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L’Australie victime du « syndrome Frankenstein »

Stupeur et inquiétudes en Australie après la révélation par les quotidiens The Age et le Sydney Morning Herald du risque d’implantation sur des patients australiens de produits médicaux réalisés à partir de « matières premières humaines » volées sur des cadavres de pompes funèbres.

Le 21 juin, les autorités médicales australiennes faisaient tout leur possible pour rentrer en contact avec 46 patients suspectés de s’être vu injecter ou administrer des produits réalisés à partir de matières premières volées sur des cadavres dans des pompes funèbres aux Etats-Unis. Au-delà de l’effroi, le risque sanitaire porte sur le fait que les matériaux incriminés sont potentiellement infectés par le HIV, la syphilis ou l’hépatite C.

Outre-Atlantique le commerce d’organes humain post-mortem, quand il est autorisé par les familles, est légal et florissant. Valves cardiaques, tendons, cornées, veines sont couramment réutilisés. Des gels réalisés à partir de peau servent notamment en chirurgie esthétique pour gonfler des lèvres, gommer des rides ou allonger les pénis.

En septembre dernier, la police américaine a démantelé un trafic d’organes volés sur des cadavres dans des pompes funèbres de New York. L’enquête avait révélé l’existence de salles de découpage secrètes équipées d’ascenseurs pour monter et descendre les corps.

Le dérapage australien a été permis par le fait que les patients concernés ont pu, par le biais d’un accord spécifique, bénéficier de produits non encore approuvés par les autorités sanitaires. Un produit, en particulier, réalisé à partir de cadavres humains, utilisé en chirurgie esthétique ou par des dentistes est mis en cause : Alloderm, de la compagnie américaine Lifecell.

La société avait rappelé ses produits aux USA lorsqu’elle avait été informée que des matières premières humaines volées lui avaient été vendues. Des lots suspects auraient pu être expédiés en Corée et en Australie.

L’article du Sydney Morning Herald


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