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Accueil du site > Actualités > Santé > Grippe A : Les principales victimes sont les arbres

Grippe A : Les principales victimes sont les arbres

Au Canada où la démographie médicale est pire qu’en France, en deux mois de campagne, on a vacciné environ la moitié de la population, entre 33 et 66% selon les États. Certes le taux est inférieur à la cible de 70 % que désiraient atteindre les autorités fédérales. Mais le pic pandémique est passé depuis longtemps et actuellement on y ferme les centres de vaccinations.
La France pendant le même laps de temps a réussi péniblement à vacciner 4 millions de gens, soit 6% de sa population, contre le terrible virus de la grippe H1N1, malgré les moyens délirants mis en place par le gouvernement. L’efficacité en terme de santé publique pour bloquer la progression de l’épidémie est donc proche de zéro. Heureusement le spectre du péril H1N1 s’éloigne laissant dans son sillage 164 morts seulement au lieu des dizaines de milliers annoncées.

Les raisons de cette inefficacité française sont organisationnelles, comme peut s’en rendre compte toute personne qui s’est fait vacciner dans un des centres.

Jeudi 10 décembre, j’ai amené mes trois enfants se faire vacciner dans un gymnase dans la banlieue nantaise. Il faisait déjà nuit et bien que je connaisse le quartier on a cherché en peu car dans ce complexe séparé par les voies et la gare du tramway, tous les bâtiments se ressemblent. Le centre est depuis peu ouvert jusqu’à 22 heures mais on a oublié de mettre des panneaux indicateurs lumineux. Théoriquement il draine tous le Sud Loire.

Il est 19 h 45. Pas un chat dehors. Avant de traverser la rue, on laisse passer un break rouge en maraude aux vitres embuées. Le hall d’entrée est désert. On enfile le seul couloir allumé et on arrive à la grande salle multisports. Pas la moindre queue. Pourtant il a fallu patienter une heure car devant nous il y avait 10 personnes, en majorité des familles, assises autour du terrain attendant de voir un médecin.


Un gars nous réceptionne. La situation est trop complexe pour lui, car nous sommes quatre mais je suis déjà vacciné et mon fils n’a pas reçu son bon vaccinal. Une migraine s’installant il se passe la main sur le front. Un supérieur est appelé à la rescousse. Comme lui a au moins le certificat d’étude, il arrive à démêler l’écheveau bureaucratique. Mon fils doit faire une déclaration sur l’honneur comme quoi il est en contact avec des sujets à risque. On s’installe à une grande table pour remplir quelques papelards. Puis en récompense on reçoit chacun un ticket pris au dévidoir à numéros. C’est pratique, comme cela on peut faire des statistiques, comme calculer le débit vaccinal. Mais rien ne bouge.

C’est là que j’ai compris pourquoi l’administration avait réquisitionné une salle de sport. Et bien c’est parce que les enfants peuvent jouer et courir sur le terrain en attendant. Cela soulage les nerfs des parents. Une petite blonde pleurniche : « Cheux veux pas de piqure ». Son père lui promet d’aller manger au Mac Donald.

L’équipe est impressionnante, enfin sur le plan quantitatif. Deux médecins, je ne sais plus combien d’élèves infirmières, de secrétaires, de personnels d’accueil, un ou deux pompiers en uniforme, une femme de la croix rouge, un homme dont le seul rôle semblait être d’amener des cafés aux autres membres du commando vaccinateur, un obèse en survêtement "le coq sportif" et à la trogne rouge comme une borne d’incendie. Le chef sans doute car il ne fait rien. Il ne manque qu’un raton laveur. La gamine pleure de plus belle. Son papa lui chuchote que si elle se calme, elle aura une nouvelle console Nintendo.

Je mate la pendule. Les aiguilles ne bougent pas. Un plaisantin a dû les coller. Rompant ce long moment d’éternité, un jeune type qui jusque là glandait en blouse blanche, se met à boiter. Postées à la sortie de secours une cigarette aux lèvres, deux élèves désœuvrées avec des blouses de papier vert pouffent de concert car le gars demande qu’une se dévoue pour lui faire un bandage à la cuisse et plus si affinités. A la réflexion c’était peut-être un sketch fait pour rompre l’ennui. Ma fille de 9 ans commence à avoir faim et son humeur s’en ressent.
La peste en larmes est tirée par le bras. Son père lui promet d’aller à Disneyland.

Enfin après dix minutes d’un silence retrouvé, notre numéro est annoncé d’une voix de stentor. On se lève en sursaut des gradins de bois pour rejoindre la case 3 du parcours du vacciné c’est à dire la consultation médicale. Le numéro un étant la table avec les formulaires, le second correspondant à l’attente longue comme le discours de notre Président devant le Parlement à Versailles.

Par une porte bancale, sur laquelle est scotchée "Médecin", on pénètre prudemment dans une sorte de réduit grillagé encombré d’accessoires sportifs. Un bureau déclassé finit de remplir la pièce avec deux chaises libres. Une lampe nous éclaire en pleine face laissant le médecin dans le noir. Nous sommes accueillis par un chaleureux « Vous zavez vos papiers ? »

Est ce le mélange de tabac froid, de poussières et de vieilles chaussettes qui la fait tousser ou un début de virose grippale ? A cinq dans le local déjà plein, cela suffit à faire trembler l’air. Une pyramide de ballons de basket s’écroule, détendant l’atmosphère. En rebondissant ils écrasent une ou deux araignées. Pendant qu’elle tamponne, biffe, coche et signe, on papote. La femme médecin, elle m’a dit qu’elle était volontaire, n’est même pas vaccinée. C’est sans doute pour la punir qu’elle a été installée dans ce gourbi.

Après quelques questions posées sans conviction, des acquiescements et négations fatigués, des coups de tampons et un paquet de signatures, on la remercie pendant que les arachnides pleurent leurs morts. Puis on s’enfonce dans un couloir glauque à la recherche du numéro 4. On croise la morveuse qui vient d’être vaccinée. Elle lève un pouce victorieux. Son papa gâteau qui la suit, la mine piteuse, se demande s’il pourra déduire de la pension alimentaire les billets d’avion pour Disney World d’Orlando.

Un carton de papier est punaisée de travers sur la porte des douches "Vaccin avec adjuvant". Ce n’est pas là. Une infirmière blafarde, une seringue à la main, sort de la pièce et semble toute dépitée de nous voir partir. Ma fille serre plus fort ma main et se retourne inquiète. Ouf la piqueuse ne nous suit pas.

Au bout d’un autre corridor désert nous réveillons une responsable moustachue qui somnolait sur un banc. En vérifiant nos Ausweis, elle nous explique que la salle de vaccination, se situe dans les vestiaires. La cerbère nous guide au cas où on n’aurait pas remarqué la signalétique pourtant imposante. C’est quand même conçu pour des sportifs avec des symboles explicites pour ceux qui ne sauraient pas lire.

On entre dans le sanctuaire. Le sol est rendu collant par les millions de pieds nus qui l’ont foulé. Déprimée, la lumière tombe d’un plafonnier borgne. Les carreaux cassés aux murs sont assortis aux peintures décrépites et au plafond lépreux. Sur une table de formica, sans doute un invendu d’Emmaüs, est disposé le matériel de torture. L’infirmier aux oreilles décollées qui prend en charge mes enfants, un colosse boudiné dans une blouse taille unique trop petite, doit être un grand consommateur de carottes. Il les pique prestement dans la pénombre d’une cloison décorée de patères démantibulées. Dans la vraie vie, il est infirmier en Pédiatrie et donc « forcément vacciné » me dit-il, alors qu’il écrit consciencieusement le numéro du lot sur le formulaire. Puis nous rejoignons la grande salle. Au passage on évite soigneusement de marcher sur une colonne de cloportes silencieux qui, le long de la plinthe maculée de traces de semelles, file sans doute vers les cérémonies funèbres du réduit du médecin.

Étape finale, il faut retourner voir les tamponneuses en 5. Ces dames empilent consciencieusement divers papiers dument cochés et couverts d’autocollants dans des caisses de cartons ornés de codes barres.

« Cela part directement au recyclage du papier ensuite ? » ai-je demandé désignant du doigt les caisses. « Vous n’y pensez pas, m’a rétorqué une dame offusquée, c’est important pour la traçabilité et la pharmacovigilance !  ». Elle m’a assuré que plus tard, « enfin s’il y a des budgets » d’autres fourmis dans d’autres centres traiteraient ensuite ces documents pour la postérité.

Mais le plus anachronique, c’est dans tout notre périple, nous n’avons rencontré aucun ordinateur. C’est le règne du stylo Bic. Peut-être que notre Plan anti-Grippal français a été conçu avant l’ère de l’informatique ?

Une chose est certaine, les principales victimes de cette pandémie sont les arbres qu’il a fallu abattre pour toute cette paperasse. On commémore la chute du mur de Berlin. Je pense qu’on aurait pu tourner à peu de frais une reconstitution de la bureaucratie de santé de l’ex Allemagne de l’Est dans ce centre. Même la lumière est verte comme dans un téléfilm de Derrick.

Ouf à 20 h 57 on est libérés. Fin du Jeu de l’Oie. Toute cette armada pour un débit dérisoire par toubib de 5 vaccinés par heure....
Sur l’asphalte mouillée une familiale rouge passe au ralenti, freine et fait marche arrière en vrombissant. Une vitre se baisse. Un homme m’interpelle : « C’est bien là qu’on vaccine ? Ca fait une heure qu’on tourne en rond ! ». Je les rassure, il reste des doses de vaccins. Le véhicule se gare et dans des claquements de portières, une famille en sort toute joyeuse d’avoir trouvé enfin le Saint Graal. Un cri primal claque dans la nuit derrière nous : « Putain Jeannine, tu as oublié les bons ! »

 

Enfin heureusement qu’on n’a pas de vraie épidémie méchante où il serait vital de vacciner rapidement l’ensemble de la population. Cette année on s’entraine pour la grippe B de l’an prochain.

 
 
 

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117 réactions à cet article    


  • Radix Radix 19 décembre 2009 13:49

    Bonjour

    Article bien écrit et drôle, bien que je vous soupçonne d’avoir laissé « parler le crayon » !

    J’ai de la chance : toute ma famille a eut la gripette ce qui nous a permis d’échapper à cet épisode glauque, nous sommes tous vaccinés « naturellement » !

    Bizarrement l’idée de me faire vacciner ne m’était jamais venue à l’esprit, mon arrière-grand mère étant décédé en 68 suite à une vaccination anti-grippale, j’ai toujours refusé ce vaccin !

    Radix


    • mimi 19 décembre 2009 14:36

      Nous n’avons pas la même vision :
      Pour nous cette grippe ne se présente pas comme une grippette mais un véritable clavaire des moments très difficiles à passer, une enfant âgée de 7 mois hospitalisée 10 jours (elle est ressortie), un adulte encore dans le coma artificiel depuis trois semaines des poumons très atteints (il ne fait parti des personnes prioritaires) et deux autres membres de la famille qui l’ont eu aussi avec quelques complicationse et qui vont mieux. 
      La vaccination a été proposée un peu tard, alors maintenant qu’elle est autours de nous, nous ne savons pas quoi faire, se faire vacciner ?ou bien c’est fini et on ne se vaccine pas.


    • Jean-Jacques Fraslin Jean-Jacques Fraslin 19 décembre 2009 16:03

      Bonjour

      Votre questionnement est légitime.

      C’est sur la base du rapport très officiel du Haut Conseil de la Santé Publique [1] publié cet été, que la France a commandé ses 94 millions de doses, soit 10% de la production mondiale. On y trouve quelques vacheries type Ponce Pilate, sur l’adjuvant : « Concernant les adjuvants de type émulsion lipidique, il est impératif d’insister sur l’absence de données de tolérance à long terme lors de l’utilisation de cette classe d’adjuvant, notamment en cas de vaccination de masse. La perspective d’utiliser dans ces conditions un vaccin contenant un adjuvant stimulant fortement l’immunité chez des sujets dont le système immunitaire est en pleine maturation ou modifié n’est pas sans soulever de nombreuses questions et doit être étudiée  ».
      Mais ce qui est particulièrement intéressant c’est l’estimation de l’efficacité des scenarii vaccinaux (page 14) selon la vitesse d’exécution :
       « L’impact de la vaccination, en termes de réduction du nombre total de malades, est d’autant plus grand que la couverture vaccinale est large, que le vaccin est efficace et que le schéma vaccinal est complet (deux doses de vaccin prépandémique). »
       « Quelque soit le scénario, le début tardif de la mise en œuvre de la vaccination (à J30 au lieu de J0 la rend inefficience d’un point de vue épidémiologique. »
       « La vaccination des adultes de 15 à 45 jours réduit la baisse du taux d’attaque de près de 50 % (15 % vs 22 %). »

      En résumé, contre le H1N1, la seule action efficace pour endiguer la vague virale c’est la blitzkrieg ou “guerre éclair” de la vaccination, mais pas la guerre de tranchées s’étalant sur plusieurs mois !

      Bon WE


    • njama njama 19 décembre 2009 16:45

      Avec un taux d’efficacité de la vaccination contre la grippe allant de 20 à 60 % au mieux suivant les tranches d’âge (et l’état de santé des personnes), autant dire que votre blitzkrieg « guerre éclair » est quasiment aussi inutile que la ligne Maginot. Autant ne rien faire, puisque par simple déduction, le taux de résistance naturelle à la grippe est nettement supérieur puisqu’il se situe de fait entre 80 à 40 %.
      Autre problème, une prescription n’est qu’une prescription. Tout ne se réduirait qu’à un ordre de mobilisation générale de prescriptions ! La vaccination obligatoire « au sens d’obligée », est purement impensable, déontologiquement, éthiquement, constitutionnellement, juridiquement.
      La vaccination d’une population est une billevesée de politiciens, ou d’intellos.


    • herbe herbe 19 décembre 2009 17:14

      Tout à fait c’est étonnant en effet cette erreur souvent répétée de la couverture à 100% de la vaccination.
      Déjà pour la grippe saisonnière c’était le même problème, il s’agit juste par la vaccination d’une grosse amélioration des chances sur la base d’une sélection de souches probables...

      Ne pas oublier en plus les centaines d’autres virus saisonniers pour lesquels la vaccination n’y fera rien. (il n’y a d’ailleurs pas de vaccins ... étrange parce que certains seraient plus « méchant », mais bon il ne faudrait pas donner des idées à certains ...)

      Combien d’étonnés vaccinés se font au moins 3 ou 4 grosses rhino/pharingites pendant l’hiver ? il y en a beaucoup !
      Alors autre bouc émissaire commode le froid !
      Là aussi combien de fois n’avons nous pas entendu : « j’ai attrapé froid » expression populaire mais trompeuse ! relisez bien les mots : le froid ça ne s’attrape pas voyons, ça se ressent tout au plus et c’est dans des conditions très extrêmes qu’on peut en souffrir réellement mais là pas de rhino, on parlera d’hypothermie, d’engelures etc ...


    • Jean-Jacques Fraslin Jean-Jacques Fraslin 19 décembre 2009 17:31

      Bonjour radix

      Je suis curieux de connaitre vos sources

      Sur ce document officiel par exemple, des études sur des échantillons faibles donnent des résultats très différents. Le taux de séroprotection anti H1N1 « naturel » est de 10 à 40%....


    • Jean-Jacques Fraslin Jean-Jacques Fraslin 19 décembre 2009 17:42

      Bonsoir

      Je ne crois pas avoir dit que le vaccin anti-H1N1 protège à 100%. C’est sans doute moins, mais sur ce sujet comme sur celui des effets secondaires, il est difficile d’avoir une information non biaisée par les firmes pharmaceutiques productrices.
      En outre le vaccin anti-grippal ne protège que contre le virus de la grippe et pas contre les autres viroses respiratoires saisonnières.


    • herbe herbe 19 décembre 2009 18:07

      @l’auteur
      Je vous remercie pour cette mise au point d’autant plus que ce n’est pas de vous que je parlais mais d’idées que j’avais souvent vu ou entendu (comme cette histoire « d’attraper froid »).
      Merci de confirmer aussi le fait en plus que les autres « pépins » saisonniers continueront de « gêner » ( je ressens une profonde gratitude à postériori envers mon pédiatre pour avoir su apporter une aide efficace dans le passé...)


    • Radix Radix 19 décembre 2009 18:44

      Bonjour Monsieur Fraslin

      Je n’ai rien prétendu de tel, je pense que vous avez confondu deux messages.

      Radix


    • Jean-Jacques Fraslin Jean-Jacques Fraslin 19 décembre 2009 18:55

      Oui, milles excuses


    • Gavroche Gavroche 20 décembre 2009 10:56

      @ Jean-Jacques Fraslin
      Madame Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé, a reçu vendredi dernier une assignation à comparaître en référé devant le Tribunal de Grande Instance de Paris le lundi 4 janvier prochain à 9 h, aux fins de mettre un terme dans les plus brefs délais à la campagne de vaccination contre la grippe H1N1.

      http://www.decapactu.com/spip/artic...


    • Jean-Jacques Fraslin Jean-Jacques Fraslin 20 décembre 2009 15:44

      Bonjour

      Voici ce qu’écrit le 15 décembre 2009, la Revue médicale Prescrire C’est une revue indépendante non financée par l’industrie pharmaceutique :

      La gravité modérée de la grippe H1N1v est confirmée     En France métropolitaine, à fin novembre 2009, près de 4 000 000 de personnes ont eu la grippe H1N1v. Il y a eu 1 décès pour environ 40 000 grippes H1N1v. Les complications sont survenues 8 fois sur 10 chez des personnes qui avaient des facteurs de risque connus.

      Début octobre 2009, selon les données épidémiologiques rapportées dans l’hémisphère Sud, la grippe A/H1N1 de 2009 (alias H1N1v) semblait avoir une gravité modérée, voisine de celle d’épidémies saisonnières (1). Depuis, une vague épidémique de cette grippe a atteint l’hémisphère Nord : en France, fin novembre 2009, environ 50 % des infections respiratoires d’allure grippale semblaient dues au virus H1N1v (2).

      Au 29 novembre 2009, en France métropolitaine, le réseau des Groupes régionaux d’observation de la grippe (GROG) a estimé que depuis le début du mois d’août 2009, environ 3 800 000 personnes avaient été infectées par ce virus.

      À la même date, l’Institut de veille sanitaire (www.invs.sante.fr) a comptabilisé 92 décès en France métropolitaine depuis le début de l’épidémie, en raison d’une grippe H1N1v confirmée ou probable (3). 481 malades ont eu une grippe grave (hospitalisés en réanimation ou décédés). Environ 80 % des malades décédés et des malades atteints de grippe grave avaient des facteurs de risque connus de complications de la grippe ; 14 malades sans risque de complication identifié sont décédés. 83 % des décès et 92 % des grippes graves sont survenus chez des personnes de moins de 65 ans.

      Selon nos calculs, en moyenne il y a eu environ 1 décès pour environ 40 000 grippes H1N1v et 1 grippe grave pour environ 8 000 (2,3). Les taux de décès et de grippes graves paraissent encore 5 fois à 10 fois plus faibles chez les personnes sans risque de complications.

      Les données épidémiologiques en Europe (Suisse, Royaume-Uni, etc.) sont cohérentes avec celles rapportées pour la France métropolitaine (3,4).

      Au total, les complications graves de la grippe H1N1v sont rares.

      ©Prescrire 15 décembre 200


    • sissy972 19 décembre 2009 13:59

      Bonjour M. Fraslin,
      Excellent votre article. J’ai cru lire le scénario d’un film des années 50.
      Je reconnais qu’ à votre place, j’aurais emballé mes 3 gamins et j’aurais pris la fuite.
      Pourtant, j’ai fait vacciner mon tout petit-dernier dans un centre de vaccination en Côte d’Ivoire, et j’ai été bien mieux accueillie.
      Il faut bien rentabiliser les sommes faramineuses qui sont allées enrichir les laboratoires,
      mais les Français sont indisciplinés, Roselyne a beau leur rabacher qu’ils vont mourrir s’ils ne se font pas vacciner, rien n’y fait ! ils ne veulent pas obéir.
      Elle fera envoyer dans les pays sous-développés les vaccins inutilisés. Elle trouvera bien un pays pauvre à qui on fera croire que ce vaccin de la grippe H1N1 est bon aussi pour lutter contre le palu !
      Mais faudrait pas trop tarder, les vaccins vont bientôt être à la limite du consommable et on aura droit à un beau reportage fait par une chaine nationale sur l’apparition des stocks inutilisés de vaccins au marché, soit dans des bassines en émail portés sur la tête des femmes en plein soleil soit à la pharmacie par terre.
       Bonne santé !!!


      • snoopy86 19 décembre 2009 16:35

        Bonjour Léon

        Comme déjà dit, ma femme et nombre de nos amis médecins vaccinent actuellement. Tous confirment malheureusement le récit de l’auteur : invraisemblable lourdeur administrative, information calamiteuse etc .....

        Toutes les tares du « service public » à la française...

         

         


      • JL JL 19 décembre 2009 16:55

        Hé, de toute évidence et même à l’insu de son plein gré, Christine Bachelot n’est pas une stakhanoviste !  smiley


      • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 19 décembre 2009 14:07

        Vous êtes bien sure de ne pas être allée au cinéma voir un film gore type « evolution », « pandemix », ou « Kafka aux carpates » ?


        • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 19 décembre 2009 14:09

          Désolé pour le genre. Pris pas l’histoire, j’en ai oublié que l’auteur était un homme.


        • SURVEYOR 19 décembre 2009 14:25

          Les labos vous remercient de votre docilité.....


          • njama njama 19 décembre 2009 14:40

            contre le terrible virus de la grippe H1N1
            Le plus drôle, c’est que la grippe A/H1N1 existe depuis belle lurette, et qu’elle est présentée comme une nouveauté ! Elle est plus bénigne en général que la forme A/H3N2.

            Cette forme virale A/H1N1 a particulièrement était dominante en 1995-1996, en 2000-2001, et 2007-2008 voir tableau (documents réseaux des GROG)


              • le-Joker le-joker 19 décembre 2009 15:11

                Vaccin de foutaise et dangereux pour la santé, campagne délirante, tamiflu ne servant à rien, on a atteint le sommet de l’incompétence, du délire paranoïaque au service des laboratoires et d’une médecine devenue folle.

                Vraiment nous n’avons aucune raison d’être fier de notre système médical en France.
                Les arbres dommages collatéraux.
                 Les milliers de personnes qui auraient pu être aidées avec ce gaspillage d’argent foutu par les fenêtres est purement et simplement scandaleux.


                • le-Joker le-joker 19 décembre 2009 15:26

                  J’ai voté non sur cet article quand je vois des médecins qui au fait de tant d’années de médecine croient encore au miracle des vaccins et ne s’intéressent nullement à toutes les autres solutions pour lutter contre les virus.

                  Saint Vaccin sauvez-nous par pitié. Si ils pouvaient aussi nous sauver des maladies iatrogènes les millions de morts liés aux maladies du médecin vous en seraient reconnaissant.

                  Maladies iatrogènes : 8 ème cause de mortalité aux US par exemple autant dire que chez nous ou la folie médicale règne, où les médecins filent des médicaments en quantité 6 fois plus importantes qu’en Hollande par exemple, ils pourraient facilement revoir la configuration de leurs cabinets.
                  Au 1er étage le cabinet au rez de chaussée les Pompes Funèbres.

                  • xray 19 décembre 2009 15:32


                    Médical terreur !
                     

                    Que tous les cons se fassent piquer.  Qu’ils en crèvent. On y gagnera tous ! 

                    La cuisine diabolique des croyances 
                    http://echofrance36.wordpress.com/2008/10/25/la-cuisine-diabolique-des-croyances/ 

                    Les virus de curés 
                    http://levirusmachin.hautetfort.com/ 



                    • JL JL 19 décembre 2009 15:46

                      C’est intéressant. J’ai le sentiment en vous lisant que c’est peu glorieux, et qu’on doit sortir de là en se demandant si c’est du lard ou du cochon.

                      Vous dites : « Mon fils doit faire une déclaration sur l’honneur comme quoi il est en contact avec des sujets à risque. » Et vos deux autres enfants ? Non ? Pouvez-vous nous en dire un peu plus ? Merci.


                      • Jean-Jacques Fraslin Jean-Jacques Fraslin 19 décembre 2009 15:59

                        Bonjour

                        Pour répondre à votre question, mes deux autres enfants mineurs avaient reçu le fameux bon.
                        Par contre tous les trois ont bénéficié du PANENZA, c’est à dire le vaccin sans le fameux adjuvant.
                        J’ai hésité pour les faire vacciner, mais il y a encore 15 jours il était plus difficile qu’aujourd’hui de résister au matraquage gouvernemental et des experts.
                        Mais quitte à se faire vacciner, sachant qu’il faut au moins 3 semaines pour avoir une immunité, il faut le faire dès que possible et pas plusieurs semaines après que l’épidémie soit passée.
                        Pour ces différentes raisons le 10 décembre, alors que le pic épidémique n’était pas passé, le rapport bénéfices/risques du Panenza me semblait bien supérieur au Pandemrix.

                        Bon WE à tous.


                      • Dominique Dupagne Dominique Dupagne 19 décembre 2009 16:05

                        Jean-Jacques, avec des ordinateurs, ça aurait été bien pire ! Ne va pas leur donner de mauvaises idées.

                        Si la pandémie avait été inquiétante, on aurait dit à Bachelot : bon, on arrête les conneries, « la vaccination est une chose trop importante pour la confier aux sanitaires », on aurait été cherché les vaccins aidés par les militaires et torché tout en 15 jours.


                        • Jean-Jacques Fraslin Jean-Jacques Fraslin 19 décembre 2009 16:10

                          Bonjour Dominique

                          Je crois que tu surestimes la capacité du Service de Santé des Armées.
                          As tu fait ton service militaire ?
                          Moi oui il y a 20 ans. A la fin de mon année perdue, j’avais compris qu’un militaire n’est rien de plus qu’un bureaucrate avec une arme smiley

                          Bon WE


                        • PhilVite PhilVite 19 décembre 2009 16:58

                          Vous ne pensez pas que la principale raison de ce score « faiblard », c’est que la population n’a pas, dans sa grande majorité, souhaité se faire vacciner, tout simplement ?


                          • Jean-Jacques Fraslin Jean-Jacques Fraslin 19 décembre 2009 17:10

                            Bonjour PhilVite

                            Effectivement la population a peu d’appétence pour ce vaccin malgré la campagne médiatique colossale (journaux, spots radio, pub télé). C’est un échec sur ce plan et les raisons de la méfiance populaire sont nombreuses. Mais c’est un autre débat.

                            Heureusement que des hordes ne prennent pas d’assaut les centres vaccinateurs car le goulot d’étranglement est là. On ne pourrait y vacciner davantage de monde. Si devant moi il y avait eu 30 personnes au lieu d’une dizaine, il y aurait trois heures d’attente. C’est mathématique.


                          • herve33 19 décembre 2009 17:52

                            Etonnant les médias sont particulièrement silencieux sur l’organisation de cette grande farce de la vaccination contre le virus H1N1
                             .
                            On a décidé de vacciner en masse contre un virus qui s’avère bien moins dangereux que la grippe saisonnière et en plus c’est la pagaille complète , ce qui montre l’incompétence au plus haut point du gouvernement .

                            Ce que ne disent pas non plus nos médias , c’est que le vaccin de la grippe saisonnière contenait déjà d’après leur notice , une immunité contre le virus H1N1 .

                            De plus , dans mes connaissances , je connais des dizaines de personnels médicaux qui se faisait vacciner tous les ans , mais pour beaucoup d’en elles à force de se chopper la grippe malgré le vaccin , elles ont arrêté de se faire vacciner , et miracle , elles ne tombent plus malades .


                            • herbe herbe 19 décembre 2009 18:11

                              inspiré librement d’une expression venue de l’histoire passée du H5N1 ( j’espère sans revival !).

                              Quel est le meilleur antidote contre H1N1 ? réponse probable (provisoire ?) :Johnny et Copenhague ...


                            • Jean-Jacques Fraslin Jean-Jacques Fraslin 19 décembre 2009 18:54

                              Hervé a écrit  : "... Ce que ne disent pas non plus nos médias , c’est que le vaccin de la grippe saisonnière contenait déjà d’après leur notice , une immunité contre le virus H1N1 ....« 

                              Non la souche antigénique est différente même si dans les deux cas il s’agit d’un H1N1.

                              Hervé a écrit  : ».... Etonnant les médias sont particulièrement silencieux sur l’organisation de cette grande farce de la vaccination contre le virus H1N1

                              On a décidé de vacciner en masse contre un virus qui s’avère bien moins dangereux que la grippe saisonnière et en plus c’est la pagaille complète , ce qui montre l’incompétence au plus haut point du gouvernement . « 

                              La France a acheté pour plus de 721 millions d’euros de vaccins. Il faudra aussi payer les volontaires et les réquisitionnés qui piquent dans les Centres vaccinateurs. Depuis le printemps toutes les institutions, les entreprises, les administrations, etc. ont été obligés de travailler sur le péril viral. Des centaines de millions de feuilles ont été noircis, des millions d’heures de travail y ont été consacrés. Il est politiquement impossible de faire marche arrière.

                              Je n’imagine pas Roselyne Bachelot expliquer devant les Français : »Excusez-nous de vous avoir flanqué la trouille de votre vie, mais le virus de la grippa n’est pas plus dangereux que François Bayrou  !"

                              Quand le H1N1 est tiré, il faut le boire.

                              Lire à ce sujet le récent article du Canard Enchainé  :


                            • njama njama 20 décembre 2009 14:58

                              « Non la souche antigénique est différente même si dans les deux cas il s’agit d’un H1N1. »

                              C’est très juste, c’est la version A/California/7/2009 (H1N1)v souche analogue (X-179A) pour le vaccin pandémique , et la version A/Brisbane/59/2007 pour le vaccin saisonnier cru 2009.
                              Il existe d’autres souches H1N1, la A/New Caledonia /20/99 (H1N1) - cru 2004 à 2007 - , et A/Solomon Islands /3/2006 (H1N1) - cru 2007-2008 -.

                              Nous aurions donc affaire à un grand Millésime cette année ?

                              Qui vous dit que c’est l’une ou l’autre souche qui circulerait exclusivement ici ou là ? Le vaccin pandémique ne protège pas contre les souches A/H3N2, ni les souches virales B.
                              Vous pouvez donc attraper la grippe sans que le virus A/H1N1 Grand Cru Classé 2009 soit en cause ! (je propose cette AOC Appellation Originale Contrôlée pour le distinguer du A/H1N1 (vaccin saisonnier)

                              « Il est politiquement impossible de faire marche arrière. »
                              Peut-être ? ... mais il est démocratiquement possible de ne pas aller en avant ! Il ne faut pas réduire la vie politique à la seule action du Gouvernement et encore moins d’une ministre.
                              Le solde global financier ne sera pas complétement négatif, puisqu’une partie aura été utilisée (les vaccinés en auront eu pour leur argent), et que Roselyne se fait fort de revendre le reste.
                              Le flop ne serait pas financier (de toutes façons ce sont les français qui payent ne l’oublions pas), mais uniquement politique ! Et puis si la France y perd quelques plumes pour des histoires de dates de péremption, ce ne sont que quelques €uros par personne. L’ardoise n’aurait aucune mesure avec celles que vient combler le Plan Paulson ou même l’affaire Madoff, fraude estimée à 65 milliards de $)


                            • Gavroche Gavroche 21 décembre 2009 12:22

                              @njama : encore une intervention brillante : merci


                            • fonzibrain fonzibrain 19 décembre 2009 18:16

                              des médecins qui se foutent que les labos n’aient pas voulu assumer les conséquences négatives des vaccins, trop bon.


                              regardez docteur comment on nous prend pour des cons, le tamiflu n’a jamais été réellement testé 

                              Roche prétend qu’il existe dix études prouvant que le Tamiflu est sûr et efficace. Selon la société, le Tamiflu présente toutes sortes d’avantages, y compris une réduction de 61% des hospitalisations des personnes grippées soignées au Tamiflu.

                              Le problème de ces assertions est qu’elles ne sont pas vraies. Elles ont simplement été inventées de toute pièce par Roche. 

                              Un article dévastateur récemment publié par le British Medical Journal accuse Roche de tromper les gouvernements et les médecins sur les avantages du Tamiflu. Sur les dix études citées par Roche, il s’avère que seules deux d’entre elles ont été publiées dans des journaux scientifiques. Et que sont devenues les données originales de ces deux études ? Perdues. 

                              Les données ont disparu. Des dossiers ont été jetés. Le chercheur d’une étude dit qu’il n’a même jamais vu les données. Roche a pris soin de tout cela, explique-il. Ainsi la Collaboration Cochrane, chargée d’examiner les données sur le Tamiflu, a décidé de mener l’enquête. Les demandes répétées à Roche pour obtenir les données originales des études sont restées lettre morte. Le seul ensemble de données complet qu’elle ait reçu était une étude non publiée de 1.447 adultes qui a prouvé que le Tamiflu n’était pas meilleur que le placebo. Les données des études montrant l’efficacité du Tamiflu ont apparemment été perdues pour toujours.

                              Comme l’indique le magazine The Atlantic, c’est à ce moment-là que d’anciens employés de Adis International (essentiellement une société de relations publiques de Big Pharma) ont choqué le monde médical en annonçant qu’ils avaient été mandatés pour écrire anonymement les études pour Roche. 

                              Mais le meilleur reste à venir : Roche a dit à ces chercheurs ce qu’ils devaient écrire ! 

                              Comme l’a indiqué un de ces rédacteurs fantômes au British Medical Journal : 

                              « Les dossiers du Tamiflu proposaient une liste de messages clé que vous deviez inclure. Cela avait été préparé par le département marketing [de Roche] et votre mandat était de suivre ces lignes directrices. Dans l’introduction… je devais dire à quel point la grippe était un problème majeur. Je devais également arriver à la conclusion que le Tamiflu en constituait la réponse." 

                              En d’autres termes, le département marketing de Roche a conçu la science et a indiqué à des chercheurs quelles conclusions tirer des tests cliniques. Des chercheurs engagés pour conduire une recherche scientifique ont été contrôlés par des commerciaux tireurs de ficelles. Quelles que soient leurs découvertes scientifiques, les chercheurs avaient déjà été contraints d’aboutir à la conclusion que « le Tamiflu constituait la réponse. » 

                              Alors, je ne sais ce qu’il en est pour vous, mais chez moi on appelle ça de la « fraude scientifique ». Et comme l’ont montré de nombreuses investigations sur NaturalNews, c’est plutôt la règle que l’exception dans l’industrie pharmaceutique.

                              [Personnellement, je] ne peux pratiquement faire confiance à aucune « étude scientifique » conduite par les entreprises pharmaceutiques parce que ce n’est pas réellement de la science. [Pour moi] c’est essentiellement de la propagande prenant les habits de la science pour y ressembler. 



                              Vous etes un sacré docteur quand même, vous devez savoirc ce que dit le cochrane institute de la vaccination contre la grippe


                              • Jean-Jacques Fraslin Jean-Jacques Fraslin 19 décembre 2009 19:14

                                Bonsoir Fonzibrain

                                Vous êtes, je suppose, canadien, mais en France jusqu’à présent il était difficile de contester même un peu, le dogme officiel du terrible danger grippal.
                                Ainsi à la suite d’un article récent publié dans le journal Presse Océan, j’ai été traité d’irresponsable par certains experts, d’autres m’ont même accusé d’être affilié à une secte anti-vaccinale, car je m’interrogeais sur le rapport bénéfices/risques du Pandemrix.

                                Ainsi pour la prescription du Tamiflu, tous les médecins de France ont reçu il y a quelques jours un message comminatoire de la Direction Générale de la Santé nous ordonnant de mettre dorénavant toute grippe sous ce médicament. Y-a-il des stocks à écouler avant la date de péremption ?

                                Maintenant que la baudruche grippa se dégonfle, c’est effectivement beaucoup plus aisé.
                                La chape de plomb mise sur la démocratie sanitaire commence enfin à se fissurer  smiley


                              • dom y loulou dom 20 décembre 2009 14:50


                                superbe fonzibrain

                                et l’accointance d’un des principaux actionnaires du Tamiflu, Donald Rumsfeld, vrais bourreau de l’humanité, avec son maître Rockefeller, empereur des pharmaceutiques.

                                Fameux. Docteur, vous ne voudriez pas que Rumsfeld ne récupère pas les billes qu’il a investi dans le Tamiflu dont la dangerosité psychoptropique a été domontrée il y a des années et qu’on ressort encore pour une autre grippe après la grippe des poulets et des pingouins ?

                                Je ne suis pas spéciliste, mais sans vouloir vous offusquer, c’est bizarre tout de même vous ne trouvez pas ces virus qui apparaissent et disparaissent au gré des média ?


                              • Krokodilo Krokodilo 19 décembre 2009 20:16

                                Bravo pour le reportage vécu.
                                La chape de plomb n’était pas si étanche que ça : la revue Prescrire a depuis longtemps fait la synthèse des données sur le Tamiflu, concluant à la faiblesse et la légèreté des preuves de son efficacité. Ces récentes directives qui ordonnent un changement radical de stratégie sont pour le moins surprenantes.
                                En tout cas, si cette campagne nous a appris une chose, c’est que pour une vaccination de masse, il faut utiliser un réseau déjà en place : généralistes, pédiatres, infirmiers, pharmacies ; l’ambiance serait plus sereine, les patients et leurs contre-indications ou réticences sont connus, et le surcoût serait même moindre car beaucoup de patients feraient coïncider la vaccination avec un renouvellement d’ordonnance chronique) ou un autre motif ; et la traçabilité est tout aussi possible, comme pour la grippe saisonnière. Le coût de cette organisation kafkaïenne, lui, sera gardé secret....
                                Quitte à ce que les labos prennent un mois de plus, mieux vaudrait disposer de doses individuelles.


                                • kdb 20 décembre 2009 03:46

                                  Madame Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé, a reçu vendredi dernier une assignation à comparaître en référé devant le Tribunal de Grande Instance de Paris le lundi 4 janvier prochain à 9 h
                                  http://www.webtelelibre.levillage.org/index.php?option=com_content&task=view&id=2096&Itemid=40&mosmsg=Merci+d%60avoir+vot%E9.+Pour+voir+les+r%E9sultats%2C+cliquez+sur+le+bouton+R%E9sultats

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