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Histoire d’une contamination au HVC (virus de l’hépatite C)

GL est atteint d’une hémophilie sévère de type A, il a 61 ans, cette maladie a nécessité depuis son plus jeune âge des transfusions de produits anticoagulants fabriqués à base de sang humain.

En 2001, GL a été hospitalisé à Bordeaux à l’hôpital haut lévêque pour un double pontage coronarien, a cette occasion, il a reçu plusieurs transfusions de produits sanguins : concentrés globulaires, plasma et fractions coagulantes. Il lui a été recommandé d’effectuer trois mois après les transfusions de ces produits sanguins des analyses biologiques. 

L’hépatite C a été diagnostiquée en août 2001 par la mise en évidence d’anticorps anti-HVC et la détection de l’ARN du virus C.

En 2003, GL a présenté des anomalies sur le plan hépatique notamment une élévation des transaminases. Il commence un traitement en avril 2006, il a été effectué pendant un an avec un bon résultat. Mais, il a perdu dix kilogrammes, il a souffert de dépression, de problèmes gastriques, de problèmes d’humeur.

Il a mis deux ans à remonter la pente et à retrouver une qualité de vie acceptable.

En 2007, il porte plainte contre l’établissement français du sang Aquitaine Limousin. Une expertise est ordonnée par le tribunal administratif de Bordeaux le 5 avril 2009, qui conclue à l’entière responsabilité de l’établissement du sang, qui est dans l’incapacité absolue de prouver l’innocuité des transfusions administrées aux hémophiles. Sachant qu’avant juin 1987 les produits sanguins administrés aux patients hémophiles ne disposaient pas de la technique du traitement par solvant détergent qui permet d’éradiquer le virus des produits stable.

L’expert conclue en juillet 2009 qu’on peut affirmer que GL a été contaminé par des produits sanguins.

En septembre 2009 un mémoire est déposé au prés du tribunal administratif de Bordeaux, par l’avocat défenseur.

En juin 2010 l’ONIAM (office National d’indemnisation des accidents médicaux) se substitut à l’Établissement français du sang. En septembre 20110 nouveaux dépôt d’un mémoire responsif N°2 devant le tribunal administratif. L’ONIAM ne fait que réduire le montant des l’indemnité demandée par les avocats, alors que GL a été réellement contaminé par des produits déficients portant atteinte a sa vie.

Les récents évènements liés au médiator des laboratoires servier prouvent l’irresponsabilité des laboratoires, et du manque de respect des malades.

L’affaire ne s’arrêt pas là, le tribunal administratif s’en mêle aussi, GL à déposé une plainte en juillet 2007, nous sommes en mars 2011, quatre ans se sont écoulés, et il faut deux ans et demi de plus au tribunal pour avoir une audience qui doit statuer sur la contamination, et condamner les responsables.

Nous voulons bien croire que les tribunaux ont beaucoup de dossiers à traiter, et que les budgets sont réduits, s’il y a un secteur ou il ne faut pas réduire les moyens c’est bien le secteur de la justice.

En attendant une réponse de la justice, GL attend.


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