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Accueil du site > Actualités > Santé > La morphine des amoureux

La morphine des amoureux

Deux adolescents. Ils ont les yeux dans les yeux, la gorge nouée et le feu aux joues. Leurs cœurs battent une folle chamade sur le même tempo chaviré. Leurs visages se rapprochent doucement tandis que se balbutient des « je t’aime » tremblants et intimidés. Leurs lèvres entrouvertes s’effleurent, desséchées par l’émotion. Leurs bouches s’ouvrent, gouffres roses peuplés de vertiges érotiques encore inconnus, tandis que leurs paupières se ferment. Leurs langues se dardent maladroitement l’une vers l’autre, s’enroulent fiévreusement en un french kiss de plus en plus enfiévré, passionné et haletant. Ivres de désir et de plaisir, ils viennent de découvrir le baiser profond et, pour eux, c’est le premier baiser du monde.

"Le french kiss remonte à la plus haute antiquité". Evidemment, ils se trompent : en réalité le french kiss remonte à la plus haute Antiquité, comme Alexandre Vialatte le disait de la femme. Il ne reste plus aucun témoin ni même d’enregistrement vidéo du premier baiser profond dans une obscure caverne préhistorique, mais les baisologues prétendent que ce baiser-là n’avait rien de sexuel ni d’érotique : en réalité, les mamans velues de ces temps reculés auraient pris l’habitude, une fois leurs bébés sevrés, de les nourrir comme des oisons, en prémâchant la viande avant de leur déposer la bouillie carnée dans la bouche.

Devenus grands, ceux-ci auraient stocké en mémoire cette délicieuse sensation érotico-nutritive et l’auraient reproduite, sans la bouillie. Le french kiss serait-il le succulent fruit d’un innocent inceste ? Certains baisologues prétendent également que ce french kiss nutritif originel aurait également eu des vertus médicinales, les mamans des cavernes faisant d’une pierre deux coups : tandis qu’elles nourrissaient leurs bambins, elles leur auraient par la même occasion transmis, par le biais de la salive, des anticorps contre virus et maladies.

Mais d’autres baisologues ne sont pas de cet avis, étant donné que si deux individus qui s’embrassent échangent en moyenne 0,7 g d’albumine, 0,45 g de sel, 0,7 g de graisses, 0,18 g de matière organique, ils se transmettent également environ 40.000 parasites et 250 types de bactéries, tout en dépensant quatre calories par minute. Bref c’était à la fois bouillie et bouillon de culture. Vu sous cet angle physiologique, le french kiss perd beaucoup de son romantisme, de son érotisme et de ses vertus curatives... Ceci d’autant plus qu’au cours d’un baiser oral profond particulièrement passionné et fougueux, le pouls double son nombre de pulsations et le muscle cardiaque pompe un litre de sang supplémentaire. C’est donc scientifiquement prouvé : on peut mourir d’amour quand on a le cœur fragile...

Le Guiness Bouche des baisers.

Puisque nous sommes en pleine physiologie, restons-y : quand un simple et chaste bisou sur la joue ne demande l’activation que de 12 muscles faciaux, le baiser oral profond en sollicite pas moins de 34. Autant dire que rouler une pelle, un patin ou manger la menteuse peut s’apparenter à une authentique pratique sportive. Certains amoureux ne s’y sont d’ailleurs pas trompés et se sont lancés dans la compétition toutes lèvres dehors, comme par exemple Andrea Suwa, qui détient le record du nombre de rapidité en ayant donné 10.002 baisers en cinq heures (mais là, il ne s’agit probablement pas de french kisses, mais de simples bisous, et cette jeune Allemande de vingt-sept ans ignorait probablement ce proverbe anglais énoncé en 1607 par Th. Middelton dans son recueil A Chaste Maid in Cheapside : "Le plus lent des baisers est encore trop hâtif".

A noter aussi les performances de Rich Langley and Louisa Almedovar, du New Jersey, qui en 2001 se sont embrassés sans arrêt pendant 30 heures et 59 minutes (admirez la précision) et de trois couples canadiens qui, à l’occasion d’un concours organisé par Radio Energie (Québec), se roulèrent des pelles pendant 36 heures chrono. Dans un autre registre, d’autres couples se sont illustrés dans le plus long "marathon de baisers" qui s’est tenu au Brésil pendant pas moins de 62 jours, 8 heures et 15 minutes, ce qui correspond à une "durée de baisers" de 833 heures et 45 minutes, soit environ 14 heures de patins quotidiens. Enfin, fait notable et un peu plus romantique, 5875 couples ont échangé un baiser sur le pont Elisabeth, à Budapest le 25 juin 2005. Ouf. Mais revenons à nos deux amoureux. Leurs langues ankylosées par cet effort prolongé rentrent dans leurs cavités buccales respectives et leurs lèvres se séparent à regret après quelques ultimes baisers légers. Les mâchoires un peu crispées, ils se regardent à nouveau dans les yeux, hors d’haleine, les sens tourneboulés. Que s’est-il passé ? Comment se fait-il que ce premier patin ait déclenché une telle jouissance ? S’agit-il d’un miracle de l’amour ? Non. Nos deux amoureux sont devenus morphinomanes l’espace d’un baiser.

De la morphine puissance 6
C’est une découverte toute récente : selon le PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences), une équipe de chercheurs de l’Institut Pasteur a identifié un nouvel antalgique hyperpuissant naturellement sécrété par la salive humaine. Il est six fois plus puissant que la morphine et a reçu le nom ensorcelant d’opiorphine. C’est donc désormais une réalité scientifique officielle : se rouler un patin, c’est comme faire une petite pipe... d’opium. Mais rassurons nos deux amoureux qui craindraient de se retrouver accros au patin : les mêmes chercheurs pensent qu’il faudra probablement peu de temps avant qu’on produise à partir de l’odiorphine une nouvelle génération d’antalgiques naturels dont l’efficacité sera identique à celle la morphine mais sans dépendance. Cela a été prouvé par des expériences faites sur des rats de laboratoire (auxquels on n’a pas demandé s’ils étaient amoureux ou pas). Au cours de l’une de ces expérimentations, ces pauvres bêtes shootées à l’opiorphine devaient trottiner sur de petites aiguilles très pointues qui percent les cœurs aussi sûrement qu’un chagrin d’amour. La molécule s’est avérée si performante qu’ils n’ont ressenti aucune douleur ni chagrin de papattes. Il aurait fallu six fois plus de morphine pour obtenir le même résultat. Bon, attention, rien n’est encore certain en ce qui concerne les effets de l’opiorphine et du patin magistral : “Nous devons faire des tests supplémentaires pour connaître ses effets secondaires, car ce n’est pas un simple antalgique”, a déclaré Catherine Rougeot, qui a dirigé les recherches sur cette érotique molécule à l’Institut Pasteur, à Paris. N’empêche, tous les espoirs sont quand même permis aux amoureux au cœur brisé : cette chercheuse et son équipe ont découvert que cette molécule salivaire, qui agit sur les cellules nerveuses de la moelle épinière en inhibant la dégradation de l’enképhaline, est si simple que les labos pharmaceutiques devraient pouvoir la synthétiser et la produire en quantités industrielles pour leurs plus grands profits. Pauvres amoureux ! Les biosciences vont désérotiser les vertus aphrodisiaques du roulage de pelle ! A moins que, selon d’autres pistes de recherche, il ne devienne possible de trouver des substances, naturelles ou non, capables de stimuler l’organisme humain pour qu’il produise la molécule en plus grande quantité. Vous vous rendez compte ? L’orgasme par un simple patin chimiquement stimulé ! Mais tout n’est pas si simple, puisque pendant les étapes nécessaires à la purification de l’opiorphine afin de pouvoir la séquencer, on perd une bonne partie du produit. Le french kiss a encore quelques beaux jours devant lui. Et celà pourrait aller encore plus loin dans l’érotisme antalgique industrialisé. En effet, un énorme programme de recherche clinique va démarrer dans ce domaine qui était auparavant réservé aux amants. Son objectif sera de déterminer, en utilisant des systèmes de dosage et de micropuces qui n’ont rien d’adolescent ni de romantique, si d’autres fluides que la salive, comme entre autres le sang, les larmes, l’urine, le lait et le sperme, produisent eux aussi cet antalgique naturel. Tous les fantasmes pharmatico-sexuels seront alors imaginables. "Les enfants qui s’aiment s’embrassent debout contre les portes de la nuit" (Prévert).

Nos deux petits amoureux n’en sont pas là. Ils se bécotent tendrement dans l’ombre des multinationales pharmaceutiques. Ils ne savent pas (pas encore) que l’amoureuse et antalgique pelle qu’ils se roulent est en économie "une chose pour laquelle la demande est toujours supérieure à l’offre" ; en comptabilité "un crédit parce qu’il est toujours profitable en retour" ; en algèbre "l’infini parce qu’il est deux divisé par rien" ; en géométrie "la distance la plus courte entre deux lèvres" ; en physique "la contraction de bouche en raison de l’expansion du cœur" ; en chimie "la réaction de l’interaction entre deux hormones" ; en architecture "un processus qui construit un lien solide entre deux objets dynamiques". Et puisque nous sommes sur Internet, finissons par la définition informatique : "Qu’est-ce qu’un baiser ? Cela semble bien être une variable non définie" (les citations de ce paragraphe ont été trouvées sur un site sans mention de source). Ils s’en foutent les petits amoureux. Ils ne savent pas que leurs cerveaux seraient, selon des chercheurs de l’université de Princeton, munis d’étranges neurones qui nous permettraient de retrouver la bouche de notre partenaire dans l’obscurité la plus totale, ce qui expliquerait, selon eux, la sublime jouissance qui les traverse quand ils s’embrassent dans les salles de cinéma. Ils se roulent des patins antalgiques les petits amoureux. N’importe quand et surtout en dehors de la Saint-Valentin.


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166 réactions à cet article    


  • Cosmic Dancer (---.---.31.179) 6 février 2007 13:10

    Magnifique. J’ai toujours su que la pelle était dotée de vertus trophallaxiques. Mais plus sérieusement, ton texte est une belle réussite. L’une de ses nombreuses qualités, c’est de claquer leur bec aux analyses purement biochimiques tellement en vogue aujourd’hui. Et que Valentin fiche la paix aux amoureux est une excellente nouvelle. Tu vois, je tente de commenter, mais je reste sans voix.


    • Marsupilami Marsupilami 6 février 2007 13:29

      @ Cosmic Dancer

      C’est normal de rester sans voix quand on roule une pelle opiorphique...


    • Cosmic Dancer (---.---.31.179) 6 février 2007 13:40

      Antalgique puissant, en effet. Silencieusement, je me rallie à cette pharmacopée.


    • Cosmic Dancer (---.---.31.179) 6 février 2007 13:54

      ... Un tableau de Klimt l’illustre très bien.


    • Cosmic Dancer (---.---.31.179) 6 février 2007 13:17

      Et pour ne surtout pas contredire l’addiction que le baiser entraîne, j’ai cherché « La danse du baiser », une fraîche bien qu’ancienne, je crois, chansonnette. Mais je ne l’ai pas trouvée.


      • Marsupilami Marsupilami 6 février 2007 14:13

        @ Seb59

        C’est pas original, c’est scien-ti-fique. Le patin est désormais pharmacologique. A quand les patins OGM ?


      • Marsupilami Marsupilami 6 février 2007 15:11

        @ Seb59

        Ouais, on a tout petit un faible pour la science et on se fait baiser, c’est un grand classique. Embrassons-nous dans les cimetières multiplexes tant qu’il est encore temps.


      • faxtronic (---.---.127.45) 7 février 2007 10:06

        et les patins generiques


      • L. C. (---.---.174.177) 8 février 2007 12:46

        "Comme une ville qui s’allume / Et que le vent vient embraser, / Tout mon coeur brûle et se consume, / J’ai soif, oh ! j’ai soif d’un baiser."

        (Germain Nouveau)


      • Marie Pierre (---.---.109.252) 6 février 2007 13:56

        @ l’auteur,

        En lisant ton article, tout au moins les applications que l’industrie pharmaceutique veut tirer de cette substance, je pense à Préface de Léo Ferré :

        "Nous vivons une époque épique et nous n’avons plus rien d’épique. La musique se vend comme le savon à barbe. Pour que le désespoir même se vende il ne reste qu’à en trouver la formule.

        Tout est prêt : les capitaux. La publicité. La clientèle. Qui donc inventera le désespoir ?"


        • Marsupilami Marsupilami 6 février 2007 14:01

          @ Marie Pierre

          Je dois avouer que cette chanson de Léo Ferré me trottait (entre autre) dans la tête quand j’ai rédigé cet article.

          Mais aussi plein de chansons d’amour nunuches...


        • alex (---.---.54.173) 6 février 2007 14:21

          pour le desespoir, c’est deja fait. le produit se nomme « Bataille et Fontaine » C’est vendu aux annonceurs sur une chaine privee. Ca vous donne une idee maintenant ?? Enfin, desormais le desespoir ce vend facilement sur ce type de canal televisuel http://agoravox.fr/smileys/sourire.png

          L’espoir en revanche est de ce dire que l’on est en vie, et qu’un baiser de son aime(é) vaut le fait de vivre.


        • Cosmic Dancer (---.---.31.179) 6 février 2007 14:28

          De chansons nunuches en chansons fufuches : http://www.paroles.net/lyrics/chansons/46500.htm


        • Bill Bill 6 février 2007 14:44

          Pourtant c’est joli tout plein love me tender ! Moi aussi j’ai une chanson où on se bécote...

          Bill


        • Cosmic Dancer (---.---.31.179) 6 février 2007 14:49

          Et encore une : c’est un vrai tourbillon. http://www.blogg.org/blog-48450.html


        • Depi Depi 6 février 2007 15:12

          Je vous conseille le groupe Melon Galia et son album Les Embarras du Quotidien.

          Enfin j’adore perso, mais c’est introuvable, ou presque..


        • Bill Bill 6 février 2007 15:31

          Ah bah...

          Un baiser, mais à tout prendre, qu’est-ce ? Un serment fait d’un peu plus près, une promesse Plus précise, un aveu qui veut se confirmer, Un point rose qu’on met sur l’i du verbe aimer ; C’est un secret qui prend la bouche pour oreille, Un instant d’infini qui fait un bruit d’abeille, Une communion ayant un goût de fleur, Une façon d’un peu se respirer le coeur, Et d’un peu se goûter, au bord des lèvres, l’âme !

          Mais on peut aussi le dire autrement ...

          Bill


        • Le furtif (---.---.26.29) 6 février 2007 14:14

          Une façon d’un peu se respirer le coeur


          • Marsupilami Marsupilami 6 février 2007 14:18

            @ Le Furtif

            Le cœur ne salive pas, il pompe le sang qui monte aux joues des amoureux.


          • Marie Pierre (---.---.109.252) 6 février 2007 14:36

            Bonjour le Furtif,

            T’as oublié de t’habiller aujourd’hui ? Et ton chèvrefeuille ? Et ton manteau bleu ?


          • John (---.---.167.26) 6 février 2007 14:16

            UN grand BRAVO à toi Marsu pour cet excellent second article que nous attendions tous et qui ne devrait laisser personne indifférent. Après l’extraordinaire tranche de vie que tu nous as dépeinte dans l’article en hommage à P. Adam, j’étais très impatient de pouvoir te lire à nouveau. C’est chose faite.

            Quant au « gland bleu » oublies-le, il ne mérite pas l’attention que tu lui porte. Il est égal à lui même, et je crains que tu ne vois débarquer très vite son caniche à la rescousse.

            Avez vous lu, l’excellente caricature des maintenant célèbres aventures de median swet et raclo ? Allez y c’est criant de verité et tellement proche de la réalité. Nous avons découvert à cette occasion que nous n’avions plus aucun scrupule à avoir pour le censurer puisqu’il ne se prive pas de le faire lui même sur ses articles.

            Allez je vais lui faire un peu de pub car son article fait vrait vraiment de la peine(d’où peut être la petite possée de jalousie), c’est ici. Faites vite car ce grand défenseur de la liberté d’expression (quand ça le concerne) fait tout ce qu’il peut en coulisse pour le faire censurer (c’est pas beau ça ?).

            John


            • Marsupilami Marsupilami 6 février 2007 14:24

              @ John

              Sorry, mais j’aime bien troller de temps en temps. Et avec le gland bleu, c’est un vrai régal. Il faut absolument baiser, et profondément (acception argotique et vulgaire de ce terme) les m’a-tu-vu du genre D.W.


            • Rocla (---.---.237.207) 6 février 2007 14:28

              Rire John loc.adv. rire de façon forcée , à contrecoeur, Voilà pourquoi . Aller , au 26 .

              Rocla


            • Marsupilami Marsupilami 6 février 2007 14:31

              @ Roc’la

              Me dis quand même pas que t’es devenu germano-patin pour cause de suivisme monomaniaque de D.W. ! Tu vaux mieux que Chat...


            • Rocla (---.---.237.207) 6 février 2007 14:47

              Marsupilami

              Ma baisologue me conseille de te dire qu’ il vaut mieux rouler une pelle à une belle nana , plutôt que d’ ourler un ananas avec une pelle ,

              Rocla


            • LE CHAT LE CHAT 6 février 2007 14:28

              @MARSUPILAMI

              excellent ! alors tu veux pas faire un gros gaté au gland bleu ? lui léchouiller la glotte à la russe et vous regarder tendrement les yeux dans les yeux avec le filet de bave entre vous deux ? smiley il aime pas les langues de chat , c’est trop rapeux smiley


              • Marsupilami Marsupilami 6 février 2007 14:35

                @ Le Chat

                Je te donne ma langue. Vu le réchaffement du climat, il souffle de moins en moins de bises.


              • pingouin perplexe (---.---.211.21) 6 février 2007 14:32

                Article original, vivant et drôle. Sûr que la pelle est une pharmacopée tellement bien que ce serait dommage de la croire réservée aux seules têtes de pioche smiley smiley Bises aux belles qui passeraient par là smiley


                • Marsupilami Marsupilami 6 février 2007 14:42

                  @ Pingouin perplexe

                  La pelle n’est plus qu’une histoire à Lacan selon les Pharmacrates. La biochimie l’ensevelira bientôt dans un linceul biochimique. Mais les amoureux résisteront jusqu’au bout dans leurs comportements insensés.


                • pingouin perplexe (---.---.211.21) 6 février 2007 14:51

                  ce qui ressort après lecture, et qui ne peut que susciter l’éclat de rire, c’est bel et bien le ridicule dans lequel s’enlise la pharmacratie. La vie a le dessus, quoi !


                • Marsupilami Marsupilami 6 février 2007 14:57

                  @ D.W.

                  Pauvre artiste incompris des cuisines buccales. Vilain laquais, tu demeureras toujours aux marges du palais.


                • Rocla (---.---.197.99) 6 février 2007 15:23

                  à 50

                  allez, encore un apoplexie-glas ?

                  Rocla


                • ZEN zen 6 février 2007 15:00

                  « on peut mourir d’amour quand on a le cœur fragile.. »:un président de la république a connu cette tragédie, le sais-tu ?

                  Un article érotico-prophylactique qui me donne des idées...


                  • Marsupilami Marsupilami 6 février 2007 15:06

                    @ Zen

                    Tu as tout compris des fondements politiques de cet article fondamentalement scientifico-salivologique. Je n’en attendais pas moins de toi. D’ailleurs tous nos candidats cherchent à nous faire saliver. Ça doit pas être un hasard...


                  • Le furtif (---.---.26.29) 6 février 2007 15:23

                    Alors mes lurons vous avez toujours « votre connaissance » ?


                  • Marsupilami Marsupilami 6 février 2007 16:01

                    @ Le Furtif

                    Pas du tout des délires. Allez, roulez jeunesse !


                  • Rocla (---.---.197.99) 6 février 2007 16:21

                    @ Zen,

                    Ca s’ appelle l’ épectase ,du grec epéktatis (extension , prolongement) le fait de mourir dans les bras de quelqun , sous un bec de gaz ou non ,

                    Le Président Félix Faure est mort dans les bras de Marguerite Steinheil . Selon l’ anecdote , le médecin alerté demanda : « Le président a-t-il toujours sa connaissance ? » et que sa réponse fut « Non , Monsieur on l’ a fait sortir par une porte dérobée  » . Georges Clémenceau aurait commenté : « Il voulut vivre comme César et il est mort Pompée. »

                    Wikipédia

                    Sinon le cardinal Daniéloulou ,en 1974 a laissé son corps chez une prostituée .

                    Rocla ( et y faudrait qu’ on soit sérieux )


                  • 3p (---.---.102.41) 7 février 2007 09:35

                    Et la dame Marguerite en question fut surnommée jusqu’à sa mort : « la pompe funèbre »


                  • LE CHAT LE CHAT 6 février 2007 15:05

                    @gland bleu

                    Viens m’embrasser... Avant de t’en aller ce soir, viens m’embrasser. On ne va plus se voir mais on n’est pas fâchés... Viens m’embrasser !

                    julio le plexiglas est dingue de ta chemise bleue

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