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La SANTÉ n’est pas l’EXPLOITATION MERCANTILE des MALADIES

La SANTÉ n'a pas de prix mais elle a un COÛT, selon un adage rabâché : en fait c'est la MALADIE qui a un coût, elle est dans le domaine marchand. Les réductions de dépenses dites de santé pour équilibrer les comptes sociaux impliquent une moindre dépense de soins (à domicile ou dans des établissements spécialisés) et de médicaments. Au lieu des sempiternels programmes ou mesurettes d'économies agissant sur les dépenses prescrites, il faut privilégier les mesures qui préservent la santé ou qui guérissent les maladies  : c'est une révolution de la politique de santé.

Les maladies physiologiques sont dues principalement à l'infection de bactéries, de virus et à l'absorption de corps étrangers. Pour ces corps, cela va d'un excès de consommation (sucres, graisses, additifs alimentaires, alcools, pesticides, drogues...) à des excès d'exposition (fumées, pollutions atmosphériques, pesticides aériens, certains composants de produits cosmétiques). En outre, les conséquences de postures inadaptées, principalement au travail et les accidents corporels, souvent couplés à des infections, sont considérés comme des "maladies physiologiques".

Certaines maladies physiologiques peuvent être des retombées de dysfonctionnements psychiques.

Les maladies psychiques et neuropsychiques ont leurs causes principales dans les comportements sociaux des individus et des groupes (de pression ?), tels les divers harcèlements, les stress de productivité et de performances, les contraintes religieuses et sociétales, les accidents de la vie (décès, divorces, séparations) et les violences subies (braquages, agressions, attentats,...) et les dysfonctionnements comportementaux et neuropsychiques personnels.

Les handicaps de naissance : il subsiste toutefois des maladies dues à des malformations congénitales, à des défauts génétiques à l'intérieur du génome humain, héréditaires ou aléatoires. La science médicale essaye de supprimer ces défauts (manipulations génétiques) ou de les réduire ou corriger par divers moyens, le plus souvent la vie durant pour la personne atteinte. C'est un progrès de civilisation, car autrefois, en absence des moyens modernes et efficaces, la personne atteinte était éliminée, rapidement ou à plus long terme, par la sélection naturelle qui prévaut pour toutes les espèces animales dont l'homme fait partie.

 

Traitements physiologiques et biologiques

L'évolution du traitement des maladies physiologiques et accidents corporels a suivi le progrès des sciences médicales et biologiques. Pendant des millénaires avant la découvertes des bactéries et des virus, les traitements se limitaient à des actes chirurgicaux (dont l'horrible saignée) et à l'administration de lavements, purges, onguents, tisanes, décoctions, et de "sels" ou mixtures préfigurant les médicaments de l'ère moderne. Certains produits désinfectant de plaies donc tueurs de bactéries infectieuses étaient des antibiotiques avant la lettre ! De plus les diètes et jeunes amélioraient souvent la santé des gros mangeurs, pas des sous-alimentés chroniques.

Louis Pasteur et Félix d'Hérelle ont découvert quelques interactions entre le corps humain infecté par des microbes (virus et bactéries) se développant dans le corps. Louis Pasteur a mis en évidence la possibilité de réaction et de guérison par le corps du sujet malade s'il était informé et entraîné à lutter contre les envahisseurs. Ainsi Louis Pasteur est le découvreur des bienfaits des vaccinations, en particulier contre des virus (invisibles avec les microscopes de l'époque), comme celui de la rage. Les études et réalisations de vaccins contre les maladies infectieuses à bactéries et virus, sont une grande avancée de la science médicale. Aujourd'hui, comme pour le sida et ébola les recherches de vaccins continuent. Louis Pasteur est reconnu comme un grand savant et de grands laboratoires "industriels" fabriquent et conçoivent des vaccins. Pasteur et d'autres biologistes moins médiatisés ont aussi constaté des interactions entre diverses espèces de bactéries, les unes actives ou inactivées s'opposant à la diffusion de la maladie normalement provoquée par les autres.

Félix d'Hérelle (et l'Écossais Twort indépendamment mais sans développer des traitements) a fait des découvertes (à l'Institut Pasteur !), dès 1917, tout aussi importantes que celles de Louis Pasteur et de nombreux biologistes "pasteuriens". Il a découvert un (ou "le") processus de régulation de la prolifération bactérienne et de sa destruction éventuelle, à savoir que des bactéripophages (toujours invisibles aux microscopes de l'époque), en fait des virus spécifiques à chaque espèce de bactéries, sont capables de tuer leurs bactéries et de les éliminer en un temps record. Ses recherches ont été rapidement (sans les protocoles actuels de tests et essais avant certification) mises en application pour soigner les nombreux blessés de guerre infectés par des bactéries et plus particulièrement le staphylocoque doré, très souvent mortel pour les blessés. Les études de Félix d'Hérelle se sont étendues à d'autres bactéries infectieuses, en particulier celles du choléra, avec des tests positifs en Inde. Il a pu isoler et cultiver le bactériophage "cholérique", bactériophage que l'on retrouve en particulier dans les eaux polluées du Gange et autres fleuves sacrés : d'une part sa présence permet aux eaux polluées du fleuve de se régénérer naturellement lors de son écoulement, et d'autre part la présence de ces bactériophages dans les eaux polluées devant normalement infecter les baigneurs lors de leurs ablutions, est le traitement idéal anti choléra administré naturellement ; ce qui explique que les "pèlerins" ne reviennent pas malades de leur pèlerinage et que des malades du choléra avant de se baigner retrouvent la santé après le cycle de leurs ablutions. Avant la découverte et la diffusion commerciale des antibiotiques, des préparations de phagothérapie étaient disponibles dans la pharmacopée. Et aujourd'hui subsiste, dans la confidentialité, un noyau de biologistes et médecins, en France et surtout officiellement à Tbilissi (Géorgie), qui traitent efficacement des infections bactériennes résistantes aux antibiotiques et évitent soit des amputations soit des décès ! Il y a en France 4000 décès par an dus directement aux maladies nosocomiales (liées aux SRAM) et 9000/an en liaison avec d'autres pathologies. La majorité de ces décès pourrait être évitée, mais, pour le système médical, se remettre en cause est hors de question ! 9000 décès prématurés sur 600 000 décès annuels ce serait acceptable, surtout pour les caisses de retraite et l'industrie médicale !

Pour les simples traitements de maladies, il n'y a guère d'évolution depuis les siècles passés : les purges, laxatifs et cures "détox" font toujours florès en médical et paramédical ; et des analyses médicales et biologiques sérieuses montrent l'inefficacité de ces méthodes et même parfois leur dangerosité. Des préparations pharmaceutiques souvent issues de plantes puis synthétisées par l'industrie sont à la base des cachets et pillules. Les antibiotiques administrés majoritairement par voie orale commencent par détruire une bonne partie de la flore intestinale avant d'être absorbés en passant dans le sang, (comme la majorité des médicaments), d'y être dilué et de passer dans tous les organes (foie, reins, pancréas, coeur, poumons, glandes diverses, cerveau,... muscles, articulations, artères et veines). Si la cible est une bactérie pathogène dans le tube digestif (gastro-entérite) la méthode d'administration est la bonne malgré les effets secondaires sur la flore intestinale et sur tous les autres organes. En dehors de cette cible, les administrations en secteur hospitalier (pour des cas graves où l'intervention doit être rapide), l'administration se fait par perfusion, ce qui protège la flore intestinale.

Pour tous les traitements de diverses maladies, souvent dites de longue durée, la diffusion des médicaments à travers tous les organes n'est pas l'idéal et les effets secondaires sont trop souvent minimisés. Mais les améliorations sont souvent patentes pour les malades, même si la guérison pleine et entière n'est pas au rendez-vous ! Ces traitements sont des rentes financières pour les laboratoires pharmaceutiques qui investissent non seulement en recherches médicales mais aussi (surtout ?) en promotion surfaite auprès des autorités de santé (pour les agréments et la tarification) et des prescripteurs (invitations pour des séjours de vacances en des lieux paradisiaques, tous frais payés, pour des pseudo-congrès ou journées d'études)(la pression des visiteurs médicaux a été freinée par les autorité de santé).

Pour les actes chirurgicaux les progrès de la médecine moderne sont efficaces et indubitables. Ce progrès est dû à une meilleure connaissance de la physiologie humaine et à des auxiliaires technologiques (appareillages) et informatiques (imagerie médicale et logiciels de traitement et d'intervention). L'évolution vers un "transhumanisme" d'assistance est porteuse d'espoirs : pilotage et surveillance du coeur (pacemakers et autres) et du diabète (avec pompe à insuline incarnée), prothèses et orthèses pilotées indirectement par le cerveau pour les membres déficients, détecteurs spécifiques et transmetteurs au cerveau pour l'ouïe et la vue, cultures biologiques de cellules régénératrices (du coeur, de la peau,...) et injection dans l'organe déficient (coeur) ou dépose sur la zone détruite (peau). C'est un transhumanisme réparateur et non pas créateur d'un surhomme : heureusement !

Pour les actes de spécialistes concernant un organe précis ou une fonction physiologique (vue, audition, foie, coeur,...) il y a, à la fois, de très nombreuses candidatures chez les jeunes médecins (tarification Sécu élevée et dépassements plus ou moins élevés, avec des horaires de travail limités aux heures de bureau) et des délais excessifs pour obtenir un rendez-vous (plusieurs mois). On en déduit qu'il y a un manque avéré de spécialistes ! Ceci est vrai pour certaines villes ou régions n'offrant pas un cadre de vie suffisamment agréable à ces praticiens. Mais cela est faux dans des villes suffisamment pourvues, car les délais sont souvent "surfaits". En effet, plus les délais sont longs, plus le praticien est réputé et recherché, à la condition que les délais ne soient pas artificiels ! Un jeune spécialiste, bien formé dans des centres hospitaliers spécialisés, ne peut afficher lors de son installation des délais très courts, de quelques jours sans apparaître comme un praticien délaissé par la clientèle et sans bonne réputation : alors il gonfle virtuellement son cahier de rendez-vous et fait attendre de nombreuses semaines ses quelques premiers patients (puis les autres), même si une consultation dans des délais brefs serait bénéfique pour le patient. Il en est de même pour des spécialistes à la clientèle peu nombreuse (parfois due à une offre supérieure à la demande dans la ville concernée !) : ils se sentent obligés d'allonger les délais pour montrer l'attrait de leur cabinet. De plus, souvent plus les délais sont longs (plus ou moins justifiés) plus les dépassements d'honoraires sont élevés ! Alors la libération du numerus clausus pourrait provoquer des dégâts financiers par surabondance de spécialistes ! Ce qui n'est pas le cas pour les médecins généralistes dans les campagnes et les zones urbaines délaissées (ou déclassées). La consultation des pages jaunes est révélatrice de la situation présente. Par exemple, pour l'Hérault, il y a une page et demie de chirurgiens dont seulement 10% en généralistes, les autres étant spécialisés. Pour les médecins il y a 5 pages de généralistes purs (20% sur Montpellier), une page de généralistes spécifiques (acupuncture, allergologues, échographie, homéopathies, mésothérapie, traitement douleur) et dix pages de spécialistes (48 spécialités différentes) (plus de 50% des praticiens à Montpellier !). Le découpage en 48 spécialités sans vision holistique du fonctionnement du corps humain n'est pas un gage d'efficacité et de guérison.

 

Traitements psychologiques et psychiatriques

Les traitements nombreux prescrits par des médecins généralistes consistant en divers médicaments pour calmer des douleurs ou symptômes ressentis par le cerveau, pour retrouver le tonus et la productivité (en concurrence avec des drogues telle la cocaïne !), et l'auto médication, n'ont rien à voir avec l'analyse des causes des perturbations, dysfonctionnements et douleurs provenant de tout le corps et affectant le cerveau.

Des psychiatres réduisent l'utilisation de drogues pour agir sur les causes souvent liées à la vie sociale et/ou sédentaire et au manque "d'exercices du cerveau" (méditation, mémorisation, oxygénation, imagination...) en prescrivant certains types de lecture avant de se coucher (pour éviter les somnifères), des exercices physiques d'oxygénation, des siestes réparatrices, des exercices intellectuels (mots croisés ou fléchés, sudoku,...), et des recommandations pour une saine alimentation adaptée et pour éviter des drogues légales (tabac, alcools) ou illégales, tout en boostant le fonctionnement du cerveau, et pour piloter harmonieusement les relations sociales professionnelles et privées (en association avec les psychologues). Ici on est loin de l'asile psychiatrique d'enfermement (emprisonnement hors jugement à la discrétion d'un médecin (même non spécialisé)), qui subsiste toujours). Cela n'empêche pas certains praticiens de prescrire trop facilement des "psychotropes", souvent à la demande des "clients".

Les neurosciences étendues non seulement au fonctionnement interne du cerveau, mais à la totalité du corps (organes sensoriels, moteurs, et internes (végétatifs)), sont en plein développement et associent harmonieusement des biologistes, physiologistes et des "psys" spécialistes en "traitement de l'information" (les logiciels de la pensée). Le cerveau, d'une part, reçoit des informations (sous formes électrique et chimique) de tous les organes internes et externes du corps humain et, d'autre part, pilote plus ou moins les organes (une partie du pilotage se fait hors du cerveau conscient par le système neuro-végétatif, et par certains circuits courts en interne, jusqu'au niveau des cellules ! Les neurosciences remettent en cause certaines descriptions et hypothèses de fonctionnement du corps humain et tendent surtout à préciser les fonctionnements centralisés et leurs perturbations d'ordre psychiques, chimiques et physiologiques, sans se préoccuper -pour l'instant- des fonctionnements indépendants ou décentralisés.

 

LES POLITIQUES DE BONNE SANTÉ

L'obtention et le maintien d'une bonne santé devrait être l'objet prioritaire d'une politique de santé.

Les dépenses dites de santé, en fait de traitements des maladies et accidents physiologiques, sont prépondérantes devant les dépenses de prévention et d'éducation. Les Autorités de Santé et la Sécurité Sociale (Assurance Maladies) ne font que des petites et symboliques campagnes de prévention : incitation à la vaccination antigrippe, éviter de manger trop gras, trop sucré ou trop salé, réduire la consommation d'alcool et de tabac, incitation aux activités sportives.

Le Professeur Claude GOT était l'infatigable défenseur de la réduction des accidents de la route, pour réduire drastiquement l'hécatombe de tués et d'accidentés handicapés à vie. Il luttait contre l'alcool au volant (et même en dehors), contre les vitesses excessives selon les configurations des réseaux routiers et des conditions atmosphériques, contre le téléphone au volant et pour le port de protections efficaces pour les usagers en 2 roues (vélos et motos). Les résultats sont probants et il ne faut pas lâcher la pression.

Des cancérologues ont démontré depuis des lustres l'action néfaste du tabagisme sur les organes respiratoires avec un très grand nombre de cancers induits, mortels à court ou moyen terme ! Enfin depuis quelques années le gouvernement a pris quelques mesures de restriction et engagé des campagnes anti-tabac, mais les résultats sont maigres.

Les grands oublis des politiques de bonne santé !

Ces oublis le sont rarement par ignorance ; certains sont même volontaires et mériteraient le qualificatif de "criminel". Parmi ces oublis citons les plus remarquables :

- oubli de prendre en compte les effets secondaires indésirables et parfois dangereux des médicaments (voir Mediator) sous la pression des industriels de la pharmacie et la "passivité" des Autorités de Surveillance et d'Autorisation. Ce refus de prise en compte et d'indemnisation des victimes et ce déni de réalité sont motivés par la priorité donnée aux profits.

- oubli de lutter (médicalement et administrativement) contre les effets néfastes induits (sur l'homme) par le mauvais usage généralisé des antibiotiques d'abord -en quantité- dans les élevages (complicité des Autorités Vétérinaires) et puis dans la médecine humaine. D'une part, il se développe des antibiorésistances induites néfastes dès maintenant et à terme capables de faire perdre l'efficacité des antibiotiques. D'autre part, l'administration orale, par voie digestive et intestinale, (autres que pour traiter des infectons bactériennes du système gastro-entérique), entraîne une destruction massive du "microbiote" ou microbiome constitué de dizaines de milliers de milliards de bactéries réparties en environ un millier d'espèces différentes. Actuellement l'antibiorésistance en se limitant aux affections nosocomiales c'est des milliers de décès évitables et prématurés ! Les campagnes "misérables" d'invitation à réduire l'usage des antibiotiques à destination du grand public, sont sans effet sur les élevages (prescriptions des vétérinaires) et sur les médecins prescripteurs chez l'homme.

- oubli corrélé au précédent d'utiliser les thérapies à base de bactériophages qui ont prouvé leur efficacité avant la découverte et la généralisation des antibiotiques. La bactériophagie, en complément ou association avec des antibiotiques, devrait non seulement éviter ces décès, mais en plus éviter de nombreuses amputations de membres infectés par des SRAM. Le développement de laboratoires biologiques de caractérisation et production de bactériophages "non brevetables" n'amène aucun revenu, ni profit aux industriels de la pharmacie, bien au contraire.

- oubli d'étudier sérieusement les interactions positives et néfastes entre d'une part, le microbiote, les aliments et les villosités intestinales et stomacales et d'autre part, les bactéries peuplant les cavités buccales et nasales, les différentes muqueuses (vaginales et autres) et la peau avec leur milieu (air atmosphérique pollué, poussières, saletés, crèmes et cosmétiques divers, shampooings, savons...). Il existe quelques études de plus en plus nombreuses mais encore insuffisantes dans ce domaine : par exemple des "greffes fécales" (transfert de bactéries prélevées dans les selles d'une personne saine) guérissent certaines infections permanentes du gros intestin.

-oubli corrélé au précédent par les "spécialistes de la nutrition" de l'interférence entre la variabilité du microbiote et les régimes alimentaires de chaque personne. Par exemple, les Japonais sont porteurs de bactéries spécifiques liées à leur mode de vie leur permettant de digérer et assimiler certaines algues (enveloppes de sushis...) que n'ont pas les occidentaux. Si des Japonais naissent et vivre en milieu occidental comme la Californie en ayant rompu tout lien gastronomique avec le Japon, ils ne sont pas porteur des dites bactéries et ne supportent pas la cuisine japonaise traditionnelle lors d'un voyage au Japon : c'est l'ensemencement en bactéries bien présentes dans un milieu culinaire culturel donné qui prédomine et n'a rien à voir avec des différences génétiques. Beaucoup d'intolérances alimentaires sont dues à un microbiote appauvri en espèces de bactéries du fait des antibiotiques ou de purges excessives (infections bactériennes et/ou virales, purges paramédicales par des plantes ou de la chimie) : la reconstruction sérieuse et complète de la flore intestinale est oubliée et pas même envisagée.

- oubli manifeste et criminel de lutter contre les destructions de la santé et la réduction de la durée de vie provoquée par la consommation systématiquement excessive des sucres ! Les maladies provoquées par la consommation des divers sucres sont importantes pour les patients et source de gros profits pour les professions médicales et pharmaceutiques. En France il y a " millions de diabétiques dont seulement 10% de type 1 (insulinodépendant suite à la détérioration du pancréas) et 90% de type 2 (non insulinodépendant avec production d'insuline mal utilisée par les organes végétatifs). Dans ce dernier cas, l'obésité ou le surpoids domine du fait d'interactions avec les triglycérides et le stockage de graisses, et le glucose non assimilé et consommé est un poison pour la rétine, les reins, les vaisseaux sanguins (en particulier les coronaires et les petits des membres inférieurs à faible mobilité) avec des risques élevés d'AVC, d'arrêts cardiaques, d'hypertension, et même de nécroses et amputations. Les effets induits sur d'autres maladies telle Alzeimer ne sont pas encore établis. Cependant une action complémentaire spécifique bien établie et minorée est celle sur la santé dentaire avec l'apparition et la diffusion de caries dentaires : c'est certes une source de forte activité pour les dentistes (traitement des dents cariées, puis remplacement de ces dents par des implants et prothèses). Enfin une première action gouvernementale trop timide a été prise avec une faible taxation des sucres dans les boissons sucrées et l'interdiction récente des colonnes de boissons sucrées (sucre ajouté naturel ou édulcorant) ou énergisantes, si leur utilisation est gratuite ou forfaitaire (illimitée).

- oubli de lutter contre l'utilisation excessive de sel. Si autrefois le sel était un agent primordial de conservation des aliments (par salaisons), l'utilisation de la chaîne du froid, le séchage et la lyophilisation sont des dispositifs ne nécessitant pas l'utilisation de sel, si ce n'est pour maintenir un goût habituel. Le sel gonfle les cellules, par rétention d'eau, ce qui est néfaste au niveau des capillaires et autres vaisseaux sanguins, ainsi qu'au fonctionnement optimisé des cellules. Les capillaires comprimés se rétrécissent et demandent une plus forte pression d'alimentation en sang, donc une élévation de la tension, élévation agissant négativement sur les vaisseaux et organes, jusgu'à provoquer des ruptures. Les normes de teneur en sel devraient être réduite drastiquement, de façon progressive programmée pour provoquer une accoutumance au peu salé. Ce sont les industries agro-alimentaires qui traînent fortement des pieds car le sel est très peu cher (et remplace une partie des produits nobles et chers) et pour que les salaisons classiques restent en bon état de conservation la forte teneur en sel y contribue avantageusement.

- oubli de lutter efficacement conte une alimentation trop riche en matières grasses, cause de l'obésité graisseuse et des dépôts dans les artères et veines, médiatisé sous le terme d'excès de cholestérol : à ce sujet il y a de nombreuses controverses sur la concentration des différentes formes de cholestérol et sur la concentration globale. La présence sur le marché de produits hypocholestérolisants, surtout les statines, ont incités les fabricants à faire baisser les seuils optimaux afin de gonfler leur marché : opérations mercantiles qu'ont révélé et condamné les professeurs Debré et Évin, dans leur livre sur les médicaments inutiles et même dangereux. La principale suite donnée par les Autorités de Santé et par le Conseil de l'Ordre des médecins est un blâme puis une interdiction d'exercer (pour des professeurs à la retraite !). Les fabricants de barres chocolatées (pleines de sucres et de matières grasses) et de nombreuses préparations culinaires ne sont pas dans l'obligation de réduire les composants sucrés et gras de leurs produits : la seule contrainte est au niveau de la publicité qui doit préciser la recommandation d'éviter de manger trop gras, trop sucré et trop salé, recommandation si inefficace qu'aucune réduction de consommation n'a été relevée ! Cependant de louables efforts sont faits pour qualifier la nature des graisses ( acides gras saturés, mono-insaturés, poly-insaturés) en liaison avec leurs effets induits sur le cholestérol (total, HDL, LDL, triglycérides). : les consommateurs avertis privilégient les produits les plus favorables à leur santé, les industriels s'adaptent et l'usage de l'huile de palme régresse au profit d'autres huiles (tournesol,...).

- oubli de contrôler et d'analyser les "compléments de santé" envahissant le marché, par des Autorités de santé. Les Français (et occidentaux) se préoccupent de leur santé et dépensent des milliards d'euros en produits supposés améliorer leur santé ou maintenir plus longtemps leur bonne santé. Cela concerne des concentrés en sirops ou pillules de diverses molécules minérales (magnésium, sélénium,...) ou organiques (DHEA, extraits de plantes ou d'algues,...), des alicaments (produits laitiers boostés en principes actifs, aliments riches en anti-radicaux libres,...), des aliments sélectionnés pour leurs composants (huiles avec oméga 3, pauvres en acides gras saturés, riches en polyinsaturés, selon des pourcentages relativement bien définis, etc...) et même des "quasi médicaments" en vente libre en pharmacie (petites spécialités contre la toux, les rhumes, les états grippaux, les douleurs, les courbatures, la constipation, des protobiotiques (bactéries types levures constituant très partiellement (quelques % des espèces) le microbiote),.... sans oublier les constituants miracles des régimes amaigrissants. Ni le contrôle de la fabrication et de la composition en principes dits actifs, ni les posologies recommandées, ni les effets coktails des mélanges, ne sont l'objet de recommandations, d'études cliniques, de réglementations et de législations sur les responsabilités en cas de dommages induits pour la santé des "consommateurs". Les revues de conseil aux consommateurs font parfois timidement une analyse concernant une famille de ces produits (alicaments, compléments, boissons sucrées, sucreries, barres chocolatées..) : mais on (les industries de santé et autorités) leur fera remarquer qu'ils n'ont pas les compétences requises pour analyser et condamner si besoin l'usage de telle famille de produits. Alors que les Autorités de Santé devraient favoriser et même subventionner ces démarches de protection du consommateur de produits dits de santé !

 

Une politique de santé révolutionnaire et adaptée aux besoins de la population

Une telle politique se doit, avec une énergie de chaque instant et les moyens correspondants, de mettre fin ou de réduire les oublis ou leurs conséquences explicités ci-dessus. Pour cela, les actions à mettre en oeuvre concernent :

- la propagande et la publicité sous le contrôle du CSA, pour de meilleures cultures alimentaires (bio, équilibré, quantités adaptées aux besoins) et pour lutter effectivement contre les produits riches en graisses, sucres et sels (surtout ceux créant une addiction néfaste dès le plus jeune âge). Des émissions télévisées type "meilleur pâtissier" concernant des produits à fortes teneurs en beurre, en sucres, en beurre de cacao devraient être interdites comme le seraient des émissions sur "les meilleurs tabacs" et "produits à fumer" ou sur "les meilleurs cocktails fortement alcoolisés",

- la mise en place de programmes de recherches publiques (INSERM, INRA, CHU,...) pour le développement de la bactériophagie pour lutter contre les infections bactérioogiques des humains, des animaux et des plantes, et pour une connaissance approfondie de la constitution des microbiotes et de leur fonctionnement,

- la mise en place de programmes de recherches publiques (INSERM, CHU...) de modifications génétiques des cellules ( programmation des leucocytes ou globules blancs pour détruire des virus, bactéries et même des cellules cancéreuses (les premiers résultats sont très encourageants)), pour assurer des fonctions de protection ou de régénération cellulaire,

- le développement des laboratoires d'analyse biologiques pour la culture des phages à la demande des cliniques et hôpitaux,

- la revitalisation des sols en richesse de composants microbiologiques (bactéries, vers de terre, humus et composts) pour la généralisation de l'agriculture dite biologique,

- le développement de méthodes de poly-cultures (mélange de plantes complémentaires et rotation de cultures),

- le reconstitution de paysages et le choix de plantes pour améliorer la retenue d'eaux du sol et/ou limiter l'évaporation du sol,

- la réduction drastique de l'usage des pesticides en agriculture, conséquence des actions définies ci-dessus,

- la réduction drastique des antibiotiques dans les élevages, conséquence des actions définies ci-dessus,

- la formation dès l'école maternelle et primaire aux impératifs de santé en liaison avec l'alimentation, avec des enseignements pratiques culinaires, et d'activités physiques,

- la lutte contre le stress sociétal (harcèlements sexuels, d'autorité et de productivité au travail,...) et de la vie privée, par des actions judiciaires, réglementaires et par des promotions de relaxation, détente, méditation,

- la poursuite active de la lutte actuelle contre le tabagisme, l'alcoolisme, l'addiction aux nombreux stupéfiants et à certains modes de vie,

- la diffusion de recettes culinaires variées et équilibrées (en qualités et quantités) adaptées à nos conditions de vie sédentaires,

- toute autre mesure adaptée au maintien d'une bonne santé.

 

La mise en place de ces programmes, l'éducation et la formation des consommateurs dès le plus jeune âge, la volonté de sauver l'humanité et la planète de catastrophes biologiques et sociologiques, devraient créer un courant régénérateur humaniste. On peut rêver, on se doit d'espérer !

 


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17 réactions à cet article    


  • Le Gaïagénaire 29 janvier 18:22

    hugo BOTOPO dimanche 29 janvier 2017

    Les grands oublis des politiques de bonne santé !

    Ces oublis le sont rarement par ignorance ; certains sont même volontaires et mériteraient le qualificatif de « criminel ».

    Merci pour cet excellent billet.


    • UnLorrain 29 janvier 18:57

      Billet ? Une liasse alors....boooooooooocoup trop long ! Je reviendrais...mais c’est pas sur smiley


      • foufouille foufouille 29 janvier 20:27

        ça sent le khmer vert.
        scenar cosmosdi = un outil miraculeux russe pas cher.


        • lloreen 29 janvier 20:54

          Une excellente contribution du Dr P.J. Thomas-Lamotte : et si la maladie n’était pas un hasard ?
          https://www.youtube.com/watch?v=ayatqaFvP3Q


          • alinea alinea 29 janvier 21:10

            Un moyen qui me paraîtrait efficace, c’est l« éducation des jeunes femmes enceintes puis jeunes mères ; si la transmission s’est perdue de mère en fille, il faut la rattraper par une préparation au maternage, puis l’éducation.
            J’ai vu des bébés en bonne santé et splendides, devenir de jeunes enfants » gonflés« sans être encore obèses ou mêmes gros ! on comprenait en voyant le contenu du » quatre heure« et en devinant le reste.
            Je ne crois pas que les médecins soient achetés par l’agro-alimentaire et Big Chimie, par Big Pharma, très certainement qui a effectivement intérêt à l’abus des premiers !
            Il ne doit pas être difficile de coupler à la préparation à l’accouchement, une préparation à l’alimentation du bébé, puis de l’enfant.
            Que les médecins fassent leur boulot, ne prescrivent pas des antibiotiques à un gosse qui a une angine virale, et tout à l’avenant ! mais donnent des conseils de précautions et de soins » hors médicaments" !!


            • Le Gaïagénaire 29 janvier 22:30

              @alinea 29 janvier 21:10


              Le grand Léon Tolstoï a écrit dans Anna Karénine qu’il pouvait constater l’absence d’amour maternel par la fréquence des visites chez le médecin.

              C’est difficile d’aimer un enfant non voulu/désiré.

              Cordialement


            • alinea alinea 30 janvier 12:08

              @Le Gaïagénaire
              C’est le contraire ! « désirer » un enfant, c’est assurer qu’il n’y aura à son égard que projections, transfert, et que s’il n’est pas conforme !!!
              Un enfant bienvenu sera aimé ; mais désiré, j’en doute, en tous les cas pas tous, et mal venu aussi, évidemment !


            • Le Gaïagénaire 30 janvier 17:51

              alinea 30 janvier 12:08


              Vous parlez du désir sexuel ? De l’investissement (au sens militaire) narcissique de l’enfant ?




            • Elric de Melniboné Elric de Melniboné 30 janvier 18:01

              @Le Gaïagénaire

              Elle parle de l’insoupconnable insatisfaction de ses désirs les plus profonds, Et, by the way, je vais y pourvoir, si si. smiley smiley


            • Ruut Ruut 31 janvier 08:16

              @alinea, je te conseille de lire Toxic : Obésité, malbouffe, maladies... Enquête sur les vrais coupables Poche – 28 septembre 2007 de William Reymond, il explique les vrais causes du problème et les solutions qui permettent de l’endiguer sans changer vraiment de régime alimentaire, mais juste en achetant des produits sains.
              En plus il est bien écrit.

              Bonne lecture.


            • Le Gaïagénaire 1er février 14:40

              @alinea  30 janvier 12:08

              Chère alinéa le créatif culturel en moi vous remercie.


              « Il lui est généralement interdit de faire fonctionner son imagination s’il veut bénéficier de la sécurisation apportée par l’appartenance au groupe et éviter de se faire traiter d’anarchiste, de gauchiste, voire même d’utopiste (DE MISOGYNE ajouté par Le Gaïagénaire) . Il lui faut faire allégeance aux leaders, aux pères inspirés, aux hommes providentiels, aux chefs responsables. Même dans la contestation des structures hiérarchiques de dominance, il doit encore s’inscrire dans une structure hiérarchique de dominance. Il existe un conformisme révolutionnaire comme il existe un conformisme conservateur. » [2] Laborit Henri, Eloge de la Fuite, Paris, Robert Laffont, 1974., page 123


            • RICAURET 29 janvier 22:43

              NON NON VOUS FAITES DE PASTEUR UN DÉCOUVREUR ALORS QUI IL A PIQUET LES TRAVAUX  ANTOINE BECHAMP 

              D AILLEURS EN MOURANT PASTEUR AURAIT DIT

              LE MICROBE N EST RIEN LE TERRAIN EST TOUT

              LORSQUE VOTRE SYSTÈME IMMUNITAIRE EST SAIN (LES MICROZYMAS EN PARFAIT ÉTAT)
              RIEN NE PEUT VOUS ATTEINDRE 
              DANS LES ANNÉES 40 ILS Y A EU D ÉNORMES DÉCOUVERTES

              BECHAMP,DELBET,QUINTON,BENVENISTE,ET SURTOUT OTTO WARBURG (SUR LES MÉCANISMES DU CANCER PRIX NOBEL 1931 QUI A ENTENDU PARLER DE LUI 

               IL YA PEU LE DOCTEUR GERNEZ IDEM SUR LE CANCER ET LA PRÉVENTION DE BIEN AUTRES MALADIES IL A REÇU LE NOBEL DES NOBELS POUR SES DÉCOUVERTES 

               LEURS TRAVAUX ET DÉCOUVERTES AUX OUBLIETTES

                      ON EST DANS LE MONDE DU SOIN PLUS DE LA GUÉRISON
               


              • hugo BOTOPO 1er février 17:04

                @RICAURET
                J’ai cité Pasteur comme « découvreur » car sa légende écrite par ses soins le présente comme tel, comme un grand patron, un grand scientifique. Pasteur a été un grand promoteur de la biologie scientifique auprès du public et surtout des Pouvoirs Publics pour l’obtention de crédits.
                De fait la réalité est tout autre -comme beaucoup d’autres scientifiques vénérés, même et surtout le grand Newton- le pouvoir et le désir de le maintenir fait souvent contester, ignorer et effacer une découverte d’un confrère (comme pour Béchamp sur la maladie virale du murier et des vers-à-soie), puis devant la vérité des faits retourner sa veste, changer de position et s’affirmer le découvreur ! Cela me rappelle l’anecdote sur un meneur d’hommes, un chef révolutionnaire, toujours à l’avant-garde du combat qui à la question : « que faites-vous lorsque vos troupes refusent de vous suivre et vont en sens inverse ? » répondit « je fais demi-tour et je cours pour prendre à nouveau la tête du groupe et rester le meneur ! »
                Les interactions des microbes (bactéries et virus) ont été pressenties puis mises en évidence des décennies avant Pasteur.


              • foufouille foufouille 30 janvier 09:41

                pour ceux que ça intéresse, il existe des vitamines magiques vendus 100€ le flacon. le prix est pour la marque verte, sinon il existe des marques non vertes pour 10 à 20€.
                certains docteurs verts conseillent aussi de prendre beaucoup de vitamine B mais le non khmer vert qui lit la notice fourni avec lira que le risque est celui de chopper une belle neuropathie.


                • Armelle 30 janvier 16:54

                  @foufouille
                  Oui mais ces vitamines sont elles assimilables par l’organisme ? Car comme beaucoup de compléments alimentaires, il s’avère que ces derniers contiennent une grande quantité de composants qui ne sont pas assimilés, donc inutiles !!! Enfin pas pour tout le monde !!! certains bilans en raffolent...


                • foufouille foufouille 31 janvier 05:02

                  @Armelle
                  une vitamine est une vitamine.
                  donc oui, elle sera assimilé par les borg.
                  la vitamine verte n’existes pas.
                   


                • Ruut Ruut 31 janvier 08:10

                  Des usines de médicaments Publiques et Nationales seraient un bon début pour en finir avec les coûts incontrôlés et faute de régulation grâce a une production industrielle nationale, incontrôlables, du traitements des maladies.

                  Notons que le remboursement a 100 % génère de fausses prescriptions ou de fausses interventions (même lorsqu’il n’y as pas de problèmes le praticien fera croire au patient qu’il y a un problème).

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