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Forum santé : les questions qui font mal

 La santé, ce n’est pas que l’absence de maladie. Quand les scientifiques présentent un questionnement sur la santé et invitent le citoyen à s’exprimer, émergent alors rapidement des aspects politiques, sociaux, économiques, psychologiques. Dans le cadre de la Fête de la science, qui se déroule cette semaine, le débat est lancé dans un forum citoyen à Fontenay-sous-Bois.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit la santé comme un état de complet bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. La Déclaration universelle des droits de l’homme l’inscrit dans ses priorités. Débattre sur la santé, aujourd’hui, c’est prendre conscience des moyens scientifiques et techniques destinés à mieux la préserver ou à la recouvrer, et, à la fois, s’interroger sur les conditions dans lesquelles sont mises en œuvre, à tous niveaux, des politiques permettant à tous d’accéder à ces possibilités.

Débattre sur la santé aujourd’hui, c’est aborder des questions telles que : « La recherche médicale va-t-elle résoudre tous nos problèmes de santé ? Si oui, à quel prix ? », « Sommes-nous tous égaux devant le progrès médical ? », « Pourquoi, comme le dit la chanson, le travail, ce n’est pas vraiment la santé ? », « Dans quelle mesure en consommant sommes-nous responsables aussi de notre santé ? », « Malades et bien portants, seuls ou collectivement, de quel pouvoir disposons-nous pour agir et dire notre droit en matière de santé ? ». C’est pour débattre de ces questions, que l’ASTS (Association science technologie et société), à l’initiative du Conseil général du Val-de-Marne, dans le cadre de la Fête de la science, qui se déroule cette semaine, offre au public l’opportunité de rencontrer les acteurs de la santé durant quatre jours (11 au 14/10/06) à l’espace « Jacques Brel » à Fontenay-sous-Bois (94) dans le cadre d’un forum citoyen intitulé « La science et nous : la santé, c’est notre affaire ! ».

En effet, les citoyens aspirent de plus en plus à être des acteurs de la politique de santé. Mais à quelles conditions une véritable démocratie en matière sanitaire est-elle possible ? Les progrès de l’imagerie médicale conduiront-ils à des exploitations aux fins policières ? « Chaque passager à l’aéroport fera-t-il un jour l’objet d’une IRM afin de contrôler la sincérité de ses déclarations ? », s’interrogeait Hervé Chneiweiss, neurobiologiste, directeur de recherche au CNRS, lors de l’inauguration de la Fête de la science. L’environnement dans lequel nous vivons est source de nouvelles affections, comme la tristement célèbre amiante. Environnement physique et biologique mais aussi environnement social. Le monde du travail, s’il se préoccupe de plus en plus de sécurité, est générateur de stress et de nouvelles souffrances. La généralisation de la performance, dans le sport, la sexualité, la conformation du corps entraînent des dérives comme le dopage ou l’abus de chirurgie esthétique.

Mais, même à nos portes, des populations n’ont pas accès aux soins les plus élémentaires. Par exemple, l’accès à la santé bucco-dentaire est un véritable parcours du combattant social, et une démarche culturelle loin d’être acquise par tous. Ce questionnement ne serait pas complet, sans une approche de la santé dans le monde : alimentation, éducation, accès aux médicaments, comment pallier les situations les plus tragiques, et faire émerger une politique de santé dans les pays les plus pauvres ?


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4 réactions à cet article    


  • Fabrice Fabrice Duplaquet 12 octobre 2006 12:29

    La santé c’est notre affaire ? Bien sur que c’est notre affaire. La prévention reste encore le meilleur moyen de ne pas être malade. Tabac, vitesse, pollution, malbouffe... voila les pistes. Les solutions : evictions des facteurs de risque : tabac, vitesse, polluants intérieurs et extérieurs, diététique saine, faire du sport... Et cela ne rendra pas notre vie triste au contraire. Fini les assuétudes au tabac ou à l’alcool. Fini la déprime de voir un corps difforme dans le mirroir le matin. Redécouverte de son corps par le sport.


    • Lainé (---.---.193.41) 13 octobre 2006 06:38

      Merci de rappeler cette importante définition de la santé donnée par l’OMS. On ne répètera jamais assez que la santé existe au-delà de l’émergence du pathologique. Et ce dernier est parfois (souvent ?) le résultat d’une perte de la notion même de préservation de la santé aux sens définis par l’OMS.

      Hélas, votre article commence bien, mais me laisse sur ma faim car, comme d’habitude, il se termine par la seule considération des solutions que la science pourrait apporter à notre pathos.

      Alors que les budgets sociaux craquent de toute part, que toutes les solutions bureaucratiques et technocratiques montrent leurs limites, ne serait-il pas temps de replacer l’humain au centre et de réfléchir à ce que pourrait-être une véritable politique de santé publique, basée sur une notion de prévention et d’éducation au sens le plus large ?

      A moins que nous attendions patiemment la banqueroute et l’échec santaire massif des solutions purement scientifiques : c’est un choix, mais qui pourrait nous réserver quelques réveils douloureux dont il sera bien difficile de se remettre.

      Merci encore d’alimenter ce débat.


      • christophe (---.---.200.136) 17 octobre 2006 17:29

        La santé : de bonnes intentions mais pas assez d’actions !

        « En effet, les citoyens aspirent de plus en plus à être des acteurs de la politique de santé »

        Un article intéressant vous en dira plus sur ce que pensent les Français de leur santé : http://kiria.blogs.com/kiria/2006/10/sante_francais.html


        • ec (---.---.58.141) 7 novembre 2006 12:05

          Si l’on veut réellement s’occuper de la Santé , il ne faut pas occulter les nouvelles découvertes scientifiques . Elles remettent en cause les bases même de notre société , et alors !! Nous sommes en France , encore avec des Français . Bien sûr , ceci remet en cause la suprématie du mental et donc des hypermentaux qui se prennent pour les sauveurs du monde. Mais, qu’ ont t-ils faits de si bien ? Sinon, mettre notre pays en position de faillite financière et de grosses difficultés dans le domaine de l’administration (cf la panne de courant européenne) et de la santé publique.Les solutions appliquées ne sont que des solutions bouche-trous, la France demande et mérite autre chose que des énarques au pouvoir qui bloquent l’application des progrès scientifiques. Jamais en 35 ans, je n’ai vu un protocole de traitement qui permettait une diminution même légère du prix total de ce traitement ! J’ai connu des traiments non applicables pour coût trop peu important , ils furent même présentés à L’OMS en 2002 et 2005 avec des félicitations ,mais, ils ne sont toujours pas mis en application à ma connaissance, et surtout, personne dans les laboratoires publics ou privés ne poursuivent de recherches dans cette direction car il n’y a pas d’argent à gagner.Je pense à l’ulcère de Buruliet à son traitement avec de l’argile, ainsi qu’à la désintoxication des métaux lourds dont le mercure peut-être possible avec encore de l’argile.Pourtant, les nanoparticules sont devenues à la mode dans notre monde, mais pour la guérison....

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