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Accueil du site > Actualités > Santé > L’Europe a mal à son nucléaire

L’Europe a mal à son nucléaire

Après le feuilleton des fuites d’uranium de cet été, suivi par les malfaçons sur l’EPR finlandais, voici venu le tour de la Belgique et de l’Espagne.

Le 24 août dernier, un incendie s’est déclaré dans la centrale nucléaire Vandellos II en Catalogne, au nord-est de l’Espagne.
La centrale est maintenant à l’arrêt.
L’ANAV (Association nucléaire asco-vandellos) était déjà montrée du doigt, accusée de ne pas avoir correctement informé les autorités d’une fuite survenue en novembre 2007.
« L’incident » n’avait été rendu public que cinq mois après.
Le Conseil de sûreté nucléaire a déclaré :
« Il faut mettre un terme au manque de sécurité dans les centrales nucléaires espagnoles ».
Cet incident est le trentième depuis le début de l’année.
« Nous allons faire un inventaire complet et approfondi des incidents et des risques qui persistent. Nous serons intraitables », a conclu le CSN.
C’est maintenant au tour de la Belgique.
Elle vient d’essuyer un grave accident classé 3 sur une échelle qui en compte 7.
Cela s’est passé sur le site de l’institut des radioéléments (IRE) de Fleurus, près de Charleroi.
De nouveaux prélèvements ont révélé que la fuite d’iode radioactif qui s’est produite le week-end dernier est plus importante qu’initialement estimée.
Jean-Luc Borremans, bourgmestre de Fleurus a averti le 29 août la population par des annonces faites par haut-parleurs, recommandant de ne pas consommer fruits et légumes du jardin.
On se souvient que, cet été, c’est en France que l’uranium fuyait de tous les côtés au Tricastin.
Malgré les tentatives d’AREVA de tenter « d’éteindre le feu médiatique », les populations avoisinantes ne sont pas rassurées, et 140 dossiers de réclamation ont été déposés.
AREVA a donc mis la main à la poche, et a engagé 33 millions pour la rénovation du site.
 
Mais le message ne passe plus : les vignerons du coteau du Tricastin ont décidé de débaptiser leur vin.
 
Les nappes d’eau ont été polluées, et on apprend quelques semaines après la première fuite, que celle-ci n’est pas à l’origine de la pollution.
Il s’agirait d’une pollution bien plus ancienne.
La CRIIRAD, association formée d’experts indépendants, pointe du doigt un dépôt nucléaire et militaire qui est stocké sur ce site en toute illégalité depuis trente ans, recouvert d’un peu de terre, pour tenter de passer inaperçu.
Pour la CRIIRAD, il est probable que ce dépôt de 760 tonnes de déchets nucléaires soit responsable de la pollution, et AREVA s’est engagé à le déplacer.
Au Tricastin, l’immobilier bat de l’aile, et les riverains tentent tant bien que mal de vendre leur maison.
Mais les prix ont chuté, et les acheteurs ne sont pas au rendez-vous.
Récemment, la Finlande, qui a acheté un EPR (réacteur de la dernière génération) commence à douter.
Greenpeace a dénoncé des malfaçons.
AREVA tente de désamorcer la crise, mais la Finlande vient de décider de refaire expertiser les soudures.
De plus, la facture a explosé passant de 3 à 4,5 milliards, devant l’inévitable progression des prix du pétrole, annoncée depuis longtemps par des scientifiques
http://www.reopen911.info/11-septembre/oil-smoke-mirrors-vo-st-fr/

Le nucléaire que notre cher président tente de vendre en Chine, à Kadhafi, et ailleurs ne semble plus avoir si bonne presse.
Alors que des études ont démontré que la France pouvait se passer du nucléaire et du pétrole, sans pour autant se priver, pourquoi continuer à s’entêter à promouvoir une énergie dangereuse qui produit des déchets dont personne ne veut ?
Car comme disait un vieil ami africain :
« Le mensonge donne des fleurs, mais pas de fruits ».

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41 réactions à cet article    


  • Alain-Goethe 5 septembre 2008 18:35

    Vandellos ce sont des centrales qui ont dû être construites voici env. 40 ans. Quand je travaillais chez FRAMATOME (devenue AREVA) dans années 70-80, un de mes collègues + âgé que moi avait travaillé sur ce projet.

    - Il faudrait que l’info des Citoyens se fasse + vite et mieux lorqu’il y a des "incidents". Il y a des "incidents" aussi dans d’autres usines etc..

    - Energie = vaste problème . Voir les positions de " CAP 21" ( Mme Corine LEPAGE notamment) - voir leur sites

    - cf voir aussi " Le club des Vigilants" article en mars 2008 d’un ancien PDG de FRAMATOME, disant que le nucléaire civil ne doit pas être privatis"


    • olivier cabanel olivier cabanel 5 septembre 2008 19:40

      Alain Goethe,
      comme vous vous en doutez, je rejoins vos préoccupations, voire vos inquiétudes,
      le parc nucléaire français est vieillissant, dangereux.
      les fuites de cet été sont révélatrice d’un certain délabrement,
      quand a la privatisation, comme vous, je pense que ce n’est pas une bonne solution,
      cordialement,


    • dèshnormordisvraix dèshnormordisvraix 5 septembre 2008 18:37

      Qst si le risque est rehel pourquoi le Japon n°1 en sismique aprés la natur d’actu 1er Ministre tu démisionnerais en Frs ou peutetre que le clans des faillo "crois a sa place boucoeur pret du bouton H" moi jveu pas du péteu mes des pepete jaret la sencure bref a plus ... 


      • olivier cabanel olivier cabanel 5 septembre 2008 19:45

        dèshonormordivrai,
        le risque sismique, bien sur, mais ce n’est pas le seul,
        quid d’une attaque terroriste, de la chute d’un avion sur une centrale nucléaire,
        aucun batiment ne résisterait,
        d’autant que le parc nucléaire français est plus que vétuste,
        à+


      • tg 5 septembre 2008 21:40

        "des études ont démontré que la France pouvait se passer du nucléaire et du pétrole."

        Pourquoi ne pas donner de references ?


        • olivier cabanel olivier cabanel 5 septembre 2008 22:52
          TG,
          pourquoi ne pas donner de références, demandez vous,
          tout simplement parce qu’il s’agirait d’un nouvel article,
          vous ne devez pas ignorer que les rédacteurs sont limités en nombre de signe,
          par contre, dans un commentaire, cela devient possible,
          voici donc ci dessous, un article dont je suis l’auteur, paru déja dans la presse internet, dans de nombreux sites, il s’agit là d’un résumé, et pour chaque énergie décrite, il existe des articles qui rentrent plus dans le détail.

          Nos besoins nationaux sont aujourd’hui de 276 millions de tonnes équivalent pétrole.
          Le premier levier que l’on pourrait actionner serait d’essayer de consommer moins, sans pour autant se priver.
          A titre d’exemple, si demain la France adopte le même coefficient d’isolation que la Suisse (0,6) nous pourrions économiser 15 millions de TEP (tonnes équivalent pétrole). L’économie serait augmentée de 17 MTEP si les entreprises appliquaient ce même coefficient. Il existe à Genève un immeuble de bureau qui ne possède pas le moindre appareil de chauffage et qui maintient toute l’année un minimum de 18°. Un échangeur récupère la chaleur sortant, et réchauffe l’air frais entrant.
          Les exemples sont multiples en terme d’économie d’énergie : choisir des appareils ménagers moins énergivores pourrait permettre d’économiser 3,5 MTEP. Favoriser le rail pour transporter les marchandises, préférer les voitures électriques ou roulant au GPL/méthane, et consommer sur place les produits fabriqués amenerait une économie de 9,2 MTEP. Se refuser à voir nos rues, nos batiments, nos vitrines éclairées jour et nuit pourrait nous permettre d’économiser 3 MTEP.
          Avec des mesures simples et applicables tout de suite, nous ferions donc descendre nos besoins nationaux à 230 MTEP.
          Les énergies renouvelables sont multiples, et sans s’attarder aux expérimentations, mais en utilisant seulement les énergies pour lesquelles nous avons les preuves de leur efficacité, voici un plan applicable demain.
          Commençons par le méthane qui est l’un des principaux responsables du réchauffement de la planète si on le laisse s’échapper sans l’utiliser.
          Une vache en produit 100 kilos par an. Et tous les animaux, y compris l’homme en produisent aussi.
          Les sources sont nombreuses : fosses septiques, égouts, stations d’épuration, broussailles broyées, marécages...
          Si l’on s’en tient à récupérer le méthane produit par l’activité animale, la production serait chaque année de 90 millions de tonnes équivalent pétrole.
          Suivant les estimations du commissariat général au plan, L’éolien pourrait apporter l’équivalent de 40 MTEP.
          Le solaire thermique et photovoltaïque représente 14% de la production énergétique en Allemagne : en appliquant ce pourcentage chez nous, notre potentiel serait de près de 40 MTEP.
          L’hydraulique aussi permettrait, en préférant des micro-centrales (elles détournent une partie du cours d’eau, respectant mieux l’environnement), de produire au moins 20 MTEP, voire le double.
          La France est riche en eau chaude de sous-sol, et les nappes sont parfaitement répérées, du Bassin Parisien, à l’Alsace, jusqu’au Sud-Ouest en passant par les Dombes (Ain), il y a un potentiel énergétique équivalent à 30 MTEP.
          La filière bois est importante, car en maintenant la population forestière, et en gérant d’une manière équilibrée la forêt, le potentiel est de 20 MTEP.
          En additionnant le tout, on arrive donc à 240 MTEP soit un bonus de 10 MTEP sur nos besoins réels.



        • Stephane Guezenec Stephane Guezenec 6 septembre 2008 10:45

          Quelle démonstration ! Se passer et du pétrole et du nucléaire "en récupérant le méthane émis par les animaux" (en mettant un tuyau dans chaque cul de vache ?) pour au final avoir 10 M de TEP en trop, c’est vraiment formidable. On doit même pouvoir exporter à ce compte là.
          Et contre le cancer ou le SIDA, un cocktail de fruits ?
          Merci pour cette bonne pinte de rire, on n’a pas l’occasion de rigoler comme cela trop souvent.


        • olivier cabanel olivier cabanel 6 septembre 2008 15:21

          stephane Guezenec
          mon pauvre garçon,
          il est facile de traiter par le mépris des informations que l’on vous donne,
          il ne s’agit pas de "recuperer le methane en mettant un tuyaux dans le cul des vaches",
          ou alors vous etes completement abruti,
          ce qui reste du domaine du possible,
          le méthane est l’un des principaux gaz responsable du réchauffement de la planète,
          il s’échappe actuellement du permafrost, ayant été prisonnier des glaces pendant des siecles,
          il est aussi le gaz que vous rejettez lorsque vous emettez un "prout" incongru ...
          il est dans les stations d’épuration, dans les fosses septiques, dans les marécages,
          il est partout.
          en Allemagne ; une quarantaine de camions ramasseurs d’ordures, tournent au méthane que ces memes ordures ont produit,
          ne croyez vous pas qu’il est intelligent d’utiliser ce gaz que la nature produit inlassablement, plutot que de le laisser organiser le réchauffement planetaire,
          plutot que d’utiliser du pétrole, dont on sait qu’il est le facteur des guerres actuelles,
          responsable aussi de cancers,
          plutot que d’utiliser le nucléaire, dont on sait qu’il est aussi le facteur de guerres, en afrique par exemple,
          responsable aussi de cancers,
          votre légereté fait de la peine a voir,
          je ne suis pas sur que la planète terre vous mérite.
          même pas sur que vous vous méritiez vous même.
          je suis en train d’évoquer une énergie propre, renouvelable sans limite, qui représente potentiellement le tiers de nos besoins, et vous évoquez le cul des vaches,
          vous etes dérisoire,
          pitoyable.
          il y a un mot qui résume çà.
          mais ce serait trop facile de vous le donner.
          cela fera travailler vos neurones, s’il vous en reste, à le découvrir,
          il commence par un C
           et finit par un N.
          il a trois lettres.
          ce qui limite le choix.


        • delpierrofr 5 septembre 2008 22:06

          Ba sinon y-a-qu’a faire pédaler la belle mère dans le garage !


          • kabreras kabreras 5 septembre 2008 22:51

            Et les célibataires alors ? 


          • olivier cabanel olivier cabanel 5 septembre 2008 22:55

            Delpierot,
            a part faire de "l’humour" facile et désuet sur les belle-meres, je vous invite a lire la réponse faite au commentateur précédent,
            vous aurez ainsi la preuve que ni le nucléaire, ni le pétrole ne sont indispensable,
            comme çà vous pourrez rassurer votre belle mere,
            (elle doit etre en train de lire l’almanach vermot de 1942 dont vous tirez votre humour.)
            cordialement.


          • olivier cabanel olivier cabanel 5 septembre 2008 22:58

            kabreras,
            je vous fais la meme réponse qu’a delpierot, sur le quel vous avez enchérit dans l’humour fin et caustique (?)
            en remontant d’un cran, vous aurez ainsi une réponse a vos interrogations, sans passer par les belle-mères, et n’ignorant pas la situation difficile des célibataires.


          • kabreras kabreras 5 septembre 2008 23:45

            Je suis dans ma soirée commentaires débiles désolé. 

            Ceci dit je suis assez d’accord avec vous, bien que l’on ne puisse se passer du nucléaire du jour au lendemain, le dévelopement technologique des autres sources d’énergies est indispensable et doit le remplacer à long terme.

            Cependant nos gouvernement succesifs depuis 30 ans ne veullent pas en entendre parler et ne jurent que par le nucléaire et les elections se fesant trop souvent avec de l’affectif et du populisme ce n’est pas le genre de sujet (pourtant important pour le dévelopement d’un pays que son aprovisionement énergetique) qui fait recette... 
            Tellement plus facile de jeter des messages au vent sur les impots, le chomage et autres sujets rabachés, rerabachés avec les memes promesse jamais tenues... 

            Mais oui c’est possible et si tout l’argent utilisé à développé l’EPR avait servit aux recherches sur les energies propres je suis sur que ce serait tout à fait au point etant donné la plus grande facilité des essais que ce genre de technologies nessesite comparé au nucléaire.


          • olivier cabanel olivier cabanel 6 septembre 2008 06:58

            Kabreras,
            vous etes pardonné,
            j’ai surtout pensé que vous aviez envie de faire un peu d’humour ..
            n’en parlons plus.
            je préfère ce commentaire,
            en effet la france s’est lancé dans une course folle avec ce nucléaire dont on nous dit qu’il nous rend indépendant du pétrole.
            ce qui est totalement faux, puisque 70% de l’uranium de nos centrales vient d’Afrique,
            du Niger par exemple, ou il a conduit une partie de la population touareg sur la route de la rebellion.
            3000 hommes ont été armés pour lutter contre areva.
            mais peu de médias évoquent cette guerre qui ne dit pas son nom.


          • Jcette Jcette 6 septembre 2008 02:05

            Dans certains passages de votre article vous utilisez des techniques de désinformation.

            Par exemple :

            "Elle vient d’essuyer un grave accident classé 3 sur une échelle qui en compte 7."
            Je vous renvoi à l’échelle INES : http://fr.wikipedia.org/wiki/&Eacute ;chelle_INES
            Il s’agit d’un évènement classé niveau 3, soit de type "Incident grave".
            Il faut avoir en tête qu’un incident nucléaire (pas d’impact sur la population) est très différent d’un accident nucléaire (impact sur la population) !

            "On se souvient que, cet été, c’est en France que l’uranium fuyait de tous les côtés au Tricastin."
            Est-ce pour donner au lecteur l’image complètement faussée, par exemple, d’une baignoire débordant de tous les côtés (assimilable au site nucléaire du Tricastin) que vous formulez votre phrase ainsi ?
            On imagine déjà des ruisseaux d’uranium liquide sortant de partout par la clôture du site....

            "Au Tricastin, l’immobilier bat de l’aile, et les riverains tentent tant bien que mal de vendre leur maison.
            Mais les prix ont chuté, et les acheteurs ne sont pas au rendez-vous
            ."
            Sur quoi cela se base t-il ? Comment démontrer vous que cette prétendue baisse immobilière est, d’après ce que vous essayer de faire croire apparement, causée entièrement par les incidents nucléaires récents dans la région ?


            • olivier cabanel olivier cabanel 6 septembre 2008 06:53

              JCETTE,
              moi, faire de la désinformation ?!
              c’est le bouquet,
              puisque vous m’avez aimablement envoyé sur la définition Ines,
              je vais vous informer à mon tour.
              que s’est il passé au tricastin ?
              un rejet mineur : exposition du public de l’ordre des limites prescrites ?
              avouez que cela ressemble comme deux gouttes d’eau a ce qui s’est passé.
              alors je vais vous apprendre que cette terminologie se trouve dans l’echelle ines,
              et que celle ci, mot pour mot, correspond a un classement 4, sous le titre ACCIDENT.

              la question que l’on pourrait se poser est la suivante :
              pourquoi avoir alors classé cet accident en échelle 1 (anomalie) ?
              ne croyez vous pas qu’il s’agit pour le coup d’une grave désinformation,
              il s’agit de ne pas paniquer les populations,
              comme toujours.
              rappelez vous Tchernobyl.

              au sujet de la mévente des maisons, je me suis appuyé sur plusieurs communiqués de presse, d’articles dans la presse régionale, et croyez moi, je n’exagère rien.

              il y a meme un viticulteur du tricastin qui a décidé de ne pas vendanger cette année, et qui confié l’analyse de son vin au laboratoire indépendant de la criirad.
              il ne fera rien tant qu’il n’aura pas la certitude que son vin n’est pas pollué.
              croyez vous que c’est de gaité de coeur qu’il adopte pareille attitude ?


            • Thierry LEITZ 6 septembre 2008 03:44

              Une chose est sûre : le parc français prend de l’âge. La centrale de Fessenheim (en Alsace) doit être arrêtée. Sa déconstruction sera longue et coûteuse et comment produira-t-on son énergie ensuite ?

              Le parc a été financé par des fonds public sous De Gaulle dans un contexte favorable à plusieurs égards : croissance forte, paix retrouvée, prestige du Général, indépendance française, guerre froide avec l’URSS, etc.
              Un tel financement massif à la hauteur des enjeux du renouvellement d’un parc relativement ancien ET sa déconstruction (cumul de deux coûts énormes) ne pourrait être supporté dans notre contexte par nos finances. Le tout étant aggravé par la hausse probable du cours de l’uranium et la persistance de dépenses militaires importantes (env 40 mds d’€ par an) dont l’utilité aurait du être analysée sans passions depuis 30 ans, ce qui n’a jamais vraiment été fait... ou alors seulement dans des rapports "classés"... sans suites !

              Nous sommes donc dans une triple difficulté :
              1/ la mise à l’arrêt + reconstruction à neuf 
              2/ les choix de technologies de remplacement et la question de l’uranium
              3/ le financement avec nos comptes publics pas du tout à la hauteur des problèmes.


              Alors, après nous le déluge ! Les "suivants" aviseront, n’est-ce pas ?

              Quant à la fusion avec ITER, ce tokamak géant venu d’une époque "post guerre froide soviétique" (1985) à 1000 lieux des défis concrets du 21è siècle et dont le démarrage est "espéré vers 2020" pour "30 ans d’expérimentations" suivies d’autant d’années de "déconstruction", le tout pour un coût annoncé de 15 milliards €, mais vu les durées et les approximations, ce sera beaucoup, beaucoup plus...

              La fusion, çà marche bien dans notre bon vieux soleil. Vouloir l’imiter en minuscule, sur terre est un défi fou, un gouffre à finances, une quête prométhéenne... N’a-t-on pas d’autres chats à fouetter ?

              Alors, parler sans cesse d’incidents mineurs, c’est une chose, mais les sujets évoqués ci-dessus, le parc de réacteurs, les budgets de "défense" et ITER, là, c’est du GROS. Et là, silence radio... Pourquoi ?


              • olivier cabanel olivier cabanel 6 septembre 2008 06:29

                Thierry Letz,
                votre constat est parfaitement juste, lucide,
                je pourrais seulement ajouter qu’il n’y a pas eu à ce jour une volonté de développer réeelement toutes les énergies renouvelables,
                nous sommes accablés par les effets d’annonce,
                le président a bien signé pourtant la charte de son "ami" nicolas hulot, charte qui prévoyait l’abandon progressif du nucléaire, et la mise en route d’un vrai projet alternatif,
                la réalité est toute autre :
                elle s’appele EPR.
                on sait déja que celui construit en Finlande a vu son budget exploser,
                que la construction ne se passe pas bien, que des carences graves ont été dénoncées,
                l’epr français ne vas pas mieux, et des dizaines de communes du secteur ont pris des arretés pour empecher la ligne très haute tension liée a la construction de cette centrale nucléaire.
                a quand un débat démocratique sur la question.
                il est certain que les habitants du tricastin qui autrefois avaient applaudi des deux mains la centrale dont ils ont hérité, ne voteront plus pour cette énergie désuette, chere et dangereuse.


              • Pierrot Pierrot 7 septembre 2008 10:30

                Et pourtant, les Finlandais vont commander prochainement un nouveau réacteur nucléaire EPR afin de respecter le protocole de Kyoto et de fournir la Suède en électricité non polluante.

                Quelques difficultés mineures sur le massif de béton ne remettent pas en cause l’excellence du réacteur de troisième génération européen EPR que le monde ancien nous envie (Chine, GB, USA, Lithuanie ...).

                L’énergie nucléaire est incontournable actuellement afin de lutter contre le risque de variation climatique et les rejets de substances polluantes (SO2, NO/NO2, poussières sub microniques, ozone, ...) générés par les combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz) et bois.

                Bien sûr lorsque les autres énergies renouvelables telles que (éolien, solaire, photovoltaîque, géothermie, hydrolienne ...) auraont atteint une viabilité économique, sans subvention) participeront à l’objectif commun d’énergie propre.

                Bonne journée


              • olivier cabanel olivier cabanel 7 septembre 2008 18:17

                Pierrot,

                 

                Les chantiers des deux EPR en construction, en Finlande et en France (à Flamanville), accumulent les déconvenues sur le plan des délais, des malfaçons, et des surcoûts.
                 
                Ainsi, le chantier de construction de l’EPR à Flamanville (Manche) compte un important retard qui, selon le Canard enchaîné, est déjà de neuf mois... après à peine un an de chantier. Cette incroyable déconvenue vient s’ajouter à celle du chantier de l’autre EPR en construction, en Finlande, qui compte lui plus de deux ans de retard et au moins deux milliards d’euros de pertes financières (qui vont être couvertes par les Français et non par les Finlandais).
                 
                Qui plus est, comme l’a montré le chantier finlandais, les problèmes se multiplient et le retard du chantier s’aggrave au fil du temps. Pourtant, les industriels français EDF et Areva ont prétendu que le premier EPR avait naturellement "essuyé les plâtres" et que désormais tout irait pour le mieux. Il n’en est rien, et il n’est d’ailleurs pas exclu que le chantier de l’EPR français soit encore plus en difficulté que le finlandais. Il est même possible que ces réacteurs n’entrent jamais en service tant les malfaçons se multiplient.
                 
                Si l’on se souvient des déconvenues du réacteur Superphénix, arrêté en 1997 après 10 ans de disfonctionnement, il est désormais avéré que l’industrie nucléaire française est incapable de construire des réacteurs nucléaires (*). C’est une très bonne nouvelle... à condition d’arrêter au plus vite les frais et de reverser vers les économies d’énergie et les énergies renouvelables les milliards prévus pour le programme EPR.
                 
                 
                (*) Rappelons que 54 des 58 réacteurs "français" actuels sont en réalité des réacteurs américains sous licence Westinghouse

              • Pierrot Pierrot 9 septembre 2008 18:15

                à @ Olivier Carbonel,

                Une petite erreur dans votre message.

                Les réacteurs français à eau naturelle préssurisée sont bien sûr issus de la technologie américaine.

                Cependant, ils ont été suffisemment "françisés" et depuis 1976 ils ne dépendant pas de la licence de Westinghouse. Donc pas de royalties à payer.
                C’est une des raisons de l’abandon de la filiaire dite "uranium naturel, graphite-gaz dont tous les réacteurs français sont à l’arrêt et pour certains démanteller depuis longtemps (Chinon ...).

                Pour les éventuels retards des 2 chantiers EPR, nous verrons en 2012.
                Ces retards seraient compréhensibles pour le début du lancement d’un nouveau type de réacteur (3 ième génération) seuls exemplaires dans le monde.


              • olivier cabanel olivier cabanel 9 septembre 2008 18:25

                Pierrot,
                vous persistez a m’appeler Carbonel,
                ce n’est pas grave, mais mon nom est Cabanel..

                pour les réacteurs "américains", bien sur ils ont été "françisés" comme vous dites, mais il s’agit bien d’une technologie américaine,

                quant aux deux EPR qui accumulent fautes de chantier, et retard, nous verrons en 2012... mais le plus préoccupant c’est la flambée des prix ! il y a un dépassement énorme par rapport au budget initial,
                et cela aura des conséquences, bien sur,


              • JONAS JONAS 8 septembre 2008 21:35

                JONAS à tous,

                Sauf hallucinations de ma part, il vient d’y avoir un nouvel " incident " à Tricastin, d’après TF1. L’information a été tellement diffusée rapidement que j’ai entendu le mot réacteur sans saisir le reste ?

                Dernières nouvelles :

                RMC /

                Info / Sciences

                Nouvel incident sur le site nucléaire de Tricastin

                Le 8 septembre 2008 à 18 h 03 GMT

                PARIS (Reuters) - Un nouvel incident s’est produit lundi matin à la centrale nucléaire du site de Tricastin (Drôme) lors d’une opération d’assemblage de combustibles, apprend-on auprès de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

                L’opérateur, EDF, a proposé de classer l’incident au niveau un de l’échelle de gravité qui en compte sept, mais l’ASN n’a pas encore pris sa décision, a précisé Evangelia Petit, chargée du service de presse.

                L’incident s’est produit alors que la centrale numéro deux se trouvait en "arrêt de tranche" pour décharger le réacteur en combustible.

                À plus tard, je vais à la pêche aux renseignements fiables.

                Bonsoir Olivier à plus tard… !

                 


                • JONAS JONAS 8 septembre 2008 21:49

                  Bonsoir à tous, SUITE :

                  Mais dernières informations avec liens :

                  Un nouvel incident de niveau 1 s’est produit ce matin sur le site nucléaire

                  L’incident est intervenu dans l’unité de production n°2, au moment où se déroulaient "des opérations de changement du combustible

                  Le changement du combustible

                  Mes commentaires et peut-être ceux d’Olivier CABANEL dans la soirée.

                  A suivre… " Après les Feux de l’Amour ", " les Fuites de Tricastin " sans fin, comme le feuilleton. Espérons une fin heureuse par l’arrêt définitif de cette passoire !

                  @ +

                  http://tf1.lci.fr/infos/tag/nucleaire/nucleaire-1.htmldu Tricastinhttp://tf1.lci.fr/infos/tag/tricastin/tricastin-1.html.http://tf1.lci.fr/infos/tag/combustible/combustible-1.html usé dans une cuvehttp://tf1.lci.fr/infos/tag/combustible/combustible-1.html prévues dans le cadre de l’arrêt de l’unité de production n°2, une position anormale de deux assemblages combustible a été détectée, empêchant la poursuite de la manœuvreenvironnement et la sûreté des installations"http://tf1.lci.fr/infos/tag/combustible/combustible-1.html usé dans les cuves du réacteur est une opération qui se déroule une fois par an. Pour pouvoir le changer, il faut au préalable ôter les "internes" pour accéder aux éléments. C’est en soulevant ces "internes", ce matin, que l’incident se serait produit. "Deux éléments combustibles http://tf1.lci.fr/infos/tag/combustible/combustible-1.htmlsont venus avec les internes, se soulevant d’une quarantaine de centimètres, ce qui est anormal et accidentel" . Par mesure de précaution, le bâtiment a donc été évacué., poursuit le communiqué edf.".

                  Conséquence, "le bâtiment réacteur a été évacué et fermé de façon préventive". "Les équipes nécessaires à la résolution de l’incident technique sont mobilisées" précise edf. "L’autorité de sûreté nucléaire est informée de l’événement que nous proposons de classer au niveau 1 de l’échelle INES. Cet événement n’a aucune incidence sur l’
                  ". Information confirmée un peu plus tard par edf dans un communiqué :"Ce matin, lors des opérations de déchargement du combustible


                  • olivier cabanel olivier cabanel 9 septembre 2008 06:52

                    Jonas,
                    une fois de plus, un incident (puisque l’autorité de tutelle répugne à utiliser le mot accident !) au Tricastin,
                    je rappele que dans l’’échelle INES de classement des incidents et accidents nucléaires, le niveau 3 est qualifié d’incident grave, et il est défini ainsi :
                    "très faible rejet, exposition du public représentant une fraction des limites prescrites à l’extérieur du site"
                    or cette définition correspond exactement à ce qui s’est passé cet été, puisque les nappes sont polluées, et que le public a donc été (et est encore) exposé.
                    le niveau 4 quant a lui, est qualifié d’accident, et il est défini ainsi :
                    rejet mineur, exposition du public de l’ordre des limites prescrites, àl’extérieur du site.
                    cette définition peut tout a fait etre attribuée a ce qui s’est passé cet été.
                    toutes les installations nucléaires françaises sont problèmatiques,
                    elles étaient prévues pour fonctionner entre 20 et 30 ans,
                    pour la plupart la "date de consommation" est périmée depuis longtemps,
                    il est scandaleux de maintenir ce parc nucléaire, en le réparant "à la va vite", à coup de "rustines" et réparations aléatoires,
                    c’est notre sécurité et notre santé qui sont prises en otage.
                    tout cela est la responsabilité de l’inconséquence de l’état français, à la traine européenne des énergies renouvelables, et qui pour avoir trop tiré sur la corde, paye maintenant ses erreurs et ses mauvais choix énergétiques.
                    espérons que ce ne soit pas bientôt pour nous le prix fort.
                    encore merci Jonas de nous avoir donné la primeur de cette information.


                  • olivier cabanel olivier cabanel 9 septembre 2008 08:11
                    quelques nouveaux éléments d’information sur l’accident qui vient de se produire au tricastin lundi.

                    La centrale nucléaire du site de Tricastin (Drôme) en France est encore une fois le théâtre d’un nouvel incident survenu aujourd’hui. C’est une opération de renouvellement du combustible qui en serait la cause.

                    C’est l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui en a fait l’annonce lundi matin après avoir été informée par Électricité de France (EDF) que c’est lors de la manutention du combustible à l’occasion des opérations de déchargement du réacteur Tricastin 2 que « deux assemblages combustibles sont restés accrochés aux structures internes supérieures au cours des opérations d’enlèvement », précise l’ASN dans le communiqué émis aujourd’hui.

                    Cette opération nécessite que le couvercle de la cuve du réacteur et les structures internes supérieures de maintien soient retirés afin que les techniciens puissent avoir accès aux assemblages combustibles et pouvoir ainsi les remplacer.

                    « Le coeur du réacteur nucléaire est composé de 157 assemblages combustibles comportant chacun 264 crayons qui contiennent le combustible nucléaire. Les réacteurs doivent être arrêtés périodiquement et déchargés pour procéder au renouvellement du combustible », fait savoir l’ASN.

                    Comme les deux assemblages combustibles restaient accrochés, « l’exploitant a interrompu ces opérations et fait procéder à l’évacuation du bâtiment réacteur et à son isolement, conformément aux règles d’exploitation du réacteur. Les deux assemblages sont sous eau dans la cuve », indique l’ASN.

                    L’incident est toujours en cours

                    L’incident, toujours en cours, n’aurait pas, selon l’ASN, eu de conséquences pour le personnel de la centrale pas plus qu’il n’aurait entraîné de rejets dans l’environnement.

                    L’EDF a proposé à l’ASN de classer cet incident au niveau 1 sur l’échelle INES qui en compte sept. L’ASN n’a toutefois pas encore communiqué d’information à ce sujet


                  • olivier cabanel olivier cabanel 9 septembre 2008 08:31
                    derniers éléments d’information sur le nouvel accident.

                    La centrale nucléaire du site de Tricastin (Drôme) en France est encore une fois le théâtre d’un nouvel incident survenu aujourd’hui. C’est une opération de renouvellement du combustible qui en serait la cause.
                    C’est l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui en a fait l’annonce lundi matin après avoir été informée par Électricité de France (EDF) que c’est lors de la manutention du combustible à l’occasion des opérations de déchargement du réacteur Tricastin 2 que « deux assemblages combustibles sont restés accrochés aux structures internes supérieures au cours des opérations d’enlèvement », précise l’ASN dans le communiqué émis aujourd’hui.
                    Cette opération nécessite que le couvercle de la cuve du réacteur et les structures internes supérieures de maintien soient retirés afin que les techniciens puissent avoir accès aux assemblages combustibles et pouvoir ainsi les remplacer.
                    « Le coeur du réacteur nucléaire est composé de 157 assemblages combustibles comportant chacun 264 crayons qui contiennent le combustible nucléaire. Les réacteurs doivent être arrêtés périodiquement et déchargés pour procéder au renouvellement du combustible », fait savoir l’ASN.
                    Comme les deux assemblages combustibles restaient accrochés, « l’exploitant a interrompu ces opérations et fait procéder à l’évacuation du bâtiment réacteur et à son isolement, conformément aux règles d’exploitation du réacteur. Les deux assemblages sont sous eau dans la cuve », indique l’ASN.
                    L’incident est toujours en cours
                    L’incident, toujours en cours, n’aurait pas, selon l’ASN, eu de conséquences pour le personnel de la centrale pas plus qu’il n’aurait entraîné de rejets dans l’environnement.
                    L’EDF a proposé à l’ASN de classer cet incident au niveau 1 sur l’échelle INES qui en compte sept. L’ASN n’a toutefois pas encore communiqué d’information à ce sujet.

                    • JONAS JONAS 9 septembre 2008 10:57

                      Olivier bonjours,

                      Tu as beaucoup de mérite de lutter depuis plus de 20 ans et plus précisément depuis Tchernobyl, contre l’électronucléaire. Semaines après semaines, mois après mois, la preuve est faite par ces " incidents " à répétition, que tu as raison. Espérons qu’il ne se produira pas un accident différent, mais aussi grave qu’à Tchernobyl pour que des mesures draconiennes soient prises dans un premier temps et que nous orientons notre politique de production électrique vers d’autres sources, comme tu le dis, elles ne manquent pas, seule la volonté fait défaut.

                      Iter, c’est la Ligne Maginot de l’électronucléaire, un budget faramineux, les USA vont se désolidariser de ce projet qui semble promis à l’échec.

                      De plus faire un devis de recherche chiffré sur 30 à 50 ans, relève de l’escroquerie, les matières premières, les salaires, etc. vont évoluer de manière imprévisible. Ce projet et l’arbre qui cache une forêt de profits pour certains.

                      L’investissement du montant de ce projet dans les économies d’énergies, isolations thermiques, développement de l’éclairage par diodes luminescentes, plus économiques que les lampes actuelles, dites à économie d’énergie et qui contiennent du mercure excessivement nocif. La liste n’est pas limitative, mais ne permettrait pas aux marchands de faire des profits faramineux comme sur Iter.

                      En définitive Iter est un leurre financier, qui peut savoir dans quel état sera notre planète dans 50 ans ? Même les scientifiques du plus haut niveau ne se prononcent pas avec certitude, on nous prend vraiment pour des truffes ! Les projets de recherches ne dépassent pas 10 ans en général, même les plus important, conquête spatiale par exemple. Au delà c’est de la fumisterie, aujourd’hui plus qu’hier.

                      Le mensonge est devenu une institution dans ce pays et malheureusement nombreux sont ceux qui veulent y croire, malgré le mal que nous nous donnons pour rétablir la vérité et raison garder.

                      Bonne journée à toi et à tous.


                      • olivier cabanel olivier cabanel 9 septembre 2008 11:23

                        Jonas,
                        merci de tes encouragements,

                        si on fait un bilan rapide :

                        1) le parc nucléaire francais est vieillissant, les finances ne sont pas brillantes, et plutot que d’arreter tout, on rafistole les centrales espérant les faire tenir encore quelques années, sans qu’il n’y ait d’accident majeur,

                        2) les deux epr lancés a grand coup de campagne médiatique ne vont pas très bien non plus, dépassement du budget, défauts de construction et le reste à l’avenant,

                        3) quand a Iter, tu en as fait le tour, brillamment...

                        faut-il attendre le prochain accident ? si on en juge par l’insécurité et le temps de réaction des équipes de secours, toujours hors limite, le pire semble bien à venir.

                        et ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’asn qui a constaté cela lors des visites "surprises" et des exercices d’alerte, pratiquement toujours soldé par des ratages...

                        à+


                      • JONAS JONAS 9 septembre 2008 14:08

                        Olivier,

                        Tu nous parles de la rapidité des services de secours, je peux dire que mes collègues des CMIR (Cellules Mobiles d’Interventions, Radioactives), ne peuvent intervenir que sur des feux des structures ou des installations électriques, pour le reste, en dehors de " mesurettes ", c’est le sauve-qui-peut… ! Je crois qu’on nous crédite de plus de moyen que ceux dont nous disposons et cela pour rassurer les populations.

                        Une fuite d’étanchéité sur une enceinte de confinement sous pression, est un problème que nous ne pouvons résoudre immédiatement et sans le concours d’entreprises multiples spécialisées.

                        D’autre part tout dépend du taux de radioactivité à l’intérieur de l’enceinte et dans son environnement immédiat. Au-delà d’un certain seuil, toutes interventions humaine deviennent suicidaires. La seule solution possible et la même qu’à Tchernobyl, le sarcophage avec des liquidateurs. C’est malheureusement, le scénario des défaillances en cascades, qui franchissent toutes les mesures palliatives de sécurités. Je ne peux pas développer ces cas de figures, que je ne connais pas précisément, des livres réservés à l’intelligentsia du système existent, mais personne n’y a accès et pour cause… !

                        Nous ne pouvons que définir des périmètres de sécurités, canaliser les évacuations dans la bonne direction, avec les prévisions de Météo France, qui espérons-le dans ce cas seront fiables. Selon des confidences anonymes et tu en connais quelques-unes, les personnels pompiers des CMIR, se réservent un droit d’opportunité en fonction des ordres donnés, ce qui est parfaitement compréhensible. Ce ne sont pas des figurants qui vont jouer un rôle, pour les médias et rassurer faussement la population.

                        Alors, la rapidité d’intervention et presque négligeable selon le type d’accident. Les sites disposent d’équipes de sécurités bien encadrées et plus compétentes que nous. Les mesures que nous serions en mesure de prendre, ne sont que palliatives et éphémères et de plus extérieures aux bâtiments. C’est l’alerte ou les l’informations qui doivent être rapides, le nombre de malades et de victimes sera inversement proportionnelle à cette rapidité et à l’évaluation du risque !

                        Je dirais à tout le monde, ne spéculez pas sur nos capacités à neutraliser un ACCIDENT de niveau 4, nous n’en avons pas les moyens, c’est clair.

                        Je mets d’ailleurs au défi les plus hauts responsables, de nos services de démontrer le contraire.

                        J’aurai aimé vous dire le contraire, mais je ne suis pas un adepte des mensonges, même un ancien cadre de cette industrie, qui s’exprime sous le pseudo de Krolik, opposant farouche aux antinucléaires, ne vous dira pas le contraire en ce qui nous concerne. Il se contentera de vous dire qu’aucun accident majeur n’est possible ! ! ! Vous êtes libre de le croire, mais en attendant n’attendez pas des miracles des pompiers, même ceux de Lourdes ne pourront que vous aider à fuir.

                        Bonne journée à tous.

                         


                        • krolik krolik 9 septembre 2008 14:39

                          Je me suis abstenu de commentaires tant que le fil était sur la première page d’accroche d’AV.
                          Mais à priori la discussion se termine.
                          Je vous que toujours il est procédé par affirmation sans aucune démonstation :

                          - le microhydraulique adjugé à 20MTep, sans aucune justification, méthodologie.

                          - rien ne résiste à la chute d’un avion... Vous n’avez pas tiré la vidéo montrant le choc d’un avion sur un pavé de béton ?! On vous met des preuves visibles d’un côté et vous restez dans le domaine de l’écologie-dialectique.
                          Et ainsi de suite, je ne veux pas recommencer la discussion "Tricastin".
                          Vous ne voulez pas rentrer dans les détails, les arguments, simplement une position dogmatique où il n’y a pas à discuter, à la façon de Stéphane Lhomme, impossibole de discuter, seulement dans l’éructation..
                          D’ailleurs pas mal de commentaires sur l’article ont pris l’auteur à la franche rigolade.
                          Il parait que le ridicule tue... enfin, plus ou moins rapidement.

                          Maintenant que la discussion est partie sur ITER, je vous ajoute un pensum que j’ai commis il y a quelques mois. Vous allez être surpris si vous avez la patience de lire le texte jusqu’au bout.
                          Votre argumentation anti-Iter m’a semblée très faible, il faut que les discussions fassent avancer la compréhension des problèmes n’est-ce pas...


                          @


                          • krolik krolik 9 septembre 2008 14:41

                            QUELQUES CONSIDERATIONS SUR LES TOKAMAKS
                            Historique

                            Le mot « Tokamak » est l’anagramme de l’expression russe qui signifie « Tore de compression magnétique »
                            De base c’est donc une invention Soviétique.

                            Lors d’une conférence internationale à Londres dans les années 50, le Pr Kourtchatov vint proposer une coopération internationale pour ce développement civil. (La seule fois de sa vie ou Kourtchatov est sorti d’URSS !)
                            Kourtchatov était auréolé du prestige de scientifique et d’organisateur de la « bombe soviétique ». En pleine Guerre Froide on ne pouvait qu’écouter un tel homme !
                            Politiquement cette proposition rentrait dans la droite ligne de la doctrine Marxisme-Léniniste.
                            Marx avait dit qu’il fallait donner l’énergie aux travailleurs pour le libérer de ses chaînes. Assertion qui n’est peut-être pas fausse si l’on considère que la réussite du développement économique des USA est basée sur un pétrole qui n’est tout de même pas donné, mais qui est tout de même pas cher…
                            Lénine avait déclaré : « Le Communisme c’est les « Soviets » (comités-collèges) et l’électrification ! »

                            Dans un contexte de Guerre Froide, faire une proposition « civile » était une marque de détente qui pouvait servir avantageusement de propagande dans le monde pour le soutien indéfectible à « la cause ».

                            Il y a une tradition plus typiquement russe du rôle de guide mondial de la Russie. Cette tradition quelque peu paranoïaque est irrésistiblement vivante encore à l’heure actuelle.

                            Donc si la coopération et le développement réussissaient, la Gloire en reviendrait avant tout à l’URSS qui avait la première faite cette proposition.

                            Le tempérament russe adore les recherches extrêmes, incroyables. Lors du bicentenaire des USA, l’URSS a proposé à cette occasion une course au Soleil d’une voile simplement motorisée par le vent solaire… Dans la suite de cette idée de voile, une version géostationnaire étant également envisagée pour éclairer par réflexion les villes du Nord de la Russie .. l’hiver polaire est si long du côté de Norilnsk..

                            Tout cela doit normalement être enseigné avec moult développements dans les cours universitaires d’Histoire des Sciences.

                            Maintenant s’il n’y avait pas d’issue technologique à cette recherche ; tout investissement à perte l’aura été au bénéfice d’une non-affectation de budget à la recherche et développement militaire contre l’URSS.

                            Et la collaboration a commencé. La participation russe étant tout de même une participation d’accompagnement qui ne dépasse 10% de l’investissement total, et encore sous une forme matérialisée par de la matière grise..
                            Deux échos russes récents sur le sujet :
                            En 2000 je rencontre à Paris en physicien russe en stage de coopération de France (Nancy), c’est un spécialiste du diagnostic des plasmas chauds (c’est-à-dire des Tokamaks). Au cours d’une conversation à bâton rompus, il me déclare :

                            -  Il y a eu deux grandes arnaques de l’URSS au XXème siècle :
                            o La Révolution d’Octobre
                            o Les Tokamaks
                            Et il reprend le thème de l’arnaque proposée par l’URSS au monde occidental pour qu’il épuise sans objet sa capacité de R&D au lieu de la consacrer à des recherches militaires contre l’URSS.

                            En 2001 m’intéressant à ses travaux de physicien sur les clusters d’électrons (30 ans de recherches sur le sujet) et non pas à sa position hiérarchique je rencontre Guenady Andréïévitch Messiats Vice-Président de l’Académie des Sciences de Russie dans son bureau prestigieux.
                            Nous discutons des clusters d’électrons, il est très flatté qu’un Occidental s’intéresse à ses travaux.. La discussion dérive sur la Fusion Froide, direction sur laquelle il se montre très réservé. Je pose ensuite la question :

                            -  Est-il vrai que les Tokamaks ont été proposés à la coopération internationale comme arnaque devant épuiser sur un sujet sans objet les ressources de l’Occident ?
                            Sa réponse a été :
                             Au début je ne crois pas, mais cette arnaque fonctionne toujours ! Mais vous savez les Américains nous ont fait aussi quelques arnaques comme la Guerre des Etoiles de Reagan.
                            Ces préliminaires étant achevés, on peut faire quelques autres remarques plus techniques.

                            LE JET
                            En 1975-77 J’ai travaillé pour le JET, je suis allé plusieurs fois à Culham en Angleterre et là je me suis fait expliquer le devenir de cette filière.

                            Il était prévu une trentaine d’années plus tard c’est-à-dire maintenant le début de la construction d’un prototype de réacteur de fusion.
                            Je constate qu’arrivé à la date prévue et quelques milliards d’euros plus loin, le délai annoncé pour la construction d’un pilote est toujours de 30 à 40 ans, c’est un projet à délais constant/glissant.

                            Ayant un faible pour la Russie, je ne peux m’empêcher de faire un rapprochement avec la fréquentation des églises orthodoxes sous l’URSS. Lorsque l’on interrogeait un Soviétique sur ce sujet, la réponse était invariablement : Les églises sont fréquentées par de vieilles femmes..
                            Pendant 70 ans ça a été des vieilles femmes.. à priori les mêmes… Elles étaient à âge constant..

                            Je me suis fait expliquer comment pourrait-on un jour récupérer l’énergie de « fusion chaude ».
                            Avoir un tore qui chauffe à 100 millions de degrés c’est bien, mais comment pourra-t-on faire fonctionner sa machine à laver ?

                            De base il faut savoir que les plasmas parfaits sont adiabatiques et n’ont pas d’échange thermique avec l’extérieur, ce qui permet de confiner un tel plasma dans une enceinte qui de toutes les façons ne pourrait guère supporter une température supérieure à 2000 degrés C.
                            Si le Soleil était un plasma parfait on ne le verrait pas.
                            Mais le tore en confinement émet des neutrons lors de la fusion.
                            Ce sont ces neutrons qui traversant l’enceinte torique arrivent sur des « blankets » des couvertures.
                            Ces couvertures sont faites d’un alliage de plomb-lithium 6.
                            Le plomb est transparent aux neutrons comme l’est le sodium par exemple.
                            Les neutrons arrivant sur le lithium génèrent une réaction qui donne du tritium et de la chaleur.
                            Il suffit donc de faire passer des tuyaux d’eau dans ces « blankets » pour avoir de la vapeur qui va être turbinée.. et l’on rejoint un cycle thermique classique.
                            De plus gros avantage, on récupère le tritium pour le réinjecter dans le tore, puisqu’en fait le tritium est le carburant de base de la fusion.

                            @ Suite message suivant


                          • krolik krolik 9 septembre 2008 14:42

                            ...suite.../...

                            Dans la pratique

                            Pour un rendement thermique correct de la machine thermique classique il faut obtenir de la vapeur surchauffée à une température de l’ordre de 500 degrés C
                            A cette température le plomb est en fusion, ce qui est avantageux car l’homogénéisation de la température, des réactions nucléaire apprécie les mouvements de convection.

                            C’est le plomb qui est choisi. C’est bien ; pas de réaction chimique avec l’eau. Le sodium transparent aux neutrons a été l’une des pierres d’achoppement qui a valu la mort de Super Phénix.
                            Discutant avec les gens du centre de recherche d’Obninsk à 180km au Sud de Moscou de ce point particulier des propriétés du plomb, il m’a été dit :

                            - Pour les réacteurs rapides nous avons tout essayé, le sodium, le plomb, le plomb-bismuth..etc.. Le plomb ne réagit pas chimiquement avec l’eau mais du fait de sa densité la quantité de chaleur qu’il emmagasine est telle que sa réaction thermique sur l’eau est au moins aussi désastreuse que la réaction sodium-eau. Finalement nous préférons utiliser le sodium
                            Il faut se rendre compte tout de même que l’on va créer d’énormes quantités de tritium.
                            Le tritium est une « petite vacherie » qui émet des rayons bêta avec une durée de vie de 12 ans.
                            Comme l’hydrogène on ne peut contenir de façon étanche le tritium qui fuira quelque soit la qualité de l’enveloppe dans laquelle il est confiné. Il se glisse dans les mailles cristallines.
                            Un des grands aspects de la radioprotection contre le tritium est tout de même d’organiser des fuites entre deux parois et entre ces deux parois organiser un flux d’air qui va emmener le tritium fuyard dans la cheminée d’évacuation de la ventilation..
                            J’ai participé à une époque (1986) aux discussions entre l’Union Européenne (Centre commun de recherches d’Ispra en Italie) et la Direction des Applications Militaires du CEA qui est un organisme qui maîtrise le mieux la « technologie tritium ».
                            Le CEA-DAM était pour le moins reluctant à céder cette technologie qui est pour le moins proliférante…
                            A priori ce n’est pas avec la fusion des Tokamaks que l’on va calmer les écolos / pacifistes qui crient à la prolifération militaire de l’industrie nucléaire !!
                            Ce n’est pas non plus avec cette technologie que l’on va arrêter les écolos qui crient déjà contre les rejets gazeux de la cheminée de ventilation à « La Hague » (et il est rejeté du tritium par cette cheminée).
                            Pour l’instant les écolos ne se sont pas trop manifestés « contre » le projet ITER, parce qu’ils n’ont pas compris de quoi il s’agissait pour la plus grande partie d’entre eux.
                            Mais les écolos ont tout le temps pour eux, il pourront faire fermer le pilote expérimental dans une cinquantaine d’année comme cela a été fait pour Super Phénix (Oh Eternelle Infamie !)

                            Dans l’usine secrète de Tomsk-7 qui fabrique des bombes H, il y a une vingtaine d’années. Un ouvrier se met à perdre ses cheveux. Il est contrôlé, il est devenu « émetteur béta » car il a du respirer une bonne bouffée de tritium, gaz incolore et inodore. Le gars va mourir, mais que faire ? Du tritium s’est échangé avec les ions hydrogène de l’eau constitutive de son corps.
                            Alors essayer de faire un nouvel échange, remplacer le tritium par de l’hydrogène..
                            Et le gars allongé pendant trois semaines a eu droit à une alimentation d’eau externe directement dans le péritoine (surface d’échange maximale) en circuit ouvert. Le comble c’est que le gars s’en est sorti ! Je dois avoir la photo du gars en traitement. Pour faire une publicité du tritium à l’attention des populations, rien de tel en la publiant sur internet.
                            Mais il y a d’autres problèmes techniques :

                            - A-t-on seulement atteint avec le JET le « Break-Even » c’est-à-dire plus d’énergie produite que d’énergie consommée pour le chauffage et le confinement ? Ce n’est pas clair du tout.. ça dépend un peu de la méthode de calcul…

                            - La stabilité du plasma est un gros problème, mais les expérimentateurs s’engagent à solutionner ce problème. De fait il apparaît curieusement qu’il va falloir regarder de près l’action des électrons, complètement ignorés jusqu’à présent. Les tenants de la « Fusion chaude » devraient-ils s’intéresser aux propriétés des clusters d’électrons comme le font les tenants de la « Fusion par mise en condition froide ».

                            - A-t-on une idée de la façon de retraiter les « blankets » qui vont contenir le tritium.. Comment manipuler de grandes masses de plomb allant de quelques centaines au millier de tonnes confites de tritium… Il semble d’ailleurs que ce point commence à effrayer les concepteurs qui visent à des tores de dimensions plus petites, d’où la réduction de la dimension des « blankets ».

                            - Quel exploitant pourra admettre d’avoir une telle machine qui a l’arrêt devra conserver quelques milliers de tonnes de plomb à l’état de fusion sans pouvoir laisser refroidir l’ensemble ?

                            - Un Prix Nobel Japonais a attiré l’attention sur le fait que la réaction de fusion produisait des neutrons à une énergie de 14MeV et que l’on ne savait rien quant à la tenue des métaux de l’enceinte sous un tel rayonnement.. et difficile de faire des essais de vieillissement sans avoir la source de neutrons aisée avec cette énergie. J’avais suivi les développements de la mise au point de l’acier SPX, c’est-à-dire de l’acier spécial pour la cuve du réacteur de Super Phénix. Cela n’a pas été une sinécure. Mais il faut reconnaître qu’une rupture du tore n’aurait pas les mêmes conséquences humaines qu’une rupture de cuve de Super Phénix. Maintenant le prix d’une rupture ou seulement fissure du tore serait astronomique..

                            Ce que je pense : et cela n’engage que moi.
                            Une belle arnaque est une arnaque à laquelle l’arnaqueur se prend lui-même au jeu, ce qui est pratiquement le cas maintenant avec la Russie. Mais ils s’engagent très très mollement.
                            La Fusion des Tokamaks est sans issue à un coût raisonnable. On atteint le déraisonnable dès aujourd’hui sans avoir abordé sérieusement différents points évoqués précédemment. Alors à quel prix ? Alors avec quels engagement favorables des écolos ?
                            Il y a bien d’autres recherches plus potentiellement productive d’énergie efficiente et à des prix quantifiables avec une approximation correcte.. Le développement des réacteurs HTR avec des combustibles non disséminables sous explosion, dans des boulets de céramique tenant à très haute température avec une résistance mécanique au choc, ce dont est partisan mon ami le Pr Pellerin.
                            Les réacteurs au thorium.
                            Et il faudra bien retourner un jour sur les réacteurs rapides.
                            Comment dire à des scientifiques qui ont commencé dans le job des Tokamaks à l’âge de 25 ans et maintenant passent à la retraite qu’ils ont travaillé toute leur vie pour rien. Certains sont devenus membres de l’Académie des Sciences, avec tous les honneurs afférents. Ils ont formé des jeunes scientifiques.
                            Comment dire aux contribuables qu’ils ont payé tout cela pour rien.. ou presque ?

                            Alors on ne peut que continuer. Et il faut continuer sinon ce sera une plus grande déprime de la recherche scientifique non seulement en France mais un peu partout dans le monde.
                            Nous aurions du laisser ce petit plaisir ce petit plaisir aux Japonais, les autorités de sûreté Japonaises, les écolos japonais. On aurait eu des miettes contrôlables.
                            Mais il est impératif que ITER soit réalisé, sinon il y aura toujours un regret de ne pas l’avoir tenté...
                            Imaginez que le Général Patton en 1945 ait emporté la décision d’envahir l’URSS.. il y aurait toujours un regret dans le monde de ne pas avoir laissé l’expérience communiste aller jusqu’au bout.. Et même étant allée jusqu’au bout de l’expérience il y a encore au moins 10% des électeurs qui votent extrême-gauche dans des variantes.. mais même système tout de même.
                            Rassembler quelques milliers de scientifiques sur un gros projet en leur donnant des moyens, de toutes les façons, au passage ils vont bien trouver des trucs intéressants. par exemple au CERN, recher’che fondamentale, pour gérér les documents ils ont mis au point RENATER qui est l’ancêtre du Web, rien que cette découverte justifie le CERN alors que ce n’était pas du tout le but.
                             
                            Je crois que la Ministre Mme Haigneré était bien motivée, elle avait été enseignée à rêver de la Science avec les Russes en étant allée dans l’espace avec eux.
                            Le Ministre suivant de la Recherche a rédigé il me semble des rapports parlementaires sur les escroqueries en tous genres ou activités maffieuses. Je crains qu’il n’ait pas vu cette arnaque venir..

                            En janvier 2008 le papier précédent a été repris ét traduit par une revue américaine et a fait l’éditorial.
                            En Février 2008 le DoE (Ministère de l’énergie américain) s’est livré à un petit calcul simple :

                            - Supposant tous les problèmes scientifiques résolus par ITER, stabilité du plasma, injection de neutres, etc...

                            - On a donc une idée de la dimension de ce que sera le réacteur DEMO suivant. On connait le prix au kilo des céramiques supraconductrices, le prix de l’enveloppe qui sera de la high-tech peut être assimilé au prix au kilo de matériaux pour l’espace.. et comme cela "à la louche" ils sont arrivés à un prix.
                            Ce prix montre que même pour des DEMO fabriqués en série, le prix de revient du kWh sera de l’ordre de trois fois le prix du kWh nucléaire classique.
                            Cette année le DoE n’a pas encore versé le montant de sa participation à ITER... Ils promettent de le verser...prochainement..
                            Peut-être bien que le DoE va arriver à conclure à une arnaque...

                            @+


                             


                          • olivier cabanel olivier cabanel 9 septembre 2008 15:25

                            Krolik,

                            je commençais a étre inquiet.
                            je me disais, un article qui attaque le nucléaire, krolik devrait réagir, lui qui a travaillé dans la partie et qui continue de défendre aveuglement cette industrie calamiteuse,
                            j’étais donc inquiet,
                            je me suis dit, "peut etre qu’il a été irradié ?"
                            ou..."il a trop de réunions avec son association "écologie et nucléaire" (si, si , çà existe !)...
                            mais non, le voila.

                            d’abord, il revient sur l’hydraulique.
                            c’est promis, je prépare un article encore plus documenté sur la question.
                            probable que les 20 MTEP seront dépassés...
                            mais chutttt.

                            pour revenir a superphénix (nom étrange, pour une centrale nucléaire qui a consommé plus d’énergie qu’elle n’en a produit !) le problème avec ce "surrégénérateur", c’est que le circuit secondaire était refroidi avec un réseau de sodium liquide, lequel a la particularité de s’enflammer spontanément au contact de l’air et d’exploser au contact de l’eau.

                            aujourd’hui encore, personne ne peut éteindre un feu de plus de 1,3 tonne de sodium liquide, même avec la poudre marcalina...
                            et les experts anglais avaient annoncé des les années 80 qu’une rupture guillotine de canalisation contenant du sodium liquide aurait "balancé" dans la nature 6000 tonnes (7000 ?) de sodium liquide.

                            quid de l’extinction d’un tel feu ?
                            comment auraient réagi les tonnes de plutonium stockées sur le site ?
                            heureusement, l’installation est arrétée.

                            au passage, il faut signaler qu’elle n’est toujours pas démantelée, et que le plutonium, et le sodium liquide sont toujours sur le lieux.

                            croisons les doigts,
                            car avec les pannes a répétition en France de cet été, on peut raisonablement dire qu’on a échappé pour l’instant au pire,
                            sauf pour les habitants du tricastin, qui boivent de l’eau polluée par la centrale du tricastin, et ceci depuis des années...

                            vraiment pas brillant cette France nucléaire, mon cher Krolik.


                          • krolik krolik 9 septembre 2008 15:58

                            Cher Monsieur,

                            Vous n’avez pas apprécié mon commentaire sur les tokamaks et Iter, vous n’en parlez pas..Vous ne dîtes même pas que c’est trop long..

                            En ce qui concerne SPX, évitez de parler de ce dont vous ne connaissez rien du tout.
                            Si vous pensez que l’on ne connaissait rien en France des caractéristiques du sodium pour aller chercher des experts britanniques..
                            Puisque vous habitez pas loin de Malville vous avez du repérer qu’il y avait un certain nombre de cheminées "bizarres"au sommet de la centrale, des éteignoirs à feu de sodium ; feu de sodium qui était un phénomène parfaitement pris en compte.
                            La rupture quillotine d’une conduite se produit sur une conduite simple dans des conditions très particulières, mais c’était des conduites à double parois..etc.. ; Ne vous fatiguez pas à commenter de toutes les façons ce fil est mort il n’y a plus de lecteurs..Les lecteurs ont rigolé franchement à votre article.

                            Les fuites d’uranium de Socatri.. (pas de la centrale).. de l’eau gravement polluée avec 74kg d’uranium alors qu’il en passe bon an mal an près de 300 tonnes dans le Rhône...C’est dans les incertitudes de mesure sur le débit du Rhône...
                            etc...etc...
                            Sur le fil de discussion récent "vers un Tchernobyl français" j’ai donné les détails sur le relachement de C14.
                            Evitez le ridicule.

                            @+


                            • olivier cabanel olivier cabanel 9 septembre 2008 18:37

                              Krolik,
                              je vous confirme :
                              c’est trop long.
                              un article sur internet doit etre concis, clair, précis... mais ce n’est pas un exposé scientifique (voire pseudo scientifique) ou un commentateur se croit obligé d’étaler sa culture, comme la confiture quand il vient a en manquer.
                              bref.

                              pour Malville, et les feux de sodium, je suis formel,
                              cela a été confirmé en haut lieu par des ingénieurs, et c’est vous qui allez vous couvrir de ridicule si vous persistez.
                              enfin c’est vous qui voyez,
                              vous ne risquez rien, le ridicule ne tue pas.

                              tout le monde sait dans les milieu scientifiques bien informés qu’un feu de sodium de plus de 1300 kilos est impossible a éteindre, d’autant plus qu’en cas de rupture guillotine de canalisation secondaire, le sodium se répand sur une grande surface, ce qui complique encore le travail des services de sécurité.

                              il y avait dans les circuits secondaires de Malville (la bien nommée) près de 7000 TONNES de ce sodium...
                              une rupture guillotine aurait provoqué la fuite de 70 tonnes !
                              c’était un feu que personne au monde n’aurait pu éteindre.

                              merci de ne pas répandre des contre-vérités dans vos commentaires,
                              la crédibilité d’un texte ne se construit pas en noircissant des pages et des pages de chiffres et d’affirmations souvent dénuées de vérité.
                              essayez d’en tenir compte.


                            • krolik krolik 9 septembre 2008 19:40

                              Je me veux simplement explicatif dans mes messages.
                              Mais ce qui est nucléaire est compliqué, c’est une science et une technologie.
                              Et on ne peut expliquer quelque chose au commun des mortels sans lui donner les maillons d’explications nécessaires.
                              Si le lecteur trouve que ce n’est pas suffisant il pose des questions et je réponds.

                              Maintenant lorsque l’on vous pose des questions vous ne répondez que par un revers de manche, ah c’est court effectivement.
                              Vous n’avez pas aimé mes deux messages sur les tokamaks.. vous saviez tout..
                              Bien que voisin vous n’avez jamais visité SPX, vous auriez reçu quelques explications complémentaires.
                              Dans l’autre discussion sur le thème "Vers un Tchernobyl français" le rédacteur de l’article a omis de signaler que l’auteur du bouquin a écrit que cela avait été une erreur de fermer SPX......

                              Mais Mr Bailly est apparemment un fin suporter de Greenpeace, enfin un de vos copains.

                              @+


                              • JONAS JONAS 9 septembre 2008 21:24

                                JONAS à : Krolik,

                                J’ai lu vos commentaires avec attention, mais en premier lieu, je constate que vous n’avez pas parlé des moyens plus que limités de mes collègues des CMIR en cas d’accident sur un site électronucléaire français, je considère donc que vous cautionnez mes propos.

                                En second lieu, vous ne remettez pas en question le côté fantaisiste des estimations financières de ce projet, avec des échéances à 50 ans. Vous dites que le " jeu " en vaut la chandelle, en matière d’électricité c’est le moins qu’on puisse dire…Mais l’argent investi dans ce projet pharaonique, ne va pas dans le sens des économies d’énergies qui devrait être notre préoccupation première.

                                Vous êtes toujours dans la perspective d’une croissance sans fin, alors que tous les scientifiques sont d’un avis contraire.

                                 

                                Pour revenir au projet Iter que vous soutenez, je fais un petit copier collé sur l’avis de 2 prix Nobel sur le projet : Liens : ITER : L’ARNAQUE

                                Pierre-Gilles de Gennes, prix Nobel de
                                physique 1991, atomise le réacteur ITER

                                 

                                Un réacteur de fusion, c’est à la fois Superphénix et La Hague au même endroit.

                                Sans compter qu’il faudrait reconstruire une usine du type de La Hague autour de chaque réacteur pour pouvoir traiter sur site les matières fissibles extrêmement chaudes, qu’on n’a pas le droit de transporter par voie routière ou ferroviaire. Vous vous rendez compte de l’ampleur d’un tel projet !

                                Avez-vous d’autres réticences vis-à-vis du réacteur expérimental Iter ?

                                Oui. L’une repose sur le fait qu’

                                Si, avec Superphénix [NDLR : un prototype de surgénérateur, dont l’arrêt a été décidé en 1997], on a réussi à gérer un réacteur à neutrons rapides, ce serait difficile à reproduire sur 100 réacteurs en France - ce qu’exigeraient les besoins électriques nationaux -, car ces installations réclament les meilleurs techniciens pour obtenir un résultat très raffiné dans des conditions de sécurité optimales. Et ce serait littéralement impossible dans le tiers monde.avant de construire un réacteur chimique de 5 tonnes, on doit avoir entièrement compris le fonctionnement d’un réacteur de 500 litres et avoir évalué tous les risques qu’il recèle. Or ce n’est absolument pas comme cela que l’on procède avec le réacteur expérimental Iter. Pourtant, on n’est pas capable d’expliquer totalement l’instabilité des plasmas ni les fuites thermiques des systèmes actuels. On se lance donc dans quelque chose qui, du point de vue d’un ingénieur en génie chimique, est une hérésie.

                                En conclusion, M. Krolik, vous contredisez 2 prix Nobel, dont un de physique ! Sur ce chapitre, je n’ai pas vos prétentions.

                                Par contre, ce dont je suis certain, c’est que le réseau EDF de la PACA, un des plus vétuste et le moins maillé de France, ne résistera pas longtemps à de pareilles expériences. Nous avons eux des coupures sporadiques inexpliquées au mois de juillet ? Le projet lui-même est plus qu’incertain, les ressources en eau de la Durance à échéance de 30 ans, aucun climatologue sérieux ne peut les garantir, à moins de ne plus faire d’irrigation des cultures de toute cette vallée. Je trouve que ça fait avec le financement, beaucoup trop d’incertitudes et que cet argent serait mieux employé dans les économies d’énergies et la diversification de ses sources.

                                Je continue à soutenir M. Olivier Cabanel, qui me semble beaucoup plus raisonnable que vous et vos amis.

                                Bonne soirée à tous les lecteurs, en espérant ne pas les lasser.


                                • krolik krolik 9 septembre 2008 21:36

                                  Vous avez du mal lire mon message, car je suis entièrement d’accord avec le regretté Gilles de Gennes sur le sujet d’ITER.
                                  Vous comprenez vraiment ce que vous avez d’entendre et pour une fois je fais un réquisitoire contre ITER.
                                  Relisez trois fois au moins complètement, essayez de comprendre et revenez faire un résumé, pour faire plaisir à Mr Cabanel qui trouve que je fais trop long..

                                  Accident nucléaire grave ce ne sera pas aux pompiers d’intervenir.

                                  Il suffira d’utiliser la procédure qui a été utilisée à TMI.

                                  Et n’oubliez pas : le plus grave accident nucléaire civil au monde s’est produit en France à Epinal, 22 morts et des milliers de blessés.
                                  Si cet accident s’était produit dans une centrale.. mais on nous en rabacherait les oreilles 10 fois par jour. Mais là vraiment le silence assourdissant des écolos qui se foutent bien de la santé des gens qui sont seulement "contre" l’électronucléaire.

                                  @+


                                  • JONAS JONAS 10 septembre 2008 00:07

                                    JONAS à : Krolik,

                                    Vous critiquez c’est vrai le projet Iter, mais vous persistez ! Je cite trois de vos phrases :

                                    " Alors on ne peut que continuer. Et il faut continuer sinon ce sera une plus grande déprime de la recherche scientifique non seulement en France mais un peu partout dans le monde ". 
                                     
                                    " Mais il est impératif que ITER soit réalisé, sinon il y aura toujours un regret de ne pas l’avoir tenté... "

                                    " Imaginez que le Général Patton en 1945 ait emporté la décision d’envahir l’URSS.. il y aurait toujours un regret dans le monde de ne pas avoir laissé l’expérience communiste aller jusqu’au bout.. "

                                    Je vous dirais que si Patton était allé au bout, nous n’aurions pas eu le plaisir de la guerre froide…et nous n’aurions pas aujourd’hui des problèmes de gaz et autres matières premières rares (Exemple à mon avis, très mal choisi ?).

                                    Vous critiquez Olivier Cabanel, mais lui est cohérent ! Il ne dit pas je suis contre l’électronucléaire, mais il faut continuer ! C’est ce que vous faites avec Iter.

                                    Vous ressemblez étrangement aux combustibles de l’énergie que vous soutenez, il faut vous toucher avec des pincettes…sans quoi on reçoit une dose de radiations sous forme de chiffres.

                                    Soyez plus concis Krolik, j’ai fait une demi-page pour dire clairement que j’étais contre le projet Iter et cela, avec beaucoup de logique et des arguments simples.

                                    Vous nous infligez un cours de physique nucléaire, pour vous justifier que vous êtes contre et pour ! Pour l’expérience… ! Elles sont très chères vos expériences ! D’autant que pendant ce temps, rien n’est fait pour les économies d’énergies et les autres recherches restent en pannes.

                                    Bonne nuit.

                                     

                                     

                                     

                                     

                                     

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