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Accueil du site > Actualités > Santé > Le neuro-coaching : nouvelle science, effet de mode ou imposture (...)

Le neuro-coaching : nouvelle science, effet de mode ou imposture ?

On assiste actuellement à l’apparition d’une nouvelle discipline nommée « neuro-coaching ». D’après certains auteurs, cette discipline serait née de la rencontre entre le coaching et les neurosciences. Ce phénomène renouvelle à sa manière, le dilemme posé par la rupture entre soma et psyché, entre corps et esprit...

Que lit-on à ce sujet, concernant le neuro-coaching ? En voici un exemple :

« Nous vivons avec dans la tête différents cerveaux qui ne sont pas nés à la même époque, et chacun parle dans sa langue... Comment reconnaître un fonctionnement reptilien, limbique ou préfrontal et comment les utiliser afin de progresser de façon plus harmonieuse et plus efficace ? ... ».

Le souci c’est que les neurosciences et les théories psychologiques sérieuses[1] n’apportent aucune donnée permettant de faire de telles assertions.

Le cerveau reptilien, le système limbique et le néocortex, pour rétablir les termes dans leur acception la pus fréquente, ne sont pas des cerveaux différents, mais des structures différentes du cerveau.

Cela étant, aucune donnée scientifique avérée ne permet d’affirmer que chacune de ces structures a « une langue propre » et interviendrait tour à tour ou indépendamment l’une de l’autre, comme on nous le laisse entendre ici.

« Reconnaître un fonctionnement reptilien, limbique ou préfrontal » relève donc pour le moins, d’une profonde méprise...

En effet, s’il est démontré que chaque structure intervient préférentiellement dans l’une ou l’autre des grandes fonctions cérébrales (respectivement les émotions, la mémoire et l’idéation), il reste que le fonctionnement mental se réalise d’une manière intégrée, faisant intervenir simultanément l’ensemble de ces structures.

En outre, les micro-mécanismes opérant dans chaque structure et les interactions existant entre celles-ci, étant en grande partie inconnus, le fait de savoir qu’une structure est le siège principal d’une fonction ne nous dit en rien comment elle fonctionne exactement, ni comment il est possible d’en modifier le fonctionnement, le cas échéant.

Quoi qu’il en soit, de plus, on ne voit pas en quoi des connaissances biologiques de cet ordre, pourraient aider des personnes non-spécialistes à « progresser » dans la gestion de leurs comportements.

La description et l’explication de nombreux mécanismes biologiques ne sont d’aucune utilité à des profanes, pour exercer une action sur ceux-ci.

Ainsi, le fait de savoir que le cerveau reptilien est le siège des émotions, par exemple, n’explique en rien comment intervenir sur celui-ci, et ne confère aucune compétence dans ce sens.

Plus généralement, si la neurophysiologie montre des corrélations entre les structures cérébrales et certaines grandes fonctions mentales, en établissant que l’altération ou la destruction d’une zone, entraîne la dégradation ou la disparition de la fonction correspondante [2], comme c’est le cas dans l’étude des lésions cérébrales, c’est quasiment tout ce que pour l’heure, les neurosciences sont en mesure de mettre en évidence de manière indiscutée concernant ces questions. En conséquence, qu’on le veuille ou non et qu’on le sache ou non, l’apport de la neurophysiologie n’éclaire rien de très spécifique concernant les comportements évolués faisant intervenir le langage et la parole en particulier[3], en dehors des cas de lésions évoqués.

De même, les connaissances concernant les neuromédiateurs et les aspects génétiques du fonctionnement cérébral sont insuffisamment développées et en grande partie inappropriées pour que l’on puisse en tirer des conclusions satisfaisantes du point de vue des modifications des pensées et des comportements langagiers, recherchées en psychothérapie et/ou en coaching. Pour ces raisons, les dysfonctionnements affectant ceux-ci, tels qu’on les rencontre très souvent en psychothérapie ou dans d’autres relations d’aide psychologique (coaching, etc.), font et feront toujours appel aux théories psychologiques, non aux théories biologiques, ces dernières fournissant la plupart du temps des données à la fois partielles, inadéquates et inutilisables par des non-spécialistes. Les différents mécanismes concernant l’utilisation du langage sont en effet l’objet privilégié des théories psychologiques et d’elles seules.

En d’autres termes, le fait que le psychisme est en très grande partie indépendant, et autonome, par rapport à son substrat matériel (le cerveau) ne doit pas être minimisé ou occulté, quelle que soit l’importance des connaissances développées par la neurophysiologie et la psychopharmacologie notamment, dont l’utilité n’est pas à démontrer au demeurant, utilité pouvant être complémentaire à celle des psychothérapies ou du coaching dans certains cas, mais se jouant sur un terrain différent[4] de celui des interventions psychologiques[5]. Il est donc erroné de laisser croire que l’association des mots (neuro-coaching) ou l’utilisation conjointe de connaissances issues de deux champs de connaissances différents (biologie vs psychologie) est à même de résoudre la rupture épistémologique se présentant dans les termes de la séparation du corps et de l’esprit, et celle des disciplines correspondantes (médecine vs psychologie). La volonté ou plutôt le fantasme inconscient de maîtriser la totalité des connaissances intervenant dans la compréhension des faits en question conduit, comme on en voit un échantillon ici, à des impasses ou à des non-sens. Autrement dit, les neurosciences ont beau avoir le vent en poupe, il ne suffit pas d’ajouter le préfixe « neuro » à une discipline, pour créer une nouvelle discipline « plus scientifique »... Procéder à de tels amalgames et autres glissements de sens, en évoquant un fonctionnement tantôt reptilien, tantôt limbique, tantôt préfrontal, qui apporterait des clés de compréhension utiles au traitement de certaines difficultés (stress, dépression, etc.) dans le cadre d’interventions psychologiques, paraît être de l’ordre d’une méprise, voire d’une imposture intellectuelle, et n’apporte en tout cas rien de plus que ce qui est déjà connu et pris en compte de manière pluridisciplinaire le cas échéant.

Françoise Zannier

[1] Un problème est bien de discriminer les théories sérieuses, reposant sur des données objectives, des théories fantaisistes, parodiant des données véritablement scientifiques...

[2] Voir L’Erreur de Descartes, Antonio Damasio, O. Jacob, 1995.

[3] Pour employer une analogie bien connue en psychologie cognitive, le « hardware » ne saurait se confondre avec le « software », même s’il représente une condition sine qua non du fonctionnement de ce dernier.

[4] Le « hardware », voir note 3.

[5] Le « software », idem.


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28 réactions à cet article    


  • TALL 24 avril 2008 12:56

    D’accord pour la nature très intégrée du fonctionnement cérébral

    Pas d’accord pour une éventuelle transcendance de l’esprit par rapport à la matière.

    D’accord sur le caractère marketting et non-scientifique du neuro-coaching...

    Mais attention... pas mal de "thérapies" totalement bidon quant à leurs fondements "scientifiques", peuvent néanmoins fonctionner par le seul fait qu’on y croit. Il ne faut pas chercher plus loin l’efficacité relative de certains sorciers de villages africains ( ou d’ailleurs ) dans certains contextes.


    • plume plume 25 avril 2008 13:42

      "pas mal de "thérapies" totalement bidon " vous étés bien sur de vous .
      donc tous dois être scientifiquement prouvé pour être digne de respect à votre regard ..oui bien
      alors que la science m’explique : :la vie , l’univers, les atomes , le temps qui passe , le climat de la terre , notre soleil, la formation des trou noir etc ....
      je dirais que la science actuelle n’explique même pas les 1/ 10000000 et je dois surment me tromper) de ce qui nous entoure, et vous, vous nous brandisses la science toute puissante et proclame que tous le reste est BIDON .... fallait osez


    • 5A3N5D 24 avril 2008 13:55

      "En d’autres termes, le fait que le psychisme est en très grande partie indépendant, et autonome, par rapport à son substrat matériel (le cerveau) ne doit pas être minimisé ou occulté "

      Affirmer que le psychisme est indépendant de son substrat matériel relève du dualisme et n’a pas sa place en médecine.

      Le "neuro-coaching" ne peut donc être qu’une philosophie et non une nouvelle "science", puisque rejetant toute connaissance acquise des fonctionnements cérébraux, que ce soit par la neurobiologie ou la neurochimie.

      A noter cependant que le "cerveau reptilien" est quand même autre chose que le siège de nos émotions : l’hypophyse est le régulateur central hormonal et il est assez paradoxal de ne pas tenir compte de ce fait dans l’expression de nos émotions : entre les humeurs et nos humeurs, la ligne de partage entre ce qui relève du biologique et du psychologique est difficile à tracer. La faim ou la soif sont-elles des émotions ? Où commence l’émotion et où se termine l’instinct, la conservation de l’homéostasie ? Voilà qui devrait donner du grain à moudre aux chercheurs en neurosciences.


      • sisyphe sisyphe 24 avril 2008 17:44

        Encore une bonne invention pour que des pseudo-intervenants se fassent du fric sur le dos des crédules, ou de responsables-complices....

        A quand le reflexe-coaching, l’éternuement-coaching, le synapse-coaching, le clignementd’yeux-coaching, le coaching-coaching ?


        • Françoise Zannier Françoise Zannier 25 avril 2008 14:13

          "Affirmer que le psychisme est indépendant de son substrat matériel relève du dualisme et n’a pas sa place en médecine...."

          C’est bien ce qui fait problème entre les sciences du corps de celles de l’esprit...., entre les sciences exactes et les sciences humaines, entre le paradigme herméneutique et le paradigme naturaliste...

          Encore faut-il sans doute s’entendre sur ce que signifie le mot "sciences" ....

          La psychologie est une science humaine, la neurologie est une science naturelle ... c’est pourquoi les disciplines qui prétendent "faire le pont" entre ces 2 catégories de sciences, autrement dit entre ces deux champs sémantiques... paraissent jusqu’à preuve du contraire, peu soucieuses de légitimité scientifique....

           


        • Lisa SION 2 Lisa SION 25 avril 2008 01:48

          reptilien, limbique ou préfrontal  »... ....les grandes fonctions cérébrales (respectivement les émotions, la mémoire et l’idéation), avez vous écrit. Seraient ils le siège de l’instinct, la mémoire et du sentiment  ?

          Quoi qu’il en soit, de plus, on ne voit pas en quoi des connaissances biologiques de cet ordre, pourraient aider des personnes non-spécialistes à « progresser » dans la gestion de leurs comportements....  Ne serait-il pas utile que soit déterminé plus tôt chez l’enfant, le rôle social qui lui soit le plus adapté pour parfaire sa vie d’adulte.. ? En effet, combien de jeunes de dix sept ans ne savent toujours pas avec précision le métier qu’ils devraient avoir déjà choisi depuis longtemps ? Combien de métiers à la mode ( communication, services, etc ) voient des jeunes s’y engager au dernier moment, et à regret, parfois très rapidement ? 

          Si la " neuro- coatching " permet de soumettre, diriger l’interressé vers un métier le plus adapté à ses capacités intellectuelles ou physiques, c’est un bienfait acceptable. Mais cela sous-entendrait que tous ne sont pas aptes, par exemple, à conduire...

          Si la neuro-science permet de déterminer les degrés de hyérarchie sociale, elle devient un outil redoutable à vite retirer des mains de ceux qui la pratiquent... 


          • farzteo 25 avril 2008 02:08

            Le "coaching", dans toutes ses variantes, est de l’attrape nigaud. Mais bon, 80% de la population est dépourvue de pouvoir d’analyse..., profitons-en.


            • Lisa SION 2 Lisa SION 25 avril 2008 18:43

              L’audio-visuel a consisté en le meilleur self-coatching généralisé. Les chanteurs des années soixante ont généré un fanatisme important. La télévision qui captait la jeune génération n’en a pas profité pour produire des reportages passionnants sur la réelle réalité. Le terrain a donc été favorable à l’expansion de la bétise humaine à un tel degré, qu’aujourd’hui la porte est ouverte à toutes ces méthodes modernes de rétablissement des intellects malades. Malheureusement, il faut la moitié de l’humanité pour coatcher l’autre miotié, sans compter la moitié de l’humanité pour surveiller les écrans du big-brother...Le marché de l’emploi est ouvert et le chomage résolu...


            • Lisa SION 2 Lisa SION 25 avril 2008 19:20

              J’ai trouvé ce post dans un article précédent. Il relate de façon parallèle à votre sujet.

              Votre texte me fait penser à ce petit livre très instructif : "Les inventeurs de maladie" de Jorg Blech. La thèse de l’auteur, c’est qu’il existe un mouvement global des instances du monde de la santé visant à rétrécir le champ de la normalité, afin d’augmenter le nombre de patients bénéficiant d’un traitement "préventif". Ce mouvement étant favorisé par les grands groupes pharmaceutiques.

              C’est une hypothèse intéressante. Et, dans le domaine que je connais, la psychiatrie, les critères diagnostiques ont été effectivement modifiés selon un standard international, qui étend à chaque version (du DSM 3, 4, etc...) le champ de la pathologie. Ainsi, on voit fleurir actuellement le diagnostic de bipolarité. Cela serait sans trop de conséquences si l’on s’en tenait à prendre ce diagnostic pour un équivalent de la cyclothymie ancienne. Mais en fait, il s’agit d’épingler des gens qui auraient un terrain bipolaire, et auraient besoin, A VIE, d’un traitement thymorégulateur ! Et les gens qui élaborent ces classifications, ne sont pas tous sans lien direct avec l’industrie pharmaceutique.

              Quant à la prévention, on évalue rarement les conséquences sur la qualité de vie, d’un diagnostic précocissime de maladie grave, surtout si elle est incurable. J’ai tendance à penser aussi que cela ne vaut le coup de faire un diagnostic précoce que si l’on a la possibilité d’apporter un traitement efficace.

              Il n’est pas soutenu par les censeurs d’Avx, et je trouve donc utile de le copir / coller afin de multiplier son impact... 


            • Françoise Zannier Françoise Zannier 26 avril 2008 16:15

              Il est vrai que le coaching est à l’heure actuelle un terme fourre-tout...

              Cette activité n’étant pas réglementée, n’importe qui peut s’intituler "Coach", au motif d’exercer un métier visant à aider son prochain, cela quel que soit le domaine considéré (personnel, scolaire, professionnel...) , de sorte qu’on trouve à l’heure actuelle tout et n’importe quoi, sous les termes "coach" et "coaching"...Quoi qu’il en soit, ce n’est pas une raison pour dénigrer cette discipline... il y a dans tous les domaines, des formations sérieuses et des manières de travailler sérieuses, comme il y a des dérives et des abus dont on ne saurait rendre tout le monde responsable... les généralisations abusives sont une forme de désinformation tout aussi redoutable que les fausses informations circulant sur beaucoup de sujets...

              Quoi qu’il en soit, pas plus que la psychologie (on devrait sans doute dire "les théories psychologiques" ) et la psychothérapie, le coaching ne relève du cadre médical... Pour faire bref, "il faudrait pourtant admettre que le psychisme ne se réfère pas au modèle médical" (voir l’article Quantification des symptômes en psychiatrie : évaluation, application aux traitements, conséquences en psychopathologie - Edouard Zarifian [*] - Soigner, enseigner, évaluer ?, Cliniques méditerranéennes n° 71, Ed. Eres, 2005)

              Au surplus, le coaching n’est ni un traitement curatif, ni un traitement préventif....si on veut le rattacher à une catégorie, il s’apparente plutôt au domaine du développement personnel, lui-même dérivé du courant des thérapies humanistes, ces thérapies ayant pour objectif l’épanouissement de l’individu, le développement du potentiel humain... Plus précisément, il s’agit d’un accompagnement utilisant les apports des théories psychologiques, pour aider des personnes à progresser et à réussir dans leur vie...

              Il est donc totalement erroné de croire ou d’affirmer que le coaching ne sert à rien ou que c’est un attrape-nigaud ... C’est aux personnes intéressées de s’informer pour savoir comment bien s’orienter le cas échéant, dans le choix d’un coach ou d’un coaching... Chacun(e) doit prendre ses responsabilités et éviter de donner des conseils aux autres, en étant soi-même peu ou pas informé...

               


            • Lisa SION 2 Lisa SION 26 avril 2008 20:25

              Les gens qui ont besoin de cette nouvelle mode sont ceux qui ont manqué de parents, et il y en a de plus en plus . Je n’aurais qu’un conseil envers ceux qui sont interressés par le coatching :

              Pratiquez la lecture dans la journée et l’amitié des chaudes soirées entre amis à débattre sur tous les sujets, avec cette nuance. Evitez la politique et la religion, et, renseignez vous sur les tenants et aboutissants des métiers de chacun. En vous interressant aux autres sans ne jamais rien leur demander, vous vous enrichirez des métiers divers et ceux-çi feront preuve d’intérêt pour vous peut-être au point même, un jour, de vous embaucher...

              Le neuro-coatching est un peu comme ce type qui, à force de ne pas trouver d’emploi, a fini par monter une agence de recrutement pour les autres... ? Paradoxal, n’est ce pas ! Et cela existe. 


            • pianosolo 27 avril 2008 18:29

              Bonjour,

              Il est vrai que plus de 80 % de la population ne dépassera jamais le stade " métro, vélo, dodo ". Par sécurité financière parfois, par manque de confiance en soi, aussi. A prétendre que 80% de la population est dépourvue de pouvoir d’analyse me semble par contre un peu exagéré.

              Ceci dit, ne voir dans le coaching qu’un attrape nigaud, revient à dire que toutes les entreprises, les sportifs, les politiciens etc, qui en on recours sont tous des nigauds ? Je ne me risquerais pas à formuler une analyse aussi simpliste.

              Mon grand-père me disait toujours quand j’étais petit : " fiston , plutôt que de te ridiculiser à parler pour ne rien dire sur un truc que tu connais pas.... abstiens-toi ! "

               

              Merci grand-papy pour ton message... Dans tous les cas et quoi qu’on en dise, le coaching est composé d’un ensemble d’outils puissants qui demande un sacré savoir faire et être. Tous les coachs que je connais et qui pratiquent leur métier avec passion et amour sont loin de correspondre à la piètre image que vous avez du coaching.

              Concernant la neuro-coaching, personnellement mes cerveaux...sont souvent en contradiction ! Entre ce que je voudrais faire et ce que j’aimerais faire... Qui des deux à raison.. ? L’idée de mettre tous le monde d’accord me semble une bonne idée et les harmoniser pour atteindre un objectif commun un must !

              Par ailleurs, prétendre que dans le domaine tout est connu est contradictoire avec l’évolution des connaissances. S’acharner à défendre un point de vue négatif sur le sujet sans laisser de place à l’intelligence de la découverte relègue la pensée à l’âge de la pierre ou tout n’était qu’alimentaire et survie de l’espèce. Purement reptilien ?? je me le demande.

              Cordialement


            • pianosolo 27 avril 2008 18:39

              Voilà une belle vision restrictive et limitante Une de ces croyances qui vous empêche de grandir.... Est-ce à dire que tous les coachés sont orphelins de père et de mère ? Ca coule de source évidemment !

               

               


            • Lisa SION 2 Lisa SION 28 avril 2008 19:36

              C’est le neuro-coatching qui mène une enfant de quatre ans à finir championne de natation avant vingt ans.

              Seulement, cela ne se pratique pas sans harçèlement permanent du matin six heures jusqu’au soir.

              Il faudrait demander à Laure Manaudou si elle n’aurait pas conscience de cela, mais avant, l’extraire de la dangereuse secte qui sévit autour d’elle. Ce sont tous ces champions qui constituent le meilleur moteur de motivation des masses pour le sport et tous les produits dérivés et abonnements coûteux, et équipements affiliés. Ce sont tous ces équipements, combinaisons, et dopages divers, selon les modes et les normes, qui permettent à ces champions d’être à leurs places.

              Les puissants soutiens télévisés génèrent peu de champions si ce n’est de la consommation de bière et de canapés...

              Si le neuro-coatching permettait de définir les capacités de chacun, dès son plus jeune age, vers un métier approprié, ce serait une bonne chose. Mais, tout en considérant qu’il n’y a pas « d’ordre dans la palette des facultés » , sachant qu’on a tous besoin les uns des autres...


            • maarten aalberse 29 avril 2008 00:15

              Il a beaucoup à dire à propos de votre article, mais je me limiterai pour le moment à un seul élément (que j’illustrerai d’un exemple récent d’études faites en neurosciences) et de quelques remarques sur certains autres aspects de votre texte. 

               Les neurosciences actuelles s’appuient aussi, voire surtout, sur l’imagerie cérébrale, observant des personnes qui effectuent des tâches « psychologiques » (point que je ne trouve pas mentionné dans votre texte). Ainsi on découvre de plus en plus quelles activités cognitives mobilisent quelles régions cérébrales. Les résultats de ces nombreuses études me semblent pour le moins prometteurs et remettent en cause la tendance à radicalement séparer « psycho » et « neuro ».
               
              A titre d’exemple, j’ai traduit de l’anglais un résumé d’une étude menée par Joseph Lieberman et al.
              Vous trouverez le texte originale ici : http://www.scn.ucla.edu/pdf/AL(2007).pdf
               
               « Depuis longtemps on a pensé que « donner des mots aux émotions » (« étiquetage d’affects », "affect-labelling" en anglais) aide la régulation des vécus émotionnels négatifs ; cependant, les mécanismes par lesquels cette étiquetage d’affects produit cet avantage restent en grande partie inconnu.
              (…) 
              Une étude fMRI (une forme d’imagerie cérébrale) de l’étiquetage d’affect a été entreprise pour remédier des limitations (des études) précédentes. Les résultats ont indiqué que l’étiquetage d’affect, relatif à d’autres formes de codage, a diminué la réponse de l’amygdale et d’autres secteurs limbiques aux images émotives négatives. Qui plus est, l’étiquetage d’affect a augmenté l’activité produite dans un secteur spécifique du cerveau, le cortex préfrontal ventrolateral droite. Et finalement, l’activité de (…) cette région du cortex préfrontal et de l’amygdale limbique pendant l’étiquetage d’affect étaient inversement corrélés (…).
              Ces résultats suggèrent que l’étiquetage d’affect puisse diminuer la réactivité émotive par une voie du (..) cortex préfrontal (..) à l’amygdale. »
               
              Pour ceux qui s’y intéressent, il existe un nombre grandissant d’études, utilisant l’imagerie cérébrale, qui montrent par exemple les systèmes cérébraux (notamment des régions du cortex préfrontal), impliqués dans l’effet régulateur de « mindfulness meditation » (« méditation par la pleine conscience »).
               
              Un comportement régulé principalement par le préfrontal est bien différent d’un comportement principalement impulsé par l’amygdale.
              Une façon de penser associée principalement avec une activation du préfrontal est bien différente d’une façon de penser associée principalement avec une activation des systèmes limbiques.
               
              Une attitude d’acceptation est associée avec l’activation d’autres territoires cérébraux qu’une attitude de refus.
              Etc., etc.
               
              En conséquence, il me semble plus que légitime de travailler aujourd’hui dans le sens d’une identification pratique des interactions entre structures cérébrales et modes de pensées. C’est du moins ce que réalise depuis près de 20 ans notre équipe de recherche, en application notamment des travaux de Laborit, Changeux, Damasio, Houdé, Lieberman, ou encore Davidson, www.ime.fr).
               
               
              Maarten Aalberse, drs. Psychologie Clinique, responsable d’une équipe recherche à l’IME, co-auteur de « L’Intelligence du Stress », à paraître chez Eyrolles, le 26 mai 2008
               

              • Françoise Zannier Françoise Zannier 29 avril 2008 12:57

                 Votre réponse confirme le caractère essentiellement interprétatif de l’activité cognitive, en l’occurrence ici de la votre...

                Je n’ai jamais pensé ou voulu dire en effet, que les travaux de Laborit, Changeux, Damasio, Houdé, Lieberman, Davidson et bien d’autres ne sont pas légitimes…en effet, je ne confonds les neuro-sciences avec les articles sur le neuro-coaching qui étaient principalement incriminés…

                Néanmoins, il y a des disciplines, et puis il y a les visées de celles-ci, ou bien leurs prétentions… il y a aussi ce à quoi on essaye parfois de faire servir certaines connaissances scientifiques, en les utilisant à des fins qu’elles n’ont jamais eu ... comme cela semble fortement être le cas du neuro-coaching…
                 
                C’est donc là où les choses se compliquent... c’est pourquoi il convient de préciser de quoi on parle exactement…
                 
                Quant au fait que je ne parle pas de l’imagerie cérébrale, il ne change strictement rien au problème sur le fond, celui-ci n’étant pas de nier le rôle du cerveau dans l’activité cognitive, mais de bien voir en quoi le substrat matériel de la conscience ne saurait contenir aucune donnée expliquant celle-ci de manière suffisamment fine et appropriée, justement parce qu’elle n’est pas de nature biologique…
                 
                Psychisme et culture sont co-émergents disait Georges Devereux...
                En effet, le caractère propre de la conscience est d’être porteuse de significations…(voir les travaux de Piaget, par exemple…)
                 
                Quoi qu’il en soit, le problème s’inscrit dans une controverse fort ancienne (celle du corps et de l’esprit, dit aussi psychisme) à laquelle ni vous ni moi n’apporterons de réponses définitives…(si réponses définitives il y avait, nous les connaîtrions ..)
                Cela d’autant plus que les réponses à ces questions relèvent de choix philosophiques (métaphysiques), non de choix scientifiques, comme on omet trop souvent de le dire…
                En effet, "toute science repose sur une décision métaphysique concernant l’essence du domaine qu’elle explore" (voir Alain Boutot, Encyclopédie Universalis)...
                 
                En tout état de cause, le but de mon article n’était pas de "tout dire" sur le "neuro-coaching" ou sur les "neuro-sciences"...
                 
                Cela étant, une chose est sûre, c’est qu’on ne trouvera jamais les pensées (software) dans le cerveau (hardware) même si elles en sont le produit, que cela plaise ou non à ceux pour qui les dysfonctionnements de l’esprit s’expliquent toujours en dernière analyse par des mécanismes biologiques.
                 
                Par ailleurs, si l’on doit s’en tenir à des explications biologiques, on sait que le phénotype (mode d’expression du génotype) est hautement influencé par l’environnement, chose méconnue (occultée ?) dans de nombreux travaux visant le "tout biologique" (voir par exemple l’article de JJ Kupiec, http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/expo/tempo/defis/homgen/popup/retour_ver s_le_phenotype%20(1).rtf
                …).
                 
                Vous trouverez plus de détails sur ces questions le cas échéant, dans ma thèse (à paraître) sur l’éclectisme et l’intégration en psychothérapie, que je vous invite à lire éventuellement.
                 
                Bien à vous
                 
                Françoise Zannier

                • maarten aalberse 30 avril 2008 09:16

                  D’abord je vous remercie de m’avoir répondu.

                   De nouveau, votre réaction évoque beaucoup de questions en moi.
                  En voici une :
                   
                  Vous avez écrit :
                  « Néanmoins, il y a des disciplines, et puis il y a les visées de celles-ci, ou bien leurs prétentions… il y a aussi ce à quoi on essaye parfois de faire servir certaines connaissances scientifiques, en les utilisant à des fins qu’elles n’ont jamais eu ... comme cela semble fortement être le cas du neuro-coaching… »
                   
                  Comme vous semblez connaître les (non)fins ou (non)objectifs des neuro-sciences, pourriez vous nous expliquer quels sont selon vous les fins (ou non-fins, si vous préférez) des travaux de, par exemple, Laborit, Changeux, Houdé, Damasio, Lieberman, Davidson, etc., et surtout nous indiquer sur quoi vous basez cette affirmation ?
                   
                  Merci d’avance,
                   
                  Maarten
                   
                  Maarten Aalberse, drs. Psychologie Clinique, responsable d’une équipe recherche à l’IME, co-auteur de « L’Intelligence du Stress », à paraître chez Eyrolles, fin mai 2008
                   

                • Françoise Zannier Françoise Zannier 30 avril 2008 09:56

                  Désolée cher Monsieur mais pour moi, ce ne sont pas des questions que ma réaction soulève en vous...

                  C’est la réaction d’une personne piquée au vif qui cherche à se venger de son adversaire... une tentative maladroite et déplacée de me mettre en difficultés... en me faisant passer un "test de connaissances" qui ne change strictement rien aux questions de fond que je soulève, questions faisant partie d’un débat dont je ne suis pas la seule représentante... ce que vous semblez ignorer en personnalisant un conflit d’écoles qui vous dépasse de très loin apparemment...

                  Par conséquent éclipser mes arguments de cette façon ne correspond pas au niveau auquel se situe le débat...


                • Françoise Zannier Françoise Zannier 30 avril 2008 09:57

                  Désolée cher Monsieur mais pour moi, ce ne sont pas des questions que ma réaction soulève en vous...

                  C’est la réaction d’une personne piquée au vif qui cherche à se venger de son adversaire... une tentative maladroite et déplacée de me mettre en difficultés... en me faisant passer un "test de connaissances" qui ne change strictement rien aux questions de fond que je soulève, questions faisant partie d’un débat dont je ne suis pas la seule représentante... ce que vous semblez ignorer en personnalisant un conflit d’écoles qui vous dépasse de très loin apparemment...

                  Par conséquent éclipser mes arguments de cette façon ne correspond pas au niveau auquel se situe le débat...


                • Françoise Zannier Françoise Zannier 30 avril 2008 10:00

                  Désolée cher Monsieur mais pour moi, ce ne sont pas des questions que ma réaction soulève en vous...

                  C’est la réaction d’une personne piquée au vif qui cherche à se venger de son adversaire... une tentative maladroite et déplacée de me mettre en difficultés... en me faisant passer un "test de connaissances" qui ne change strictement rien aux questions de fond que je soulève, questions faisant partie d’un débat dont je ne suis pas la seule représentante... ce que vous semblez ignorer en personnalisant un conflit d’écoles qui vous dépasse de très loin apparemment...

                  Par conséquent éclipser mes arguments de cette façon ne correspond pas au niveau auquel se situe le débat...


                • Françoise Zannier Françoise Zannier 30 avril 2008 16:59

                   Pour mémoire du débat évoqué, et pour permettre aux lecteurs d’aller plus loin... voici une citation à méditer :

                  "On ne ramènera jamais les manifestations de notre âme aux propriétés brutes des appareils nerveux pas plus qu’on ne comprendra de suaves mélodies par les seules propriétés du bois ou des cordes du violon nécessaires pour les exprimer ” (Claude Bernard)


                • Françoise Zannier Françoise Zannier 30 avril 2008 17:01

                   Pour mémoire du débat évoqué, et pour permettre aux lecteurs d’aller plus loin... voici une citation à méditer :

                  "On ne ramènera jamais les manifestations de notre âme aux propriétés brutes des appareils nerveux pas plus qu’on ne comprendra de suaves mélodies par les seules propriétés du bois ou des cordes du violon nécessaires pour les exprimer ” (Claude Bernard)


                • Françoise Zannier Françoise Zannier 30 avril 2008 17:02

                  Pour mémoire du débat évoqué, et pour permettre aux lecteurs d’aller plus loin... voici une citation à méditer :

                  "On ne ramènera jamais les manifestations de notre âme aux propriétés brutes des appareils nerveux pas plus qu’on ne comprendra de suaves mélodies par les seules propriétés du bois ou des cordes du violon nécessaires pour les exprimer ” (Claude Bernard).


                • maarten aalberse 2 mai 2008 17:58

                  Je crois (comme vous ?) qu’il y a une différence importante entre « faire le pont entre deux champs » et « réduire un champ à l’autre ».

                  A partir de ma « métaphysique » et des (dé)formations qui en ont découlé, mes études, observations et interprétations m’indiquent que la première approche est possible et même nécessaire entre les champs des neurosciences actuelles et des sciences humaines. Il me semble que la différence entre nous se situe ici.

                  Par contre je ne plaiderai jamais pour la deuxième démarche, réductrice et violente. Et en cela, il me semble que je vous rejoins.

                  A travers mes filtres qui sont en partie très différents des vôtres, j’observe et expérimente quotidiennement que des nouvelles connaissances, par exemple sur le fonctionnement du cortex préfrontal, peuvent réellement nous aider à comprendre comment mieux écouter la musique de notre vie, voire mieux danser sur celle-ci.

                  Bien à vous et à tous,
                  Maarten Aalberse

                • Françoise Zannier Françoise Zannier 2 mai 2008 20:52

                  En ce qui me concerne, je suis totalement pour les approches pluridisciplinaires et transdisciplinaires, telles qu’elles existent à l’Université, et font partie de certains programmes de développement de celle-ci...(Voir par exemple : http://nicol.club.fr/ciret/locarno/locarno4.htm )

                  Cela étant, les approches et les techniques psychocorporelles notamment, existent de manière formelle et informelle depuis fort longtemps... sans qu’on ait eu besoin jusqu’ici tout au moins, d’inventer une nouvelle discipline dite "neuro-coaching"... autrement dit un nouveau produit de grande consommation sans originalité, tant sur le fond que dans les formes...au moins jusqu’à preuve du contraire... s’il est encore permis de douter...

                  Car en effet, au moins au premier abord, cela fait penser à un remake de type PNL (Programmation Neuro Linguistique), c’est à dire à un amalgame de connaissances empruntées à plusieurs écoles, et "savamment" reformulées dans un langage PNListe... pour le plus grand profit des seuls PNListes...

                  Quoi qu’il en soit, pour en revenir aux choses sérieuses, chaque discipline a ses spécificités et ne peut être réduite, confondue ou encore amalgamée avec aucune autre... comme cela semble être le cas ici, c’est pourquoi c’est un leurre scientiste (non scientifique) de mettre le préfixe "neuro" à toutes les sauces...si je peux m’exprimer ainsi...

                  En effet, les tenants et les aboutissants du coaching (développement personnel, psychologie de la normalité...) ne sont pas ceux de la neuro-physiologie ou de la neuro-biologie (psychopathologie, psychopharmacologie, médecine, chirurgie...)...d’où la nécessité de bien différencier les choses....

                  C’est pourquoi quand je lis : "Comment reconnaître un fonctionnement reptilien, limbique ou préfontal et comment les utiliser afin de progresser de façon plus harmonieuse et plus effcace ?" ou bien "des nouvelles connaissances, par exemple sur le fonctionnement du cortex préfrontal, peuvent réellement nous aider à comprendre comment mieux écouter la musique de notre vie, voire mieux danser sur celle-ci."... je me demande vraiment de quoi il peut s’agir sérieusement ou plus exactement de quel amalgame ? 

                  Car encore une fois, les connaissances en neuro-biologie et en neuro-physiologie sont la plupart du temps inutilisables par des non-spécialistes,... Plus exactement, elles permettent une approche descriptive des processus biologiques, intéressante du point de vue de la curiosité intellectuelle légitime, qu’on peut entretenir cet égard... mais elles n’apportent souvent que des moyens d’action extrêmement limités...en regard de ceux dont disposent les spécialistes....

                  Par conséquent, puisque vous semblez affirmer le contraire, pourquoi ne nous donnez-vous pas quelques exemples concrets et surtout originaux (qui n’ont donc pas été déjà développés par d’autres écoles...), de rapports entre la connaissance du fonctionnement du cortex préfrontal et un mieux-être accessible aux profanes... ?

                  Cela seul contribuerait en effet à lever les doutes qui peuvent persister quant à cette "nouvelle" discipline...

                  Merci d’avance

                  Françoise Zannier

                   


                • neuropsy_aloha 30 avril 2008 09:44

                   

                  Vous dites : « Le cerveau reptilien, le système limbique et le néocortex, pour rétablir les termes dans leur acception la pus fréquente, ne sont pas des cerveaux différents, mais des structures différentes du cerveau. »
                   
                  Je ne pense pas que le rétablissement de termes que vous faites soit vraiment dans « leur acception la plus fréquente ». Par exemple, le (neo-)cortex préfrontal n’est pas identique au reste du néocortex dans sa structure, son fonctionnement et surtout ses capacités ! (enfin, je l’espère pour vous et moi)
                  Je suis d’accord avec vous que le terme « cerveaux différents » est maladroit. Mais ce sont bien des systèmes différentes. La littérature scientifique est inondée par les études qui montrent la spécialisation fonctionnelle relative à chaque système de notre cerveau. Je ne pense pas que la régulation de la température corporelle soit une activité assurée par le cortex préfrontal par exemple, ou bien la peur de stimuli visuels par le lobe occipital.
                   
                  Vous dites : « En effet, s’il est démontré que chaque structure intervient préférentiellement dans l’une ou l’autre des grandes fonctions cérébrales (respectivement les émotions, la mémoire et l’idéation), il reste que le fonctionnement mental se réalise d’une manière intégrée, faisant intervenir simultanément l’ensemble de ces structures. »
                   
                  « ..(Respectivement les émotions,... » : Le cerveau reptilien ne gère pas les émotions d’après ce que je sais, mais je vous laisse m’indiquer vos références.
                  Je vous invite à regarder un site créé par une université « sérieuse » (McGill University, Canada), accessible pour les non-spécialistes et les spécialistes :

                  http://thebrain.mcgill.ca/


                  • Françoise Zannier Françoise Zannier 30 avril 2008 10:23

                    Là aussi je suis désolée mais je n’ai pas écrit l’article en question pour répondre à toutes les questions soulevées par les "débatteurs"... si tant est qu’il s’agisse de vraies questions... A charge pour vous donc, de trouver les confirmations de mes assertions dans la littérature adéquate...si tant est que cela soit réellement le but de votre intervention...


                  • Lisa SION 2 Lisa SION 1er mai 2008 01:41

                    Si vous voulez, j’ai un exemple.

                    J’ai deux petits neveux, champions de pilotage joystick sur playstation. Moi même, leur grand oncle, n’arrivais pas à tenir une moto droite en ligne droite, (.c’est vous dire ) qu’ils frisaient les deux minute douze au tour de circuit...Dès qu’ils ont eu leur motos personnelles, ils ont tenu un mois avant de se casser la gueule en ligne droite... ! Mon avis, l’enseignement de cet outil ne rapproche pas des réalités physiques du monde vivant .Au contraire, même, le virtuel peut éloigner son usager des contraintes du monde réel.

                    Le neuro-scotching est peut-être un bon outil pour ramener le décalé social vers les contraintes physiques du monde réel, mais l’idéal serait de ne pas laisser à cet outil dangereux, que sont certains jeux, le pouvoir de virtualiser le vivant, de synthétiser la nature. Sans déviation flagrante du monde virtuel loin des réalités physiques, point ne serait besoin d’aucune assistance neuro-sociale..

                    Par ailleurs, au sein des centre d’accueil dits " Parentèle ", qui permettent de faire renouer les enfants de parents séparés, on peut trouver des jeux éducatifs d’excellente qualité qu’on ne retrouve pas dans le commerce public. Pourquoi ?

                     

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