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Accueil du site > Actualités > Santé > Grippe aviaire : entre psychose médiatique et danger réel

Grippe aviaire : entre psychose médiatique et danger réel

Grippe aviaire : De quoi et pourquoi avons-nous peur ?

L’objet du présent article vise d’une part à apporter des éléments de réponse à mon précédent article « Grippe aviaire : Ce que l’on ne vous dit pas » paru ici même sur Agoravox et d’autre part à lancer un autre débat portant sur les peurs qui nous font réagir.

La peur médiatique

Tout d’abord, il convient de souligner l’importance de l’audience du précédent article. Selon les mots mêmes d’un administrateur du site d’Agoravox, il aurait fait exploser les statistiques. Il y a lieu d’analyser les raisons de cette audience.

D’une part, comme certains commentateurs me l’ont reproché, cet article a eu un écho manifeste en raison de son caractère alarmiste. Son titre "ce que l’on ne vous dit pas" a joué un rôle accrocheur indéniable. Mais l’accroche ne peut pas tout faire, le point de vue adopté par l’article a également contribué à son audience. En effet, comme je l’ai indiqué rapidement dans les commentaires, je ne nie pas qu’il existe des incertitudes quant aux probabilités d’une pandémie grippale. Mais mon interrogation s’est portée sur l’analyse de documents officiels du gouvernement français. Tous sont accessibles sur les sites du Ministère de la Santé et de la Solidarité mais personne ne s’en était fait réellement l’écho jusqu’à présent. C’est justement ce mutisme que j’ai souhaité pointer. Toutes les personnes qui m’ont donc reproché de ne pas avoir de sources fiables, je ne peux donc que les renvoyer à la lecture de ces textes qui sont listés en fin du présent article. Le caractère alarmiste reproché à l’article n’est en rien une intention de l’auteur mais simplement une mise en lumière de dispositions prises par des responsables résultant de l’avis d’experts. A partir du moment où ces documents sont accessibles - en théorie - au grand public puisque mis en ligne sur le site du gouvernement, on ne peut reprocher à un citoyen de citer ces documents. Et en cela, il faut se féliciter du débat que cet article a réussi à générer. L’essentiel n’est-il pas qu’il y ait débat ? On peut constater d’ailleurs que depuis cet article, sans qu’il y soit forcément directement pour quelque chose, le débat a pris de l’ampleur.

D’autre part, l’audience de l’article a été "boostée" par le simple fait qu’un moteur de recherche célèbre, Google, a mis pendant un certain temps cet article en "tête de gondole" ; l’impact fut immédiat. Mais là encore, il y a lieu de s’interroger sur les "motivations" de ce moteur de recherche. Pour suivre régulièrement ce qui se passe dans la presse sur le phénomène de la grippe aviaire, j’ai pu constater que les médias occidentaux en parlaient peu jusqu’au moment où le virus s’est manifesté aux portes de l’Europe. Pourtant, ce virus a contribué à des décisions d’abattage de volailles en masse dans les pays de l’Asie du Sud-Est menaçant l’activité économique de ce secteur. N’oublions pas que l’an dernier les Pays-Bas - à qui on reproche aujourd’hui d’en faire trop - ont dû procéder de même, et leur opinion publique a été marquée par le décès d’une personne et par l’infection de 87 autres proches des exploitations. La décision de Google et l’audience de l’article ne réflètent en soi que le mouvement de l’opinion. Une fois passé l’Oural, le virus devenait beaucoup plus inquiétant et les médias s’en sont aujourd’hui saisi. Ainsi, le 26 Août 2005, Google-Actualités affiche 74 articles sur ce thème (dont l’article de Bergamote publié également sur le site d’Agoravox).

Optimistes, pessimistes : une simple question de caractère ?

Ceci me fait dire que notre peur relative à la grippe aviaire (et ceci est vrai pour bien d’autres phénomènes) est essentiellement véhiculée par les médias et par notre instinct (qui veut que l’on soit par nature égoïste). Il est vrai que le mythe d’une pandémie mondiale est accroché à ce virus. Toutes ces caractéristiques en font un tueur en série potentiel. L’histoire de la grippe nous montre que nous ne sommes pas à l’abri d’un tel phénomène. Alors s’agit-il d’une simple peur médiatique ? Difficile à dire ; les experts entre eux sont contradictoires, et l’on retrouve cette dichotomie dans les nombreux commentaires que vous avez laissés sur le site d’Agoravox.

D’une part, il y a ceux qui restent optimistes et qui estiment que le virus n’aura que peu d’impact sur les pays européens, voire occidentaux. Leurs arguments sont d’ailleurs multiples. J’en recenserai ici trois catégories :

  • ceux tenant aux caractéristiques techniques du virus ;
  • ceux tenant aux caractéristiques des pays où ce virus émerge ;
  • ceux tenant aux "véhicules" du virus.

Les premiers mettent en cause la capacité du virus H5N1 à franchir la barrière Homme/Animal et au-delà la capacité du virus à se transmettre entre humains. Ils s’appuient, pour contester cette capacité au-delà des arguments purement scientifiques, sur le nombre relativement infime de décès humains causés par le virus. On nous dit que le virus ne peut pas se transmettre d’homme à homme. Cet argument est particulièrement fort pour la population. Ce fait n’est pas contestable : à ce jour, le nombre de décès est ridulement bas au regard du tapage médiatique fait autour du virus H5N1. Fait-on autant de bruit sur les conséquences de la famine dans le monde ? Proportionnellement, les médias ne devraient parler que de ça. Au fait, êtes-vous au courant ? Si vous êtes allés au cinéma en ce moment, vous avez dû voir un spot avant votre séance vous informant qu’un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes. Le spot se veut volontairement frappant, mais avez-vous calculé ce que cela faisait sur un mois, sur un an ? J’ai fait ce calcul et le résultat me semble beaucoup plus percutant encore : sur un an, cela donne 6 307 200 enfants décédés soit environ 10% de la population française. De ce point de vue, on peut donc dire que l’on en fait beaucoup trop sur la grippe aviaire, comme sur beaucoup d’autres sujets d’ailleurs.

D’autres arguments sont avancés pour relativiser l’impact du virus de la grippe aviaire. Ainsi, l’hygiène et le système de santé des pays actuellement touchés seraient des facteurs aggravants, alors qu’en France, en Europe et dans les autres pays "occidentaux" (cela comprend aussi le Japon, l’Australie) l’hygiène et l’organisation de notre système de santé seraient des points forts permettant de faire "barrière". Là aussi, le bon sens veut que chacun acquiesce. Il faut bien reconnaître que les mesures d’hygiène sont beaucoup plus drastiques dans les pays occidentaux. Or le virus se propageant par voie aérienne, par les fientes des animaux, on peut présumer que des mesures d’hygiène peuvent permettre de limiter l’impact du virus. C’est en tous cas ce qui ressort des indications de la FAO : "Les fientes d’oiseaux sont le plus grand danger ; le virus aime l’humidité et la saleté. Il est donc capital de désinfecter complètement les objets qui ont été souillés par des déjections d’oiseaux - cages, chaussures, vêtements - avant de s’occuper de la volaille ou de pénétrer sur les lieux d’élevage ... De simples mesures d’hygiène peuvent réduire le danger, mais les autorités nationales sont invitées à fournir et à communiquer des conseils spécifiques pour chaque type d’exploitation avicole."

Le troisième type d’argument tient aux "véhicules" du virus. Comment se transporte le virus ? On le sait, cela est bien médiatisé, par les oiseaux migrateurs et principalement les volailles et entre autre le canard. Aujourd’hui, on entend nombre de personnes nous indiquer qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. En effet, même si ces espèces sont pour la plupart des espèces migrantes à travers les continents, le risque de contamination des exploitations françaises et européennes est fort limité. A l’appui, j’ai même entendu un "expert" nous dire que la présence du virus en Russie n’avait pas lieu d’être inquiétante parce que les oiseaux migrateurs passant par le France viennent principalement d’Irlande, la route de migration des espèces actuellement en Russie ne passant pas par la France. D’autres personnes ont avancé l’argumentation selon laquelle le contact avec nos volailles "domestiques" n’aurait pas lieu parce que les oiseaux malades ne parviendraient pas jusque chez nous. Pourquoi ? Parce que le virus les aurait déjà tués avant la fin de leur voyage. Et si les oiseaux sauvages parvenaient jusque chez nous, ce serait le signe que le virus n’est pas si inquiétant.

Bien que certains de ces arguments soient indéniablement solides, on ne peut s’empêcher, si l’on est un citoyen honnête, de constater que ces arguments ne sont pas sans faille, et qu’il existe d’autres experts pour dire presque le contraire. Sinon, pourquoi, l’OMS, la FAO, l’OIE, le gouvernement français prendraient-ils des bulletins d’alerte, des dispositions préventives ?

Concernant la position des experts plutôt pessimistes, au-delà du fait indéniable du nombre limité de décès parmi la population humaine, la vraie question est la capacité du virus à franchir la barrière Homme/Animal. De ce point de vue, on entend des experts qui nous disent que ce franchissement n’est qu’une affaire de temps, le virus étant par principe mutant. Je vous invite ainsi à lire une note des groupes régionaux de la grippe sur le pouvoir hautement pathogène du virus influenza. La note concluant sur le fait que "des mesures d’éradication et d’alerte pandémique s’imposent, le moment le plus propice pour maîtriser cette épizootie étant lors de son apparition, c’est-à-dire maintenant". Vous pourrez y trouver d’autres informations comme une fiche d’évaluation du risque pour l’homme liée à la consommation de volaille infectée de l’AFSSA. Je vous conseille également un site particulièrement bien fait, celui de l’Office fédéral de la santé suisse.

Concernant le deuxième type d’argument, on constate aujourd’hui, après que les experts se sont réunis au niveau central en Europe, que le discours majoritaire est de dire qu’il ne faut pas s’inquiéter- et on entend certains reprocher aux Pays-Bas d’avoir pris des mesures trop strictes et sans concertation - que les mesures en question sont du ressort de l’Union . Pour autant, certaines formations politiques réclament des mesures plus précises, en effet les risques d’extension sont jugés par l’Union Européenne préoccupants. Tous les signes semblent donc indiquer que nous sommes à la veille d’une extension de la grippe aviaire, mais en même temps les autorités se veulent rassurantes. Certains faits plus ou moins proches de nous nous conduisent effectivement à la prudence. Ainsi, au cours de l’épidémie de 1983-1984 aux Etats-Unis, le virus H5N2, peu mortel au départ, est devenu hautement pathogène en six mois, avec un taux de mortalité avoisinant les 90 %. Pour endiguer cette épidémie, il a fallu sacrifier plus de 17 millions d’oiseaux et dépenser près de US $65 millions. Au cours d’une épidémie de 1999 à 2001 en Italie, le virus H7N1, faiblement pathogène à l’origine, a muté en 9 mois. Plus de 13 millions de volailles sont mortes ou ont été abattues. Vous pouvez retrouver ces informations sur l’aide-mémoire de l’OMS en date du 15 janvier 2004.

Enfin concernant le troisième type d’argument, certains experts comme Jeanne Brugère-Picoux , spécialiste en zoonose à l’école vétérinaire de Maison Alfort, pensent que le risque de transmission à l’homme viendrait plutôt des porcs que des volailles, cet animal pourrait en effet avoir "un rôle intermédiaire en permettant un réassortiment viral"

Dans ce débat d’experts, il faut bien reconnaître qu’il est difficile de savoir qui il faut croire. Mais nul doute que le danger réel ne se limite pas à une simple psychose médiatique. C’est pourquoi la question des traitements est vraiment centrale, or actuellement au-delà des effets d’annonce certes généreux, voire indispensables et allant dans le bon sens, on ne sait pas comment cela se passerait si la pandémie se développait. Trois millions de doses d’antiviraux au niveau mondial, cela reste infime.

- Plan de lutte contre une "pandémie grippale", document de 50 pages ;

* les centres 15 sont les centres d’appel d’urgence médicale qui gèrent, orientent et déclenchent les Samu

  • Organisation de la gestion de crise "Santé", document de 1 page ;
  • Composition des différentes cellules intervenant dans le plan "pandémie grippale", document de 4 pages ;
  • Suivi de la situation sanitaire (InVS), document de 8 pages ;
  • Rôles et actions des services déconcentrés, document de 1 page
  • Organisation des "centres 15"* et des transports, document de 2 pages ;
  • Information et organisation des professionnels de santé dispensant des soins ambulatoires, document de 2 pages ;
  • Organisation des établissements de santé, document de 2 pages ;
  • Mesures de prise en charge médicale des malades atteints de grippe et de leurs contacts, document de 6 pages ;
  • Mesures barrières, document de 3 pages ;
  • Prélèvement naso-pharyngénaso-pharyngé : utilisation du kit de prélèvement viral, fiche d’information, document de 2 pages ;
  • doctrine d’utilisation des antiviraux, document de 4 pages ;
  • Avis du CSHPF relatif à l’utilisation des antiviraux anti-neuraminidasesanti-neuraminidases en cas de pandémie grippale à virus influenza A/H5N1 suite à l’épizootie de grippe aviaire sévissant en Asie en situation de pénurie d’antiviraux antineuraminidaseantineuraminidase (avis électronique du 16 février 2004), document de 3 pages ;
  • Doctrine d’utilisation des vaccins, document de 3 pages ;
  • Recommandation du CSHPF relative à la stratégie vaccinale en cas de pandémie grippale, en fonction des disponibilités du vaccin adapté au virus pandémique, document de 2 pages ;
  • Principes de définition des populations prioritaires pour le protection, la prophylaxie et le traitement, document de 2 pages ;
  • dispositions relatives aux personnes décédées, document de 1 page ;
  • Liaisons assurées par les ministères avec les organisations internationales, document de 2 pages

NDLR : D’autres ressources traitant de la grippe aviaire sont disponibles ici :



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19 réactions à cet article    


  • Le Drakkar Bleu Noir (---.---.5.9) 27 août 2005 23:24

    Bonjour à tous

    Quelle peur ?

    entre autres...

    La peur de voir sa vie dépendre d’une décision d’un fonctionnaire en mal d’économie de bout de chandelles...( pour faire des économies comme dans le privé !...) ou d’un centre de commandement paralysé par l’impact des mesures .

    « Si une pandémie de type virus H5N1 apparaît sous une forme qui n’est pas contagieuse d’homme à homme, l’isolement pourrait se faire à domicile ; par contre si nous entrons dans une phase pandémique contagieuse d’homme à homme, nous devrons lutter contre une telle épidémie par trois méthodes :
    - La mise en place de barrières physiques. Cette méthode qui est très efficace implique la possibilité de fermer les écoles, d’interdire les rassemblements de limiter les transports collectifs dans les grandes aux agglomérations ; elle implique aussi que les personnes en contact avec le public puissent disposer de masques adaptés à la pandémie
    - La deuxième barrière implique la distribution de médicaments antiviraux. Le ministère de la santé a acheté 13 millions de doses de traitement Tamiflu (oseltamivir) qui est un produit cher (8 euros pièces) ; il doit être administré sous contrôle médical par les médecins traitants. Il faut éviter le déplacement en pharmacie et envisager la possibilité de faire distribuer ces médicaments au domicile à des patients. Cette action est extrêmement coûteuse puisque l’achat, le traitement et le stockage de 16 millions de doses impliquent un budget de 175, 4 millions d’euros.
    - S’agissant des vaccins contre un virus de type H5N1, un appel d’offres, annoncé par le ministre de la Santé lors de l’audition publique, a été publié pour l’achat de 2 millions de doses et la mise à disposition dans des délais rapides de 20 millions de doses si l’Organisation Mondiale de la Santé déclare que la pandémie est mondiale, ainsi que la mise à disposition de 20 autres millions de doses en fonction de l’évolution de la pandémie.

    Le problème qui n’est pas réglé aujourd’hui est la mise en place localement de ces mesures et le risque très important de paralysie du pays : comment faire fonctionner des hôpitaux si les infirmières et aides soignantes sont bloquées à leur domicile pour garder leurs enfants car les écoles auront été fermées ?

    Ce plan comporte trois niveaux d’alerte. Aujourd’hui nous nous situons sur une échelle deux.

    A ce niveau, cela signifie que nous sommes menacés par des virus hautement pathogènes transmissibles de l’animal vers l’homme (la grippe aviaire n’est pour le moment transmissible que des animaux vers l’homme et non entre humains).

    Au niveau trois, nous nous situons en présence de transmission interhumaine avérée ; il est nécessaire d’éviter qu’une épidémie parvienne à se diffuser, ce qui implique l’intervention de mesures restrictives en matière de liberté de déplacement.

    Ce plan suscite exactement les mêmes difficultés et interrogations que le plan biotox : à savoir le risque de paralysie du pays et les difficultés de communication vis-à-vis d’une population stressée pour ne pas dire plus.

    Un des moyens de rassurer la population serait de mettre à sa disposition des masques de protection. Les autorités interrogées par vos rapporteurs pensent que des masques classiques, de type masques de chirurgien, n’offriraient qu’une protection extrêmement limitée. Il serait souhaitable de disposer de modèles extrêmement efficaces mais relativement coûteux. Une réflexion est engagée au ministère de l’économie et des finances pour examiner les conditions dans lesquelles des accords pourraient être passés avec des industriels afin que ces derniers se dotent des machines outils nécessaires à la fabrication, dans un délai extrêmement rapide, de plusieurs millions de masques.

    Il est prévu de réserver, dans un premier temps, les masques produits aux personnels d’intervention les plus exposés au risque épidémique.

    Vos rapporteurs considèrent que la réflexion mérite d’être développée sur ce point.

    La mise à disposition de masques en nombre suffisant aurait certainement un coût très élevé mais, en même temps, aiderait à limiter la paralysie du pays. Vu sous cet angle, il convient de relativiser le coût. Cette dimension de mise en place de barrières physiques pour protéger individuellement chaque personne mérite d’être étudiée très attentivement. »

    source « rapport sur le risque épidémique tome 1 » http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-off/i2327-t1.asp

    Au fait comme nous n’avons pas eu de compte rendu de décision du ministère le choix a sans doute été fait pour le moins grand nombre de masques efficaces donc le choix de n’équiper que les soignants !

    La peur de voir sa vie dépendre d’une omerta décrétée par des lobbies sous prétexte que les poulets en plein air se vendent mieux ! et ce ne sont pas 300 vétérinaires qui vont me rassurer.

    « Il est important de relever qu’il n’y a plus aujourd’hui que 300 vétérinaires spécialisés dans les productions alimentaires en France sur 14 000 et que ce phénomène, allié à la désertification rurale qui rend plus difficile le suivi des cheptels par les vétérinaires, est extrêmement inquiétant. » source « rapport sur le risque épidémique tome 1 »

    lisez , pendant que vous êtes au calme, cet extrait de rapport et tirez en vous même les conclusions.

    INFLUENZA AVIAIRE HAUTEMENT PATHOGÈNE EN RUSSIE Rapport de suivi nº 2 Terme du présent rapport : 20 août 2005. A la date du 20 août 2005, le suivi clinique, virologique et sérologique révèle que six entités territoriales de la Russie comptent des volailles infectées ou suspectées d’infection. La mortalité n’est pas significative, et de manière générale ne dépasse pas 4 % ou 5 % du cheptel aviaire total des localités atteintes. L’une des raisons en est la rigueur des mesures appliquées en cas de suspicion : les basses-cours suspectées d’infection sont mises en interdit jusqu’à l’application de l’abattage total, et les oiseaux suspectés d’avoir été en contact sont également éliminés. La principale mesure de lutte contre la maladie est l’élimination des oiseaux infectés ou suspectés d’infection, accompagnée de mesures sanitaires. La vaccination n’est pas appliquée. Il n’y a pas de preuve que le virus se déplace d’un village à l’autre ; la propagation de l’infection à l’intérieur des villages est lente. Les localités infectées ne forment pas de grappe épidémiologique. Il y a à cela deux raisons principales : d’une part les mesures de quarantaine strictes et d’autre part la distance importante entre les localités (en moyenne 12 km). Pratiquement toutes les localités infectées sont situées à proximité de marais ou de lacs roseliers fréquentés par les canards sauvages. Dans ces villages, les premiers oiseaux à être atteints sont ceux des maisons situées près de l’eau. Aucune exploitation avicole industrielle (grande exploitation comptant plus de 20 000 oiseaux) n’a été trouvée infectée ou contenant des oiseaux séropositifs pour l’influenza aviaire (tous sous-types confondus). Une exploitation (élevage d’oies en libre parcours, comptant environ 10 000 oiseaux) a été trouvée infectée dans le territoire de l’Altaï ; l’élimination du cheptel a été effectuée le lendemain de la découverte de l’infection. L’infection n’a pas été mise en évidence chez l’homme, en dépit du suivi minutieux des habitants des villages atteints, du personnel des laboratoires vétérinaires, et des personnes impliquées dans l’abattage et la destruction des oiseaux. L’infection n’a pas été mise en évidence chez le porc dans les localités atteintes. Le niveau d’infection des populations sauvages d’oies et de canards n’est pas connu avec précision, mais il semble être très élevé. Des canards sauvages ont été trouvés morts dans tous les lieux mentionnés ci-dessus. De nouveaux foyers pourraient apparaître chez les volailles, surtout dans les dix derniers jours du mois d’août (migration d’oiseaux du nord de la Sibérie vers le sud de la Sibérie) et à la mi-septembre (migration des oiseaux d’eau sauvages vers leurs lieux d’hivernage). L’élimination des oiseaux dans les zones à risque et le suivi virologique se poursuivent.

    http://www.oie.int/fr/info/hebdo/FIS_56.HTM#Sec2

    les deux tomes du « rapport sur le risque épidémique » sont disponibles en pdf http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-off/i2327-t1.asp


    • ryback (---.---.0.22) 28 août 2005 10:16

      Bonjour, il ne faut pas prendre à la légère ce type de virus. Il a prouvé depuis plusieurs mois qu’il peut se transmettre à l’homme. 110 cas humains et 56 décès. De le cas d’une pandémie, les chiffres pourraient être les mêmes, du moins au point de vue statistique. Il n’est pas question de faire des articles à sensation mais bien d’informer, de rendre compte d’une situation qui est jugée préoccupante. Voici mon blog qui est consacré uniquement aux virus influenza dont le H5N1. Depuis quelques semaines, je reprends toutes les informations à ce sujet, je réunis toutes les souches grippales connues et les types de virus. Je confirme bien que ce sujet est sensible et que les pouvoirs publics ont un rôle de précaution dans ce domaine. Je souligne que les experts sont tous plus ou moins d’accord qu’une pandémie va se répandre prochainement, mais il est certain qu’il n’y a pas de date. http://influenza.h5n1.over-blog.com Ryback.


      • Le Drakkar Bleu Noir (---.---.5.9) 28 août 2005 22:50

        Point presse pas vu dans la presse

        Bonjour à tous,

        Comme diraient les anglais il y a vraiment des « bastards » dans la presse française .

        Pas un papier sur la mise en place du PLAN ! des papiers sur la Grippe ( généralement elle est loin sauf ... si elle descend d’un avion) pas un sur la mise en place du PLAN et pourtant ce qui suit est extrait d’un communiqué de presse suite à une conf.

        Au fait si les journalistes laissaient tomber leurs habits de courtisans des politiques avec lesquels ils déjeunent ou dînent, seraient ils nus ou toujours journalistes ?

        Question pour votre Député ou votre Sénateur a t il reçu sa dotation d’FFP2 (Filtering Facepiece Particles) ?,

        Même Question pour vous ? Vous avez déjà la réponse !

        Paris le 8 juin 2005,

        « A ce jour, l’épizootie de grippe aviaire à virus H5N1 a déjà touché une dizaine de pays d’Asie. A l’occasion de la récente Conférence de Manille début mai, l’Organisation mondiale de la Santé a fait savoir que depuis fin 2003, elle avait recensé 92 cas humains, dont 52 décès, principalement au Vietnam. L’OMS a rappelé la réalité de la menace d’une pandémie mondiale et appelé les pays à unir leurs efforts pour l’enrayer.

        Conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la France a élaboré au courant de l’année 2004, un plan gouvernemental qui distingue deux phases :

        1. Une phase pré-pandémique (dans laquelle nous sommes actuellement) où la transmission de l’animal à l’homme est limitée, même si la mortalité est élevée, sans transmission inter-humaine avérée,

        2. Une phase pandémique, à partir du moment où l’Organisation mondiale de la Santé a reconnu la capacité de transmission inter-humaine du nouveau virus.

        Ce plan a été mis en ligne sur le site du ministère le mois dernier en même temps qu’était diffusée aux Préfets/DDASS une circulaire d’instructions sur la gestion de la phase pré-pandémique et la prise en charge de cas isolés.

        En effet, la présence rémanente de foyers de grippe aviaire en Asie - même si à ce stade le virus en cause n’a qu’une faible capacité de contamination inter humaine - peut provoquer l’apparition de quelques cas d’infection humaine dans un pays comme la France qui a des échanges nombreux et quotidiens avec les principaux pays concernés.

        Parallèlement, la réflexion est engagée entre tous les partenaires concernés réunis en groupes de travail sur la mise en œuvre opérationnelle des dispositions du plan en cas de pandémie déclarée par l’OMS : autant de sujets pour lesquels la doctrine a déjà été établie, notamment grâce aux avis du Conseil supérieur d’hygiène de France, mais dont la mise en œuvre concrète doit faire l’objet d’une étude approfondie.

        C’est principalement le cas de la protection des professionnels de santé, de la distribution des antiviraux, de l’administration des vaccins, du fonctionnement des établissements hospitaliers et médicosociaux en situation très dégradée, des opérations funéraires...

        Les antiviraux :

        en cas de pandémie grippale, l’administration d’antiviraux est recommandée en curatif et en traitement prophylactique post-exposition. A ce jour, les spécialistes considèrent que l’oseltamivir serait le seul antiviral utilisable.

        Le ministère de la Santé qui disposait déjà d’un stock de 800.000 traitements antiviraux a passé en novembre 2004 un marché avec ROCHE SAS pour la fourniture de 13 millions de traitements supplémentaires. trois millions de boîtes d’oseltamivir ont déjà été livrées, 4 autres millions de boîtes le seront avant la fin de l’année ; d’ici fin 2005, ROCHE SAS aura également livré 6 tonnes de phosphate d’oseltamivir en vrac qui sont destinées à être transformées par l’Etat sous le contrôle de l’AFSSAPS au moment de la pandémie sous forme de gélules ou comprimés (équivalent à 6 millions de traitements pour adulte). Le stockage de produit en vrac permet, outre une économie substantielle sur le budget de l’Assurance maladie, de garantir une durée de conservation plus longue et une plus grande souplesse d’utilisation pour les formes pédiatriques notamment. La France est un des premiers pays du monde à avoir constitué un stock important d’antiviraux.

        Masques de protection FFP2 :

        en l’absence de vaccin, lors de la première vague de la pandémie, la protection des professionnels de santé présents au chevet des malades reposera essentiellement sur le port d’un masque filtrant de type FFP2.

        • Le ministère de la Santé a pris ses dispositions pour que 50 millions de masques FFP2 soient à la disposition des hôpitaux, dès la fin de l’année, pour la protection des professionnels de santé hospitaliers et libéraux. Ce stock devrait être au moins doublé dans le courant de l’année 2006. De son côté, l’Ordre des médecins recommande aux médecins de ville de constituer également un stock de masques pour leur cabinet. L’objectif est que les professionnels de santé disposent déjà en cas de déclenchement de la pandémie d’un stock de masques équivalent à quelques semaines de consommation.

        • A partir de 2007, l’industrie qui va s’équiper de nouvelles machines dans le courant de l’année 2006 sera en mesure de fabriquer des masques FFP2 en quantité nécessaire, sur toute la durée d’une éventuelle pandémie (environ 600 millions), tant pour les professionnels de santé que pour les services des différents ministères qui seront au contact du public (Police, Gendarmerie, Sapeurs-Pompiers, magistrats...)

        Vaccins :

        le ministère de la Santé a lancé en février 2005 un appel d’offre international en deux lots pour la fourniture de 2 millions de vaccins pré-pandémiques (H5N1) et la réservation de 20 à 40 millions de vaccins pandémiques. Sous réserve de l’aboutissement des procédures en cours, en application du Code des marchés publics, le vaccin pré-pandémique (H5N1) serait disponible dès l’hiver prochain ; il est destiné à protéger les professionnels de santé dans la gestion de cas importés ; il servira également à protéger les professionnels et les exploitants d’une éventuelle contagion à partir de certains élevages de volaille français par le virus actuellement en circulation en Asie. Il peut enfin se révéler efficace dans l’hypothèse où le virus pandémique serait proche du virus pré-pandémique actuellement connu.

        Le vaccin pandémique, lui, ne pourra être fabriqué que lorsque la souche du virus pandémique sera connue et isolée, c’est-à-dire à partir du début de la pandémie. Le délai de fabrication serait d’au moins quatre mois. »

        http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/34_05.htm 8 juin 2005 : Dossiers d’actualité en sécurité sanitaire

        Pour info : Masques de pro tection et infections transmissibles par voie aérienne www.splf.org/s/IMG/pdf/f-Masques21-25.pdf


        • Le Drakkar Bleu Noir (---.---.5.9) 30 août 2005 12:33

          Bonjour à tous

          Manifestement , le gouvernement sait où il va.

          Pourquoi manifestement ?

          Les mesures concernant la grippe aviaire ressemblent à si méprendre à la montée en charge de la mise en place d’une organisation apte à une réponse d’attaque biologique.

          Une sorte de mobilisation civile silencieuse.

          Plutôt bien vu .

          Un indice : ces quelques mots trouvés sur le site du Premier Ministre, Dominique de Villepin :

          « Le plan gouvernemental sera complété pour mieux prendre en compte les risques liés aux épizooties, les évolutions récentes du plan de l’Organisation mondiale de la santé et les enseignements de l’exercice de crise national organisé le 30 juin dernier. La continuité des services administratifs et des activités essentielles à la vie de la société sera organisée en application de ce plan d’ici fin octobre. »

          Les lignes qui suivent vous donneront une idée précise de la réponse gouvernementale aux menaces virologiques impliquant une réponse sous forme de vaccination massive.

          BIOTOX Plan national de réponse à une réintroduction délibérée de variole

          Contexte et état de la menace

          Tous les spécialistes du bioterrorisme, en contact étroit avec l’OMS et la Commission Européenne s’accordent à maintenir la variole au rang des menaces les plus graves, compte tenu des risques de mortalité élevée d’une épidémie et des intentions éventuelles des groupes terroristes. Si la dangerosité propre de ce virus en rend la manipulation et le conditionnement difficile, on ne peut écarter l’hypothèse d’une réintroduction délibérée, à des fins terroristes. L’organisation d’un programme de protection complet s’impose donc. Tel est l’objectif de ce dossier.

          Tant que la menace reste seulement « plausible », seules les mesures de préparation sont nécessaires, à l’exclusion du recours à une vaccination préventive, dont le rapport « bénéfices/risques » est défavorable en l’absence d’épidémie.

          Il existe des analogies nombreuses entre ce programme et celui qui conduit à la préparation à une pandémie de grippe naturelle, qui est pratiquement inéluctable dans les vingt prochaines années. Les efforts d’organisation actuels présentent donc, en plus, un intérêt évident pour d’autres applications pratiques.

          En pratique, ce plan de réponse à une menace de variole (Fiche N°1) prévoit donc une stratégie de réponse graduée (Fiche N°2). Cette stratégie prévoit notamment la vaccination d’une équipe nationale d’intervention contre la variole (Fiche N°3). Les vaccins contre le virus (Fiche N°6), le stock constitué par les autorités sanitaires (Fiche N°8), les effets secondaires de ces vaccins (Fiche N°7), les contre-indications à la vaccination (Fiche N°4) sont précisés dans le plan variole ainsi que les modalités de signalement des cas de variole (Fiche N°9) leur prise en charge (Fiche N°10) celle des personnes exposées au virus mais non malades (Fiche N°11). Enfin, ce plan prévoit la possibilité d’une vaccination collective contre la variole et en détermine les principe d’organisation (Fiche N°12). Le virus et la maladie sont également décrits dans le plan (Fiche N°5) la stratégie de réponse étant dictée par la transmissibilité du virus (et la durée d’incubation de la maladie). Enfin, l’ensemble des principes de réponse prévus dans le plan de réponse à une menace de variole est très comparable aux mesures envisagées dans les autres pays ayant prévu ce risque (Fiche N°13).

          Sources : Ministère de la Santé Direction Générale de la Santé 8, avenue de Ségur, 75007 Paris Rédaction : Février 2003

          http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/communiques_4/reunion_interministerielle_sur_ grippe_53800.html

          http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/biotox/cont_variole.htm

          A visiter :

          http://www.citesciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/sitesactu/m agazine/article.php?id_mag=2&lang=fr&%20id_article=1999


          • Gg (---.---.70.54) 10 septembre 2005 11:57

            Le sujet est : « entre psychose médiatique et danger réel » or personne n’a traité le problème de la psychose médiatique tous les intervenants s’attachent au danger réel au risque d’ailleurs de déclencher cette psychose médiatique. Par exemple n’y a-t-il pas eu psychose médiatique lors de la Vache Folle quand les français ont arrêtés de manger de la viande, des maires ont interdit la viande de boeuf dans les cantines etc... quelles ont été les conséquences de cette psychose, comment éviter que cela ne se reproduise tout en prenant les mesures préventives nécessaires en cas d’épidémie. Le principe de précaution envisageant le pire du pire n’est-il pas générateur de psychose médiatique ? Les médias sont-elles une source fiable d’information en cas de catastrophes, ne risque-t-on pas des problèmes de panique ? Quels sont les coûts de la précaution, de la prévention et d’une éventuelle dérive médiatique ? Voilà les questions que suggèrent le sujet et qui ne sont pas abordées.


            • citoyen citoyen 11 septembre 2005 11:46

              J’ai justement donné ce titre pour attirer l’attention sur l’aspect de l’hypermédiatisation, on s’aperçoit d’ailleurs qu’aujourd’hui, mais c’est la loi de l’actualité, que les effets d’annonce du gouvernements ont faits retombés la pression médiatique autour de ce sujet, par ailleurs d’autres sujets sont venus à la une à juste titre, par contre le fond de la question avec la grippe aviaire n’est pas prêt d’être réglé

              Il suffit de voir dans un article du Nouvel obs de cette semaine la conclusion du journaliste Jean-Jacques Chiquelin « IL Y A UN POINT QUI FAIT L’UNANIMITE CHEZ LES EXPERTS : ON N’ECHAPPERA PAS A LA PANDEMIE . LA SEULE CHOSE QUE L’ON IGNORE C’EST LA DATE DE SON ARRIVEE ! »

              La seule bonne nouvelle des experts est relativement inquiétante : « le H5N1 est trop mortel pour être dangereux »


              • Gg (---.---.70.54) 12 septembre 2005 11:41

                Attention à ne pas tomber vous aussi dans la psychose médiatique, les citations « UNANIMITE CHEZ LES EXPERTS : ON N’ECHAPPERA PAS A LA PANDEMIE » et « le H5N1 est trop mortel pour être dangereux » se rapportent à l’infection des oiseaux pas de l’homme. La grippe aviaire existe depuis très longtemps : elle portait le nom de peste aviaire autrefois pour souligner son côté dévastateur dans les espèces concernées, elle pouvait éventuellement donner des conjonctivites aux éleveurs. Le passage à un virus interhumain n’est qu’une hypothèse.


                • Le Drakkar Bleu Noir (---.---.5.9) 12 septembre 2005 14:47

                  Bonjour à tous

                  La pandémie vue par l’OMS concerne les humains .

                  Le problème Gg c’est que, comme le souligne l’OMS, chaque cas humain rapproche le virus d’une mise au point finale et d’un passage à l’interhumain.

                  Pour info, l’influenza H5N1 emporte des tigres et des léopards qui ont le tort de manger des poulets crus... que l’on se rassure, le régime alimentaire des tigres a été changé, ils ne mangent plus des poulets crus mais cuits, depuis ils gambadent toujours... (les survivants évidemment).

                  Au passage, un processus préconisé pour les humains a été testé sur eux avec un résultat guère concluant pour la survie...

                  Sur l’inter humain il y a une forte suspicion sur une famille lors des préparations des festivités d’un mariage.

                  Enfin, mentionnons que les canards sont porteurs asymptomatiques : de quoi conforter notre vigilance !

                  sources :

                  Sur les tigres source Influenza H5N1

                  http://influenza.h5n1.over-blog.com/article-828446.html

                  WHO/OMS Comment faire face à la menace d’une pandémie de grippe aviaire septembre 2005

                  http://www.who.int/csr/resources/publications/influenza/WHO_CDS_CSR_GIP_05_ 8-FR.pdf


                  • Gg (---.---.125.202) 13 septembre 2005 17:03

                    Oui tout cela confirme ce que je disais il ne s’agit pour le moment que d’une maladie aviaire il n’y a pas de transmission interhumaine. Il y a des risques que cela se produise mais ce n’est pas le cas pour le moment et ça ne le sera peut-être jamais ou plus exactement ça le sera forcément un jour sur une période infinie. Ce qui ne doit pas nous empêcher de prendre des précautions.

                    En 1968 il y a eu une pandémie grave et bien j’étais à Paris à l’époque au milieu des barricades et je ne m’en suis même pas rendu compte, à quelle période a-t-elle touché la France, vous devriez vous rappeler si elle a fait l’objet d’une psychose médiatique ou s’il y a eu beaucoup de morts mais moi vraiment je ne m’en rappelle pas, je suis d’une insouciance !

                    En 1976 il y a même eu une fausse alerte dans le New Jersey (USA)ou après avoir vacciné 40 millions de personnes on s’est arrêté à cause des complications dues au vaccin (il n’y avait apparemment eu qu’un mort dû à la grippe !).

                    http://www.eurosurveillance.org/em/v03n03/0303-223.asp

                    Il faut s’iquiéter et prévoir des mesures en cas de pandémie humaine mais pour éviter de tomber dans la psychose il est bon de rappeler ces faits, ce que ne font pas à ma connaissance les médias.


                    • Le Drakkar Bleu Noir (---.---.5.9) 13 septembre 2005 18:37

                      pour Gg je n’étais pas sur les barricades mais auprès de ma mère qui a failli en mourir, son médecin, ne l’ayant pas hospitalisée, venait lui rendre visite chaque soir à la fin de sa tournée...ce médecin de province dormait 3 heures par nuit ...des séquelles : elle en a gardé une toux abominable durant plus de 20 ans et une formule sanguine détruite par un médicament ! renseignez-vous auprès de certains médecins ( vieux aujourd’hui et en province) ; ceci explique certainement la différence de sensibilté :le passé explique toujours le présent et permet d’entrevoir un avenir.


                      • Gg (---.---.71.163) 14 septembre 2005 11:06

                        Cher Drakkar Bleu Noir, je suis désolé pour votre mère. Après renseignements la grippe de 1968 dite de Hong Kong a fait 2 millions de morts dans le monde et 18000 en France. Mais à l’époque il ne me semble pas qu’il y ait eu psychose médiatique, peut-être pas assez en fait. Quant aux traitements il semble qu’il faille aussi leur appliquer le principe de précaution avant de les utiliser à grande échelle (séquelles de votre mère, effets indésirables de la vaccination en 1972)


                        • Le Drakkar Bleu Noir (---.---.5.9) 14 septembre 2005 12:55

                          Cher Gg, Merci de votre compassion. J’apprécie que notre échange nous ait conduits l’un et l’autre à approfondir nos recherches. De mon côté, pour comprendre la position « pro-volatiles » qui me semblait marquée dans vos posts je me suis rapproché d’un ami Médecin qui m’a transmis une dépêche de l’AFP postée à Rome le 31 août dernier. Pour votre information, cette dépêche est titrée « grippe aviaire : trop d’argent consacré aux traitements humains » (cf. mon blog pour plus de détails, l’article de la Libre). Aussi, en accord avec votre conclusion, j’ajoute un questionnement sur une bataille budgétaire entre organismes internationaux, compte tenu des sommes engagées ; et donc, plus que jamais, la vigilance et les précautions sont de mise. Cordialement


                          • Pérégrina Touque (---.---.229.71) 14 septembre 2005 15:43

                            Gg, Drakkar Bleu Noir, à propos du bon usage de notre argent (l’état en a commandé plusieurs millions de doses), l’efficacité du Tamiflu n’a pas du tout été démontrée, voici ce que j’ai trouvé sur le site de la revue prescrire (seule revue independante des labos ) « Un antiviral sans grand effet sur la grippe, mais source fréquente de troubles digestifs. Le traitement préventif de référence de la grippe est la vaccination. En traitement curatif, les antiviraux actuels ont une balance bénéfices-risques au mieux modeste, et seulement à condition de les utiliser très tôt, ce qui est difficile en pratique. » Je n’ai pas pu avoir accés à la totalité de l’article car il faut être abonné. De plus, il faut savoir que selon les chercheurs qui ont étudié le virus de la grippe espagnole sur les cadavres congelés, le Tamiflu n’aurait eu aucune efficacité car il n’agit pas sur la bonne protéïne, celle qui rendait ce virus si virulent. Pour finir, avez-vous écouté l’émission « le téléphone sonne » hier soir sur France Inter où une représentante du laboratoire Roche exhortait chacun d’entre nous à se procurer du Tamiflu au cas ou... (ce médicament n’étant délivré que sur prescription médicale et non remboursé par la sécurité sociale. Il aurait peut-être été plus judicieux, il me semble, de dépenser cet argent, par exemple, en aidant les pays sous-développés à circonscrire la grippe H5N1 chez les volatiles.


                            • Le Drakkar Bleu Noir (---.---.5.9) 14 septembre 2005 18:53

                              Bonjour à vous,

                              Pour ma part, je reste en accord avec la recommandation formulée par - prévention - en commentaire sur l’article : « Pandémie de grippe aviaire transmissible à l’homme et Biotox » http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=2656,

                              donc PRO MASQUE et c’est tout, à titre privé.

                              Sur les aspects médicamenteux et, à titre tout à fait personnel, je rejoins votre interrogation , cela d’autant plus que je reste perplexe après la lecture de l’article : « Cas de H5N1 en 2004 sur des tigres d’un zoo en THAILANDE » http://influenza.h5n1.over-blog.com/article-828446.html

                              Pour éclairer les lecteurs qui n’auraient pas lu le rapport de septembre de l’OMS, j’ai fait un extrait des pages liées à votre interrogation.

                              Comment faire face à la menace d’une pandémie de grippe aviaire 09/2005 Extraits

                              (Page 6 comptée 10 du PDF)

                              « Comment faire face à la menace d’une pandémie de grippe aviaire : mesures stratégiques recommandées 6

                              1. Réduire les possibilités d’infection humaine « Le risque d’émergence d’un virus pandémique dépend des possibilités d’exposition et d’infection humaines, qui persisteront tant que le virus H5N1 continuera de circuler chez l’animal.

                              La lutte contre la maladie chez l’animal est donc le principal moyen de réduire les possibilités d’infection humaine et donc d’émergence d’un virus pandémique. La prévention des comportements qui exposent l’homme au virus en est un deuxième.

                              L’espoir que le virus puisse rapidement être éliminé chez les volailles ne s’étant pas réalisé, la situation est devenue de plus en plus inquiétante. Le virus, sous sa forme hautement pathogène, est maintenant endémique dans de nombreuses régions d’Indonésie et du Viet Nam et dans certaines parties du Cambodge, de Chine, de Thaïlande et peut-être même de la République démocratique populaire lao. On ne sait pas très bien quels sont les facteurs responsables de la persistance du virus. La dynamique du comportement de H5N1 chez l’animal est de même mal comprise et imprévisible. On sait maintenant que les canards domestiques sont capables d’excréter de grandes quantités de virus hautement pathogène tout en restant asymptomatiques. Des mammifères dont on ne pensait pas qu’ils étaient vulnérables à l’infection ont récemment montré des signes de maladie. L’éradication complète de H5N1 en Asie est probablement rendue impossible par sa présence dans la population d’oiseaux sauvages ; or la lutte contre l’infection chez les oiseaux sauvages n’est pas une option réalisable.

                              Malgré ces difficultés, la lutte contre la maladie chez les volailles reste un objectif réalisable et une priorité. L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la Santé animale (OIE) ont publié des recommandations techniques détaillées 3 ainsi qu’un projet de stratégie mondiale de lutte dans les pays d’Asie touchés.4

                              Certaines des mesures recommandées appellent des changements importants dans les systèmes d’agriculture traditionnels, dont la mise en oeuvre demandera du temps pour la plupart. La situation inquiétante chez les volailles a accru la probabilité d’émergence d’un virus pandémique, ce qui pourrait se produire dans un laps de temps beaucoup plus court qu’il n’en faudrait pour lutter contre la maladie.

                              La grande majorité des cas humains étant survenus en milieu rural, les recommandations aux agriculteurs et à leur famille sur la façon d’éviter l’exposition sont également un moyen de réduire le risque d’émergence d’un virus pandémique. Cette option est elle aussi devenue plus difficile à appliquer.

                              Le fait que les canards domestiques puissent jouer le rôle de réservoir « silencieux » supprime le signal d’alarme avertissant d’un risque, surtout pour les agriculteurs et leur famille, et augmente les possibilités d’exposition humaine involontaire. Les flambées chez les volailles peuvent rester silencieuses pour une deuxième raison. La persistance du virus chez les volailles a lourdement frappé l’économie des pays touchés. S’il n’est pas possible d’indemniser suffisamment les agriculteurs pour leurs pertes, ceux-ci ne seront pas forcément incités à signaler les flambées, en particulier dans les zones rurales où réside le véritable risque d’exposition humaine.

                              Renvois 3 et 4 voir ci dessous

                              (Page 7 comptée 11 au PDF)

                              Mesures stratégiques
                              - Soutenir la stratégie de lutte FAO/OIE

                              Les recommandations techniques FAO/OIE décrivent des mesures de lutte spécifiques et expliquent comment elles doivent être appliquées. La stratégie mondiale, élaborée en collaboration avec l’OMS, lie le caractère d’urgence aux risques pour la santé humaine, y compris le risque de pandémie qu’entraîne la circulation non interrompue du virus chez l’animal.

                              La stratégie adopte une approche progressive, différentes options de lutte étant présentées pour différents profils pathologiques, en prenant en compte des facteurs tels que la densité des volailles, les systèmes d’agriculture et le fait que des infections soient survenues dans de grandes exploitations commerciales ou de petites exploitations rurales.

                              La stratégie propose de se concentrer dans un premier temps sur le Viet-Nam, la Thaïlande, le Cambodge et l’Indonésie, les quatre pays où des cas humains d’infection par le virus de la grippe aviaire H5N1 ont été décelés. Des mesures claires et applicables sont proposées pour différents pays et différentes situations à l’intérieur des pays. La vaccination est recommandée comme mesure de lutte dans certaines situations épidémiologiques mais pas toutes. Parmi les autres mesures exposées dans la stratégie figurent une sécurité biologique stricte dans les exploitations agricoles commerciales, le recours au concept de compartimentage et zonage, la maîtrise des mouvements d’animaux et de produits et une restructuration de l’industrie avicole dans certains pays. La stratégie constate la présence d’une forte volonté politique de traiter le problème. Néanmoins, les calendriers pour la réalisation des objectifs de lutte se mesurent désormais en années. »

                              Comment faire face à la menace d’une pandémie de grippe aviaire http://www.who.int/csr/resources/publications/influenza/WHO_CDS_CSR_GIP_05_ 8-FR.pdf

                              3-http://www.fao.org/ag/againfo/subjects/en/health/diseases-cards/27septrecomm.pdf

                              4-http://www.fao.org/ag/againfo/resources/documents/empres/AI_globalstrategy. pdf


                              • Gg (---.---.71.163) 14 septembre 2005 18:54

                                A propos de bien dépenser l’argent, il faudrait plus de vétérinaires dans les services de l’état et en filiaire avicole, il n’y en a pas 300 comme mentionné plus haut par Drakkar mais bien moins plutôt 60 en France (7000 pour les chiens et chats). C’est un nombre ridicule. Il s’agit d’une maladie animale (pour le moment) mais personne ou presque ne pense à payer des vétérinaires pour prendre le mal à la source (surveillance et conseils d’hygiène aux élevages, vaccination, protection, dépistage, abattage des volailles atteintes), on préfère dépenser des sommes folles en médecine humaine. Il est vrai qu’il faut prendre le mal à la source en Asie ; en France l’épidémie n’arrivera peut-être pas par les oiseaux mais par les humains.

                                http://www.veterinaire.fr/presentation-v2/onv_p_s_exe.htm

                                http://www.veterinaire.fr/presentation-v2/onv_p_s_sec.htm


                                • (---.---.229.71) 14 septembre 2005 21:48

                                  A propos des masques de protection : chez les revendeurs de materiel médical : 96€ les 10 FPP3, chez les revendeurs de matériel pour le batiment :25.25€ ttc les 5 FPP3(ils s’en servent pour l’amiante). Ce sont les mêmes.


                                  • (---.---.228.102) 14 octobre 2005 09:21

                                    Bonjour, Merci pour ton site. La psychose me gagne et je cherche à me procurer des masques. Le nom du masque c’est FFP3. Tu peux nous dire ou on peux trouver les moins chere merci.


                                    • peregrina touque (---.---.105.210) 18 octobre 2005 09:37

                                      http://www.prolabex.com/

                                      FPP3 au prix des FPP2


                                      • sand (---.---.0.90) 4 février 2006 07:53

                                        ...tjs pa de remède ?!! ettt est-ce k il ya eu deja des morts ds ce payz ?! car chak1 raconte kelke chose !!

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