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Accueil du site > Actualités > Santé > Hyperactivité et troubles du comportement - traiter le problème à la (...)

Hyperactivité et troubles du comportement - traiter le problème à la source

Agitation motrice, impulsivité et inattention - tels sont habituellement les symptômes de l’hyperactivité. Cependant si votre enfant n’est pas capable de rester assis en silence plus d’un instant où n’est pas concentré, attendez un peu avant de le gaver de médicaments. Essayez d’abord de l’aider à répondre aux questions existentielles qui le tourmentent.

Des recherches récentes indiquent qu’un nombre important d’enfants et d’adolescents souffriront d’un ou de plusieurs troubles psychiatriques à l’une ou à l’autre des étapes de leur vie, certaines publications avancent même des chiffres allant jusqu’à 16% de la population (Pliszka, 1998).

Sur le terrain, il s’avère que les problèmes d’écoute et de concentration sont un phénomène qui ne fait que s’amplifier. Le plus souvent diagnostiqué comme « trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention (THDA) ».

Le traitement de l’hyperactivité fait actuellement l’objet de nombreux débats en particulier autour de la Ritaline (méthylphénidate), pour l’instant principal psychostimulant disponible en France.

Cependant le débat dépasse le cadre d’une discussion sur les effets secondaires d’un produit chimique. Dans les arguments évoqués par les différentes parties, se dessine en filigrane une véritable interrogation sur le bien-fondé de notre approche des difficultés que rencontre la jeune génération.

La nouvelle génération

Depuis toujours, le désir a été la force motrice qui a fait avancer l’humanité. Nos désirs évoluant nous forcent à progresser, à réfléchir, et à améliorer notre ordinaire.

Pendant des siècles, l’humanité a essayé de combler ses désirs mais, chaque génération vient au monde avec un besoin plus développé que la précédente. Par le passé, un simple morceau de pain, un peu d’eau et un toit au-dessus de nos têtes nous suffisaient. Puis, de génération en génération, nous avons évolué désirant à chaque fois un peu plus et un peu mieux.

La génération de nos enfants dispose ainsi de désirs et d’une soif bien plus développée que les nôtres. Les enfants d’aujourd’hui perdent très vite intérêt, et tout objet de satisfaction est amené à être remplacé rapidement. Une partie d’entre eux ont de sévères problèmes de communication avec leurs parents, et une vie sociale qui se passe majoritairement derrière un écran d’ordinateur, sur Internet.

Le sentiment de vide grandit. Frustration, dépression, deux types de problèmes en croissance au sein de la jeune génération, laquelle va parfois jusqu’à l’autodestruction, en cherchant refuge dans l’alcool et la drogue - fuyant un sentiment de malaise qui la ronge. De nombreuses recherches menées parmi des adolescents touchés par la drogue, montrent qu’une des causes récurrentes de la consommation est le « manque de sens » ou le « manque de goût » à la vie.

Un traitement à la racine

Jusqu’alors nous avons essayé de traiter les problèmes d’aujourd’hui avec les solutions d’hier. Au lieu de traiter le problème à la source nous essayons de supprimer les symptômes, combattant le messager au lieu de lire le message. Plutôt que d’endormir nos enfants à l’aide de moyens artificiels, nous devrions réaliser un changement de fond, dans notre approche même de l’éducation et des valeurs qu’elle transmet.

Nos enfants veulent savoir pourquoi ils existent, et à nous de leur fournir la réponse. Car si nous ne le faisons pas qui le fera ?

Le besoin de découvrir la raison de vivre est naturel pour eux. Inconsciemment, les enfants du XXIe siècle veulent d’abord comprendre pourquoi ils vivent avant d’entamer leur vie.

Un manque de tranquillité intérieure

Une des causes principales de ce problème provient de ce même désir insatisfait de découvrir la raison pour laquelle nous vivons.

Le désir qui a grandi chez nos enfants n’a pas trouvé de satisfaction et engendre une absence de tranquillité intérieure, laquelle s’exprime par un manque de tranquillité extérieure. Cependant les problèmes d’écoute et de concentration sont uniquement la partie révélée de l’iceberg, révélant un phénomène plus global, qui est l’incapacité d’une partie de la nouvelle génération à s’adapter à la société.

Investir dans l’essentiel

Au lieu d’essayer de rendre l’enfant adéquat aux schémas et aux moules que nous avons créés, ou ceux sur lesquels nous avons été éduqués, nous devons rechercher comment adapter les méthodes d’éducation et le programme d’études aux besoins en évolution de nos enfants. Il nous appartient de réfléchir comment permettre à nos enfants de devenir humains, au sens large du terme.

Nous devons comprendre que ce n’est pas la quantité de connaissance absorbée par l’enfant qui compte mais la qualité. Il est impératif qu’à sa sortie du système éducatif, il soit capable de répondre aux questions essentielles de la vie.

Par conséquent, à nous d’intégrer progressivement dans le système éducatif des programmes explicatifs sur la nature de l’homme, de l’origine de ses émotions et expériences, du rôle de la société et principalement le but vers lequel l’emmène la vie. Ainsi, nous fournirons à nos enfants des réponses à ce qu’ils cherchent.


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36 réactions à cet article    


  • roOl roOl 11 janvier 2008 11:43

    De la connerie tout ca... si un enfant est "hyperactif" envoyé le au sport...


    • Aspiral Aspiral 11 janvier 2008 18:50

      Primaire !


    • Aspiral Aspiral 11 janvier 2008 19:06

      Mes observations m’ont fait conclure à ce que ce comportement de l’enfant est lié à trop de libertés. On peut en effet constater à chaque âge que l’enfant peut assumer une part de libertés progressivement croissante. Si l’enfant s’agite c’est qu’on négocie trop ; s’il se renfrogne et devient apathique c’est qu’on ne lui fait pas assez confiance. Notre époque est minée par le perfectionnisme et la culpabilisation : globalement les parents négocient beaucoup trop et beaucoup trop tôt avec leurs enfants de peur d’être de mauvais parents ou pire de ne plus être "aimés" par leurs enfants. L’ADHD n’est que la partie émergée des dégâts considérables de la psychanalyse diffusée, vulgarisée dans une pensée "causale" beaucoup trop courte ! Quand un enfant est trop agité, il suffit de diminuer le nombre de décisions qu’il a à prendre sur une journée, peu importe lesquelles ; cela fait de bien plus beaux "miracles" que les "miracles " d’une "médecine" essentiellement répressive sur les symptômes dont on commence à constater les dégâts considérables sur le cerveau à l’âge adulte. Pour moi, ce n’est pas autre chose que de la médecine nazie, déguisée de scientisme. Le débat continue. Je pense que globalement on dira aussi des choses terribles d’ici un certain temps sur les antidépresseurs et d’autres soi-disant médicaments qui ne sont pas auutre chose que des ventilateurs sur la fumée des symptômes au lieu d’être de l’eau à mettre sur le feu de la maladie pour vraiment soulager la souffrance.


    • ekarine 11 janvier 2008 19:40

      Bien d’accord avec vous que la psychanalyse vulgarisée a fait des dégâts dans l’éducation (et même non vulgarisée, des dégâts tout court) mais pas du tout d’accord avec le fait que trop de liberté génère le TDAH (Trouble Déficit de l’Attention avec ou sansHyperactivité) comme on l’appelle aujourd’hui. Je ne suis pas non plus d’accord avec l’article : non ce "profil" (parce que je me refuse à appeler ça un trouble) n’est pas dû aux méthodes éducatives actuelles ou à la société d’aujourd’hui, etc. Il y a de nombreuses descriptions de ce profil d’enfants dans la littérature médicale du 19ème siècle déjà et de tout temps on parle d’enfants terribles.

      Des études récentes du Dr Philipe Shaw ont montré que certaines zones du cerveau des enfants dits hyperactifs ne maturent pas à la même vitesse que ceux de leurs camarades non-hyperactif mais que le retard de maturation se comble vers la fin de l’adolescence. Sommes nous assez patients avec ses enfants ?

      Je rejoins l’auteur de l’article quand à l’éducation scolaire qui est parfaitement inadaptée à ce type de profils. Il y a le problème de patience aussi : notre société veut que tout aille vite, il faut être prêt à l’heure dite ! Un jeune qui se trouve mentalement disponible pour apprendre à 15-16 ans s’est déjà vu fermer de nombreuses portes... mais n’en ratera pas pour autant sa vie pourvu qu’il fasse des rencontres intéressantes, que des opportunités se présentent à lui.

      Pour ce qui est de la ritaline, j’ai fait le choix de cette voie pour mon fils durant une période... Peur de m’être trompée... ça ne règle rien... mais dans certains cas, ça peut s’avérer utile. Lorsqu’on a à choisir entre voir son enfant constament harcelé parce qu’il n’est pas conforme à ce qu’on attend de lui au point de l’entendre parler suicide dès 7 ans ou bien lui donner un médicament dont on sait qu’il a des effets secondaires mais qu’il aura aussi des bénéfices (indéniables) sur la qualité de vie de l’enfant et sa reprise de confiance. Qu’il est simpliste de taper sur les parents... Les effets secondaires du harcèlement institutionnalisé dont sont victimes de tels enfants dès leur plus jeune âge présente également de nombreux effets secondaires qui perdurent à l’âge adulte. Avant d’être une mère d’enfant hyperactif, j’étais une enfant hyperactive, inadaptée scolairement, je sais donc de quoi je parle.

      Mon fils est grand maintenant, et je le vois changer... il m’étonne un peu plus chaque jour. Scolairement inadapté mais très intelligent, il fait comme moi à son âge, il apprend par lui même, picore ça et là, nourrit son cerveau de manière autonome, bien plus efficacement que dans n’importe qu’elle école.

      Il y a de l’espoir pour ces enfants là, et plus encore si on éloigne d’eux les psys de tous bords, si l’on cesse de culpabiliser leurs mères, parce qu’une mère qui se sent coupable n’est pas une "éducatrice efficace" et si l’on accepte d’eux qu’ils ne maturent pas au même rythme que leur camarade. Blamerais t-on un myope de ne pas voir au tableau ?


    • Aspiral Aspiral 11 janvier 2008 20:32

      Vraiment, il n’y a vraiment rien d’autre à répondre à toute cette idéologie si ce n’est que vous avez le droit à votre liberté, ...et le devoir d’en assumer pleinement les conséquences. La médecine est une discipline d’apprenti sorcier et s’autorise à des essais et des erreurs scientifiquement étayés que l’époque suivante aura à apprécier. Mais de grâce, essayez de ne pas emballer vos paris d’arguments qui n’ont rien à voir avec un raisonnement scientifiquement rigoureux. C’est mieux pour tout le monde d’assumer ses décisions plutôt que de les justifier n’importe comment. Respectueusement.


    • ekarine 11 janvier 2008 21:03

      Idéologie ? A quel moment me suis-je si mal exprimée au point que vous compreniez que je faisais l’apologie de la médecine ? Médecins, psys, etc. tous un peu apprenti sorcier je vous l’accorde. Si je mentionnais l’étude du Dr Shaw, c’est parce qu’elle remet en cause l’idée de trouble permanent dont certains médecins font état ett qu’elle peut servir d’argument pour justement éviter que l’on tombe dans les mêmes dérives qu’outre-Atlantique ou un nombre démesuré d’écolier sont mis sous "traitement" pour des raisons purement scolaires. Si je m’emballe c’est parce que je me sens très personnellement concernée par ce problème, ce qu’on ne peut comprendre que pour l’avoir vécu. Lorsque, dans votre premier messages vous parlez des nombreuses observations que vous avez faites, j’aimerais savoir dans quel cadre et à quel titre. Et aussi, savoir si vous avez vous même des enfants. Au passage, votre message plus haut n’avait strictement rien à voir non plus avec un raisonnement scientifique rigoureux.

      Cordialement


    • Aspiral Aspiral 12 janvier 2008 06:19

      La souffrance ne permet en effet pas de pratiquer le complexe de Colomb. Chacun ne peut décider de quoi que ce soit qu’à partir de son horizon de conscience, forcément limitée mais en plus aujourd’hui méchament manipulée par les budgets publicitaires considérables des faiseurs de pognons, et cela même dans les revues médicales. Votre gouvernement vient de remettre au pas les firmes pharmaceutiques à propos de l’"objectivité de l’information des médecins, qui de plus en plus débordés, sont de plus en plus informés par les jolies déléguées médicales et leurs cadeaux sans condition. Savez-vous ce que reçoivent comme "honoraires" les professeurs d’université qui font des études cliniques sur les médicaments ? C’est de notoriété publique que le ponte de la psychiatrie biologique belge roulait (je ne sais pas si c’est encore le cas) en Ferari, dont les assistants signaient les notes d’entetien, car elle était inscrite sur le budget recherche. Le débat est exactement le même que celui des OGM ; comment garantir la probité des scientifiques, qui ont comme tout le monde, ont des faiblesses humaines, et je ne le leur reproche pas ? Ce que je dis, c’est que la science est un outil (pensez à la physique nucléaire) et que son usage , son bon usage dépend du scientifique. C’est un acte politique. Mais, pour éviter de bien stériles débats d’arguments, restons concret ; je reponds à vos questions : je suis psychiatre depuis près de 30 ans et je souffre depuis quelques années d’une des "maladies" modernes que je suis appelé à "soigner" et je me soigne sans médicament en me fâchant sur le délire collectif à propos de l’amour et de la liberté auquel j’ai participé bien malgré moi. J’ai 5 enfants avec la même épouse qui est toujours la mienne et qui souffent mais qui assument leur destin dans le camp de concentration mental avec respect et efficacité scolaire et sociale. Il est vraiment temps que nous cessions de nous disputer et que nous nous solidarisions contre ceux qui se nourissent de ces conflits stériles et que nous décidions de cesser de consommer en nous consumant. L’amour se reconnaît à ses fruits ; les fruits de cette civilisation sont mauvais, partout.


    • Aspiral Aspiral 13 janvier 2008 12:01

      Pour le complexe de Colomb, [allez à cette adrese->http://www.aspirale.be/Textes/Le%20complexe%20de%20Colomb.htm]

      Si ça ne passe pas allez sur mon site, au fil des jours, blogliste, aspirale première.

      Pour le reste, sachez que si Dieu m’en donne les moyens, je mettrai freud et tous ceux qui s’y réfèrent en procès pour crime contre l’humanité pour avoir ossé déguiser de science leurs convictions de petits garçons sur le femme soi-diasant phallique et castratrice.

      Sachez pour le reste que je compatis pleinement aux difficultés d’un public manipulé par tous les gourous qui se sont autoproclamés "scientifiquement établis".

      Voyez sur mon site ce qui peut vous intéresser à propos de la science que je compare à de la viande : ce n’est plus et pas encore du muscle.

      Bien à vous, bon courage : l’intention crée.

       

       


    • Annie 11 janvier 2008 12:24

      Tout ce que vous dites part d’un bon sentiment, j’en suis sûre, mais est tellement éloigné de la réalité. J’ai bien peur que vous ne rendiez service à personne en généralisant à propos d’une condition qui en fait très mal connue. Personne n’aurait l’idée de venir sur ce site ou expliquer à un parent que le traitement anti-cancereux que suit son enfant n’est pas approprié. Malheureusement, pour les maladies dîtes mentales, chacun, professionnel ou non, semble avoir son mot à dire.

      Mon fils dès qu’il a eu l’âge de marcher était hyperactif, ce qui n’était gênant ni pour nous ses parents, ni pour l’école où à cet âge, ce comportement est encore acceptable. Malheureusement, à part changer la société, le milieu scolaire et tout l’environnement, je ne vois vraiment pas comment il aurait été possible de le rendre plus "acceptable". Il a fait l’objet d’un phénomène de rejet, a été victime de "bullying" (j’habite l’Angleterre et je ne trouve pas de meilleur mot). A part cela, c’était aussi un enfant surdoué.

      Grande dépression à l’âge de 12 ans. Seroxat et tentative de suicide, la Ritaline, il n’a pas supporté, enfin Immipramine, qui depuis l’âge de 12 ans l’aide à fonctionner et à vivre normalement. Il a pu continuer ses études et est aujourd’hui à l’université (je précise que le psychiatre qui en avait la charge nous avait dit que "ces enfants-là ne vont pas à l’université"). Il a des amis, une vie sociale bien remplie, est passionné par la musique, la littérature, la politique. Je regarde chaque jour mon fils et je vois un miracle. Mais combien de gens, bien intentionnés ou pas, m’ont expliqué qu’il aurait dû avoir un suivi psychologique (Il a fallu 4 mois en Angleterre pour voir un spécialiste), que les traitements médicamenteux étaient une façon de contrôler les enfants, etc. etc. Combien de parents se sentent ou se sentiront coupables parce qu’ils n’ont pas compris le "mal de vivre" de leurs enfants. Tant que le deficit de l’attention restera un cheval de bataille entre différentes écoles de pensée, ce sont les enfants qui en pâtiront.


      • sery 12 janvier 2008 15:06

        La prise en charge institutionnelle des maladies"dites" malades constitue une menace grave pour les libertes individuelles present es ou futures, ce qui amene "n’importe qui" d’intelligent a s’en preoccupper contrairement au cancer.

        Sentiments distingues


      • ddacoudre ddacoudre 11 janvier 2008 17:41

        bonjour arthur

         

        tu souléves au moins deux problèmes celui "médical de circonstance" ou un trait psychiatrique invalidant et celui du sens de l’existence.

        le premier n’est gênant que dans notre société ou l’apprentissage scolaire demande une attention contraignante, il n’y a qu’àse sounenir de toutes les mesures punitives ou méritoires pour que les enfants se tiennent tranquille ; dans une société indigène tribale l’hyperactif serait performant.

        Il est vrai que notre scolarité ne leur ai pas adapté et le médoc n’est pas toujours la bonne solution quand l’on ne compte que sur lui. C’est aux parents et aux médecins de trouver en permanence l’équilibre approprié qui se recompose faire à mesure que l’enfant grandit, car le risque en tant qu’adulte est l’instabilité et de fait lamarginalisation avec tous les travers qui peut en découler, et il y en a plus en prison que dans les équipes de foots, mais la dépense d’énergie est un exutoire qui s’impose avec adresse.

        Pas facile car il faut lui concerver la capacité de transgression qui va forger son caractère pour ne pas en faire un légume qui ne trouve plus de sens à l’existence.

        Certes les parents on un rôle à jouer dés la naissance, mais au delà du mimétisme qui s’en suit, les parents ne peuvent plus tout expliquer car à eux mêmes beaucoup de choses leurs échapent suivant le milieu sociologique et c’est l’école qui le donne, mais les enfants mesurent aussi leurs acquis prental et scolaire avec tous les tiers qu’ils côtoient , et desquels ils apprennent aussi.

        Un vaste sujet qui a toujours posé des problèmes et reçus des réponses sans jamais trouver de solutions en dehors de l’intelligence de parents capables de s’émanciper eux mêmes des sirènes du marché de l’enfances et de l’adoléscences auxquels les enfants sont soumis et que hyper activité accentue, bien du plaisir.

        cordialement.

         


        • Frédéric BOYER Frédéric BOYER 11 janvier 2008 22:05

          Merci pour la qualité de votre réflexion.

          Vous mettez en exergue un trait marquant de notre société contemporaine : le déni.

          Vous appelez à se pencher sur les causes plutôt que de vouloir gommer les symptômes de la souffrance morale des enfants, et j’ajouterais des jeunes en général, à qui nous, adultes, ne proposons qu’un avenir vide d’espérance.

          Cordialement

           


          • logic 12 janvier 2008 10:28

            Vous avez raison . L’auteur parle de croissance du besoin d’une génération sur l’autre ; c’est d’autant plus logique que la vie devient de plus en plus facile sur un plan matériel 

             Mais pourquoi ne pas faire un parallèle entre cette progression matérielle et notre régression morale et spirituelle avec la perte notamment des repères et de valeurs immuables et universels dans une civilisation évoluée Cette "décadence" s’aggrave de génération en génération et ce sont nos enfants qui trinquent et ces problèmes qui arrivaient à l’adolescence arrivent de plus en plus tôt alors que le cerveau est loin d’être construit On oublie qu’un cerveau se construit déjà dans le ventre de la mère et que si cette dernière a une vie "tourmentée " (conflits conjugaux stress professionel familiaux ...) le nouveau-né n’en sortira pas indemne et dés qu’il aura les moyens physiques de s’exprimer cela se traduira par des comportements agressifs et associaux cela évidemment inconsciemment et n’oulions pas que de par essence nous naissons égocentrique et que c’est bien aux parents qu’il revient de poser les rails

             En effet il n’aura pas été préparé pour vivre dans un groupe social équilibré qui pour lui commence par la famille ; on retrouvera cela un peu plus tard quand il ira à l’école à chaque degré de la vie et pour finir à se schouter sous les ponts une forme de suicide que certains mettent à exécution alors que m^me parfois tout semblait parfait pour eux

             Donc vouloir soigner cela avec des médicaments me parait un pis aller

             Il faudrait certainement s’occuper en 1er des parents et voir sui eux mêmes ont été construits sur des bases saines qui ne sont pas que celles de la réussite matérielle

             J’ai bien peur que la destruction de la cellule familiale et la déhumanistion pour ne pas dire la bestialisation de notre planète ne soient pas les causes profondes des ces graves problèmes qui ne pourront qu’aller en augmentant


          • joseW 11 janvier 2008 22:47

            Encore un article sur Sakozy !

            Pitié...

            Sinon, le questionnement intérieur peut effectivement constituer une réponse dans certains cas.

            Mais l’activité physique, le grand air, moins de pollution et de stress, moins de junk food bourrée de produits chimiques... sont aussi des recettes à tenter pour limiter l’hyper-activité.

            Bref, il y a plusieurs choses à tenter dans les cas les plus marqués, sachant que l’hyper-activité est aussi assez naturelle surtout chez les gaçons...

            C’est un souci pour les parents qui veulent du calme et c’est un marché potentiel pour les fabriques de médicaments, mais pour autant rien d’anormal à tout cela.

             


            • ddacoudre ddacoudre 12 janvier 2008 02:15

              bonjour josew.

               

              tu amalgames enfant turbulant ce qui est courant et l’hyperactivité qui est la caractéristique d’une instabilité et qui peut être lourde de conséquence par l’inadaptation qui en résulte à notre organisation sociale basé sur la stabilité, et parfois sa route même jusqu’a des actes qui sont répréansibles.

              cordialement.


            • Grasyop 12 janvier 2008 03:51

              L’article : « Il est impératif qu’à sa sortie du système éducatif, il soit capable de répondre aux questions essentielles de la vie. »

               

              - Euh...  42 ???


              • Bof 12 janvier 2008 08:34

                Vous écrivez : " Un traitement à la racine", mais vous comprenez ce que vous écrivez ? En 35 ans, il n’y a jamais eu un traitement moins cher que le précédent. Vous voulez donc améliorer avec peu de frais la santé des gens ??? .... Ah, puissiez vous réussir ! mais, il y a tant de mensonges à lever , tant de changements ... si au moins les véritables esprits "rationnels " pouvaient approcher des décideurs et les remplacer ... une véritable société de justes relations entre nous les Hommes et avec toute la NATURE...


                • olivierdorlain 12 janvier 2008 11:03

                   

                   

                  * http://senat.fr/bulletin/20060619/opeps.html.

                  On répète à l’envi, y compris le Président Sarkozy, que les Français sont les premiers consommateurs de médicaments psychiques au Monde.

                  Mais, la question que personne ne se pose est : qui prescrit ces médicaments ? Sont-ils nécessaires en France alors qu’ils ne le sont pas à l’étranger ? En 2006, le Sénat avait stigmatisé la sur-prescription de ces molécules, lesquelles coûtent 1 milliard d’euros à la SECU.

                  Le Sénat relevait notamment que : " L’homéopathie et la phytothérapie constituent une autre alternative thérapeutique à la prescription de médicaments psychotropes " allopathiques "*

                  Ajoutant également : " Une meilleure application des règles élémentaires d’hygiène de vie doit être également considérée comme une véritable alternative thérapeutique à la prescription de psychotropes,…. "*

                  Or, en lançant sa campagne sur la dépression, Madame Bachelot a omis de préciser le bien fondé de ces thérapies alternatives. Résultat : notre consommation de médicaments psychiques, remboursés à grands frais par la SECU, va encore augmenter. Comment une telle incohérence est-elle possible ?

                   


                  • Annie 12 janvier 2008 17:29

                    Je suis contente de voir que ce sujet a attiré pas mal de commentaires, dans la mesure où il ne parle ni de Sarkozy, ni de Carla. S’il y a un constat qui revient au fil de ces commentaires, c’est le fait que la société et surtout l’école ne convient pas à des enfants hyperactifs. Sinon, chaque commentaire est le reflet de la position idéologique des intervenants. Il y a ceux qui blâment les médicaments, ceux pour qui la société est responsable de tous les maux, ou encore ce sont les parents qui sont fautifs. J’aurai peut-être et même sûrement apposé des arguments similaires si je n’avais été confronté à ce problème. Il m’a appris une chose, c’est à ne pas juger ce que je ne comprends pas. Chaque enfant hyperactif qui a des troubles de l’attention est atteint à un degré différent, qui exige des réponses adaptées. C’est une question de tâtonnement, de trouver ce qui marche, d’expérimenter, et cela avec ses propres enfants en n’ayant que leur bonheur et bien-être à l’esprit. Bien sûr, je suis tout à fait d’accord avec la personne qui disait que dans d’autres sociétés, ces enfants seraient acceptés sans difficultés. Mais cela ne résoud pas les problèmes immédiats, qui sont de donner à ces enfants les moyens de fonctionner normalement, d’une manière acceptable pour le reste de la société, car c’est son regard qui les aide à se construire .

                    Je me demande combien d’enfants et d’adultes ont évolué vers la délinquance ou de sérieux troubles mentaux parce qu’un problème médical réel n’a jamais été diagnostiqué.


                    • Aspiral Aspiral 13 janvier 2008 03:43

                      Ah, vous aussi, vous voulez croire que c’est un problème médical ! C’est exactement ce scientisme-là que je dénonce. Un scientisme qui dépossède chacun de sa créaticité car il est complexé de ne pas être un ex-père Regardez Sarko, justement : comment voulez-vous que quelqu’un qui gère sa vie privée ainsi soit vraiment capable de gérer la vie publique. Ne dit-on pas : qui peut le plus peut le moins ? Encore faut -il l’interpréter dans le bon sens, car se forcer à penser que Sarko gère bien sa vie privée parce qu’il a été élu au sommet de la vie publique est de la perversion. Une civilisation a les faits divers qu’elle mérite. C’est le problème de tous que de décider de changer de civilisation avant qu’elle ne termine de nous consumer en disputes stériles, au plus grand profit des faiseurs de pognons, dont ceux qui prétentent qu’il faut "médicaliser" la vie de sa naissance à sa mort.


                    • ekarine 13 janvier 2008 10:52

                      Bonjour Aspiral, et merci de votre réponse.

                      Tout d’abord, pourriez-vous m’expliquer ce que vous entendez par complexe de Colomb, je n’en ai jamais entendu parler auparavant.

                      Je partage vos points de vues concernant la surmédicalisation des "troubles" de l’enfant. Peut-être me suis-je mal exprimée dans mes précédents commentaires pour que vous l’ayez si mal compris.

                      Lorsque je dit, dans un commentaire précédent, que j’ai fait le "choix" un temps d’accepter un traitement médicamenteux pour mon enfant ce n’est certainement pas pour faire l’éloge de ce choix. J’en suis revenue et mon fils ne s’en porte que mieux. Ce que je voulais dire par là, c’est que la pression qui s’exerce sur les parents aujourd’hui pour en arriver à faire ce choix, la désinformation, les contradictions d’un médecin à l’autre, etc. Tout pousse les parents à ne percevoir leur enfant qu’en comparaison à une "normalité" qui semble être un concept dangereux. Les parents sont pris entre les feux de médecins dont les points de vue sont parfois totalement contradictoires ! En toute méconnaissance, on est ammené à faire des choix. Ce que cherche tout parent, c’est avant tout le bonheur de son enfant, à de rares exceptions près (je ne nie pas qu’il y a des tordus). 

                      En qualité de mère, décider de refuser le traitement n’est pas si simple qu’il n’y parait : les pressions exercées par l’école, les médecins, les psys, la société sont démesurés. Lorsqu’un enfant n’est pas "conforme" aux "normes", les mères sont en première ligne, culpabilisée, critiquées, jugées... Il faut avoir les épaules solides pour le supporter, pour ne pas céder à la pression, garder la barre, se faire confiance et suivre son instinct maternel. Nul ne connait mieux son enfant qu’une mère, ce qui est aujourd’hui dénié par l’ensemble des "professionnels de l’enfance". Vous êtes psychiatre, vous devez comprendre de quoi je parle. Arrivez-vous à ne pas juger les personnes qui entrent dans votre cabinet ? Arrivez-vous à leur redonner confiance lorsqu’elles en manquent. Arrivez-vous à accepter qu’elles sortent du cadre des théories que vous avez apprises lors de vos études ?

                      Une mère qui ne se fait pas confiance, qui se sent coupable, qui n’entend parler que des défauts de son enfant et et à laquelle on dit qu’elle en est la fautive, ne peut pas être une éducatrice efficace, ne peut pas aider son enfant à prendre confiance, ne peut pas le percevoir de manière positive. C’est un cercle vicieux. Infantiliser les parents, les culpabiliser à outrance, c’est juste destructeur et ça n’aide en rien les enfants.

                      Sous le valeureux prétexte d’aider mieux les enfants, aujourd’hui, on les emmène chez le psy pour un oui, pour un non, ne leur permettant pas de construire par eux-même les mécanismes de défenses face aux aléas de la vie. Quelques décennies de ce traitement là montre ces limites dans la société d’aujourd’hui : notre société est devenue un vaste troupeau de nombrils sur pattes et finalement, les enfants ne sont pas plus "heureux" ni "valeureux" qu’avant. C’est bien joli de vouloir anihiler toute souffrance, ça part d’un bon sentiment mais ça dénie le fait qu’un être se construit aussi "grâce" à ses souffrances. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.

                      Depuis que j’ai compris ça, que je me fais confiance, mon fils va bien, je vais bien, loin du regard des psys bien pensants et de leur tendance à ne voir les gens qu’au travers du prisme de leur théories, qui ne savent plus qu’interpréter là où simplement observer permettrait de voir autre chose.

                       

                       

                       


                    • Aspiral Aspiral 13 janvier 2008 12:04

                      Pour le complexe de Colomb, cliquez sur ce lien : [le complexe de Colomb->http://www.aspirale.be/Textes/Le%20complexe%20de%20Colomb.htm]

                      Si ça ne passe pas allez sur mon site, au fil des jours, blogliste, aspirale première.

                      Pour le reste, sachez que si Dieu m’en donne les moyens, je mettrai freud et tous ceux qui s’y réfèrent en procès pour crime contre l’humanité pour avoir ossé déguiser de science leurs convictions de petits garçons sur le femme soi-diasant phallique et castratrice.

                      Sachez pour le reste que je compatis pleinement aux difficultés d’un public manipulé par tous les gourous qui se sont autoproclamés "scientifiquement établis".

                      Voyez sur mon site ce qui peut vous intéresser à propos de la science que je compare à de la viande : ce n’est plus et pas encore du muscle.

                      Bien à vous, bon courage : l’intention crée.
                       


                      • Annie 14 janvier 2008 18:17

                        Pourquoi nier, si ce n’est pour des raisons dogmatiques, que ce puisse être un problème médical. Pour quoi refuser un traitement lorsque le traitement marche, et que tout le reste échoue. Je n’ai jamais ressenti la pression des médecins pour médicaliser mon fils. Tout ce que je voulais est que mon fils aille mieux et je trouve très condescendant de dire que le public est manipulé et poussé vers des choix qui ne sont pas les siens. J’ai fait un choix en toute connaissance de cause, et en n’ayant que l’intérêt de mon fils à l’esprit. J’admets toutefois l’argument qu’il est essentiel d’armer les enfants contre la vie et de ne pas les préserver de toutes les souffrances. Est-il si difficile de comprendre que cela ne s’applique pas à tout le monde ?


                        • ekarine 14 janvier 2008 21:12

                          "J’ai fait un choix en toute connaissance de cause"

                          Le penses-tu vraiment ?

                          Poses quelques questions précises à ton médecin traitant, puis au spécialiste qui suit ton enfant, si possible essaie d’avoir d’autres avis de spécialistes / médecins / neurologues et viens nous relater les réponses obtenues

                          On sait que le médicament agit sur le système dopaminergique, celui là même qui est impliqué dans des maladies émergentes comme Parkinson ou Alzeimer. Quel recul a-t-on ? Est-ce qu’un cerveau d’enfant traité se développe de la même manière qu’un cerveau d’enfant non-traité ? Est-ce qu’il existe une augmentation / diminution de risque de développer certaines maladie neurologique dans sa vie future ? On sait aussi qu’il y a une action sur le rythme cardiaque. Est-ce qu’un coeur d’enfant se développera de la même manière selon qu’il est traité ou non. Si non quelle est la durée de traitement qu’il convient de ne pas dépasser ? Est-ce qu’on fait bien passer un ECG et un EEG à tout enfant avant la prescription comme il est vivement recommandé ? Je sais bien que non. Je n’ai pas trouvé un seul médecin, même parmi de grands promoteurs de ritaline, qui a accepté de répondre avec certitude à ces questions. De l’aveux de l’un d’eux, ils n’en savent rien, c’est un "risque à courir pour le bien de l’enfant". Bien sûr qu’il y a un monde entre les messages alarmistes diffusés par l’église de scientologie sur le sujet et la position officielle de la médecine, mais quand même, est-ce que les parents font réellement leur choix en toute connaissance de cause si même les médecins sont dans le flou ?

                           


                        • ekarine 14 janvier 2008 21:41

                          Il me semble que si on respectait un peu plus le rythme propre à chaque enfant, on pourrait les amener au même résultat sans en passer par la médication.

                          Mais on ne peut pas changer le modèle social dans lequel on évolue juste en le rêvant très fort. Il est clair qu’à l’heure actuelle, pour la plupart des familles, le choix consiste à éviter à court terme de voir son enfant exclu s’enfoncer dans une spirale d’échec, ce qui fait également de vrais dégâts à long terme.

                          On a des enfants plus difficiles à éduquer que la moyenne, on doit en faire beaucoup plus pour eux que pour d’autre, mais c’est payants au final. Toutes les années où j’ai eu l’impression que mon fils "n’imprimait pas" ce que je tentais de lui inculquer, règles de vie, valeurs, etc. Maintenant je vois le résultat, il a tout bien intégré même si à l’époque ça ne se voyait pas.

                          De la patience, de l’amour, de l’autorité aussi, poser les bases inlassablement, les reposer, jusqu’à ce qu’elles soient acquises (ce qui a tendance à être un long processus chez nos joyeux drilles). Et surtout se faire confiance.

                          J’ai d’autres enfants, j’ai donc bien pu mesurer la différence d’évolution puisque les autres n’ont pas du tout le même profil. Mais je suis convaincue désormais que le problème n’est pas d’ordre médical, il est de l’ordre de la différence, il y a des avantages à fonctionner sur ce mode là, il n’ont donc pas que des défauts. Les statistiques sur le TDAH qui conduirait à plus de délinquance, plus d’usage de drogues, plus d’exclusion sociale etc. Je ne pense pas que ce soient des conséquences directes du TDAH mais plutôt de l’intolérance dont il font l’objet dès petits, véritable harcèlement pour certains, notamment en milieu scolaire.


                        • ekarine 14 janvier 2008 21:52

                          Oups je viens de m’apercevoir que je vous ai tutoyée ! J’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur, c’est "parti tout seul"


                        • ekarine 14 janvier 2008 21:52

                          Oups je viens de m’apercevoir que je vous ai tutoyée ! J’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur, c’est "parti tout seul"


                        • Nova 14 janvier 2008 22:25

                          Ekarine, par hasard (mais le hasard existe t-il vraiment ?) je tombe sur cet article alors que demain je dois rencontrer la psychiatre qui suit mon fils de 11 ans afin de discuter pour lui d’un traitement anti-dépresseur. Elle m’a plus ou moins convaincue (quand vous parliez des pressions subies par les mères comme je me suis reconnue...) de la nécessité d’un tel traitement arguant de son bien-être et qu’il ne fallait pas le laisser souffrir, qu’à son age cela pourrait avoir des conséquences sur le développement de son cerveau (il est suivi pour dépression, il a un QI élevé et une histoire "chargée") mais mon instinct me "hurle" de refuser mon consentement à cette chimie. Je ne sais que faire...


                          • Nova 15 janvier 2008 00:04

                            Demain je vais effectivement suivre mon instinct, en avancant dans la vie je me rend compte que c’est souvent la meilleure voie à suivre. En tout cas je voudrais vous dire combien je me retrouve dans vos deux témoignages et combien ils m’éclairent sur le parcours qui semble tracé. Je vous en remercie.


                          • Nova 15 janvier 2008 00:09

                            Fausse manip, je voulais répondre à Annie plus bas. Désolée.


                          • Annie 14 janvier 2008 23:30

                            Non, tu ou vous pouvez me tutoyer, je n’y vois aucun inconvénient. Ekarine, nous ne sommes peut-être pas d’accord, mais nous avons fait le même bout de chemin. J’ai en fait lâché ma TV ce soir pour revenir sur AV parce que ce sujet me tient à coeur. Lorsque je dis que j’ai pris cette décision en connaissance de cause, cela veut dire en pesant le pour et le contre et sans gaité de coeur. Apparemment l’immipramine est un médicament qui a peu, comparé à d’autres, d’effets secondaires. Tout médicament n’est pas anodin, je le sais. J’ai essayé, lorsqu’il avait 16 ans d’arrêter son traitement avec le soutien du psychiatre. Tout s’est passé très bien, du moins à la maison. Au lycée, il est à nouveau retombé dans un comportement perturbateur en classe, mais le pire est que ses résultats ont plongé à un an de l’équivalent du bac. Quelle était la bonne décision à prendre ? Dire qu’il est préférable qu’il vive sans médicaments ( et c’était ce que j’aurai préféré), ou prendre la décision de reprendre le traitement, sachant qu’ainsi il pourrait poursuivre ces études et réaliser ses ambitions ? Y avait-t-il vraiment une bonne ou une mauvaise décision ? Il avait aussi à l’époque 17 ans et c’est une décision que nous avons pris ensemble, sur la base des informations qui étaient disponibles à l’époque, quant aux effets secondaires et au danger de l’immipramine. 

                            Je suis d’accord pour dire que l’intolérance peut conduire à la délinquance et l’exclusion sociale. Cela a été la cause de sa dépression, pas le TDAH, j’en suis très consciente. Mais ce que voulait mon fils, était d’être accepté par les autres, tout en étant différent. L’immipramine n’en a pas fait un zombie, elle l’a aidé à contrôlé ses émotions, à se sentir moins stressé et à pouvoir faire face à des situations qui auparavant étaient insupportables. Elle l’a aussi aidé à assumer sa différence et à en être fier.

                            Je pense simplement à Nova, qui se demande ce qu’elle doit faire. J’aimerai lui dire comme vous de suivre son instinct de mère.

                             


                            • Nova 15 janvier 2008 00:07

                              Demain je vais effectivement suivre mon instinct, en avancant dans la vie je me rend compte que c’est souvent la meilleure voie à suivre. En tout cas je voudrais vous dire combien je me retrouve dans vos deux témoignages et combien ils m’éclairent sur le parcours qui semble tracé. Je vous en remercie.


                            • ekarine 15 janvier 2008 22:25

                              Bonsoir Nova,

                              C’est une bonne décision que de suivre son instinct. Vous pouvez aussi demander au médecin qui suit votre fils de vous fournir les coordonnées d’associations de "patients". Être en relation avec d’autres parents qui passent par les mêmes doutes, questionnements, angoisses, etc... ça permet de se sentir moins seul, de se sentir compris. Personne ne peut vous comprendre mieux qu’un parent confronté au même problème.

                              Bon courage à vous, donnez lui confiance, faites vous confiance.


                            • ekarine 15 janvier 2008 22:51

                              Bonsoir Annie,

                              C’est vrai qu’on a un bout de chemin en commun. Et je serais bien la dernière à te blâmer de tes choix, l’essentiel étant que ton fils soit bien dans ses baskets et armé face à la vie. Il n’y avait aucun jugement dans mes commentaires, juste le témoignage de mon propre choix, de mon propre cheminement.

                              Je sais à quel point on pèse le pour et le contre. Cette pesée je l’ai faite aussi. Le cas de mon fils est le sien propre et ne saurait être généralisable à tous les enfants dans des situations semblant similaires. Les choix d’une mère, même s’ils semblent nébuleux à toute personne extérieure, sont les meilleurs qui soient.

                              Continue de l’aidez à cultiver sa fierté

                              Bonne soirée


                            • Annie 18 janvier 2008 17:13

                              Bonjour Ekarine,

                              Au cas où tu reviendrais sur ce fil, c’est vrai que le plus important est de rencontrer, parler à des gens qui ont vécu des expériences similaires, même si les solutions au bout du compte sont différentes. Ce que je voulais dire à travers mes interventions, est comme tu le dis toi-même, qu’il est impossible de généraliser à partir de sa propre expérience. Je redoute en lisant les commentaires que certains enfants soient privés d’un traitement qui les aide, ou d’un appui psychologique qui leur conviendrait parce que le soignant en question n’y croît pas. Il y a eu des moments où j’ai culpabilisé, parce que le monde entier me disait que si j’avais bien élevé mon fils (traduire lui imposer une discipline) il serait différent, même en sachant que la discipline n’était pas ce dont il avait besoin. Si j’ai un seul regret à ce stade, c’est qu’en donnant l’impression à mon fils que mon amour et mon acceptation étaient inconditionnels (ils l’étaient), cela ne l’ait pas aidé parce qu’il recherchait avant tout l’acceptation des autres, tout en préservant sa différence. Je suis ébahie lorsque je vois des parents qui ont des enfants qui ont poussé tout seul, sans problèmes, qui ne se poseront jamais ce type de questions, et ne les comprendront jamais. Mais je me dis d’une certaine manière que ces difficultés font qu’on apprécie tellement de choses qui paraissent comme allant de soi. Comme je l’ai dit dans ma première intervention, mon fils est pour moi un miracle. J’ai parfois de la difficulté à comprendre comment il fonctionne (je suis sûre qu’il se dit la même chose de moi), mais il me paraît tellement plus équilibré, plus ouvert et généreux que beaucoup d’autres. Je me dis qu’à quelque part je n’ai pas complètement échoué.

                              Merci de tes interventions. 


                              • Eric Roux Eric Roux 12 février 2008 23:50

                                J’arrive bien tard sur cet article qui avant tout a eu le mérite de susciter de nombreuses réactions tout en posant un problème existentiel. Je suis totalement d’accord avec l’auteur et c’est grand courage et grande intelligence que de poser le problème de cette manière-là. Et finalement, même si parler du sens de la vie renvoit à une idée complexe qu’on pourrait se faire de la chose, c’est effectivement un point crucial pour nos enfants. Vivre oui, mais pourquoi, et comment ? Autant de réponses nécessaires qui éviteront de nombreux soucis. Merci l’auteur.

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