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Accueil du site > Actualités > Santé > Le déficit d’attention avec ou sans hyperactivité, qu’est-ce (...)

Le déficit d’attention avec ou sans hyperactivité, qu’est-ce que c’est ?

Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), les causes et symptômes. Vous trouverez de plus amples renseignements à ce sujet dans cet article.

On entend souvent parler du déficit d’attention avec ou sans hyperactivité chez l’enfant, mais qu’en est-il vraiment ?

Il faut tout d’abord comprendre qu’il ne sagit pas d’une maladie mais bien d’un trouble d’origine neurologique. Dans la majorité des cas, ce trouble est héréditaire et affecte plus souvent les garçons que les filles. Le problème se situe au niveau du cerveau, dû à un manque de maturité, les neurotransmetteurs ne font pas bien leur travail.

Différents symptômes peuvent être remarqués et nous mettre la puce à l’oreille en tant que parent, éducateur ou professeur pour nous amener à penser qu’un enfant puisse souffrir de ce trouble.

On retrouve l’inatention, qui peut se caractériser par une diffilculté à garder son attention soutenue pour quelque chose, à ne pas prêter attention à certains détails, ne pas écouter la personne qui lui parle, difficulté à écouter ou respecter une consigne, oublier ou perdre des objets qui lui appartienne... L’enfant aura aussi de la difficulté à s’organiser dans la vie de tous les jours, aura tendance à ne pas vouloir faire certaines choses qui lui demande un effort mental et se laissera distraire très facilement par n’importe quel stimuli qui l’entoure.

On retrouve ensuite l’hyperactivité. On remarque chez l’enfant qu’il a de la difficulté à rester tranquille sur sa chaise, il a bien souvent les pieds ou les mains qui bougent et il semble toujours avoir besoin de se lever pour la moindre chose. L’enfant montre souvent des signes d’impatience, les choses ne vont pas assez vite pour lui et on le retrouve souvent à grimper ou courir lorsque ce n’est pas le temps. C’est aussi un enfant qui parle souvent trop.

On retrouve également le côté impulsivité dans ce trouble. Il se caractérise par une difficulté à attendre son tour, interrompre la personne qui lui parle sans vraiment s’en rendre compte et répond souvent à une question avant même qu’elle ne soit terminée d’être posée.

Il est à noter que ce n’est pas parce qu’un enfant démontre un ou des signes mentionnés plus haut qu’il a absolument un déficit d’attention ou de l’hyperactivité ! Ce sont seulement des éléments de pistes qui peuvent nous amener à penser que cela soit possible et nous pousser à consulter pour un avis professionnel. Seul un médecin ou un pédiatre saura faire les autres tests nécessaires et fournir un diagnostic.

Différentes solutions s’offrent aux parents et à l’enfant pour l’aider dans la vie de tous les jours, pour apprendre à vivre avec ce trouble, dont la médication, de l’organisation et la thérapie. Ce n’est pas toujours simple, mais d’en parler et d’aller chercher de l’aide est la meilleure solution !


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30 réactions à cet article    


  • Aspiral Aspiral 7 août 2007 13:45

    La médecine moderne n’a jamais cessé de s’approprier toutes les souffrances humaines en les qualifiant de « maladies », la rentabilité du commerce étant proportionnelle au besoin des parents de se déculpabiliser. La psychologie moderne en sait autant sur la vie que ce que les médecins de Molière savaient sur la santé ! Que d’abus de pouvoir : jusqu’à quand laissera-t-on ces pseudo-savants détourner de leurs devoirs les parents d’enfants mal éduqués, tout simplement !


    • aurelien 7 août 2007 14:07

      Merci pour ces informations.

      Mais le TDAH est-il un symptôme ou un trouble ? Et la médication est-elle toujours une solution et pour tous ?

      Considérer tous les comportements comme des déviances, cela est-il aussi une solution dans l’accompagnement des enfants ?

      Les troubles ne varient-ils pas en intensité et en forme chez chaque individu ?

      Et enfin, une non capactié d’adaptation d’un enfant révèle-t-il l’existence d’un trouble ou alors le possible échec de sa prise en charge, que ce soit le milieu scoalire ou autre. Le milieu scolaire est-il exempte de « troubles » lui-même dans son organisation et ses objectifs ?

      Selon wikipédia, le diagnostic du TADH est controversé :

      Le diagnostic est très controversé et contesté par nombre de cliniciens, il repose soit sur une approche purement comportementale ou éventuellement cognitivo-comportementale, soit sur des recherches en neuro-imageries pour le moment pas très convaincantes. C’est devenu une entité psychopathologique récemment et qui en dit plus sur l’histoire de la médicalisation de certaines conduites que sur une réalité tangible. La seul point qui constitue un argument, c’est l’efficacité des traitements médicamenteux. Fonder un psycholpathologie sur cette seule assise n’est pas suffisant à long terme.


      • Krokodilo Krokodilo 7 août 2007 15:45

        Une remarque sur le début : « Il faut tout d’abord comprendre qu’il ne sagit pas d’une maladie mais bien d’un trouble d’origine neurologique. Dans la majorité des cas, ce trouble est héréditaire et affecte plus souvent les garçons que les filles. »

        Un trouble neurologique héréditaire est lui aussi une maladie.

        Il faudrait d’abord commencer par un chapitre rappelant que l’existence même de cette entité clinique est contestée. Et ce ne sont pas les médecins, ou pas seulement, qui poussent à créer toujours plus de concepts de maladies et à médicaliser de nombreux aspects de la vie de façon discutable (l’impuissance rebaptisée dysérection, l’anorgasmie chez la femme, la cellule psychologique sur toutes les catastrophes, la fibromyalgie toujours discutée et sans critères diagnostiques clairs, etc.)mais les laboratoires pharmaceutiques, et tous les moyens de pression qu’ils soutiennent financièrement comme certaines associations de patients.

        Que la médecine ne sache pas tout, c’est une évidence, mais un peu de méfiance et de recul ne fait pas de mal, sinon on va se retrouver comme les USA avec des centaines de milliers d’enfants sous Rita-machin (pas de pub !)


        • CHTOUNGA CHTOUNGA 7 août 2007 16:18

          Foutaise !

          Tous les symptomes décrits peuvent être d’ordre purement psychologique sans qu’il y ait la moindre altération cérébrale génétique.

          C’est dangereux de croire à ce genre de connerie. On en a interné et foutu des vies en l’air avec moins que ça.

          Internez-moi cet auteur, il est dangereux pour lui-même et pour autrui.


          • François-Régis 7 août 2007 16:20

            Vous parlez ici des enfants. Mais ces symptômes, chez un adulte, doivent-ils amener à la même conclusion, à savoir un « trouble neurologique » (ou une maladie, qu’importe).

            Dédramatisons toutefois : ces symptômes ont beau paraître gênants, en quoi empêchent-ils de vivre (et donc la médication est-elle nécessaire, ou est-ce seulement l’une des voies ; quelles sont les autres voies possible pour améliorer son pouvoir de concentration) ?

            J’ai ce type de « comportement » (déviants ???) depuis toujours. J’ai aujourd’hui 27 ans, un parcours scolaire plus que satisfaisant, et un métier passionnant. Je suis peut-être moins efficace que certains de mes collègues ou amis, de par ce problème de concentration, mais il ne m’a pas empêché d’arriver là où j’en suis aujourd’hui... sans aucun traitement !


            • Mango Mango 7 août 2007 16:54

              Effectivement, ce type de trouble ne devient pathologique que s’il constitue un handicap, dans le cadre d’apprentissages par exemple (c’est ma partie- je suis enseignante spé et travaille avec des éducs spés).

              Tant que vous avez réussi à apprendre ce qu’il vous fallait pour travailler et mener une vie épanouie et autonome, je ne vois pas pourquoi on vous reprocherait de ne pas pouvoir rester concentré 3 heures sur de la dentelle à l’aiguille ou sur le prime de la starac (ce qui serait plutôt même une qualité !).


            • Mango Mango 7 août 2007 17:12

              Ce qui me gêne un peu dans l’article, c’est, comme l’ont écrit d’autres intervenants, la médicalisation à outrance sur fond de « scientisme » ambiant.

              Que ces troubles puissent être handicapants, qu’il puisse y avoir une part neurologique à leur origine, soit.

              Mais il me semble que nous sommes aujourd’hui bien trop prompts à chercher des solutions radicales qui ne gênent personne (c’est la faute à la génétique) et qui en enrichissent certains, comme les labos pharmaceutiques.

              C’est pas culpabilisant, et ça rapporte : c’est bien dans l’air du temps.

              Or, j’enseigne dans un établissement spécialisé où tous les enfants accueillis ont pour point commun de partager ce type troubles. Si certains sont parfois médicalisés, le plus souvent à leur demande (!) tant ils souffrent de l’image négative d’eux même que leur renvoient les autres, il suffit le plus souvent que ces enfants soient rassurés, sécurisés par un cadre et des adultes cohérents, pris en charge par des professionnels (rééducateurs, éducateurs, enseignants spé) qui leur redonnent confiance pour que les troubles s’atténuent ou disparaissent complètement.

              Bien sûr, ça prend plus de temps (deux ans en moyenne), d’énergie, de moyens humains et matériels que d’administrer une cuillérée de sirop ou 3 comprimés, mais ça fait au moins des adultes qui sauront que la solution est en eux -mêmes, parfois avec l’aide des autres, et pas dans des petites pilules miracle, ou pire, dans la bouteille d’alcool, la pipe de crack ou la seringue...


              • Rigoline 7 août 2007 19:44

                J’ai écrit cet article seulement à titre informatif pour ceux qui désire savoir ce qu’est le TDAH... je ne prétend pas avoir la science infuse, que la médecine à raison ou non, ou que la médication est la solution miracle... J’ai un enfant souffrant de déficit d’attention, je n’était pas vraiment pour la médication mais dans son cas à lui, ça fonctionne bien et il réussit mieux à l’école. De nombreux débats pourrait être fait à ce sujet et personne ne sera jamais d’accord, alors bonne journée quand même et merci à tout ceux qui ont bien ou moins bien réagi à mon article !!!


              • Mango Mango 7 août 2007 21:48

                Chère -presque- collègue,

                excuse mon outrecuidance, mais vraiment, je crois qu’avant d’accepter, suite à je ne sais quel diagnostic, que ton enfant soit victime de tel ou tel syndrome d’origine « génétique » et de le médicaliser, il serait judicieux, dans la mesure de tes moyens (famille, amis, institution...) de le changer radicalement d’environnement pendant un temps. Ce serait un bon moyen pour toi de souffler, car ces enfants sont épuisants, et pour lui de faire « ses preuves » dans un environnement neutre en expérimentant d’autres façons d’être que le petit « zappeur » de service, qui sert à ???? Qui sert à quoi chez toi ? Forcément à qqchose. Un enfant n’est jamais « hors normes » sans une bonne raison : il aimerait tellement être comme les autres !

                Et si, après avoir tout tenté et remis en question, c’est toujours pareil, alors oui, c’est peut-être neurologique, génétique, héréditaire... Mais pas avant !

                Cordialement


              • Aspiral Aspiral 7 août 2007 22:30

                Pour moi, c’est la culpabilisation généralisée qui rend et les parents et les enfants déboussolés. LA médicalisation du problème n’aboutit qu’à le postposer et l’aggraver. On commence à avoir de recul par rapport à ce que deviennent les anciens enfants médicalisés ; rien de bon. Avoir « besoin » d’être aimé de ses enfants, tout négocier dès le plus jeune âge avec eux, sous prétexte d’amour dont on confond le sens à l’endroit et à l’envers est sans doute à l’origine de tous ces enfants incapables de respecter des structures quelles qu’elles soient. La culpabilisation est un cancer mental et social. Trop de libertés nuit à la liberté.


              • pyro 8 août 2007 06:46

                Rigoline = Ritaline ?


              • laurent51 7 août 2007 22:32

                Pour travailler dans un hôpital qui gère beaucoup d’enfants souffrant de troubles de l’attention, il faut remettre les choses au point :
                - la plupart des « déficits d’attention », ou étiquettés comme tel, sont soit des enfants un peu plus remuants, soit des enfants dont les parents ont des difficultés éducationnelles. Les vrais cas de THADA sont rares.

                Le médicament n’est pas la panacée, ni le remède miracle. Les règles d’attribution de la Ritaline (le médicament prescrit dans ce cas) sont chez nous très strictes. Le médicament n’est le plus souvent d’ailleurs pas prescrit au cours de la consultation initiale.

                Dans notre service par exemple, plus des 3/4 des patients venant consulter pour « troubles de l’attention » ressortiront sans traitement. Il seront soit rassurés sur la banalité du comportement un peu actif de leur enfant, mais qui reste dans les normes, soit en cas de difficultés parentales importantes, ils seront orientés vers des services d’aides psychologiques ou éducatifs. Il ne faut pas confondre donc THADA et opposition, ou enfant un peu remuant par exemple.

                Pour les autres, le neurologue qui fait la consultation aura pu trouver quelques petits signes dans l’examen (au niveau neuro, de l’attention, de l’impulsivité) qui l’amèneront à se poser alors la question de troubles de l’attention. Pour ces enfants là, sera prescrit un bilan neuropsychologique. L’enfant passera toute une batterie de tests intellectuels et tests d’attention spécifiques à l’enfant. Ce n’est que si ce bilan montre des troubles cognitifs bien spécifiques que l’on pourra alors conclure à des troubles de l’attention. Seul le bilan neuropsychologique permet de poser strictement le diagnostic en montrant objectivement que l’attention est problématique. (et pas seulement sur l’avis ou l’impression des adultes qui s’occupent de l’enfant)

                A ce moment là, le médecin sera d’abord amener à proposer des prises en charges de réeducation : psychomotricité pour controler l’impulsivité motrice par ex., rééducations cognitives pour l’attention. Tout un travail est fait avec l’école également pour pouvoir adapter les exigences : par ex., découper les devoirs en petits modules nécessitant moins de vigilance soutenue, mettre l’enfant devant l’enseignant pour repérer les moments où « il est ailleurs »... On propose aussi facilement un soutien psychologique à l’enfant car le THADA le singularise de ses camarades, l’expose à des critiques de la part des adultes, ce qui n’est pas facile à vivre. L’enfant peut se sentir « nul », « différent », « incapable », alors même que ses capacités intellectuelles globales sont bonnes.

                Associé à cela, et seulement en dernière attention, le médicament est proposé mais SEULEMENT en cas de difficultés scolaires non résorbables, liées au déficit attentionnel. Le médicament ne sera prescrit alors que les jours d’école. Le but étant de permettre de poursuivre une scolarité satisfaisante pour l’enfant malgré des troubles d’attention sévères. Le traitement n’est pas donné le WE, ni les vacances : il comporte des effets secondaires non négligeables, et il n’y a donc pas lieu de le proposer hors période scolaire, où le déficit attentionnel et l’hyperactivité devront être géré par la famille. C’est que les rééducations et aides permettront à la famille et l’enfant de gérer les difficultés.

                Le traitement est ensuite régulièrement réévalué par le médecin. Si on ne note pas de bénéfices nets au niveau attentionnel, il est arrêté. Il faudra alors se reposer la question du diagnostic. On attend des rééducations mise en place à coté une amélioration qui permettra ensuite de se passer de traitement. De même, plus l’enfant grandit, et notamment à l’adolescence, plus les troubles ont tendance à s’atténuer.

                Voici donc une petite mise au point pour dire que le traitement ne doit jamais se substituer au rôle éducationnel que doivent tenir les parents. Qu’il ne doit pas être mis en place pour n’importe quel enfant un peu remuant qui pose problème aux adultes. Et que le traitement ne résout rien à lui seul mais doit toujours être accompagné de mesures d’aides. Le traitement n’est qu’une béquille en attendant la résorption des troubles, pour permettre de mener à bien la scolarité.


                • pyro 8 août 2007 06:52

                  effectivement, comme la Ritaline est une amphétamine, on peut dire que le gain en attention et en concentration relève de la psychose amphétaminique.

                  Ca, c’est un saut en qualité ! ( Foutus labos pharmaceutiques )


                • Aspiral Aspiral 8 août 2007 07:03

                  Tous les raisonnements les plus avisés, les plus établis scientifiquement ne seront que des abus de pouvoir, car les bases d’observations sur lesquels ils reposent sont comme du sable. N’oubliez jamais que les gens ne vous disent que ce qu’ils veulent bien, ce qu’ils croient devoir dire pour vous « plaire », parfois avec la meilleure foi du monde. Il y a dans cette prise en charge des enfants mal élevés une complicité dramatique qui transforme tout toucement notre belle civilisation en camp de concentration mental par la dépossession soft de tout pourvoir individuel de changement par Big Mother. Avec sa complicité, on abrutit la population sous prétexte de soins. Seuls les « patients » en font les frais ! En effet, grâce à cette invention, les parents se déculapbilisent et puis se déresponsabilisent, les médecins qui, on le sait ne sont pas vénaux, s’en font une apparence de compétence de « sauveurs » « savants » sachant", et les faiseurs d’argent, les firmes commerciales et les gouvernements se frottent les mains. Cette apparition historiquement récente des enfants dit ADHD est une forme déguisée de plus de pédophilie : ces enfants sont pris en otage des « besoins » de tous les intervenants. Comment faisaient nos ancêtres pour éduquer les enfants et gérer les différentes potentialités des individus dans une relative harmonie sociale, sans les maquer ?


                • Aspiral Aspiral 10 août 2007 08:23

                  Chère madame, votre honnêteté me touche, mais votre raisonnement aussi. Il ne s’agit pas de contester la réalité observable et de votre enfant et de la société que je compare à un camp de concentration mental. Il s’agit de se mettre d’accord sur le fait qu’un mode de pensée qui a généré un problème ne peut pas être celui qui va le résoudre (Einstein). Bien sûr les médecins sont là pour travailler sur le terrain à la moins mauvaise solution à votre problème. Ce que je conteste c’est de rendre la population passive en qualifiant de « maladie » un comportement, quel qu’il soit. Je pense que le cas de votre enfant n’est que la partie émergée d’une décadence de la pensée collective qui tourne parfois au délire sur des sujets comme l’amour ou le bonheur. Tous les enfants de cette civilisation tournent plus ou moins mal. Demandez aux vielles institutrices ce qu’elles pensent de l’évolution ou de l’involution du comportement et de l’attention des enfants en classe. En attendant la révolution, il faut faire ce qu’on peut pour « aimer », c’est-à-dire faire ce qui est « bon pour » : et je conteste de toutes mes forces que les médecins aient quoi que ce soit à dire de plus intelligent que les gens de terrain. Pour le reste, chaque civilisation a ses croyances et ses paris. Il faudra bien que tôt ou tard, la nôtre fasse son bilan, désastreux, et se demande où elle s’est trompée de mode d’emploi, sans pour autant culpabiliser qui que ce soit,au nom du droit à l’essai et à l’erreur. Mais cela tout en imposant à chacun d’assumer ses responsabilités par rapport à sa part contributive. Je pense que les médecins qui n’en savent pas plus en psychologie que les médecins de Molière ont une lourde responsabilité dans votre malheur et celle de votre fils, en ayant profité de leur savoir pour vous priver du vôtre.


                • valentin1979 10 août 2007 10:29

                  Très bon commentaire d’Aspiral.

                  Je vais dans son sens, notamment pour les sociétés qui doivent un jour se remettre en question (la voie sur laquelle nous nous engageons est-elle la bonne ? Fait-elle du bien aux citoyens, ou davantage de mal ?).

                  J’accorde une certaine méfiance envers la médecine occidentale ; regardons l’éthymologie : une maladie est quelque chose qu’on a du « mal à dire ». Je me base sur cette origine pour, sans nier l’apport des vaccins et de certains médicaments, souligner le fait qu’il faut parfois prendre le temps d’accorder de l’attention et de discuter avec une personne « malade » pour la soulager un tant soit peu. Malheureusement on accorde envers les humains trop peu de temps en y mettant beaucoup d’attention, alors que l’on fait peu de cas pour accorder cette ressource d’ô combien de valeur vers des émissions de télé, de la musique, des films.

                  Ce sont en partie les fardeaux que l’on traine, en partie le stress, qui se stockent dans notre corps et qui rendent les parties de nos corps plus vulnérables car moins actives au niveau immunitaire. On stocke cette énergie négative dans notre corps au lieu de s’en débarrasser par les paroles, parfois des rires ou des larmes, des cris, par le souffle (méditation notamment, sport, ballade), ou par une activité expressive (expl : faire des dessins en laissant glisser son crayon, en laissant sa créativité s’exprimer et en accordant toute son attention, sans faire entrer en jeu la volonté). Pour moi il faut d’abord travailler sur ce terrain-là avant de gober des médicaments. Il faut que la souffrance SORTE du corps, et non pas nécessairement faire entrer dans le corps une autre substance.

                  Crie, pleure, ris, expulse, exprime ton mal. Tel pourrait etre ma devise.

                  Cordialement.


                • Aspiral Aspiral 10 août 2007 16:22

                  Je passe moi aussi mon temps à crier sur tous les tons : par les temps qui courrent « il vaut mieux être délinquant que malade ; commettre des péchés que de se laisser tyranniser par toutes les formes de culpabilisation ». A bon entendeur, salut !


                • Rigoline 11 août 2007 15:32

                  Très bon commentaire ! Merci ! Je prend note de tous trucs et conseils ! Pour l’instant je suis dans une situation spéciale (je suis confiné dans une petite roulotte de camping jusuq’a la fin du mois pour cause de construction de maison...alors c’est sur que ce n’est pas facile !) mais des le retour à la normale j’ai plein de chose que je mettre en oeuvre et en pratique pour aider la vie de toute ma petite famille ! Merci encore !


                • yapaka 9 août 2007 11:25

                  Sujet oh combien glissant, surtout quand les éducateurs ou les enseignants quittent leur rôle et deviennent prescripteurs... Oui, cela se voit parfois. Pierre Delion, pédopsychiatre, a rédigé un petit livre de 64 pages qui fait le point sur la question : « L’enfant hyperactif ». Il est également possible de le télécharger gratuitement à l’adresse suivante http://www.yapaka.be/index.php?node_id=394


                  • Rigoline 11 août 2007 15:15

                    Merci pour la suggestion de livre et oui effectivement c’est un sujet très glissant...


                  • Annie 9 août 2007 19:07

                    Je ne sais pas si je suis la seule à avoir un enfant qui souffre d’un déficit de l’attention. Je ne veux pas raconter mon histoire, ou plutôt la sienne trop longue. Des commentaires comme ceux-ci j’en entends depuis 7 ans. Le diagnostic, ou du moins la suspicion de déficit de l’attention et d’hyperactivité, a été pour nous un miracle. Non pas que nous avions des problèmes avec mon fils ; il était et est toujours superdoué, gentil, attentionné, mais oui très rémuant, ce qui n’a jamais été un problème pour nous. La description de l’auteur est tout à fait correcte. Le problème est que les enfants ne vivent pas dans un vase clos sous la constante protection de leurs parents. Ils sont exposés à la férocité souvent inconsciente des autres enfants, au jugement de leurs parents. Mon fils Julian a fait une dépression sérieuse à cause du « bullying » c’est le terme employé en Angleterre pour décrire les abus physiques et moraux dont les enfants sont victimes à l’école et à l’extérieur qui ne se « conforment » pas. Il n’est pas sous ritaline qui ne lui convenait pas, mais sous immipramine qui est un anti-dépresseur. Il rentre à l’université en septembre, et a pu grâce à ce médicament continuer ces études et mener une vie normale. Me remettrai-je en question en me demandant si j’ai été une bonne mère ? Je crois que toute mère se pose ces questions, mais j’ai élevé mes enfants sans travailler, parce que c’est mon choix, et en les laissant vivre leur vie d’enfant au maximum. Alors en toute honnêteté et conscience, oui le déficit de l’attention existe.


                    • Rigoline 11 août 2007 15:23

                      Merci pour ce commentaire ! Je ne pensais pas en écrivant cet article susciter autant de réactions et commentaires... en tant que mère avec un enfant présentant un déficit d’attention, de l’impulsivité et un peu d’hyperactivité je me suis remise en question avec toutes ces réponses autant positives que négatives...suis-je une bonne mère, ai-je fait un mauvais choix ? car de lire que ces enfants ne sont en fait que mal élevés et mal éduqués, ça fait mal à un coeur de maman quand tu sais que tu fait tous les efforts du monde pour cheminer dans la vie avec un enfant comme ça... ! Merci à ceux qui comprennent !!!


                    • Suldhrun LOL 5 juin 2009 13:39

                      Cette sorte du mala dit , n est q une défi science , de l intention affective des parents , tous occupés a leur consommation de loisirs , ou bien ,a la recherche angoissante, des thunes !!!


                      • Suldhrun LOL 5 juin 2009 13:44

                        Bref , l angoisse du futur !


                      • Suldhrun LOL 5 juin 2009 13:46

                        Pour les parents et les enfants , bien sur .


                      • Suldhrun LOL 5 juin 2009 14:05

                        Ceci dit vous etes de 2007


                        • civis1 civis1 5 juin 2009 15:17

                          Rigoline a-t-elle préféré la Rétaline ou autre « substance psycho-active » ?

                          Si Rigoline a écrit un article informatif sans avoir, dit-elle « la science infuse ». Elle nous tient donc informée de son choix d’avoir mis son enfant sous « traitement » une de ces substances que les laboratoires, ont appelé « médicaments » pour mieux pouvoir vendre les molécules découvertes dans le rayon de la pharmacopée, sinon on ne voit pas bien qui en consommerait.
                           Autrement dit n’ayant pas la science infuse elle a suivie les conseils de ceux qui l’auraient.

                          Il faut quand même attirer l’attention de Rigoline et lui appeler ici que ces substances, avant d’être des médicaments pour une vertu thérapeutique qu’ils auraient, ce sont avant tout des substances psycho actives comme le sont toutes sortes d’autres substances dont les drogues prohibées par la législation pour les effets dévastateurs que l’ont connaît.
                          Les symptômes décrits se manifestent surtout au niveau comportemental et en déduire aussi facilement des causalités neurologique ou génétique est une extrapolation qui demande encore à être démontrée. Les troubles comportementaux comme l’instabilité (le fait de bouger sans arrêt) crée très tôt des troubles fonctionnels de l’attention et une fatigabilité plus grande.
                          Les difficultés d’apprentissage qui en découlent ne sont que des troubles associés. L’origine des tensions étant psychologique l’enfant tente de réduire ces tensions internes par des décharges motrices et une labilité de l’attention qui le détourne des objets sur lesquels se fixe son anxiété.

                           L’hypothèse d’un déséquilibre neurologique qu’il faudrait traiter d’une manière pharmacologique peut-être grave de conséquences pour les enfants.

                          L’argument d’un effet pharmacologique réducteur de l’anxiété et bénéfique aux niveau des apprentissage n’est pas recevable face aux effets au long cours que ces substances auront sur l’enfant. La thérapeutique la mieux adaptée et sans effets secondaires est celle d’une prise en charge psycho-éducative par un bon professionnel spécialiste de ces problèmes.

                          Travailler à une hypothèse relationnelle des troubles et une remédiation à partir du langage ne présente par contre aucun danger. Elle n’a comme obstacle que la résistance des adultes-parents ayant l’enfant en responsabilité Elle trouve son origine dans cette culpabilité inconsciente à l’égard de l’enfant dont ils ne voudraient rien savoir.
                          Un vrai professionnel de la psychologie se donnera pour but de désamorcer cette culpabilité pour que puisse advenir une réflexion sur les choix éducatifs et les modalités relationnelles au sein de la famille.
                           
                          Cet article devrait être l’occasion de pointer du doigt les dangers que fait courir aux enfants cette approche non adaptée de la problématique.

                          J’espère que rigoline n’aura pas à se repentir de s’y être laissée entraîner. Je lui conseille d’are-d’are d’aller prendre l’avis d’un psychologue de l’éducation ou d’aller consulter dans un CMPP (Centre Médico-psycho-Pédagogique) où elle pourra trouver des personnes de bon conseil.


                          • Rigoline 5 juin 2009 15:30

                            Ouf ! Je ne croyais pas qu’après près de deux ans il y aurait encore tant de réactions !!! Bref, l’article ne suggère pas de se référer automatiquement à la médication, c’est une des solutions possible. Et si j’ai fait le choix de recourir à la médication, ça me regarde ! Je ne dis pas que c’est nécessairement la bonne solution et qu’il n’y a pas d’autres alternatives ou d’effets quelqconques sur les enfants, mais pour l’instant cela nous convient et tout lew monde se porte bien ! Merci !
                            Rigoline


                            • civis1 civis1 5 juin 2009 16:59

                              la question est remise sur le tapis par un article de ce jour .
                              DEUX ANS effectivement ! Je constate que votre assurance n’étant pas entamée il y a bien peu de chance que la solution soft qui s’attaquerait à l’origine de la problématique ait quelque chance d’aider l’enfant dont vous avez pour l’heure la responsabilité.C’est aussi plus facile de faire ingurgiter des pillules à un enfant que de prendre le temps de faire un travail sur soi dans un cadre familial


                              • Rigoline 5 juin 2009 17:11

                                La seule chose que je trouve malheureuse dans des cas comme cela, c’est de voir que l’on ne se connaît pas et que vous êtes tout de même en mesure de porter un jugement sur ma situation familiale ... !!! Mais bon ! Je n’y peut rien ! Mais selon vos recommandations, je vais de ce pas consulter, de toute façon il semble que j’en ait besoin, je suis une si mauvaise mère !

                                Au plaisir !
                                Rigoline

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