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HEPATITE B une histoire sulfureuse

L’HEPATITE B

Le virus, la maladie, les vaccins

Les maladies vaccinales

 

UNE ORIGINE SULFUREUSE

 

Une épidémie de « jaunisses » par un vaccin contre la fièvre jaune contaminé accidentellement

En mars 1942 ; une épidémie foudroyante expédie par dizaines de milliers les soldats de l’armée américaine dans les hôpitaux militaires. Ils présentent tous une jaunisse, une grande fatigue avec des douleurs aux articulations. À la surprise des experts, l'épidémie s'est déclenchée au même moment dans différentes villes des États-Unis, là où sont stationnées les troupes, ne frappant que les militaires qui ont reçu, trois mois et demi plus tôt, un vaccin contre la fièvre jaune fabriqué à partir de sang humain prélevé sur des volontaires d'écoles de médecine.

Le 15 avril 1942, le médecin commandant en chef du service de santé ordonnera la suspension immédiate de toute vaccination contre la fièvre jaune ainsi que le rappel et la destruction des lots en circulation. L'épidémie de jaunisse continuera jusqu'en juin, touchant des malades vaccinés peu de temps avant l'interdiction, puis disparaîtra comme par enchantement au cours des mois suivants. Trois cent trente mille militaires auront été contaminés par l'agent infectieux de la jaunisse dissimulé dans le vaccin.

En 1952, la revue Jama (vol.149) précisera que 28 000 d’entre eux ces soldats avaient contracté une hépatite virale après avoir reçu le vaccin et que 62 en étaient morts. Le 13 mars 1954, Le Concours médical confirmera ces faits qui ne seront jamais repris.

En 1985, des épidémiologistes de plusieurs instituts américains lancent une vaste étude auprès de mille vétérans de la Seconde Guerre mondiale. Les analyses de sang révèleront la présence du virus de l'hépatite B chez 97 % des hommes ayant reçu le vaccin contaminé de 1942 contre 13% chez ceux ayant reçu un lot pur.

Ainsi, la plus grande épidémie d’hépatite B jamais enregistrée dans le monde occidental sur une période aussi courte a donc été déclenchée par la main de l’homme et qui plus est par un vaccin !

 

Le virus des hépatites A et B injecté délibérément à des enfants handicapés.

L’histoire du virus de l’hépatite B ne s’arrête pas là : en 1955, le docteur Saul Krugman et son équipe vont lancer une vaste étude sur les maladies hépatiques dans un institut d'enfants handicapés mentaux de Willowbrook, situé dans la proche banlieue de New York. Le docteur Krugman préleva systématiquement le sang des jeunes pensionnaires chez lesquels sévissait des épidémies sporadiques de jaunisse galopante. II réussit à identifier deux types d'hépatites qui seront par la suite classées en virus A et B.

Pendant treize ans, il inocula ensuite sciemment avec son équipe des souches de virus aux enfants qui entraient à Willowbrook, les parents, qui avaient signé des décharges, croyant que des vaccins expérimentaux étaient administrés à leurs enfants. L'affaire fut révélée au début des années soixante-dix. Willowbrook devint synonyme de honte et l'institut ferma ses portes….

 

Polémique franco-américaine autour du premier vaccin hépatite B

En 1975, des jeunes chercheurs de Tours découvrent un vaccin plasmatique élaboré à partir de l’enveloppe du virus extraite du sang de malades de l'hépatite B. Pour prouver l'efficacité de leur vaccin, ils n'hésitent pas à se l'injecter sans attendre les autorisations.

Ce vaccin, l’Hevac B, obtiendra l’AMM en 1981 tandis que Merck mettait au point son propre vaccin issu également de sang de malades.

Alors que Merck et Pasteur font la course pour s’approvisionner en sang humain auprès des centres de transfusion en Europe mais aussi aux Etats-Unis, le Nouvel Observateur publie en juin 1983 un article inquiétant sur la présence éventuelle d'un agent contaminant dans les plasmas d'origine américaine, une mystérieuse épidémie décimant alors la communauté homosexuelle des grandes villes américaines. Le danger de l'utilisation de ce sang pour les transfusions et la fabrication du vaccin hépatite B est bien réel puisque ce « cancer gay » est souvent associé à une contamination par l'hépatite B et que l’une des sources principales du sang destiné à la fabrication des vaccins proviendrait de la communauté homosexuelle de New York, souvent atteints par ce mal inconnu qui s’appellera Sida.

Dix jours plus tard, le quotidien Libération accuse Pasteur de s'être procuré du plasma américain qui pourrait transmettre ce « cancer gay ». Une longue enquête de quatre pages révèle que l'Institut Pasteur aurait fabriqué un lot de vaccins contre l'hépatite B à partir de sang d'origine américaine et donc susceptible d'être contaminé.

« Attaquer notre vaccin c'est attaquer la France », tonne Jean Yves Garnier, président de l'Institut Pasteur qui reconnaît toutefois l'importation de 2 526 litres de plasma des États-Unis, dont 856 litres auraient déjà été utilisés pour des vaccins. Il réfute une quelconque présence d'agents contaminants car les procédés de purification inactiveraient tout agent viral. Très rapidement, les études lui donnent raison : il n’y a eu aucune contamination. L’affaire est close.

 

N.B  : 12 000 personnes ont reçu ce type de vaccin. Que sont-ils devenus ? Aucune étude n’a été réalisée par la suite.

 

C'est alors qu’est annoncé la découverte du premier vaccin par recombinaison transgénique qui décuple la vitesse de fabrication du vaccin, abaisse sensiblement les coûts et surtout élimine la recherche de sang dans des conditions parfois douteuses.

Le laboratoire anglo-américain SmithKline-Beecham fait une entrée fracassante sur le marché en 1985 avec son vaccin recombinant cultivé sur levure, l'Engerix B. Merck et PasteurMérieux qui régnaient jusqu'alors en maîtres sur l'hépatite B sont pris de vitesse. La mise de fonds est colossale un milliard de francs pour SKB, autant pour Mercx et PasteurMérieux.

Merck sort rapidement son vaccin recombinant suivi par Pasteur avec le Genhevac B, cultivé sur des cellules... d'ovaire de hamster chinois et dont l’AMM sera accordée le 21 décembre 1987.

L’union faisant la force, est créée en 1994 la société Pasteur Mérieux MSD, détenue à 5O/50 par le français Pasteur Mérieux Connaught et par l’américain Merck qui entrera en concurrence avec SKB dans la lutte contre l’hépatite B.

En 2004, Pasteur Mérieux MSD deviendra Sanofi Pasteur MSD avant de lancer quelques mois avant SKB le Gardasil, vaccin contre le cancer du col de l’utérus.

 

LA MALADIE

 

Le virus de l’hépatite B est un rétrovirus, seul virus d’hépatite à ADN, les autres étant à ARN. Par lui-même, il n'est pas cytopathogène ; la destruction des cellules hépatiques proviendrait de la réaction immunologique. Les complications observées dans la maladie naturelle correspondent le plus souvent à des dépôts de complexes immuns qui déclenchent une réaction inflammatoire au niveau de ces dépôts et une destruction des tissus. Ce risque de maladies auto-immunes était déjà évoqué lors des premiers essais du vaccin plasmatique (Pr Bastin, La Médecine praticienne, n° 664, 1977), tout comme « le danger d’induire des fonctions effectrices inappropriées […] avec les risques […] d’induction ultérieure d’une pathologie à mécanisme immunologique » (Roitt I.M. et al, Immunologie, De Boeck université, 1997).

Le virus se multiplie dans les cellules du foie, sous le contrôle d’hormones stéroïdiennes et les hommes sont en général plus sensibles au virus que les femmes, peut-être notamment parce que la concentration de ces hormones est plus importante chez eux. Si le virus de l’hépatite B est particulièrement abondant dans le foie, on a également observé qu’il est aussi présent dans d’autres tissus humains tels le rein, la rate, le pancréas, la moelle osseuse, les cellules sanguines et la peau.

 

1) Le potentiel viral

Lorsque le virus de l'hépatite B pénètre dans une cellule hépatique, il peut avoir deux comportements :

. Il peut d'abord se multiplier en utilisant la machinerie cellulaire à son service. Les nouveaux virus obtenus quittent les cellules hépatiques et passent dans le sang où ils vont déclencher la réponse immunitaire. Si cette réponse est insuffisante ou inadéquate, l'hépatite pourra devenir chronique.

Il peut intégrer le patrimoine génétique de la cellule hépatique et conduire à un cancer du foie après plusieurs dizaines d'années.

2) Évolution de la maladie

D'après la plaquette de Pasteur-Vaccins d’octobre 1989 :

- 10% seulement des contaminations conduisent à des infections aiguës symptomatiques dont l'un des signes cliniques est une grande fatigue.

  • 1 % seulement de ces infections aiguës, soit 1 pour mille de l'ensemble des infections, évolue de façon gravissime en hépatite fulminante, mortelle dans 85 % des cas. Dans 90 % des cas l'infection initiale sera asymptomatique et passera inaperçue, Seul un examen sanguin pourrait en révéler l'existence.
  • 10% de toutes les infections, symptomatiques ou non, évolueront vers un état chronique, lequel peut se compliquer ou non.

Ces porteurs chroniques peuvent schématiquement se répartir en trois groupes à peu près équivalents :

- les porteurs sains dont le foie sera normal et dont le sang possédera des anticorps signant la trace de l'infection.

- D'autres sujets continueront à présenter une multiplication du virus et auront des taux anormaux d'enzymes hépatiques pouvant évoluer vers une hépatite chronique persistante et une hépatite chronique active, plus agressive.

Parmi ces derniers cas, 30 % environ présenteront une évolution vers une cirrhose du foie et, après plusieurs dizaines d'années, 20 à 30 % des cirrhoses conduiront à un hépatocarcinome, c'est-à-dire un cancer du foie.

Ainsi. à partir des infections initiales, 3 % des cas évolueront vers l'hépatite chronique active, 1 % feront une cirrhose et 0,2 à 0.3 % un cancer du foie.

Pour mesurer le danger que représente la contamination par le virus de l'hépatite B, il faut savoir maintenant quel est le niveau de contamination de la population, c'est-à-dire la fréquence des individus contagieux que l'on peul rencontrer, et le mode de transmission du virus.

3) Le réservoir contaminant

La prévalence, c'est-à-dire le pourcentage d'individus porteurs de l'antigène HBs, que la contamination soit récente ou non, varie beaucoup selon les pays et on distingue classiquement trois zones dans le monde :

- Les zones de forte prévalence ou de forte endémie (Afrique tropicale, Chine, Asie du Sud-Est) où l'on dénombre 8 à 20 % de porteurs chroniques.

- Les zones de moyenne endémie (Amérique du Sud, Bassin méditerranéen, Europe de l'Est et Asie centrale) avec 2 à 7 % de porteurs chroniques.

- Les zones de faible endémie (Amérique du Nord, Europe occidentale, Australie) avec moins de 2 % de porteurs chroniques.

La France appartient à cette dernière zone. Les chiffres sont peu précis, mais on parle habituellement d'un taux de portage de 1 à 5 pour mille, soit entre 60 000 et 300 000 personnes porteuses de l'antigène HBs. Le chiffre de 100 à 150 000 est souvent retenu.

Les porteurs chroniques ne sont pas tous contagieux au même degré. Le sang des porteurs chroniques n'ayant que l'antigène HBs est de 100 à 10 000 fois moins infectieux que celui des sujets produisant également l'antigène HBe ; ce dernier antigène correspondant à la partie centrale du virus dont la présence dans le sang est le témoin d'une multiplication active des particules virales infectieuses.

4) Le mode de transmission

Les virus produits par les sujets infectés sont présents dans le sang ainsi que dans les sécrétions : sueur, salive, larmes, sécrétions sexuelles, mais à des concentrations de 100 à 1 000 fois inférieures à celle du sang. La maladie se transmet par le sang et par voie sexuelle comme le sida. D’après les données du Réseau Sentinelles, 50 % des cas analysés par le réseau en 1994 étaient d’origine sexuelle, 25 % provenaient de la toxicomanie.

Les groupes à risque sont donc les suivants :

- Tout d'abord les transfusés : la transfusion sanguine a contribué pendant de nombreuses années à la dissémination du virus de l'hépatite B jusqu'à ce que des dépistages permettent d'éliminer le sang des donneurs contaminés (à partir de décembre 1997). Aujourd'hui, cependant, le risque est devenu infime même s'il n'est pas nul puisque la contamination récente d'un donneur est toujours possible (ce risque est estimé à un don contaminé sur 120 000), d'où l’importance de l'interrogatoire préalable au don de sang.

Ce risque étant pratiquement éliminé, restent dans notre pays les groupes suivants :

- Les toxicomanes par voie intraveineuse.

- Les personnes à partenaires sexuels multiples, tout spécialement les hommes parce que l'expression du gène S est sous le contrôle des hormones stéroïdes dont le taux est supérieur chez eux.

- Les personnes ayant des relations sexuelles avec lésions des muqueuses buccale, rectale et vaginale.

- Les dialysés.

N.B : « Le reste de la population a peu de risque de contracter une hépatite B » (Pour la science, juin 1991).

N.B  : Pour les pays de forte endémie, il faudrait ajouter le risque de transmission de la mère à l'enfant. 

Le rôle de la salive a été beaucoup discuté et les campagnes d'incitation à la vaccination contre l'hépatite B ont fortement mis l'accent sur ce risque de contamination. Il est vrai que la saIive contient des virus, mais à un taux si faible que la transmission lors du baiser amoureux ne deviendrait possible qu'en cas de lésions sanguinolentes de la muqueuse buccale chez les deux partenaires.

Cet argument de contamination par la salive, utilisé pour frapper les esprits des jeunes, a longtemps figuré dans les dépliants publicitaires ainsi que le ministère alors que ce mode de transmission n'ait pas été scientifiquement établi. le rapport de l'INSERM de 1997 indique que si le virus est effectivement présent dans la salive, il l'est à une concentration mille fois moins élevée que dans le sang. Il est désormais admis que la salive seule, sans excoriations cutanées ou muqueuses, ne peut pas transmettre la maladie.

Pourtant en 1993,
le Comité Français d'Éducation pour la Santé et le Ministère de la Santé n'hésitent pas à prétendre que « l'hépatite B se transmet par le sang, les sécrétions sexuelles, la salive. En fait le virus est présent dans tous les liquides organiques d'une personne contaminée ». 

En 1994 et 1995, un tract diffusé par le Conseil Général des Hauts-de-Seine pour la campagne de vaccination dans les collèges en décembre 1994 prétend que « on peut contracter l'hépatite B par la salive ». Ce discours est relayé sur les ondes par Fun Radio et le Comité Français pour l'adolescence s'en fait l'ardent promoteur.

Les dépliants publicitaires des laboratoires PASTEUR MÉRIEUX et SMITH KLINE BEECHAM, mettent en avant la salive comme facteur de contamination de l'hépatite B : « la salive est un vecteur majeur de transmission du virus ».

SKB n'hésite pas à affirmer dans une publicité destinée aux médecins que l'hépatite B se transmet par les larmes, la sueur, la salive et le lait maternel. Le Docteur HAMELIN, Directeur Médical de SKB fait de même dans une lettre adressée aux praticiens le 8 avril 1998 en indiquant que le mode de contamination par la salive n'est pas exclu.

 Mensonges répétés, tromperie aggravée

 

5) L'incidence

C'est le nombre d'infections nouvelles survenant chaque année. L'incidence est évidemment d'autant plus faible que la prévalence est plus basse, toutes choses égales par ailleurs. En Europe occidentale, au début des années 1990, on l'estimait comprise ; entre 0,5 et 1 pour mille soit, pour la France, 30 000 à 60 000 infections. Si nous appliquons les pourcentages aux divers stades d'évolution après l'infection, cela nous conduit à :

- 3 000 à 6 000 infections symptomatiques, parmi lesquelles 30 à 60 hépatites fulminantes avec 25 à 50 décès.

- 3 000 à 6 000 porteurs chroniques parmi lesquels 1 000 à 2 000 de chacun des 3 types.

- 300 à 600 cirrhoses.

- 100 à 200 cancers du foie.

 

N.B  : L'hépatite B n'étant une maladie à déclaration obligatoire que depuis 1999 (décret n° 99-363 du 6 mai 1999), les données épidémiologiques précises sont donc difficilement accessibles tandis que les estimations avancées plus haut restent aléatoires.

Depuis une dizaine d'années des enquêtes méthodiques ont été menées dans la région lyonnaise sur une population un peu supérieure à 1 million de personnes. Ces enquêtes ont révélé des taux d'incidence beaucoup plus faibles que ceux rapportés plus haut. Ainsi, en 1986, année qui semble avoir connu le plus fort degré de contamination, l'incidence des hépatites aiguës était de 12,8 pour 100 000, mais elle était déjà retombée à 2,7 en 1991 (quand la vaccination devint obligatoire pour le personnel médical et paramédical) et à 1,68 en 1995 quand les gigantesques campagnes de vaccination des élèves de 6° ont été mises en œuvre (Sepetjan M., « hépatites virales. Surveillance épidémiologique effectuée dans la région lyonnaise par le laboratoire de médecine préventive, santé publique et hygiène de la faculté de médecine de Lyon Nord »).

 

N.B  : Cette régression naturelle est la conséquence directe de l'élimination du risque transfusionnel ainsi que des mesures de prévention prises contre le sida puisque les modes de transmission principaux sont les mêmes (relations sexuelles et toxicomanie intraveineuse).

En transposant les résultats de cette enquête épidémiologique à l'ensemble de la France, on arrive à 1 000 hépatites aiguës pour l'année 1995 et un maximum de 25 à 40 cancers du foie imputables au virus de l'hépatite B.

Les dernières données chiffrées sont encore moins alarmistes. Elles font état de 4 à 5 décès par an en France par hépatite fulminante, 70 hépatites chroniques actives, 25 cirrhoses et 4 à 5 cancers du foie, ces chiffres étant 10 à 50 fois plus faibles pour les sujets ne présentant aucun facteur de risque (Dr. B. Donatini, « le sacrifice des innocents », Vous et votre santé, n° 60, juin 1998).

 

In fine, les chiffres fournis par le très officiel Bulletin épidémiologique hebdomadaire (N° 17, page 73, 1995) sont très proches de ceux avancés par le Dr Donatini, expert indépendant en pharmacovigilance.

Les hépatites symptomatiques représenteraient un tiers à un quart des infections totales, soit 3 à 4 000 infections annuelles pouvant évoluer :

- en 300 à 400 hépatites chroniques (et moins de 100 hépatites chroniques actives),

- puis 30 cirrhoses dont l’apparition est favorisée par la consommation d’alcool et le statut immunitaire (co-infection à VIH, traitement immunodépresseur),

- et enfin 6 cancers du foie.

 

Mensonges de l’Invs : Cinq ans plus tard, le Dr.Levy-Bruhl, de l’Invs, ose publier des données - mensongères et très alarmistes - selon lesquelles la vaccination de 800 000 préadolescents de 10-12 ans pourrait éviter, dans les conditions les plus favorables, 31 hépatites fulminantes et 195 cirrhoses sans avoir à observer d'atteinte démyélinisante du système nerveux central (Vaccine, t. 20, 2002).

Il est également en totale contradiction avec les conclusions des travaux de Dusheiko à propos des pays de faible endémie (dont la France) : « L'hépatite B est essentiellement une maladie d'adultes, survenant typiquement dans des groupes particuliers à haut risque. Dans ces pays, la prévalence des porteurs chroniques de l' AgHBs est faible (1 %), la cirrhose et le carcinome hépatocellulaire associés au virus de l'hépatite B sont rares et la transmission mère-enfant peu habituelle  » (in Hépatologie clinique, J.-P. Benhamou, p. 571-592, Flammarion, 2002).

 

Mensonge ministériel  : Mal ou trop bien conseillé, M. Kouchner Ministre de la Santé proclamait le 21 janvier 1998 à la télévision, à propos du scandale des 175 000 enfants vaccinés avec un vaccin surdosé - sans que les parents aient été mis au courant - que l'hépatite B tuait chaque année 3 000 personnes (sur France 2) ou 3 500 (sur France 3), tandis que sur Tf1 il affirmait que la vaccination avait réduit d'un tiers l'incidence de l'hépatite B.

 Avant ces campagnes massives de vaccination – par de simples mesures d'hygiène - l'incidence de l'hépatite B avait déjà été divisée par 6 !

 

Mensonge professoral : Le P' Goudeau, qui mit au point en 1976 le premier vaccin contre l'hépatite B, osa déclarer le 22 avril 1998, au cours de l'émission « Le téléphone sonne » : « Il y avait de nombreux cas d'hépatite B parmi le personnel médical. C'est l'obligation [de la vaccination] qui les a fait disparaître », alors que les médecins eux-mêmes, y compris les plus exposés, ont été peu empressés de se faire vacciner.

Le Concours médical signalait ainsi qu'entre 1980 et 1991 (année de l'obligation vaccinale), le nombre d'hépatites B cliniques parmi le personnel des hôpitaux parisiens avait été divisé par 15.

 

LA STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT VERS LA VACCINATION GENERALISEE

 

Un premier vaccin ayant reçu l’AMM en juin 1981, une circulaire de la direction générale de la Santé recommanda la vaccination contre l'hépatite B pour le personnel de santé à partir de 1982, puis pour les internes en médecine et en pharmacie et pour les élèves infirmières en 1985.

Malgré cela, en 1989, sept ans après la première recommandation, 44 % seulement des médecins hospitaliers, donc parmi les plus exposés et pour lesquels c'est une maladie professionnelle, étaient vaccinés 161. Ce manque d'empressement tenait sans doute au nombre réduit des cas d'hépatite B dans ce milieu pourtant très exposé mais soumis à un renforcement des règles d'hygiène en raison du sida. En 1992, ils n'étaient encore que 75 % à s'être soumis à l'obligation de vaccination. En 2003, on note une disparité des taux de couverture, « souvent décevants pour le corps médical alors même que la vaccination est obligatoire ». Ainsi, dans 26 établissements testés, la couverture vaccinale était supérieure à 80 % dans II établissements seulement ; elle était comprise entre 60 et 80 % dans 6 établissements et inférieure à 60 % dans 9.

Entre-temps, devant le relatif échec de la politique vaccinale dans les populations à risques, un intense lobbying va se développer dans le monde occidental pour obtenir la généralisation de la vaccination dès la naissance dans les pays occidentaux, le coût du vaccin étant prohibitif pour les pays en voie de développement.

Un vaccin prometteur pour les actionnaires …

Jusqu’en 1980, « les vaccins n'ont pas de perspectives d'avenir. On ne vaccine pas deux fois les gosses » (Charles Mérieux, PDG de l'Institut Mérieux). De grosses sociétés pharmaceutiques telles que Glaxo ou Wellcome revendaient d’ailleurs leur département vaccin jugé non profitable.

Mais avec l'arrivée du vaccin transgénique contre l'hépatite B la donne a changé. « On se rend compte de l'importance du vaccin hépatite B en constatant qu'il représente le principal chiffre d'affaires de l'industrie avec près de 600 millions de dollars de ventes annuelles. Ce vaccin s'inscrit, et c'est la première fois pour ce type de produit, au premier rang mondial des ventes de produits pharmaceutiques toutes catégories confondues. » (Patrick Poirot et Jacques-François Martin, Cahiers Santé sur la vaccination, 1994).

« Ce vaccin recombinant Hépatite B a triplé à lui seul la taille des marchés nationaux des vaccins », souligne Claude Allary (Président de Bionest Partners SAS, société de conseil en stratégie, technologie et finance). Les prévisionnistes des trois grandes firmes tablent ainsi sur des hausses de marché vertigineuses.

Alors que 95% des maladies virales touchent les pays du tiers monde, 75% des vaccins sont commercialisés à parts égales entre les Etats-Unis et la France, car ce « vaccin miracle » est trop cher pour les pauvres, mais très rentable pour les actionnaires qui peuvent remercier le CDC d’Atlanta (Centers for Disease Control and Prevention ) et son directeur de la branche Hépatites, le Dr Harold Margolis.

 

L’intervention miraculeuse du CDC d’Atlanta

Dès la fin des années 1980, Margolis invente la stratégie d'éradication du virus de l'hépatite B en affirmant que les stratégies de vaccination des seuls groupes à risques n'avaient pas été efficaces aux États-Unis. Son étude théorique conclue « à l’efficacité maximale de la stratégie visant à vacciner l’ensemble des enfants à la naissance associé à un rattrapage chez les adolescents, ce qui permettrait de réduire la fréquence des infections de moitié en l’espace de dix ans  » et « diminuer la fréquence de la maladie de 90 % d’ici 2015. »

Ce concept a été approuvé et complété par West et ses collègues des laboratoires de recherches de Merck Sharpe et Dohme à West Point en Pennsylvanie. Le raisonnement avancé pour la vaccination universelle d'enfants en bas âge aux Etats-Unis aurait pour origine l'échec des stratégies actuelles de contrôle de cette maladie et non des essais qui auraient démontré l'efficacité ou la sécurité du programme de vaccination d'hépatite B universel. Les organisations médicales américaines soutiendront largement cette « étude ».

Les auteurs de cette étude ont découvert qu'un tiers des malades d'hépatites B ne sont pas identifiés. « Les taux les plus hauts d'endémie du virus sont associés à des personnes à bas revenus économiques (...). La prévalence de l'infection est cinq fois plus importante chez les Noirs que chez les Blancs. » Même constatation dans les populations d'origine hispanique à faibles revenus économiques. Les pauvres, les Noirs et les immigrés sont les plus durement frappés par la maladie et présentent des contaminations inconnues liées au faible niveau des ressources avec leur corollaire en manque d'hygiène.

Ces observations vont conduire Margolis et ses collègues à réclamer la vaccination massive de toute la population ! « Ces groupes à risques sont difficilement atteignables, la seule solution consiste à promouvoir une vaccination universelle », recommandent-ils. En l'espace de deux ans, ces chercheurs publieront une quinzaine de communications allant dans ce sens dans les revues médicales les plus prestigieuses.

 

N.B  : Nos experts, employant le conditionnel, espèrent diminuer la fréquence de la maladie de 90 % alors que les pays 4 à 10 fois plus touchés que les Etats-Unis ou l’Europe occidentale ne « bénéficieront » pas de cette campagne de vaccination « universelle » …

Le Dr Margolis ne serait-il qu’un margoulin, au gré marchand peu scrupuleux, petit trafiquant indélicat et sans envergure et individu de mauvaise foi ou encore un individu incompétent et peu scrupuleux en affaires ?

Les lobbies font feu de tous bois

Confortés par ce soutien institutionnel, les laboratoires vont faire pression sur les responsables de la santé publique pour lancer des programmes de vaccination de plus en plus étendus : obligation de vaccination pour le personnel médical et paramédical en 1991, vaccination des élèves de 6e à partir de 1994, enfin vaccination des nourrissons depuis 1995.

N.B  : Quel bénéfice retirer de cette vaccination pour les nourrissons, compte tenu des modes de transmission du virus et de la chute du taux d'anticorps au cours du temps ?

 

La perspective d'éradication de l'hépatite B a été évoquée dès 1989 lors d’une conférence internationale qui s'est tenue à Genève, conférence au cours de laquelle fut déjà évoquée la perspective de vaccination des adolescents. Cette conférence était parrainée, comme par hasard, par SmithKline Beecham qui produit le vaccin Engerix B et qui venait d'obtenir l'année précédente son autorisation de mise sur le marché en France. Sachant que le vaccin est très cher, que les pays ayant la plus forte endémicité sont aussi les plus pauvres et parmi les plus touristiques, on voit mal comment on ferait disparaître le virus. Cela est confirmé dans un article de Merle et Trepo : « Une éradication complète n'est pas envisageable » (in « Vaccination contre l’hépatite B », Archives de pédiatrie, t.5, p. 326-332, 1998).

N.B  : Le docteur Francis André, directeur scientifique de la firme Smith Kline-Beecham, sponsor du colloque en était le vice-président. Il prononcera ces paroles prophétiques : « On peut prévoir des demandes de l'ordre de plusieurs centaines de millions de doses à court ou moyen terme. »

L'immense majorité des réunions sur les dangers de l'hépatite B a été sponsorisée par les trois fabricants du vaccin, Merck, Pasteur-Mérieux et SmithKline-Beecham. La liste qui suit met en parallèle les colloques et les décisions de l'OMS et des États sur la politique vaccinale contre l'hépatite B (source REVABH).

1986 : création d'une task force de médecins européens contre l'hépatite B, présidée par le professeur Goudeau, l'un des inventeurs du vaccin, et financée avec l'aide de fondations américaines. « Ce groupe d'experts fait du lobbying pour introduire la vaccination et aider à la création de "mass markets" », peut-on lire dans l'une des pages du serveur Internet de l'OMS. Il existe plusieurs autres groupes de lobbying comme le HBVB ou le HFI, tous financés par les fabricants de vaccin.

1987 : le groupe d'experts Hepatitis Technical Advisory Group recommande l'intégration du vaccin hépatite B dans le programme mondial de vaccination.

1988 : symposium international sur les hépatites virales organisé à New York, sponsorisé par la firme Merck. Le même jour, à San Francisco, un autre colloque est payé par le concurrent SKB.

1989 : colloque international de Paris sur le vaccin hépatite B. « Je suis reconnaissant aux nombreuses organisations et aux laboratoires pharmaceutiques pour leur généreuse participation financière », annonce Pierre Coursaget, président du congrès. Parmi la liste des donateurs : SKB et Pasteur Vaccins.

1990 : Barcelone, colloque international sur les hépatites virales. Sponsor : SKB. Depuis un an, les publications scientifiques sur l'hépatite B et le vaccin se sont multipliées.

Article de Jean Yves Nau dans le Monde du 16 mai 1990. : « L'éradication mondiale est aujourd'hui permise. »

Déclaration du professeur Alain Goudeau, expert en chef européen de l'hépatite B : « À mon avis, tout cela prépare d'une certaine manière le terrain à une vaccination universelle contre l'hépatite B. Je pense que la prochaine étape sera l'inscription de cette vaccination en tant que vaccination obligatoire. On arrivera en effet bientôt à penser qu'il est bon, pour une personne donnée, d'être vaccinée, compte tenu de la possibilité, à cause notamment de la transmission sexuelle, d'être un jour ou l'autre dans une situation à risque.

Toujours en 1990, en novembre, le dixième colloque de la section virologie est consacré aux virus des hépatites. Organisé à l'Institut Pasteur de Paris avec édition d'un ouvrage où figurent des remerciements à SKB pour sa participation.

1991 : année décisive,

  • l'OMS demande à tous les pays d'inclure le vaccin hépatite B dans les programmes de vaccination, au plus tard en 1997.
  • La France rend obligatoire la vaccination des médecins et professionnels de santé.
  • Le CDC ainsi que l'AAFP, American Academy of Family Physicians et FAAP, American Academy of Pediatrics, recommandent la vaccination des enfants.

1992 : symposium international organisé à Vienne par SKB sur l'hépatite B. « Une réunion dont le but nullement caché est de lancer le vaccin », indique Le Monde.

L'Italie décrète la vaccination obligatoire des bébés.

Cinquième conférence de consensus sur les hépatites virales organisée à Paris par l'Association pour la formation continue en pathologie infectieuse, AFORCOPI, parrainée par Pasteur-Mérieux et SKB.

1993 : sixième conférence de consensus sur les hépatites virales. Sponsor : SKB. En décembre, Forum de médecine de l'adolescence au palais des Congrès, porte Maillot, avec une journée sur l'hépatite B financée par SKB. Toujours la même année, congrès international de Cannes sur l'hépatite virale, sponsorisé par les deux fabricants.

1994  : Deux ans après l’Italie, la France entre en croisade avec comme chef de file son ministre de la santé, le Pr. Douste-Blazy.

Les stratégies employées dans ces deux pays voisins méritent quelques remarques.

 

La campagne de vaccination en Italie : l’OPA sur la jeunesse italienne

La vaccination obligatoire des bébés a été imposée en Italie en 1992 par une mafia en col blanc avec comme corrupteur plusieurs laboratoires dont le fabricant du vaccin Engerix, SmithKline Beecham et comme victimes « consentantes » plus d’une soixantaine de hauts fonctionnaires du ministère de la santé.

En 1991, Francesco de Lorenzo, ministre italien de la santé, a touché de nombreux pots de vin de plusieurs laboratoires, dont SmithKline Beecham. Le Président de cette firme, qui fabrique le vaccin anti-hépatite B, a avoué avoir donné au ministre 600 millions de lires quelques mois avant que ce dernier rende la vaccination obligatoire dans son pays. Francesco de Lorenzo a été inculpé et condamné à 8 ans de prison ferme ainsi que Paolo Cirino Pomicino, ancien ministre du Budget et le Pr. Dulio Poggiolini, directeur de la Direction du médicament dans son pays, après avoir été Président de l’Ordre des médecins, mais aussi membre influent des instances européennes du Médicament. Plus d’une soixantaine d’autres membres tout puissants du ministère de la Santé ont également été condamnés pour diverses fautes graves que le Giornale per la protezione della salute (n° 6, mars 1998) qualifie de “ pratiques mafieuses ”.

L’information a fait la Une de tous les journaux italiens, puis a été reprise par un journal pharmaceutique international de langue anglaise, Scrip, lequel n’a pas hésité à publier les montants des pots-de-vin généreusement distribués par de prestigieux laboratoires pharmaceutiques tels French, Glaxo, Pfizer, Shering et SmithKline.

A lui seul, le Pr. D. Poggiolini aurait touché des sommes hallucinantes s’élevant à plus de soixante millions de dollars. Les laboratoires Sandoz se sont contentés de mettre un hélicoptère à sa disposition, ce qui semble une bagatelle par rapport à l’énormité des sommes distribuées par les autres laboratoires. Ces faits ont été signalés dans l’ouvrage Des lobbies contre la santé, de Bernard Topuz et Roger Lenglet, mais la presse française s’est abstenue de parler de cet immense scandale.

On peut s’interroger sur les raisons. Existerait-il un rapport entre ce silence et le poids considérable des laboratoires ?

 

La campagne de vaccination en France : une arnaque exemplaire

En France, comme dans le monde occidental, les autorités de santé entretiennent souvent des relations perverses avec les laboratoires pharmaceutiques pour lesquels l’intérêt du malade est accessoire à côté de celui prioritaire des actionnaires. La Cour des comptes n’avait-elle pas reconnu en 2001 que : « la politique du médicament est inféodée aux lobbies pharmaceutiques […] la formation et l’information des médecins sont assurés par les laboratoires pharmaceutiques » (Analyse dub rapport de la sécurité sociale, septembre 2002).

Dans leur quête aux euros, les laboratoires multiplient les moyens de persuasion. Les membres des commissions, les ministres et leurs chefs de cabinet, députés et sénateurs sont des proies de choix pour ces rapaces de la haute finance, dont le travail est grandement facilité par le développement de la volonté politique d’éradication des maladies et l’aval de l’OMS, « bateau ivre de la santé », sans oublier la peur entretenue dans la population.

Certes, le Pr Philippe Douste-Blazy n’a fait que s'inscrire dans une logique mondiale dictée par l'OMS. Le French Doctor » Bernard Kouchner ou d’autres encore « responsables mais pas coupables » auraient sans nul doute eu un comportement comparable. A leur décharge, il faut reconnaître qu’ “ Actuellement, les industries pharmaceutiques approchent en puissance les états qui sont censés leur imposer la loi et qui, dès lors, parviennent difficilement à la faire respecter ” (John Braithwaite, Corporate crime in the pharmaceutical industry, 1984). Vingt cinq ans plus tard, la puissance financière et économique des laboratoires s’est considérablement accrue…

 

La campagne de vaccination chez les professions de santé ne semblant pas avoir eu l’impact souhaité, les médecins notamment se faisant tirer l’oreille, les laboratoires multiplièrent alors les démarches pour convaincre le gouvernement français de la nécessité de généraliser cette vaccination.

La revue Capital, n°118, de juin 1998, nous apprend ainsi que SmithKline Beecham et Pasteur-Mérieux ont « déployé des trésors de persuasion, financé des études, abreuvé les pouvoirs publics de statistiques dramatisantes, aidé financièrement l’Organisation Mondiale de la santé (qui a fini par appeler à la généralisation, à terme, de la vaccination), accompagné la création d’associations scientifiques de promotion.... » (et largement diffusé les informations auprès de tous les lycées et collèges).

Ce même périodique nous apprend que, dans cette campagne promotionnelle, le laboratoire SmithKline Beecham possédait une longueur d’avance sur Pasteur-Mérieux. Son directeur, Bernard Mesuré était également le président du Syndicat national des industries pharmaceutiques (Snip) qui avait financé, en 1993, la campagne électorale du futur ministre de la santé, Monsieur Philippe DOUSTE-BLAZY. Or « le gouvernement, qui bataillait alors pour mettre en place des guides de bonne pratique (références médicales opposables) dans le cadre de la maîtrise des dépenses, avait grandement besoin du Snip ». Curieusement, SKB bénéficiera d’un contrat - sans appel d’offre – d'un million cinq cent mille doses de vaccin pour un montant de 49 millions de francs émanant du service de la promotion à la santé des lycées et collèges, service rattaché au ministère de l’éducation nationale mais dépendant en fait du Ministère de la santé.

 

Un tel contrat sans appel d’offre constitue un délit pour lequel le ministre Douste-Blazy n’a toujours pas été poursuivi. Serait-ce un « renvoi d’ascenseur de sa part ?

Par ailleurs, l’utilisation de la psychose de la peur a été publiquement confirmée le 23 mars 1998, lors du journal télévisé de 20 heures d’Antenne 2, par la diffusion d’une note interne de Pasteur-Mérieux-MSD : « Sur le marché de la vaccination, les adolescents sont un segment très porteur. . . Il faut dramatiser. . . Faire peur avec la maladie » !

 

Le scandale financier

En France, en 1995, la campagne de vaccination contre l’hépatite B a coûté à la Sécurité sociale, c’est à dire au contribuable, un milliard sept cent vingt et un millions de francs, ce qui n’a certes pas participé à l’assainissement tant réclamé de ses comptes.

Mais quand nos pouvoirs publics décident de céder à la pression des laboratoires, ils savent utiliser les grands moyens pour être efficaces et débloquer des crédits. Le Dr Alain Aufrère, responsable de la communication “ scientifique ” pour les vaccins au sein des laboratoires SmithKline Beecham, mais “ irresponsable ” dans certains de ses propos, a fait à ce sujet une déclaration « pleine d’humour » : “ En France, nous avons eu la chance de tomber sur Philippe Douste-Blazy, un ministre de la Santé dynamique. [...] En 1994, nous avons décroché le Marché de la vaccination en milieu scolaire ” (cf. Science et avenir de janvier 1997). Ce V.R.P. de haut vol semble considérer qu’on « décroche » le marché de la vaccination comme on décroche un lot dans une foire ou un marché dans le monde financier. On ne peut être plus clair. Il a toutefois raison puisqu’il a réussi, au-delà de ses espoirs, une campagne publicitaire unique au monde.

Un argument souvent invoqué également est le rapport coût-avantage de cette politique. Une telle étude a été réalisée (Chun-Yi Lu, Hepalogy, t. 40, 2004) en considérant quatre types de populations : faiblement exposée (population générale française), peu exposée (hommes âgés de 15 à 40 ans), exposée (homosexuels masculins) et très fortement exposée (toxicomanes). Le coût de la vaccination a été mis en balance avec le coût des hépatites évitées en supposant une acceptabilité parfaite de la vaccination et une efficacité de 95 %, les données épidémiologiques servant de base aux calculs ayant été relevées dans la littérature médicale (en particulier incidence à 1 pou mille, supérieure à l'incidence réelle). Le résultat est on ne peut plus clair : la politique vaccinale coûte 20 fois plus cher que le traitement des hépatites pour la population générale, et 5 fois plus cher pour les hommes de 15 à 40 ans. Le coût est équivalent pour les homosexuels. La politique vaccinale ne deviendrait rentable que pour les toxicomanes, à la condition que la politique d’échange de seringues soit développée.

N.B  : Cette étude n'a pas pris en compte le coût des traitements des accidents consécutifs à la vaccination.

Par ailleurs, une étude néerlandaise a montré que la demi-vie des anticorps (c'est-à-dire le temps au bout duquel le taux a diminué de moitié) est de 5 mois en moyenne et que le taux tombe en dessous du niveau présumé protecteur (10 UI/I) après 4 ans et demi. De ce fait, la protection aura disparu à l'adolescence. Plus récemment (2004), plusieurs publications ont confirmé que les anticorps disparaissent après 5 à 15 ans chez la plupart des enfants vaccinés contre l'hépatite B à la naissance et que 20 à 35 % d'entre eux répondent mal à une dose de rappel 16 a et 162b. Ainsi, les nourrissons vaccinés à l'âge de 6 mois seront protégés jusqu'à l'âge de 5 ans en moyenne, période au cours de laquelle, mis à part ceux nés de mère infectée, ils ne courent aucun risque d'être infectés par le virus. C'est donc faire prendre inutilement le risque d'une complication, ne serait-ce que chez ceux dont le système immunitaire est déficient.

C'est aussi une dépense inutile de santé publique. Indépendamment de l’efficacité réelle ou supposée de la vaccination, vacciner les nouveau-nés se révèle une ineptie dont l’intérêt mercantile n’échappera à personne. Seule la vaccination des adolescents pouvait à la limite éventuellement se justifier.

 

De la culture du mensonge : la publicité mensongère

La propagande éhontée en faveur de la vaccination contre l’hépatite B, qui dépasse de très loin les arguments publicitaires utilisés pour vendre du Coca-Cola, a ainsi commencé dès le mois de juillet 1994 sous l’impulsion de Philippe Douste-Blazy, le « dynamique » ministre de la Santé du gouvernement Balladur. Il a envoyé une circulaire aux recteurs d’académie pour demander d’inscrire la vaccination des élèves de 6e et de 4e parmi les priorités pour l’année 1994-95, à croire que les enseignants font désormais partie de la filière santé et que leur rôle est de remplir les caisses de l’entreprise SmithKline Beecham — 4 milliards de francs de chiffre d’affaires pour la seule année 1994 —, en vidant celles de la Sécurité sociale. Quant aux priorités de l’enseignement, bien peu sont traitées avec autant de diligence.

 Pour promouvoir cette vaccination, l’ex-ministre de la Santé n’a pas hésité à avancer les chiffres les plus farfelus, sans aucune base scientifique :

Le 21 avril, il prétend à la télévision que plus de 100.000 nouvelles contaminations surviennent chaque année dans le pays. Il affirme ensuite le 4 septembre 1994 à Libération que « L’hépatite B ce sont 40 000 contaminations par an, touchant principalement les jeunes ».

Ignorait-il alors que les estimations officielles fournies par le réseau Sentinelles qui regroupe 500 médecins généralistes ne repère que 38 cas en 1992, et encore moins en 1994 : 28, dont la moitié chez des toxicomanes, une autre partie chez des personnes vaccinées et d'autres qui pratiquaient la scarification. En extrapolant pour la France on arrive à 8 000 cas/an. 

Par ordre de gravité, faut-il incriminer l’ignorance, l’incompétence ou le mensonge organisé ?

Selon le Professeur Jean-François GIRARD, Directeur Général de la Santé : « On assiste à une légère augmentation de l'endémie de l'hépatite B en France... Cette maladie représente un problème majeur de santé publique ».

N.B  : C’est en totale contradiction avec les données

du Réseau La Courty, le Pr. Sepetjan déclarant : " on constate une régression très claire des cas d'hépatite B depuis quinze ans " (Que Choisir - Janvier 1996).

et du Réseau Sentinelles, dont le responsable, le Docteur Antoine Flahault, indique que « les données ne sont pas en faveur d'une augmentation actuelle de l'incidence des hépatites aiguës de type B en population générale. » (Que Choisir - Janvier 1996).

 

 Ignorance, incompétence ou mensonge organisé et complicité de la part du directeur de la santé

Le Pr. Jacques Drucker, directeur du Réseau national de santé publique, prétendait, en 1997, qu’il y avait 3 000 décès par an à cause de l’hépatite B. Interviewé dans l’émission Nimbus, sur France 3, toujours le 24 mars 1998, il affirmait alors qu’il y en avait environ 1 000. Lorsque la journaliste lui fit remarquer que le chiffre fourni l’année précédente était trois fois supérieur, il coupa court en corrigeant ses chiffres : “ 1 000 à 3 000 décès par an ”.

Bel exemple de précision chez un responsable de la santé publique !

Faut-il incriminer à nouveau l’ignorance, l’incompétence ou le mensonge organisé ?

Interrogé à son tour, Antoine Flahault, de l’Inserm, maître de conférence à Paris VI, affirma pour sa part, sur des bases apparemment beaucoup plus sérieuses, qu’il y en avait entre 630 et 1 000 au maximum. Qui doit-on croire ? M. Douste-Blazy nous a donné au sujet des cas d’hépatites B en France un chiffre cinq fois supérieur à celui fourni par le Réseau de la Santé publique, et le Pr. Drucker, Directeur de ce même Réseau, a avancé un chiffre de trois à cinq fois supérieur à celui de l’Inserm ! Comment le citoyen peut-il s’y retrouver ?

Un dépliant distribué par le laboratoire SKB n'hésitait pas à écrire « L’hépatite B tue plus de personnes en un jour que le sida en un an  » !

Ce qui voudrait dire a contrario que le sida tue moins en un an que l’hépatite B en un jour.

Il s’agit d’un délit de publicité mensongère considérable d’un fabricant qui a été condamné à plusieurs reprises aux Etats-Unis pour publicité mensongère

Le Dr Christian Spitz, pédiatre alors très médiatique à Fun Radio, et dont une opération de promotion de la vaccination a été financée par SKB, écrit que « quatre milliards d'individus sont atteints par ce virus dans le monde », dont 100.000 en France.

Nouvelle publicité mensongère avec manipulation des chiffres

Afin de motiver la vaccination, les publicités de Pasteur-Mérieux et de SKB insistent sur un risque de transmission par la salive (où le virus est 1.000 fois moins concentré que dans le sang et les sécrétions sexuelles or les seules études sur la présence du virus dans la salive ne concernent que des familles haïtiennes, zambiennes ou indiennes très pauvres vivant dans une mauvaise hygiène.

 

 Nouvelle publicité mensongère pour stimuler la peur.

La vaccination des personnes âgées a été préconisée alors le risque de transmission dans cette tranche de la population est quasi nul.

Selon le Comité de prévention des hépatites virales (CPHV), créé par SmithKline Beecham, la stratégie de vaccination précoce des nourrissons de moins d'un an et des préadolescents a pour but de protéger ultérieurement les individus d'une infection tardive.

Les fabricants, comme les ministres qui ont tenu le même discours, voudraient-ils nous faire croire que la majorité des adolescents se droguera et/ou aura des rapports essentiellement par voie rectale ?

Quid du taux d’anticorps qui baissent au bout de 5 ans

La campagne de vaccination en direction des élèves de sixième s'est appuyée sur la confusion entre vaccinations obligatoires et vaccinations conseillées. La plupart des parents pensaient qu'il s'agissait d'un nouveau vaccin légal et obligatoire. De nombreux médecins disaient que le vaccin était ou allait être obligatoire.

 

Première alerte :

En 1994, l'équipe du Professeur LYON-CAEN, neurologue à l'hôpital Pitié Salpêtrière à Paris, rapporte 25 cas de scléroses en plaques ou d'atteintes démyélinisantes du système nerveux central, apparues toutes dans les deux mois suivant une injection vaccinale chez de jeunes adultes.

L’Agence du Médicament a dès lors été contactée à ce propos et une première réunion de la Commission nationale de Pharmacovigilance a eu lieu le 15 décembre 1994, soit donc au tout début de la période de vaccination massive des collégiens des classes de 6ème qui venait d’être mise en place par le Ministère de la Santé. Le compte-rendu de la réunion traduit bien le malaise de nos experts qui ne veulent pas affoler les médecins : « L'enquête reste ouverte pour apprécier si l'alerte relevée en matière d'effets neurologiques se confirme et se retrouve chez d'autres types de personnes, en particulier chez les jeunes, étant donné la campagne actuelle de vaccination dans cette population. »

Le 23 mars 1995, la direction générale de la Santé a envoyé une circulaire pour les personnels de santé des hôpitaux rappelant l'obligation de vacciner le personnel soignant tout en les alertant des précautions décidées en décembre 1994.

Ce n’est qu’une année plus tard – et plus de 7 mois après les hôpitaux - que le Pr. ALEXANDRE, directeur de l’évaluation de l’Agence, s’est décidé à adresser à tous les médecins français, un courrier officiel en date du 2 novembre 1995. Il était alors simplement mentionné une « nouvelle précaution d’emploi chez les patients ayant des antécédents de sclérose en plaques », laissant sous-entendre que ce vaccin, comme « toute stimulation immunitaire », pouvait déclencher une poussée de démyélinisation. Ce courrier signalait également que cette « précaution d’emploi » allait être indiquée sur la notice du dictionnaire VIDAL des deux vaccins alors commercialisés en France (Engérix B et GenHévac B).

N.B : Pourquoi ce décalage de plus de 7 mois dans la transmission de l’information aux généralistes tandis que les millions de publicité continuent d’occulter ces risques de démyélinisation ?

N.B : le Genhevac B de PasteurMérieux a obtenu un sursis d'un an dans la modification de ses notices. Pour quelle raison ?

N.B  : Alors que la campagne publicitaire en faveur du vaccin contre l'hépatite B insistait sur « l'innocuité et la parfaite tolérance de ces vaccins », des maladies auto-immunes (sclérose en plaques, Guillain-Barré et autres myélite aiguës, diabète insulinodépendant, maladie lupique, lichen, érythème noueux, polyarthrite etc.) ont été diagnostiquées chez des personnes récemment vaccinées avant même que ne commence cette campagne. Ces observations ont été publiées dans la presse scientifique et médicale.

N.B : les firmes pharmaceutiques ont signalé, dès le début des années 1990, dans les documents de sécurité du vaccin, des accidents neurologiques. Le dossier de pharmacovigilance de l'Engerix B sur plusieurs années contient une liasse complète des accidents survenus dans le monde. Non seulement les effets neurologiques étaient connus mais les signataires recommandaient une précaution d'emploi similaire à celle qui sera envoyée aux médecins français quatre ans plus tard !

 

 - N’étaient-ils connus que des seules firmes pharmaceutiques ?

 - Ont-ils au contraire été réellement transmis aux autorités françaises qui les ont négligés ?

 

N.B  : Un comité de surveillance sur les effets secondaires de la vaccination de l'hépatite B – créé par les CDC, la FDA et le laboratoire Merck Sharp and Dohme – a recensé entre juin 1982 et mai 1989, sur 850 000 vaccinés, 41 cas recensés d'effets secondaires neurologiques, dont 9 cas de syndrome de Guillain-Barré et 4 cas de myélite.

 

 Les autorités françaises en ont-elles pris connaissance ?

N.B  : Un cas rapporté de myélite aiguë après vaccination contre l'hépatite B dans Presse Médicale 22 (40) 18 décembre 1993 :

En avril 1995, le mensuel scientifique La Recherche publie un court article, « Est-il risqué de se faire vacciner contre l'hépatite B ? » Il révèle les travaux du professeur Lyon-Caen ainsi que l'état des recherches dans ce domaine : « Ce n'est pas la première fois qu'un vaccin semble associé à des maladies neurologiques mais on peut légitimement s'interroger sur l'existence d'un risque propre à ce vaccin. »

En novembre 1995, alors que Pasteur-Mérieux, associé à Merck, vaccine dans les écoles avec les vaccins Genhevac B et HB Vax 10 ( ce dernier, non commercialisé dans les pharmacies, a été utilisé en raison d’une rupture de stock de Genhevac !) , on constate que celui-ci cause dix fois plus d'accidents sanitaires que le premier. En quelques jours, l’Agence du Médicament a reçu des rapports alarmants d'une dizaine d'infirmeries signalant un nombre élevé d'enfants vaccinés avec le HB Vax 10 qui se plaignent de nausées et de fatigues, voire de vomissements et de pertes de connaissance. 175 000 enfants auront essuyé les plâtres et servi de cobayes. Les lots restants d'HB Vax 10 seront rappelés.

Début de 1996, un appel, signé par 500 médecins (dont 3 professeurs d'université et une quarantaine de pédiatres) est transmis aux pouvoirs publics pour « manifester interrogation et inquiétude devant les conditions de déroulement et de mise en place des campagnes de vaccination contre l'hépatite B qui se succèdent en France depuis 1994 et devant les conséquences de ces vaccins, en particulier du déclenchement d'affections neurologiques ».

Ces médecins demandent un « moratoire de ces campagnes, en particulier de celles concernant les nourrissons » ainsi que des « travaux, en particulier épidémiologiques [...] menés de manière contradictoire et par des chercheurs totalement indépendants des équipes ayant mis au point le vaccin contre l'hépatite B ».

Interrogé le 29 avril 1996 sur les effets neurologiques survenant après une vaccination contre l'hépatite B, le Professeur AUTRET du Centre Hospitalier Universitaire de TOURS est très clair :

« Il existe une relation temporelle suffisante pour relier la survenue de l'atteinte démyélinisante à l’administration de vaccins ».

Le 12 décembre 1996, un communiqué de presse de la Direction Générale de la Santé nous apprend que la SEP et les affections démyélinisantes post-vaccinales ne seraient pas plus fréquentes après une vaccination anti-hépatite B que dans la population générale du même âge, alors que les média commençaient à mettre en lumière les soupçons sur ce vaccin.

N.B : Il n’y a donc pas « un lien de causalité entre la vaccination contre l’hépatite B et la sclérose en plaques », les programmes de vaccination sont maintenus.

N.B : Cette décision s’est faite sur la base de « l’enquête de pharmacovigilance », étude totalement opaque et non publiée : personne ne connaît les documents qui ne sont pas publics, ni les noms des auteurs et en particulier les titres et fonction de ces personnes. D’autre part, curieusement ce communiqué du Ministère du Travail et des Affaires Sociales qui engage donc le gouvernement est distribué aux médecins par… Pasteur-Mérieux-MSD, qui en profite pour promouvoir ses produits.

Le 13 mai 1997, le SNICS, principal syndicat d'infirmières scolaires, envoie une lettre angoissée à François Bayrou, Ministre de l’éducation : « Un grand nombre d'infirmières s'interrogent sur le bien-fondé de cette vaste campagne de vaccination, d'autant qu'elle constitue une première en matière de primo-immunisation de masse et par conséquent sans recul. Cela ne permet donc pas de procéder à une évaluation ni des risques encourus par la vaccination ni de la couverture apportée par le protocole vaccinal utilisé. (...) Des avis très différents, exprimés par des personnalités médicales, nous conduisent à vous demander de porter une très grande vigilance sur tous les problèmes évoqués, voire de rompre la convention [avec PasteurMérieux-MSD]. »

La lettre conclut par cette déclaration stupéfiante :

« Nous ne voudrions surtout pas cautionner un scandale tel que celui du sang contaminé ou encore celui des hormones de croissance qui pourrait survenir dans les années à venir. »

Brigitte Le Chevert, secrétaire du SNICS, ne mâche pas ses mots :

« On vole aux gens le droit d'être informé sur leur santé sous prétexte de ne pas les affoler. Or, dans le code de santé publique, il est dit que l'on se doit d'informer. Aucune information officielle, nos seules sources d'information étaient les journaux ou la télévision. On accepte mal de devoir vacciner les enfants sans être informés. Dans cette affaire on a autant déresponsabilisé les professionnels que les parents. »

En janvier 1997, Sciences et avenir nous éclaire sur la stratégie commerciale particulièrement efficace des laboratoires pharmaceutiques sous la plume d'Alain Aufrère, responsable de la communication des laboratoires SmithKline Beecham :

« Dès 1988, nous avons commencé à sensibiliser les experts de l'OMS à la question de l'hépatite B.

De 1988 à 1991, nous avons financé des études épidémiologiques sur le sujet pour créer un consensus scientifique sur le fait que cette hépatite était un problème majeur de santé publique.

Avec succès puisque, en 1991, l'OMS a émis de nouvelles recommandations en matière de vaccination contre l'hépatite B.

En France, nous avons eu la chance de tomber sur Philippe Douste-Blazy, un ministre de la Santé dynamique. Nous sommes allés le voir et il a compris du premier coup qu'il y avait un problème de santé publique.

Cela n'a pas été le cas avec l'Allemagne et la Grande-Bretagne. L'hépatite B, les britanniques n'en démordent pas : ils disent ne pas connaître...

Ailleurs, comme au Benelux, il s'agit d'abord d'une question de manque d'argent. Une campagne de vaccination de cette taille coûte une fortune.

Et puis il faut trouver le ministre qui amorcera le mouvement. En 1994, en France, nous avons décroché le marché de la vaccination en milieu scolaire.

Quand un enfant se fait vacciner en sixième, sa mère pense à faire vacciner ses autres enfants par son médecin traitant, et puis elle se dit : pourquoi pas moi et mon mari ? »

Dans un communiqué de juin 1997, l'OMS, qui ne cache pas ses projets de se servir des campagnes françaises et italiennes pour mener des actions dans 85 autres pays, s'inquiète et dénonce la "rumeur" française qui remet en cause sa stratégie.

Nouvelle alerte

L'année 1998 est marquée par la publication, tant dans la presse grand public que spécialisée, de nombreux articles relatifs aux accidents consécutifs à la vaccination antihépatite B. Les autorités de santé n'ont pu continuer à jouer l’inertie, d'autant que les protestations commencent à se manifester dans d'autres pays comme les États-Unis.

Dans un communiqué du 9 juillet 1998, le Comité technique des vaccinations et le Conseil supérieur d'hygiène publique ont proposé de ne plus recommander les rappels systématiques au-delà des trois injections initiales (164). En octobre 1998, les résultats de deux enquêtes récentes ont conduit le ministre de la Santé à suspendre la vaccination des enfants au niveau des collèges, le risque de complication neurologique consécutif à la vaccination ne pouvant être exclu.

Dans le communiqué qui annonce cette suspension, les chiffres sont nettement à la baisse ! « On peut considérer qu'il y aurait chaque année entre 200 et 500 hépatites chroniques, conduisant à terme à environ 50 à 120 cirrhoses et cancers. » Nous sommes loin des 3 500 morts annoncés au début de 1998, mais sans doute encore au-dessus de la réalité.

Néanmoins, la vaccination des nourrissons est maintenue en raison, dit le communiqué, de l'absence de notification d'atteinte démyélinisante du système nerveux central chez les enfants de moins de 5 ans, tout en précisant que les deux études ayant conduit à la suspension de la vaccination chez les adolescents « ont été effectuées chez l'adulte [et] ne donnent donc en elles-mêmes aucune information pour le nourrisson et le préadolescent » !!

N.B : Le comité technique des vaccinations aveuglé par la défense du dogme « le vaccin est bon », commet au minimum un mensonge par ignorance à moins que ce ne soit délibéré.

Dans une note de l'Agence du médicament au ministère de la Santé, rapportée par Le Monde du 17 avril 1998, il était fait état notamment des scléroses en plaques, myélites et névrites optiques observées à des âges compris entre 15 mois et 63 ans.

Les données de l'AFSSAPS en date du 31 décembre 2004 indiquent que pour 10 millions de vaccinés de moins de 15 ans, il a été enregistré 35 SEP (sclérose en plaques) (le plus jeune : 25 mois), 13 syndromes de Guillain-Barré (le plus jeune : 18 mois), 1 leucoencéphalite (6 mois). Et ce n'est qu'un recueil passif de données avec par conséquent une sous-notification très importante de plus de 90%.

Le communiqué évoqué ci-dessus se termine en annonçant qu' « il sera instauré un recueil des cas d'hépatite B, d'hépatocarcinome ainsi que de sclérose en plaques ». Si l’hépatite B est une maladie aussi redoutable qu'on nous le dit depuis plus de quinze ans, pourquoi n'était-elle pas à déclaration obligatoire avant 1999 au même titre que des maladies devenues très rares (diphtérie, typhus, choléra, paludisme autochtone ... ). Si la déclaration de l'infection par le virus de l'hépatite B est maintenant obligatoire, celles de la sclérose en plaques ou des maladies auto-immunes (dont certaines sont observées après vaccination contre l'hépatite B) ne le sont pas. Dans ces conditions, comment établir des données fiables sur les conséquences de cette vaccination ?

Dans le compte rendu de la conférence de 2003, postérieur de 15 ans au communiqué du Comité technique des vaccinations, on peut lire :

« On ne dispose d'aucune mesure précise du nombre d'hospitalisations et de décès attribuables à l'hépatite B en France. »

À cette même conférence, un représentant de l'OMS avoua son mépris de l’épidémiologie : « La surveillance et les rapports de séries de cas peuvent aussi pointer le doigt vers des associations fallacieuses et générer de fausses hypothèses, qui peuvent engendrer un surcroît de travail inutile et gaspiller des ressources humaines et financières qui pourraient être mieux utilisées pour traiter des questions plus importantes »

J. Poirriez a pourtant appelé à la prudence dans La Presse médicale en 1999. Avant toute reprise d'une vaccination de masse contre l'hépatite B, il préconise de mener une réflexion approfondie sur le vaccin : nécessité ou non d'un adjuvant, dose utile d'antigène HBs (2,5 µg suffiraient semble-t-il au lieu des 20 µg actuels), étude du mimétisme moléculaire. S'appuyant sur une publication" ? qui relate 11 cas de polyarthrite rhumatoïde après vaccin antihépatite B dont 9 étaient du groupe HLA DRbeta 1 (DR4) habituellement associé à cette maladie, il rappelle la nécessité de tenir compte du système HLA.

Les responsables des deux laboratoires pharmaceutiques SmithKline Beecham et Pasteur Mérieux MSD, fabricants du vaccin, ont été mis en examen le 31 Janvier 2008 par la juge Bertella Geffroy pour « tromperie aggravée » sur un produit ayant eu pour conséquence « de le rendre dangereux pour la santé de l’homme ».

Pendant qu’on s’inquiète toujours des effets du vaccin chez l’adulte, le ministère de la Santé s’inquiète lui de la couverture vaccinale des enfants français, qui peine aujourd’hui à atteindre les 30%. Un taux parmi les plus bas d’Europe (huit pays n’ont cependant pas inscrit la vaccination contre l’hépatite B dans leur calendrier vaccinal). Une nouvelle campagne a été lancée le 24 février 2009 avec l’espoir de mettre en place la vaccination systématique des personnes à risques (notamment toxicomanes, personnes ayant des relations sexuelles avec des partenaires multiples), des nourrissons, et des adolescents n’ayant pas été vaccinés antérieurement.

Nos autorités ont reçu depuis 2004 un joli coup de pouce de la part d’AventisPasteur. En découvrant que le fabricant n’est pas capable de respecter les conditions d’approvisionnement inhérentes à la vaccination obligatoire DTP, l’Afssaps invente une nouvelle indication : pénurie, tout en laissant le Conseil supérieur d’hygiène publique accréditer que le Pentavax serait une bonne alternative.

Les parents respectueux de l’obligation vaccinale DTP font ainsi injecter – sans en être informés - à leur enfant le vaccin hépatite B ainsi que le Prévenar avec le DTP. La couverture vaccinale contre l’hépatite B n’en sera que meilleure tout comme le bénéfice du laboratoires avec les trois doses à 2, 3, et 4 mois, puis les rappels à 16-18 mois, 6 ans, 11-13 ans puis 16-18 ans.

Juteuse pénurie : 7 vaccins hépatite B au lieu des 4 recommandées jusque-là !

N.B : Quand la FDA découvre que pour éviter une pénurie de l’antibiotique Céfactor aux Etats-Unis Aventis n’a pas respecté les conditions d’AMM, le fabricant plaide coupable et se voit condamner à une amende de 33 millions de dollars (Scrip n° 2690) !

En 2012, dans son rapport rendu publique le 13 mars, le groupe de députés de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, présidé par le Pr. Jardé, chirurgien orthopédique, à souhaité instaurer un moratoire sur la présence d’aluminium dans les vaccins comme adjuvant au nom du principe de précaution. La suspension de l’aluminium n’interviendra cependant que lorsqu’un nouvel adjuvant – efficace et non toxique – pourra le remplacer, c’est-à-dire dans plusieurs années, permettant à des milliers de personnes d’être gravement intoxiqués en toute connaissance de cause !

« Le groupe d'études présidé par Olivier Jardé s'est déclaré ébranlé par la démonstration que l'alumine ne reste pas dans le muscle, au point d'injection du vaccin, mais peut migrer au niveau cérébral ».

Il aura donc fallu 80 ans pour découvrir cela pour la simple raison que les laboratoires affirment produire et vendre des vaccins parfaitement sûrs, sans réaliser d’études pharmacocinétiques permettant de suivre le devenir dans l’organisme du vaccin et de ses composants, notamment aluminium neurotoxique et cancérigène ou encore formaldéhyde cancérigène.

Ne s’agirait-il pas de tromperie aggravée de la part des laboratoires comme de nos institutions ?

Pourquoi nos députés-législateurs ont-ils attendu 12 ans pour appliquer le principe de précaution alors que dès 1999, le Comité Consultatif pour la Sécurité des vaccins de l’OMS avait  « conclu à un lien de causalité très probable entre l’administration d’un vaccin contenant de l’hydroxyde d’aluminium et la présence de la lésion histologique caractérisant la MFM » décrite par le Pr. GHÉRARDI ?

N'aurait-il pas été nécessaire de prendre toutes ces précautions avant de se lancer tête baissée dans des campagnes massives de vaccination ?

Ainsi, comme le dit le Dr Marc Girard, « un essai de bilan chiffré aboutit à considérer que pour un espoir théorique de quelques centaines de complications évitées tout au plus, les responsables n’ont pas hésité à envisager comme risque acceptable des milliers de victimes iatrogènes dans une population parfaitement saine, quasiment pas exposée au risque d’hépatite, dont un bon nombre d’enfants et de nourrissons ; qui plus est, les données désormais disponibles attestent l’échec de ce pari dramatique : pour un bénéfice proche de zéro, il est probable que les victimes françaises se dénombrent aujourd’hui par dizaines de milliers.  »

 

Dr Marc VERCOUTERE. Tél : 06 61 55 34 73. Mail : cri-vie@neuf.

 

Bibliographie :

Je tiens à remercier tous ceux qui ont participé à la manifestation de la vérité. Ce document en est largement inspiré :

  • Dr Marc Girard, expert en pharmacovigilance
  • Pr. Michel Georget : Vaccinations. Les vérités indésirables. Editions Dangles
  • Dr Le Houezec de l’association Revahb
  • Eric Giacometti auteur de « La santé en otage »
  • Sylvie Simon, avec laquelle nous avons écrit : « Vaccin hépatite B, les coulisses d’un scandale », Editions Résurgence

 


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11 réactions à cet article    


  • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 30 novembre 2012 15:41

    Waow ! Merci et bravo pour ce morceau de bravoure citoyenne !

    ça c’est de la belle information comme en manque cruellement dans quasiment tous les domaines où la santé est en jeu.

    L’application du principe (constitutionnel) de précaution voudrait que l’on prenne la sage précaution de se passer d’hommes politiques.

    Ils sont le maillon faible du combat des peuples contre les lobbies.

    Nous devons reprendre en main notre santé et donc... le pouvoir !

    En attendant, commençons par nous informer. Il n’y a pas de meilleure motivation pour la révolution smiley


    • Ruut Ruut 30 novembre 2012 16:57

      Si seulement les JT pouvaient donner de l’information aussi précise et propre que vous.


      • Romain Desbois 1er décembre 2012 08:14

        bah non il sont Daniel faipaschier , un médecin raté qui n’est là que pour défendre la ligne officielle (on l’a encore vu sévir lors de la grippe porcine/A).


      • Corinne Colas Corinne Colas 30 novembre 2012 18:33
        Un témoignage parmi tant d’autres :

        Enfant très fatigué, se plaignant de nausées, de douleurs effroyables au ventre et aucun diagnostic. Au final, hospitalisé pour ablation de l’appendice (si cela ne fait pas de bien...cela ne peut pas faire de mal). Que révèle la prise de sang ? Effondrement immunitaire complet ! Plus question d’opération, branle-bas de combat, valse des médecins inquiets pour interrogatoires successifs afin de suivre une piste. Le sida est même évoqué car personne ne comprend son état (c’était en 1995)... Tout se révélera négatif mais cet enfant restera presque un mois à l’hôpital le temps de se remettre tout seul de « l’inconnu ». Aucun diagnostic !

        Ce n’est que des années plus tard en lisant quelques témoignages relatifs à l’imposture de la vaccination contre l’hépatite B que j’ai fait le lien avec la dernière injection reçue avant le début des symptômes qui ont conduit à l’hospitalisation.

        Démontrer un lien entre un vaccin et ses effets indésirables semble une démarche presque impossible... A l’époque, les médecins n’ont pas posé de question là-dessus malgré leurs investigations poussées. Moi-même, je n’y ai pas pensé. Actuellement, les réactions seraient à peu près identiques. Comment s’étonner du manque de signalements ?

        Pour la petite histoire, lorsque des années après, il a bien fallu passer par le centre de vaccinations pour l’étranger, le médecin très attentif ne l’a pas vacciné contre l’hépatite A. Pourtant il partait pour descendre un bras de l’Amazone sur un radeau. 
        Deux poids, deux mesures !

        Donc si officiellement tout va bien, officieusement l’on sait que les effets indésirables voire dangereux pour une partie de la population, sont bien réels. 

        Je connais depuis une infirmière (les premières à servir de cobayes) devenue hémiplégique après cette vaccination.... Qu’on ne lui parle plus de vaccin obligatoire ou non !

        De toute manière, quant à jouer à pile ou face... il appartient à chacun de prendre sa décision en toute connaissance de cause.

        Vous évoquez « l’absence de notification d’atteinte démyélinisante du système nerveux central chez les enfants de moins de 5 ans ». C’est un sujet qui mériterait des recherches plus approfondies. 

        Quand commence la maladie ? Où finit le trouble (douleurs diffuses, rétractions musculaires...). Et concernant les troubles des apprentissages, on connaît l’importance d’une atteinte de la myéline, cela même si celle-ci n’est pas « visible ». Certains syndromes qui signent un dysfonctionnement de l’hémisphère droit plus sensible à une telle atteinte, n’ont jamais été mis en relation avec la vaccination par exemple. Vous parlez ici spécifiquement du vaccin de l’hépatite B mais le problème est plus général. Vous citez d’ailleurs l’ aluminium neurotoxique, le formaldéhyde cancérigène. On peut évoquer le thiomersal (ou thimoséral) pas nécessairement dans un vaccin.


        Ex donc dans l’injection anti-D longtemps faite après l’accouchement, désormais un protocole pendant la grossesse et cela jusqu’à trois fois parfois. C’est dans cette population de femmes rhésus négatif enceintes ayant reçu plus d’une injection que l’on a constaté un taux significatif d’enfants avec des troubles apparentés ou présentant du moins, quelques signes similaires à l’autisme. Cela a vite été étouffé.


        « Les chercheurs ont constaté que les enfants présentant un trouble du spectre autistique étaient deux fois plus susceptibles d’avoir une mère rhésus négatif que les enfants du groupe témoin. Chaque mère rhésus négatif d’enfant autiste avait reçu au moins une dose d’immunoglobuline contenant du thimoséral au cours de sa grossesse. Les chercheurs estiment que ces constatations »fournissent un éclairage sur la possible incidence de l’exposition anténatale au mercure chez certains enfants présentant un trouble du spectre autistique« .

        Geier et Geier notent que leurs résultats sont cohérents avec ceux d’Amy Holmes et al., qui avaient révélé une plus forte occurrence de rhésus négatif chez les mères d’enfants autistes – 46% contre 9%. Cette étude de Holmes et al. réalisée en 2003 avait également révélé que les mères d’enfants autistes avaient reçu pendant leur grossesse un plus grand nombre d’injections que celles des enfants témoins.

        Geier et Geier rappellent qu’à la fin des années 80 et au début des années 90, les médecins ont commencé à prescrire systématiquement des immunoglobulines à toutes les mères rhésus négatif – ce qui marquait un tournant par rapport aux pratiques précédentes qui consistaient jusque là à ne les pratiquer qu’après la naissance ou en cas de contact entre le sang de la mère et celui du fœtus (par exemple lors d’un traumatisme abdominal). Ce changement, notent-ils, coïncide avec »l’augmentation massive des troubles neurodéveloppementaux aux Etats-Unis« .

        Après avoir analysé cette étude de Geier et Geier, CoMeD a formulé la conclusion suivante : »Cette nouvelle étude démontre que l’injection d’immunoglobulines Rh contenant du thimoséral pendant la grossesse augmentait de manière significative les risques d’autisme… et réfute la précédente étude [de Miles et al.] financée par Johnson & Johnson« , laboratoire fabriquant des immunoglobulines Rh(anti-D). »


        Ce petit pourcentage d’enfants nés de 1989 jusqu’en 2000 à peu près, sont passés par pertes et profits. Ils ont grandi...Le thiomersal a été supprimé de beaucoup de produits y compris en France.

        Suivre le devenir de tous les enfants nés à cette époque d’une mère rhésus négatif ayant subi ce nouveau protocole était très facile mais circulez, il n’y a rien à voir !

        D’autre part, l’administration d’immunoglobuline anti-D n’étant pas anodine (surtout à cette période), les feuillets présentant les n° de lots sont à conserver soigneusement pour garantir leur traçabilité. Pour ces années là, vous pouvez toujours téléphoner au distributeur dont les coordonnées sont obligatoires, il n’existe plus ! Si vous remontez plus haut, c’est encore plus opaque...

        Bien des pistes sont donc encore à explorer...



        • Romain Desbois 1er décembre 2012 08:21

          Je me souviens avoir pesté auprès de mon médecin SNCF au centre médical professionnel (les cheminots ont eu l’obligation de se faire vacciner à l’engerix).

          Il trainait partout des tracts du labo qui fournissait le vaccin où il était écrit qu’en France, l’hépatite B faisait plus de victimes que le SIDA !!!!!

          Bravo et merci à l’auteur , vous faites honneur à votre profession.

          Dans le même genre de scandale, sur les origines du VIH, je vous recommande de lire le livre de Edward Hooper THE RIVER (hélas en Anglais).

          J’avais lu les « bonnes feuilles dans la presse » et malheureusement je ne l’ai pas trouvé en version française.


          • Romain Desbois 1er décembre 2012 08:37

            Et comme toujours ce sont d’abord les animaux que l’on a sacrifié pour faire ce genre de connerie.

            Ce scientisme est digne des médecins de Molière.

            Des chercheurs le dénoncent :

            ICI : http://animal-tv.org/html/english/movie_good_bad_science_French.html

            et

            LA : http://antidote-europe.org/

            Leur page agoravox :http://www.agoravox.fr/auteur/antidote-europe


            • Corinne Colas Corinne Colas 1er décembre 2012 11:58

              Oups, j’avais oublié de citer cette phrase : « La suspension de l’aluminium n’interviendra cependant que lorsqu’un nouvel adjuvant – efficace et non toxique »


              Sans alu... cela a bien existé par le passé :


              Bonne continuation... (la fronde des pédiatres a permis l’abandon du BCG, nous attendons avec impatience celle assez importante des médecins courageux comme vous qui réglera la question de l’obligation de vacciner) 
               

              • le VACCIN C ETAIT CELUI DE PASTEUR/MERIEUX DE LYON


                • EN 2000 IL Y AVAIT 500 FONCTIONNAIRES DE LA SANTE SURTOUT LE PERSONNEL INFIRMIER( vaccin obligatoire) atteints de polyartrite rhumatoide et d’hépatites
                  suite a la vaccination avec le vaccin de PASTEUR/MERIEUX DE LYON.....

                   EN 2013 COMBIEN DOCTEUR ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,


                    • Hervé Hum Hervé Hum 2 décembre 2012 17:41

                      Merci et bravo pour cet article.

                      La démonstration est sans appel et la conclusion effroyable.

                      Collusion d’intérêts entre groupes pharmaceutiques et corruption à tous les niveaux.

                      Mais toujours ce constat que le pire est de voir des gens préférant servir leur petit intérêt financier à l’intérêt de leur propre famille et amis car en bout de course c’est ce qu’il faut retenir. Des médecins aux politiciens ils font aussi de leur proches des victimes. C’est insensé, mais cela fonctionne sur la majorité de gens. 

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