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Accueil du site > Actualités > Santé > La carence affective

La carence affective

Aujourd’hui : comment déceler et surmonter la carence affective
(les « trucs » utiles pour vivre mieux)
Plus : Comment ne plus JAMAIS faire du surplace lorsque vous voulez
changer quelque chose dans votre vie (voir vidéo)

Les signes permettant d’identifier l’existence d’une carence affective,
il y en a beaucoup.
 
Lorsqu’on souffre de carence affective, on a le don de nous
lancer dans des relations de couple souffrantes. On attends de
la part de l’autre qu’il nous donne ce que l’on n’a pas reçu
durant notre enfance. C’est à dire l’affection, la
reconnaissance, l’attention, etc...

Lorsque vous souffrez de carence affective, vous avez de la
difficulté à prendre des décisions. Vous êtes hyper-sensible aux
jugements des autres ou aux critiques. Dès la moindre critique
ou observation, Op ! ça y est, votre morale tombe à plat.

Lorsque vous vivez avec une carence affective, vous vivez tout
le temps dans la crainte trop grande d’être rejeté au point
d’essayer de plaire à tout le monde afin de vous protéger du
rejet ou de l’abandon.

Le rejet est votre pire ennemie. Lorsque cela vous arrive vous
ne pouvez plus fonctionner, c’est la catastrophe. C’est cette
peur du rejet qui vous paralyse lorsque vous voulez demander des
faveurs ou des services. C’est cette peur du rejet qui vous
paralyse lorsque vous voulez dire non. C’est cette même peur du
rejet qui vous empêche de vous ouvrir aux autres gens et de vous
faire des amis.

Vous doutez souvent de vous et vous avez besoin qu’on vous
rassure. Vous reprochez aux autres d’être méchant car
considérant qu’ils ne prennent pas soin de vous. Très souvent
vous faites des cadeaux, essayez de sauver des gens pour
recevoir de l’amour et de la reconnaissance ou leur faire
ensuite des reproches du genre "après tout ce que j’ai fait pour
toi tu ne peux même faire ça pour moi !"
. Du coup, les autres
prennent l’habitude de refuser toutes sortes de cadeaux et
d’aides venant de vous car ils considèrent que ce ne sont en
fait des cadeaux empoisonnés.

Vos émotions sont votre plus grande crainte car vous ne savez
pas comment les gérer. C’est pourquoi vous n’êtes pas à l’aise
avec les gens, vous n’avez pas confiance en eux car vous vous
dites à tord qu’ils peuvent vous blesser à tout moment.

Néanmoins, vous "tombez" amoureux ou vous attachez à toute
personne qui dit vous apprécier, vous aimer ou qui vous fait des
compliments.

LA SOURCE DE TOUS VOS MAUX REMONTE À L’ENFANCE.

Si pour certains cette carence affective est due au fait d’avoir
eu un père manquant ou une mère manquante, pour d’autres elle
vient du fait d’être issu d’une famille où l’on a un mal fou à
exprimer les émotions. Dans ces familles on réprime les
émotions, il est impossible d’exprimer ses sentiments, de
raconter ses peines, ses joies, personne pour réconforter...
D’où grand sentiment de solitude et le sentiment d’être seul au
monde à ressentir ce que l’on ressens.

Pour la plupart, ils ont des parents qui certes les aiment mais
ne l’expriment pas ou ne savent pas l’exprimer.

Les personnes issues de ce genre de famille ne se sont jamais
senti aimé durant leur enfance, n’ont pas de souvenir qu’un jour
leurs parents leur ai dit spontanément « je t’aime ».

Lorsque vous êtes issu de ce genre de famille vous grandissez
avec le "personne ne m’aime".

Un ami qui ne vous téléphone que rarement, un collègue de
travail qui ne vous dit pas bonjour, un inconnu qui vous
critique, un ami qui oubli votre anniversaire… Autant de
situations auxquelles vous donnez une même explication :
« Personne ne m’aime »

Lorsque vous évoluez avec le "Personne ne m’aime" vous avez
l’impression que les gens cherchent à vous humilier ou à vous
enfoncer, l’impression que les gens vous jugent tout le temps et
même l’impression de ne pas appartenir à la race humaine.

Mais attention, les enfants ayant reçu un excès d’amour de la
part de leurs parents peuvent aussi présenter des signes d’une
carence affective ! Adulte, ils réclameront auprès des autres ce
qu’il a reçu, s’imaginant que tout le monde le lui doit.

La carence affective est très lourde à porter surtout dans les
relations amoureuses et amicales. On fiche tout en l’air parce
qu’on en demande toujours tellement trop. Ce n’est jamais assez,
on veut toujours être l’ami préféré, le conjoint préféré, le
voisin préféré, le collègue préféré. Et quand on se rend compte
qu’on fait fuir les gens à force de toujours se plaindre, de
tenir des discours négatifs, on devient non plus la personne
préférée mais la pestiférée, celle avec qui personne ne déjeune,
même si elle est gentille, celle que l’on appelle le moins
possible, celle qu’on évite parce qu’on en a marre de donner
toujours des preuves d’amour...
Et, bien entendu, cette réaction des gens est prise comme la
preuve que « personne ne l’aime » !

Les carencés affectifs sont généralement, pour ne pas dire
toujours, des dépendants affectifs
. On peut voir cette
dépendance affective comme une façon de vouloir combler la
carence affective à travers une personne. Mais ce n’est pas la
solution. Bien au contraire !

Cela ne veut-il pas dire qu’il vaut mieux ne pas avoir d’enfant ?

Tant que ce problème n’est pas réglé, oui. En effet, soit vous
ne saurez pas montrer votre amour à vos enfants, soit votre
débordante envie d’être aimé, étouffera vos enfants. Le résultat
étant apparemment le même selon les 2 types d’éducation.

ALORS COMMENT FAIRE POUR S’EN SORTIR ?

On ne peut pas revenir en arrière pour combler un manque
affectif et corriger du même coup tous les troubles de la
carence affective. Mais il existe des "trucs" qui vous aideront
à vivre mieux.

Les Voici :

1. Passez à l’action.
Aller mieux dans n’importe quel domaine passe par l’action. Si vous
attendez que les choses s’améliorent d’elle-même, vous
risqueriez d’attendre jusqu’à l’extinction du soleil.
 
Arrêtez de vous plaindre, arrêtez de jouer à la victime,
arrêtez de faire l’autruche sur le problème. Je vous ai fait une
petite vidéo pour vous montrer comment vous y prendre dans le
cas d’une dépendance affective. Mais ça s’applique n’importe où !
 
Regardez :

 

2. Lisez des livres traitant de la carence affective.
Cela vous aidera à mieux comprendre vos émotions et apprendre à
mieux les gérer.

3. Tenez un journal de bord.

 Regardez : 
 
 
Qu’est-ce que c’est ?
 
Ce n’est pas un cahier de cours.
 
Ce n’est pas un livre.
 
C’est mon journal de bord.
 
Lorsqu’on a un objectif en tête, il est bon de tenir un journal de bord. 
Dans ce journal de bord écrivez régulièrement vos acquis, progressions,
ainsi que vos sentiments.

Chaque jours, prenez votre journal de bord et écrivez. Écrivez
la date, l’heure, le lieu où vous vous trouvez (chambre, parc,
cafeteria, salon, etc...).
 
Posez-vous ensuite la question :

Qu’est-ce que j’ai fait, aujourd’hui, qui me permette d’avancer
dans la réalisation de mon objectif ?
 
Et écrivez vos réponses dans votre journal.
 
Lorsque quelque chose ne se passe pas comme
vous le souhaiteriez, écrivez-le aussi : vous devez être honnête
avec vous-même.
 
Avec cette technique, non seulement il vous
arrivera beaucoup moins de douter de la réalisation de votre
objectif mais sa réalisation concrète se fera beaucoup plus tôt
que vous ne pouviez l’imaginer. Elle vous permettra aussi
d’effacer de votre esprit la pensée selon laquelle vous
n’arriverez jamais à atteindre votre but. Ainsi que la
frustration qui va avec.

Cette technique de la journalisation vous permettra de vous
sentir mieux et de mettre le focus sur votre objectif (qui est
ici de mettre fin à tous les troubles liés à la carence
affective)

4. « Personne ne m’aime » relève toujours d’une exagération.
Calmez-vous et notez sur feuille le nom de cinq de vos proches.
Écrivez ensuite la dernière attention que chacun vous a
manifesté. Cela peut-être une invitation, un compliment, un
appel téléphonique, un courriel, une lettre ou les geste qui,
sans être la marque d’un amour immense, sont tout de même des
preuves que l’on vous estime.

5. Faites grandir votre enfant intérieur.
Vous en avez certainement marre d’entendre cette expression
parce qu’elle est trop abstraite. Pour être plus claire, votre enfant intérieur
c’est votre côté psychologique. On ne juge pas la maturité d’une
personne seulement par son physique. Il y a aussi le côté
psychologique. Malgré que vous ayez le physique d’un adulte vous
êtes resté psychologiquement un enfant. Cette psychologie de
l’enfant se manifeste à travers vos caprices, votre peur du
rejet et de l’abandon, la jalousie, la médisance, la rancune, la
recherche de l’approbation des autres, la peur de prendre des
décisions, etc...
Vous devez donc passer de l’état adulte-enfant
à l’état adulte-adulte. Il est maintenant temps pour vous de
voler de vos propres ailes. Vous êtes maintenant une grande
fille ou un grand garçon.

6. Débarrassez-vous de la dépendance affective, devenez
affectivement autonome.

Bien Amicalement,
Henri-Joël NDOUR
Auteur en développement de l’estime de soi et de l’autonomie affective
http://www.dependance-affective.ws
 
 
 
-------------LA PENSÉE DU JOUR---------------
En prenant le temps d’apprendre à
changer votre mode de pensée et à devenir un
meilleur penseur, vous investissez en vous-même.

(John C. Maxwell)
 
 
 
 
 
 
 

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6 réactions à cet article    


  • Halman Halman 20 août 2010 22:02

    Il n’a pas déjà été publié cet article il y a quelques semaines ?


    • ELCHETORIX 20 août 2010 22:09

      bonsoir l’auteur
      Excellent billet pour ceux qui sortent de l’adolescense et même ceux qui ont des difficultés affectives avec son prochain , bref tous ceux qui sont mal dans leur peau et cela à tout âge !
      on dirait des leçons d’un prof avec ses élèves en manque d’amour avec un grand A mais vous avez bien essayez avec votre article et je dis bravo , pour ce travail ou cet essai !
      RA .


      • Halman Halman 20 août 2010 22:24

        Elchetorix, on ne rattrape pas le temps perdu.

        Les dégâts faits dans l’enfance sont irrémédiables. On peut trouver des stratégies pour les contourner avec énormément de temps, mais au final c’est même le corps qui est atteint, plus de fragilités aux maladies, etc.

        Quand pendant toute l’enfance et jusqu’à plus de 20 ans personne ne vous a donné la moindre marque d’affection, fait le moindre compliment, ne vous a jamais montré qu’on avait besoin de vous et qu’on manquait, qu’on ne vous a jamais dit quoi que ce soit de gentil, mais c’est toute votre vie que votre cerveau est programmé en profondeur pour ne pas pouvoir imaginer une seule seconde que vous puissiez être apprécié par qui que ce soit.

        Quand jamais à la réussite d’un examen on ne vous a montré le moindre intérêt, alors le cerveau se forge définitivement l’idée que vous ne servez à rien et que rien de ce que vous faites ne peut intéresser qui que ce soit.

        Coup de massue final de destruction du cerveau quand on vous annonce « de toute manière t’étais pas voulu on a fait avec ». Alors là définitivement le cerveau se grave en profondeur dans l’idée que vous ne servez à rien sur cette planète.

        Et c’est irrémédiable. Une psychothérapie et des médicaments n’y font rien.

        Quelqu’un qui vous aime on ne le voit pas et quand on vous le dit on ne peut pas y croire, on ne l’imagine même pas, et c’est trop tard. Et on a pas appris à y faire face.

        Le corps même est atteint et est plus fragile à toutes les maladies.

        On a beau le savoir, le découvrir avec le temps qui passe, mais le mal est fait, si profondément que l’on ne peut plus se changer.

        Même quand au bout de 20 ans de carrière on est très bien noté avec des 18/20, c’est trop tard, le mal est fait, cela ne fait plus rien tellement on est programmé pour être sans interet.


      • Halman Halman 20 août 2010 22:09

        Henri Joel, les dégâts neurologiques causés par la carence affective sont trop profonds, trop graves et trop importants pour être réparés par vos méthodes.

        Ca peut aider dans certaines situations simples, c’est tout, mais en aucun cas ne peuvent réparer les dégats physiologiques du cerveau.


        • jjwaDal jjwaDal 21 août 2010 10:48

          @Halman
          J’ignore si vous parlez d’une expérience vécue, mais il existe de nombreuses échappatoires au désintérêt destructeur de parents envers l’enfant qu’on a été. On quitte partiellement vite le milieu névrosant et aucune raison que les camarades d’école ou de quartier partagent cette névrose.
          Nos « tuteurs » peuvent cramer notre avenir professionnel, mais personne ne peut nous empêcher (via études et réalisations personnelles) de prouver à la face du monde, ce que nous valons vraiment. Par ailleurs l’attente des félicitations des autres pour nous valoriser est une faiblesse énorme.
          Bien sûr l’amour dans l’enfance est structurant, mais je m’en suis affranchis vers 11 ans en voyant les dégâts que cette dépendance envers autrui me faisait courir. Nous sommes là et peu importe les raisons pour lesquelles nous y sommes, nous sommes une expérience autonome dès que notre cerveau s’émancipe un peu.Beaucoup ont vécu des atrocités dans l’enfance et on pu en tirer profit.
          Depuis quand le jugement des autres (qui nous connaissent de façon fragmentaire et déformée) est plus structurante que l’opinion objective que nous pouvons nous forger en comparaison avec les autres ?
          Moins on a de données sur nous et plus on est proche de notre vérité ? J’en doute.
          Quand des gens sont pauvres (dans la tête) au point de ne pouvoir lancer correctement dans la vie leur descendance, il faut les prendre pour ce qu’ils sont (de pauvres gens), avoir pitié d’eux et considérer qu’à ce stade on les a dépassé (le but de l’évolution, après tout).
          Tout caillou est un diamant pour qui sait l’entendre. Certains sont nuls en minéralogie, voilà tout...


        • Krokodilo Krokodilo 21 août 2010 09:49

          Très intéressant.

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