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Accueil du site > Actualités > Santé > La dépendance affective

La dépendance affective


Ressentez-vous que votre bonheur et votre bien-être émotif
dépendent des autres ? Les autres qui peuvent être votre partenaire, des
membres de votre famille, vos amis, etc...
Par exemple être déprimé, pleurer, avoir l’impression de
tomber dans le gouffre parce que votre amoureux ou amoureuse
n’est plus là. Ou d’être trop triste parce que vous ne voyez pas
ou n’arrivez pas à parler à un de vos amis.
Eh bien, si oui, vous êtes peut-être confronté à un état de
dépendance affective.


Lorsque vous vivez dans la dépendance affective, vous subissez,
chaque soir, dans votre lit, une angoisse très très lourde : la peur
de perdre l’amour de l’autre.


Lorsque vous avez des amis, vous vous surpassez.

Lorsque vous êtes amoureux, c’est l’amour fou, la plus grande passion !
Vous vous investissez à fond dans la relation, vous ne vous autorisez
pas à décevoir et vous vivez jour après jour dans la crainte ô combien
grande de ne pas être à la hauteur.

Vous êtes prêt à tout pour apporter le bonheur à l’autre. Dès que quelque
chose cloche, Op ! ça y est c’est la catastrophe, c’est l’état d’alerte !
Cependant, même confronté à l’infidélité ou au flagrant désintéressement
de l’autre, vous demeurez convaincu que la relation est encore possible.

Lorsque vous vivez dans la dépendance affective, le téléphone est votre
meilleur ami !

C’est plus fort que vous. Vous avez besoin de rester en communication
presque constante avec l’objet de votre obsession et s’il vous est
impossible de le joindre, vous ne pouvez plus fonctionner : c’est la panique !

La dépendance affective « brouille » votre confiance en vous
et vous empêche d’être vraiment vous !

Si vous voulez vous sentir libre, lisez ceci.

La dépendance affective est associée à des sentiments de colère,
de doute de soi, de peur d’être rejeté, peur d’être seul, peur de
ne pas être aimé ou apprécié, le sentiment d’insécurité, de honte
ou d’infériorité…

La personne souffrant de dépendance affective ne vit que pour
les autres :
  • Lorsqu’elle a des amis, elle s’oublie.
  • Lorsqu’elle a un travaille, elle se donne à fond pour ne pas déplaire, 
 se sentir accepté ou pour quelques miettes de reconnaissance.
  • Lorsqu’elle est amoureuse, waawww… c’est l’amour fou et
    elle n’existe plus !
N’avez-vous jamais entendu des expressions du genre :

 « Qu’est-ce que je vais devenir sans toi ? »
 « Sans toi, je ne suis rien »
 « Sans toi, ma vie n’a pas de sens »
 « C’est toi ma raison de vivre, blablabla… »


C’est comme si vous donniez le pouvoir à l’autre ou aux autres gens d’avoir
la "main à l’interrupteur" de votre bien-être ou de votre bonheur :
"On", vous êtes bien
"Off ", c’est l’enfer

"On"

"Off"

"On"

"Off"

"On"

"Off"….


Respectez-vous et prenez votre vie en main pour en faire ce que vous
souhaitez qu’elle soit.

Ces expressions que j’ai cité plus haut veulent dire dans le fond :
« moi, je ne vaux rien… »
ou encore
« tu m’aimes, alors je m’aime… »


La très bonne question est de savoir d’où peut bien venir ce désir de s’effacer
au profit d’autres gens ?
On a forcément appris cela quelque part ! N’est-ce pas ?

Eh bien, dès le plus jeune âge les parents et les enseignants, apprennent aux
enfants à s’oublier.
“Ah ! ne soit pas égoïste, pense aux autres”

Mais encore, l’autre cause est d’avoir eu des parents qui n’ont pas fait montre
d’assez d’affection à votre endroit ou qui répriment leurs émotions et leurs
sensibilités.

Lorsque l’enfant envoie à ses parents un très touchant : « Oh, je t’aime »
On lui sert : « Oh, tu me fatigues avec cela !!! »

« Ooh, viens je vais te coller… »
« Non, non, non, je suis pressé !!! il faut que je travaille !!! il faut que je fasse le
ménage !!! Je suis pressé, je suis pressé !!! »
L’enfant va ressentir du rejet : sentiment d’abandon, sentiment de déranger.
Une étude révèle d’ailleurs que certains enfants, dès l’âge de 4 ans manquaient
déjà d’estime de soi et ont le sentiment de déranger. Alors imaginez le résultat
à l’âge adulte !

Ce qui est important ce n’est pas le temps que les parents passent avec
leurs enfants, mais la qualité de temps qu’ils passent avec eux.

C’est donc là quelques unes des causes de la dépendance affective. Il en existe
d’autres. Par exemple : les familles dysfonctionnelles, les foyers où règnent la
violence, l’alcoolisme, la négligence et le manque de communication sont des
milieux propices à la dépendance affective.

Mais encore, lorsqu’on a eu un père manquant ou une mère manquante, il
est fort probable que l’on cherche inconsciemment, toute notre vie, à combler
ce vide.

ALORS, POURQUOI SORTIR DE LA DÉPENDANCE AFFECTIVE ?

Afin de vous sentir maître de votre destinée, afin d’élever des enfants autonomes
sur le plan affectif et émotionnel, avoir plus de bonheur dans votre vie, être bien
dans votre peau, avoir une meilleure relation avec vous et avec les autres, agir
en fonction de vos désirs au lieu de vos peurs et j’en passe...

Voici mes 9 trucs pour vous débarrasser de la dépendance affective

1. Prenez conscience du problème
On ne va pas en guerre sans connaître son ennemie ! Prendre conscience de
sa dépendance est déjà un très grand pas !
2. Exprimez vos émotions et vos besoins
3. Prenez plaisir à être seul

Lorsque vous êtes seul, profitez-en pour faire des choses que vous
aimez faire (lire, écouter de la musique, faire du sport, etc...)
4. Boostez votre niveau d’estime de soi
La dépendance affective est toujours liée à un manque
d’estime de soi
Lorsqu’on ne s’aime pas inconditionnellement…
on s’aime conditionnellement :
– on s’aime à condition d’être aimé par…
– on s’aime à condition de se faire accepter par…
– on s’aime à condition d’avoir de la reconnaissance de la part de…
5. Apprenez à gérer vos crises de panique
La respiration profonde, par exemple, permet de retrouver rapidement
le calme.
6. Surmontez la peur du rejet et de l’abandon
7. Débarrassez-vous du sentiment de culpabilité
8. Surmontez la peur de déplaire et de prendre des décisions.

On ne peut pas plaire à tout le monde.
9. Utilisez la pleine puissance de la modélisation de
l’excellence pour atteindre l’autonomie affective
plus rapidement.

Trouvez des gens qui ont réussi à sortir de la
dépendance affective et prenez-les comme
modèle ou mentor. En suivant les pistes de ceux qui ont réussi,
vous arriverez au bon résultat et vous gagnerez du temps.

Autre chose...
Je vois trop souvent des gens malheureux parce qu’ils n’ont pas
trouvé l’âme sœur, ou parce qu’ils ont un mal fou à pouvoir
fonctionner normalement seul. Et lorsqu’ils trouvent l’âme sœur
(ou ce qu’ils croient être l’âme sœur), c’est l’amour fou…

Dites-moi…

Comment une personne malheureuse seule peut-elle avoir une
vie de couple stable ?

Impossible.

Il y aura attachement.

Et quelle est la cause de cet attachement ?

La peur d’être de nouveau seul.

Et si l’autre est dans le même cas, vous formerez une drôle d’équipe !

Donc, vous pouvez deviner ma formule fétiche :

 Un couple c’est 2 personnes capables de vivre heureuses ou
 seules, l’une sans l’autre mais qui ont décidé de vivre ensemble.



Bien amicalement,
Henri-Joël NDOUR
Quelques lignes de cet article sont extraites de mon ouvrage :
"Mes 9 Procédés Secrets Pour Accroître l’Autonomie Affective"
http://www.dependance-affective.ws
 
-----------------La Pensée Du Jour-------------------------------------------

Un voyage de mille lieues commence toujours par un petit pas.
(Robert T. Kiyosaki)


 
 
 
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Réagissez à l'article

17 réactions à cet article    


  • Halman Halman 14 août 2010 11:03

    Vous nous présentez l’affection comme une tare à se débarrasser.

    C’est complètement fou.

    C’est demander aux gens à se déshumaniser.

    Même pas la peine d’y penser.

    Vous êtes mur pour Big Brother.

    Nous sommes humains avec nos sentiments et nos émotions, hors de question de s’en débarrasser.

     smiley


    • Halman Halman 14 août 2010 11:05

      Sachez que l’affection, l’émotion, sont les moteurs fondamentaux d’un bon fonctionnement des neurones.

      Un singe ou un humain sevrés d’affections deviennent malades, attardés, on des problèmes de compréhension, de cognitions graves et des retards mentaux.

       smiley


      • foufouille foufouille 14 août 2010 11:19

        bien ecrit
         smiley


        • cmoy patou 14 août 2010 11:47
          @ l’auteur,
          Bon article qui nous change des sempiternels conflits de civilisation, du racisme, et en général de tout ce qui se termine en isme........- Dans a peu près le même genre j’ai quelques astuces pour amélorer notre état mental :

          http://life-in-the-dead.over-blog.com/article-astuces-55351898.html


          • ZenZoe ZenZoe 14 août 2010 13:56

            Vous avez tout dit, et d’une manière claire.

            On peut aussi lire ce qui concerne la personnalité dite « abandonnique » dans diverses sources sur internet (voir abandonnisme, névrose d’abandon etc...). Beaucoup de gens en souffriraient sans s’en rendre compte.


            • boris boris 14 août 2010 17:44

              Bon article mais le mieux encore ne serait il pas de vivre seul, l’humain n’est pas fait pour le couple.

              C’est la foire à l’illusion, d’ailleurs les sites de rencontres l’on bien compris et s’en mettent pleins les fouilles en jouant sur les ressorts basiques des gogols et gogoles qui cherchent l’âme soeur. Pouah !


              • xbrossard 16 août 2010 11:00

                certainement Boris, le seul problème est que pour la reproduction et « l’élevage »il faut être deux

                on sait ce que donne les familles monoparentales donc inutile d’en faire la promotion...

              • Spip Spip 14 août 2010 23:39

                Le bonheur et le bien-être affectif peuvent-ils êtres autonomes des relations ?

                 Bien sûr que non. Nous sommes tous dépendants à des degrés divers. La ligne de partage étant, selon moi, le niveau de souffrance.Traiter ça séparément est un discours de « technicien »

                Ce que vous présentez est carrément de l’ordre de la névrose solidement installée.

                Les injonctions parentales qui peuvent plomber durablement un comportement dans l’âge adulte, Carl Rodgers a beaucoup éclairci ça et quant aux positions de vie « refuges » Eric Berne a tout dit sur la question. Lisez ou relisez les. C’étaient de véritables thérapeutes engagés dans une démarche humaniste bien différente du coaching à la mode actuelle.

                Or, que peut on voir dans votre texte, une fois passée une analyse assez correcte ? Des injonctions...puisque toutes à l’impératif ! Ça me rappelle la phrase standard balancée aux dépressifs « secoue-toi » (s’il en était capable il ne serait pas dépressif)

                Je suis resté pensif devant cet article, jusqu’à ce que je lise en dessous de la signature. « mes 9 procédés secrets pour accroître l’autonomie affective » Secrets ! Pourquoi pas magiques pendants que vous y êtes.

                Et là, tout prend sens : il s’agit de vendre un bouquin, qui aura sa place sur l’étagère à côté de « mes 9 procédés secrets pour maigrir », « mes 9 procédés secrets pour réussir socialement » etc.

                De la pub, quoi. C’est dommage, ça commençait assez bien...


                • Tall 15 août 2010 00:21

                  pas mal ... ya du fond là-dedans.


                • boris boris 15 août 2010 08:40

                  Pas mal du tout, je dirais plus il y a une vraie reflexion.

                  Dis moi Tonton, si tu pouvais ne pas intercaler ta tronche de nullard mongoloide, ça me ferais des vacances.

                   smiley


                  • Tall 15 août 2010 08:49

                    si tu veux me liquider, fais un post intelligent

                    avec l’effet de surprise, ce sera l’arrêt cardiaque foudroyant

                  • boris boris 15 août 2010 08:59

                    Pas de doute, tu te couches une bouteille de Geuse à la bouche, idem pour le réveil.


                    • Tall 15 août 2010 09:03

                      pour que tu viennes me renifler le fion ici un dimanche matin

                      faut quand même que t’aies un petit côté femelle
                      alors assume-toi, et fais le grand pas avec l’opération au Brésil

                    • boris boris 15 août 2010 09:13

                      La bouche mon gros loup, la bouche, ton fion n’y pense même pas, j’ai horreur des légumes cuits.


                      • Tall 15 août 2010 09:22
                        c’est ça ... et bien, faudra te branler sans moi, c’est l’heure de la messe

                      • kitamissa kitamissa 15 août 2010 09:59

                        la peur de perdre l’amour de l’autre ....

                        vaste sujet,à l’époque des divorces et des séparations,des cocufiages ( ça c’est pas nouveau) et des espérances de redémarrages de vies à 70 piges...

                        l’autre,c’est vous...moi....avec chacun ses forces et ses faiblesses,et puis comme tout le monde,pouvant succomber à la tentation d’aller voir un peu ailleurs par lassitude,par routine,ou tout simplement parce qu’une occase se présente et qu’on serait bien con de ne pas en profiter ( ni vu ni connu ..) ..

                        alors lorsque l’on rentre chez soi,on joue la comédie,on se ment à soi même en disant ..« mais ce n’était qu’une petite aventure,c’est quand même elle ( ou lui) que j’aime ... » 

                        perso,je pense que la vie n’est qu’un énorme comédie dans laquelle nous sommes plongés en permanence pour vivre,mais qu’il faut prendre ses distances et tout relativiser ...

                        >je t’aimerai toute la vie ....baratin puisé dans la littérature de gare....

                        >il n’y a que toi qui compte ...et ta soeur ?

                        >je ne pourrai jamais imaginer vivre sans toi .....c’est ça salope,tu crois que je vois pas ton manège quand mon pote Dédé vient prendre un pot à la maison ?

                        > je ne sais pas si je te survivrai ...... tu parles,tu penses « vite qu’il crève pour que j’aille m’éclater avec Dédé ! »

                        j’t’en foutrais moi de la dépendance affective !


                        • Spip Spip 15 août 2010 15:31

                          @ Musima

                          Complètement d’accord avec vous !

                          Quant aux thérapies comportementalistes, sous-branche la moins intéressante des thérapies cognitives, si elles ont du succès, c’est bien parce qu’elles adaptent assez rapidement l’individu à son environnement, en ne s’occupant que du symptôme et en faisant l’impasse sur les causes. Ce n’est pas un hasard si les plus militants au départ ont étés des psychologues d’entreprise.

                          C’est une vue très mécaniste (mécanicienne ?) de l’être humain. Ca peut contenter, dans un premier temps, la personne victime d’une phobie, par exemple. Son symptôme disparaîtra... pour resurgir ailleurs plus tard. Donc, une rustine. En attendant, elle sera « adaptée ».

                          En évitant soigneusement de se fourrer dans la querelle psychanalyse versus thérapies anglo-saxonnes, on peut quand même y regarder de plus près. Si le comportementalisme peut être vu comme humainement pauvre, les américains ne nous ont pas exporté que ça, heureusement.

                          Je pense à quelqu’un comme Carl Rodgers et à son « approche centrée sur la personne ». C’est beaucoup plus riche, sans injonctions, respectueux de l’être humain tel qu’il est et ne l’écrasant pas sous un savoir unilatéral. Et ça marche.

                          A sa mort, il n’a désigné aucun héritier officiel de ses théories, encourageant au contraire à les critiquer pour les améliorer si possible.

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