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Accueil du site > Actualités > Santé > « J’ai la mémoire qui flanche... »

« J’ai la mémoire qui flanche... »

Qu’y a-t-il de commun entre Rita Hayworth, Charlton Heston, Jean-Jacques Servan-Schreiber, la reine Juliana des Pays-Bas, Ronald Reagan et Annie Girardot ? Ce sont tous des victimes de la redoutable et incurable maladie d’Alzheimer. Hier, jeudi 21 septembre 2006, se déroulait la 13e Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, l’occasion de faire le point sur cette terrible maladie et sur ses conséquences mais aussi sur les progrès de la recherche.

Si la revue Paris-Match, en publiant le témoignage de la fille et de la petite-fille d’Annie Girardot, qui souffre de cette maladie depuis trois ans, nous émeut, ce sont de plus en plus de familles qui ont à connaître au quotidien les ravages de cette épidémie sur les malades et sur elles-mêmes.

1 - Présentation générale : L’association France Alzheimer a organisé les rencontres en divers points du territoire français hier. Créée en1985, par des familles de malades et des professionnels des secteurs sanitaire et social, elle s’est fixé pour objectifs de soutenir les familles de malades, d’informer l’opinion et les pouvoirs publics, de contribuer à la recherche, de former les bénévoles et les professionnels de santé. Principal interlocuteur reconnu des pouvoirs publics pour son expertise sur la maladie d’Alzheimer et sa prise en charge, elle a pour cette « 13e Journée mondiale » mobilisé ses quelque 100 associations départementales avec ses 3000 bénévoles sur le thème : « Ne restez pas seuls face à la maladie d’Alzheimer ». Ce fut l’occasion d’une opération journée « Portes-ouvertes » inédite.

2 - Où en est-on dans la prise en charge de la maladie d’Alzheimer ?
En juillet 2005, un rapport parlementaire sur la maladie d’Alzheimer parlait de « négligence » des pouvoirs publics en termes de recherche. Un premier Plan Alzheimer couvrait la période 2001-2005. Mais des crédits non fléchés avaient été détournés des affectations prévues ! Un deuxième plan, pour 2004-2007, est assorti cette fois de la garantie formelle de Douste-Blazy, alors ministre de la santé, que cela ne se reproduira pas. Dix objectifs sont fixés dont la création de 13 000 places d’accueil de jour et temporaire d’ici à 2007. Mais l’association France Alzheimer pointe le rôle insuffisant de l’État pour lequel cette maladie reste encore un sujet tabou alors qu’il s’agit d’un vrai problème de santé publique. Pour d’autres, il manque encore une solution sanitaire pour les périodes de crise aiguë des malades (hospitalisation en urgence en structure sanitaire adaptée).
Plan Alzheimer

3- Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer ?
La maladie d’Alzheimer est une maladie dégénérative du cerveau, qui débute autour de la quarantaine. Elle est liée à la production anormale de la « protéine bêta-amyloïde ». Les symptômes mettent plusieurs années, voire plusieurs dizaines d’années avant d’apparaître : détérioration progressive des fonctions cognitives, perte de la mémoire récente (une lésion de l’hippocampe rend incapable de former de nouveaux souvenirs). Les lésions se diffusent ensuite pour atteindre le raisonnement, puis le langage. Des troubles du comportement viennent s’associer.

4 - Des chiffres alarmants :
La maladie touche 25 millions de personnes dans le monde, et, en France, 850 000 selon les chercheurs de l’INSERM (si l’on inclut les pathologies apparentées). La maladie frappe 5 % des plus de 65 ans, 25 % des plus de 80 ans. Les estimations françaises chez les plus de 75 ans sont de 13,2% pour hommes et 20,5% pour les femmes. Chaque année, 110 000 nouveaux cas apparaissent. En incluant l’entourage familial, très éprouvé, c’est au moins 3 millions de personnes qui sont directement concernées en France. Environ 65 000 décès sont dus à cette maladie chaque année. Selon les prévisions démographiques de l’INSEE et faute de progrès significatifs de la recherche, on estime que près de 1,3 million de personnes seront atteintes d’Alzheimer en France d’ici 2020.

(Source : Étude paquid menée par l’équipe du Professeur Jean-François Dartigues, INSERM Bordeaux.)

5 - La recherche sur la maladie d’Alzheimer :

La piste médicamenteuse :
Les médicaments existants agissent sur les symptômes et non sur la maladie. Ils sont d’autant plus efficaces que la maladie est dépistée tôt. Or, le problème actuel est l’absence de test biologique de dépistage précoce. Quand les signes psychiques de la maladie apparaissent, beaucoup de neurones sont déjà perdus ! Les médicaments permettent cependant de ralentir la dégradation et la recherche médicale s’efforce d’affiner l’utilisation de ces médicaments et d’inventer de nouveaux médicaments plus efficaces qui devraient arriver d’ici à un ou deux ans sur le marché. Il y a aussi des recherches prometteuses en immunothérapie.

La recherche sur le contrôle des facteurs de risque :
Le but est de combattre les facteurs de risque qui favorisent l’apparition précoce de la maladie : les lésions liées au vieillissement, fragilité des neurones, obésité, hypertension, excès de cholestérol. Ces recherches visent aussi à promouvoir les facteurs qui en retardent l’expression. Des travaux ont montré que la réduction des facteurs de risque vasculaires, en particulier de l’hypertension artérielle, réduisait fortement l’incidence des démences. Selon Le Figaro, une étude prospective hollandaise a montré que le taux sanguin de deux protéines est modifié chez les personnes qui souffriront ultérieurement d’une démence. Aura-t-on bientôt un test de dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer ?

La piste du vaccin :
En 1999, un chercheur américain, Dale Schenk, a eu l’intuition d’utiliser le principe de la vaccination. Après des tests concluants sur la souris, l’essai a été arrêté parce que des patients avaient développé des encéphalites. Actuellement, au moins cinq essais thérapeutiques sont en cours chez l’homme.

6 - La prise en charge de la maladie :

-Le coût financier s’élève, pour les dépenses strictement médicales, à 5731€ par malade. (Total estimé à 1 milliard d’euros par an, dont 97% pris en charge par l’assurance maladie) et pour les dépenses médico-sociales à 16 307€ par malade. Au total un malade représente 22 099 € de dépenses annuelles. L’APA (allocation personnalisée d’autonomie) couvre une grande part des frais engagés, mais 55% de ces dépenses restent à la charge des familles.

-Soutenir le malade : Très souvent, ce sont les malades qui découvrent leur pathologie avant tout le monde. Et ils sont conscients d’être atteints d’une pathologie grave. Mais, bien qu’atteints de cette maladie neurodégénérative, ils ont besoin d’être entendus et associés aux décisions les concernant.
Citons une expérience locale : Alzheimer Haute-Savoie a créé les «  instants d’accueil », moments de rencontre et d’expression pour les malades. (contact : Tel 04 50 51 49 14. email : hautesavoiealzheimer@noos.fr)

-Soulager les familles : Vivre avec un malade d’Alzheimer demande un effort et une vigilance de tous les instants. Le malade oublie les rituels du quotidien, devient incontinent, peut fuguer ou errer dans la maison et provoquer un accident. Il requiert de l’aide pour la toilette, les repas. À un stade plus avancé de la maladie, il peut avoir des difficultés à respirer, peut s’étouffer. L’aménagement du domicile s’impose.

Le lien familial et social est donc mis à l’épreuve. Les aidants se sentent désemparés face à l’être aimé qui ne les reconnaît plus, devient irascible, distant voire violent. Ils se sentent isolés. L’entourage d’un malade d’Alzheimer est presque toujours frappé de troubles liés à la fatigue physique et mentale. Selon une étude de 1999, le taux de morbidité chez les sujets aidant un patient est majoré de 63% par rapport à un sujet non aidant. (Schulz R., Beach SR, Caregiving as a risk factor for mortality : the caregiver health effects study, 1999).

Citons cette expérience locale d’accueil de jour conviviale : le centre Amista du Centre hospitalier d’Aubagne accueille en journée des personnes atteintes de maladies cognitives. Les pensionnaires, que l’on appelle des « amis », doivent se sentir « comme à la maison ». Un autre centre Amista s’est ouvert à La Ciotat. (Contact : Association Accueil amitié Alzheimer, tél : 06.22.32.18.84 ; http://www.amista-alzheimer.com)

-Former les professionnels : Un réel effort de formation des professionnels s’impose. Alzheimer est une pathologie de la communication. Les soignants n’y sont pas préparés et « chosifient » beaucoup trop vite la personne, ne lui parlant plus.

A Longny-au-Perche (Orne), les salariées de la maison de retraite et de l’association d’aide à domicile ont été formées, ensemble, aux techniques de massage. Un moyen de communiquer avec les malades. Le toucher est le dernier support de communication, c’est ce qui reste jusqu’au bout, même en stade de fin de vie. Cela éveille les sentiments, rappelle des souvenirs, restitue chez les malade la perception normale de leur corps.
(Contact Maison de retraite La Providence, tél. : 02.33.73.63.02.)

Autres expériences locales notables : le travail en réseau autour de la personne associant les familles, avec accueil de nuit. (Hôpital local de Mortain, dans la Manche : Contact : 02.33.69.21.00), les programmes d’animations pour stimuler la mémoire et l’activité mentale et sensorielle des pensionnaires (maison d’accueil du château d’Ay dans la Marne. tél. : 03.26.51.02.51), l’accueil en petites unités de vie (Maison de retraite spécialisée de Nègrepelisse, tél. : 05.63.25.02.90)

Il faut donner la parole aux malades et aux aidants et ne pas se limiter aux aspects médico-biologiques. Si le malade vit normalement, dans un environnement où il peut s’adapter facilement, son état va s’améliorer. C’est-à-dire, dans le cas de la maladie d’Alzheimer, que l’on va noter une absence de dégradation. Il s’agit d’essayer de réhabiliter le malade en tant que personne, de l’écouter, de lui permettre de dire ce qu’il n’arrive pas à dire.

P.S (1) : On t’aime Annie !
P.S (2) : La photo prise chez Annie en 1989 est mon hommage au sculpteur et ami Claude Kuster ( Tarn ) disparu en 2004. Photo se trouvant sur le site de Valérie, nièce du sculpteur : http://univerval.free.fr/univerval.html

Sources Internet :

Association France Alzheimer
Fondation nationale de gérontologie
Le site de l’unité Inserm 442, à Lille
Le site du service de neurologie de l’hôpital Gui-de-Chauliac à Montpellier
Un site créé par des malades à l’attention d’autres patients et de leurs aidants
Une liste de discussion francophone
Un bottin des sites internet
Un site d’information et d’échangessur la maladie d’Alzheimer, soutenu par les laboratoires Eisai et Pfizer

Quelques Articles de journaux et revues :

- A Ivry, des malades d’Alzheimer retrouvent le goût de la vie : Le Monde 21/09/05 p10

- Maladie d’Alzheimer. Des inégalités dans la prise en charge, Gazette des communes du N°35/1805 du 19 septembre 2005 p.20

- Mise en œuvre du plan Alzheimer, Travail Social Actualités du 29 avril 2005 p.5

- Dossier spécial Alzheimer : Gazette santé social n°11 de septembre 2005

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33 réactions à cet article    


  • La Taverne des Poètes 22 septembre 2006 12:58

    L’appel Européen aux pouvoirs publics

    Toutes les associations Alzheimer d’Europe ont adopté, le 1er juillet, une position commune, baptisée « Déclaration de Paris », dans ­laquelle elles demandent à l’Union européenne, au Conseil de ­l’Europe, à l’Organisation mondiale de la santé, ainsi qu’aux gouvernements nationaux de déclarer la maladie d’Alzheimer « priorité de santé publique » et de développer des programmes d’action. Les ­signataires réclament un effort financier tant pour la recherche (dépis­tage, traitement, formation des personnels soignants) que pour la prise en charge des malades, le soutien aux ­associations et les ­mesures destinées à soulager les familles. La maladie d’Alzheimer et les troubles apparentés touchent 860 000 personnes en ­France et près de 5,4 millions en Europe.


    • José (---.---.141.163) 22 septembre 2006 17:41

      La France, pour un étranger, et Agoravox le démontre bien deviens un pays.... drôle. Pour les problèmes de religions elle se déchire et on peut lire des comentaires ahurrissants. Sur un problèmme grave de santé publique comme la maladie d’Alzheimer les commetateurs habituel de ce site ne montrent aucun interet. Vou autres français vous irez loin je vous le dit.


      • (---.---.245.196) 23 septembre 2006 06:59

        Je remarque que les meilleurs articles ont peu de commentaires. C’est parce qu’ils atteignent un niveau de profondeur où les commentateurs ne peuvent plonger sans doute.


      • Gilbert Spagnolo dit P@py 23 septembre 2006 11:41

        Salut l’inconnu ( e )

        Hélas...., c’est souvent ainsi, exemple l’article du jeudi 21/09 :

        Pompiers : les raisons de leur colère

        L’intersyndicale CGT, FO, FASPP et CFDT des sapeurs-pompiers professionnels relevant de la Fonction publique territoriale appelle à une manifestation nationale à Paris le 25 septembre afin de dénoncer la suppression d’une prime et de demander la reconnaissance de profession « dangereuse et insalubre » avec une retraite à taux plein à 55 ans. http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=13531

        Ben... n’a eu q’une seule réponse, ....sans autres commentaires !

        @+ P@py

        P.S. : P@py ... prépare sa réponse !


      • Rocla (---.---.55.188) 22 septembre 2006 18:42

        Répète voir ça José ,j’ ai déjà oublié

        Rocla


        • José (---.---.141.163) 25 septembre 2006 14:17

          @ Rocla. Y a des gens qui ont de l’ésprit quand ils disent des bêtises monumentales. Ça doit être ton cas.


        • José (---.---.141.163) 25 septembre 2006 14:28

          Finalement un peu de commentaires sont apparus mais.... sur les conditions économiques de la maladie et autres choses matérielles mais... le côté humain n’y est pas. Vous les français sont devennus DRÔLES.


        • Nicouuuu (---.---.33.226) 22 septembre 2006 20:17

          Très bon article, interessant et bien documenté. Confronté à cette maladie dans ma famille, j’ai pu constaté que beaucoup de bénévoles se devouent pour aider les personnes atteintes. J’espère que l’Europe sera écouté les associations le plus tot possible. Merci à l’auteur d’avoir porté notre intérêt sur cette maladie. Amicalement, Nico.


          • cloclo (---.---.147.1) 22 septembre 2006 23:01

            merci pour ce tour d’horizon assez complet.

            En sait on plus sur le ressenti de la personne atteinte (niveau de conscience...) ?

            Comment son moral évolue t-il, par exemple ? Est-ce qu’il y a un cap à partir duquel il ne reconnait plus personne, ou celà ce fait il sur la durée ?


            • Jeanne Moreau (---.---.180.59) 22 septembre 2006 23:05

              Et sur les causes ? Rien ?

              Parce que ce qui est étonnant c’est l’expansion de cette maladie. Comme pour le cancer on argue que c’est lié au vieillissement de la population, qu’en vieillissant on devient gateux. Or il n’en est rien. La vieillesse n’est pas une maladie. Et ce qui est curieux c’est de trouver des cas d’Alzheimer chez des personnes de 60, 50 et même 40 ans.

              En passant, petit sujet de réconfort pour les fumeurs : statistiquement ils developpent moins de maladie d’Alzheimer. Ils en ont d’autres, mais pas celle-là. Mais bon, pour Annie Girardot, ça ne marche pas vu qu’elle fumait.


              • alberto (---.---.56.61) 24 septembre 2006 10:18

                Bien d’accord avec vous, Jeanne, pourtant à consulter les sites étrangers (Canada, U.S., Belgique, Suisse, ...) ce ne sont pas les pistes qui manquent : aluminium, Aspartame, vaccins..., mais les les « experts » français sont liés par leurs ententes avec les firmes qui les financent (c.f. les études sur les effets nocifs des téléphones portables, financés par les opérateurs !) Alors mieux vaut faire du fric en ponctionnant les familles pour prendre en charge l’un des leurs quand la maladie les atteint...


              • jerome (---.---.82.174) 23 septembre 2006 00:11

                C’est vrai qu’il est curieux de voir aussi pei d’intervenants sur ce problème douloureux ...probablement faut il etre directement concerné pour etre conscient de cette effrayante perspective . C’est un enfer pour la famille , qui ne sais pas comment réagir , surtout sur le plan affectif . La personne n’est plus « personne » justement , pour son conjoint , ses enfants et autres proches . On se retrouve totalement impuissant ... Bon , chacun porte son fardeau , mais celui-là est particulièrement lourd .

                Sans vouloir etre cynique , j’attend avec impatience les rodomontades nombrillistiques du grand artiste mal aimé Damian Machin ... on l’ a pas encore vu , doit etre noyé dans la contemplation effrénée de son ombilic ...Egocentrisme , quand tu nous tiens ... Bonne soirée Jérome


                • Cécile_13 (---.---.156.196) 25 septembre 2006 10:58

                  Bonjour ! Je me permets de réagir à votre commentaire. Des intervenants, il y en a, mais pas de moyens... Je suis psychologue spécialisée en gérontologie, et je suis confrontée à ce problème tous les jours !! Je ne trouve tout simplement pas de boulot... Alors les promesses de faire de cette maladie une cause nationale... Pourtant, le rôle du psy est essentiel, non seulement pour la personne âgée, mais aussi pour son entourage. Il faut continuer, persister, et innover. Bon courage. Cécile


                • José (---.---.141.163) 25 septembre 2006 14:41

                  J’attendais aussi comme toi mais..... ce genre de problèmes sont surememt « trop de sable pour leurs camions » comme on dit dans mom pays"


                • Copin (---.---.125.238) 23 septembre 2006 00:47

                  Si les commentaires se font discrets, c’est qu’il n’y a pas matière à débat. Tout est dit sur cette maladie (enfin de ce que l’on en sait). Très bon article.


                  • Rocla (---.---.55.188) 23 septembre 2006 05:27

                    Concrêtement j’ ai pu constater la stagnation de l’ évolution de cette maladie suite à prise de médicaments adaptés , ce qui pourrait vouloir dire que l’ espoir serait de notre côté .

                    Dans le cas que je connaîs ,la personne a montré les premiers symptomes après le décès de son mari comme si elle avait attendu de ne plus être nécéssaire à quelque chose .

                    Rocla


                    • fsenior 72 ans (---.---.22.37) 23 septembre 2006 09:08

                      un grand merci pour cet article et ces adresses que j’ai imprimés , il est vrai qu’à mon âge cette maladie est objet d’apprehension, de crainte. merci d’avoir traité ce sujet qui nous concerne tous, aujourd’hui ou demain


                      • Mille sabords (---.---.39.176) 23 septembre 2006 12:48

                        C ’est pas trop une bénédiction ,non ,au début de la maladie on se rend compte de son état ,et on dirait comme si on avait pas envie de réfléchir on passe à autre chose . Imagine , comme il nous arrive souvent nous les bien-portants on va à la cuisine chercher de la moutarde et arrivé on se souvient plus ce que l’ on est venu chercher , ben pour eux c’ est genre tout le temps comme ça . Le malade te raconte un truc ,deux minutes après rebelotte ,re ,re ,re ,et dix de der .

                        Cette impuissance , à voir ça .

                        Rocla


                      • chantecler (---.---.146.221) 23 septembre 2006 23:59

                        C’est pareil pour Kessed.


                      • kleo22 (---.---.93.199) 25 septembre 2006 01:47

                        abruti

                        tu te rends compte de ce que tu dis ? la chanson française t’as bien défoncé le cerveau. pas besoin de maladie pour te déconnecter les neurones.

                        kleo


                      • François Dessouche (---.---.248.179) 23 septembre 2006 12:06

                        Une petite blague, histoire de dérider l’ambiance.

                        De la maladie de Parkinson ou de celle d’Alzheimer, de laquelle préfèreriez-vous être atteint ?

                        Réponse : la maladie de Parkinson parce qu’il vaut mieux renverser un peu de son apéritif plutôt que d’oublier de le boire...


                        • sijepuis (---.---.194.96) 23 septembre 2006 19:36

                          Parmis les problèmes qui entourent la maladie dite ’d’Alzheimer’ est son appellation, — term ’ombrelle’ pour classifier grand nombre de neuropathies, qui ne peuvent être distinguées qu’à l’autopsie. L’Alzheimer n’est pas une maladie mais une panoplie de différentes neuropathies, classifiées comme telle parce qu’il n’y a pas mieux. — On commence tout juste à soupçonner l’accumulation des métaux dans l’environment comme éventuelle cause à l’augmentation de certains types de démence ...


                          • Rocla (---.---.39.176) 23 septembre 2006 19:42

                            Sijepuis,

                            Dis nous en plus ,Situpeux

                            Rocla


                            • sijepuis (---.---.194.96) 23 septembre 2006 20:59

                              J’hésiterai, Rocla, pour la simple raison que je ne suis ni medecin ni chercheur. Mes connaissances viennent de mon père, qui était lui-même neurologue, atteint dans sa vie avancée de ce qu’on a appellé ’maladie d’Alzheimer’, et l’expert qui a examiné son cerveau.

                              Quelques points de départ, cependant :

                              Wikipedia : Alzheimer http://en.wikipedia.org/wiki/Alzheimer

                              Facts about dementia http://www.alzheimers.org.uk/Facts_about_dementia/index.htm


                              • sijepuis (---.---.194.96) 23 septembre 2006 21:35

                                Votre question relève du domaine du morbide, Rocla, mais voilà : mon père s’est rendu compte de sa perte cognitive assez tôt et a tout fait pour le dissimuler. Peu à peu, dans l’espace de 5 -7 ans, je dirais, il a du reconnnaître qu’il n’était plus maître de lui-même..

                                .


                              • Rocla (---.---.39.176) 23 septembre 2006 22:25

                                Sijepuis,

                                Je ne voulais pas vous choquer dans ma question ,elle était seulement technique , dans le sens où Beethoven savait encore composer de la musique alors qu’ il était devenu sourd ,un neurologue a -t- il capacité à profiter de son art médical pour combattre lui-même sa maladie sachant ce qui se trame dans sa tête . Sinon , vous me voyez navré .

                                Rocla


                              • Rocla (---.---.39.176) 23 septembre 2006 21:05

                                Merci ,Sijepuis ,

                                En tant que neurologue a-t-il perçu sa maladie ? où s’ est-il perdu dedans comme les autres malades ? L ’évolution a -t- elle pu être ralentie comme dans le cas que je connaîs ?

                                Rocla


                                • le sondagophobe (---.---.126.57) 24 septembre 2006 01:28

                                  Pas beaucoup de commentaires ?

                                  Le silence qui suit une oeuvre de Mozart est encore de Mozart. L’absence de commentaires qui suit un article de qualité ne lui enlève rien.

                                  Pouvez-vous nous en dire plus sur la stimulation de la mémoire ?


                                  • fredleborgne (---.---.44.239) 24 septembre 2006 10:22

                                    Trés bon article. Je m’interroge sur ces crédits qui ont été détournés. Néanmoins, avoir associé l’assurance maladie à l’assurance chomage a été une mauvaise chose. Car le trou de la sécu est bien créé par le chomage, et non « les dépenses pharamineuses... » Néanmoins, Alzeimer est une maladie de plus en plus répandue parce que les gens ne meurent pas d’autre chose avant. Des travaux encourageants sont en cours. Ensuite, on mourra de nouveaux cancers, de nouvelles maladies dégénératives, d’accidents bêtes et même d’ennui...tout en dépensant de plus en plus « pour la santé » et être obligé de travailler jusqu’à 70 ans pour une petite retraite. Ne vaudrait-il pas mieux s’occuper d’autres maladies plus « actuelles » et moins « occidentales » ?


                                    • Rocla (---.---.151.13) 24 septembre 2006 11:57

                                      T’ es borgne de tous les yeux Fred ?

                                      Rocla


                                      • josé (---.---.141.163) 25 septembre 2006 17:07

                                        @DW... Voilà. La faute est au bugg et non pas au trop de sable pour ton camion.


                                      • josé (---.---.141.163) 25 septembre 2006 17:48

                                        Sur Agoravox un autre article sur le même sujet mais.... sur lequel bizarrement on ne peut faire des commentaires. Ça devien vraiment drôle Agoravox

                                        " dimanche 24 septembre 2006 Envoyer l’article aucune réactions Imprimer Ecouter MP3 (Readspeaker) Articles de cet auteur

                                        Alzheimer, un défi social et individuel AgoraVox vous permet de diffuser vos informations. Tous les sujets (économie, politique, société, infos locales, cultures,...) sont les bienvenus. Prenez la parole et enrichissez l’actualité avec votre article : devenez rédacteur !

                                        Deux raisons expliquent les émotions déclenchées par l’information sur cette maladie : la forte augmentation du nombre de personnes atteintes, et son caractère particulier, qui affecte la conscience au point que je devient un autre, ce qui conduit à percevoir l’affection comme une métamorphose tragique.

                                        Les chiffres révèlent une situation grave : dans le monde, 24,3 millions de personnes sont atteintes, et on estime qu’en 2020, ce nombre atteindra 42,3 millions. Les femmes sont sensiblement plus touchées que les hommes (2/3-1/3).

                                        Au Canada, aux 435 000 patients actuels s’ajouteront 111 560 cas nouveaux par an d’ici 2011. Près de 25 % des Canadiens ont un membre de leur famille atteint de la maladie d’Alzheimer.

                                        En France, 860 000 personnes sont affectées. Selon les prévisions de l’Insee, avec 225 000 nouveaux cas par an, près de 1,3 million de personnes seront atteintes d’ici à 2020, soit un Français de plus 65 ans sur quatre. (La proportion de personnes de 65 ans et plus, qui était de 16,5 % en 2004, passera à 21 % en 2020 et 28 % en 2040 ; pour les 75 ans et plus, les chiffres sont encore plus impressionnants puisque ces proportions devraient passer respectivement de 8,0 % à 9,6 % et 16,1 %.http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-off/i2454.asp#P621_95947

                                        Cette maladie affecte toute la personne, conscience, émotions comportements. Des cellules du cerveau disparaissent, sont remplacées par des plaques, des écheveaux se développent et étouffent des cellules saines. Le cerveau peut être affecté dans les zones pariétale, frontale, occipitale... Des signes précurseurs ont été identifiés, mais le diagnostic reste affaire de spécialiste.

                                        Depuis les travaux du psychiatre Aloïs Alzheimer à l’Hôpital de Frankfort, au tout début du XXe siècle, la connaissance de la maladie a progressé, et les efforts actuels de la recherche médicale croissent de manière exponentielle. Des vaccins sont en cours de développement, des médicaments susceptibles de bloquer la dégénérescence des cellules ou de stimuler les neurones sont testés.

                                        On a aussi observé que le déclenchement retardé de la maladie aurait une incidence importante sur la personne atteinte (un retard de cinq ans dans l’apparition de la maladie pourrait se traduire par une diminution de 50 % des cas de maladie d’Alzheimer, un retard de dix ans pourrait faire disparaître la maladie). Alors, partant de l’identification des conditions favorables pour limiter le risque d’être affecté, on répète aujourd’hui l’importance d’être actif, de solliciter le corps par le sport et l’esprit par la sollicitation de la mémoire, l’évocation du passé, l’empathie... On redit l’importance de bien s’alimenter.

                                        Quelle image de la société ce tableau pathologique nous renvoie-t-il ? Une société dans laquelle on vit plus vieux qu’avant, avec une augmentation de l’espérance de vie corrélée à une maladie qui revient à « être mais ne pas être », un mode de vie dominant qui génère ou aggrave des pathologies. Il n’y a pas à ce jour de « médicament » qui empêche ou soigne la maladie. Pour autant, les recommandations médicales sur l’hygiène de vie (manger sainement, pratiquer des activités physiques...), sur l’équilibre socio-affectif, sur l’entretien de la pensée et de la mémoire sont tout à fait sérieuses. Peut-être l’augmentation de la durée de la vie n’explique-t-elle pas à elle seule la progression très importante du nombre de personnes affectées par la maladie d’Alzheimer ? Mais comment ce discours médical est-il entendu dans les sociétés occidentales ?

                                        URL TRACKBACK : http://www.agoravox.fr/tb_receive.php3?id_article=13757

                                        A la une aujourd’hui "


                                        • faroukbulsara (---.---.189.86) 16 avril 2007 22:16

                                          Bonsoir à tous !

                                          J’aimerais poser une question:connaissez-vous des personnes atteintes de la maladie d’alzheimer qui suivent une cure de Silicium Organique ? En effet,le Silicium Organique 5è Génération créé par les laboratoires GLYCAN PHARMA est apparemment potentiellement capable d’atténuer les symptômes de la maladie et cela de façon entièrement naturelle.

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