Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Santé > La menstruation, véritable « mystère » pour les hommes

La menstruation, véritable « mystère » pour les hommes

En dehors des médecins, et encore en ont-ils de moins en moins l’occasion d’en parler, (car de nos jours les patientes consultent de plus en plus chez une gynécologue pour leurs problèmes dits intimes), la plupart des hommes ignorent quasiment tout de la menstruation, même s’ils en parlent d’un ton goguenard entre copains en dehors bien-sûr de toute présence féminine. Ils n’en savent le plus souvent que ce qu’ils voient lors des spots publicitaires à la télévision pour les tampons, les serviettes et autres garnitures. Et si ce que nous montre la télévision est véridique, les règles seraient étrangement, tout comme l’urine dans les démonstrations d’absorption, de couleur bleue !

Les médecins mâles ont quasiment abandonné la gynécologie en consultation de cabinet privé pour deux raisons majeures. D’abord, il y a ceux qui pratiquent l’abattage, le terme est choisi sciemment. Ceux-là pour faire du chiffre avec des consultations de 15 minutes maximum, y compris la rédaction de la feuille de maladie et de l’incontournable arrêt de travail de complaisance, ne peuvent perdre du temps à faire baisser un slip, palper et attendre que la patiente se rhabille. Les autres ne pratiquent d’examen gynéco que si la patiente insiste et présente des symptômes objectifs, car ils ont trop peur de se créer une réputation de voyeur lubrique en proposant un toucher vaginal à une femme venue pour une angine ou une douleur intercostale. Et puis, même si la femme déclare vaguement quelques troubles d’ordre génital ou sexuel, elle préfère le plus souvent en parler à sa gynéco qui la suit régulièrement depuis l’adolescence.

Et désormais, on ne peut plus faire confiance aux seules qualités diagnostiques d’un praticien. La peur de l’erreur médicale oblige à une batterie d’examens complémentaires du type échographie, frottis, endoscopie et tant d’autres dont les patientes raffolent. Le malheureux généraliste qui tenterait un traitement sans dosages hormonaux du fait de son intuition, de sa connaissance des symptômes et de ses qualités cliniques, prendrait le risque d’un procès à la moindre erreur d’appréciation. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, un diagnostic de kyste ovarien se faisait à l’examen de la patiente et le traitement des règles douloureuses ne demandaient pas tout ce tralala.

Rappel anatomique et physiologique succinct sur le flux menstruel :

Il n’ y a rien de plus naturel que les règles, physiologiquement parlant. L’être humain étant un primate avec un appareil reproducteur différencié selon le sexe et non un escargot, il incombe donc à la femme de porter les grossesses. Mais, comme la femme ne pond pas des œufs comme les poules, (ce qui soit dit en pensant serait fort pratique, car diminuerait le coût des congés de maternité et les arrêts de travail), elle à besoin d’un organe pour recevoir le fœtus. Cet organe, c’est l’utérus qui possède un revêtement interne, l’endomètre, sorte de tapis cellulaire qui réagit à l’imprégnation hormonale (progestérone, ostéogènes pour faire simple) en vue de préparer l’implantation éventuelle d’un embryon. S’il n’y a pas eu de procréation durant le mois, ou plutôt le cycle, cette préparation de l’utérus s’avère inutile et elle s’élimine par voie basse vaginale en un flot de sang, de mucosité et de débris cellulaires. C’est ce que l’on appelle les règles. Donc, pas de quoi en faire une affaire d’état ! Et encore moins de faire tourner le lait ou de faire rater la préparation des boudins en octobre quand on tue le cochon, comme beaucoup de villageoises le croyaient encore au début du siècle dernier. Les femmes n’ont plus les superstitions de jadis, mais ont gardé le désir du secret concernant cette période considérée encore souvent comme honteuse et où la place de l’homme doit être bannie.

Signe de répulsion sexuelle des primates pour éviter des tentatives de copulation en dehors du rut, l’odeur des menstruations, différente de celle de période de chaleurs, est aujourd’hui masquée par des parfums, des déodorants, des sprays. Une véritable industrie de l’hygiène féminine c’est développé depuis plus de cinquante ans et la plus farouche partisane de Cécile Duflot ou Dominique Voynet est loin d’être prête à retourner à l’utilisation de protections périodiques nettoyables sans détergent avec des billes de lavage pour sauver la planète. Jadis, dans les corons, les femmes des ouvriers surveillaient le séchage des « gros mouchoirs blancs », comme disaient les gamins, et au moindre retard de lessive, elles étaient informées des grossesses à venir, elles sont désormais satisfaites avec Nana, Obe, Tampax et consorts. Que l’on se souvienne aussi des tampons Rely de Procter & Gambler en 1978, si parfaits et hermétiques qu’ils entrainèrent il y a environ vingt ans une épidémie de « toxic schock syndrom  ». L’odeur naturelle des corps doit être masquée, estompée ; c’en est devenu une forme de politesse, si ce n’est un tabou, voire une obsession féminine.

Mais revenons au profane, au non initié, au citoyen lambda qui se demande pourquoi son épouse ou sa compagne fait tant de chichis quand elle se dit « indisposée », doux euphémisme, pourquoi est-elle de si mauvaise humeur pendant « ces jours là ». Parce que la femme en général, est peu bavarde sur le thème dès qu’il y a la moindre présence masculine, même intime dans l’entourage d’une conversation. Par contre, elle est très prolixe avec ses copines et est intarissable sur la durée, les douleurs, les odeurs, les ballonnements, les irritations et possède tout un vocabulaire imagé variant selon l’âge et la classe sociale. Cela va jusqu’aux « scientifiques de cafétéria » qui utilisent doctement les termes de dysménorrhée, de spanioménorrhée, de syndrome prémenstruel et de dysfonctionnement hormonal tout en se donnant des tuyaux sur les déodorants intimes et les savons miracles. Par contre, les femmes s’adonnant à la littérature, sont souvent inépuisables sur le sujet quand elles commencent à l’aborder. Il n’est qu’à se souvenir des romans de Murielle Cerf, d’Erika Jung, de certains écrits de Simone de Beauvoir pour s’apercevoir que le créneau est littérairement porteur. On se souviendra du livre remarqué de Charlotte Roche, « zones humides », qui n’aurait pu être écrit par un homme.

L’homme, en revanche, se demande toujours quelle sensation cela peut faire de saigner régulièrement de l’intérieur du corps et ne possède d’autre approximation possible comme point de comparaison que les hémorroïdes, quand il a le malheur d’en être atteint. Ce qui est très approximatif, reconnaissons-le, car toute femme atteinte de cette pathologie vous le dira, cela n’a pas grand-chose à voir. Côté création, le romancier n’est pas très bavard et ne se prend pas pour Virginie Despentes. Henry Miller a dû en parler succinctement, sauf erreur il ne s’agit pas d’un thème récurent dans sa correspondance avec Anaïs Nin. On ne doit pas trouver plus de deux allusions dans la série des SAS et Jean Marc Reiser était l’un des rares à placer des Tampax dans ses dessins, mais il était un précurseur dans bien des domaines. Gainsbourg ose parler de « celles qui saignent » dans l’une de ses chansons et Miou-Miou fait une apparition remarquée dans « Les Valseuses », arborant une serviette hygiénique bien visible sous un slip en coton. Et c’est à peu près tout.

Les règles, c’est sale, c’est impur, c’est du domaine réservé aux femmes depuis le temps bibliques, comme les couches culottes qui sentent. Car l’impureté vient de loin, du monothéisme et les interdits concernant les règles se retrouvent dans le Talmud et la Thora, dans les préceptes des Pères de l’Eglise et dans les Hadiths. Les catholiques, avides de relique qui s’inclinaient dévotieusement devant le petit doit de Sainte Geneviève ou le sang de San Genaro, n’auraient jamais eu l’idée de conserver dans une fiole, les menstruations d’une Bienheureuse. La Loi Salique, d’origine franque, bien que tombée dans les oubliettes, fut ressortie plusieurs fois par les Capétiens pour empêcher la transmission du pouvoir royal par les femmes. En réalité pour contrecarrer l’arrivée d’un Anglais sur le trône de France ; « Femme impure treize fois par an ne peut transmettre couronne », retrouve-t-on dans les Rois Maudits.

Dans cet état d’esprit, revenons donc aux Anglais, qui « lorsqu’ils débarquent » sont les malvenus et dérangent les femmes. L’expression imagée vient du temps de Louis XIV ou Louis XV, époque où nos ennemis héréditaires avaient le mauvais goût de nous envahir et de débarquer sur nos côtes avec de rutilants uniformes rouges. Aussi désagréables que les ours, qui comme ils sont mal léchés, correspondent à un état d’esprit féminin lors de ces périodes. Donc, quand un sang impur abreuve son sillon, la Française fait tout pour le dissimuler.

Le Congo, ex-Zaïre, est probablement le pays où le discours féminin sur les règles est le plus décomplexé. A la question : « Tu prends une bière ? », il peut vous être répondu « Non, pas ce soir, je saigne ! », histoire de ne pas vous faire perdre votre temps ou votre argent. Et quand on demande à une femme comment vas-tu aujourd’hui ? Elle peut répliquer ingénument « Ca va, mais je saigne impoliment ». Le plus franc et le plus surréaliste étant la réplique : « Si tu ne trouves pas de pharmacie ouverte (à deux heures du matin) accompagne moi aux toilettes pour que je puisse laver mon Tampax et le tordre, pour finir la soirée ». Par contre le Japon exacerbe les réactions féminines vis-à-vis de toute excrétion corporelle, allant jusqu’à avoir créé des toilettes à flot continue pour masquer le bruit de la miction. Un fantasme difficile à réaliser doit être de persuader une Japonaise de l’écouter uriner. Dans le roman de Murakami, « Kafka sur le rivage » l’écrivain japonais à la mode, une institutrice surprise par un élève entrain de jeter des protections périodiques gifle un élève qui l’a surprise lors d’une sortie scolaire.

De nos jours où il n’est plus permis de fumer dans les lieux publics, le tabac ne peut plus masquer les odeurs corporelles tant des hommes que des femmes qui s’agitent sur les pistes de danse. Comme discothèques, boites de nuits et bars n’attirent que très peu de femmes enceintes ou ménopausées, que le cycle menstruel est en moyenne de 28 jours et que les règles durent normalement trois ou quatre jours, on peut en conclure que dans une assistance de 50 femmes dans une boite de nuit, sept environ sont en période de menstruation, on passe à quinze quand elles sont une centaine. L’odeur dégagée après un jerk ou une salsa endiablée peut tout de même rassurer les pudibonds et les moralistes, car un endroit qui ne dégagerait aucun fumet spécial vers deux heures du matin serait uniquement fréquenté par des prostituées, des michetonneuses ou des aventurières qui normalement restent chez elles pendant les jours délicats. Les autres mâles à l’odorat sensible, peuvent toujours se rabattre sur les thés dansants, uniquement fréquentés par des grands-mères. Mais l’imprégnation hormonale est différente à cet âge et l’odeur s’en ressent.

 

PS : Que les féministes se rassurent, un article prochain parlera de la prostate, mystère aussi important pour les femmes que les règles pour les hommes et peut être une suite sur la peur de la castration chez l’homme et le fantasme du viol chez la femme.


Moyenne des avis sur cet article :  3.4/5   (20 votes)




Réagissez à l'article

56 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 5 décembre 2009 20:29

    « La femme, ce continent noir... » (Freud)
    Même les psychanalystes s’y sont cassé les dents


  • Arunah Arunah 5 décembre 2009 18:40

    L’absence de commentaires prouve ce que vous avancez. Les règles sont un tabou et il est exclu d’en parler sur un forum mixte...
    Par ailleurs vous omettez de préciser que les crampes peuvent être très douloureuses, qu’on peut facilement prendre 2-3 kilos de gonflette, se sentir suicidaire ou très déprimée ou simplement irritable et que dans certains pays, si une femme commet un crime pendant sa période de TPM ( tension pré-menstruelle ) elle peut facilement bénéficier de circonstances atténuantes tant le déséquilibre hormonal est reconnu pour altérer les facultés...
    Par ailleurs, le colonel Khadhafi, probablement peu soucieux de supporter les nerfs de ces dames, accorde une semaine de congé par mois aux femmes soldates de sa garde rapprochée, des fois qu’elles auraient la gâchette nerveuse... 


    • Georges Yang 5 décembre 2009 18:47

      c’est vrai, je m’attendais a plus de commentaires !


    • Georges Yang 6 décembre 2009 19:44

      J’aurais pu prendre un titre plus accrocheur, dans le style:Enfin , la verite sur les regles revele aux hommes !
      Mais je ne m’appelle pas Allain Julles


    • ZEN ZEN 5 décembre 2009 18:50

      Inattendu et intéressant
      Cela mériterait une histoire ou du moins un chapitre dans la passionnante Histoire du corps de Corbin and C°
      J’ai rigolé :
      « ne peuvent perdre du temps à faire baiser un slip,... »

      Vivement la prostate !


      • Georges Yang 6 décembre 2009 11:27

        Lapsus revelateur, il fallait lire baisser , avec 2 s


      • Le péripate Le péripate 5 décembre 2009 18:59

        Il y a un article sur la viande hallal à côté.

         smiley

        Est-ce que c’est assez « décomplexé » comme humour ?

        Bon, je sors.


        • zelectron zelectron 5 décembre 2009 19:06

          C’est si vrai que même avec son mari, son amour, son plus qu’intime, la mère, l’épouse, la compagne n’en fait part qu’à travers des borborygmes, des fins de phrases en tournant la tête : règles... ou encore : je les ai...A croire qu’une femme n’est jamais au grand jamais confiante totalement en l’homme qu’elle a pourtant choisi/accepté. Ceci constitue ou peut être pris à mon sens comme une sorte de défiance (ça n’est pas le cas ?) qui est curieusement une amorce de divorce au sens faible du terme mais laissant une trace de gêne dans le couple si uni par ailleurs.


            • Neris 5 décembre 2009 20:35

              Les règles, on s’en débarrasse en prenant certaines pilules contraceptives en continu.

              Beaucoup de femmes aujourd’hui n’ont pas de règles grâce à leur pilule contraceptive.

              Pourquoi s’obstiner à saigner, à souffrir de douleurs insupportables, de migraines etc.

              @Zelectron

              Je ne vois vraiment pas le rapport entre les règles et la confiance accordée à son compagnon.

              Vous voulez quoi exactement ?


              • anty 6 décembre 2009 18:21

                Tu es un homme ou une femme ou entre le deux ?


              • PhilVite PhilVite 5 décembre 2009 21:38

                Je trouve cet article infiniment plus mystérieux que les règles...


                • jourdan 5 décembre 2009 23:06

                  Très rigolo comme sujet !

                  La femme prolixe avec les copines sur les règles !? pas moi, et pas mes copines :) et vos noms savants je les avais jamais entendus. Je crois que c’est plutot les femmes enceintes qui adorent les mots savants médicaux :)

                  Pourquoi on est de mauvaise humeur parfois ces jours là ? ben parce qu’on à mal, qu’on a tâché sa culotte, ou qu’on a oublié d’acheter le nécessaire :)

                  Les règles ça arrive toujours quand on les a oubliées, ça complique la vie et ça fait mal !

                  Ajoutez à ça que si on a un stérilet, ça peut prendre des allures de chute du Niagara, et que certaines femmes ne supportent pas les tampons.

                   y a pas beaucoup de commentaires ... parce qu’on connait :) comment voulez vous avoir une opinion sur ça :)

                  En revanche si vous voulez des infos de premières mains ... messieurs allez-y :) je me ratrapperai sur ... autre chose  :) et non, c’est pas sur la prostate :)


                  • Krokodilo Krokodilo 6 décembre 2009 02:14

                    L’intrépide doc d’Avox qui n’a pas peur des sujets difficiles a récidivé ! Bon article, comme souvent, un peu dur et expéditif envers la médecine générale, non ? En la matière, divers facteurs interviennent, dont celui de l’offre et de la demande : plus il y a de gynécos proches, moins les MG home sen font, d’ailleurs ça a été un bon créneau pour les MG femmes, gynéco et bébés ; alors que les premières femmes généralistes ont surpris dans les campagnes, c’est plutôt un atout aujourd’hui. Le facteur relationel, personnel, certains Mg hommes n’aiment guère faire les frottis, d’ailleurs certains labos font maintenant les prélèvements et les frottis.
                    Par contre, vu que les gynécos ne disposent pas toujours de rendez-vous le jour même..., ce sont les MG qui s’occuperont des cystites, pyélonéphrites, règles douloureuses, qui suspecteront une salpingite, prescriront pour les fréquentes mycoses, herpès génital, voire tampons oubliés l’été pour rester dans l’article. En campagne éloignée des villes, les MG font toujours ce qu’ils ont abandonné d’après vous !


                    • pigripi pigripi 6 décembre 2009 11:14

                      @auteur

                      Gonflé d’aborder ce sujet dans toute sa crudité, dommage qu’il y ait du corporatisme et de la misogynie dans votre ton ...

                      L’odeur à laquelle vous faites tant allusion, à ma connaissance et en tant que parisienne, je la perçois moins que celle de la sueur. Quand on change régulièrement ses tampons ou serviettes, les écoulements n’ont pas le temps de s’oxyder et de prendre une odeur forte ou désagréable. Je suppose que vous avez un odorat particulièrement développé, donc un grand nez pour abriter de nombreuses cellules olfactives et qui dit grand nez dit grosse b. C’était ça le message ???? Nous permettre de mieux connaitre votre anatomie ????

                      Ayant eu une vie sexuelle assez riche et variée, j’ai toujours été étonnée de constater que les règles ne dérangeaient pas les hommes. Je n’ai pratiquement jamais rencontré d’homme qui s’incline devant un refus pour cause de « féminité triomphante », mon euphémisme perso. Devant ce constat, je me demande si je dois en conclure :

                      - que les hommes que j’ai rencontrés appréciaient et aimaient cette marque physiologique de la différenciation sexuelle, s’ils en tiraient de meilleures sensations dues à la température du corps plus élevée éventuellement ou à la lubrification plus importante ???

                      -que le désir masculin ignorait ces conditions particulières mais normales du corps féminin ???

                      -que les hommes acceptaient le corps des femmes dans toutes ses particularités ???

                      -que l’homme méprise tellement la femme que tremper son biscuit dans un vagin sanguinolent, un vagin de chèvre, un cul de poule, un gant rempli de sauce tomate (dixit un ex détenu), un tuyau d’échappement de bagnole (vu dans la rue), une poupée gonflable, un anus anonyme, tout ça c’est kif kif pourvu qu’il atteigne l’orgasme... ???

                      -que quand un homme aime une femme pour une heure ou une vie, les détails ne comptent pas ????


                      • Krokodilo Krokodilo 6 décembre 2009 13:27

                        Qu’est-ce que ce serait si nous avions l’odorat incroyablement performant des chiens ! Je n’ai plus les chiffres en tête, mais je crois que c’est un facteur de millions : des chiens ont déjà alerté leurs maîtres parce qu’ils sentaient une mauvaise odeur, par exemple en reniflant sans arrêt le même endroit d’une jambe : il y avait un mélanome (cancer de la peau).
                        Certains pensent que la nature a fait une sorte de choix, notre cerveau ne pouvant tout faire : privilégier la vue dans notre cas, au détriment de l’odorat.


                      • Georges Yang 6 décembre 2009 13:43

                        Dans la mort de Danton de G. Buchner, l’auteur fait dire a son heros, si nous pouvions nous arracher culotte et nous accoupler dans les rues comme des chiens !
                        Si l’homme etait un canide , lea situation serait intenable dans les transports en commun, chcun se reniflant les organes genitaux


                      • Georges Yang 6 décembre 2009 13:51

                        Si vous vous interressez a la longueur ressentie de l’engin, lisez mon avant dernier article>
                        http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/et-si-le-racisme-n-etait-avant-66000


                      • anty 6 décembre 2009 18:26

                        Ah non le corporatisme c’est moi qui l’a dit hier sur un autre forum .Vous pompez comme d’hab sur les hommes et après on se plaint de n’être pas pris pour ce qu’on est.


                      • pigripi pigripi 6 décembre 2009 11:24

                        Dans les années 70, quand fleurissaient les groupes de prise de conscience dans les mouvements féministes, des femmes exploraient leur corps, examinant leur vagin avec un miroir et goutant le sang de leurs règles pour constater que ce n’était ni puant, ni sale, ni répugnant et que ça avait tout simplement un goût ferrugineux, celui du sang. Que ce n’était pas plus répugnant que le sperme, peu être moins d’ailleurs car c’est moins gluant et épais ...

                        Et pour ce qui est de l’odeur, les menstrues sont bien moins odorantes que le sperme ....

                        A quand, Toubib, un article sur le sperme ????


                        • Georges Yang 6 décembre 2009 11:30

                          Tous les matins verse ta semence et le soir ne laisse reposer ta main
                          « L’Eclesiaste »
                          Pour le sperme, l’odeur d’apres les macons est celle du platre frais


                        • brieli67 6 décembre 2009 21:45

                          Dans nos manuels de Médecine, on évoque une odeur de chataîgne...

                          Ces liquides exsudats peuvent être aromatisés par la gastronomie,l’ingestion de certains aliments, condiments, épices Faut chercher ces « variations » organoleptiques parmi les « aphrodisiaques »

                          L’entremet « ris de veau » est un des classiques du genre

                          la rate aussi... ATTENTION au « spleen » au quotidien en moins puissant et subtil un pot au feu avec des tranches d’Os à moelle... OU Les quenelles de moelle un élément essentiel du bouillon du pot-au-feu dans l’Est de la France. N’est ce pas Docteur Georges ? au grand jamais de l’ail/maître d’hôtel dans le « mélansche Marikkneppfle » ..

                          http://lacitoyennete.com/perso/gastronomie/quenellesdemoelle.php


                        • pigripi pigripi 6 décembre 2009 11:32

                          J’ignore si beaucoup de femmes OBLIGENT les hommes a sucer leur sexe menstrue, par contre les hommes qui OBLIGENT les femmes a les sucer et bouffer leur sperme, c’est frequent et redhibitoire pour beaucoup de femmes qui veulent avoir le choix ....si elles veulent, quand elles veulent, comme elles veulent...


                          • pigripi pigripi 6 décembre 2009 11:36

                            @Georges Yang

                            Il n’y a pas une odeur mais DES odeurs de sperme. Certains sont peu odorants d’autres odorants jusqu’à l’écoeurement et j’ignore si c’est génétique ou si cela dépend de l’alimentation du producteur et de son mode de vie smiley))

                            Certains spermes ont une odeur proche de celle de l’eau de Javel en plus alcalin. On la sent parfois dans le métro parisien aux heures d’affluence smiley))


                            • jourdan 24 janvier 2010 13:53

                              tout à fait vrai :) 


                            • herbe herbe 6 décembre 2009 11:38

                              Vous citez serviette et tampon dans l’article.

                              Mais savez vous (je l’ai déjà dit sur un autre fil et je fus très surpris par le dialogue et la réticence de certaines...) qu’il existe un autre moyen bien connu de certaines « initiées » qui se le passent de bouche à oreille et celles qui ont fait le pas sont enchantées ? ( moi aussi vu la pudeur féminine sur le sujet, je ne l’ai appris que très récemment) :

                              Il s’agit de ça ( c’est dans l’esprit des « protections périodiques nettoyables sans détergent avec des billes de lavage pour sauver la planète » mais encore mieux) :

                              http://fr.wikipedia.org/wiki/Coupe_menstruelle

                              plein de problèmes sont réglés ( et ce n’est pas un jeu de mots) y compris celui de l’odeur, de l’autonomie etc etc


                              • pigripi pigripi 6 décembre 2009 11:57

                                @herbe

                                Merci de rappeler l’existence de la coupe menstruelle mais, comme il est dit dans l’article que vous citez, la femme doit se sentir à l’aise pour introduire ses doigts dans son vagin et visionner le produit stocké de ses menstruations, ce qui nous ramène à la maitrise et la connaissance de son corps ainsi qu’aux tabous archétypaux sur les règles..

                                J’avais également entendu parler de la Sphynge (je crois) une mousse nordique aux grandes capacités d’absorption mais je ne sais pas si, à part les inuites, des femmes l’utilisent brute.

                                J’ai aussi entendu dire que les femmes africaines creusaient un trou dans la terre, s’accroupissaient au dessus et pressaient leur bas-ventre pour évacuer le maximum de menstrues.

                                On sait aussi que de nombreuses femmes, les sportives en particulier, prennent la pilule hormonale contraceptive en continu pour ne pas avoir de règles.

                                Le problème des règles est en effet que malgré leur nom, elles n’ont pas de règles pour la plupart des femmes. Elles ne sont pas forcément régulières en périodicité, en quantité ni en effets secondaires. Il est donc difficile de savoir à l’avance quel aspect et quel effet elles auront sur nous.
                                Il peut arriver que, même sous pilule, elles soient exceptionnellement abondantes et débordent du tampon ou de la serviette et, qui sait, de la coupe menstruelle ....


                              • herbe herbe 6 décembre 2009 14:22

                                @pigripi

                                Merci pour vos informations complémentaires.

                                au sujet de la coupelle, vous pointez le seul obstacle probable qu’une « convaincue » m’a signalé avoir du franchir, elle m’a dit aussi que ça a en fait largement compensé ses angoisses liées à la faible autonomie et à la logistique faastidieuse des autres moyens qui n’épargnent pas forcément d’ailleurs de devoir être à l’aise avec son corps et d’aimer aller souvent aux toilettes ! avec la coupelle en général plus qu’une seule manip à faire par jour et tranquillement chez soi ...


                              • pigripi pigripi 6 décembre 2009 11:44

                                @l’auteur

                                Ce que vous dites sur les gynecos mâles est exact. Il y a à Paris, un gynéco célèbre qui sévit dans les médias. Il prend entre 100 et 200 euros la séance (je n’ose dire consultation) de 15 mn durant laquelle il n’effectue aucun examen sérieux.

                                La gynécologie médicale, une spécialité plutôt féminine, est régulièrement en danger. Quotas, réintégration dans l’obstétrique pure, etc. La disparition de cette spécialité serait un drame de santé publique pour les femmes.

                                Perso, j’ai consulté des gynécos hommes et femmes et je trouve que les femmes sont bien meilleures, plus consciencieuses mais pas forcément plus attentionnées quand elles imitent le comportement masculin pour s’imposer ....

                                Certain gynécos hommes sont plus invités par les médias à parler du corps des femmes que les gynécos femmes et leurs propos sont souvent à pleurer ;-(((

                                Ce ’est pas que je pense que seules les femmes devraient s’occuper du corps des femmes mais dans la réalité, il s’avère qu’elles sont plus sérieuses dans l’exercice de leur profession.


                                • Krokodilo Krokodilo 6 décembre 2009 13:19

                                  « La disparition de cette spécialité serait un drame de santé publique pour les femmes. »

                                  N’exagérons rien : un bouleversement, un gros changement, un dérangement, un changement d’habitudes, une gêne, ce que vous voulez, mais un drame de santé publique, jamais de la vie. La plupart des pays occidentaux n’ont pas cette spécialité de gynécologie médicale. Généralistes et obstétriciens se partagent le boulot selon les motifs, ainsi que les radiologues pour les échos. Il faut savoir qu’en campagne, de nombreux généralistes, femmes ou hommes, suivent des grossesses jusqu’au troisième trimestre, orientent les grossesses à risque vers les spécialistes ; il ne faut pas non plus faire de cette zone, certes intime et « mystérieuse », un monde à part du reste de la médecine.


                                • Georges Yang 6 décembre 2009 13:35

                                  Il est plus facile pour une femme medecin souvent pourvue d’un mari ou compagnon ayant aussi de forts revenus, de prendre un peu plus de temps avec les patients, et puis, s’il y a declaration d’impots commune, il est quelquefois avantageux de travailler a mi temps ou de prendre son temps> Mais beaucoup trop de medecins gerent leur carriere comme des epiciers> Ce que vous dites sur l’odorat, le mien en particulier ne tient pas, car fumeur, il a perdu beaucoup de son acuite> Cependant que ce soit dans une boite de nuit ou un meeting des UN, j’identifie assez facilement celles qui saignent a l’odeur, question d’habitude> Celle qui ne sententt rien, sont celles qui usent et abusent de deodorants et parfums> Par contre , cela ne trompe quasiment jamais, quand on entre dans des toilettes publiques apres une femme, on reconnait immediatement en ouvrant la porte, si elle avait ses regles ou non>


                                • pigripi pigripi 6 décembre 2009 12:08

                                  Toutes les femmes n’ont pas des règles douloureuses et, en dehors du fait que l’utérus se contracte pour expulser la desquamation de la couche destinée à recueuillir un oeuf éventuel, il n’y a pas de raisons autres que psychologique pour expliquer les maux de tête, les mauvaises humeurs, les évanouissements et autres symptomes.

                                  Mais, comme nous ne sommes pas toutes également constituées, les contractions de l’uterus peuvent être plus ou moins fortes selon les individues et peuvent nécessiter le recours à des antispasmodiques naturels ou artificiels.

                                  Si les règles étaient acceptées par toute la population comme un phénomène normal, propre, banal, respectable, évident, inhérent à l’espèce humaine, il y aurait beaucoup moins d’accompagnements psycho somatiques.

                                  Dans certaines communautés, pas forcément exotiques, on fait la fête lorsqu’une fille a ses premières règles pour signifier que c’est un heureux évènement. Une de mes collègues, bien française, m’avait raconté que son père avait ouvert une bouteille de champagne pour célébrer ses premières règles....


                                  • pigripi pigripi 6 décembre 2009 12:16

                                    @Arunah

                                    Par ailleurs, le colonel Khadhafi, probablement peu soucieux de supporter les nerfs de ces dames, accorde une semaine de congé par mois aux femmes soldates de sa garde rapprochée, des fois qu’elles auraient la gâchette nerveuse...

                                    Votre référence à Khadafi me rappelle la mésaventure de la journaliste Memona Hinterman invitée dans son palais dans le but de l’interviewer.
                                    Elle raconte qu’au milieu de la nuit, un sbire du colonel était venu la réveiller pour lui dire que le despote la convoquait.
                                    Arrivée dans les appartements du maitre de céans, elle se rendit compte qu’on n’attendait pas d’elle qu’elle fit son travail de journaliste mais qu’elle serve les pulsions sexuelles de l’ami de la France.
                                    Elle eut alors la présence d’esprit de dire qu’elle avait ses règles -chose particulièrement dégoutante pour les musulmans- et elle put retourner se coucher tranquillement....


                                    • Krokodilo Krokodilo 6 décembre 2009 13:21

                                      J’ai vu une stagiaire utiliser la même méthode contre un moniteur de voile âgé un peu trop entreprenant.
                                      J’ai vu une autre stagiaire entreprenante auprès d’un moniteur, mais c’est une autre histoire !


                                    • brieli67 6 décembre 2009 13:20

                                      des menstrues et du retour des Anglais

                                      Que pense et que publie notre confrère Marc Zaffran que j’ai fréquenté au sein de l’Association Mieux Prescrire

                                      Les règles : en avoir ou pas ? Des questions et des réponses !!!!

                                      Pour la prise en continu de la pilule minidosée chez la femme active ou qui désire l’être ou le rester


                                      • herbe herbe 6 décembre 2009 14:43

                                        Tous les chemins ....

                                        merci pour ce lien très intéressant, et fait intéressant il y a un lien dans celui ci qui ramène au sujet d’un de mes commentaires précédent :

                                        http://martinwinckler.com/article.php3?id_article=946


                                      • brieli67 6 décembre 2009 15:47

                                        ecoutez ma chère

                                        LES COUPES .... ON PEUT S’en passer

                                        LA CONTRACEPTION CONTINUE PAR PILULE MINI-DOSée

                                        Quoi qu ’en dise mon confrère lorrain en Afrique et sur tous continents les professionnelles de l’Horizontale ( poussés par leurs macs) utilisent ce procédé/artifice pour travailler et pour rentabiliser leur poche vaginale tous les jours !! Et ce depuis la mise en vente de la pilule en 1963

                                        Les tests pharmacologiques de cette molécules ont été mené dans les bordels asiates de l’US-Army

                                        C’est bien ce mic_mac autour des contraceptifs oraux et de la médecine féminine en général, que certains ont quitté le navire de PRESCRIRE D’autres raisons : l’aspirine à prescrire enfin à bonne posologie le régime sans sel et alimentation avec moins de Nacl pour réduire le risque vasculaire et l’hypertension artérielle


                                      • herbe herbe 6 décembre 2009 16:47

                                        Quoi ? La coupe est pleine ?

                                        Bon ok je sors ...

                                        Sinon moi je suis « mon cher » et oui ... c’est un peu la cible du titre.

                                        Je ne suis pas dans la polémique, j’essaie simplement de m’informer, n’est ce pas là le but premier de cet article comme de ceux d’agoravox en général ( journalisme) ?

                                        Mais bon pas la peine de répondre à ma question, je n’ai pas aujourd’hui le temps pour une quelconque polémique ...
                                        Déjà trop posté sur cet article d’ailleurs...


                                      • Georges Yang 6 décembre 2009 17:27

                                        Salut Brieli
                                        La pilule mini dosee en continue n’a d’interet que chez les non anxieuses. Celles ayant peur de la grossesse et qui sans regles n’arretent pas de faire des test de grossesse pour ete sure, vivent en permanence dans l’angoisse et arretent la methode>


                                      • brieli67 6 décembre 2009 18:37

                                        Allons Allons Cher confrère,

                                        Feuillette le dossier « Winkler » si tu n’es pas convaincu. La FEMME sous ce blocage rétro_actif des régions hypothalamo_hypophysaires a tout à gagner à l’abri des tsumanis ovariens ( algo/dysménorrhées) http://fr.wikipedia.org/wiki/Dysm%C3%A9norrh%C3%A9e

                                        Oui antalgique, anti_migraine, anti « sautes d’humeur », anti_obèse : moins de Vénus hottentotes http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2005/04/la_nbspvnus_hot.html

                                        Egalement contraceptif ! Les premières menstrues de la prépubaire sont trés trés douloureuses et doivent encore être vécues comme rite de passage. Des Centres de Planning Familial du Brésil une étude récente 80 % des filles, des adolescentes, des femmes de DOUZE ans ont soit avortée ou menée une grossesse à terme. On est bien d’accord Docteur Georges la panacée de ces dysalgies juvéniles est la « mise au mâle » précoce et régulière.

                                        Tiens Georges parle nous des DIU -stérilets- des Demoiselles et Dames Dromadaire « préparées » kittées, tunées pour la traversée du Sahara...depuis la nuit des temps.

                                        http://www.cameroononline.org/2009/11/27/semaine-du-sida-nouvelle-offensive-du-preservatif-feminin/ En terres « anglaises », le condom féminin lavable, réutilisable intégré dans la lutte contre la pandémie ?

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès