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Accueil du site > Actualités > Santé > Fin de vie : la loi n°2016-87 du 2 février 2016, dite loi Claeys-Leonetti, (...)

Fin de vie : la loi n°2016-87 du 2 février 2016, dite loi Claeys-Leonetti, est votée (3)

« Après la loi du 9 juin 1999, qui visait à garantir à tous le droit d’accès aux soins palliatifs, celle du 4 mars 2002, qui mettait le malade au centre du dispositif de soins, et celle du 22 avril 2005, qui affirmait pour la première fois le refus de l’obstination déraisonnable, nous avons souhaité, Jean Leonetti et moi, aller plus loin. (…) Une seule chose nous a guidés tout au long de ces mois : permettre à chacun de disposer de sa vie jusqu’à son ultime moment et de bénéficier d’une mort apaisée. (…) Malgré les légitimes différences d’approche, chacun, conscient de l’enjeu et de sa responsabilité, a cherché à construire et à dépasser ses préventions. » (Alain Claeys, le 27 janvier 2016). Troisième et dernière partie.



La loi n°2016-87 du 2 février 2016 sur la fin de vie a été définitivement adoptée par les députés et par les sénateurs le même jour, le 27 janvier 2016. Elle a été promulguée le 2 février 2016 par le Président de la République François Hollande, et les autres signataires sont Manuel Valls, Premier Ministre ; Jean-Jacques Urvoas, le Ministre de la Justice ; Marisol Touraine, la Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes ; George Pau-Langevin, la Ministre des Outre-mer ; Laurence Rossignol, la Secrétaire d’État chargée de la famille, de l’enfance, des personnes âgées et de l’autonomie.

Je me propose ici de rappeler les principales mesures contenues dans ce texte désormais loi de la République.

Si le texte réaffirme l’importance des soins palliatifs et la nécessité qu’ils deviennent une véritable priorité nationale, tant dans l’accès de tous à ces soins que dans la formation des jeunes médecins, la principale innovation est dans le droit de chaque patient à « une sédation profonde et continue provoquant une altération de la conscience maintenue jusqu’au décès, associée à une analgésie et à l’arrêt de l’ensemble des traitements de maintien en vie » en cas de maladie incurable. En d’autres termes, d’un droit à un endormissement général jusqu’à la mort pour éviter toute souffrance due à la maladie.

L’autre mesure principale concerne les directives anticipées qui auront désormais un caractère contraignant auprès des soignants tout en respectant la compétence de l’équipe médicale. Ces directives auront une validité permanente (au lieu de trois ans auparavant) et pourront être rédigées selon un modèle qui sera préparé prochainement par le Conseil d’État ou sur feuille libre, et pourront être révisées ou révoquées sans contrainte de forme.

D’autres mesures en faveur des personnes malades ou en fin de vie ont été aussi adoptées, en particulier la possibilité de nommer une personne de confiance à la condition que cette dernière donne formellement son accord, et la possibilité de réviser en permanence ce choix. Lors de toute hospitalisation, l’hôpital proposera systématiquement au patient la désignation d’une personne de confiance valable durant la seule durée de l’hospitalisation.

J’ai très densément évoqué ces mesures dans mes articles précédents. Le texte issu d’une troisième lecture parlementaire, à la suite d’une très longue navette (un an) a atteint un certain équilibre entre ceux qui souhaitaient légaliser le suicide assisté et l’euthanasie, ceux qui étaient favorables au perfectionnement de la législation actuelle (notamment de la loi Leonetti du 22 avril 2005) et ceux qui craignaient que ce nouveau texte devienne une nouvelle étape vers l’euthanasie.

_yartiFinDeVie2015AG03

Le texte paraît mesuré, sage et raisonnable, et, je l’espère, permettra de réconcilier les Français avec les conditions de leur propre fin de vie ou de celle de leurs proches, à savoir en éliminant toute souffrance mais aussi en restant dans la cohérence de l’interdit de tuer : donc sans donner à l’État ou à des médecins le droit de tuer, ce qui constituerait une véritable ouverture à tous les abus, en particulier eugéniques (l’évolution législative en Belgique est à cet égard extrêmement inquiétante et préoccupante).



Enfin, je veux saluer l’ensemble des parlementaires de leur esprit de responsabilité à avoir fait abstraction des clivages politiques traditionnels pour élaborer un texte de manière concertée, équilibrée et collective.

Si mourir n’a aucune raison de faire plonger les parlementaires dans la cuisine politicienne traditionnelle, perdre un emploi non plus et donc, il serait peut-être pertinent que tous les parlementaires se mettent autour d’une table pour élaborer des propositions concrètes qui favoriseraient l’activité économique et donc l’emploi (en dehors de petites réformes à la marge), mais je m’égare déjà…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (29 février 2016)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Texte intégral de la loi n°2016-87 du 2 février 2016.
La loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016.
Dernier round de la loi Claeys-Leonetti.
Consensus à la commission mixte paritaire du 19 janvier 2016.
Consensus sénatorial.
La leçon du procès Bonnemaison.
Les deux rapports des commissions sénatoriales en deuxième lecture (à télécharger).
Retour synthétique sur la loi Claeys-Leonetti.
La loi Claeys-Leonetti en commission au Sénat pour la deuxième lecture.
Les sondages sur la fin de vie.
Les expériences de l’étranger.
Verbatim de la deuxième lecture à l’Assemblée Nationale.
Indépendance professionnelle et morale.
Fausse solution.
Autre fausse solution.
La loi du 22 avril 2005.
Adoption en deuxième lecture à l’Assemblée Nationale.
La fin de vie en seconde lecture.
Acharnement judiciaire.
Directives anticipées et personne de confiance.
Chaque vie humaine compte.
Sursis surprise.

_yartiFinDeVie2015AI01
 


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34 réactions à cet article    


  • rajex rajex 9 mars 12:48

    Ouais, beaucoup de baratin pour me rappeler que je ne dispose pas de ma propre peau !

    Je décide quand ,pourquoi et ou je décide de mettre fin à Mon aventure terrestre, et ce n’est pas un trou du cul d’énarque congénitalement limité et veule qui décidera à ma place !


    • oncle archibald 9 mars 17:24

      @rajex ; vous ne savez pas lire, méconnaissez totalement le droit Français et insultez sans raisons un auteur qui vient sur ce blog juste pour commenter une nouvelle loi dont il rappelle le contenu :

      "la principale innovation est dans le droit de chaque patient à « une sédation profonde et continue provoquant une altération de la conscience maintenue jusqu’au décès, associée à une analgésie et à l’arrêt de l’ensemble des traitements de maintien en vie » en cas de maladie incurable.

      Comment aller plus loin sans délivrer un « permis de tuer » qui serait à discrétion des médecins et des parents d’un malade. Genre il soufrait trop, je l’ai tué, pour les médecins, ou bien docteur s’il vous plait tuez le tout de suite, il souffre trop.

      Il est bien entendu hors de question que de tels comportements puissent être inscrits dans une loi, ce serait ouvrir la porte à tous les abus : économies pour la sécu qui conseillerait de « liquider » les malades en fin de vie, on imagine sans mal les pressions qui pourraient être exercées sur les médecins, et aussi les « héritiers pressés » qui ont déjà le réemploi de l’héritage de ce pauvre type qui emmerde tout le monde en n’en finissant pas de crever, ce salaud !

      Et donc la loi qui vient d’être adoptée est juste à quelques centimètres du point de non retour qui légaliserait à nouveau « la peine de mort » mais ce point de non retour n’est pas franchi. Je trouve ça plutôt rassurant.

      Quant à votre sort personnel, malade ou pas malade, vous pouvez à tout instant décider de vous suicider pour « mettre fin à VOTRE aventure terrestre » quand il vous plaira de le faire, mais je vous conseille de prévoir également de rédiger des « directives anticipées » parfaitement claires précisant dans quelles circonstances vous souhaitez que l’on vous permette de « partir sans souffrir » au cas où vous ne seriez plus en mesure de l’exprimer vous même. Imaginez qu’on vous ramasse dans le coma et sans espoir d’en sortir après un accident et qu’un médecin sadique décide avec votre entourage qui vous déteste de vous obliger à continuer à vivre contre votre gré ! La loi sert précisément à éviter cela, vous devriez vous en féliciter.


    • Fergus Fergus 9 mars 17:57

      Bonjour, oncle archibald

      Que vous le vouliez ou non, « la sédation profonde et continue » est bel et bien un « permis de tuer » . Simplement on cesse d’alimenter le patient pour étaler son agonie sur d’interminables journées au lieu d’en finir en quelques minutes dans la dignité pour la personne incurable et son entourage.

      Or, dans les deux cas, la décision d’abréger la vie est la même. Seule change la méthode.

      C’est pourquoi, dans un texte de loi qui comporte de nombreux points positifs et de réelles avancées sur les volontés exprimées, le recours à cette « sédation » est d’une duplicité sans nom. Difficile de faire plus faux-cul !


    • oncle archibald 9 mars 19:33

      @Fergus : vous savez comment ça se passe dans la réalité des faits ?? Vous en avez vu de vos yeux des agonies prolongées inutilement ? Prenez vous les médecins pour des sadiques ?? Croyez vous même qu’ils aient attendu cette loi pour en leur âme et conscience « forcer un peu la dose » des sédatifs quand il n’y avait plus rien d’autre à faire qu’empêcher quelqu’un de souffrir ??

      Qui est faux cul sinon celui qui voudrait faire passer les hôpitaux pour des centres de torture ?? Qui veut rétablir la peine de mort ? Car c’est bien ce qui se passerait si la loi allait plus loin. La sédation profonde et continue est le moyen d’empêcher un agonisant de souffrir au risque probable d’abréger son existence. Ça n’a rien à voir avec l’injection létale des médecins nazis ou des exécuteurs dans les prisons américaines.


    • Fergus Fergus 10 mars 08:45

      Bonjour, oncle archibald

      « Vous en avez vu de vos yeux des agonies prolongées inutilement ? »

      Agonies ou états végétatifs irréversibles, oui, et pas seulement Sharon, Schumacher ou Lambert.

      « Croyez vous même qu’ils aient attendu cette loi pour en leur âme et conscience « forcer un peu la dose » des sédatifs »

      Bien sûr que non. Et pas seulement des sédatifs mais aussi des produits létaux afin d’ne finir comme cela a été l cas pour ma grand-mère maternelle. Mais les disparités en la manière sont criantes et injustes.

      Et je confirme que la « sédation profonde » est une hypocrisie car elle aboutit au même résultat que l’injection létale : euthanasie rapide dans un cas, euthanasie lente dans l’autre. La nuance est indéfendable !


    • Rmanal 10 mars 12:00

      @oncle archibald
      Vous vous contredisez : d’un côté, et je suis bien d’accord, les médecins abrègent déjà les souffrances, il ne faut pas le cacher, je l’ai même vu avec ma mère atteinte d’un cancer, mais votre contradiction est que de l’autre côté vous ne voulez pas les protéger par une loi.
      Du coup concrètement les médecins vont continuer à abréger les souffrances sans cadre juridique, et celle loi issu de la France réactionnaire n’apporte au final rien du tout au corps médical.
      1 an de foutu en l’air pour accocher d’une non loi. Ca rappelle Sarko et ses lois sur les bas d’immeubles.


    • oncle archibald 10 mars 21:10

      @Rmanal : mais précisément ils sont protégés par la loi ! C’est fou d’argumenter sur un acquis en prétendant qu’il n’est pas acquis ! 


      Ce que vous souhaitez désormais obtenir c’est qu’il soit inscrit dans la loi que vous puissiez obliger un médecin à tuer quand cela vous chante, et moi je souhaite exactement le contraire, que jamais personne n’ait le droit de me tuer. 

      La droit et même le devoir de m’empêcher de souffrir oui, quitte à abréger ma vie si la seule issue de ma maladie est la mort, mais de me tuer à l’instant T parce que j’ai envie de me suicider ou que ma famille en a marre de se croire obligée à venir passer le dimanche après midi à l’hosto NON !

    • Jeekes Jeekes 9 mars 13:17
      Parce que je suis très concerné par le sujet pour quelqu’un de très proche, mon père.

      A tous les culs-bénis-bien-pensants ainsi qu’à tous les pseudos-intellos qui se croient autorisés à décider pour les autres qu’au nom de Leur morale de mes deux, il serait inacceptable de laisser un être humain décider de quand et comment il veut cesser de vivre.

      Je souhaite qu’ils expérimentent dans leur chair, dans leur corps, dans leur tête, toute la douleur et la détresse de ceux à qui ils refusent de finir en douceur.
      En un mot comme en cent, je leur souhaite de crever longuement et à petit feu, bref d’en chier au maximum. Histoire de leur faire regretter d’avoir manqué de la moindre compassion. 

      • foufouille foufouille 9 mars 15:57

        @Jeekes
        le suicide est autorisé


      • Jeekes Jeekes 9 mars 18:01

        @foufouille


        Rien à voir !

        Expliquez-moi comment on fait pour se suicider quand on est totalement incapable du moindre mouvement, saucissonné dans un fauteuil roulant 24/24 « pour votre bien » évidemment. 

      • oncle archibald 9 mars 19:37

        @Jeekes : « ceux à qui ils refusent de finir en douceur ».

        Mais l’objet de la loi est précisément le contraire, permettre à chacun de finir en douceur, sans souffrir. Entre cette solution et l’injection de cyanure en plein cœur par le vétérinaire qui doit achever un chien il y a quelque nuances me semble-t-il.


      • foufouille foufouille 9 mars 19:58

        @Jeekes
        c’est très rare et tu es au fond d’un lit si tu peut rien faire ou presque rien.
        la mort est définitive.


      • amiaplacidus amiaplacidus 9 mars 13:56

        « ...la cohérence de l’interdit de tuer ... ».
         Je suppose, que, pour rester cohérent, vous refusez de payer la part des impôts qui est utilisée pour entretenir les forces armées ? Ou, en tout cas, que vous militez avec ardeur pour que la France supprime son armée et ses usines d’armement.
        .
        .
        Pouvez-vous m’expliquer la différence cette sédation profonde et l’euthanasie, à part l’hypocrisie ?
        .
        Ah, oui, seul le créateur peut reprendre la vie et autres balivernes.
        Mais pourquoi voulez-vous IMPOSER vos croyances aux autres ?
        Si vous ne supportez pas de disparaître, c’est votre problème, pas le mien (je ne suis ni psy, ni curé, ni pasteur, ni rabbin, ni imam, ...).
        .
        Personnellement, je préfère partir pour le néant de façon digne, pas comme une chose inerte qui n’a plus qu’une apparence de vie. Mais je ne vous impose absolument pas ma façon de voir, si vous voulez finir votre vie entouré de machines et de tuyaux, c’est, de nouveau, votre affaire.
        .
        LAISSEZ LES AUTRES DISPOSER À LEUR CONVENANCE DE LEUR VIE ET DE LEUR MORT. Cela ne vous concerne pas.


        • foufouille foufouille 9 mars 16:09

          @amiaplacidus
          LAISSEZ LES AUTRES DISPOSER À LEUR CONVENANCE DE LEUR VIE ET DE LEUR MORT. Cela ne vous concerne pas.

          dans ce cas, il faut l’interdire aussi à certaines assos.


        • Fergus Fergus 9 mars 16:36

          Bonjour, amiaplacidus

          « Pouvez-vous m’expliquer la différence cette sédation profonde et l’euthanasie, à part l’hypocrisie ? »

          S’il y a eu des avancées sur plusieurs points, on est en effet resté à la même hypocrisie avec la « sédation profonde et continue ». Dès lors qu’il a été décidé de mettre fin à la vie d’un malade incurable et réduit à l’état de légume, pourquoi prolonger son agonie - fut-elle inconsciente - alors qu’il suffirait d’une simple piqûre pour mettre fin à un calvaire ?

          Je partage la même opinion que vous sur ma fin de vie, et je n’aimerais pas tomber entre les mains de personnes comme Rakotoarison, sorte d’intégriste des fins de vie indignes.


        • amiaplacidus amiaplacidus 9 mars 16:39

          @Fergus
          Bonjour Fergus,

          Au fil des lectures de vous articles ou remarques, je suis arrivé à paenser que nous partageons passablement de mêmes opinions sur différents sujets.


        • foufouille foufouille 9 mars 17:57

          @Fergus
          « alors qu’il suffirait d’une simple piqûre pour mettre fin à un calvaire ? »
          c’est le boulot d’un bourreau, pas du personnel médical.


        • Jeekes Jeekes 9 mars 18:03

          @foufouille

          Vous vous enfoncez ! 

        • Fergus Fergus 9 mars 18:04

          Bonjour, foufouille

          Vous plaisantez, j’espère. Car cesser d’alimenter une personne jusqu’à ce que mort s’ensuive revient au même, et cette pratique a aussi été utilisée par la justice médiévale dans les culs de basse fosse !

          Dans les deux cas, le médecin tue ! Le principal n’est pas dans l’acte qu’il accomplit, mais dans sa justification légale. 


        • foufouille foufouille 9 mars 20:03

          @Fergus
          non c’est pas pareil du tout. tu peut aussi décéder branché à des machines et donc maintenu en vie.
          c’est courant pour les cas grave.
          ce n’est pas une mort directe. le personnel médicale a donc sa conscience tranquille car il voit assez de gens mourir comme ça. c’est difficile à supporter pour certains.


        • Etbendidon 9 mars 14:03

          Encore !
          Mais vous n’arrétez jamais Rakoto ?
          Et JAMAIS censuré ????
          A peine écrit votre article passe de suite ??????
          Et en plus pas la nouvelle case ajouter une réaction pour ceux qui ne sont pas inscrits
           ???
          BIZARRE vous avez une ligne direct pour publier les aryicles à répétition
          Expliquez-nous pour une fois
           smiley


          • devphil30 devphil30 9 mars 14:44

            @Etbendidon


            Rasko est un grand optimiste qui voit la vie en couleur ....................

            D’accord avec vous les articles à répétition sur le fin de vie sont mortellement ennuyeux et sans intérêt à être ressassé en permanence. 

            Philippe

          • beo111 beo111 9 mars 15:06

            @devphil30


            D’habitude il nous parle de politiciens professionnels véreux, avec la mort je trouve que ce sont des sujets qui vont bien ensemble.

          • alain_àààé 9 mars 15:16

            je ne suis pas d accord avec ton article on as un exemple avec la personne a l hopital a REIMS ou on le garde dans un état vegetatif alors que je pense qu il aimerait autant mourrir.j en ai eu un exemple personnel ou mon beau frére avait le cancer et plusieurs fois il a essayé de se suicidé mais ma soeur a demandé au medecin d abrégé se sort .aujourdhui je peu le dire car cela remonte a plus de 30 ans


            • foufouille foufouille 9 mars 16:02

              @alain_àààé
              il a signé un document avant son état végétatif ?
              il a fait comment pour se rater x fois ?


            • Fergus Fergus 9 mars 16:46

              Bonjour, alain_àààé

              Ma propre grand-mère a été euthanasiée à la demande de ses enfants alors que la pauvre femme - au terme d’une existence de paysanne très active - souffrait terriblement sur le plan physique tout en étant atteinte d’un état de démence avancé qui interdisait toute communication sur sa fin de vie.

              Je garde le souvenir d’une vieille dame réduite dans une chambre d’hôpital à un état de déchéance pathétique et irréversible. Et je ne remercierai jamais assez ma mère et mes oncle et tantes d’avoir sollicité l’euthanasie, de même que le médecin qui a pratiqué cet acte de compassion.


            • foufouille foufouille 9 mars 17:55

              @Fergus
              souffrait terriblement sur le plan physique et interdisait toute communication sur sa fin de vie. est peu compatible.
              état de déchéance pathétique et irréversible. s’applique à d’autres situations ?


            • Jeekes Jeekes 9 mars 18:05

              @foufouille

              Bis repetita placent.
              Et vous insistez !



            • oncle archibald 9 mars 19:59

              @Fergus : "Et je ne remercierai jamais assez ma mère et mes oncle et tantes d’avoir sollicité l’euthanasie, de même que le médecin qui a pratiqué cet acte de compassion.« 

              Connaissez vous les produits injectés par le médecin ? C’était du cyanure ou bien des sédatifs ?? Vos parents ont-ils demandé au médecin de TUER votre grand mère ou de l’empêcher de souffrir plus longtemps ?

              Si une demande d’euthanasie a été clairement exprimée par vos parents, sans être devin je parierai que le médecin aura répondu qu’il ne pouvait pas tuer votre grand mère mais qu’il ferait en sorte qu’elle ne souffre plus.

              En pareil cas »jouer sur les mots« est absolument capital pour différencier un chien d’un être humain, et des soins palliatifs d’une exécution.

              La loi qui vient de passer ne fait rien d’autre et je ne vois que des raisons idéologiques pour s’y opposer avec l’acharnement dont vous-même et la plupart des interlocuteurs de ce fil font preuve.

              Ce que vous souhaitez finalement c’est rayer d’un trait de plume le fameux »commandement" tu ne tueras point, repris sous des formes diverses dans les codes qui régissent les sociétés à peu près civilisées qui ont aboli la peine de mort. Nos députés et sénateurs ont finalement été beaucoup plus sages et ont su éviter l’écueil.


            • Fergus Fergus 10 mars 08:55

              @ oncle archibald

              « Si une demande d’euthanasie a été clairement exprimée par vos parents, sans être devin je parierai que le médecin aura répondu qu’il ne pouvait pas tuer votre grand mère mais qu’il ferait en sorte qu’elle ne souffre plus. »

              Non, le médecin a injecté un produit létal un jour donné - en présence de plusieurs membres de la famille - et la mort est survenue très rapidement. Ce médecin a été chaudement remercié pour son humanité.

              « c’est rayer d’un trait de plume le fameux »commandement » tu ne tueras point« 

              La sédation accompagnée d’un arrêt de l’alimentation relève bien du mot »tuer« , que vous le vouliez ou non. Tuer lentement en l’occurrence.

              Le problème n’est pas de »ne pas tuer", mais de le faire dans des circonstances telles qu’il ne peut y avoir d’autre issue, et après que les précautions légales aient été prises.

              Bonne journée.


            • oncle archibald 10 mars 20:07

              @Fergus : je peine à vous croire. Si la « chose » s’est passée en milieu hospitalier au vu et au su de tout le personnel il me paraît inimaginable qu’un médecin prenne le risque d’être radié du conseil de l’ordre juste pour faire le bravache alors qu’il peut faire la même chose, abréger la vie d’un agonisant, sans prendre le même risque. 


              Et si c’était le cas je ne partagerait jamais votre point de vue, car la sédation c’est faire en sorte que le mourant ne souffre pas. Jouer sur les mots est très important lorsque l’on parle de la permission donnée légalement à une personne d’en tuer une autre. Vous savez parfaitement que dans la réalité des faits les patients qui sont sédatives dans les conditions prévues par la loi ne souffrent pas et votre quête est simplement de voir mis à mal le fameux « tu ne tueras point » parce que pour vous il est nécessairement dicté par la religion. Je vous plains d’être à ce point victime de vos préjugés.

            • piera 9 mars 19:27

              Molière revient ! Ecrie-nous une pièce drôle et bien sentie pour mettre en scène tous ces Tartuffe qui s’auto-congratulent, ce petit monde qui se pâme autour de leur nouvelle décision politique « le meilleur apaisement possible de la douleur ».

              Bon alors Ok Y a pas marqué Molière, hélaAaas, mais esquissons le rêve, afin qu’au moins il se retourne dans sa tombe :

              _ Monsieur le député ne pensez-vous pas qu’il est un moyen plus sûr de mettre fin à la douleur de ces malheureux ? Ne pourrait-on pas imaginer que l’on délibère avec le malade et la famille et que l’on décide, après tout c’est là votre métier.

              _ Mais, de quoi donc voulez-vous me parler jeune homme ? Il me semble ressentir quelque angoisse, un pressentiment funeste. Alors dites-moi à quoi vous songer car je ne le vois point du tout et cela me terrifie.

              _ Je ne songe à rien en particulier monsieur le député, mais on a vu par le passé des hommes mettre fin à la souffrance d’autrui de manières plus simple, que cette fausse fin.

              _ Si une telle chose était possible, croyez bien que j’en serais le premier informé et que sur le champ je mettrais la chose en pratique. Quel soulagement ce serait pour les familles qui voient leur proche agoniser sans fin et pour ces malades qui souffrent le martyre sans savoir la souffrance qui les attend dans les heures qui suivent !

              _ Une rumeur « nauséabonde » dit que dans certains hôpitaux de tels actes ont été commis dans le plus grand secret, pour des personnes fortunées ou au pouvoir.

              _ Taisez vous donc ! Cela ne se peut et ne se pourra jamais. Ah mon père, vous voilà enfin ! Comment s’est passé la cérémonie ?

              _ De grâce il n’est pas encore mort. Nous l’accompagnons aussi longtemps que nous le pouvons. Après cela, il ne sera plus sous notre contrôle.

              _C’est bien là le plus regrettable ! Permettez que je vous présente ce jeune homme (en apparté : « ce ne sera pas le premier »). J’aimerai que vous lui fassiez la leçon car je crois qu’il est sur le point de croire que l’on peut se rendre "quitte de la vie d’un simple poinçon", comme l’a dit Shakespeare

              _ Sans la peur de la mort que deviendrait votre société et que deviendrait mon église ? La morale peut-elle s’accommoder de la légèreté, de l’insouciance ? La souffrance est une dette que nous remboursons. A ce sujet, suivez moi donc que je vous enseigne les vertus de la souffrance, il vous faut faire votre éducation.

              _ Hélas mon père je dois partir au plus vite, ma compagne vient d’accoucher, certes sans ..dans la plus grande douleur bien sûr. Je souhaite l’accompagner moi aussi et la rassurer pour l’avenir au plus vite.

              _ L’avenir au plus vite ?

              L’éminence se retire, pensif. Le député met sa main sur l’épaule du jeune homme

              _ Vous voyez bien que votre chose expéditive est impossible ! "Le meilleur apaisement possible à la souffrance" .. ce n’est pas cher payé, croyez moi ! Où diable travaillez-vous donc pour avoir de pareilles idées, je ne me souviens plus du dossier que vous vouliez me soumettre ?

              _ Je suis chargé de la sécurité à la centrale de Fessenheim. Nous habitons à quelques kilomètres seulement alors c’est une conversation que nous avons souvent mon amie et moi !

              _ Quelle conversation ?

              _ Cette perte de contrôle « très regrettable » que vous évoquiez tout à l’heure 

              Etc..


              • foufouille foufouille 9 mars 20:05

                petit rappel : 10000 morts dans les hôpitaux en GB pour cause de rentabilité.

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