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Accueil du site > Actualités > Santé > Lacrymogènes, cigarettes et joints...

Lacrymogènes, cigarettes et joints...

Il est interdit d’interdire ! Ce bon vieux slogan de Mai 68 va-t-il devenir le leitmotiv de la chiraquie, après la crise du CPE ?

Avant que l’ami Galouzeau se mette à fumer la moquette, le ministre de la santé, Xavier Bertrand, avait la louable intention de relancer au printemps son opération Interdiction du tabac dans les lieux publics. La conjoncture semblait en effet idéale pour adopter le modèle italien qui a rendu les volutes hors-la-loi, même et surtout dans les restaurants, les cafés, les bars et les discothèques. Près de 80% des Français y sont favorables, selon un sondage IFOP confidentiel, réalisé fin février pour le ministère.

Mais le premier ministre, qui a découvert sur le tard la bouillonnante jeunesse de France, n’est plus aussi chaud qu’il y a quelques semaines pour suivre l’avis de Xavier Bertrand. Car Villepin Dominique a surtout noté, dans le même sondage IFOP, que seulement 66% des 15-24 ans étaient d’accord avec l’interdiction totale du tabac... Du coup, le bravache de Matignon se dit que CPE + interdiction du téléchargement sur Internet + prohibition de la cigarette, cela fait peut-être beaucoup pour son avenir politique.

D’autant plus que ces rabat-joie de 60 millions de consommateurs viennent de nous révéler , suite à une enquête de l’Institut national de la consommation, que fumer un joint est bien plus néfaste que griller une cigarette... Voilà qui va faire plaisir aux djeunes amateurs de cannabis (et aux parents soixante-huitards), persuadés jusqu’à présent que le pétard était moins nocif qu’un paquet de blondes ou un litre de rouge.


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40 réactions à cet article    


  • brigetoun (---.---.69.126) 27 mars 2006 12:22

    grand merci pour les fous rires que vous m’avez procuré


    • Gil (---.---.93.79) 27 mars 2006 12:46

      « Voilà qui va faire plaisir aux djeunes amateurs de cannabis (et aux parents soixante-huitards), persuadés jusqu’à présent que le pétard était moins nocif qu’un paquet de blondes ou un litre de rouge ».

      Voilà un stéréotype qui a la vie dure. C’est pas parce que tel ou tel est « fumeur », qu’il est incapable de porter un regard conscient sur sa consommation, ou que c’est forcément un crétin...

      Désolé de vous contredire, mais pour penser que fumer un joint n’est pas potentiellement dangereux, alors qu’il n’y a pas de bout filtre,et donc que la quantité de goudrons inhalés est au moins équivalente à celle d’une pipe (de tabac, je précise pour ceux qui commencent à fantasmer...), il faut vraiment être débile...ou avoir tellement fumé, qu’on a perdu le sens même de la logique.

      En fait, les consommateurs de cannabis sont globalement conscients, mais tous ne sont pas forcément capables de « gèrer » leur consommation (c’est généralement le problème avec les addictions).

      De plus,les individus, comme pour la consommation d’alcool et de tabac, ne sont pas égaux devant le produit.

      Le mieux étant bien sûr, de se procurer du plaisir au travers d’activité qui ne portent pas préjudice à la santé : le sport et le sexe...


      • Marsupilami (---.---.165.50) 27 mars 2006 13:07

        Le sport c’est très dangereux. Les professionnels sont presque tous des défoncés notoires qui s’abîment le corps et ne font pas de vieux os.

        Le sexe c’est très dangereux : MST, sida & co.

        Djeunns anti-CPE, je vous re-joint !


      • Gil (---.---.93.79) 27 mars 2006 13:32

        Bonjour Marsupilami,

        Je parle bien de sport plaisir, pas d’activité sportive professionnelle avec dopage à la clé.

        Quant aux pratiques sexuelles à risque, vous n’êtes pas obligé... Par exemple, il n’est pas utile de multiplier les partenaires pour s’éclater...


      • Thomas (---.---.102.175) 27 mars 2006 18:50

        Décidemment Marsupilami, vos commentaires sont d’une idiotie qui me dégoute... Vous faites partie de ces gens qui pratiquent ce que les psychanalystes appelent des jeux inconscients... Ces gens qui dénigrent tout ce qu’on leur dit et qui souffrent au fond d’un profond problème de personnalité. Remettez vous en question !

        Je vous invite à regarder le très beau film de et avec Gérard Jugnot « Oui, mais... » Tout est dans le titre ! Et au cas ou vous ne seriez pas capable de pratiqué une auto-thérapie, aller voir un psy...


      • Philippe Boisnard (---.---.21.245) 27 mars 2006 13:22

        Et encore la sempiternelle sanction de la santé. Est-ce que la vie se résume seulement à la quantité, ne peut-on dans les limites du respect d’autrui, choisir ses propres plaisirs ? C’est vraimennt un temps d’inquiétude actuellement.


        • Gil (---.---.93.79) 27 mars 2006 13:56

          Bonjour Philippe Boisnard,

          Je vous rejoins, car c’est en effet la liberté de chacun de choisir les comportements qui lui conviennent.

          Toutefois, je ferai deux remarques :

          1- Certains parcours de personnes fragiles par ailleurs, peuvent se trouver grâvement perturbés par suite d’addiction cannabique. A ce propos, le témoignage de personnels de santé, pénitentiaires, sociaux ou parents de jeunes victimes de suicide pourrait être éclairant.

          2- N’oublions pas que si l’on est seul responsable de choix comportementaux, ici la consommation de cannabis, la société est SOLIDAIRE des éventuelles conséquences, de leur traitement et de leur coût.

          Je ne crois pas me tromper en affirmant que ce n’est pas votre dealer qui va financer les frais de suivis médicaux et sociaux des suites possibles, comme par exemple le traitement d’un cancer du poumon ou du cerveau, ou le suivi d’un toxicomane. Sans parler des douleurs physiques et morales...

          Il ne s’agit donc pas pour moi de faire entrâve à votre liberté de fumer, mais plutôt de me joindre à vous dans une réflexion collective.

          3- Quelqu’un sait-il si des études ont été faites sur les conséquences possibles pour les bébés de mères ayant fumé du haschish avant ou après la grossesse, le THC étant suspecté de pouvoir porter atteinte à la qualité du matériel génétique ?

          Je sais que de telles études ont été menées par rapport à l’alcool : les résultats sont édifiants !


        • Philippe Boisnard (---.---.131.244) 27 mars 2006 14:44

          et bien interdisons tout et renforçons la gestion cybernétique de l’individu. Plutôt que de penser l’interdit il serait plus efficace de penser un eintégration légale et économique de certains conportements : afin 1/ de permettre un encadrement plus fort et davantage centré sur le consommateur ; 2/ de créer une économie à forte taxation qui pourrait alors être reversée dans des fonds d’assistance, etc... 3/ de reconnaître l’intérêt privé de l’individu. Or, non on cybernétise : l’individu humain devient géré comme une machine dont soit disant on aurait la vérité !

          Quant à l’argument des frais partagés : n’ayant pas de voiture je paie pour les autres à longueur de temps et je ne dis rien : est-ce que je demande à interdire la voiture qui en frais d’hospitalisation (je ne parle pas des morts environ 5 000 mais des blessés), coutent très chers à l’assurance santé ? Non je paie, et en plus j’ai même pas le plaisir d’être malade ( smiley

          La question de la gestion des frais médicaux est une autre question donc (de plus il faudrait voir comment cela se passe dans d’autres pays qui ont laissé l’expression d’un certain droit naturel).


        • Gil (---.---.93.79) 27 mars 2006 15:02

          C’est en effet une piste de réflexion possible qui pourrait rendre compatibles expression de la liberté individuelle et prise en compte du coût collectif des conséquences.

          Votre exemple concernant la voiture est effectivement très bien choisi. On pourrait allèger le coût des transports en commun, du co-voiturage et des voitures à faibles rejets polluants, d’une part, et surtaxer les gros pollueurs. Pour les routes, on peut tout de même considèrer que leur utilité économique profite à tous.


        • Thomas (---.---.154.5) 27 mars 2006 19:08

          Parlez de ça à des fumeurs, il vont cracheront à la figure... J’en connais suffisamment (moi-même m’addonant à de rares occasions aux joies du cannabis), je peux vous dire que l’économie qu’ils faudraient mettre en place devra faire concurrence aux dealers et non afficher des prix nettement supérieurs. Voyez ce qu’il se passe avec les cigarettes. Le commerce parallèle n’a jamais été autant florissant, moi-même n’hésitant pas à faire quatre heure de route tout les deux mois pour m’approvisionner en tabac.

          Oui, je suis conscien que fumé tue, mais je suis aussi conscient que si solidarité il doit y avoir, c’est celle de la prise de conscience collective du fait que certaine personne choisissent de fumer. Baissons le prix des cigarettes et arrêtons de rembourser les cancers du au tabac ou autre, légalisons le cannabis mais encadrons de la manière la plus intélligente possible ce commerce. Sans pour autant penser à l’argent qui pourrait en ressortir. Ce n’est pas une question d’argent, mais de société.

          Voila les pistes qui me semble les plus approprié et que les fumeurs approuveront. Ce n’est pas au cannabis que l’on est accroc, mais à ses effets... essayer dont !


        • kyle (---.---.228.219) 27 mars 2006 23:24

          De fait, la partie importante est « dans les limites du respect d’autrui ». Ce qui est justement la raison de la volonté d’interdiction totale de fumer dans les lieux publics. Le tabagisme passif tuant, la limite est simple : chacun a le droit de mettre sa propre vie en danger si le plaisir lui suffit, mais ce droit s’arrete au moment ou il commence à mettre la vie des autres en danger. Si les fumeurs et surtout les gestionnaires des lieux publics (en particulier les restaurateurs, les teneurs de cafes, etc...) avaient mieux respecté la loi Evin lorsqu’on leur avait encore donné le choix (c’est-à-dire ces 15 denières années (quand même !), il n’aurait pas été nécessaire d’en arriver jusque la.


        • prince2phore (---.---.207.253) 27 mars 2006 14:49

          sauf que dommage, le « test » (et pas l’étude) de 60 millions de consomateurs est bien sympa mais ça reste un test théorique. les études médicales sérieuses et rares sur le sujet ayant montré pour l’instant que les joints n’avait malgré tout pas d’incidence sur le cancer du poumon, parait-il grace à un effet anticancérigène du THC et la consomation globalement moindre par rapport au tabac. Sinon pour répondre à GIL, avec votre raisonement on peux imaginer tout et n’importe quoi au nom de la solidarité nationale. pour moi la liberté de chacun s’arrete ou commence celle des autres, à savoir si ce que je fais ne vous empeche ni ne vous oblige à faire la même chose c’est bon. tout raisonement plus « complexe » sur le sujet de la liberté devient très vite dangereux...


          • Gil (---.---.93.79) 27 mars 2006 15:11

            Je me suis sans doute mal exprimé. Il n’est pas de mon intention de prétendre interdire tout comportement individuel au prétexte de ses conséquences pour la collectivité, mais plutôt de participer à une réflexion élargie des diffèrents aspects du problème.

            Après tout, certains peuvent très bien choisir de vivre le shit sur un mode addictif, mais autant qu’il le fasse en connaissance de cause, de la façon la plus consciente possible, après en avoir mesuré clairement les risques. Précisément sans s’arrêter à des stéréotypes du genre « c’est moins dangereux que le tabac ».

            Il y a également l’aspect de la gestion consciente des conséquences immédiates de sa consommation. Par exemple, je préfère un type qui fume et qui n’emprunte que les transports en commun, à celui qui picole et qui prend le volant.


          • Marsupilami (---.---.184.186) 27 mars 2006 15:51

            J’ai fumé du shit pratiquement tous les jours pendant 25 ans. Ça n’a jamais nui à ma force de travail et à mon amour de la grande randonnée (sauf les premiers jours, arheu arheu !). Il y a cinq ans j’ai arrêté d’en fumer du jour au lendemain, sans ressentir aucun manque et sans en refumer depuis. Alors le côté « addictif » du shit me fait doucement rigoler (sans fumette je rappelle et précise). S’il y a addiction, elle est psychologique, et non physiologique.

            Par contre le tabac c’est une autre paire de manches. Je suis toujours accroc. Alors la « machine à fumer » de 60 millions de consommateurs (de merde ?), elle me fait doucement rigoler (toujours sans fumette shiteuse).

            Et puis depuis que l’homme est homme, il a toujours cherché et trouvé les moyens de se défoncer avec toutes sortes de substances. Et ça ne changera jamais.


          • Gil (---.---.93.79) 27 mars 2006 18:20

            Marsupilami,

            Vous avez beaucoup de chance de ne conserver aucune séquelle de vos 25 années de fumette quotidienne. Sachez qu’il n’en est pas de même pour tout le monde. C’est exactement comme pour l’alcool, nous ne sommes pas tous égaux devant le produit. Certains dont la structure psychique présente certaines fragilités, peuvent aussi au mieux se déssocialiser, au pire faire une décompensation psychotique, une dépression sévère, ou un passage à l’acte suicidaire.

            La consommation d’un produit psychotrope n’est jamais un acte anodin.

            Pour le tabac, je vous rejoins totalement : l’addiction est très sévère. J’ai essayé plusieurs trucs pour m’en débarasser, avec des rechutes, etc... Finalement, j’ai essayé le Zyban après avoir vu une pub dans la salle d’attente de mon toubib, ça doit faire trois ans. Un mois de traitement, mais je me suis arrêté de fumer définitivement dès le troisième jour... Ca a marché pour moi. Autant que je me souvienne, ça devait coûter environ 100 € en pharmacie, et uniquement sur ordonnance. Bon courage !


          • yasunari (---.---.129.150) 28 mars 2006 10:36

            Vous vous méfiez des psychotropes mais vous arrêtez de fumer à coup d’antidépresseurs......

            Pour votre info, le Zyban a tué + de monde que le shit... Suffit d’aller voir les études.


          • Gil (---.---.93.79) 28 mars 2006 10:51

            Visiblement, le dosage devait être tout à fait adapté car je suis toujours vivant !

            Question efficacité, je suis obligé de constater que ça a marché sur moi, contrairement aux patches et autres substituts nicotiniques (tablettes).


          • machinchose (---.---.129.40) 28 mars 2006 10:59

            personnellement j’ai arrêté de fumer du jour au landemain sans aide. il ne faut pas non plus, en effet, faire des généralités de son cas propre.


          • Gil (---.---.93.79) 28 mars 2006 11:12

            D’accord avec toi machinchose, mais ça marche pas pour tout le monde. Alors, à chacun de trouver la méthode qui lui permettra de se libèrer du fléau tabagique.


          • Michael (---.---.99.131) 28 mars 2006 14:32

            D’après l’Afssaps, il y a huit cas de décès avec en ligne de mire le zyban. Deux cas ont été écartés, deux sont douteux, et les 4 autres sont des morts subites inexpliquées. Alors je ne sais pas d’où vous tenez vos études, mais je serais curieux de les lire. Ensuite , même s’il s’avérait que 6 cas seraient dûs au zyban, sur les millions de prescriptions, c’est bien peu , face au décès du au cannabis ? que ce soit direct (suicide etc) ou indirect (accident de voiture). Vous balancez des informations fausses, dans l’unique but de servir votre avis sans même vous demander les conséquences que celà peut avoir. C’est à la limite de la diffamation, de la désinformation, étant donné que c’est un forum public, visible partout, et si GSK - GlaxoSmithKline, tombe sur votre message, vous pourriez avoir quelques ennuis.


          • Gil (---.---.93.79) 29 mars 2006 11:01

            Merci Mickaël pour vos précisions. Ce n’est pas en effet parce que certains sont shitophiles qu’ils peuvent se permettre de nous désinformer.

            Je dirais que le propos rapporté par Mr yasunari : « Pour votre info, le Zyban a tué + de monde que le shit... Suffit d’aller voir les études » est exactement du même tonneau que les assertions du genre « le shit est moins dangereux que le tabac »...

            Quand j’étais môme, certains prétendaient également des trucs du genre « on utilise que 10% de notre cerveau, la fumette nous ouvre aux 90% qui restent »... A quand un prix Nobel de fumette ?


          • W !ll (---.---.154.29) 27 mars 2006 15:15

            L’étude porte sur de la résine de canabis et non sur du chanvre indien :). L’état ne devrait-il pas produire de l’herbe pour sauver la jeunesse de son pays ?


            • Yasunari (---.---.129.150) 27 mars 2006 16:16

              Comme l’ont déjà remarqué certains, il serait interessant de voir de près le protocole du test (c’est le genre de contrôle qui a envoyé au panier les travaux du Pr Nahas...)

              Quant à découvrir aujourdhui que fumer est dangereux pour la santé, c’est parfaitement ridicule. On obtiendrait les mêmes résultats en poivrant les clopes aux herbes de provence...

              Reste à admettre que là où le cannabis est disponible et bon marché, il est presque aussi souvent mangé que fumé (afghanistan/pakistan), et que pour les non fumeurs, il est possible de fumer sans fumée (les vapeurs de THC sont libérées bien avant la combustion du reste), c’est juste une question de bricolage...

              Dernière remarque, il est rigolo de parler d’un problème de santé publique en prenant comme saloperie de référence le paquet de clopes vendu sous le contrôle de l’état qui vous veut du bien...


              • Gilles guiraud (---.---.152.10) 27 mars 2006 17:19

                Encore un article qui ne sert à rien mais merci aux commentateurs !

                Merci Monsieur Hertoghe de venir nous « moraliser » de la sorte ! Je pense que vos articles sont généralement bien plus nocifs que la fumette seul ou entre amis.

                Plutôt que de s’inquiéter de l’impact du cannabis sur la santé on devrait plutôt se pencher sur toutes les dérives psychologiques, psychiatriques qu’entraine notre belle société de divertissement ! Premier pays consommateur d’antidépresseurs dans le monde (ok c’est généralement remboursé) ! N’y a t il pas plus de raisons de s’inquiéter des causes qui en sont à l’origine plutôt que d’entendre les moralisateurs dans leur éternel refrain sur l’utilisation des drogues ?....

                Rendons grâce aux drogues avec lesquelles ont toujours fleurtés les grands artistes en vue d’atteindre d’autres états de conscience et de nous ramener de ces mondes, des merveilles qui souvent nous transportent !


                • Frederic Bailly Fred Bailly 27 mars 2006 18:08

                  Les clichés ont la vie dure. Et les études pseudo-scientifiquement-justifiées, non contradictoires ou non contre-expertisées aussi. Merci de cette éclairage qui n’empechera aucun fumeur de joint de s’en rouler un et de faire passer mais qui donnera bonne conscience aux (bien) penseurs...


                  • machinchose (---.---.129.40) 27 mars 2006 19:28

                    c’est quoi l’idée ?? je veux dire qu’est ce que cet article de 13 petites lignes est censé nous apporter sinon la démonstration de votre mépris pour tout ce qui est de près ou de loin proche de l’idée 68, des jeunes qui ne sont pas adhèrant de l’UNI et du club cathéchisme du coin ?

                    Une fois de plus vous ne parlez que de vous et de votre tentation réactionaire à travers une ’analyse" encore une fois assez creuse.


                    • Michael (---.---.132.2) 28 mars 2006 00:05

                      Bonsoir,

                      J’ai lu à la fois l’article et vos réactions. Médecin en fin de formation, je peux vous assurer que tout un tas d’études ne vont pas tarder à paraitre sur ces fameuses drogues dites douces. Si l’on sait déjà que le risque de cancer du poumon est bien supérieur à celui du tabac, on commence à peine à appréhender les effets sur le plan neurologique mais également sur un plan psychiatrique ! Je n’ai pas relevé le nom dee celui qui osait affirmer qu’il n’y avait aucune dépendance physiologique, on croit rêver. Le problème du fumeur , de tabac ou autres, et quand le champ de pensée de sa drogue, son avis, ses réactions, ses mécanismes réflexifs, sont biaisés, faussés. C’est pour celà qu’on trouve des pneumologues fumeurs malgré les patients qui meurent jour après jour devant leurs yeux... Quant à cet argument libertaire qui est évoqué, jusqu’où aller ? Si oui au canabis, pourquoi pas l’héroïne, la coke , le LSD, les amphets ... Quant aux conneries légales, ce n’est pas parce qu’on en a autorisé deux sur des motifs, entre autres économiques (même si il y a d’autres raisons) qu’il faut en rajouter d’autres. L’argument de santé publique a, je regrette, son poids. Est ce que les fumeurs, au nom de leurs sacrosaintes libertés, accepteraient de se voir supprimer leur protection sociale, pour assumer leur geste ? Assurément non, l’être humain a la fantastique capacité à vouloir vivre sans restriction individuelle tout en étant protégé collectivement. L’être humain, encore plus de nos jours, ne se sont concerné par rien, responsable de rien et n’assume rien. Par contre, il se fait une joie de tout remettre sur le dos de la société, source de tous ses maux, société dont il est le créateur...

                      La collectivité doit elle se rendre responsable de décès sous prétexte de liberté ? N’oublions pas non plus les conséquences tragiques de ces drogues douces sur les aptitudes de conduite automobile. Si légaliser les drogues c’est refaire passer à plus de 10 000 accidents mortels, la société doit elle s’en rendre responsable ?

                      Ne serait il pas plus juste de mettre les deniers publics au service de la recherche diagnostique et thérapeutique concernant les maladies qui frappent aveuglément et injustement les personnes, comme par exemple la mucoviscidoe ? Celui ou plutôt qui a la mucoviscidose n’a injustement pas de choix, il survit, il est en sursis. Il mourra. Le fumeur a, lui la chance, de pouvoir vivre, il a le choix. En fumant, non seulement, il ampute égoîstement sa propre vie, sans aucune considération pour ses proches, mais de surcroit indirectement et sans le savoir ou sans vouloir le savoir il ampute des dizaines d’années à des centaines des milliers d’autres personnes, parce que les deniers publiques auront servi au traitement des cancers du poumons, des infarctus, de l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs, des cancers ORL ( alcool), des cancers de vessie (dont on ne parle pas assez), des AVC etc etc... Sa liberté, le fumeur de drogue douce ou pas, ne voit que ça. Le reste , il y est totalement hermétique.


                      • (---.---.107.77) 28 mars 2006 00:16

                        c’est bien beau d’attaquer les droques douces quand on sait que les medecins sont les premiers à fumer et à se shooter.

                        D’ailleurs, je vous conseille la lecture de ce bouquin sur ce qui concernent les autres drogues encore plus dangereuses vendues par les labos :

                        La vérité sur les compagnies pharmaceutiques : comment nous trompent elles et comment les contrecarrer de MARCIA ANGELL, MD chez les éditions du mieux être.

                        Un peu facile de venir nous faire le savant sur les drogues dites douces, alors que ces mêmes labos qui vous dictent les ordonnances remplies de drogues dangereuses et pas efficaces à prescrire aux patients, sont les plus grands maqueraux de la planète.


                      • (---.---.99.131) 28 mars 2006 09:19

                        Vouloir faire accepter un chose en démontrant qu’il y a pire, c’est être vide de tout argument en ce qui concerne ladite chose. Mais quitte à aller dans le principe de l’absurde, je vous propose de ne jamais plus aller chez le médecin ou à la pharmacie, vous ne risquerez alors rien


                      • Gil (---.---.93.79) 28 mars 2006 11:09

                        Merci Mickael, excellent éclairage. A quand la parution des dites enquêtes ?

                        Quant à moi, je me demande si la généralisation de la fumette chez les publics adolescents et la permissivité de fait, n’est pas aussi pour l’état une façon de traiter la crise sociale. Pendant que les jeunes sont stones, l’expression de leur angoisse par rapport à l’avenir est diffèrée, et leur capacité de révolte amoindrie.

                        J’en veux pour indice un article récent qui précisait que parmi les causes des « incidents » de novembre, il y aurait eu... le manque de shit en banlieue, du fait des excellentes prises réalisées par les douaniers...


                      • Michael (---.---.99.131) 28 mars 2006 14:19

                        Pour les enquêtes sur le plan psychiatrique, les moteurs de recherche type google en sont déjà fleuris. Et les références scientifiques sont bonnes. L’augmentation des délires et de la schizophrénie commencent à peine à émerger, mais c’est dejà plutôt et malheureusement concluant !


                      • (---.---.237.168) 28 mars 2006 20:01

                        je vous METS AU DEFI de citer le paragraphe ou je dis qu’il est normal de fumer des drogues.


                      • RAMSAY (---.---.181.247) 28 mars 2006 07:56

                        Que le cannabis fasse inhaler plus de goudrons que le tabac, l’étude que citez le prouve sans conteste. Cependant, je ne pense pas que marginaliser une catégorie plutôt identifiée d’usagers (« les djeunes ») soit la démarche la plus constructive par rapport au problème global de la drogue dans notre société et à son insertion dans notre système économique.

                        Pour preuve la bienveillance de nos autorités par rapport à une toxicomanie tout à fait légale, sur prescriptions du corps médical, d’une rentabilité excellente pour les laboratoires qui commercialise ces produits : les psychotropes (calmants, tranquilisants, antidépresseurs, neuroleptiques, etc..). Ce problème est quantitativement plus important puisque notre pays se place depuis nombre d’années maintenant dans le peloton de tête de la consommation de tels produits.

                        La consommation de drogues joyeuse et festive des années 70 existe-t-elle encore ? Il est permis d’en douter..

                        Pour caricaturer, on peut opérer ainsi les regroupements suivants : les adeptes du cannabis sont des jeunes inquiets face à leur avenir, les alcooliques (plutôt en baisse) sont une séquelle de notre ancienne économie industrielle, les adeptes des tranquilisants se sont multipliés avec la tertiarisation de l’économie et la montée des phénomènes de stress au travail..

                        RAMSAY


                        • (---.---.99.131) 28 mars 2006 09:16

                          « Pour preuve la bienveillance de nos autorités par rapport à une toxicomanie tout à fait légale, sur prescriptions du corps médical, d’une rentabilité excellente pour les laboratoires qui commercialise ces produits : les psychotropes (calmants, tranquilisants, antidépresseurs, neuroleptiques, etc..). Ce problème est quantitativement plus important puisque notre pays se place depuis nombre d’années maintenant dans le peloton de tête de la consommation de tels produits. »

                          Depuis quand la famille des des psychotropes , antidépresseurs etc, donne le cancer ? (entre autres) ? Vous mélangez tout. Manifestement, ce débat va vite s’arrêter, vu son démarrage. En tous cas, que vous vouliez vous donner le cancer, c’est comme vous dites votre problème, mais merci de ne pas emmener d’autres personnes dans votre tombe, en faisant de la propagande. Vous n’êtes pas en face de la détresse des gens à qui on annonce la triste nouvelle, ni à sa famille. Et beaucoup disent regretter, je n’en ai pas vu beaucoup qui ont assumé leur choix d’avoir fumé après avoir défié pendant des années la maladie. Preuve en est, le nombre qui demandent si un sevrage est utile , ou qui se sevrent spontanément. Ben oui mais c’est trop tard pour la grande majorité d’entre eux.

                          Mon but n’étant pas de faire le savant, je n’ai strictement rien à faire d’étaler mon savoir. Mais apporter une contradiction à des propos pour la plupart faux et à la limite de la responsabilité, était, je pense, nécessaire.

                          Bonne journée.


                        • RAMSAY (---.---.181.247) 28 mars 2006 10:38

                          Message à Pxxx

                          A ce qu’il me semble, l’article n’était pas exclusivement focalisé sur le cancer mais sur la dangerosité des produits (il mentionne en fin la consommation d’alcool, dont le cancer n’est pas la conséquence principale) et l’addiction est un critère de la dangerosité d’un produit.

                          A travers le tabac et autres, vous mentionnez le risque social, étendu à d’autres que le seul consommateur (tabagisme passif), je vous signalerai alors que l’altération de la conduite automobile lors de la prise de certaines substance (dont les tranquilisants..) constitue un risque social.

                          Concernant « la bienveillance des autorités.. » je vous signale que, si la conduite en état d’ivresse est particulièrement surveillée sur nos routes par le ministère de l’Intérieur, la conduite sous l’effet de tranquilisants ne fait l’objet d’aucun contrôle..

                          Pourquoi ?

                          RAMSAY


                        • Gil (---.---.93.79) 28 mars 2006 11:25

                          Je vous rejoins Ramsay. Il est en effet souhaitable de ne pas focaliser sur le shit, mais d’inscrire la réflexion dans le champs plus large des substances psychotropes actives et leurs conséquences qui ont souvent de nombreux points communs.

                          Par exemple :

                          - Déssocialisation.
                          - Echec scolaire.
                          - Baisse de l’estime de soi.
                          - Dépression.
                          - Isolement.
                          - conduites dangereuses.
                          - Augmentation significative des TS.
                          - Augmentation significative des pathologies ORL, cancereuses, psychiatriques...
                          - Dépendance au produit.

                          Sans compter que tout cela ne règle en rien les causes individuelles de la conduite addictive.


                        • harakiri26 (---.---.240.76) 30 mars 2006 11:08

                          M. Hertoghe

                          J’ai suivi avec attention vos chroniques « Made in US » lors de l’élection du clown Bush. J’avais apprécié le ton ...

                          Par contre je reste perplexe sur cette « intervention » ... Un compte à régler ? Ce sujet mérite plus de 20 lignes ... C’était le taf demandé pour une rédaction au CM1 il y a une vingtaine d’année ...

                          Je suis sûr que vous pouvez faire mieux ...


                          • kevin (---.---.86.54) 10 avril 2006 12:22

                            Actuelement je suis en irlande ou il est interdit de fumer dans tout les lieux fermer pour dire on ne pe meme pas fumer dans l’appartement que l’ont loue, je trouve cela tres bien meme etant fumeur. Je vois pas pourquoi on devrais supporté le tabac des autres, je ne parle pas seulement de l’aspect santé mais une piece non ventillé saturé en fumé que ca soit clope ou joint c assez desagréable. mais aussi il y a un temps ou il faut arreter les stereotypes et décrier les fumeurs de joint a tout va c un manque de respect criant surtout que un bon nombre sont des consommateurs aguéri et il faut aider les autres a le devenir c pourquoi je dis oui au droit de planter de la beuh et de fumer un bon joint dehors en plein soleil( un des meilleurs plaisirs a mon gout).


                            • dany (---.---.51.224) 29 avril 2006 11:24

                              je trouve qu’on devrait arrêter la vie car le risque de mortalité dû à la vie est de 100%. Si les gens ne vivaient plus, ils ne mouraient plus....

                              Trop d’infos tue l’info, trop de peur tue la peur. Il ne s’agit pas de faire n’importe quoi mais arrêtons de rêver à l’immortalité. Nous devenons des extrêmistes de la pureté, de la jeunesse, de la santé et cela nous aveugle. Pendant que nous persecutons notre voisin parcequ’il fume une cigarette devant nous, les requins de la finance continuent de s’en mettre plein les poches sur le dos de l’humanité. Concernant le tabac, par exemple, il ne représente que 25% des causes probables de certains cancers, les 75 % restants sont dû à des phénomènes environnementaux divers et variés provoqués pour la plupart par l’homme.

                              ramenons les choses à leur juste mesure et essayons de ne pas trop s’ennuyer sur cette terre. Essayons aussi de ne pas devenir trop ennuyeux, moralisateur. Vous ne trouvez pas qu’on commence à se faire CH.. sur cette terre ??


                              • Loéï (---.---.139.146) 18 mai 2006 15:57

                                Tout ça, c’est finalement de la philo. Je propose ces sujets pour le bac :)

                                - Vaut-il mieux vivre le plus longtemps possible en faisant attention à tout (en se privant), ou vivre intensément en prenant des risques possiblement mortels ?

                                - Etre dépendant à quelque chose, est-ce contraire à la vie ?

                                En ce qui me concerne, je crois que vivre comme il faut, en suivant les recommandations de spécialistes, de lois, ou de préceptes, est le meilleur moyen de ne rien vivre d’intéressant. C’est vivre « dans une boite ».

                                J’ajoute cependant que quand on vit dans l’excès, il est important d’en assumer les risques et les conséquences. Notamment en recherchant une philosophie et une psychologie permettant de gérer ces situations, sa liberté, ses états...

                                Pour ceux qui craignent que cela ruine la sécu, je suis prêt à signer un contrat, comme quoi si je chope un crabe lié aux « excès », je me retirerais du système avant tout frais opératoire. D’ailleurs pas besoin de contrat, c’est comme ça que ça se passerait.

                                Mais ne perdons pas de vue que n’importe qui peut mourir n’importe quand, n’importe comment, et n’importe où...

                                Du coup, les excès on s’en fout...

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