patients doivent être informés de ces critères. Je ne pense pas qu’ils soient harmonisés. Est-ce qu’une société professionnelle a travaillé sur le sujet, par exemple ? 

          En tout cas tel que vous le racontez Neris, au moins pour le troisième accouchement, je crois qu’on rentre dans le cas où ce sont les professionnels ont décidé en fonction de leurs certitudes personnelles ("ça ira vite, c’est votre troisième) et non du souhait de la patiente. ON a décidé pour elle. 

          Votre soeur a la possibilité d’envoyer une lettre au directeur de l’établissement pour expliquer son mécontentement quant au refus d’information dont elle a fait l’objet. La loi prévoit désormais qu’une réponse soit apportée de manière formelle.


        • Hermes Hermes 19 novembre 2008 22:45

          Pour tout le monde, je precise qu’il faut toujours se mefier des témoignages de patients, il arrive assez souvent que nous praticiens donnions pas mal d’infos mais que le patient integre qu’une partie, moi m^me quand nous allons chez notre pediatre pour notre bébé, nous preferons venir tous les deux pour être sur de ne rien oublier, car nous sommes rendu compte que nous fesons attention qu’a une partie.

          Il nous arrive m^me parfois de donner des formulaires et que les patients ne les lisent pas. Mais je consoit aussi qu’il existe des professionels qui ne donnet pas les infos

          "@Neris (et à sa soeur). Moi ce qui me choque dans l’histoire, c’est que votre soeur n’a pas été informée, deux fois sur trois, des raisons pour lesquelles on a refusé de la lui faire. "

          A condition qu’elle est demandée

          "Peut-être, comme le suggère Hermes, y a-t-il des critères d’estimation de temps avant la fin. Les patients doivent être informés de ces critères. Je ne pense pas qu’ils soient harmonisés. Est-ce qu’une société professionnelle a travaillé sur le sujet, par exemple ? "

          Difficille de donner les critères precis , chaque cas est particulier. Par exemple il est admis que dans un 3eme accouchement cela soit inutile dans la plus part des cas car il se passera en moins de 4heures donc en dehors des temps de peri, mais il arrive que pour un 3eme bébé cel soit plus long que pour un premier

          "En tout cas tel que vous le racontez Neris, au moins pour le troisième accouchement, je crois qu’on rentre dans le cas où ce sont les professionnels ont décidé en fonction de leurs certitudes personnelles ("ça ira vite, c’est votre troisième) et non du souhait de la patiente. ON a décidé pour elle. "

          Moi aussi je souhaiterais beaucoup pour mes paients mais la réalité parfois est à l’opposé

          "Votre soeur a la possibilité d’envoyer une lettre au directeur de l’établissement pour expliquer son mécontentement quant au refus d’information dont elle a fait l’objet. La loi prévoit désormais qu’une réponse soit apportée de manière formelle. "

          Tout a fait, a condition que cela soit fait rapidement car si cela date il est plsu dificlle d’avoir une reponse car certaines circonstances ne peuvent etes ecritent sur le dossier.


        • emma plaf 20 novembre 2008 12:48

          Je voulais réagir sur deux commentaires d’Hermes
          ** Pour tout le monde, je precise qu’il faut toujours se mefier des témoignages de patients, il arrive assez souvent que nous praticiens donnions pas mal d’infos mais que le patient integre qu’une partie**


          Je pense qu’il y a bcp de vrai dans ce que vous dites et j’imagine que c’est votre expérience de médecin qui parle. Notez que la loi indique que c’est au praticien de donne la preuve qu’il a apporté les informations au patients, et non l’inverse. Je trouve ça un peu dur pour les professionnels. Mais cela a le mérite de rendre nécessaire une évaluation, de la part du praticien, de ce que le patient a compris et retenu. J’ai entendu suggérer que tout échange d’informations entre patient et professionnels pourrait commencer, ou finir, par cette question de la part du médecin : "qu’avez vous compris de...[votre pathologie, le traitement, etc]". 

           
          "Difficille de donner les critères precis , chaque cas est particulier. Par exemple il est admis que dans un 3eme accouchement cela soit inutile dans la plus part des cas car il se passera en moins de 4heures donc en dehors des temps de peri, mais il arrive que pour un 3eme bébé cel soit plus long que pour un premier "

          Avec tout le respect que je vous dois, j’ai du mal avec les indications médicales non référencées. Que signifie "il est admis que". Consensus d’experts ? Formalisé ? Appuyé par des données assorties de niveau de preuves ? En tant que patiente je ne me contenterai plus d’un "il est admis que" sans plus de précisions. S’il le "il est admis" se base sur le feeling d’un praticien, parce qu’on n’a rien d’autre sur quoi s’appuyer, ok, mais je veux le savoir. Si le "il est admis" s’appuie sur des essais randomisés qui ont conclu à une augmentation de tel risque dans telle circonstance, je veux le savoir.

          Ceci n’est pas une remise en cause de l’expertise, précieuse, des soignants. C’est un souci d’information juste qui me permette de faire des choix éclairés. 

        • Hermes Hermes 20 novembre 2008 13:42

          "Je voulais réagir sur deux commentaires d’Hermes
          ** Pour tout le monde, je precise qu’il faut toujours se mefier des témoignages de patients, il arrive assez souvent que nous praticiens donnions pas mal d’infos mais que le patient integre qu’une partie**

          Je pense qu’il y a bcp de vrai dans ce que vous dites et j’imagine que c’est votre expérience de médecin qui parle. Notez que la loi indique que c’est au praticien de donne la preuve qu’il a apporté les informations au patients, et non l’inverse. Je trouve ça un peu dur pour les professionnels. Mais cela a le mérite de rendre nécessaire une évaluation, de la part du praticien, de ce que le patient a compris et retenu. J’ai entendu suggérer que tout échange d’informations entre patient et professionnels pourrait commencer, ou finir, par cette question de la part du médecin : "qu’avez vous compris de...[votre pathologie, le traitement, etc]". "

          C’est exactement les questions que je pose au patient, et je trouve moi même assez lanentable que certains medecins ne le fassent pas. Par contre je dirais une chose, chez certains, vous pouvez expliquer 10 fois la m^me chose de la m^me facon ou de dix facons differente, vous laisserez tomber et des fois c’est au bout de la seconde ou troisieme visite qu’ils comprennent bien.


          "Difficille de donner les critères precis , chaque cas est particulier. Par exemple il est admis que dans un 3eme accouchement cela soit inutile dans la plus part des cas car il se passera en moins de 4heures donc en dehors des temps de peri, mais il arrive que pour un 3eme bébé cel soit plus long que pour un premier "

          "Avec tout le respect que je vous dois, j’ai du mal avec les indications médicales non référencées. Que signifie "il est admis que". Consensus d’experts ? Formalisé ? Appuyé par des données assorties de niveau de preuves ? En tant que patiente je ne me contenterai plus d’un "il est admis que" sans plus de précisions. S’il le "il est admis" se base sur le feeling d’un praticien, parce qu’on n’a rien d’autre sur quoi s’appuyer, ok, mais je veux le savoir. Si le "il est admis" s’appuie sur des essais randomisés qui ont conclu à une augmentation de tel risque dans telle circonstance, je veux le savoir. "

          En fait en pratique en général plus une femme a eut d’accouchement et et plus les accouchements vont vite, à formce d’accoucher le corps se modifie ce qui facilite les autres grossesses, c’est comme l’éducation d’un enfant le premier on est strésse en général et poue le second plus cool. Bien sur ce sont des gnéralités, il existe des cas ou la troisieme naissance est plus longue que les autres, ou même que la premiere soit assez eclair. C’est une des raison pour lequels dans une 3eme part il est frequent qu’on est pas le temps d eposer la perie du fait des anlayse d’avant pose à faire et de la vitesse d’ouverture du corps assez rapide m^me si on acouche que dans 4 heures. Mais retenez bien cela, n’en faites pas une généralité pour tout le monde chaque cas est unique mêm si souvent on rencontre des cas semblables. D’où justement le fait de bien s’informer avant et pour le mari pendant ou voir après pour eviter les malentendus

          "Ceci n’est pas une remise en cause de l’expertise, précieuse, des soignants. C’est un souci d’information juste qui me permette de faire des choix éclairés. "

          Demandez des explcations aux praticiens avant pendant et après, c’est la règle. On ne vous le dira jamais assez, bien sur vous pouvez tomber une medecin idiot dans ce cas changer de medecins. Et puis il y a aussi le feilling des fois malgré la qualité du medecin le message ne passe pas, donc vaut mieux voir un autre prefessionnel.


        • emma plaf 19 novembre 2008 14:19

           @janequin. La loi Kouchner s’applique mais n’est pas passé dans les moeurs des maternités. Faites-donc un sondage auprès des femmes, jeunes mères, de votre entourage : à quels moments a-t-on sollicité leur consentement libre et éclairé au cours des grossesses et accouchements ? Mais aussi : combien de parturientes croient qu’elles n’ont aucun choix à faire dans les protocoles médicaux qu’on leur applique ? ("ah bon, on a le DROIT de ne pas consentir à l’ocytocine en routine, à la position couchée sur le dos en routine, à l’épisiotiomie de routine, au monitoring foetal continu en routine, ...")

          Emma P.


          • janequin 19 novembre 2008 14:58

            Mon épouse n’a jamais subi de péridurale, par contre, pour lui éviter les douleurs dues à l’ocytocine systématiquement délivrée, elle a pu accoucher de ses derniers enfants avec une sage-femme libérale qui a pu éviter tous ces tracas. Mais lorsqu’on accouche pour la première fois, il est très difficile de se soustraire à la volonté du corps médical, d’autant qu’on est jeune et qu’on n’a pu se forger ni personnalité ni convictions en la matière.


          • emma plaf 19 novembre 2008 15:55

             @janequin : votre femme a-t-elle été suivie pendant sa grossesse par cette sage-femme, et la sage-femme a-t-elle pratiquél’accouchement dans une maternité ? Si c’est cela en France, c’est ce que j’appelle "sage-femme ayant accès à un plateau technique". Possibilité prévue par la loi mais rarement mise en oeuvre. Dommage pour la diversification de l’offre de soins... et tant mieux pour ceux qui y ont accès.
            Emma P


          • janequin 19 novembre 2008 16:43

            Tout-à-fait !


          • Bof 19 novembre 2008 14:42

            LIBERTÉ.....LIBERTÉ......LIBERTÉ.....Merci pour ce très bon message explicatif.
            Ce n’est certainement pas à un membre du corps médical de décider la façon d’accoucher ou bien d’être soigné. Les cotisations sont déjà obligatoires et ...très couteuses... ! La façon d ’utiliser les connaissances reviennent au malade uniquement par le simple principe de sa LIBERTÉ pleine et entière.
             
             Souhaitons que votre message puisse ’passer’ chez ces professionnels. Nous avons du REPOUSSER par trois fois la piqure alors que le spécialiste avait interdit toute injection sous possibilté de choc anaphylactique gravissime ! Ceci était dans le dossier, sur une ordonnance en ma possession , au pied du lit... on aurait dit qu’on ôtait le pain de la bouche de la tortionnaire . Je n’ose répéter les propos sur mon compte et encore moins envers ma femme et le spécialiste....car la tortionnaire était diplomée, elle ! elle possédait donc le droit de tuer certainement.

             Par contre, en Pologne, une amie a accouché dans une piscine pour le plus grand bien des deux....le bébé se serait mis à nager tout seul ! Alors, les gestes médicaux ...s’ils étaient les meilleurs, cela se saurait !


            • Hermes Hermes 19 novembre 2008 20:47

              Vous avez eux le malheur de tomber sur une conne, c’est tout simple, il en existe dans tous les métiers. Sinon pour l’accouchement dans l’eau, il doit absolument être fait par une sage femme, car elle sauratsi le bébé risque la noyade. Sinon pour la nage, comme ma fille fait les bébés nageurs, elle comme tout autre bébé qui se noyeRAIT, elle se débattrait pour survivre, donc un bebe qui nait qui nage c’est surtout un bebe qui se débat pour eviter de mourrir, comme ma fille qui fit une fausse route la 1eme nuit après l’acouchement.


            • emma plaf 19 novembre 2008 21:01

               @Hermes sur l’accouchement dans l’eau, a-t-on des recommandations de pratiques, ici ou ailleurs dans le monde, supportant l’affirmation qu’une sage-femme est nécessaire et qu’une sage-femme saura si le bébé risque de se noyer ?


            • Hermes Hermes 19 novembre 2008 21:12

              "@Hermes sur l’accouchement dans l’eau, a-t-on des recommandations de pratiques, ici ou ailleurs dans le monde, supportant l’affirmation qu’une sage-femme est nécessaire et qu’une sage-femme saura si le bébé risque de se noyer ? "

              Je ne pourrais pas vous donner des infos precises n’etant pas mon métier, mais au moins donner des bases. Oui je vous l’assure la sage femme est vitale, elle v évalier selon comment se passe l’acouchement , si le bébé va bien ou pas, les criteres sont le rytme cardiaque, les contractions et le temps d’accouchement, une mère en train de traviller n’est absolment pas apte à l’évaluer durant l’accouchement du fait de l’énorme varion hormonale qu’elle subit durant l’acouchement, il faut se rendre compte que les femmes sont dans une sorte d’état de transe durant l’accouchement, lles ne sont plus elles mêmes, et nous pauvres maris nous le voyons facilement.

              Bien sur vous trouverons toujours des cas ou la femme a accouchée sans sage femme, mais il ne faut absolument pas en faire une généralité, par exemple on retrouve deux à trois cas en france de bébé morts dans un accouchement dans l’eau car il n’y avait pas de sage femme. Bien sur la sage femme ne sait pas tout, il existe des cas atypiques de mort du bébé durant l’accouchement, c’est la vie mais ses cas petits à eptis diminus avec l’avancée de la médecine. La sage femme est là aussi pour guider et centrer la mère sur l’acouchement et non la douleur dans le cas d’une naissance dans l’eau, les cas sont innombrables.


            • Annie 19 novembre 2008 17:40

              Mon expérience qui remonte déjà à plus de 20 ans en tant que mère et aussi professionnelle de la santé, me dit que les accouchements sont souvent gérés non seulement en fonction du souhait de la mère mais aussi du nombre de professionnels présents si l’accouchement se fait à l’hôpital. Une péridurale est un acte médical ; les accouchements sont souvent provoqués avant le weekend etc. Et donc la pression exercée sur les femmes n’est pas toujours illogique, même si dans un monde parfait, on aimerait que cela se passe autrement.
              Je recommande la marche dans les couloirs de l’hôpital avant un accouchement ; cela l’accélère considérablement et il est moins douloureux de marcher que de rester couchée.


              • emma plaf 19 novembre 2008 21:20

                 @Annie. La pression sur les femmes serait liée en grande partie à des contraintes d’organisation des soins. D’accord.

                Oui, car il semble certainement plus facile pour l’organisation d’avoir à surveiller des femmes sous péridurale, bien tranquilles, reliée à des tuyaux et surveillée par des machines à partir d’un bureau centralisé. De même, les accouchements déclenchés pour des raisons d’organisation, parfois en contradiction avec les recommandations de pratique médicales validées et sans informer la femme des raisons du déclenchement. A l’opposée, accueillir la parturiente au moment où l’accouchement se met en route de lui-même, l’accompagner au long d’un processus intense, physiquement et émotionnellement, cela semble plus difficile à organiser.

                Sauf que, maintenant que les femmes savent lire, elles savent aussi lire les recommandations professionnelles, elles ont la loi qui rappeler que toute personne doit être infotraitements ou actions de prévention qui sont proposés, leur utilité, leur urgence éventuelle, leurs conséquences, qu’ucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne ...

                Je crois qu’on assiste à l’émergence d’une pensée féminine, et souvent une pensée de couple, qui se rend compte que les femmes ne deviennent pas subitement des mineures juste parce qu’elles sont en train d’accoucher. Qu’elles ont les mêmes libertés individuelles, les mêmes droits fondamentaux que n’importe quel patient. Et donc que les modalités d’organisation des soins peuvent et doivent être discutées, entre les professionnels de santé, les gestionnaires et les représentants de patients.
                 


              • nello 19 novembre 2008 17:44

                 Pourquoi, vous ne parlé pas des ratés de la péridurale ? malheureusement il y en a. amitiés.


                • emma plaf 19 novembre 2008 20:32

                   Très juste, il y a les péridurales qui ne marchent pas, ou qui ne marche que d’un côté. Je n’ai pas d’estimation de chiffres. En avez-vous ? A priori, ce que je peux dire là-dessus, c’est que d’abord les femmes doivent être informées qu’il y a tant % de cas où l’analgésie ne fait pas l’effet escompté. Est-ce qu’il serait justifié que ces chiffres soient publics, par établissement ?

                  Quelles autres problématiques, propositions, à ce sujet ?


                • Hermes Hermes 19 novembre 2008 20:50

                  Actuellement se pose la question dans certains services si la péridurale n’augmenterait pas les nausées durant l’accouchement ou l’effet d’être dans le gaz, car quand on diminue le produit cela va mieux assez souvent.


                • reivax 19 novembre 2008 19:47

                  Il est bon de signaler également que les tatouages dans le dos empêchent la mise en place de la péridurale.


                  • emma plaf 19 novembre 2008 20:42

                     J’ai vu ces informations aussi, sans approfondir. J’ai cru comprendre également que les décisions ne sont pas les mêmes d’un anesthésite à l’autre, que les solutions existeraient pour permettre néanmoins la péridurale sans risque (si j’ai bien compris, le risque est la diffusion des encre utilisées, dont on connaîtrait mal la composition et l’effet lorsqu’elle pénètre dans l’organisme par l’aiguille utilisée). Ce que je dis est non vérifié, si quelqu’un a des informations avec sources, je serais heureuse de les connaître.


                  • Hermes Hermes 19 novembre 2008 20:53

                    N’oublons pas le grain de beauté aussi qui seraient mal placés, ou certaines maladies de peau


                  • Hermes Hermes 19 novembre 2008 19:48

                    Bonjour, ma femme étant justement sage femme et ayant moi même un pied dans le monde médical dans un autre secteur. Je vais tenter de donner un avis dans un système bien complexe que celui de la péridurale.

                    Tout d’abord, il existe une littérature assez abondante pour les futurs maman, donc un peu de renseignements préalables, ca ne fait pas de mal. Autre point il existe les séances de préparation à l’accouchement. Donc par tous ses moyens, il est tout a fait possible d’avoir sa propre opinion si on sera capable ou pas d’assumer sans péri. Et il suffit de poser les questions aux médecins ou sages femmes pour savoir ce qui sera possible ou pas durant l’hospitalisation, en résumé comment travaille le service obstétricale.

                    Ensuite il y a les moyens possibles logistiques dans l’hôpital, manque d’anesthésistes, de sage femmes, de lits pour divers raisons, par exemple c’est moins facile durant la période des fêtes pour avoir un service de qualité. La formation du personnel n’est pas toujours facile à faire. Et pour finir quand il y a trop d’accouchements qui arrivent en même temps, là forcement on fait au plus pressé.

                    Pour finir, c’est sur que l’on en fait jamais assez et qu’il est fort probable que l’on en fera jamais assez, mais si on compare à il y a 20 ans en arriere, c’est presque le paradis actuellement. Cela va continuer à s’améliorer même si la France à un peu de retard sur certains pays. Alors cool !!!!!!!!!!


                    • emma plaf 19 novembre 2008 21:45

                       @Hermes. Sur la littérature abondante à la disposition des futures mamans, je ne suis pas sûre. Beaucoup de sources d’info me semblent soit bêtifiantes ("faites-nous confiance, tout se passera bien"), soit engagées dans un sens ou dans l’autre ("la péri, c’est nul", "la péri, faut être vraiment trop conne pour s’en passer"), et mettent rarement en lumière le fait que l’évitement de certaines pratiques, dont celles que j’ai décrit dans mon article, permet de mieux vivre la douleur - soit qu’on veuille éviter la péridurale, soit qu’on n’y ait pas accès pour raison médicale ou d’organisation des soins, ou simplement en attendant que l’accouchement soit assez avancé pour pouvoir l’avoir (et en attendant, ça peut douiller sévère, garanti). Peut-être avez-vous à suggérer des supports adéquats ? Ou devrions-nous demander, par exemple, à l’INPES, de nous pondre un truc.

                      Est-ce qu’il vaut mieux accoucher en France maintenant qu’il y a vingt ans ? Je pense que oui aussi. J’ai quelques arguments, quels seraient les vôtres ?


                    • Bof 19 novembre 2008 21:51

                      @ Hermes (IP:xxx.x99.12.16) le 19 novembre 2008 à 19H48 : oh non, pas cool...je dis plutôt : LIBERTÉ . Il est inadmissible que des professionnels osent menacer des malades du cancer comme on le voit actuellement. S’il n’a pas envi de se soigner, c’est Son Problème ! ET, ici, il est inadmissible qu’un spécialiste interdise un acte médical plus que justifié car déjà la seconde fois ...il a eu du mal paraît-il  à réanimer ma femme et la troisième peut être fatale a -t- il écrit et qu’un autre se permette de vociférer des injusres contre un refus de subir une péridurale. Contre une femme, je n’ai rien dit...et ça me reste en travers de la gorge ! MAIS, contre un homme...qu’ aurais-je fait ? Des tests ont été faits depuis et...ce serait bien fatal.

                       Qu’en est-il des personnes qui ne veulent pas de ce superflu ? Superflu veut dire non vital dans mon esprit.

                      Pourquoi faut-il un spécialiste comme une sage-femme dans une piscine ? Selon le récit, il y a toutes les précautions qui sont prises et le bébé nagerait comme tous les autres. Comme toujours, les personnes qui accompagnent sont pretes à appeler un responsable en cas de problème . Les renseignements doivent pouvoir vous être fournis plus sérieusement à vous professionnel de santé et Varsovie n’est pas si important que cela. Des Françaises ont l’air d’y accoucher beaucoup plus facilement que chez nous....Ne le dites pas aux entreprises, svp...cela pourrait diminuer leurs autres avantages.


                    • Hermes Hermes 19 novembre 2008 22:06

                      " Sur la littérature abondante à la disposition des futures mamans, je ne suis pas sûre."

                      Si 

                      "Beaucoup de sources d’info me semblent soit bêtifiantes ("faites-nous confiance, tout se passera bien"), soit engagées dans un sens ou dans l’autre ("la péri, c’est nul", "la péri, faut être vraiment trop conne pour s’en passer"), et mettent rarement en lumière le fait que l’évitement de certaines pratiques, dont celles que j’ai décrit dans mon article, permet de mieux vivre la douleur - "

                      On trouve de tout dans les livres des bons comme des merdes, et justment les scéances de prepa et les questions aux medecins permettent de dire ce qui est vrai, faux, possible ou impossible dans un etablissement donné

                      "soit qu’on veuille éviter la péridurale, soit qu’on n’y ait pas accès pour raison médicale ou d’organisation des soins, ou simplement en attendant que l’accouchement soit assez avancé pour pouvoir l’avoir (et en attendant, ça peut douiller sévère, garanti)."

                      douller oui ma femme l’a eux assez tard mais pour raison medicale fallait refaire des analyse de sang pour dire OK 

                      "Peut-être avez-vous à suggérer des supports adéquats ? Ou devrions-nous demander, par exemple, à l’INPES, de nous pondre un truc. "

                      j’aurais du mal à vous proposer quelque chose car étant dans proche de ce milieux depuis des années j’ai les informations et les evolutions du métier, disosn que j’ai eut des infos pour specialistes avant l’accouchement pour mieux comprendre. Donc je n’ai pas eu recourd à des livres. Sinon j’ai cherché là un peu sur google, il existe de bonnes documentations faites par des specialistes.

                      "Est-ce qu’il vaut mieux accoucher en France maintenant qu’il y a vingt ans ? Je pense que oui aussi. J’ai quelques arguments, quels seraient les vôtres ?
                      "

                      Par rapport à d’autres pays, bien qu’il soit diffcille de se prononcer, il semble que certains pays nordiques sont mieux que nous, l’angletterrre sa dépend du coin, les USA pas génial, le canada semble correcte. Il est diffcille de repondre il faudrait comparer en profondeur en fonction du ressenti, de la methode et aussi les risques que prennent chaque pays par rapport à l’accouchement


                    • Hermes Hermes 19 novembre 2008 22:22

                      "oh non, pas cool...je dis plutôt : LIBERTÉ . Il est inadmissible que des professionnels osent menacer des malades du cancer comme on le voit actuellement. S’il n’a pas envi de se soigner, c’est Son Problème ! ET, ici, il est inadmissible qu’un spécialiste interdise un acte médical plus que justifié car déjà la seconde fois ...il a eu du mal paraît-il à réanimer ma femme et la troisième peut être fatale a -t- il écrit et qu’un autre se permette de vociférer des injusres contre un refus de subir une péridurale. Contre une femme, je n’ai rien dit...et ça me reste en travers de la gorge ! MAIS, contre un homme...qu’ aurais-je fait ? Des tests ont été faits depuis et...ce serait bien fatal. "

                      votre vecu douloureux ne vous permet pas d’être neutre et c’est tout a fait compréhensible votre réacrion, d’autant plus que sans le dossier il est impossible d’étudier le cas, tellment de choses sont possibles

                      "Qu’en est-il des personnes qui ne veulent pas de ce superflu ? Superflu veut dire non vital dans mon esprit. "

                      oui et non la perie peu être plus qu’un confort, elle peut aider la poussée finale dans certains par le fait simple d’être moins fatigué par la douleur

                      "Pourquoi faut-il un spécialiste comme une sage-femme dans une piscine ? Selon le récit, il y a toutes les précautions qui sont prises et le bébé nagerait comme tous les autres. Comme toujours, les personnes qui accompagnent sont pretes à appeler un responsable en cas de problème . Les renseignements doivent pouvoir vous être fournis plus sérieusement à vous professionnel de santé et Varsovie n’est pas si important que cela. Des Françaises ont l’air d’y accoucher beaucoup plus facilement que chez nous....Ne le dites pas aux entreprises, svp...cela pourrait diminuer leurs autres avantages. "

                      Un bébé ne nage pas il n’a pas les fonctions motrices neccessaires pour le faire, ce ne sont que des reflets qu’il produit aussi hors de l’eau. Oui le fameux recit mais il serait bien de savoir les conditions precisent. Comme déjà dit l’accouchement dans l’eau possede des risques mais cela ne veut pas dire que cela est interdit. Vous personnellment vous preferrez être suivi par un ophtalmo pour vos dents ? Moi non. Deplus il est tout a fait possible qu’avant la naissance dans l’eau des exament ont étés fait pour dire si sela est possible ou non, ce qui augmente les chances de réussites. Par exemple il est idiot de faire un accouchement par voit base quand lors de l’écho on s’apercoie que cela ne sera pas possible.


                    • Sophie 19 novembre 2008 21:59

                      Premier accouchement, je devore la litterature justement, et surtout je me rejouis des promesses de la preparation a l’accouchement : "osez demander a bouger, deambulez dans le couloir, n’hesitez pas car le personnel appreciera que vous ne restiez pas passive".

                      Realite le jour de l’acccouhement (dans la meme maternite que la preparation) : sur le dos, pas bouger car monitoring en continu, perfusion obligatoire et reprobations de la sage-femme (soupirs, roulements d’yeux, haussements d’epaules) face a mon refus d’une anesthesie. Ma "chance" ce jour-la a justement ete "trop d’accouchements en meme temps" donc une sage-femme debordee qui n’a pas eu trop le temps de me harceler.

                      Si l’acces a la peridurale est un progres, c’est le droit de la refuser qui est loin d’etre acquis dans la pratique.

                      Peut-on sincerement penser qu’une femme prete a accoucher sans anesthesie/paralysie fait ce choix car elle n’a jamais entendu parler des "douleurs de l’enfantement", que les recits d’accouchements horribles ne sont pas encore parvenus a ses oreilles ? Faut-il que le personnel medical les lui rappelle ce jour la ?

                      Alors non Hermes, pas cool !!!!!!!


                      • Hermes Hermes 19 novembre 2008 22:34

                        "Premier accouchement, je devore la litterature justement, et surtout je me rejouis des promesses de la preparation a l’accouchement : "osez demander a bouger, deambulez dans le couloir, n’hesitez pas car le personnel appreciera que vous ne restiez pas passive".

                        Realite le jour de l’acccouhement (dans la meme maternite que la preparation) : sur le dos, pas bouger car monitoring en continu, perfusion obligatoire et reprobations de la sage-femme (soupirs, roulements d’yeux, haussements d’epaules) face a mon refus d’une anesthesie. Ma "chance" ce jour-la a justement ete "trop d’accouchements en meme temps" donc une sage-femme debordee qui n’a pas eu trop le temps de me harceler. "

                        Difficile de repondre, faut connaitre le dossier, on pense avoir tel accouchement mais des fois cela ne se passe pas comme on voudrait, ma femme n’a pas eut tout ce qu’elle voulait, son corps ne le permettait pas. De toute facon les femmes ont souvent une réalité déformé lors de l’accouchement, c’est un état second, certains maris le vivent très mal de voir leur femme devenir un monstre de haine parfois

                        "Si l’acces a la peridurale est un progres, c’est le droit de la refuser qui est loin d’etre acquis dans la pratique. "
                         

                        Il faut que vous demandiez comment cela se passe dans l’hopital ?

                        "Peut-on sincerement penser qu’une femme prete a accoucher sans anesthesie/paralysie fait ce choix car elle n’a jamais entendu parler des "douleurs de l’enfantement", que les recits d’accouchements horribles ne sont pas encore parvenus a ses oreilles ? Faut-il que le personnel medical les lui rappelle ce jour la ? "

                        Je ne vous suis pas, je ne comprend pas votre propos

                        "Alors non Hermes, pas cool !!!!!!!"

                        Ais dis que c’était parfait bien au contraire non, si vous ne voulez pas la perie pas de probleme mais pensez à toutes ses femme il ya 20 ans qui la voulait et qu’on leur refusait


                      • sobriquet 19 novembre 2008 22:36

                        A une époque ou l’on critique de plus en plus la surmédicalisation de l’accouchement, et où la demande pour des accouchements à domicile va croissante, j’ai vraiment été surpris par le titre !

                        L’usage de l’ocytocine me pose des question : on l’appelle parfois "hormone de l’amour" car il a été montré qu’elle favorisait chez l’adulte l’attachement social et le sentiment de confiance ( voir par exemple http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/recherche/d/ocytocine-lhormone-pour-inspirer-confiance-en-un-clin-doeil_6406/ ). On sait qu’elle a une influence sur le système nerveux du foetus au moment de l’accouchement (source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/vie-1/d/comment-le-foetus-se-prepare-t-il-a-laccouchement_10161/ ). Il est reconnu que l’influence de l’ocytocine sur le foetus doit encore être étudiée.

                        Est-il prudent, dans ces conditions d’utiliser si facilement cette hormone pour faciliter l’accouchement ?

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