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Accueil du site > Actualités > Santé > La nouvelle campagne pour le don d’organes : choquante (...)

La nouvelle campagne pour le don d’organes : choquante ?

Je souhaiterais dire ici le malaise que cause cette image dans le monde des enseignants. Quelle pédagogie pour cette image ?

Image émanant de France ADOT et de l’Agence de la biomédecine, qui vise à promouvoir le don d’organes. Un ado renversé par une voiture, mort. Il se transforme en Superman, car il va donner ses organes. Le Professeur Bernard Debré s’est dit choqué par cette image (source).
 
Campagne Don d'organes
 
Le commentaire exact du Professeur Debré concernant cette image est : "C’est choquant, et c’est contre-productif". On a l’impression que le corps médical dit : "Mourez, et on va s’occuper du reste".
 
Je souhaiterais dire ici le malaise que cause cette image dans le monde des enseignants. Quelle pédagogie pour cette image ? Avec des collègues enseignants (lycée), nous avons regardé cette image, puis le reportage du 17 octobre, dans l’émission "Ca vous regarde" (La Chaîne Parlementaire). (source).

Gêne de certains enseignants. "Cette image est d’une violence !", "Le Professeur Bernard Debré a raison, c’est choquant !", "Les intégristes du don d’organes ont encore frappé, c’est lourdement marketé, leur truc !". Je cite quelques propos sur le vif, recueillis en "salle des profs" dans un bon lycée des Yvelines.

Des images comme celles-ci ne contribuent pas à mettre en place une pédagogie pour parler du don d’organes à l’école. Elles sont source de malaise. Si bien qu’on entend des profs de SVT (biologie-physique) ou de langues vivantes dire : "Ah oui, il faut que je parle du don d’organes à mes élèves !", mais cette (bonne) résolution reste lettre morte, faute de matériel pédagogique n’évacuant pas la seule question centrale sur le sujet (les élèves ne sont pas dupes) : quelle mort pour le donneur d’organes ? Un élève a fait remarquer que "même si on ne croit pas à la mort encéphalique (car le potentiel donneur d’organes est encore chaud), on peut discuter avec les médecins pour savoir si ce potentiel donneur (notre proche !) sera anesthésié et s’il ne souffrira pas lors du prélèvement des organes."

"Les transplantations d’organes constituent une glorification de la mort", disait le Professeur Christian Cabrol, pionnier des greffes en Europe. Professeur, je trouve ce point de vue extrêmement choquant. La mort n’est pas glorieuse. A moins de se prendre pour Jésus Christ. Ou Superman. Mais visiblement, vos propos ont fait école, ils ont même été illustrés par cette belle image, que, à l’instar de mes collègues, je me garderai bien d’utiliser en cours.

En lieu et place de cette image, nous avons réfléchi à une petite phrase pour ouvrir le débat : "Le don d’organes, c’est comme les antibiotiques, c’est pas automatique !" (Lire l’article correspondant sur AgoraVox : lien)

Une remarque au passage : dans cette émission sur LCP (La Chaîne Parlementaire), il est précisé que le chirurgien qui prélève les organes vitaux d’un donneur en état de "mort encéphalique" n’a pas la droit de pratiquer la greffe d’organes vitaux, et inversement : un chirurgien qui greffe n’a pas le droit de prélever les organes. Veut-on montrer au grand public une indépendance de bon aloi entre les équipes chirurgicales de prélèvement et celles de greffe ? A y regarder de plus près, on pourrait penser que cette indépendance (ce cloisonnement) tend à faire oublier un élément pourtant fondamental du don d’organes : le don passe par la mort.

C’est précisément ce qu’a rappelé le Professeur Bernard Devauchelle, pionnier de la greffe des "tissus composites de la face" (CHU d’Amiens), en mai 2009 lors des sessions "éthique et transplantations" à l’Académie Nationale de Médecine (Paris) :
"Cette cérémonie du prélèvement d’organes se fait avec un respect du corps de celui qui est encore en vie et qui ne le sera plus après, ça c’est un point important qu’il convient de souligner. Par ailleurs, dans cette balance de mise en avant de la greffe par rapport au prélèvement, il s’avère que bon nombre des gens qui font les transplantations (i.e. greffe de foie, coeur, visage) sont ceux-là même qui font le prélèvement. Et dans le même esprit, il n’y a pas dissociation du tout, il n’y a pas transplantation [i.e. greffe, Ndlr.] sans prélèvement, et il est bon que ce soient les mêmes personnes qui fassent et l’un et l’autre". (source)
 

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18 réactions à cet article    


  • Bardamu 29 octobre 2009 12:12

    Très bon article !... perspicace et courageux !

    Il est, en notre réjouissante contemporanéité, un point essentiel à souligner :
    -« Nous ne sommes désormais plus propriétaires de nos corps... comme de nos âmes et nos esprits, d’ailleurs »
    Oui ! en tout domaine, la frontière entre vie publique et vie privée a disparu, et, avec le mondialisme -et non la mondialisation !-, plus rien dès lors ne nous appartiendra !
    Il ne reste qu’un tabou à dépasser : celui de l’inceste !... et le tour sera joué.

    En tant qu’objets d’un libéralisme triomphant, nous ne pouvons guère être autre chose que des marchandises ou des consommateurs -eux-mêmes chosifiés-de ces dernières.

    La greffe est en cela symbolique.
    Le rapport preneur-donneur y est flou.
    Sitôt le consommateur à terre, il devient consommé !
    Sarkozy l’a compris, en honorant de sa piètre présence le centre Paul Brousse, à l’occasion de sa 2500 ème greffe du foie.
    En un superbe lapsus, d’ailleurs ! où il évoquait la « greffe de la FOI » !... oui, celle en ce libéralisme qui fait de nous des consommateurs marchandises (consommateurs-consommés) devenant à l’occasion des consommés clients (consommés-« consommants ») !
    En ce curieux rapport, l’homme en tant que tel disparaît.
    Lui, sa vie et sa mort.
    Ici, on le veut mort quand il est encore en vie -on le guette au bord de l’agonie.
    Et on cache son trépas, comme on a dissimulé sa vie -sa disparition est littéralement honteuse : on entoure son corps sur le lieu de l’accident pour le soustraire aux regards, et on l’emporte dans un emballage : il porte alors l’estampille commerciale du « donneur »-objet !
    Du statut de client, il est passé à celui de marchandise dont on teste la qualité, la fraîcheur, la traçabilité ! 
    Les frontières entre la vie et la mort s’estompent, comme celles entre la vie privée et la vie publique -à la soixantaine, vous devez déjà prévoir les modalités de vos funérailles !
    La médecine est devenue morbide, elle nous enterre avant l’heure !
    Les blouses blanches ne sont que de noirs corbeaux, leur hygiénisme supprime toute trace de vie !
    Vous voulez quitter ce monde ; votre corps, en un ultime appel au secours, leur signale cette envie de repos, d’apaisement définitif, mais ils vous retiennent avec le plus grand acharnement.
    Vous êtes leur !
    Vous finissez alors légume, condamné à regarder couché sur un lit multifonctionnel « dernier cri » M6 et TF1 pour le restant de vos jours.
    La fin de l’existence, de nos existences, passera désormais par deux diktats, deux principes mortifères : ceux de la santé et de l’écologie.
    La future gouvernance mondiale a besoin de ces deux principes pour s’installer !
    D’ailleurs, il y a là un paradigme troublant, ô combien cynique et horrifiant en cette affaire de domination passant par le bien commun : l’incinération écologique !
    Un carton contenant des cendres que l’on met en terre : le carton se dissout écologiquement dans le sol ; les cendres le nourrissent et, en cadeau, une petite graine incluse dans le kit mortuaire donnera naissance à un arbre de vie.
    Enfin, vie et mort réunies, sans frontières, confondues, ne faisant qu’une.
    Tout est là, en ce symbole : vous encombrez les élites, les garçons... même morts, vous prenez trop de place !
    Ils se nourrissent de vous : alors, disparaissez proprement en leur laissant un bel arbre !... juste pour qu’ils en profitent encore de cette nature qu’ils ont préalablement saccagée.
    Non égaux devant la vie !... hum ! pensez donc !... vous imaginiez que nous le serions dans la mort !... naïfs !


    • mrdawson 29 octobre 2009 13:38

      Wow, je dois dire que je suis bluffé devant tant... de ridicule ?

      "Enfin, vie et mort réunies, sans frontières, confondues, ne faisant qu’une.
      Tout est là, en ce symbole : vous encombrez les élites, les garçons... même morts, vous prenez trop de place !
      Ils se nourrissent de vous : alors, disparaissez proprement en leur laissant un bel arbre !... juste pour qu’ils en profitent encore de cette nature qu’ils ont préalablement saccagée.« 

      Vous croyez quoi ? Que la nature a attendu que l’on produise des incinérateurs avant de recycler les corps morts des animaux en compost et engrais ? Que si vous êtes enterré dans un beau cercueil de chêne cela empêchera l’écosystème sous-terrain de vous transformer en nourriture à plantes ?

       »Les frontières entre la vie et la mort s’estompent..."
      On ne les a surtout jamais bien compris. Je vous suggère de partir en quête d’une définition concise, clair et acceptée par la médecine et la loi de la mort. Vous verrez c’est plutôt instructif, et ça permet de comprendre pleins de choses, notamment des combats qui se jouent tous les jours, tout le temps dans nos hôpitaux.

      En ce qui concerne le don d’organe, c’est une opinion que chacun est libre d’adopter, mais quitte à en débattre autant le faire avec des arguments réfléchis.


    • Bardamu 29 octobre 2009 14:13

      J’aime cette agressivité qui me fait penser... que j’ai touché juste !
      Ne vous reste qu’à réfléchir maintenant, pour comprendre pourquoi mes propos vous ont à ce point dérangé.
      Bon courage, l’ami !... la route est longue, et les vérités rarement sises où l’on croit.
      Personnellement, je connais parfaitement la rengaine : « et l’aveugle de conspier celui qui voit. »
      Plus il est aveuglé, d’ailleurs, plus il se fait fort de toute-puissance, se dérobant derrière un ton empreint d’une ironie ostentatoire.
      Dans le genre « wooh !...quel ridicule », par exemple.
      Il ne dit rien, mais est fier de ce néant : dialectique du tartufe, somme toute !
      Il ne comprend pas, et s’en indigne : telle est la réalité !
      « Grand Dieu, l’entend-on soupirer, serais-je si ignare ? »

      Je ne vous en veux pas, car vos écrits me réjouissent !


    • werther_original werther_original 29 octobre 2009 15:47

      Bardamu , il y a du bon dans ce que vous dites.
      Mais une colère irraisonnée vous fait dire de grossièrres anneries.

      Dire que l’on va nourrir les élites. L’image est tellement grosse qu’elle en frise le ridicule.
      Dire que l’on vit le liberalisme est aussi une annerie. Nous sommes en plein coeur du capitalisme. Le liberalisme est le libre échange des idées et des biens. Et tel n’est pas le cas.

      Vous êtes payés de moins en moins à cause de la concurrence de la chine mais vous ne pouvez pas acheter directement une voiture ou une télé là-bas (bien moins cher)pour garder votre niveau de vie. Tel n’est pas le liberalisme et tel est le capitalisme qui est la maximisation des profits.

      Bref , ceci n’était qu’un petit rappel.

      Sinon d’accord à dire que l’infect esprit de tout quantifier et de tout controler (classeur excel, probabilités, cybernétique) bien plus que l’esprit de mondialisation , est en train de tuer ce qui reste d’humain et de dignité en nous. En résumant mon propos , je dirais que peu importe le libéralisme , capitalisme , communisme, l’issue tel qu’elle est était inévitable. L’idée de progrès, de modernisme et d’élévation (chaque génération est meilleure que la précédente) devait nécessairement conduire à une infatuation de l’homme qui se mettrait à renier son coté animal.

      Sur le rapport à la mort , je suis totalement en accord avec vous.
      La saine communion avec le mort et le respect de la dépouille et toutes les bonnes pratiques « tribales » (je n’ai pas de meilleur mot) ont été completement désintégré.

      On ne veut pas voir la mort , on ne veut pas y penser , on essaye de l’enjoliver en lui donnant un côté « clean » , boite en plastique , arrivé très rapide des services funéraires et confiscation du corps pendant 24h. Conseil des pompiers ne pas approcher le mort (texto : vous ne voulez pas vous souvenir d’image comme ça) et même résistance physique pour vous empecher de l’approcher. Ensuite arrivé de l’élu local qui vous occupe l’esprit pendant la mise en boite plastique.

      Ensuite , il y a les bons conseils des gens qui SAVENT(comprenez le personnel médical). Votre fille ne devrait pas voir son grand père au funérarium. Trop jeune , trop traumatisant.

      Ensuite ,enterrement à proprement dit ou l’on met la dépouille dans un trou creusé au buldozer (la demeure de vos proches même pas creusé de vos mains en famille).

      j’ai envie de secouer ces gens , de dire que cacher la mort , c’est un peu cacher la vie, c’est un peu restreindre le panel des émotions véritables que peut ressentir un homme , c’est un peu vouloir troquer la vraie douleur de l’Homme contre une morne prise en charge assentimentale,Que déposseder les familles de leur dépouille , c’est un peu les déposseder d’eux-mêmes, Car que sommes nous sinon le résultat de tous nos ancêtres plus nous-mêmes ?

      Il y a quelque chose , et vous l’avez bien mentionné , qui se rapproche du déni de la réalité et de la personne unique qui était bien vivante la seconde d’avant. 

      Et.......Bientot , on interdira d’assister aux naissances (trop sales , trop traumatisant ,trop .........Humain en somme).

      au plaisir.

      ps : Excusez la prose , j’ai écrit à la volée.










    • Catherine Coste Catherine Coste 29 octobre 2009 16:00

      Vous démasquez de manière très touchante un flagrant déni de la mort (et ses multiples visages) au sein de notre société ...


    • Bardamu 30 octobre 2009 12:44

      @Werther :
      Fort intéressant !


    • Bardamu 30 octobre 2009 12:47

      @Dawson :
      La médecine n’est guère un humanisme, cher monsieur !


    • Bardamu 29 octobre 2009 12:24

      Dites donc, Catherine, vous avez là un CV de rebelle !
      Hum ! cette modernité délirante !... avouez que vous l’aimez.
      Un prochain poste auprès de Bachelot le cachalot, alors ?
      Ah ! toutes ces fausses professions qui ont pour unique but de liquider ce qui reste de bon sens ici-bas.
      Ces formateurs formatés !
      Je vous ai précédemment encensée, mais l’encens est volatile, voyez-vous.
      Mon petit doigt me prévient toujours, en me disant : « renseigne-toi !... là, ça sonne faux ! »
       


      • Catherine Coste Catherine Coste 29 octobre 2009 14:38

        « Bardamu, dont le nom signifie littéralement « qui se meut avec son barda, son fardeau » » (source : Wikipedia).

        Fardeau, vous avez dit fardeau ? ...


      • Halman Halman 29 octobre 2009 12:31

        C’est pourtant la réalité. Et si certains sont choqués par la réalité c’est bien dommage.

        Au moins cela fait réagir sur les idées préconçues et les blocages.

        Mieux vaut être choqué à l’école qu’au moment de la mort d’un proche et refuser le don d’organe sur le coup de l’émotion qui pourrait sauver une ou des vies.

        Nous qui sommes soignants sommes au contraire choqués que les gens soient choqués par ces images réalistes.

        Se masquer la réalité fait plus de dégats que d’être bouleversé dans une salle de classe.


        • Bardamu 29 octobre 2009 14:15

          Que de charmante naïveté !
          Au secours, Voltaire, donne à lire au moderne ton insigne Candide !


        • Catherine Coste Catherine Coste 29 octobre 2009 14:26

          « Les prélèvements soulèvent une résistance sociale, malgré le nombre important d’émissions de télévision ou de radio consacrées à ce sujet sur le mode de l’incitation. Nombre de médecins impliqués dans les greffes font l’hypothèse d’un consensus social entaché par l’ignorance de quelques-uns et les ‘préjugés’ de quelques autres. Cependant, le refus des prélèvements sur soi ou un proche n’est pas une question d’information ou de rationalité, mais de significations et de valeurs personnelles. Il est enraciné dans la morale individuelle et échappe en principe aux arguments. Les raisons morales de s’opposer ou de promouvoir les prélèvements sont également pertinentes. Et la valse-hésitation des mêmes médecins évoquant tour à tour, selon les circonstances, l’amour et la solidarité, ou l’accusation de ‘crime social’ pour combattre les réticences, montre l’absence de consensus pour justifier le prélèvement et le rendre acceptable à l’ensemble de la communauté. » Extrait de l’ouvrage « La Chair à vif », de David Le Breton, Editions Métailié, 2008. 


        • Catherine Coste Catherine Coste 29 octobre 2009 15:44

          A voir tous les commentaires, il y a encore à dire sur le sujet.
          L’affaire des transplantations est extrêmement complexe, rien n’y est tout noir ou tout blanc. On peut se poser des questions sur les conditions des transplantations, et sur les choix éthiques en matière de discours public sur le don d’organes. C’est ce qu’a fait le Pr. Bernard Debré, mais aussi le Pr. Bernard Devauchelle, cité dans cet article ; ajoutons également le Pr. Daniel Loisance, chirurgien cardiaque, qui dirige le service de chirurgie thoracique et cardiovasculaire à l’hôpital Henri-Mondor, Créteil, avec son livre « Le Coeur réparé ». Que je sache, aucun de ces éminents spécialistes des transplantations ne s’est positionné contre. Méditez.


        • franck2010 29 octobre 2009 17:12

          C’est vrai que si le don d’organes était rendu obligatoire on culpabiliserait moins à blesser mortellement un piéton ....un piéton de perdu plusieurs personnes de sauvées. Maintenant faudrait pas que celà devienne un prétexte .


          • Internaute Internaute 29 octobre 2009 18:49

            Encore une fois le Pr Debré a dit des choses sensées. Il serait temps qu’on le nomme ministre de la santé.

            Il faut savoir qu’en France toute personne peut être dépecée sans son consentement. Si vous ne voulez pas qu’on prélève vos organes, il faut en faire spécifiquement la demande à l’adresse suivante.

            Registre National des Refus aux prélèvements
            B.P. 2331
            13213 Marseille Cedex 02

            L’acharnement pour le don d’organes devient franchement alarmant surtout quand on sait que le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner a installé à la tête du Kosovo une équipe d’albanais soupçonnés de trafic d’organes sur les prisionniers. En guise de soupçons il s’agit plutôt d’une accusation sérieuse puisqu’elle émane de Carla Del Ponte, le procureur du TPI sur les crimes en Yougoslavie.

            Tant qu’il y a des Debré dans les hôpitaux on peut être tranquile mais dès que leur nombre baissera on verra fleurir des scandales de morts subites et de ventes d’organes dans les hôpitaux français. Avec Kouchner, la limite entre l’humanitaire et le grand banditisme devient ténue.


            • Bruant 30 octobre 2009 10:32

              @Catherine
              la campagne dont vous parlez émane de l’association France ADOT uniquement. Merci d’être juste dans ce que vous écrivez et de vérifier vos informations.


              • Catherine Coste Catherine Coste 30 octobre 2009 11:04

                @ Bruant : si vous regardez l’émission du 17 octobre, « Ca vous regarde » (La Chaîne Parlementaire), à laquelle participait le Pr. Bernard Debré, vous verrez que le médecin réanimateur, M. Alain Tenaillon (ABM, Saint Denis) n’a pas pris position contre cette campagne (affiche). Je vous invite à visionner attentivement toute l’émission. Vous verrez à quel point le Pr. Bernard Debré « en sue » (si vous me passez l’expression), pour modérer les propos excessifs de certains, à savoir : France ADOT avec cette affiche de « pub », et le Dr. Tenaillon, responsable du pôle stratégie de l’Agence de la biomédecine.

                Résumons le problème sur lequel le Pr. Bernard Debré a mis (et maintenu) le doigt : le discours public sur le don d’organes, orchestré par l’Agence de la biomédecine, ne s’affranchit jamais de la promotion du don d’organes. Ce que cette affiche concoctée par France ADOT illustre d’ailleurs parfaitement.

                Merci pour m’avoir donné l’occasion de préciser ce point. Au plaisir.


              • Catherine Coste Catherine Coste 30 octobre 2009 12:06

                Erratum : c’est le médecin réanimateur Dr Trouillet, et pas le Dr Tenaillo,n pour représenter l’Agence de la biomédecine. Mais c’est bien de l’ABM dont il s’agit, ainsi que de France ADOT avec l’affiche.

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