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Accueil du site > Actualités > Santé > Le Dr Sarkozy au chevet de l’assurance maladie

Le Dr Sarkozy au chevet de l’assurance maladie

Le 18 septembre 2007, le président de la République française a prononcé un discours très attendu devant les journalistes de l’information sociale. Alors que la plupart des oreilles se tendaient sur le sujet des retraites et régimes spéciaux, le déficit de l’assurance maladie a été abordé, sans tambour ni trompette.

Après une introduction convenue et prudente : "Je pense que la solidarité est le fondement de notre protection sociale, entre jeunes et moins jeunes, entre chômeurs et salariés, entre malades et bien portants", Nicolas Sarkozy est entré dans le vif du sujet qui le préoccupe : comment diminuer les dépenses de santé ?

La fraude, premier mal du système français ?

"Je ne veux plus que les Français paient pour les excès de quelques-uns, particuliers ou entreprises qui jettent le discrédit sur l’ensemble du système." C’est un argument habituel dans la bouche du candidat de l’UMP. Il a fait mouche pendant la campagne des présidentielles et sert de base aux décisions à suivre.

"Je ne veux plus que des sommes considérables soient volées à la collectivité alors qu’elles pourraient être si utiles ailleurs." Comment ne pas être d’accord avec cette évidence ? Le problème est de démontrer que des sommes considérables soient réellement volées à la collectivité ! Par qui ? Comment ? Particuliers ou entreprises ? Que fait la police ? Mystère.

Suivent alors deux mesures simples :

  • les fraudeurs perdront leurs droits aux prestations sociales ;
  • la fraude des entreprises ("qui concerne souvent le travail illégal") sera punie par des peines planchers forfaitaires.

Bref, le Dr Sarkozy attaque ce sujet délicat par l’angle de la fraude, jugé sûrement très important au regard du déficit de la Sécurité sociale. Mais, aucun chiffre n’étant donné, on ne peut affirmer le contraire !

La franchise, remède ou placebo ?

Vient ensuite le sujet de la franchise médicale, censée "prendre en charge nos nouveaux besoins de santé (maladie d’Alzheimer, plan cancer, soins palliatifs) sans grever les comptes de l’assurance maladie ni peser sur les générations futures."

Le but de cet outil est "d’être collectivement responsable". L’intention affichée est donc de ne pas creuser le trou de la Sécu et de ne pas emprunter à outrance, reportant la dette à nos enfants. Alors qui paiera ?

C’est simple : ce sont les malades qui paieront le plan cancer et le plan Alzheimer. Une franchise par boîte de médicaments, c’est censé être indolore et invisible pour les malades, occupés à se soigner. Mais alors, il n’y a plus de solidarité puisque seuls les malades actuels paieront ces plans coûteux !

Peut être le président est-il satisfait de ne pas faire payer tous les bien portants ? Ceux-là se frottent-ils les mains à l’idée d’échapper à cette nouvelle ponction sur le budget du foyer ?

Dans ce cas, il sera demandé plus de respect aux malades actuels, obligés de se soigner quotidiennement (par prescription médicale, rappelons-le et pas par ordonnance frauduleuse) pour des affections de longues durées, des cancers, diabète et autres réjouissances... Ceux-là, en plus de se battre contre la maladie, paieront pour les futurs malades, peut-être leurs parents atteint d’Alzheimer. Pendant ce temps, les "biens portants", chanceux de ne pas être malades, garderont leur argent bien au chaud.

On peut s’interroger sur le but réel de cette franchise. S’agit-il d’un trompe-l’oeil ? Ne servira-t-elle pas à combler un peu le déficit de la branche maladie ? Si oui, le président pourrait nous épargner l’argument du financement du plan Alzheimer, qui est en contradiction avec sa merveilleuse phrase d’introduction : "Je pense que la solidarité est le fondement de notre protection sociale, entre jeunes et moins jeunes, entre chômeurs et salariés, entre malades et bien portants".

La franchise n’est pas solidaire. On fait payer les malades (les enfants, les personnes âgées, les malades de longue durée) en priorité.

La franchise est en plus perverse, à l’image des taxes sur l’alcool ou le tabac : plus il y aura de prescriptions, plus l’argent rentrera dans les caisses ! Est-ce un aveu de l’impossibilité de régler le problème suivant ?

Baisser le nombre de prescriptions médicales

Nicolas Sarkozy avoue ensuite un objectif important : diminuer fortement le nombre de médicaments prescrits aux patients par les médecins (diplômés et responsables, rappelons-le). "Il n’est pas normal que 90 % des consultations donnent lieu à une prescription de médicaments, là où cette proportion n’est que de 40 % aux Pays-Bas."

J’avoue mal comprendre cet argument. Je ne m’étendrai pas sur le choix des Pays-Bas comme pays de comparaison avec la France. Est-ce le pays où ce chiffre est le plus bas ? Pile dans la moyenne ? On n’en sait rien, mais puisque c’est dit, cela doit être vrai...

Non, je ne comprends pas cet argument. En quoi est-ce choquant que 90 % des consultations entraînent une prescription ? Peut-être est-ce le signe que les patients ne vont voir leur médecin que lorsque c’est nécessaire ? Peut-être est-ce que ce sont nos amis néerlandais qui consultent pour rien et font perdre le temps précieux de leurs médecins ?

Non, décidément, il faut trouver un argument plus percutant pour justifier la volonté de diminuer les taux de remboursements, les visites aux médecins et culpabiliser les malades sans mettre en cause les médecins.

Les affections de longue durée, futures cibles du président

Nicolas Sarkozy en vient finalement à désigner une autre source potentielle d’économie : les plus grands consommateurs de médicaments sont les malades atteints de maladies chroniques ou de longue durée !

La logique de notre président est limpide : "Il n’est pas normal que les dépenses consacrées aux affections de longue durée dérapent chaque année de manière incontrôlées", et donc : "Je souhaite que nous concentrions nos efforts sur ce qui est essentiel".

Comment interpréter ce souhait ? Limiter les remboursements à ce qui est vital et ne pas rembourser le reste ? Diminuer le nombre de bénéficiaire du 100 % ? Supprimer le 100 % ?

M. Sarkozy connaît-il la vie des malades atteints de maladies chroniques ? Pense-t-il que ces malades profitent du système pour se faire rembourser des soins inutiles, des traitements sans action réelle, des hospitalisations pour le plaisir ?

Sait-il la difficulté qu’ont connu certaines familles pour subvenir aux besoins de soins d’enfants malades ou handicapés ? Connaît-il les visites aux médecins conseils, les dossiers à remplir, les suspicions incessantes face aux dépenses lourdes ?

Les malades n’ont pas vocation à profiter du système ! Bien au contraire, leur souhait le plus cher est d’être guéri pour ne plus en dépendre...

Une solution pratique : le secteur privé

Les solutions avancées par le président donnent le beau rôle au secteur privé. Comme "l’assurance maladie n’a pas vocation à tout prendre en charge", il souhaite développer la participation du privé :

  • pour la couverture complémentaire ;
  • l’assurance individuelle contre le risque de dépendance.

Les compagnies d’assurance se frottent sûrement déjà les mains à l’idée d’encaisser des sommes énormes pour ces "produits financiers innovants" et "fiscalement avantagés".

Mais ces produits seront-ils abordables pour toutes les couches de la population ? Un smicard aura-t-il la possibilité de les financer tout au long de sa vie professionnelle ? Le risque est grand de voir se creuser un fossé entre foyers aux revenus modestes ou aisés.

Tout cela est balayé rapidement par une proposition obscure : "Je veux donc offrir une aide à l’acquisition de la couverture complémentaire beaucoup plus généreuse et étendue qu’elle ne l’est aujourd’hui".

Argumentaire présidentiel limité

On peut d’ores et déjà dire qu’entre les bonnes intentions et l’attachement à la solidarité affichées en introduction et les propositions évoquées pendant le discours, il existe un écart important.

Pointer du doigt ce qui met en péril l’assurance maladie, dans un même amalgame, les fraudeurs, les malades, les affections de longue durée est pour le moins choquant.

Ne pas aborder des thèmes tout aussi importants comme les tarifs des médecins, l’industrie pharmaceutique, les cotisations patronales et salariales, la dette de l’état à la Sécurité sociale, le taux de chômage qui pénalise la Sécu : c’est étrange.

Les remèdes du Dr Sarkozy sont pourtant dans la lignée des précédents gouvernements et le cap semble clair : il y aura encore des diminutions de remboursement, des économies même pour les affections de longue durée, des frais supplémentaires pour les malades (la franchise). Et, il n’y aura pas d’extension de droits sans financement privé.

On s’attend à des jours plus difficiles pour les malades aux revenus modestes, ou les familles avec un enfant malade car le budget santé risque de prendre un peu de poids. Les bien portants peuvent dormir sur leurs deux oreilles, on ne viendra pas les solliciter.


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39 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 20 septembre 2007 14:14

    chouette alors , après urgence , le grand patron , grey’s anatomy et l’hopital , encore une nouvelle série de toubibs !

    avec ce toubib , je crains pour le malade smiley


    • Dégueuloir Dégueuloir 22 septembre 2007 23:48

      L’ancienne juge d’instruction Eva Joly critique violemment les projets de Nicolas Sarkozy de « dépénaliser » la vie économique et d’interdire dans ce domaine l’ouverture d’enquêtes pénales sur le fondement de lettres anonymes.

      « Il me semble que les valeurs que dessine le président Sarkozy ne sont pas celles de la France que j’aime. Les méthodes qu’il suggère sont celles de M. Berlusconi. Pour moi, c’est un extraordinaire et étrange choix que de choisir de soutenir les délinquants contre les victimes », a-t-elle dit dans un entretien diffusé mardi sur France Info.

      La magistrate, qui a quitté Paris en 2002 pour devenir conseillère du gouvernement norvégien, fait un parallèle entre le projet du chef de l’Etat concernant les entreprises et son idée de permettre des procès pour les criminels déclarés irresponsables.

      « Je ne comprends pas un pays qui responsabilise ses enfants et ses fous et irresponsabilise ses élites et cela me paraît une grave erreur et surtout une absence de compréhension de ce que veut dire la criminalité organisée et économique », a-t-elle dit.

      Dans un discours vendredi devant l’université d’été du syndicat patronal Medef, le président de la République a annoncé son intention de faire interdire l’ouverture d’enquêtes pénales sur le fondement de lettres anonymes et son souhait de « dépénaliser » la vie économique.

      Les chefs d’entreprise réclament depuis longtemps une réforme du délit « d’abus de biens sociaux » (le détournement de fonds au sein des sociétés).

      « Dire que ce n’est pas grave de présenter des comptes inexacts ou de ne pas respecter la différence entre sa propre poche et la poche de l’entreprise, c’est grave. Le droit pénal, il ne faut pas l’oublier, protège les victimes », a dit l’ancienne magistrate.

      Quant à l’interdiction pour les juges d’utiliser les lettres anonymes, elle la qualifie de « grave erreur », en rappelant que l’ONU et l’OCDE demandent à leurs membres de légiférer pour protéger les témoignages anonymes.

      Eva Joly a notamment instruit l’affaire visant la société pétrolière Elf, utilisant parfois des lettres anonymes lorsqu’elles était confirmées par d’autres éléments. Le dossier s’est soldé par de lourdes peines de prison pour les dirigeants de cette société, reconnus coupables de détournements de fonds évalués à plusieurs centaines de millions d’euros


    • Daniel Roux Daniel R 20 septembre 2007 17:21

      Article intéressant dans la mesure où il montre l’effarante insuffisance de culture française du Président. Ce dernier semble totalement ignoré l’histoire sociale de notre pays, et notamment l’origine et les buts de la Sécu. Il est urgent d’instituer un examen de culture française pour tout candidat aux élections présidentielles.

      Rappelons-lui que la solidarité ce n’est pas entre les pauvres et les pauvres d’un côté et entre les riches et les riches de l’autre, mais entre tous les français.

      Tout ce qui porte le sceau infamant de « social » est visiblement la cible favorite de notre président. Ses attaques incessantes ont pour but leur destruction ou leur transfert dans la sphère privée. Décidément notre président est, culturellement, plus américain que français.

      N’oublions pas que tout prélèvement obligatoire est un impôt, que 28% du PIB est réalisé avec la caution de la Sécu, que la Sécu n’appartient pas à l’Etat et que le principal prédateur des revenus de la Sécu est l’Etat lui-même. Voir l’article suivant sur ce dernier thème :

      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=28215


      • anny paule 20 septembre 2007 18:07

        Excellente analyse !

        La question qui me préoccupe, c’est de savoir comment faire pour que la masse de nos concitoyens puissent accéder à ce type d’information et d’analyse critique du discours à l’emporte pièce de notre petit caporal.

        Nous ne « discutons » qu’entre convaincus... mais c’est l’ensemble des citoyens qui devrait pouvoir disposer de cette ouverture... et ce ne sont pas TF1 ni FR 2 qui ouvriront leurs yeux !


        • trape 20 septembre 2007 19:14

          Bonsoir, S’il est toujours possible de discuter et de trouver des exemples qui invalident les orientations choisies, ces mesurettes vont dans le bon sens, car il faut bien ne pas connaitre le système de santé et en avoir une vision externe pour ne pas savoir qu’il ne fonctionne que par son dysfonctionnement. Ces mesures n’ont pour but que de tenter de réduire, à la marge, le déficit colossal et la dérive d’un système, qui veut que l’on médicalise tous les problèmes rencontrés dans sa vie, afin de les résoudre.Vous pensez que cela est caricatural. Alors comment expliquer que nous consonmons 200 à 300% (selon les données) de psychotropes, anxiolytiques, antidépresseurs divers et variés par rapport aux autres pays européens. Il n’y a pas de raison,en France, d’avoir plus de malades psychiatriques qu’en allemagne, italie, Espagne ...C’est une des conséquences dénoncés dans l’association « consultation=prescription ». Une des autres causes du déficit, et non des moindre, est que la médecine est devenue spécialisée et para-clinique, faisant appel à de la haute technologie et donc à de l’investissement. A titre d’exemple, un échographe couleur avoisine 120000-150000 euros. Quand on a 1 euro, on ne peut en dépenser 2. A titre personnel, je crois qu’il est préférable d’opter pour la prise en charge de pathologies lourdes (cancer, dialyse, Infarctus, Accidents vasculaires...) et de laisser de coté , la petite pathologie ambulatoire vue par les généralistes et qui ne demande pas d’avis spécialisé . La barque de l’endettement est suffisament chargée, pour les générations futures. Moi aussi je préfèrerais être rasé « gratis », mais ce n’est plus possible !


        • Christophe Christophe 21 septembre 2007 00:12

          @Trape,

          Bonsoir, S’il est toujours possible de discuter et de trouver des exemples qui invalident les orientations choisies, ces mesurettes vont dans le bon sens, car il faut bien ne pas connaitre le système de santé et en avoir une vision externe pour ne pas savoir qu’il ne fonctionne que par son dysfonctionnement.

          Notre cher Président insiste souvent, dans toute ses interventions sur le côté humain.

          Lors de l’annonce de ces mesurettes qui vont dans le bon sens, j’étais entouré de personnes agées (entre 78 et 85 ans) ; toutes sous traitement médicalisé longue durée (jusqu’à leur mort si vous préférez) avec des niveaux de revenus dont nous sommes en droit de nous poser la question du pourquoi cela existe encore. Ainsi donc, ces pauvres vieux et vieilles paieront 1€ pour chaque boîte de médicament ; à raison de 3 à 8 remèdes matin, midi et soir, il est à se demander pourquoi l’un nous l’avons sauvé de son accident cérébral, l’autre de son hypertension, quand ce n’est pas ce putain de crabe qui vous ronge.

          Il eût mille fois été préférable, à n’en pas douter, d’un point de vue des économies de la Sécurité Sociale, de les laisser mourir ; il faudra un jour pousser le cynisme jusqu’au bout !

          De leur point de vue, en faisant un rapide calcul, alors qu’ils se battent pour rester autonome (ils ont leur propre domicile et vivent chez eux, question de dignité, il me semble que c’est humain), c’est un sérieux coup de matraque derrière la tête ; cette mesure fera perdre à 75% des personnes présentes leur capacité à payer leur loyer.

          Si vous juger que ces mesures vont dans le bon sens, il faudra bientôt arrêter de condamner pour non assistance à personnes en danger et laisser mourir ces personnes plutôt que leur proposer un avenir radieux sous les ponts ; ce qui revient, de toute façon à accélérer la route vers la finalité qui nous attend tous.

          Je relève dans votre propos une forte tendance au cynisme, désolé. En effet, sous prétexte de dysfonctionnement, il faut faire payer les malades pour couvrir économiquement les dysfonctionnement qui eux seront maintenus. Nous n’avons pas, en tout cas avec notre président, la même vision de l’efficacité, à n’en pas douter.

          @L’auteur,

          Votre article met bien en exergue la réflexion très limitée de notre président qui peut parler avec une grande force de conviction (je lui reconnais cette qualité) de chose qu’il ne connait absolument pas ; encore un cas dans son discours du 20h00 ce soir (dont j’ai vu le début par accident) concernant l’obligation d’avoir un accord d’entreprise pour faire des heures supplémentaires ; ce qui n’existe pas en France ! smiley


        • Dégueuloir Dégueuloir 22 septembre 2007 23:41

          L’ancienne juge d’instruction Eva Joly critique violemment les projets de Nicolas Sarkozy de « dépénaliser » la vie économique et d’interdire dans ce domaine l’ouverture d’enquêtes pénales sur le fondement de lettres anonymes.

          « Il me semble que les valeurs que dessine le président Sarkozy ne sont pas celles de la France que j’aime. Les méthodes qu’il suggère sont celles de M. Berlusconi. Pour moi, c’est un extraordinaire et étrange choix que de choisir de soutenir les délinquants contre les victimes », a-t-elle dit dans un entretien diffusé mardi sur France Info.

          La magistrate, qui a quitté Paris en 2002 pour devenir conseillère du gouvernement norvégien, fait un parallèle entre le projet du chef de l’Etat concernant les entreprises et son idée de permettre des procès pour les criminels déclarés irresponsables.

          « Je ne comprends pas un pays qui responsabilise ses enfants et ses fous et irresponsabilise ses élites et cela me paraît une grave erreur et surtout une absence de compréhension de ce que veut dire la criminalité organisée et économique », a-t-elle dit.

          Dans un discours vendredi devant l’université d’été du syndicat patronal Medef, le président de la République a annoncé son intention de faire interdire l’ouverture d’enquêtes pénales sur le fondement de lettres anonymes et son souhait de « dépénaliser » la vie économique.

          Les chefs d’entreprise réclament depuis longtemps une réforme du délit « d’abus de biens sociaux » (le détournement de fonds au sein des sociétés).

          « Dire que ce n’est pas grave de présenter des comptes inexacts ou de ne pas respecter la différence entre sa propre poche et la poche de l’entreprise, c’est grave. Le droit pénal, il ne faut pas l’oublier, protège les victimes », a dit l’ancienne magistrate.

          Quant à l’interdiction pour les juges d’utiliser les lettres anonymes, elle la qualifie de « grave erreur », en rappelant que l’ONU et l’OCDE demandent à leurs membres de légiférer pour protéger les témoignages anonymes.

          Eva Joly a notamment instruit l’affaire visant la société pétrolière Elf, utilisant parfois des lettres anonymes lorsqu’elles était confirmées par d’autres éléments. Le dossier s’est soldé par de lourdes peines de prison pour les dirigeants de cette société, reconnus coupables de détournements de fonds évalués à plusieurs centaines de millions d’euros


        • Gilles Gilles 23 septembre 2007 10:36

          « Il eût mille fois été préférable, à n’en pas douter, d’un point de vue des économies de la Sécurité Sociale, de les laisser mourir » (Christophe)

          Mais, les retraités, surtout les plus âgés ne votent-ils pas à 75% pour l’UMP ? Plus ils durent, plus Sarkozy restera aux commandes, et ça c’est qaund même plus impôrtant que n’importe quelle réforme, non ?

          Après tout les personnes âgées aiment dans leur grande majorité notre président, alors, de quoi se plaignent-ils ? Quand on a voté pour lui, comme il tient ses promesses, on a plus le droit de se plaindre après.


        • Yvance77 20 septembre 2007 19:54

          Finalement comme con reac on a un tiercé gagnant avec Calmos, Npm et lerna.

          Je suis atteint d’une maladie chronique et je dois dire que cela file les jetons.

          J’ai pas demandé au Créateur de me filer cette saloperie de naissance et pour le restant de mes jours. Mais le bon toubib du dimanche qui nous sert accessoirement de président semble ignorer tout ce que cela engendre comme souffrance et malaise dans une vie.

          Abaisser le niveau des prestations pour des gens comme moi c’est comdamner les institutions médiacles qui elles ont depuis longtemps comprises que cela m’est indispensable pour me soulager.

          Tout mais pas cela, c’est dingue comme situation de la part d’un type sensé protéger ses citoyens


        • Battement d’elle 20 septembre 2007 22:26

          Peut-être est-ce pour financer BioAlliance Pharma avec ses remèdes miracles : surtout lorsque l’on sait que François Sarkozy (le grand frère de Nicolas) est vice-président du conseil de surveillance de cette société :

          http://66.102.9.104/search?q=cache:dru45xjB0lYJ:www.categorynet.com/v2/content/view/16172/752/+bioalliancepharma+%2B+sarkozy&hl=fr&ct=clnk&cd=6&gl=fr

          Je vous invite à aller vérifier par vous même comment toutes les portes s’ouvrent en grand, quand on a la chance que son frangin devienne président : (tableau en bas : la chronologie de cette rapide ascension)

          http://www.newsinvest.fr/az/communique.php3?socid=4396&comm_id=39214&page=1&langue=fr

          Le pouvoir ça a du bon !


          • Dégueuloir Dégueuloir 22 septembre 2007 23:46

            lol... smiley....le VIH et les maladies infectieuses et opportunistes, annonce aujourd’hui la nomination de François Sarkozy au poste de vice-président et membre indépendant de son conseil de surveillance. Le Dr Sarkozy occupe actuellement un poste d’associé au sein d’AEC Partners, une société de conseil dans le domaine pharmaceutique basée à Paris.

            « L’arrivée de François Sarkozy vient renforcer la qualité de notre conseil de surveillance et nous sommes ravis qu’il apporte à la société son expérience internationale et opérationnelle dans le domaine de la santé, » indique Jean-Claude Deschamps, c’est une grande famille !!!!....home sweet home !


          • Jacques 21 septembre 2007 09:24

            Là je trouve Sarko un peu timoré. Il nous ressert des approches de solutions que ses prédécesseurs ont déjà expérimentées sans grand succès.

            Il aurait pu, comme pour les fonctionnaires, ruer dans les brancards et s’attaquer aux corporatismes dans la médecine : industrie pharma et surtout revenus stratosphériques des médecins, dentistes...

            Mais bon, s’il arrive déjà à écorner les privilèges de nos nantis de la fonction publique, ça sera déjà un miracle qu’on espérait plus.


            • Fred 21 septembre 2007 09:45

              Donc regardons de plus pret cette franchise.

              - Deja les plus demunis, les enfants et les femmes enceintes ne seront pas assujetti a cette franchise.

              - La franchise sera de 50€ par avec un cout de 0.5€ par boite de medicament ; ca fait donc 100 boites de medicaments dans l’annee quand meme soit 8.3 boites par mois pour un cout de 4.2€ par mois.

              - Est-ce nouveau ? Non pas vraiment d’autres pays l’appliquent aussi. En Suede, pays repute pour sa securite sociale, il y a une franchise de 150€/an/personne pour les medicaments. En Allemagne, il y a une franchise de 10€ par trimestre par famille pour les consultations chez le docteur. Il y a aussi une franchise en Suisse sur l’ensemble des soins.

              Je pense aussi que donner au docteur le droit de consulter l’historique du patient a partir de sa carte Vitale et voir ainsi s’il est alle voir un autre docteur la veille est une bonne chose pour arreter les abus. Un medecin pourra appeler son confrere et lui demander pourquoi il n’a pas prescrit de medicaments.

              Le patient ne devrait aussi pas pouvoir refuser des medicaments generiques.

              La France est le pays le plus medicalise (50% plus de plus que l’Allemagne ou l’Espagne, plus du double des Pays-Bas) notamment en matiere d’anti-depresseurs. C’est quand meme la folie que nous continuons a bourrer de drogues des gens sous pretexte qu’ils soient un peu deprimes ou anxieux. Ca serait bien d’encourager les gens a gerer leur stress et leur deprime de facon differente ; oui mais voila un patient qui n’obtient pas ses pillules ira voir un autre medecin jusqu’a gain de cause puisque tout est rembourse.


              • darthbob darthbob 21 septembre 2007 11:01

                Merci Fred pour ton argumentation. Je réponds à quelques points :

                Deja les plus demunis, les enfants et les femmes enceintes ne seront pas assujetti a cette franchise. >>>> Donc si on enlève les pauvres, les enfants, les femmes enceintes et les bien portants... il reste qui ? Les malades chroniques et les vieux. ça va rapporter combien, des milliards par an ? c’est de la poudre aux yeux mais ça va gener les malades, c’est tout.

                La franchise sera de 50€ par avec un cout de 0.5€ par boite de medicament ; ca fait donc 100 boites de medicaments dans l’annee quand meme soit 8.3 boites par mois pour un cout de 4.2€ par mois. >>>> les malades chroniques et les vieux vont payer 50€ dès le premier mois... A moins d’arrêter leurs traitements ?

                Est-ce nouveau ? Non pas vraiment d’autres pays l’appliquent aussi. >>> les autres ont toujours de meilleures idées alors ? Qui dit assurance, dit franchise (comme pour les contrats autos) C’est pour inciter les clients à ne pas déclarer les petits sinistres et maximiser les profits. ça ne me choque pas que les pays où les assureurs sont puissants mettent des franchises partout !

                Je pense aussi que donner au docteur le droit de consulter l’historique du patient a partir de sa carte Vitale et voir ainsi s’il est alle voir un autre docteur la veille est une bonne chose pour arreter les abus. >>> ce n’est pas ce qui est proposé. le gouvernment propose la consultation des remboursements. Ce n’est pas pareil. Je peux aller voir un médecin ou un pharmacien et ne pas me faire rembourser. Personne ne verra rien, non ? L’avantage c’est que la sécu fait des économies, les docteurs gagnent plus mais ça ne résoud rien aux risques d’interactions médicamenteuses par exemple. Créons le dossier médical informatisé, là je dis OK. Les remboursements n’ont rien à voir avec la médecine mais plutôt avec la comptabilité.

                Le patient ne devrait aussi pas pouvoir refuser des medicaments generiques. >>> d’accord avec toi. smiley

                La France est le pays le plus medicalise (50% plus de plus que l’Allemagne ou l’Espagne, plus du double des Pays-Bas) notamment en matiere d’anti-depresseurs. >>> que représente les anti-dépresseurs dans le trou annuel de la sécu ? Et qui les prescrit ? qui fixe le coût de ces médocs ? pas les patients !!!!! Il faut aussi s’adresser aux labs pharmaceutiques, hopitaux, maisons de retraite, asiles, médecins de ville et leur demander de cesser ce business, non ? pourquoi ce n’est pas fait par Sarkozy ?

                voila, qu’en penses-tu ?


              • Christophe Christophe 22 septembre 2007 11:15

                @L’auteur,

                Donc si on enlève les pauvres, les enfants, les femmes enceintes et les bien portants... il reste qui ? Les malades chroniques et les vieux. ça va rapporter combien, des milliards par an ? c’est de la poudre aux yeux mais ça va gener les malades, c’est tout.

                A savoir si le but consiste réellement à éponger une dette (dont l’Etat lui-même porte une bonne part de responsabilité par les ponctions qu’il effectue) sur le court terme ou, comme à l’accoutumé, de mettre en place un système qui, in fine, avec le temps, ouvrira une plus large part de réglement par les patients des frais de santé ; tuant de fait le principe même de l’assurance maladie. Si vous préférez, en résumé, une mesure sans grands effets à court terme mais permettant l’orientation vers les assurances privées sur le long terme.

                Il faut savoir que tout cela s’accompagne généralement de législations annexes. Les mutuelles traditionnelles n’ont pas le droit de prendre en charge les désengagements de l’assurance maladie ; seules les assurances privées le peuvent !


              • Webes Webes 23 septembre 2007 01:11

                Sarko va tout simplement privatiser la secu au profit des assureurs qui en revent depuis longtemps !


                • manusan 23 septembre 2007 04:54

                  la 2d grosse dépense de santé est à chercher dans les médicaments (la 1er étant l’hopital), bien plus que les médecins libéraux. Et là stupeur, en effet des labos comme Roche ou Sanofis emplois bien plus de commerciaux que de chercheurs. Une vrai armée.

                  C’est à se demander si la Sécu est au service des citoyens (ses contribuables) ou des labo pharma. Je suis personnellement ok pour plus de contrôles mais à tous les niveaux et pour ça, il faut commencer par plus de transparence.


                  • Jacques 23 septembre 2007 09:49

                    Bah, l’attitude des français a évolué envers leurs fonctionnaires : aujourd’hui ils ne leur passent plus leurs privilèges et les politiques se sentant épaulés par leur électorat, remettent enfin les choses a plat.

                    Un jour ils se réveilleront aussi en ce qui concerne les professions de santé. Pour l’instant les médecins sont encore auréolés de leur image de bienfaiteurs de l’humanité, les anges en blouses blanches qu’il faut payer beaucoup car études, grosse responsabilité et blablabla... Comme les fonctionnaires se cachent derrière les excès du capitalisme pour minimiser leurs privilèges, les professions de santé se cachent derrière les aberrations de l’industrie pharmaceutiques pour détourner l’attention de leur propre rente de situation.

                    Mais lorsque les patients réaliseront que leurs professionnels de santé ont des revenus proprement stratosphériques, leur attitude changera. Surtout dans le contexte de paupérisation et de précarisation galopante qui caractérise nos sociétés contemporaines. Il faudra bien crever cet abcès la aussi un jour.


                  • Gilles Gilles 23 septembre 2007 11:02

                    Revenu moyen d’un généraliste 68 0000 €

                    Un spécialiste : 84 000

                    et certaines spécialités dépassent allègrement les 100 000

                    Ils étudient 10 ans ? Ma copine chercheur en socio aussi mais stagne à 30 000 €

                    et ces tarifs ne sont rien comparé à ce qu’un médecin coté peut gagner dans les pays ou l’assurance maladie et les soins sont entièrement dans le domaine marchand.

                    Comme nous nous y dirigeons progressivement, cela ne sert à rien de demander à limiter les revenus des médecins comme certains le font, car ils sont destinés de toute façon à exploser. La seule solution viable est d’étudier comment faire payer les « clients » (comme partout, l’usager du service public disparait au profit du « client ») sans que cela n’amène des hausses de prélèvements ..... l’assurance privée est cette solution. La sécu ne sera là que pour les plus indigents qui seront soigné par les médecins les moins cotés car moins chers (ça commence déjà...)

                    On va vers un système ou 80% de la pop sera correctement soignée, mais où les 20% restant morfleront plus ou moins. (pas grave, ils votent pas ou pas peu à droite). Le crédo libéral veut qu’un système fonctionne à partir du moment ou une majorité s’en sort bien et que la minorité n’est pas trop visible et est de toute manière en partie responsable de son sort.

                    Et ça, c’est carrément de plus en plus dans les mentalités. Personne ne veut plus payer pour les pauvres, les malades, les glandeurs, et à commencer par les « pauvres », les malades eux mêmes....


                  • Bof 23 septembre 2007 12:05

                    La France est sans le sous , ceci est un fait. Il faut donc que nous comprenions ce fait et que nous en tirions les conséquences . Les technocrates qui nous ont amené à ce niveau n’ont plus rien à faire à ces postes très + trop lucratifs. Ensuite, jamais un nouveau traitement n’a été moins couteux que le précédent, Bizarre , et ceci sur plus de trente ans . Aucune recherche et encore moins découverte n’est faite pour la guérison , tout est calculé pour la pérennisation de l’état de maladie avec des traitements bien sûr. Enfin, le plus important est que cet été nous avons les confidences des physiciens qui viennent enfin nous dire que leurs découvertes sont à reconsidérer et donc que ce que l’on croyait être un esprit rationnel , ce n’était que de la poudre aux yeux ! Descartes a du bien se retourner dans sa tombe car le rationalisme ,il l’a bien décrit. Il faut donc bien reconsidérer aussi l’organisation irrationnelle qui traine dans l’assurance maladie ainsi qu’au ministère de la santé . Au fait, un malade Belge et un malade Français sont-ils si différents ? Nos amis Belge sont-ils pestiférés ? ou bien ,nous les Français ?? ALORS ? ....Pourquoi pas une assurance contre les maladies couteuses EUROPEENNE , ET LE RESTE AU NIVEAU DE LA REGION OU BIEN DE LA PREFECTURE OU MÊME DE LA FRANCE ????? En attendant, nous avons ruiné la France et comme dans toute famille, il va falloir se serrer la ceinture et payer. Il va falloir reconsidérer notre mort en face ! et pas dans ces centres hospitaliers qui seraient bien plus profitables aux accidentés et aux malades guérissables. La lâcheté de certains êtres coute trop cher à la collectivité.


                    • fabrice 23 septembre 2007 16:04

                      les fraudeurs sont partout et pas seulement du côté des assurés

                      dernier exemple en date peu relayé dans la presse

                      FRAUDE Bayonne : une pharmacienne détourne 600.000 euros NOUVELOBS.COM | 21.09.2007 | 10:18 60 réactions La fraude impliquait des malades atteints du Sida, qui renonçaient à leurs médicaments en échange d’argent liquide. http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20070921.OBS5904/bayonne_ _une_pharmaciennedetourne_600.000_euros.html


                      • Le Canard républicain le canard républicain 23 septembre 2007 19:23

                        Extrait de l’article « Philippe Séguin : taxons les stock-options » d’Yves Housson paru dans l’Humanité le 13 septembre 2007 :

                        "Sécu . Dans son rapport annuel, la Cour des comptes montre que l’exonération de cotisations sociales de ces revenus financiers entraîne une perte de recettes de 3 milliards d’euros. Une bonne partie du « trou » de la Sécurité sociale pourrait être comblée si les revenus financiers étaient soumis à cotisation sociale, comme le sont les revenus du travail...Lors d’une conférence de presse, hier, Philippe Séguin a donné l’exemple de l’exonération de la plus-value d’acquisition des stock-options qui, note-t-il, constituent « un complément de salaire au versement différé ou une incitation à l’actionnariat, et sont donc bien un revenu lié au travail, donc normalement taxable ». Les 8,5 milliards d’euros distribués en 2005 sous cette forme ont ainsi entraîné une « perte de recettes aux alentours de 3 milliards d’euros », a relevé M. Séguin, en soulignant que les « gains réalisés par les bénéficiaires sont souvent importants et concentrés sur un nombre restreint d’individus ». "


                        • GéraldCursoux Cursoux Gérald 25 septembre 2007 09:49

                          Mais enfin, qu’attend-on pour mettre en musique la proposition de Philippe Séguin, Pdt de la Cour des Comptes, pour abonder les ressources de la Sécu ? Fiscaliser les distributions de Stocks options, les indemnités de départ et autres revenus parasalariaux, en voilà une bonne idée ! (On aurait pu y penser plus tôt, non ?) Un petit décret Président Sarkosy, et hop !, cinq à huit milliards (paraît-il) tombent dans l’escarcelle de notre bonne vieille sécu... qui ne veut pas mourir. Et pour une annonce qui ne ferait pas plaisir à la gauche, ça en est une d’annonce !


                          • Mysticman Mysticman 27 septembre 2007 19:04

                            Je suis en désaccord avec cet article. Je pense que les franchises médicales sont justes car elles visent à combler en partie le déficit de la Sécurité Sociale.

                            Après pourquoi ne pas partager par la suite avec le plan Alzheimer et la lutte contre le cancer, la lutte contre le SIDA et autres maladies ? Ca me semblerait évident pourtant. Peut-être que le gouvernement le fera.

                            Biensûr tout cela demande un petit investissement mais tout en sachant que les enfants, les femmes en enceintes et les bénéficiaires de la CMU en sont exonérés. A part les bo-bo de la gauche dure qui n’ont pas beaucoup d’arguments crédibles et préfèrent à part se protester aisément dans un conservatisme égoiste alors qu’ils n’ont pas vraiment de quoi se plaindre.

                            La rue a le droit de parler mais ce n’est pas elle qui doit gouverner et cette réforme juste et saine va évidemment passer.


                            • darthbob darthbob 28 septembre 2007 09:27

                              Merci pour votre argumentation très proche du discours du président. Les réponses sont les mêmes que dans l’article :

                              « Je pense que les franchises médicales sont justes car elles visent à combler en partie le déficit de la Sécurité Sociale. » >>>> faux. 850 Millions /an pour les plans cancer & alzheimer. On nous mentirait alors ? c’est pour le trou-de-la-sécu ! ça fait quand même loin des 12 milliards à combler !

                              « Biensûr tout cela demande un petit investissement mais tout en sachant que les enfants, les femmes en enceintes et les bénéficiaires de la CMU en sont exonérés. » >>> un « petit » investissement de la part de vos parents et grand-parents qui soignent leurs bobos de vieux (arthrite, grippe, mal de dos, sclerose en plaques...) et des malades de longues durées (diabetiques, VIH, hépatites, mucoviscidose, allergies, insuffisants rénaux ou cardiaques ...) Tous ces gens vous remercient de ne pas participer à ce « petit » investissement car vous vous portez comme un charme !!!!

                              si l’investissment est « petit » pourquoi tous les assurés sociaux ne le fournissent pas ?


                            • claude claude 30 septembre 2007 17:31

                              @ mysticman

                              étant directement concernée par les franchises, car je souffre d’une maladie chronique, qui m’oblige à accepter de travailler à mi-temps payé au smig, et de plus, je suis en arrêt de maladie depuis plus de 6 mois pour cause de poussée de cette même saloperie.

                              mon budget médicament/médecins/soins dépasse les 160€/mois.j’en gagne 480 net...coool !!! super d’être malade !

                              donc, je propose que tous ceux qui sont atteints de maladie chroniques : diabète, hypertension, séro-positifs, polyathrites, cancers, cardiopathies, maladies génétiques, maladies professionnelles ... ne soient plus remboursés, car c’est le passage à la chronicité qui grève gravement le budget de la sec.soc...

                              et puis après tout, pourquoi payer pour ces gens qui n’ont pas pu ou su se protéger contre les accidents de la vie ! ils sont d’un négligent !!! smiley smiley smiley

                              c’est vrai quoi, il ne faut pas laisser trainer ses poumons et ses organes n’importe où ! ces gens là, dont je suis, sont d’un égoïsme !!! forcené !!! smiley smiley smiley

                              ils ont voulu être malades, et bien qu’ils payent maintenant ! smiley smiley smiley smiley


                            • Mysticman Mysticman 30 septembre 2007 21:54

                              Votre cas est à part. Les franchises ne vous concerne pas vous en serez exonéré.


                            • Mysticman Mysticman 30 septembre 2007 21:56

                              Les égoistes c’est plus parmi ceux qui ne veulent pas dénoncer les abus et profits qui sont considérables et qui s’opposent à une réforme juste et légitime.


                            • claude claude 30 septembre 2007 22:07

                              bonsoir mysticman,

                              vous parlez ainsi parce que je vous ai alerté, il nous sommes des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes, atteintes de maladies orphelines, mal documentées qui devons nous battre pour nous faire reconnaître et prendre en charge.

                              le monde de la santé, n’est pas tout blanc ou tout noir : les « vrais » malades d’un côté et les « faux » de l’autre.

                              ce qui passe aujourd’hui pour de l’hypocondrie peut se révéler être une maladie orpheline demain ... aujourd’hui, il y en a plus de 5000...

                              à ce stade,comment faire la part du réel et de l’imaginaire ???


                            • Mysticman Mysticman 29 septembre 2007 05:49

                              « faux. 850 Millions /an pour les plans cancer & alzheimer. On nous mentirait alors ? c’est pour le trou-de-la-sécu ! ça fait quand même loin des 12 milliards à combler ! »

                              Faux, le gouvernement a prévu de réduire le déficit de la Sécu à 8,9 milliards d’euro. Faut savoir être réaliste sinon ça va être la catastrophe.

                              « Tous ces gens vous remercient de ne pas participer à ce »petit« investissement car vous vous portez comme un charme !!!! »

                              Ils vous remercient surtout de votre protestation sympathique en faveur de cette gauche bo-bo anti-libérale et conservatrice qui va de la LCR en passant par le PCF jusqu’aux altermondialistes pro-Bové. De toute manière, la rue a le droit de s’exprimer mais ce n’est pas elle qui gouverne et cette réforme juste et importante passera évidemment.

                              Il faut savoir être solidaire aussi. Vous êtes loin de dénoncer tous les abus assez courants aussi qui sont responsables du déficit de la Sécu.

                              Les franchises médicales ont pour vocation de rendre le patient plus responsable.

                              « si l’investissment est »petit« pourquoi tous les assurés sociaux ne le fournissent pas ? »

                              Tous le monde paye pareil au nom de la solidarité même si Roselyne Bachelot prévoit toutefois un bouclier sanitaire pour 2009 ou 2010 en faveur des familles les plus modestes pour qui il y aura des charges importantes.

                              Vous reprenez les mêmes arguments que la gauche anti-libérale.


                              • darthbob darthbob 1er octobre 2007 11:59

                                Mysticman,

                                « le gouvernement a prévu de réduire le déficit de la Sécu à 8,9 milliards d’euro. Faut savoir être réaliste sinon ça va être la catastrophe. » >>>> donc la franchise ne résoud strictement RIEN. Merci de le rappeler... on fait payer seulement les malades pour rien du tout... calculez le pourcentage de déficit pour 12 et pour 8,9 milliards d’euros. différence minime au regard du budget.

                                « Il faut savoir être solidaire aussi. Vous êtes loin de dénoncer tous les abus assez courants aussi qui sont responsables du déficit de la Sécu. » >>>> je suis solidaire, je travaille, paie mes cotisations et ne fraude pas. Si je suis malade il faut que je sois plus solidaires que les bien portants ? alors, ça ne s’appelle pas de la solidarité. Quant aux abus, personne ne les chiffre. On tire du chapeau 2 ou 3 dossiers médiatiques, pas plus. Mais les abus sont-ils aussi du côté des médecins et labo pharmaceutiques qui vivent de la sécu ????

                                « Les franchises médicales ont pour vocation de rendre le patient plus responsable. » >>>> responsable de quoi ? d’être malade ? à part arrêter de se soigner, je ne vois pas comment les personnes atteintes d’ALD vont faire... Avec des médocs qui coutent un pognon énorme !

                                >>>>D’ailleurs, je n’ai pas vu que les atteints d’ALD seraient exonérés de la franchise. Ils ne sont déjà pas exonérés pour les 1 euros de visite chez le médecin... A la fin de l’année, ça va faire gros pour les petits budgets...

                                « Tous le monde paye pareil au nom de la solidarité même si Roselyne Bachelot prévoit toutefois un bouclier sanitaire pour 2009 ou 2010 en faveur des familles les plus modestes pour qui il y aura des charges importantes. » >>>> ah, on pense à rattraper la boulette... comme quoi, ça commence à rentrer !

                                PS : la fraternité et la solidarité, c’est se serrer les coudes dans les moments difficiles. C’est pouvoir prendre son des personnes agés, des handicapés, des malades chroniques... bref les malchanceux.

                                Si dans les coups durs, comme maintenant, la solution trouvée est de ne faire payer que ces personnes là et ne rien demander aux autres (les plus chanceux, les plus forts), c’est détruire la solidarité et renier la fraternité...

                                Pourquoi ne pas expliquer cela aux français ?


                              • Sil Sil 30 septembre 2007 15:22

                                EN TOUTE FRANCHISE

                                En toute franchise, l’utilisation du pipeau Privé comme nouvel outil magique dans la sphère Publique, non seulement ne me fait plus rire mais commence carrément à me courir sur les haricots. Contractualisation des objectifs, Culture de résultats, Impactage, One to One, Be to Be, Franchises...

                                Car au-delà de l’aspect pipeauteux et dogmatique, déjà bien perceptible dans le Privé, la forme qu’il prend dans le Public tourne au ridicule. Au moins dans le Privé, nous en acceptons les avantages mais surtout les inconvénients.

                                Prenons la cuculture de résultats. Dans le Privé quand le cadre supérieur ayant défini les objectifs ne les atteint pas, il peut être lourdé pour résultats insuffisants. « Quand actionnaire pas content, actionnaire cracher ». Alors que dans le Public, le rond de cuir inamovible qui s’amuse à pondre des objectifs ne risque pas grand-chose. S’ils ne sont pas atteints, il pourra non seulement prétendre auprès de son ministre de tutelle que ses subalternes de catégorie B ou C sont responsables de ce manque de résultats mais il pourra aussi se défouler sur les susdits subalternes en siphonnant leur notation ou bien leurs parts de primes. « Quand rond de cuir pas content, rond de cuir cracher ».

                                Prenons maintenant cette histoire de franchises médicales que l’usager se verra obligé de payer systématiquement. Bein là encore, cela ne respecte pas tout à fait la vulgate Privée en vogue. Car il me semble qu’en cas d’accident ou de dégâts, mon assureur ne me fera pas payer de franchise si je ne suis pas reconnu responsable du sinistre.

                                Du coup, je demande on ne peut plus officiellement à ce que la Sécurité Sociale mette à notre disposition des formulaires de constats. Aussi, si d’aventure mon voisin de strapontin, à l’état grippeux, m’éternuait dessus, je lui demanderais de bien vouloir signer un constat à l’amiable afin qu’il assume les coûts non pris en charge par mon assureur Public. De même si mon gamin revient de son école maternelle avec la varicelle. Un constat établit avec la famille du gosse contaminant s’imposera.

                                A une autre échelle, ne fumant pas, ne buvant pas, et n’ayant que la liberté d’expression pour seule conduite à risque, en cas de Cancer, je demanderai à mon Assureur Public ou privé (vu comme c’est parti) d’attaquer l’industrie automobile, chimique ou autre pour les coûts que je refuserai de prendre en charge. A partir du moment où je ne suis responsable en rien de mon état, je ne vois pas pourquoi ce serait à moi de payer pour les pots cassés.

                                Bein ouais, à vouloir jouer d’incongruité, on risque d’être nombreux à pousser l’absurdité d’un tel système jusque dans ces derniers retranchements. Y a pas de raison que ce soit toujours les mêmes qui rigolent. On pourrait même s’organiser en association, tiens !

                                Mention spéciale également pour cette partie de la Presse qui très loin de trouver cela complètement ubuesque, acquiesce, toute hypnotisée qu’elle est par les invocations magiques de la nouvelle vulgate. En oubliant toutefois que là aussi, elle ne joue pas tout à fait le jeu de la nouvelle religion. Car à dire n’importe quoi ou à le laisser dire, ces journalistes-là nuisent gravement à l’image de la Presse, l’un des piliers de nos démocraties. Ce faisant ils commettent un faute grave pouvant légitimer un licenciement sans préavis, ni indemnités. Pour parler en langage Privé, vous voila virés ! Oust !

                                Bon, ce n’est pas tout ça, mais voilà l’heure de ma petite saignée ayurvédique. « Dites moi mon brave, ça vous gratouille ou ça va chatouille ? »

                                SIL Knock


                                • oncle archibald 30 septembre 2007 16:56

                                  Pourquoi la première demande d’un médecin face à un nouveau patient est : quelle est votre complémentaire ? La généralisation des assurances santé complémentaires n’a t-elle pas pour effet de transformer les assurés en consommateurs (puisque je n’aurai rien à payer autant en profiter), et les médecins en prescripteurs débridés puisque de tout façon ça ne coûtera rien à leurs patients (patients ou clients ?).

                                  Qui peut penser que chercher à responsabiliser un peu ces « consommateurs de médecine » est une mauvaise chose ? Qui peut ignorer qu’il y a dans la population, un certain nombre de personnes qui jugent leur médecin à la facilité avec laquelle il leur accorde des jours d’arrêt maladie, avec laquelle il accepte de prescrire des médicaments « de confort », de venir à leur domicile pour une affection qui n’empêchait nullement de se déplacer jusqu’à son cabinet, etc... ? Et les médecins qui aiment l’argent au moins autant que leurs « patients » savent qu’il ne faut pas contrarier ces « clients » qui les font (bien) vivre. Ils se sont très bien adaptés à cette demande. En veux-tu ? En voilà !

                                  Enfin j’ai absolument besoin que l’on m’explique ce mystère : pourquoi personne (ni journalistes, ni hommes politiques, ni associations) ne réagit lorsque les organisations professionnelles de médecins font savoir que leurs adhérents pourraient s’engager à prescrire moins à condition que l’on augmente leurs honoraires. Outre qu’ils nous ont déjà fait le coup sans le moindre résultat, quelle est la différence entre cette attitude et un chantage ?

                                  L’argent des autres, que l’on peut aussi appeler l’argent public, parait toujours bon à prendre et à utiliser « sans modération »..... Cette attitude irresponsable finira par venir à bout d’un système qui fonctionnait bien, qui était une véritable organisation de solidarité, qui a été détournée de son objet par ceux la même qui en bénéficient et qui est devenu la proie préférée de toutes sortes de prédateurs attirés par le volume d’argent qu’elle permet aux plus voraces d’engranger sans le moindre scrupule.

                                  Je ne suis pas du tout sûr que les propositions SARKOZY soient les plus adaptées, elles ne traitent qu’une facette du problème en essayant de responsabiliser les « consommateurs » mais en fermant les yeux sur les profits monstrueux que certains dégagent de cet argent public. Cependant s’y opposer sans faire la moindre contre-proposition me parait un peu trop facile pour traiter d’un sujet aussi important.


                                  • Mysticman Mysticman 30 septembre 2007 21:48

                                    Je suis assez d’accord avec votre analyse Oncle Archibal. La réforme du gouvernement, nécessaire et légitime ne vas pas tout résoudre mais permettra de limiter des abus et profits considérables que beaucoup qui s’opposent à cette réforme nient avec plus ou moins de démagogie voir d’hypocrisie ou de mauvaise foi.

                                    Les propos du président de la Mutuelle de France contre cette réforme sont assez faciles et quelque peu démagogiques même s’il admet qu’il y ait du bon dans ce projet de loi.

                                    Tant qu’aux conservateurs de la gauche protestaire et boboisante, qu’ils s’accrochent car la prochaine étape c’est la privatisation de la sécurité sociale.


                                    • darthbob darthbob 1er octobre 2007 12:10

                                      « La réforme du gouvernement, nécessaire et légitime ne vas pas tout résoudre mais permettra de limiter des abus et profits considérables que beaucoup qui s’opposent à cette réforme nient avec plus ou moins de démagogie voir d’hypocrisie ou de mauvaise foi. »

                                      >>> encore une fois, merci de rappeler que la réforme ne résoudra pas le problème.

                                      Tant qu’aux conservateurs de la gauche protestaire et boboisante, qu’ils s’accrochent car la prochaine étape c’est la privatisation de la sécurité sociale.

                                      >>>> merci de développer cette idée. Que veut dire privatiser la sécu ? on signe un contrat avec des bancassureurs privés ?


                                    • armand armand 30 septembre 2007 23:08

                                      Une réforme juste et équitable serait d’abord de prélever des côtisations sociales sur les sommes faramineuses distribuées aux cadres dirigeants sous forme de stock-options avant de ponctionner les malades. Cette solution, préconisée initialement par M. Seguin, a été mystérieusement écartée devant les protestations indignées du MEDEF, estimant sans doute que leurs salaires sans cesse en hausse étaient insuffisants et qu’une telle mesure allait effrayer les grands mamamouchis du Cac40 qui exercent, entre copains, un véritable droit de pillage sur leurs entreprises. Or les chiffres retenus auraient beaucoup fait pour réduire le déficit.

                                      Quand un régime en est réduit à faire payer les pauvres et à exonérer les riches ce n’est certainement pas un signe de courage.


                                      • Mysticman Mysticman 2 octobre 2007 03:59

                                        La réforme est utile et nécessaire et je peux comprendre que certaines personnes lui trouvent deux ou trois défauts en apportants des contre-propositions crédibles comme Martin Hirsch qui propose le bouclier sanitaire.

                                        Je suis personnellement convaincu comme d’autres même s’ils sont minoritaires dans l’opinion publique qu’elle va résoudre bien des choses.

                                        Quand à la privatisation de la Sécu. C’est un autre débat mais si le gouvernement devait lancer une telle réforme je pense que 8% qu’environ y seraient favorables.

                                        Ce n’est pas pour le moment, mais peut-être qu’un jour un bon gouvernement le fera.


                                        • Mysticman Mysticman 2 octobre 2007 04:13

                                          Privatiser la Sécu veut dire que chaque personne peut choisir sa caisse d’assurance maladie comme le font les pays-bas.

                                          Très bon documentaire qui en fera je l’espère réfléchir plus d’un : http://www.dailymotion.com/mychannel/xxx000xxx/video/x2zadw_privatiser-de-la-secu-ca-marche_politics


                                        • darthbob darthbob 16 octobre 2007 23:15

                                          aïe aïe aïe !

                                          il faudrait reprendre chaque phrase du reportage pour l’analyser tellement ça me semble suspicieux...

                                          - l’assurance maladie rembourse mal par rapport aux autres pays. A coût comparable ? A qualité comparable ? A soin comparable ?
                                          - les médicaments coutent de plus en plus cher. la faute à qui ? aux labos pharmaceutiques qui sortent des médicaments de plus en plus couteux ? ah non, faut pas parler de ça...
                                          - il faudrait « prescrire des médicaments raisonnablement comme aux Pays-Bas » >>>> alors s’adresser aux médecins, pas aux malades. Plutôt que privatiser la sécu, pourquoi ne pas obliger les médecins à faire correctement leur boulot et moins dépendre des labos ? à moins prescrire ? à expliquer les ordonnances ou l’absence d’ordonnance ?
                                          - Aux Pays-BAs, « ils ne distribuent jamais de boite entière de médicaments pour éviter le gaspillage » >>>> Idemm, s’adresser aux labos et aux pharmaciens français. En quoi les malades sont responsables du conditionnement !!!!!! Je suis pour à 100%, mais ça n’a rien à voir avec la privatisation de la sécu !
                                          - Aux Pays-BAs, la sécu est privatisé mais les assureurs sont tenus d’accepter tout le monde. Ben voyons, avec des ALD coutant des milliers d’euros / mois j’imagine qu’ils accueillent les malades avec le sourire, non ? A moins que l’Etat leur verse des sous par ces cas particuliers ? Dans ce cas, ce n’est pas privatisé à 100%, non ? pas assez clair ce reportage.
                                          - « on incite le public à éviter les soins » : tout est dit.
                                          - « En France, ça fait 20 ans qu’on met des pansements sur la sécu » >>> exact. A force de croire que c’est uniquement la faute des malades et de ne pas s’attaquer aux lobbys des labos, des médecins, des hopitaux... on ne fait rien d’efficace...
                                          - l’interview de J. Marseille : no comment.

                                          Bref, merci de m’avoir montré ce reportage de France 2. Très instructif pour savoir comment l’argumentaire pro-privatisation est servi dans les médias français.

                                          Mais , j’aimerais qu’on me dise pourquoi personne ne parle de la responsabilité partagée des labos pharmaceutiques et des médecins (et de l’Etat) dans le trou de la sécu ?

                                          Pourquoi s’acharner uniquement sur le malade ?

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