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Accueil du site > Actualités > Santé > Le Diabète de Type 1 : une maladie auto-immune en perpétuelle (...)

Le Diabète de Type 1 : une maladie auto-immune en perpétuelle progression

Le diabète comporte deux formes : le diabète de type 2, dit gras ou de la maturité, le plus fréquent, et le diabète de type I (précédemment connu sous le nom de diabète juvénile ou insulino-dépendant). Le diabète de type 1 provient de la destruction par notre système immunitaire de cellules du pancréas qui produisent l’insuline. Cette hormone permet aux cellules de l’organisme de transformer le glucose en énergie et de réguler la quantité de sucre dans le sang. Pour remédier à cette destruction, il n'y a alors qu'une solution : les injections d'insuline à vie. La journée mondiale du diabète, le 14 novembre 2016, est l’occasion de faire le point sur cette pathologie.

 La progression alarmante du diabète de type 1

Actuellement, il y a plus de 350 millions de diabétiques dans le monde, 3,5 millions en France et plus de 2 millions au Maroc.

Il est bien connu que l’augmentation de l’obésité a entrainé celle du nombre de personnes atteintes du diabète de type 2. 

Ce que l’on sait moins, c’est que le diabète de type 1 (DTI) concerne entre 10 et 15 % des malades et progresse partout dans le monde avec un taux annuel de plus de 3%. Dans certains pays comme la Finlande (pays le plus touché au monde avec un taux de prévalence de 64/100 000 personnes), on s’attend à un doublement du nombre de ces diabètes dans les 15 ans (1). De plus, de plus en plus d’enfants en bas âge en sont frappés, alors que traditionnellement ce type, qui touche presque exclusivement les enfants et les adolescents, se manifestait en général entre 10 et 14 ans. Lors de la pose du diagnostic en France, on dénombre maintenant une proportion de 25 % d’enfants entre 0 et 4 ans, contre environ 30 % entre 5 et 9 ans et près de 40 % entre 10 et 14 ans (2).

C’est un défi considérable pour les jeunes et leurs familles comme pour les médecins quand on sait que ces « nouveaux » malades auront une durée de vie plus longue avec la maladie et ses conséquences inéluctables. Les complications consistent en une atteinte des petits vaisseaux sanguins (microangiopathies) en particulier de l’œil et du rein, à l’origine d’une rétinopathie et d’une néphropathie qui surviennent chez respectivement 95% et 30% des sujets atteints au bout de 15 ans d’évolution de la maladie. Les gros vaisseaux sont également touchés et à l’origine de pathologies cardiovasculaires. L’atteinte des nerfs entraîne des neuropathies (dégradations des nerfs) dans 50 % des cas après 25 ans d’évolution, sous forme notamment de pertes de sensibilité, surtout au niveau des pieds, diarrhées, hypotension orthostatiques… De plus, certains verront leur sort aggravé par l’apparition d’autres maladies auto-immunes dans 15 % des cas, comme la maladie cœliaque (intolérance au gluten), pathologie la plus fréquemment associée, de par un terrain génétique identique.

La communauté médicale ne cesse de s’interroger sur la progression de cette pathologie. On sait qu’elle est due à une interaction entre différents facteurs génétiques et environnementaux, plusieurs d’entre eux se combinant pour déclencher la maladie. On se demande aussi si ces facteurs n’exercent pas leur influence durant la grossesse, puisque de plus en plus d’enfants en bas âge sont atteints. 

Une prédisposition génétique à cette maladie

Il existe une certaine prédisposition génétique à sa survenue. Le risque familial d’en être touché est par exemple de 30 % quand les deux parents sont déjà atteints et de 50 % pour les vrais jumeaux.

Cette prédisposition dépend notamment de notre complexe majeur d’histocompatibilité (CMH) : notre carte d’identité biologique et pierre angulaire du système immunitaire. Le CMH encore appelé système HLA (Human leukocyte Antigen) est le principal marqueur du soi. C’est un groupe de molécules constituant l’identité biologique d’un individu, une sorte de code-barres situé à la surface des cellules. Chaque cellule (sauf les globules rouges) renferme entre cinq cent mille et un million de molécules de ce complexe dont elle expose à l’extérieur de sa membrane son contenu pour qu’il soit reconnu par les cellules immunitaires comme appartenant au « soi » ou au « non-soi ». Or, on sait que certains de ces éléments retrouvés dans une partie des populations, en particulier différents haplotypes HLA (DR3, DR4, DQ2, DQ 8…), augmentent la probabilité d’un déclenchement de réactions immunitaires provoquant un dysfonctionnement progressif de la sécrétion d’insuline. 

La pollution facteur de risque 

La prédisposition à la maladie n’explique pas à elle seule cette « épidémie ». Plus de 100 000 produits chimiques industriels accompagnent notre vie quotidienne, présents dans l’alimentation, l’eau, l’air, le sol ou à l’intérieur de nos maisons : pesticides, nitrates, métaux lourds, particules fines et dioxyde d’azote dégagés par les automobiles…Or, certains de ces produits sont considérés comme des facteurs de risque dans le développement des maladies auto-immunes (comme le diabète de type1), endocriniennes, allergiques ainsi que des cancers.

Une cause infectieuse

Des agents infectieux pourraient en être la cause : des bactéries, les streptomyces, présents dans les tubercules de plantes comme la pomme de terre, exercent ainsi une toxicité à l’encontre des cellules productrices d’insuline dans le pancréas (3). Une étude scientifique en 2008 a montré une relation entre la consommation de pommes de terre pendant la grossesse et un développement de réactions contre ces cellules, augmentant ainsi le risque d’être atteint de ce type de diabète (4). 

Un excès d’hygiène

L’excès d’hygiène est également mis en avant. Cela a permis de mieux protéger les bébés et de mettre fin à la forte mortalité infantile des siècles précédents. Le problème est maintenant que la « propreté aseptisée » de l’espace autour d’un enfant empêche son système immunitaire d’apprendre à reconnaître les ennemis dont il doit se défendre normalement. Les cellules immunitaires, par manque de maturité, sont en quelque sorte désorientées et s’attaquent par erreur à notre corps (5). Tandis qu’on assiste à la disparition progressive des infections classiques de la petite enfance, on observe à l’opposé un accroissement des maladies allergiques et auto-immunes comme l’asthme ou le diabète de type 1. La solution serait de permettre aux bébés et aux jeunes enfants de se salir « un peu plus » pour mieux éduquer les défenses de leur organisme et mieux régir ensuite à leur environnement. Une étude sino-danoise est venue conforter cette thèse en 2011 (6) : elle a démontré que les bébés nés par voie basse et exposés aux premières bactéries au travers du rectum de la mère ont un risque beaucoup moins élevé de contracter des allergies que les bébés nés par césarienne et donc exposés à une variété restreintes de bactéries différentes.

Un manque de vitamine D

Un apport insuffisant en vitamine D, enfin, augmenterait le risque de diabète de type 1 pendant l’enfance (7). Son accroissement est en effet prouvé dans les régions (comme les pays nordiques) où l’exposition au rayonnement ultraviolet B et l’approvisionnement en vitamine D sont faibles. Nous bénéficions heureusement au Maroc d’une exposition au rayonnement UVB plus élevée et la progression du diabète de type 1 pourrait en être moins forte.

Rappelons qu’un apport quotidien suffisant nécessite une alimentation riche en vitamine D combinée avec une exposition au soleil de la peau. La vitamine D provient de deux sources :

- la première est sa fabrication par l'organisme grâce à la transformation du cholestérol sous l'action des rayons du soleil (rayons ultraviolets) en une vitamine D ;

- la seconde grâce à l'alimentation : les produits qui en contiennent sont principalement le lait et les produits laitiers non écrémés, l'huile de foie de morue, le foie de poissons maigres, les poissons gras et l'œuf (plus précisément le jaune).

Un risque plus élevé de morbidité cardiovasculaire 

Selon une étude observationnelle suédoise menée par le Dr Marcus Lind et publiée le 20 novembre 2014 dans le New England Journal of Medicine (NEJM), les diabétiques de type 1 pourtant les mieux équilibrés présentent un taux de mortalité deux fois plus élevé que celui de la population générale et le risque s'aggrave avec le déséquilibre glycémique. Cette étude a comparé 33 915 diabétiques de type 1 à 169 249 personnes de la population générale pendant huit ans en moyenne. Le taux de mortalité était de 8% dans la population diabétique de type 1 contre 2,9% dans la population générale, soit un risque 3,5 fois plus élevé en cas de diabète. Cet excès de risque de décès est lié au diabète lui-même (coma acidocétosique, hypoglycémie, complications rénales et autres), ou d'origine cardiovasculaire particulièrement chez les femmes. La mortalité d'origine cardiovasculaire était 4,6 fois plus élevée en cas de diabète.

Selon les auteurs, ce sur-risque reste inexpliqué, car contrairement aux diabétiques type 2, on ne retrouve pas les facteurs de risque cardiovasculaire classiques (obésité, hypertension, hypercholestérolémie), et en plus dans cette cohorte les patients recevaient bien les traitements de prévention de l’atteinte cardiovasculaire (43% étaient sous statine et 39,7% sous inhibiteur du système rénine-angiotensine). Les auteurs évoquent le rôle de l'inflammation comme cause de ce sur-risque et réaffirment l'importance du contrôle glycémique.

 

Des avancées scientifiques prometteuses 

Au-delà de ces inquiétudes sur l’avenir des jeunes générations, on se doit aussi de signaler des motifs d’espoir, grâce aux avancées d’une recherche foisonnante.

Des chercheurs français ont ainsi réussi en 2011 à créer les premières lignées de cellule bêta pancréatique humaine fonctionnelle, capables de produire de l'insuline. Cette découverte permet de mieux étudier en laboratoire le fonctionnement exact de ces cellules pour mettre au point les thérapies utiles. 

Une grande première a eu lieu, en 2011 également, à la fois au Centre hospitalier universitaire de Montpellier et à Padoue en Italie : des chercheurs ont non seulement mis au point un pancréas artificiel mais ils l’ont aussi implanté sur deux patients. Cet appareil est constitué d’un capteur sous-cutané qui mesure en permanence le taux de glycémie du patient, et d’une pompe à insuline, pas plus grosse qu’un « Smartphone », qui injecte, lorsque c’est nécessaire, l’hormone. L’enjeu de cette découverte est de faire passer son autonomie, de quelques heures à plusieurs jours, voire plusieurs semaines, ce qui révolutionnerait la vie des diabétiques. 

 Une des équipes de l’Inserm est parvenue à transformer chez des souris des cellules du pancréas non productrices normalement d’insuline en cellules productrices d’insuline (8). Ces cellules peuvent être régénérées au moins 3 fois et combattre un diabète induit à plusieurs reprises. Il reste à démontrer que ce processus est transposable à l’homme à l’aide de médicaments inducteurs. 

Une équipe du MIT aux Etats-Unis travaille à la mise au point de polymères biocompatibles qui, à l’aide de capteurs, relâcherait automatiquement l’insuline qu’elles contiendraient en fonction des besoins de l’organisme. Cette nouvelle insuline « intelligente » résoudrait pratiquement tous les problèmes du diabète en évitant l’alternance des hypo et hyper glycémies nuisibles à la santé du patient. 

Enfin, un nouveau capteur - lecteur de glycémie est arrivé en 2016 sur le marché : c’est un appareil d’auto-surveillance du glucose collé à même la peau. Cela constitue une véritable libération pour les diabétiques de type 1 et 2 sous insuline en les affranchissant de la piqure au bout du doigt pour ce contrôle de la glycémie, beaucoup plus contraignante et en réduisant le temps passé en hypoglycémie. Et grâce à son application smartphone, il suffit désormais d’un bref contact entre le capteur et le téléphone pour obtenir son taux de glucose.

En attendant que ces recherches donnent des résultats tangibles, il faut continuer à se mobiliser en France, au Maroc et dans le reste du monde pour lutter contre ce fléau, et notamment lors de la journée mondiale du diabète, le 14 novembre 2016, à laquelle s’associe l’association marocaine des maladies auto-immunes (AMMAIS). 

 

Références :

 

1/ Harjutasalo V, Sjöberg L, Tuomilehto J. Time trends in the incidence of type 1 diabetes in Finnish children : A cohort study.Lancet, 2008 ;371:1777–82.

2/ Observatoire national diabète enfant et adolescent de l'association Aide aux jeunes diabétiques (AJD).

3/ Hettiarachchi KD, Zimmet PZ, Myers MA. Dietary toxins, endoplasmic reticulum (ER) stress and diabetes. Curr Diabetes Rev, 2008 ;4:146–56.

4/ Lamb MM, Myers MA, Barriga K, Zimmet PZ, Rewers M, Norris JM. Maternal diet during pregnancy and islet auto -immunity in offspring. Pediatr Diabetes. 2008 ;9:135–41.

5/ Bach JF et al Eat Dirt – The Hygiene Hypothesis and Allergic Diseases. N Engl J Med. 2002 ;347:911.

6/ Bisgaard, H and all, reduced diversity of he intestinal microbiota during infancy is associated with increased risk of allergic disease at school age. Journal of Allergy and clinical Immunology. DOI /10.1016/j.jaci.2011.04.060.

7/Mohr SB, Garland CF, Gorham ED, Garland FC. The association between ultraviolett B irradiance, vitamin D status and incidence of type 1 diabetes in 51 regions worldwide. Diabetologia, 2008 Jun 12. 

8/ Keith Al-Hasani and all. Adult Duct-Lining Cells Can Reprogram into ß-like Cells Able to Counter Repeated Cycles of Toxin-Induced Diabetes.Developmental Cell, Volume 26, Issue 1, 86-100, 27 June 2013.


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24 réactions à cet article    


  • sls0 sls0 12 novembre 17:28

    Une question plutôt qu’une affirmation, jeune j’étais comme tout les enfants de l’époque au contact de ce que maintenant on estime être ’’pas propre’’, terre, vaches, bref tout ce qui traine. Mon système immunitaire a dû être assez souvent sollicité et occupé. Dans un sens il a été éduqué à l’école de la vie et il a appris plein de choses.
    Maintenant avec la surprotection qu’ont les enfants, le système immunitaire est moins sollicité et apprend moins de choses.

    Ce bon système immunitaire qui n’a rien appris, sait il encore faire la part des choses ? Il faut bien qu’il s’occupe, sans connaissance, la connerie arrive parfois.
    Voilà que je commence à faire de l’anthropomorphisme avec un système immunitaire !

    Je suis allé ’’pomper’’ le génotypage local ( Caraïbes) pour une étudiante en médecine. Pour le diabète de type 2 il y a corrélation avec un type d’origine de population, qu’en est il du type 1 ?


    • leypanou 12 novembre 22:56

      @sls0
      Pour le diabète de type 2 il y a corrélation avec un type d’origine de population, qu’en est il du type 1 ?  : plutôt avec l’alimentation, en particulier le lait de vache, mais en France, il est défendu de trop en parler.
      Ce livre vous en donne un aperçu.


    • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 13 novembre 23:49

      @sls0
      Bonsoir 

      Vivre à la campagne comme vous en avez eu la chance permet d’avoir souvent un système immunitaire plus réactif.
       A ma connaissance, il n’y a pas de population particulièment touchée par le Diabète de type 1.
      Une personne a une prédispostion par son système HLA.
      Sinon, ce sont des facteurs environnementaux qui favorise la pathologie dans certaines parties de monde comme l’insuffisance de vitamine D par manque d’exposition au soleil dans les pays nordiques.

      Cordialement


    • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 13 novembre 23:51

      @leypanou
      Bonsoir,

      Merci pour l’information. Je connais Seignalet .
      Cordialement

    • RICAURET 12 novembre 20:42

      ET LA BOUFFE DANS TOUT CA ON SANS FOU
      DU SIROP DE GLUCOSE DANS LE JAMBON
      DU LACTOSE DANS LE SAUCISSON
      DU SIROP DE GLUCOSE FRUCTOSE DE PARTOUT

      MÊME DANS CERTAINS MÉDICAMENTS
      DES APPETANTS DANS BEAUCOUP DE PRODUITS ALIMENTAIRES BONJOUR L OBÉSITÉ
      ET VOUS VOULEZ QUE LE DIABÈTE RECULE VOUS RÊVEZ  


      • rogal 13 novembre 07:16

        @RICAURET
        Bien vrai. Regardez les indications sur les emballages et faites une petite division. 5 g de sucre = 1 morceau...


      • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 13 novembre 23:57

        @RICAURET

        Bonsoir,
        Oui, la « malbouffe » est la cause de la survenue du diabète de type 2 (mais pas directement celui de type 1), même chez les enfants comme on le voit en particulier aux Etats Unis et dans des pays plus pauvres comme le Mexique ou le Brésil.
        Cordialement

      • steklo steklo 13 novembre 08:41

        Dans votre super analyse, vous avez omis de dire le plus important. En Hongrie, ils sont parvenus à vaincre le diabète de type 1 avec le régime paléo qui fait passer le fonctionnement des mitochondries de glucose à cétose. La solution existe donc mais n’arrange pas les toubibs et l’industrie pharmaceutique.


        • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 13 novembre 23:59

          Bonsoir,


          Avez vous une référence à propos d’une étude en Hongrie ?
          Bonne soirée

          • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 19 novembre 20:31

            @rachid

            Bonsoir,

            Merci beaucoup pour l’envoi de l’article, à propos du régime paléo.

            Je pense quand même qu’il est difficile de se prononcer à partir d’un seul cas. 

          • rachid 21 novembre 10:02

            @Dr Khadija Moussayer

            Bonjour,
            Il existe pleins de témoignages sur le web (surtout anglo saxons) qui corroborent que le régime paléo au minimum aide à avoir une glycémie parfaite tout au long de la journée avec de besoisn en insuline fortement réduits. 
            Voir aussi les livres du docteur Richard K. Bernstein.
            Enfin, moi même, je suis passé depuis le régime strict du lien ci-dessus (qui n’est pas paléo mais un cétogène à 10gr glucides max par jour avec les huiles végétales en plus) de 16 unités de lantus et 18-24 unités de rapide à 3 unités de lantus par jour.
            Je suis à deux ans du diagnostic initial. 
            Ce régime permet donc au minimum de revenir à une lune de miel avec un équilibre glycémique parfait.
            Et c’est là l’objectif principal. 
            Le fait de se passer totalement d’insuline est secondaire pour moi ?
            D’abord l’equilibre glycemique avec un temps maximal passé en normoglycémie.
            Et cela n’est absolument pas possible avec le régime classique (50-60 % de glucides) préconisé par les criminels des associations de diabètes nationales.


          • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 21 novembre 10:35

            @rachid
            Bonjour,

            Tant mieux pour vous si ça marche.
            Si vous avez d’autres sources en anglais ou en français d’études sérieuses, n"hésitez pas à me les communiquer.

          • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 14 novembre 00:03

            Une précision complémentaire à propos de mon article :


            Des pancréas artificiels seront aussi commercialisés à partir de 2017. Le dispositif est composé d’un capteur sous-cutané mesurant le niveau de glucose toutes les cinq minutes et d’une pompe qui, selon le chiffre obtenu, perfuse de l’insuline.

            A terme, la solution viendra certainement de la thérapie cellulaire qui consiste, en une greffe de cellules provenant de cellules-souches pour remplacer les cellules déficientes. Dans le cas du diabète de type 1, l’espoir est de pouvoir greffer des cellules de pancréas capables de remplacer les cellules ne produisant plus d’insuline.

            Ces innovations ont malheureusement un prix encore élevé (un capteur-lecteur de glycémie revient mensuellement à 1 300 dirhams = 140 euros environ) et prohibitif pour beaucoup de familles marocaines peu ou pas assurées, surtout quand on sait que le coût moyen annuel de la prise en charge d’un diabète insulinodépendant est déjà autour de 11 000 Dh = 12 000 euros environ ! 


            • njama njama 14 novembre 09:27

              Bonjour Dr Khadija Moussayer

              Je suis un peu étonné de ne pas voir dans votre petit inventaire des causes susceptibles de provoquer un diabète 1 ou 2, la consommation de sucre, et justement à ce propos, le Maroc fait partie des plus gros consommateurs au monde !
              Les Marocains accros au sucre 29.07.2013 « Selon les statistiques de la Cosumar, la consommation par habitant et par an est estimée à 37 kg alors que la moyenne mondiale est de 20 kg ».
              Notez bien que les français rivalisent avec vos compatriotes, et vous talonnent de très près si j’en crois Wikipédia Sucre Consommation : « En France, les ventes sont passées de 5 kg/an/habitant en 1850 à 30–35 kg dans les années 1970. Depuis, les ventes de sucre sont stables. »
              Et si l’on peut se permettre une analogie générale, au moins pour hypothèse, en un siècle et demi la consommation de sucre a été multipliée par 7.
              Une progression qui ne semble pas vraiment se stabiliser à l’échelle mondiale si j’en crois cette même Page : Production en millions de tonnes équivalent sucre brut Données de FAOSTAT : année 1994/1995 120,9 - année 2007/2008 165,5.
              En 2012/13, la production mondiale de sucre s’élevait à environ 184,3 millions de tonnes suivant ce site : https://fr.statista.com/statistiques/571115/production-mondiale-de-sucre-entre-2008-09-et—15/


              • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 14 novembre 09:37

                @njama
                Bonjour,

                Oui vous avez raison : les marocains sont de gros consommateurs de sucre.
                Le sucre a un impact dans la survenue du diabète de type 2 et le nombre de marocains atteints de cette forme sont nombreux (plus de 2 millions). Il n’y a pas par contre de relation directe entre la consommation de sucre et le diabète de type 1

              • njama njama 14 novembre 10:25

                suite
                Vous pourrez toujours me répondre que le sucre est parfaitement assimilable par l’organisme et qu’il ne saurait être en soi la cause du déficit de la production d’insuline.

                Ce n’est à mon sens qu’en partie vrai car seuls les sucres simples sont parfaitement assimilables directement par l’organisme. Ainsi en va-t-il du miel. J’entends par « sucres simples » des hydrates de carbone ou glucides simples, du type ose (monosaccharides) (glucose, fructose, galactose...) et non pas comme l’indique cette Page wikipedia qui leur associe les diholosides (disaccharides), qui sont des molécules formées par la réunion de deux monosaccharides. Les plus connus étant le saccharose, le lactose, le maltose , lesquels ne sont pas directement assimilables par l’organisme avant d’être décomposés (hydrolysés) en deux sucres simples ; le saccharose se décomposant en glucose et fructose.
                D’un point de vue chimique cela représente beaucoup d’énergie (elle se calcule) préalable à l’assimilation biologique de séparer le disaccharide en deux monosaccharides (briser la liaison covalente) qui eux pourront être assimilés par l’organisme, et cette opération se répète autant de fois que l’on consomme ce type de sucre. En sorte que le foie, grande centrale industrielle du corps qui distribue toutes sortes de choses, se trouve extrêmement sollicité pour produire ce qui est nécessaire à cette transformation. Le sucre blanc contient plus de 99,8 % de saccharose cristallisé. Le miel aliment parfait par excellence, à l’inverse, n’est pour ainsi dire composé que de sucres simples à plus de 90 %.
                De mon point de vue en raison de la lenteur de l’assimilation pour des raisons purement chimiques, les disaccharides (saccharoses et Cie) devraient être associés pour plus de clarté aux sucres dits « complexes » polymères du glucose (polysaccharides), amidon, glycogène, ... non pas qu’ils soient purement toxiques, mais ils seraient assez indigestes ce qui pourrait peut-être (?) expliquer des dysfonctionnements hépatiques à la source des diabètes de type 2 et 1


              • njama njama 14 novembre 10:28

                lien oublié Page Wikipedia Sucres simples
                https://fr.wikipedia.org/wiki/Sucre_simple


              • njama njama 14 novembre 10:34

                J’ajoute que si ma logique est juste, le miel ne devrait pas être déconseillé voire interdit aux diabétiques
                à consommation très modérée évidemment ...


              • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 19 novembre 21:04

                @njama


                Bonsoir, 
                Excusez moi de répondre avec un peu de retard à vos commentaires intéressants et bien documentés.
                Je précise ma pensée.
                Il n’existe pas de preuve avérée entre la consommation de sucre et la survenue du diabète de type 1.
                Par contre, les polluants contenus dans l’atmosphère, l’eau et les aliments (cf les perturbateurs endocriniens) sont de plus en plus incriminés dans le déclenchement des maladies auto-immunes dont le diabète de type 1.

              • njama njama 14 novembre 11:54

                @ Dr Khadija Moussayer

                Mes connaissances en chimie sont un peu trop lointaines, mais si vous connaissez des chimistes ou biochimistes faites évaluer mon hypothèse en terme d’énergie de transformation du saccharose en glucose et fructose pour mesurer l’impact que cela peut avoir sur l’organisme, et le foie particulièrement à raison de 3 kgs / mois
                La production mondiale de sucre se situant aux environs de 180 millions de tonnes /an, dans les 500 $ la tonne, je vous laisse évaluer le marché colossal et l’influence que cela représente en terme de lobbies. Aussi ce n’était que demi-surprise d’apprendre récemment que des scientifiques de l’université de Harvard avaient été soudoyés dans les années 60 par l’industrie du sucre pour détourner les soupçons, par leurs « travaux » sur les graisses en tant que facteurs des maladies cardiovasculaires.

                Quand l’industrie sucrière utilisait Harvard pour imposer son opinion
                Par Jean-Yves Paillé | 13/09/2016
                Pendant des années, la prestigieuse université de Harvard a minimisé l’impact de la consommation de sucre sur la santé, à travers une étude de deux de ses chercheurs. C’est ce qui ressort d’une enquête publiée lundi par la publication scientifique The Journal of the American Medical Association (JAMA).
                [.........]
                Il faut dire que la consommation de sucre par personne aux États-Unis a régulièrement progressé ces cinquante dernières années pour passer de 80 livres [36 kgs] dans les années 1960 à environ 100 livres (45 kilogrammes) par an en 2010.

                Et aujourd’hui, l’industrie sucrière tente toujours de peser sur le monde scientifique. Une enquête d’Associated Press a révélé qu’un professeur de nutrition de l’Université d’Etat de Louisiane travaillait avec l’Association nationale des confiseurs, un autre lobby de l’industrie sucrière. Le nutritionniste expliquait dans sa recherche que les enfants mangeant du sucre étaient plus minces que ceux qui n’en prenaient pas... (AP Exclusive : How candy makers shape nutrition science)

                http://www.latribune.fr/economie/international/quand-l-industrie-sucriere-utilisait-harvard-pour-imposer-son-opinion-598471.html

                * http://investir.lesechos.fr/cours/matiere-premiere-sucre-londres,wmpcb,lsu,lsu,opid.html#


                • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 19 novembre 21:08

                  @njama
                  Oui, il y a eu une excellente émission sur Arte à ce sujet


                • hugo BOTOPO 17 novembre 17:16

                  Bravo pour ne plus cantonner les diabètes 1 et 2 aux gènes et aux divers sucres.

                  Votre remarque sur l’influence des techniques d’accouchement est essentielle et ne se limite pas aux diabètes et allergies. En effet, les BACTÉRIES (et leurs phages) sont une composante principale du corps humain, de la galaxie humaine. Il y a dans le système digestif, sur les diverses muqueuses (dont le vagin) et sur la peau 10 fois plus de bactéries que de cellules humaines (globules rouges exceptés) soit 100 mille milliards et la masse du microbiote est de l’ordre de 1 à 1,4 kg ! Le pilotage des centaines (ou millier) d’espèces de bactéries amène certains biologistes à évoquer « un cerveau intestinal » différent et complémentaire du nerf vague.

                  L’acceptation du symbiotisme entre l’homme et sa myriade de bactéries est une voie de recherches biologiques inacceptable pour l’industrie pharmaceutique et la majorité inféodée du monde médical !


                  • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 19 novembre 21:15

                    Oui, vous avez raison sur l’importance du microbiote 


                    cf ci-dessous le lien sur un article médical que j’ai écrit sur ce sujet :


                    Bonne soirée à vous

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