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Accueil du site > Actualités > Santé > HPV et le Nobel, une simple controverse médico-financière ?

HPV et le Nobel, une simple controverse médico-financière ?

Comme vous avez pu le découvrir dans le bas d’un petit article paru récemment sur le site de France Info, une controverse à pris pied suite à l’attribution d’une partie du Prix Nobel de médecine à Harald Zur Hausen pour la découverte du papillomavirus humain (HPV).

Ce virus, sous certaines de ses formes, serait un facteur du cancer du col de l’utérus. Des tests de dépistage ainsi que des vaccins sont proposés, notamment par Sanofi, Merck et Glaxo (Gardasil et Cervarix). Une autre multinationale pharmaceutique, Astra Zeneca, est propriétaire de brevets utilisés et rémunérés dans la fabrication de ces vaccins. Elle a touché 236 millions de dollars de royalties en 2007, de la part de Merck, Sanofi Pasteur MSD, et CSL. Il se trouve que Astra Zeneca est également un sponsor majeur de filiales de la Fondation Nobel.

Cette affaire fut mise en une d’un journal suédois le 8 décembre 2008

Cette controverse se situe à plusieurs niveaux :

Premier niveau : Le possible conflit d’intérêt entre Astrazeneca et la Fondation Nobel

Conflit d’intérêt rendu plus délicat encore par le fait des liens entre Mr Zur Hausen et Astrazeneca. Je ne m’étendrais pas ici sur les liens entre le Nobel, Zur Hausen, les vaccins et Astrazeneca car un excellent billet, en français, existe déjà sur le sujet : daté du 18 décembre 2008. A lire absolument pour bien comprendre les tenants et aboutissants de l’affaire.

Deuxième niveau : Le lien entre le HPV et le cancer du col de l’utérus (CCU).

L’argument est un peu complexe. Un test pour le CCU comprend un test PAP, suivi en cas d’anomalie d’un test HPV. Une note de la FDA donne les informations suivantes :

The test, the HC2 High-Risk HPV DNA Test, manufactured by Digene Corp., of Gaithersburg, Md., can identify 13 of the high-risk types associated with the development of cervical cancer. The HPV DNA test does not test for cancer, but for the HPV viruses that can cause cell changes in the cervix. If left untreated, these changes can eventually lead to cancer in some women.

Dans le même texte, on trouve l’évaluation du risque :

Women who have normal Pap test results and no HPV infection are at very low risk (0.2%) for developing cervical cancer. Women who have an abnormal Pap test and a positive HPV test are at higher risk (6%-7% or greater) of developing cervical cancer if not treated.

Le site Gardasil dit la même chose :

Les Papillomavirus Humains sont la plupart du temps éliminés par l’organisme mais certains d’entre eux peuvent, dans certains cas, provoquer des lésions précancéreuses pouvant évoluer en cancer du col de l’utérus.

Une inconnue de taille est la capacité oncogénique de types HPV autres que ceux couverts par les vaccins actuels, qui prendraient la place des types éliminés par le vaccin.

Pour information, un certain nombre de personnes réfutent la notion d’un lien entre le HPV et le CCU. Le Dr Rasnick, par exemple, a publié en 2001 un article sur le sujet dont la conclusion est :

“Detecting inactive and defective HPV DNA in carcinomas is a fossil record of a prior infection that is irrelevant to carcinogenesis.”

Troisième niveau : l’efficacité du vaccin et les éventuels effets secondaires

Les vaccins (voir par exemple le site Gardasil http://www.gardasil.fr/ ) sont vendus avec l’argumentaire que le HPV (du moins certains types, sur la centaine répertoriée) est la cause du CCU, et donc que la vaccination contre ces types de HPV protège du CCU. La vaccination est même obligatoire dans plusieurs Etats américains, malgré de nombreuses critiques (par exemple Science Daily)

Il ne faut pas oublier que ce vaccin ne s’adresse qu’aux jeunes filles vierges (donc a priori non infectées par le HPV), c’est un traitement purement préventif et non curatif.

Que sait-on vraiment de l’efficacité et des risques associés à ce vaccin ? Pas grand-chose par manque de recul, mais des voix s’élèvent contre les campagnes de vaccination, notamment en Allemagne :

Un article parut dans le Sueddeutsche en Allemand avec une traduction française ici : http://www.rhubarbe.net/files/Sueddeutsche-051007.pdf

Extrait :

Aujourd’hui, six mois après l’introduction sur le marché, la commission permanente et les

autorités de santé font l’objet des plus vives critiques : « L’agrément du vaccin repose sur une

base de connaissances bien maigre, » écrit Wolfgang Becker-Brüser dans Gute Pillen -

Schlechte Pillen, magazine qui renseigne les consommateurs sur les médicaments, en toute

indépendance de l’industrie pharmaceutique.

"Lorsque le Gardasil est arrivé sur le marché, les deux études sur l’efficacité n’avaient même

pas été terminées. » L’autorisation repose sur des données provisoires et d’études antérieures

effectuées en partie avec un prototype du Gardasil.

Les promesses faites autour du vaccin „au coût exorbitant“ ne tiennent pas la route. Certains

craignent même que des jeunes filles sont exposées à un danger indirect en se faisant

vacciner.

 

Un peu plus bas :

Le fabricant Sanofi Pasteur MSD prétend que HPV-16 et -18 sont responsables de 70 % des

tumeurs, mais de tels chiffres proviennent des pays en voie de développement, où l’on

rencontre plus de cancers que dans les pays riches. Aux USA, les infections du HPV 16 et 18

ne touchent que 2,3 % des femmes (Jama, Tome297, page 813, 2007).

Un autre article, du 26 novembre, toujours dans le même journal, présente une pétition de 13 médecins et scientifiques allemands réputés, qui signent un manifeste critiquant la décision des autorités vaccinales de recommander une vaccination massive par Gardasil ou par Cervarix et rappellent les incertitudes et inconnues qui auraient dû inciter à la prudence au lieu d’une implémentation massive. Traduction française : http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2008/12/16/gardasil-et-cervarix-sur-la-sellette-en-allemagne-13-medecin.html

Le New England Journal of Medicine (http://content.nejm.org/cgi/content/full/359/8/861 ) en août 2008 se pose également de sérieuses questions sur l’efficacité de cette vaccination :

By the summer of 2007, there were definitely promising results with regard to the effectiveness of the HPV vaccine in the prevention of precancerous lesions (i.e., CIN 2/3) caused by the HPV-16 and HPV-18 serotypes. However, serious questions regarding the overall effectiveness of the vaccine in the protection against cervical cancer remained to be answered, and more long-term studies were called for before large-scale vaccination programs could be recommended.

Unfortunately, no longer-term results from such studies have been published since then.

L’auteur analyse ensuite le rapport coût/efficience, selon plusieurs hypothèses, de la vaccination par rapport au traitement post-infection. Aucune conclusion ne peut être tirée de ces analyses, par manque d’information et de recul.

En conclusion, si comme moi vous avez de jeunes filles parmi vos enfants, il peut être intéressant de se poser quelques questions et de mettre un bémol aux recommandations vaccinatrices de votre médecin.

=Vincent Verschoore=


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16 réactions à cet article    


  • dix-huit 29 décembre 2008 12:59

    Bonjour,
    le manque de recul sur les effets secondaires est effectivement inquiétant voire même grave.

    Le discours tenu dans les messages d’information est de plus mal fait et peut faire croire que le vaccin protège du cancer du col de l’utérus lui-même ce qui est faux.
    Cela risque de conduire les jeunes filles vaccinées à ne pas avoir de suivi gynécologique régulier (frottis annuel de dépistage du HPV)

    La mise sur le marché un peu "rapide" a une forte odeur de profits pour les labos...

    Mes filles ne sont pas encore concernées mais même dans 4 ou 5 ans je m’interrogerai sérieusement en concertation avec gynéco et généraliste sur le bien-fondé de cette vaccination.

    18


    • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 29 décembre 2008 13:19

      Bonjour,
      Effectivement, un risque important est celui de dire que parce que l’on est vaccinée, plus besoin de faire de dépistage. Hors le frotis régulier reste, et restera, le seul moyen fiable de protection.


    • Bof 29 décembre 2008 15:05

      Oui pour votre article MAIS...mais, il est une expérience réalisée en 2007 par Monsieur le Professeur Montagnier avec son prix Nobel aussi et son équipe, en utilisant des solutions virales filtrées avec un filtre de 20Microns ...et trois semaines après...dans le filtrat qui ne devrait plus rien contenir...ça recommence mais avec des différences et même plus de virulence....

       ALORS, sans tenir compte de la mémoire de l’eau ... sans tenir compte que l’expérimentateur modifie les résultats des expériences comme cela a été déposé en brevet, dont pour la mémoire de l’eau je crois bien....ET BIEN...les résultats de tout ce fatras vont pouvoir continuer au détriment de la Santé Publique à enrichir certaines sociétés semble -t- il puisque rien n’est jamais affirmable.
       Mais pourquoi des êtres qui osent se dire ’rationnels’, ’ scientifiques’ n’acceptent-ils pas les expériences ? et même les rejettent sans même les refaire ou bien les étudier ?

       Il ne faut pas oublier que des homéopathes ont de très très bons résultats avec des produits microbiens et à dose homéopathique . Ils sont médecins, diplômés et leurs semblables avec les mêmes diplômes les rejettent . Il serait peut être temps de reprendre les travaux des homéopathes sur la " cancérisation" qui tient compte de ce qui vient d’ être prouvé ...il y avait donc du vrai contrairement à ce que de nombreux médecins affirmaient en osant même se moquer de leur confrère en public et même devant les tribunaux. Si jamais le cancer passe par l’homéopathie alors que de nombreux tribunaux ont condamné des médecins homéopathes en les rejetant de France...de quoi allons nous avoir l’air ? Or cela a l’air d’en prendre le chemin...si j’ai bien lu les observations de votre article et compris les expériences et surtout leurs résultats sur la mémoire de l’eau. ...ET, ces expériences sont réalisées aux USA....les brevets seront donc...pas pour la France et la tva, l’isf...etc...pas pour la France . Pour les soins et donc notre santé...je ne connais pas les lois internationales mais je crois bien que sans casquer... ????
       
       Au cas où, je me permets :  Luc Montagnier - Lugano - 27 october 2007 | Colombre
       
       Vous comprendrez mieux que mon charabia...


      • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 29 décembre 2008 15:42

        Je pense que la sortie de Montagnier sur la mémoire de l’eau, et par extension l’homéophatie, mériterait son propre article tant il y a des choses à dire à ce sujet. Par contre je ne saisi pas le lien avec le HPV, car un virus n’est pas une molécule. Que l’homéopathie puisse avoir un effet sur le cancer, sans doute. Qu’elle puisse également renforcer les défenses immunitaires à l’encontre d’attaques virales, certainement. Mais le problème ici est que des fabricants de vaccins ont apparemment bidouillé un prix Nobel à leur avantage, pour des raisons purement commerciales, sur le dos de toute une génération de jeunes filles tout juste pubères, et sur le dos également des systèmes de sécurité sociale.


      • Sav 30 décembre 2008 19:18

        Est-ce que vous avez vérifié le carburateur ? Il doit frotter à l’arrière de l’homéopathe. Allez regarder. 


      • foufouille foufouille 29 décembre 2008 15:32

        on peut remercier france 5 et son magazine de la sante
        au debut, le debat etait ouvert............ puis, bizarre, gardasil est genial.........


        • Bof 29 décembre 2008 19:18

          Bonsoir foufouille 								 (IP:xxx.x1.35.194) le 29 décembre 2008 à 15H32. Je n’ai pas la télé mais j’ai lu votre message...relisez le à haute voix....bizarre comme nom ! c’est le vrai nom ? ...alors, mefiez-vous , ils trouveront de la place !...


        • Bof 29 décembre 2008 18:56

          Pour plus de renseignements et renseignements valables, veuillez voir le site.
          Il y est question de virus du sida dans les expériences et quand on filtre les solutions, il n’ y a donc plus de virus et trois semaine après il y a encore trace ! et les traces disparaissent à la chaleur ...or des travaux en homéopathie sont décrits dans des livres et la ressemblance est troublante...il faudrait donc vérifier, peut être en refaisant l’expérience avec l’ HPV ce qu’il en est. Peut être même est -elle déjà faite.

           Si l’expérience donne les mêmes résultats, on pourrait réussir avec des ...des ...disons des dynamisations de dilutions de solutions virales à guérir en modifiant donc la mémoire de l’eau. La recherche est faisable puisque réalisée MAIS....le traitement serait de coût nul....une catastrophe que ce mot de traitement gratuit !...En tout cas, il y a comme une concurrence entre vaccin et cette préparation effectuée comme une médicament homéopathique ....puisque d’un coté comme de l’autre , on ne donne pas le virus à l’état virulent . Ce qu’a trouvé ce Professeur pourrait être l’ explication ...la mémoire de l’eau.....MAIS, il faudrait revenir sur le corps éthérique pour expliquer aux dubitatifs. Existe -t-il vraiment ?
          J’ai lu aussi que des traitements non ou très mal supportés étaient réalisés en allopatie mais avec le médicament préparé à la façon des homéopathes...et le malade continuait avec les deux traitements ensemble. L’avantage il supportait bcp mieux et donc pouvait continuer . Ceci concernait des traitements de la tuberculose je crois bien.

           Pour votre question....regardez les chiffres d’affaire ...une réponse pourrait vous arriver. Le problème des vaccins est largement débattu dans les sites internet et j’ai lu tellement de choses contraire que ...je ne veux plus m’y pencher. Il y a quelqu’un qui ment et depuis longtemps ! mais qui ?
           Un directeur de chez Pasteur avec tous ses diplômes a été remplacé par un autre moins diplômé mais son vaccin bcg ’prenait tandis que le premier était toujours négatif malgré les nombreuses séances de vaccination ....ce fait m’a toujours laissé très très dubitatif.
           Je n’oublie pas que pour le sida, des personnes partagent la vie de personnes qualifiées de contaminantes et qu’elles restent sans maladie ! De même, avec HPV...idem...pas de cancer pour quelques cas....cela pourrait nuire à la quantité de traitement à vendre certainement ...alors, oublions les.


          • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 29 décembre 2008 21:28

            Je me suis aventuré à une critique de la pensée officielle sur le Sida sur mon blog sur Mediapart au mois d’août, qui a déclenché tout un pataquès donc là j’y vais mollo sur ce sujet. Affaire à suivre.


          • Mouimaisnon 30 décembre 2008 18:30

            J’ai lu l’article étant intéressé par le sujet et c’était plutôt intéressant. Seulement, et je l’écris en tout amitié, il y a pas mal d’erreurs d’interprétations scientifiques.

            • Le lien entre le HPV et le cancer du col de l’utérus (CCU) :

            C’ est prouvé et largement prouvé.
            Ce n’est pas une manoeuvre des industriels que certains scientifiques contesteraient.

            Pour référence, un article qui est fréquement cité, donne le chiffre de 99.7% de présence d’HPV dans le cancer du col du l’utérus.

            http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/10451482?ordinalpos=22&itool=EntrezSystem2.PEntrez.Pubmed.Pubmed_ResultsPanel.Pubmed_DefaultReportP anel.Pubmed_RVDocSum
            • Une inconnue de taille est la capacité oncogénique de types HPV autres que ceux couverts par les vaccins actuels, qui prendraient la place des types éliminés par le vaccin.
            Ce n’est pas faux vu qu’il n’y a pas assez d’année de recul sur les vaccins mais ça ne rend pas pour autant le vaccin inutile (note en passant, je ne réponds pas pour défendre le vaccin).

            C’est aussi la raison pour laquelle, dans l’article de new england journal of medecine, est posée la question du coût global.
            Le fait est que le vaccin ne va pas forcément réduire les coûts du dépistage.
            Comme le risque de développer un cancer aux HPV est faible dans les pays développés, où les examens sont fréquents, il y a effectivement une vrai question économique à haute échelle à se poser.
            Maintenant, en france c’est en moyenne 1000 décès par an, même si la "chance" de mourrir d’un cancer du col de l’utérus est très faible, ça parait naturel pour certaines mères et filles de vouloir réduire cette "chance" encore plus avec le vaccin.


            • Pour information, un certain nombre de personnes réfutent la notion d’un lien entre le HPV et le CCU. Le Dr Rasnick, par exemple, a publié en 2001 un article sur le sujet dont la conclusion est : “Detecting inactive and defective HPV DNA in carcinomas is a fossil record of a prior infection that is irrelevant to carcinogenesis.”

            J’ai lu en diagonal ce pdf. Déjà c’est une forme inhabituelle pour un article scientifique. Il y a des références mais pas de nom de journal, un tour sur pubmed ne me donne pas plus d’informations. Si cet article n’a pas été publié, il n’a, par conséquent, pas été "reviewvé" par d’autres scientifiques travaillant sur ce sujet avant validation et est donc à prendre avec précautions.

            D’autre part, après une petite recherche, je suis tombé sur cet article de wikipedia http://en.wikipedia.org/wiki/David_Rasnick dans lequel il est expliqué que ce monsieur n’est pas convaincu de la relation entre le virus du sida et le sida. Donc je dois dire que c’est un scientifique plus que particulier.
            (Quand aux explications données, si elles reposent sur certaines vérités, d’une part elles datent, d’autres part elles oublient beaucoup de choses aussi. La relation entre les HPV et le cancer est plus qu’avérée)


            • Le fabricant Sanofi Pasteur MSD prétend que HPV-16 et -18 sont responsables de 70 % des tumeurs, mais de tels chiffres proviennent des pays en voie de développement, où l’on rencontre plus de cancers que dans les pays riches. Aux USA, les infections du HPV 16 et 18 ne touchent que 2,3 % des femmes (Jama, Tome297, page 813, 2007).
            C’est faux.
            Les HPV -16 et 18 sont bien responsables de 70% des cancers du col de l’utérus.
            Une référence récente par exemple.
            http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18760711?ordinalpos=21&itool=EntrezSystem2.PEntrez.Pubmed.Pubmed_ResultsPanel.Pubmed_DefaultReportP anel.Pubmed_RVDocSum

            Il y a des différences entre les pays développés et non développés, mais la raison en revient au dépistage.
            Ces deux HPV sont les plus fréquemment retrouvés de toute façon.


            Je suis incapable de vous dire si cela est ou non bien fondé de se faire vacciner ; je suis complètement ignorant des relations entre zur hausen, les firmes qui font le vaccin et le prix nobel ; mais je peux vous assurer qu’il n’y a aucune ambiguitée sur la relation de la présence des HPV avec les cancers du col de l’utérus.


            Cela dit en passant, et sans vouloir compliquer les choses, HPV16 est également retrouvé dans un certains nombres de cancers de l’amygdale, donc le vaccin pourrait avoir d’autres effets bénéfiques.



            Après si on voulait entrer dans un débat plus technique, je pourrais effectivement expliquer que la relation directe entre le virus et un cancer invasif n’a pas été clairement établie mais c’est pour cette raison que la recherche existe et que beaucoup de choses sont encore à découvrir.








            • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 30 décembre 2008 18:52

              Bonsoir et merci pour votre contribution.
              Comme vous le dites en bas de votre commentaire, la causalité HPV / cancer n’est pas démontrée, ce qui est démontré c’est la corrélation importante entre ce cancer et la présence du HPV. Mais il existe des cancers du col de l’utérus sans signe de HPV. Corrélation n’est pas causalité.
              J’ai mentionné l’avis du Dr Rasnick pour être complet, je n’ai pas d’avis personnel la-dessus, par contre je connais la position de cette même personne sur le VIH et là je me sens plus à l’aise, mais c’est au autre débat.

              Taux d’infection HPV : J’ai refait une recherche dans le JAMA, je vous renvoie à l’article suivant http://jama.ama-assn.org/cgi/content/full/297/8/813 ou on trouve spécifiquement :
              "HPV-16 was detected in 1.5% (95% CI, 0.9%-2.6%) of females aged 14 to 59 years" et "and HPV-18 in 0.8% (95% CI, 0.4%-1.5%) of female participants".

              Tout dépends des sources, ce qui ne facilite pas les choses.
              L’éfficacité du vaccin à empêcher l’infection des jeunes filles par les HPV 16 et 18 n’est pas mise en cause, en fait c’est la seule certitude sur ce dossier. La question est de connaître l’effet sur le cancer lui-même, le coût par rapport au dépistage, les effets secondaires, et en quoi il ya aurait eu manipulation du Nobel à des fins purement commerciales.



            • Mouimaisnon 30 décembre 2008 20:20
              • Comme vous le dites en bas de votre commentaire, la causalité HPV / cancer n’est pas démontrée
              Non ce n’est pas ce que j’ai dit, mais je l’ai mal formulé. J’ai parlé de la relation entre hpv et cancer invasif, c’est différent de la relation entre hpv et cancer.
              Concrètement le virus possède des oncoprotéines virales, exactement les protéines E6 et E7, qui lui permettent d’immortaliser les cellules et de réengager le cycle des cellules infectées.
              La conséquence c’est une multiplication non régulée des cellules infectées et l’apparition d’une lésion de bas grade. La "théorie" actuelle c’est qu’une lésion de bas grade peut s’aggraver en lésion de haut grade jusqu’à un cancer invasif, honêtement c’est plus compliqué que ça mais tout n’est pas encore expliqué.
              Mais ça ne laisse aucun doute quand au rôle des HPV dans l’apparition de cancer.

              Je dit qu’on ne connait pas la relation exacte entre les hpv et un cancer invasif, mais de nombreux effets des HPV sur des processus qui pourraient y participer ont été mis en évidence.

              Par rapport à l’article du Jama.
              Ok alors on ne parle pas de la même chose.
              Quand on dit 70% d’HPV 16 et 18, c’est 70% dans les cancers du col de l’utérus. L’article de Jama parle de la prévalence du virus dans toute la population, ça n’a rien avoir.

            • Pascal GILBERT Pascal GILBERT 31 décembre 2008 12:15

               Bonjour

              Moimaisnon fait un raccourci pertinent sur le pouvoir carcinogène de certaines souches de HPV.

              Toutefois il ne répond pas aux dernières questions de l’auteur :

              "connaître l’effet sur le cancer lui-même" : on sait pas, l’inconnue est la possibilité théorique que d’autres souches de HPV susceptibles de causer des lésions haut grade, et non bloquées par le vaccin se substituent à celles prédominant actuellement et que l’on revienne à la case départ.

              "le coût par rapport au dépistage" : fastoche, le coût du vaccin est, à ce jour en plus, car il ne dispense pas des frottis de surveillance/dépistage.

              "les effets secondaires" : à ce jour seuls des effets mineurs ont été rapportés.


              Avec ces données purement biomédicales et factuelles on doit pouvoir prendre une décision lorsque l’on est normalement cortiqué.

              "en quoi il ya aurait eu manipulation du Nobel à des fins purement commerciales". Question totalement hors sujet, je dirais volontiers que je m’en moque, que ça me m’étonne pas, que c’est pure calomnie (rayer les mentions inutiles).
              Le seul bémol que j’y mettrai est que simplement faire ce genre d’amalgame, jette un discrédit sur les faits eux-mêmes, parasite la réflexion et est, en dernière analyse néfaste.

              Une référence non citée : Prescrire n°280, février 23007, page 89 et suivantes


            • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 31 décembre 2008 12:56

              Bonjour et merci pour votre contribution.
              Ma phrase "en quoi il y aurait eu manipulation du Nobel à des fins purement commerciales" semble vous gêner, mais c’est le point de départ de cet article, qui nous vient directement de Suède, je vous invite à lire (en anglais) ceci : http://www.sr.se/cgi-bin/international/artikel.asp?artikel=2518436 . Ce n’est certainement pas moi qui ait inventé cette accusation.


            • Pascal GILBERT Pascal GILBERT 31 décembre 2008 13:58

               J’ai dit en quoi cela me gênait : parasiter le choix de vacciner ou pas en introduisant un élément perturbateur inutile.
              Les magouilles et toutes ces sortes de choses c’est, comme dirait Kipling, une autre histoire. Contée autre part eut, sans doute, été mieux.


            • Cantalou 19 janvier 2009 17:25

              De très nombreuses réponses dans le blog de Pharmacritique référencé jusqu’aux Etats-Unis pour ses
              vérités.

              Gardasil et Cervarix : Astra Zeneca et la Fondation Nobel soupçonnées de corruption et conflits d’intérêts dans l’attribution du prix Nobel à Harald zur Hausen : Pharmacritique
              gardasil-tres-critique-a-l-etranger : Pharmacritique
              Gardasil : anaphylaxie (allergie grave) bien plus fréquente qu’avec d’autres vaccins (étude australienne) : Pharmacritique
              Le frottis plus efficace que le Gardasil dont l’efficacité et les risques sont peu connus, estime Claude Béraud : Pharmacritique
              cervarix : Pharmacritique
              Cervarix et Gardasil sont-ils efficaces ? On verra en 2020, grâce à une étude finlandaise. Il est urgent d’attendre : Pharmacritique
              Un médecin australien ose critiquer le Gardasil et se fait rappeler à l’ordre par l’université… financée par la firme qui commercialise le vaccin : Pharmacritique
              gardasil : Pharmacritique
              Gardasil : conflits d’intérêts du Pr Riethmuller, du Dr Prétet et de l’étude EDiTH, LA référence française intangible : Pharmacritique
              Je ne vous mets pas tout........mais il n’y a pas eu que des "effets secondaires mineurs" puisqu’il y a eu morts de fillettes, paralysies, etc.... 
              Cette accusation n’a pas été inventée, puisqu’on la retrouve sur le blog de Pharmacritique, avec références à l’appui.
              Lorsque l’on sait que le Gardasil contient 225 mg d’aluminium, on est en droit de se poser des questions !!

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