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La maladie mentale, encore un sujet tabou dans la société

De nos jours, les maladies mentales sont, plus que jamais, présentes autour de nous. Dans le monde moderne où on vit des pressions sociales, du stress, des situations difficiles, etc., de plus en plus de gens sont confrontés à ce type de maladies. Malheureusement, en 2012, la vision de la société vis-à-vis ce sujet est encore tabou. Pourquoi est-ce si difficile d’accepter ces maladies ? Les préjugés l’emportent encore trop souvent sur la raison et la maladie mentale demeure, la plupart du temps, tristement associée à la déviance et à la folie.

Fréquemment, on juge sans vraiment savoir de quelle maladie il s’agit et comment elle agit sur l’individu. Je crois que la société à encore un grand pas à faire face à ce sujet tabou. Trop souvent, on associe la dépression à un échec, un manque de courage ou une faiblesse. Pourtant, c’est tout le contraire. Les personnes qui se relèvent d’une dépression sont fortes, courageuses et persévérantes et fournissent beaucoup d’efforts pour s’en sortir et en guérir. Lorsqu’un individu est atteint d’un cancer, de diabète ou autres maladies physiques, on ne porte aucun jugement sur son état, car la maladie montre des symptômes physiques apparents, contrairement à ceux qui souffrent de dépression, de bipolarité et de schizophrénie. La société doit évoluer afin d’arriver à accepter ces maladies de la même façon que les maladies physiques.

Ce n’est pas parce qu’un individu est atteint d’une maladie mentale qu’il commettra nécessairement un crime, il n’est pas forcément dangereux pour la société. La personne qui traverse un moment difficile dans sa vie n’est pas remplie de mauvaises intentions envers les autres pour autant. Il faut arrêter de voir les gens souffrant de maladies mentales comme des déviants ou des fous.

Bref, la société a encore un grand pas à faire face à ce sujet tabou. On devrait faire davantage de sensibilisation publique, ce qui permettrait une plus grande compréhension de ces maladies. Il ne faut pas oublier qu’on peut tous être victimes, un jour ou l’autre, d’une telle maladie. Personne n’est à l’abri, et c’est parfois imprévisible. Nul doute, qu’au cours de notre vie, on connaîtra certainement un proche qui en sera atteint, et le fait d’être sensibilisé et mieux informé ne pourra qu’être bénéfique pour tous.

Mireille Harvey


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3 réactions à cet article    


  • Krokodilo Krokodilo 4 février 2012 18:03

    Taboues ? Pas tant que ça, je dirais plutôt que les maladies mentales font peur, parce que ça touche à l’âme, à l’essence, d’ailleurs dans beaucoup de civilisations, on l’attribuait tantôt à des interventions divines, tantôt à des cas de possessions, bref, on les considérait à part. On est mal à l’aise en face de gens atteints de ces maladies. De plus, le public sait bien que la médecine actuelle les connaît encore très mal, du moins quant aux mécanismes intimes.


    • Georges Georges 4 février 2012 20:03

      je plussoie, l’ignorance semble bien être à l’origine de cette
      peur/tabou/refus d’en parler.

      enfin, une question (quelque peu rhétorique) me taraude : l’état
      psychologique d’un dépressif est-il plus déplorable que celui
      d’une personne bien intégré dans une société malade ?


    • easy easy 4 février 2012 23:36

      J’ai fait partie des rares personnes en rien concernées par la schizophrénie à aller vers des personnes affectées par cette maladie (il y a mille versions ou allures de la schizophrénie).
      Je les côtoyais donc dans un cadre strictement amical, ce qui ne manquait pas de les étonner. Moi-même m’interrogeant sur mon étrange curiosité.

      Hors crises, c’était toujours très agréable. Lors des crises, complètement impromptues, c’est désemparant. Ils passent dans un autre monde et plus aucune communication n’est possible. Ce qui m’amenait à découvrir l’étendue de mon impuissance ou inutilité. Donc aussi de ma vanité, de mon orgueil.

      Si l’on accepte de ressentir cette impuissance totale par moments, si l’on consent à faire le deuil de son interventionnisme ou charisme, leur fréquentation est très enrichissante et offre la chance de pouvoir reconsidérer tous nos préjugés, même sur une rampe d’escalier, sur la couleur d’un siège, sur le goût d’une crêpe.
      Revisiter un musée, relire un livre, en n’étant entouré que de schizophrènes est une expérience incomparable que je recommande à tous.

      Quand on passe la porte de ce domaine, il faut laisser toutes ses illusions et projets au vestiaire pour s’offrir au seul hic et nunc.
      On ne peut même pas se dire qu’on va improviser car on ne peut que subir les effets de leurs spirales, qu’elles soient arc-en-ciel ou noires. On se sent dévoré tout cru, de la cave au grenier. On n’est bon qu’à se faire bouffer le coeur.

      Se protéger ? Se blinder ? Avec eux ?
      Autant fréquenter d’autres personnes alors.

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Mireille01


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