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Accueil du site > Actualités > Santé > Impact de la grippe aviaire (santé et économie)

Impact de la grippe aviaire (santé et économie)

Dans le contexte de crise financière et économique et de la nomination d’Obama à la présidence US, le grand public a malheureusement tendance à oublier ce que l’on nomme « la grippe aviaire » qui est avant tout la prochaine pandémie de grippe, phénomène cyclique.

INTRODUCTION

Remercions notre goût pour les déplacements en voiture (allusion au réchauffement climatique) et pour la viande (fermes industrialisées) car ce sont des facteurs très aggravants à ce niveau et qui pourraient bien être la cause de notre prochain décès.

Je serais aussi tenté de dire qu’il y a plus d’experts qui sont proportionnellement d’accords pour affirmer qu’une prochaine pandémie grippale nous pend au nez plutôt qu’une dépression économique !

Où se trouve la priorité dans ce cas ?

Donc, la chose à retenir en permanence n’est pas de savoir si une pandémie va arriver mais quand et avec quelle intensité.

Comment sait-on cela ?

LES VIRUS ET NOUS

Nous vivons nos petites vies quotidiennes locales et sociales. Notre arrogant cerveau croit de manière illusoire que l’humain maîtrise la Nature alors que certains experts que c’est peut-être bien le contraire !

Si l’on prend du recul, nous pourrions très bien être globalement « manipulés » sur le très long-terme par nos compagnons de longue date, les plus frustres qui soit, j’ai nommé les microbes (virus, bactéries et champignons ).

Rappelons que nous possédons sur et dans notre corps bien plus de microbes que de cellules : d’un point de vue biologique, que cela vous choque ou non, nous ne sommes que des « porte-avions » de microbes !

Les biologistes et experts en virologie commencent à un peu mieux connaître les habitudes de nos compagnons de longue date.

Les virus sont des parasites à la frontière de la définition de la Vie tellement ils sont petits (notez aussi que l’on possède des « morceaux de virus » intégrés dans notre ADN).

Ces experts savent que certains virus mortels reviennent « en vagues » : il existe depuis la nuit des temps des pandémies cycliques de grippe et le dernier cycle commence à dater sérieusement.

Ce que l’on sait aussi est que toutes les pandémies de virus pathogènes ne sont pas aussi « mortelles » : certains virus sont bien plus virulents (pathogènes) que d’autre.

Pourquoi ces « parasites » tuent-ils alors leur hôte ? C’est illogique !

Pas du tout du point de vue de l’Evolution (de ces « choses » nanoscopiques).

On admet qu’un virus se soucie plus de sa transmission à d’autres êtres (question de reproduction) qu’au devenir du corps hôte. La majorité du temps, il arrive à se transmettre en laissant la vie à son hôte car effectivement, il ne cible pas du tout la mort de l’hôte puisque ce serait condamner les virus captifs du corps.

Cependant, on insiste : il importe moins au virus que l’hôte survive du moment que ce dernier a fait plus efficacement son boulot de transmission (diarrhées, toux, éternuements etc. , demandez le programme !) avant de clapser.
 
Il finit par arriver, par le processus de sélection naturelle, qu’il soit plus « optimal » pour sa transmission qu’une nouvelle souche de virus devienne très transmissible même si, ce faisant, elle s’avère mortelle pour le porteur.

La fin justifie les moyens...

LA GRIPPE MORTELLE

Vous comprenez aisément : plus les années passent sans que rien n’arrive, plus la probabilité d’occurence d’une nouvelle pandémie de grippe se fait forte.

Le virus a déjà commencé quelques mutations dangereuses mais il est vrai que le chemin est semée d’embûches (génétiquement parlant) pour lui pour en arriver à la transmission inter-humaine.

Maintenant, certains paramètres comme la mondialisation ou la proximité des humains dans de nombreuses parties du monde avec volatils et autres animaux (cochons en particulier dont le génome est assez proche du notre) favorisent la propagation et mutations des virus (ex : ce qui s’est passé avec le SRAS).

RAPPEL HISTORIQUE

Comment la grippe espagnole de 1918 s’est propagée ?

Ce n’est pas un hasard si la grippe dite « espagnole » (car l’Espagne n’était pas en guerre et publiait sans censure la propagation du virus dans le pays) est arrivée durant la Grande Guerre.

Cette grippe n’est donc pas espagnole mais asiatique (chinoise) a priori.

On pense qu’elle est d’abord passée par les USA et s’est « renforcée » en mutant. De fil en aiguille, des soldats US en partance pour le front étaient infectés.

La proximité dans les tranchées (et c’est pareil en ce moment concernant la grippe aviaire avec nos poulets artificiellement confinés dans des hangars) a été le terreau idéal pour la transmission chez les soldats de toutes nationalités belligérantes.

La transmission ne fut pas linéaire : il y a eu ensuite des « vagues » d’épidémies successives.

COMBIEN DE MORTS ET QUELLE MORT ?

Sans parler de vaccin, pour l’instant, cela signifie qu’il y aura plus ou moins de millions de morts...

Si la prochaine pandémie (H5N1 potentiellement puisqu’il y a déjà eu environ 300 morts mais un autre candidat est possible) est caractérisée comme « modérée », ca fera théoriquement quelques millions de morts.
Si elle est « forte », les experts pensent qu’elle fera des centaines de millions de morts.

Remarquez qu’actuellement, le score du virus H5N1 atteint les 50 % de morts par personne infectée, ce qui est ENORME ! 

Si vous voulez savoir à quoi pourrait ressembler une mort par virus de la grippe, revoyons les sympathiques symptômes des personnes atteintes par le virus de la grippe espagnole en 1918-19 (de 20 à 100 millions de morts selon les estimations, soit pas loin de 1,5 % de la population totale ; en tout cas, bien plus de morts que ceux causés par la première guerre mondiale ...).

On a très vite la peau qui devient grise, on peut souffrir de maux de têtes abominables et surtout d’hémorragies des muqueuses, et on finit le plus souvent par mourir noyé ... dans ses propres sécrétions pulmonaires (et la peau devenait tellement bleue qu’il était difficile de distinguer une personne de peau blanche d’une noire).

Certaines fois, des bulles d’air se formaient derrière les poumons et éclataient quand le patient se retournait dans le lit : l’infirmière fut dégoûté des Rice Krispies à jamais...

A moins que vous ne résistiez , votre « affaire » est réglé en quelques jours max.

Notez que contrairement à l’intuition et à la surprise des médecins de l’époque, ce sont les personnes dont le système immunitaire étaient plus vigoureux qui, en 1918, étaient les plus susceptibles de mourir car leur système immunitaire sur-réagissait (d’où les sécrétions) : les enfants (ma grand-mère y a survécu) et le personnes âgées survivaient mieux.

QUEL IMPACT GEOGRAPHIQUE ?

En raison de la mondialisation des échanges, des modèles ont montré qu’en environ 15 jours, aucune région du monde sera épargnée lorsque le virus aura suffisamment muté.

Déjà pour le cas de la grippe espagnole, toutes les régions du monde sauf une petite île du Brésil furent concernées.

ECONOMIE

Les Nations Unies viennent donc de publier un rapport éloquent sur l’impact économique qu’aura une pandémie si elle intervenait demain.
Ce rapport félicite dans un premier temps les nombreux gouvernements qui ont pris quelques dispositions comme le stockage de médicaments (Tamiflu) et de masques et le fait qu’il existe maintenant une planification de mesures concernant l’appareil de santé (la France en particulier a fait bien plus dans ce domaine que beaucoup).

Il regrette cependant que presque aucun plan ne concerne la gestion du grand public.

Si l’on parle d’arrêt ou de régression de croissance économique en ce moment, on vient de chiffrer déjà théoriquement ce que « coûtera » une pandémie modérée ou forte : respectivement 2 à 5 % de PNB. On a bien besoin de cela en ce moment, Tiens !

Pourquoi un tel impact ?

C’est qu’il vous faut vous représenter ce que deviendra en quelques semaines l’économie d’un pays une fois que le virus fait des ravages. Le rapport dit cela à demi-mot.

Le système économique va très vite se gripper (avec jeu de mots).

Dois-je vous noircir le tableau ?
 
Vous imaginerez facilement le scénario dantesque où en quelques semaines seulement, les hôpitaux sont débordés, les supermarchés sont mal alimentés, les poubelles pas ramassées et on verra l’apparition de nombreux comportements barbares et violents (dont paniques) etc. 

Sans faire de comparaison avec le bilan de l’administration Bush, on sait de quoi un humain est capable lorsqu’il a peur.

Tout deviendra probablement contrôlé et rationné par l’armée mobilisée dans l’urgence et maladroitement car gardez bien en tête qu’il n’y a pas de plan pré-établi à part pour la gestion des systèmes de santé.

PLANNIFICATIONS

Pendant que l’on poursuit nos petites et innocentes vies, il se passe des choses « en haut lieu » afin de « limiter la casse au max ».

Il existe par exemple, des « bureaux de veille permanent » : un « canard » ou un site web annonce qu’ un gars éternue un peu trop fort à l’hosto et une équipe de l’OMS * bondit dans l’avion et met tout le petit monde en quarantaine et passe tout au peigne fin.

C’est comme cela que l’épidémie du SRAS a été principalement jugulée : si la mondialisation est notre ennemi, Internet est notre garde-fou.

Cette vigilance n’est pas du tout suffisante toutefois.

On a par ailleurs stocké de grandes quantités de TAMIFLU mais on n’est pas certain que cela fonctionnera sur la souche pandémique et surtout ... il n’y en aura pas assez pour tout le monde de toute manière.

Il faudra fournir en priorité certaines catégories professionnelles ; et qui d’abord ? Et leurs familles ? On pense aux policiers, pompiers, armée, personnel soignant et fonctionnaires « critiques » (EDF par ex.) ; c’est normal.

On va tenter ensuite de recycler le médicament (car il revient intact dans l’urine du patient).

On verra après à qui donner le reste...

Le problème que vient de soulever les Nations-Unies et sa banque mondiale est que les gouvernements ont souvent un peu réagi et planifié quelques trucs mais c’est bien trop faible et il se peut fort bien d’ailleurs que les plans ne marchent pas le jour J.

PLAN B ?

Une bien meilleure solution actuelle d’après un groupe de spécialistes internationaux (essayant de motiver les gouvernements qui ont d’autres chats à fouetter en ce moment, vous le savez) est de commencer dès maintenant à faire une première injection de vaccin spécifique à toute la population (j’avoue qu’il faudrait étudier la pression des groupes pharmaceutiques derrière cette déclaration ...).

Ensuite, lorsque (et pas si) la pandémie se déclarera, on pourra faire un complément d’injection rapidement mais cette action préventive limitera énormément le nombre de morts même s’il faut garder en tête que le vaccin ne garantira pas une protection à 100 %, loin de là.

CONCLUSION :

Cet article peut passer pour alarmiste mais son objectif n’est en réalité pas de vous effrayer mais de réveiller les consciences trop susceptibles de suivre les effets de mode créés par les média .

Il y a trois ans, tout le monde snobait les experts qui annonçaient la crise des subprimes et s’effrayait à propos de la grippe aviaire ...

Maintenant, la vapeur s’est renversée. Qui pense même encore aux tibétains en ce moment ?

Prenons conscience du risque imminent (à échelle de quelques années au plus) qui nous menace.

Il me semble qu’il faut que le mot « grippe aviaire » revienne aussi vite que possible dans les priorités du débat public.

N’oubliez pas les véritables priorités : si l’ éventualité d’une depression économique peut affecter progressivement votre porte-monnaie, la grippe aviaire s’en prendra, elle, immédiatement à votre vie.

* Note : l’OMS doit sa naissance à la grippe espagnole

SOURCES PRINCIPALES

http://www.undg.org/docs/9489/Progress-report-2008-press-release.pdf

http://www.sciencecentric.com/blog/article.php?q=08102304

http://www.dailymail.co.uk/health/article-1082600/Give-bird-flu-jabs-NOW-avoid-global-pandemic-experts-warn.html?ITO=1490

http://theherald.co.uk/mostpopular.var.2465081.mostviewed.vacci

http://www.sciencemag.org/cgi/content/summary/292/5519/1041a
 


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24 réactions à cet article    


  • Newtoon 11 novembre 2008 11:06

    Dans le texte, je parle d’un impact jusqu’à 5 % de PNB mais ce n’est peut-être pas parlant pour tout le monde : cela signifie un coût pouvant aller jusqu’à 3 trillions de dollars, soit 3 milliards de milliards de dollars (fr.wikipedia.org/wiki/Trillion).


    • foufouille foufouille 11 novembre 2008 14:13

      la grippe et un virus artificiel
      la prochaine epidemie s’echappera d’un laboratoire par "accident"..........
      bien sur les gens "bien" auront un vaccin ...........


      • Newtoon 11 novembre 2008 15:26

        On retrouve une théorie du complot dans vos propos.

        Je ne veux paraître pour un adepte de théories du complot moi-même mais si j’étais un homme de pouvoir à très hautes responsabilités et, imaginons, que devant les VRAIS chiffres, je prenne conscience de l’état pitoyable vers lequel va le monde dont la cause essentielle est la surpopulation et le trop plein de richesses.

        Et bien, l’apparition d’un virus hautement pathogène pourrait effectivement représenter une opportunité diablement tentante de "solution rationnelle " dont le pricinpal avantage est qu’il est méga-simple et efficace. :->
        Il est donc légitime d’imaginer un complot tellement ce qui le sous-tend est simple à mettre en oeuvre.

        J’entends par le mot "solution rationnelle" ce qui était caricaturé dans les films d’anticipation-SF des années 70, "Soleil Vert" ( http://fr.youtube.com/watch?v=SVpN312hYgU ) ou "Logan’s run" (http://fr.youtube.com/watch?v=4WUUnc1M0TA ) par ex.
        Ce n’est que de la SF mais ne dit-on pas que la réalité dépasse souvent la fiction ?

        Du coup, le mot solution peut dans ce cas prendre un sens quasiment nazi, il est vrai.

        Il serait certes complètement immoral mais très "logique" pour les responsables de "laisser la nature faire " : de lui laisser la voie assez libre ou carrément de lui donner un tout petit coup de pouce.

        On peut prendre comme analogie ce que l’on a fait pour réduire drastiquement les lapins en Australie (à coup d’introduction de virus de plus en plus "méchants", à tel point que des spécialistes se sont dits "Ouh, là, faut faire gaffe que cela ne nous retombe pas sur la tronche quand même smiley ) ...

        Il faudrait bien entendu que les actions (ou inactions) restent très secretes mais, j’insiste, cette "solution" me paraît beaucoup plus simple qu’une "solution artificielle" type guerre classique (qui, avouons-le, fait relativement peu de morts par rapport à la population totale) ou atomique (très polluante, berk ! smiley ). 

        D’ailleurs, certains Machiavels pourraient être tentés de penser que, pour la survie de l’espèce et surtout pour la préservation des privilèges, le mieux serait encore que la maladie s’exprime en particulier sur certaines cibles : les gens un peu « riches » ou en passe de le devenir, je veux parler des classes moyennes qui vivent dans les pays développés (dont moi, Gloups !). Ca tombe bien : ils vivent tous entassés les uns sur les autres dans des zones urbaines ou le virus se propage le mieux !

        Une opportunité de rééquilibrage afin que tout reparte ensuite comme en quarante.

        Les très très riches, eux, ont malheureusement souvent des amis au pouvoir et continueront de polluer à donf mais, au passage, je crois (il faudrait trouver une étude sur ce sujet) qu’ils polluent quand même bien moins que si l’on répartissait leurs richesses à tout le monde.

        Comment ? Robin des Bois ne serait pas un écolo ?

        Ben oui ! Comme on dit souvent « Il (riche) ne peut pas manger 1000 steaks » (ainsi, il a un jet privé mais ne peut pas faire plus d’un vol de 24 h 00 par jour !).
        On dit aussi qu’à toute chose, malheur est bon .

        Je ne laisse planer aucun doute ! Mon commentaire est évidemment hyper spéculatif et provocateur. smiley
         


        • Plus robert que Redford 11 novembre 2008 20:02

          Et c’est reparti !
          La grande peur des "microbes" savamment entretenue et stimulée par les média !

          On n’est plus au moyen-age mon gars !

          Les vastes épidémies de peste, choléra, et autres joyeusetés microscopiques ont été vaincues, non pas par les ’tibiotiques ou même par les vaccins, mais par de simples mesures d’HYGIENE associées (je dirait même obligatoirement) à une augmentation significative du niveau de vie, c’est à dire de conditions d’alimentation, de logement et d’hygiène !!
          Lesquelles conditions, bien sûr, ne sont pas à appliquer qu’à nous, mais aussi à nos amis "inférieurs" les zanimaux !

          La grippe aviaire : prochaine pandémie massive !!
           
          Foutaises, au même titre que le SRAS ou la vache folle ! (on nousannoncait entre 400 et 400.000 décès) Quinze ans après, moins de 40 personnes en sont mortes, même si je vous l’accorde, ce fut un drame épouvantable dans chaque famille touchée !

          Toute cette sauce consciencieusement entretenue à mousser par les média dont c’est le pain béni commence sérieusement à me porter sur le haricot !

          Et vous tombez allègrement dans le paneau !

          Un peu d’humilité : ma pauvre expérience m’a appris une chose : quand une vraie tuile vous tombe sur le coin de la gueule, c’est jamais du côté d’où on l’attendait venir !


          • Newtoon 11 novembre 2008 20:47

            Je me doutais qu’il y aurait ce genre de réponse (pas avec autant de familiarité par contre mais c’est internet qui veut cela). On disait déjà "Arrête de gamberger, mon gars" au sujet de la crise des subprimes en 2007. On sait maintenant qui avait raison


            - > Vidéo éloquente pour vous moquer des blaireaux qui soutenaient, moqueurs, que les USA avaient une super économie et que tout le monde prédit le credit crunch depuis 20 ans ... http://www.youtube.com/watch?v=RYX1AgEV0vo
            Qui avait raison ?

            Je suis le premier à rester un sceptique (j’ai un site avec une section "idées reçues" concernant les sciences par ex) mais quand les nouvelles s’accumulent de la part de scientifiques spécialisés (et pas un journaliste en manque de sensationnalisme) et que les Nations-Unies se prononcent de manière très officielle, il ne faut pas prendre cela à la légère. 

            UN, ce n’est pas les media, "mon gars" (voir la première source).

            Je ne dis pas que l’on ne peut pas juguler une pandémie et repousser ainsi les attaques mais qu’il ne faut pas relâcher notre garde. C’est le but de mon article : ne pas oublier les priorités et on peut espérer s’en sortir. 

            L’hygiène, qui a certes permis le recul de certaines contagions par bactéries, à mon sens, ne joue presque pas comme facteur pour l’apparition et la propagation d’un virus comme la grippe.
            En plus, cela ne concerne que nos pays développés bien proprets et pas les zones rurales des pays émergents où sont apparus déjà de nombreux cas de contaminés (les gens vivent avec la volaille à leurs pieds dans l’habitation et refuse de tuer l’ensemble si un poulet est mort de la grippe comme la loi l’exige afin de ne pas perdre leur pauvre pécule).

            Voir aussi combien de cas la grippe "classique" touche de gens chaque année en France : http://www.planete-mag.fr/Grippe-4-millions-de-cas-prevus-en-France-en-2007-2008_a358.html?voir_commentaire=oui
            Il y est dit que la capacité diffusive de la souche du virus ainsi que des paramètres climatiques sont bien plus fondamentaux pour prédire le nombre de touchés.
             
            Quant-au SRAS, voici ce que l’on trouve rapidement sur le net " mobilisation internationale sans précédent, motivée par l’alerte mondiale déclenchée le 12 mars 2003 par l’OMS, l’épidémie a pu être endiguée par des mesures d’isolement et de quarantaine".

            En gros, je répète : on l’a échappé belle par une super vigilance et une action par "commando de choc" de l’OMS. C’est ce que j’ai dit dans l’article. C’est donc possible de stopper un virus dans son élan grâce aux technologies modernes et si tout le monde joue le jeu mais ... "WHAT IF" , si l’on n’y arrivait pas pour une raison ou une autre et qu’il soit très très méchant ?

            Dans ce cas, en 15 jours, la Terre est bouclée par le virus.
            Si je m’alarme pour rien, qu’on m’apporte des preuves et des sources fiables. "ma pauvre expérience" ne me convainc pas (moi aussi, j’ai une expérience : ma grand-mère avait failli mourir de la grippe espagnole smiley )


            - > Vidéo d’un spécialiste (pas à la solde des média a priori).


          • Newtoon 11 novembre 2008 21:06

            Au fait, pour la vache folle puisqu’elle est citée dans le commentaire précédent, tant que des dizaines d’années (voire 50 ans d’après une récente étude) ne se sont pas écoulées, il n’est pas possible de déterminer l’impact que représente le problème causé par la nourriture par farine animale.

            L’histoire du VCJD n’est pas du tout un problème monté en sauce par les media et qui s’est avéré alarmiste.

            Il s’agissait d’une menace réelle et sérieuse pour notre santé, en particulier de la population jeune. Croire le contraire est bien naïf et fait le jeu des attitudes humaines irresponsables (comme donner des protéïnes animales à des animaux végétariens ...).

            Les incertitudes reposent sur la susceptibilité génétique des gens touchés et sur le temps mis par le développement de la maladie (avec un peu de "chances", ils seront morts d’autre chose avant que leurs cerveaux ne deviennent de la gelée).

            Lire par ex : http://www.cidrapbusiness.biz/cidrap/content/other/bse/news/jun2906kuru.htm l


          • Newtoon 11 novembre 2008 21:35

            Une info intéressante qui modifie un peu mon article. Il est possible que, en 1918, les gens ne soient pas vraiment morts par sur-réaction du système immunitaire au virus mais par une bactérie qui a déclenché une pneumonie sur les poumons des gens affaiblis par le virus.

            Par ailleurs, il est amusant de voir que c’est une série télé anglo-saxonne "Medica Mystery" qui a donné l’idée à des chercheurs de voir si des personnes très âgées avaient encore des traces de leur résistance au virus de 1918 (ils étaient bébés à l’époque !). La réponse est oui ! C’est fou !

            http://www.pbs.org/newshour/updates/science/july-dec08/influenza_08-22.html

            Quand la SF rejoint la réalité, je vous le dis...


            • ffi ffi 12 novembre 2008 02:00

              Comme quoi, les dangers ne font peur que lorsqu’on y pense.
              Et puisqu’y penser n’y changera rien à la possibilité de son occurence, pourquoi y penser ?


              • Newtoon 12 novembre 2008 11:24

                C’est un peu vrai que cet article ne fera pas trop d’impact. Il visait à tenter que le sujet revienne sur la place publique (peut-être qu’un ou deux députés vont tomber dessus ?). C’est tout ce que je peux faire avec mes petits moyens et le temps dont je dispose, je crois.


              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 12 novembre 2008 09:10

                " Vous imaginerez facilement le scénario dantesque où en quelques semaines seulement, les hôpitaux sont débordés..." avez vous écrit.

                A mon avis, à la moindre toux, se diriger et s’enfermer dans les hôpitaux avec tous ces gens qui éternuent est la dernière chose à faire, surtout quand on sait qu’on peut très bien y échapper seul. Autre chose, la guerre, c’est fait pour tuer le plus grand nombre et surtout, comme vous le faites bien remarquer, les hommes vaillants, et par tout les moyens, y compris, l’invasion de soldats infectés, même alliés.

                J’ai entendu un conseil simple : Enfermez vous sous une bâche en plastique avec votre radio et tout ce dont vous risquez d’avoir besoin près d’un puits recouvert pour avoir de l’eau, et restez-y pendant un mois. C’est le temps que dure la pandémie. Le régime, semblable à l’ascètisme est proche de la grève de la faim, c’est vrai, c’est rude parce que l’on est absolument pas entrainé...mais efficace. Evitez tout contact avec quiconque, c’est sommaire, vous en convendrez, mais d’une simplicité déconcertante. Au plaisir.


                • Lisa SION 2 Lisa SION 2 13 novembre 2008 08:33

                  J’ai entendu ce matin, une information bien en rapport avec votre sujet.

                  Google, qui suit en temps réel, la mouvance de chaque mot-clé, ainsi que la localisation des contacts, s’est rendu compte qu’ils pouvaient de cette manière suivre avec précision et dix jours avant les médias, les épidémies de grippe, ceci, simplement parce que les internautes, dès qu’ils entendent parler ce la maladie, se renseignent immédiatement sur internet.


                • Newtoon 13 novembre 2008 13:43

                  Bien vu ! Je l’ai lu hier aussi (concerne que les USA je crois).
                   
                  L’avantage de la méthode est que l’on peut suivre l’évolution de la grippe (classique) en temps réel (car en différé, des stats existent)


                • ARMINIUS ARMINIUS 12 novembre 2008 09:46

                  Marci à l’auteur pour cette mise en garde. Ce scénario catastrophe est hélas possible, nous sommes tributaires en la matière de la faculté de réaction des sentinelles de la santé. Encore faut-il que ce réseau sentinelle soit présent sur tout le globe... Quant au tamiflu il me semblerait raisonnable de le produire en quantité suffisante, ça redorerait le blason des labos qui nous bourrent le mou à longueur d’année pour nous fourger d’autres spécialités pas vraiment indispensables !


                  • vinvin 14 novembre 2008 02:13

                    C’ est quoi la grippe aviaire ?.........

                    Je n’ ai jamais attrappé cette saloperie, moi !

                    Par contre je souffre de la grippe A-Bière ! .........





                    Mon dieu faite que notre bière soit bien fraiche,

                    Pardonne-nous nos excès, comme nous le pardonnons a ceux qui boivent du sirop,

                    Soumet-nous a la tantation, mais délivre-nous de la soif.


                    AMEN(E) ...... ton verre !



                    VINVIN.


                      • janequin 14 novembre 2008 14:10

                        @ l’auteur,

                        Ah ces virus !! Vous leur prêtez de bien mauvaises intentions, ...alors qu’ils n’en ont aucune, puisqu’ils ne sont pas vivant. Un être vivant fabrique par lui-même de l’ATP - son énergie - et à ce titre les bactéries en sont.
                        Les virus sont simplement manipulés par la cellule - et non l’inverse. Que la cellule tombe malade parce qu’elle fabrique des protéines nuisibles à partir du code anormal du virus, pourquoi pas. Mais sans cellule vivante, pas de virus.

                        Et puis, toutes ces mises en garde sont faites par des personnes dont l’entendement a été dévoyé par une perception autiste de la réalité : ils ne s’occupent que des fameux principes de la génétique qu’ils ont eux-même édictés, et qui ne sont en fait que règles empiriques obtenues à partir de conceptions dogmatiques sous-jacentes.

                        Et puis, en ce qui concerne la grippe espagnole, il est tout-à-fait étonnant de constater qu’elle coïncide excatement avec la surconsommation d’aspirine consécutive à sa synthèse par Bayer : à l’époque, on a cru que c’était arrivé... et patatras. Bien entendu, il ne fallait pas que l’on puisse un instant penser que la science dite "moderne" avait été prise en défaut. Et comme personne n’y connaissait rien, cela fut très simple d’envoyer des "experts" prêcher la bonne parole.


                        • Newtoon 17 novembre 2008 22:52

                          Vos affirmations sont malheureusement bien maladroites.

                          "Ah ces virus !! Vous leur prêtez de bien mauvaises intentions, ...alors qu’ils n’en ont aucune, puisqu’ils ne sont pas vivant".

                          1- D’une part, il suffit de se renseigner un tant soit peu pour voir qu’il n’y a pas consensus sur le fait que les virus font partie du vivant ou non. Devant le flou et la découverte récente du virus géant, le mimivirus, la majorité dit qu’ils sont à la "frontière de la vie", ce que d’ailleurs, dit mon article. Lisez aussi http://en.wikipedia.org/wiki/Virus pour voir que je n’invente pas. En fait, c’est la définition de la vie qui reste (et restera, j’en suis certain) floue.

                          2- D’autre part, ce n’est pas parce que c’est vivant qu’il y a "intention (de nuire ici)". Et puis, si vous lisez correctement mon article, je ne dis jamais que le virus ont de mauvaises intentions ; ils ne visent qu’à se reproduire au mieux. J’ai bien expliqué comment ils nous nuisent quand même. (Re-)lisez SVP.


                          — > "perception autiste de la réalité " . Votre opinion vaudrait mieux que les spécialistes ? Des preuves, des témoignages etc. pour nous convaincre SVP ... smiley

                          Quand au reste, étant donné le peu de validité de vos affirmations précédentes, je ne cherche même pas à vérifier smiley


                           


                        • janequin 18 novembre 2008 10:15

                          J’aime assez votre réaction, et j’ai souvent remarqué que les scientifiques les moins critiques de la biologie actuelle sont les physiciens, alors que les chimistes sont beaucoup plus circonspects.

                          Les découvertes expérimentales récentes devraient nous donner à réfléchir sur le rôle de ces virus.
                          En effet, il vient d’être montré qu’une cellule immunitaire poussée au suicide par un processus non infectieux est capable de libérer des particules infectieuses (c’est-à-dire capables de provoquer la mort d’autres cellules).

                          http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17191114?dopt=AbstractPlus

                          Il y a là une piste de recherche sérieuse qui mériterait que l’on y investisse du temps et de l’argent. Mais ces investigations risquent justement de remettre en cause la nature profonde des virus, qui ne seraient pas si exogènes que cela. Et le ronron dans lequel la biologie et la médecine se sont assoupies risque d’être perturbé.

                          Quant à l’impact d’un excès d’aspirine sur la mortalité, il est bon de savoir que le phénomène inflammatoire fait appel à la formation d’agents nitrants et d’eau de javel par la cellule. C’est grâce à ces agents oxydants que la cellule peut détruire les protéines anormales qui sont la cause de la maladie (provenant d’une bactérie ou d’un virus par exemple). Ces réactions chimiques sont donc indispensables, mais elles provoquent des symptomes gênants bien connus (fièvre, douleurs,....).
                          L’aspirine fait disparaître ces symptomes gênants, tout simplement parce qu’elle réagit elle-même avec ces substances oxydantes (voir votre cours de chimie organique sur les phénols et les esters de phénol). Et ce faisant, elle empêche la destruction des substances compromettantes pour la santé.
                          Alors, l’engouement initial pour l’aspirine pas chère à la fin de la grande guerre a très bien pu être à l’origine de sa suconsommation.


                          • Newtoon 18 novembre 2008 14:10

                            Effectivement, je suis un "physicien" à la base et mon intérêt pour la biologie est arrivé sur le tard et je n’ai évidemment pas les compétences pour mettre en doute ce que disent les spécialistes a priori (on peut toujours essayer effectivement mais ce serait très hasardeux). Mon article est un article de vulgarisation.

                            L’objet de mon article n’est de toute manière pas d’essayer de "chercher la petite bête", c’est-à-dire de rentrer dans la polémique mais de donner l’alerte sur ce que pensent la majorité des spécialistes (qui ont peut-être tort mais à qui se fier dans ce cas ?).

                            Je ne vais pas non plus commencer à remettre en cause la définition actuelle des virus. Comme je l’ai dit, et je le répète, on s’accorde à dire qu’ils sont à la frontière du vivant et ils n’ont pas d’autres "intentions", pour reprendre votre terme (et pas le mien) que de se reproduire au mieux.

                            Si j’ai bien compris là où vous voulez en venir (corrigez-moi si je me trompe), vous opinez qu’ils sont peut-être des créations des cellules vivantes (ce qui est très fort de café mais pourquoi pas).

                            Dans tous domaines scientifiques, il y en a qui remettent en cause le consensus et les dogmes et c’est bien (Einstein l’a fait avec le succès que l’on connaît par ex mais on pourrait citer Darwin), tant que l’on reconnaît ouvertement que l’on diverge de la théorie en cours et que l’on prend des risques.

                            L’article que vous donnez en référence ne cite pas une seule fois les virus mais parle d’ un phénomène curieux concernant l’apoptose (suicide cellulaire) et son impact sur les cellules immunitaires. J’ai l’impression que vous extrapolez par avance (ou alors donnez d’autres sources complémentaire !).
                            On est donc dans le domaine de la spéculation pure et simple (tant qu’il n’y a que cette source).

                            Concernant l’aspirine, je comprends vos déclarations mais je ne vois pas bien où vous voulez en venir (surtout dans le cadre de cet article). J’ai peur encore qu’il s’agisse d’une spéculation très hasardeuse (comme mon commentaire type "théorie du complot" donné plus haut mais je précise bien, pour ma part, que c’est hyper spéculatif).


                          • janequin 18 novembre 2008 20:40

                            Oui, il s’agit bien d’un extrapolation personnelle, qui est sous-tendue par mes connaissances en chimie.
                            L’article ne fait en aucune façon référence au terme virus, mais la manière dont ces particules se comportent est tout-à-fait similaire au comportement d’un virus... car, ce qui caractérise un virus, c’est son pouvoir infectieux "in vitro", déterminé par cultures successives sur des cellules dites immortelles.

                            Personnellement, je ne crois pas au complot, et il est vrai que je durcis parfois le trait, tant je trouve d’incompréhension chez la plupart des acteurs de la santé en particulier.

                            Nous sommes en fait arrivés à un tournant dans l’étude des dérèglements physiologiques, car depuis moins de 15 ans, la recherche a commencé à approfondir le rôle majeur des petites molécules comme le monoxyde d’azote et ses dérivés, les peroxynitrites.

                            Si la description des phénomènes morbides peut se faire à un niveau moléculaire, pourquoi pas ? Cependant, il semble qu’il y ait réticence à considérer que tous les phénomènes vivants sont mûs par les règles de la chimie pure. Et pourtant, qu’y a-t-il d’autre ?

                            Et cette réticence n’est pas volontaire, elle est naturelle. Je me souviens de ma réticence à utiliser l’ordinateur il y a vingt ans de cela.

                            Vous avez comparé l’épidémie possible de grippe aviaire à la grippe espagnole. Et c’est là qu’intervient ma déclaration sur l’aspirine. Et si ce qu’on a appelé la grippe espagnole dans les pays dits développés n’était pas tout simplement une épidémie d’abus d’aspirine. Et ceci sans esprit de complot. Tout simplement parce qu’on a très certainement cru bien faire, et qu’on n’a pas su ensuite faire le rapprochement, parce qu’à l’époque on ne le pouvait pas.

                            En ce qui concerne la grippe aviaire, pourquoi n’en serait-il pas de même, avec d’autres toxiques dont on ne soupçonne pas encore la dangerosité. Prenons le cas de l’élevage bressan décimé. Le poulailler géant venait d’être désinfecté justement pour éviter cette épidémie. Avec quel produit, me suis-je demandé ?

                            Eh bien, il s’agissait d’enrobés contenant de l’hypochlorite de sodium, soit donc cette fameuse eau de javel. Et il est raisonnable de penser qu’il y a eu télescopage entre cette substance et le mécanisme de défense des cellules animales fabriquant pour leur propre compte de l’eau de Javel grâce à la myeloperoxydase.

                            Vous comprenez donc que je me pose beaucoup de questions quant à ces pandémies. Là encore, pas de théorie du complot, mais un manque de connaissance approfondie de la chimie permettant de faire la synthèse de toutes les observations expérimentales.


                            • Newtoon 19 novembre 2008 10:22

                              Votre commentaire a le mérite d’expliciter bien mieux votre pensée et cela éclairera le lecteur.

                              Ce que je comprends, et qui est une hypothèse intéressante à creuser effectivement, est que vous pensez que l’Homme aurait catalysé, par ses progrès scientifiques (et économiques...), certaines pandémies (selon vous, au travers de la diffusion de l’aspirine). Je crois cependant qu’il y avait bien virus. On l’a d’ailleurs retrouvé, ce virus (et recréé en labo).

                              Cela rejoint d’ailleurs en quelque sorte ce que dit le rapport de l’ONU concernant le fait que certains paramètres causés par l’homme, réchauffement climatique, l’urbanisation etc. sont d’excellents facteurs pour favoriser une prochaine pandémie.

                              Concernant la chimie et son rapport à la biologie, je ne vais pas rentrer dans le débat sur les disciplines.
                              Je vous renvoie à un dessin humoristique qui me semble d’à propos : http://vi.sualize.us/view/newtoon/c2987af9b72bb64841412ff491796da1/

                              Pour en revenir aux virus et pour savoir s’ils sont vivants ou non, personnellement (mais cela n’engage que moi), j’ai du mal à ne pas les voir comme partie intégrante "Vivant" quand je vois certaines vidéos montrant comment ils fonctionnent (en partant du principe que cette vidéo décrit correctement la réalité).

                              http://www.youtube.com/watch?v=Dh4C-qmfuro

                              Le fait qu’ils soient des parasites ne pouvant se débrouiller sans la présence de cellules à infecter (pour leur énergie) ne me choque pas pour une définition du vivant (il y a quantités de parasites bien "vivants" à notre échelle qui sont dans le même cas). Il suffit de prendre l’exemple de l’étonnante vie symbiotique du lichen http://fr.wikipedia.org/wiki/Lichen . C’est juste que définir la "Vie" est bien plus complexe qu’on ne le croit. On vient bien de découvrir que les "cailloux" suivent aussi une Evolution (http://esciencenews.com/articles/2008/11/13/mineral.kingdom.has.co.evolved. with.life ) et quelques uns croient fermement que la Terre tout entière est un superorganisme (http://fr.wikipedia.org/wiki/Hypoth%C3%A8se_Ga%C3%AFa ) . Pas évident de dire aujourd’hui ce qu’est la Vie ...

                              Bref, pour résumer, vos arguments n’enlève rien du tout à la conclusion de mon article : il faut se soucier d’une prochaine pandémie, quelle que sera sa nature et son origine.

                              Nombreux sont ceux qui pensent que cela n’arrivera jamais plus (voir un des commentaires plus haut). Or, il y a bien chaque année des épidémies de grippe et de gastro-entérite dans notre pays (malgré l’hygiène et les progrès de la médecine). N’oublions pas de manière humaine et arrogante la menace qui pèse au-dessus de nos têtes.

                               


                            • janequin 19 novembre 2008 14:26

                              Le terme "catalysé" me paraît assez bien décrire ma pensée. Mais loin de moi l’idée de nier la présence d’un virus. L’extension des propriétés des cellules immunitaires à libérer des particules infectieuses à le formation de virus n’ interdit pas à ces particules de pouvoir être propagées à l’extérieur de la cellule, voire de l’hôte lui-même, et de provoquer le même effet chez un hôte différent.

                              Cependant, chaque virus correspondrait, selon moi, à un mode réactionnel caractéristique de diverses conditions extérieures à l’hôte, mode réactionnel évoluant souvent à bas bruit et nécessaire à la vie de la cellule. Ces virus pourraient d’ailleurs être présents en très faible quantité dans les cellules d’un individu sain.
                              Il suffit d’un dérèglement physicochimique capable d’interférer avec ce processus normal pour qu’apparaisse le caractère infectieux et malin.

                              Cette video prétend montrer un bactériophage détruisant une bactérie sous la forme d’un insecte. Il s’agit bien là d’une vision anthropomorphique de la réalité.Les "pattes" du bactériophage sont en réalité des chaînes protéiques dont l’extrémité est chimiquement attirée (par liaison H par exemple) par certains acide aminés de la membrane cellulaire. Tout ceci repose en fait sur l’existence d’interactions de Van des Waals ou de liaisons hydrogène entre les molécules qui forment le bactériophage et celles de la membrane. On peut aussi concevoir que le bactériophage présente des structures électrophiles, ou bien comporte des protéines synthétisant des oxydants, ce qui bien sûr fragilisera la membrane.

                              Le lichen est certes un parasite, mais un parasite qui fabrique de l’ATP à partir de ce qu’il extorque à l’être parasité. Il est donc bien vivant.

                              En ce qui concerne les "épidémes de grippe et de gastroentérites", il faut bien se souvenir que l’équilibre humoral et cellulaire sont atteints parce que des réactions chimiques (catlysées par des enzymes) qui se contrebalencent sont en équilibre cinétique à 37°. Il suffit d’une variation de la température - vers le bas par exemple - pour que les constantes de vitesse varient de manière à déséquilibrer le système entier. Il y aura ainsi surproduction de NO par exemple, par la NO synthase. Qui dit surproduction de NO dit augmentation des peroxynitrites, dit donc destruction cellulaire par apoptose, et le cycle de formation des virus est enclenché. Cycle qu’il faut rompre à tout prix, mais de quelle manière ?

                              Il suffit ensuite que d’autres circonstances extérieures interviennent - apport externe de NO par exemple - pour que la situation empire.

                              La médecine devrait plutôt s’évertuer à trouver une méthode qui remette à l’équilibre toutes ces réactions enzymatiques cellulaires, au lieu d’utiliser parfois, contre les bactéries par exemple, des substances qui elles-mêmes contribuent à ce déséquilibre - par exemple pas mal d’antibiotiques libèrent du NO, ce qui d’ailleurs permet une meilleure efficacité contre les bactéries, qui elles aussi sont détruites par les peroxynitrites.

                              Là encore, je pense qu’on a mis sur le dos de la stéréochimie des molécule ou celui de l’encombrement des groupement fonctionnel un effet positif qui pourrait être dû à tout autre chose, à savoir la nature chimique même des fonctions rajoutées - exemple de la céfixime qui est un éther d’oxime et qui est bien plus efficace que les anciennes céphalosporines.


                              • Newtoon 19 novembre 2008 18:03

                                Votre théorie, telle que je la comprends avec mes pauvres moyens, semble finalement valoir le coup d’être étudié car une grande partie des experts sur le virus de la grippe espagnole disent que le système immunitaire a sur-réagi. 
                                D’autres disent que les gens ne sont pas morts en raison du virus mais d’infections bactériennes suite à l’affaiblissement qu’a causé le virus (un peu comme dans le cas du SIDA, il me semble ).
                                Donc, la croyance "classique" sur le fonctionnement d’une pandémie n’est pas aussi simple que ce que croient la majorité des gens (des sortes de "sales petites bébètes" qui nous empoisonnent la vie). Il est bien possible en effet qu’il y ait conjugaison d’effets externes et internes (au corps) pour qu’un virus devienne "super-mortel" parmi les humains. Toute la biologie n’est faite que d’interactions complexes.

                                Il faudrait donc voir si l’aspirine a favorisé cette réaction immunitaire disproportionnée mais permettez-moi quand même d’en douter car entre 1,5 % et 3 % carrément de la population mondiale est morte lors du virus de la grippe espagnole ; cela m’étonnerait fort que l’aspirine fut utilisé par tous les gens qui sont morts dans le monde à ce moment-là (sinon, on aurait vu des cas de résistance selon les régions du globe riches et pauvres). Ne croyez-vous pas ? (c’est une question, pas de l’ironie).

                                Concernant le lichen, ce n’est pas l’aspect parasitaire que je voulais souligné mais l’aspect symbiotique entre deux classes d’organismes.

                                Relire ce qui est mentionnée sur la fiche Wikipédia (c’est assez dingue quand on y pense, non ?).

                                Je ne comprends pas votre insistance sur ATP = Vie. Il faudrait être moins réducteur à mon sens (sinon, sur la base de ce critère, on passera à coup sûr à côté d’une éventuelle vie extra-terrestre, c’est certain smiley )
                                C’est vous que je trouve "conventionnel" et dogmatique maintenant ! :lol :

                                Dans le cas du lichen donc, chacun des deux organismes ne peut vivre sans l’autre : ils ont fait un deal en quelque sorte et ne peuvent en sortir.
                                 
                                Je dis aussi dans l’article que notre ADN comprend des bouts de virus. DONC Sans virus point d’humain  ! (tel que nous le connaissons) ! Tiens ! Je viens de retourner votre argument sur l’aspect parasitaire ... smiley
                                 Virus et humains, même combat ! (la reproduction)

                                Concernant la vidéo sur le virus, elle simplifie effectivement car il y a bien entendu attirance chimique comme vous le dite (pas de "petites ailes d’insecte" :lol :). Cela n’empêche que l’apparence du virus sur la surface de la bactérie est exacte (j’ai vu dans un Pour la Science une photo au microscope d’un virus et c’est bien cela : cela m’a d’ailleurs choqué car je pensais que c’était plus frustre).
                                Cette "chimie" n’empêche pas donc que cette sorte de mécanique, même automatique, fait bien penser à quelque chose de "vivant" (pour moi au moins). Maintenant, comme je vous l’ai dit, c’est de l’intuition perso car la définition de la Vie est très très floue.
                                 
                                Désolé mais je n’adhère pas à votre idée centrale de "déséquilibre", en particulier par la température. Je ne dis pas qu’elle est fausse mais qu’elle me semble pas être la raison principale même si elle peut contribuer. 

                                D’ailleurs, le virus de la grippe espagnole a frappé conséquemment en été lors de la première vague en Europe (ce qui a étonné les spécialistes).
                                C’est maintenant bien connu et cela me semble logique : si les virus se propagent mieux l’hiver parmi une population, c’est parce qu’ils survivent plus longtemps dans les mileux chauds, humides et confinés. Or, en hiver, on vit souvent dans des milieux (sur-)chauffés et on se réfugie tous "près du poële" smiley (+les "chaud-froids" stressent nos organismes sûrement). .

                                Le froid déclenche aussi davantage d’éternuements mais sinon le froid en lui-même ne fait rien au corps http://www.youtube.com/watch?v=feiaQG6lFRI

                                Enfin, le chauffage désèche les muqueuses de nos voies respiratoires (nasales par ex) et les rend plus perméables pour une infection virale. Enfin, c’est ce que j’ai appris et cela me semble tenir la route.

                                Je vis d’ailleurs très bien dans du 12°C chez moi... (sain, écologique, économique ...).


                                PS : je vous félicite en tout cas d’avoir bien élargi la discussion. Votre premier commentaire me semblait trop vague et provocateur et je me suis trompé sur votre compte en croyant que vous n’aviez pas de base scientifique derrière vos arguments. Voilà qui est bien plus constructif ! smiley

                                 


                              • janequin 19 novembre 2008 17:13

                                Excusez-moi, j’ai écrit "anthropomorphique" alors que je pensais "anthropocentrique"

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