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La manipulation génétique : arnaque ou bienfait pour l’humanité ?

Ce texte renseigne sur les limites des apports du clonage, des OGM et des autres techniques qui consistent à manipuler ou faire muter les gènes des êtres vivants.

D’après certaines multinationales, la manipulation génétique sera un outil qui contribuera à apporter à terme un avenir radieux à l’humanité, pour Bayer et Monsanto, c’est un outil idéal pour combattre la faim dans le monde. Pour Sanofi-Aventis, Lilly, Biogen Inc, tôt ou tard, elle sera une panacée quasi universelle pour combattre les maladies. La vision de ces multinationales néglige plusieurs paramètres.

La technique de manipulation génétique qui déchaîne le plus les passions, actuellement, est celle qui consiste à introduire des gènes étrangers (du gène de panthère dans un lapin, de poule dans une souris...), dans un animal ou un végétal. Elle a causé la création de centaines d’associations hostiles aux OGM (organismes génétiquement modifiés) ou OM (organismes mutants). Ce n’est pas la seule technique qui existe, des recherches sont menées sur une modification génétique par l’intermédiaire de la nanotechnologie, une myriade de robots microscopiques, où des molécules seraient utilisées pour changer les gènes.

Outre les problèmes d’éthique liés au fait que le développement de la manipulation génétique, s’il est mal encadré, mènera à des dérives graves, telles qu’une discrimination impitoyable, avec ceux dont le profil génétique sera jugé inadapté ; et la mise en place d’une sélection génétique des bébés selon des critères contestables. Les centaines de milliers d’adeptes de l’idéologie nazie, présents dans le monde, paieraient cher pour qu’une thérapie génétique contre l’homosexualité soit disponible, théoriquement ce genre de choses est possible, puisque notre patrimoine génétique influe sur nos préférences sexuelles, donc l’attirance envers les membres du sexe opposé ou du même sexe. De nombreuses sectes, comme par exemple Raël, ont des idées particulières sur les gènes « idéaux ». A titre d’information, les raéliens possèdent, en Afrique du Sud, un laboratoire de recherche sur les manipulations génétiques, notamment le clonage.

Il y a aussi la question de l’efficacité dans le temps, d’ une modification génétique artificielle. Des milliers de facteurs modifient les gènes des êtres vivants, le climat, la nourriture, les microbes, etc. Autrement dit les pressions de l’ environnement peuvent amoindrir voire neutraliser les effets d’une modification génétique artificielle, chez un animal, une plante ou un humain.

Bien sûr les partisans les plus inconditionnels des modifications génétiques diront que le côté positif des techniques de manipulation génétique modernes l’emporte largement sur le négatif, et que refuser les OGM ou OM, les thérapies géniques et le clonage, revient à priver l’humanité d’avancées incroyablement bénéfiques. Problème : la nature est allergique à la perfection. Il existe une loi naturelle qui s’avère un cauchemar pour les généticiens. Selon cette loi tout renforcement d’une capacité (résistance à une maladie, agilité, acuité d’un sens...), à cause d’une modification génétique naturelle ou artificielle d’un être vivant, en contrepartie, déclenche automatiquement une réaction génétique qui engendre un affaiblissement d’une ou plusieurs caractéristiques, voire l’apparition de faiblesses naturelles très handicapantes ou dangereuses. Cette loi biologique est confirmée par des milliers d’exemples, comme la fameuse loi physique « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » .

Exemples : grâce à ses gènes, le chat a une vue qui lui permet de s’orienter dans la pénombre, cela facilite la chasse des proies durant le crépuscule et la nuit. En retour, le chat est incapable de distinguer certaines couleurs vives, notamment le rouge, ce handicap visuel gêne la détection par la vue le jour, de proies potentielles qui arborent des couleurs vives comme le rouge-gorge, et l’hirondelle (le haut de la tête de l’hirondelle est rouge).

L’ homme, grâce à des modifications génétiques au cours de la préhistoire, a vu son intelligence augmenter. En contrepartie, la vulnérabilité de l’homme face au stress s’est accru, et il a développé de nouvelles peurs comme par exemple la peur du néant (l’angoisse qu’après la mort sur Terre, il n’ y ait rien ni au-delà, ou réincarnation, que la mort du corps entraîne une disparition complète de l’ esprit). Le renforcement progressif de l’ intelligence de l’humain s’est accompagné d’une fragilisation de sa santé mentale qui fait de lui un des êtres vivants les plus susceptibles de sombrer dans la folie. 20 % des humains souffrent de troubles psychiques (anorexie, boulimie, paranoïa...) qui empoisonnent leur existence. D’un pays à l’ autre, la nature des névroses et des psychoses diffèrent, la peur maladive de l’enfer est plus répandue en Algérie qu’en France, la phobie du néant est plus présente en France qu’au Pakistan..., mais la part de la population qui subit des problèmes mentaux importants demeure élevée.

La loi naturelle qui limite les performances naturelles des êtres vivants, modère l’impact des animaux et des végétaux sur les écosystèmes, elle est donc essentielle pour protéger la biodiversité. Grâce à elle, les carnivores ne tuent pas à tous les coups les proies qu’ils chassent. Ce qui permet aux proies d’être assez nombreuses pour maintenir leurs effectifs, et aux carnivores d’avoir assez de viande pour se nourrir correctement. Les limites naturelles qui pèsent sur les végétaux modèrent la concurrence au sein de la flore, ce qui facilite la cohabitation entre les arbres et les plantes, et contribue à rendre possible l’existence dans des pays comme la France, de centaines d’espèces végétales différentes.

La loi naturelle, qui vient d’être citée, n’empêche pas les modifications génétiques d’offrir des perspectives intéressantes, mais elle limite grandement les apports positifs des techniques de manipulation génétique, puisqu’à cause d’elle plus une modification génétique est importante, plus les effets secondaires qu’elle suscite sont puissants. Contourner la loi naturelle qui modère les performances des êtres vivants est impossible, les gènes sont reliés entre eux selon le principe du domino, toute intervention sur un gène provoque automatiquement chez d’autres gènes une réaction imprévisible et instantanée.

Il ne faut pas s’ attendre à des miracles ou des avancées particulièrement fortes, avec les techniques modernes de modification génétique, parce que pour chaque qualité accrue ou défaut réduit, un ou plusieurs défauts sont amplifiés ou créés. Les thérapies géniques (traitement médical reposant sur une manipulation du patrimoine génétique d’un être vivant, destinée à provoquer une mutation sur les gènes jugés défectueux ou non convenables) sont utiles, mais plutôt à réserver aux cas désespérés, puisqu’il s’agit d’une arme à double tranchant, qui favorise à la fois la guérison et la maladie. La thérapie génique est un processus hautement aléatoire. Les effets d’une thérapie génique ne sont pas ciblés, elle provoque des réactions ailleurs que sur les gènes que veulent traiter les médecins, les gènes d’un être vivant forment un ensemble uni, ils ne sont pas isolés les uns des autres, la modification d’un gène est susceptible d’en dérégler des dizaines, la mutation est généralement un phénomène communicatif ; donc une thérapie génique, sur un seul gène peut engendrer des centaines de mutations imprévues, aux conséquences funestes (cancer, autisme, difformité, mort...). Les OGM ou OM ne peuvent pas concilier les avantages de l’agriculture industrielle (productivité) et biologique (résistance aux aléas climatiques, aux plantes parasites, aux insectes, aux champignons, aux maladies...). En effet, plus la productivité d’une bête ou d’une plante est amplifiée par des modifications génétiques, plus elle devient faible et vulnérable, donc a besoin de traitements chimiques ou médicamenteux lourds, ce genre de défaut ne pardonne pas. Les insecticides, les fongicides et les autres produits agricoles chimiques ne sont que des compléments ; si une plante ou un animal ne possède pas un minimum de résistance naturelle, il est condamné à mourir très rapidement, ne laissant pas le temps au paysan de s’enrichir grâce à leur exploitation. En outre, quand les fruits, les légumes et les céréales, des fermes d’un pays, dépérissent à grande vitesse, cela nuit considérablement à l’approvisionnement en nourriture de la population et amplifie fortement les risques de disette, voire de famine. Les OGM ou OM présentent un certain intérêt, mais mal utilisés ils ne serviront qu’à apporter le malheur, et même si les personnes chargées d’encadrer la production des OGM étaient toutes très généreuses, cela n’empêcherait pas l’impact positif des OGM, surtout au niveau alimentaire de rester mineur, pour chaque mutation aux effets bénéfiques due à une manipulation génétique, en retour il y a une ou plusieurs mutations aux effets néfastes.

Fait par Julien Martin



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