• dimanche 19 mai 2013
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
  Accueil du site > Actualités > Santé > Les dangers de la cuisson moderne : intox ou vrai problème de santé (...)
84%
D'accord avec l'article ?
 
16%
(25 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Marquer et partager

Les dangers de la cuisson moderne : intox ou vrai problème de santé publique ?

Cuire les aliments est un réflexe, une habitude… bref, un geste du quotidien. Mais que savons-nous sur les réactions chimiques qu’engendre la cuisson ?

  Faire le choix d’une alimentation saine et équilibrée c’est aussi choisir un mode de cuisson adapté aux propriétés naturelles des aliments. La découverte de la cuisson reste un bienfait pour la nutrition car elle détient un effet stérilisateur sur les aliments.

  Certains micro-organismes vivant dans notre nourriture sont inoffensifs, voire bénéfiques pour notre santé comme les lactobacilles du lait. D’autres, en particulier d’origine animale, peuvent entraîner des problèmes de santé bénins comme la turista ou, plus grave, des infections parasitaires. Les produits alimentaires que nous achetons sur le marché contiennent également des substances non naturelles, liées aux pratiques agricoles, à la pollution de l’environnement ou aux emballages alimentaires.

  Alors, oui, la cuisson des aliments est vitale et essentielle pour votre santé. C’est grâce à elle que vous éliminez les particules toxiques de vos aliments. Toutefois, pour en bénéficier, il faut aussi en mesurer les dangers et éviter les pièges de la cuisson moderne : cocotte à pression, micro-ondes, bbq, etc.

Préserver sa santé c’est choisir un mode de cuisson approprié

  Par alimentation saine et diététique, il faut comprendre alimentation variée et équilibrée mais aussi et surtout associée à un mode de cuisson approprié. Celui qui vous restituera tous les bienfaits des aliments. Le mode de cuisson se répercute sur la température de cuisson qui, au choix, va respecter les composants naturels de l’aliment (vitamines, sels-minéraux,oligo-éléments, etc.) ou l’agresser c’est-à-dire, altérer ses propriétés jusqu’à les rendre toxiques. Effectivement, un geste simple du quotidien pourra rendre un aliment :

1. savoureux et vitalisant : cuisson qui préserve la couleur, la texture et la saveur d’origine de l’aliment (cuisson douce à l’étouffée et vapeur)

2. consommable et digeste : cuisson sans apport nutritionnel, dévitalisée, fade mais non-toxique (cocotte minute, à l’eau bouillante)

3. transformé, nocif, voire cancérigène : cuisson brunie due à la transformation de la structure moléculaire des aliments (grill, barbecue, cuisson à des températures trop élevées)

  Les précieuses vitamines de vos aliments sont extrêmement fragiles et ne peuvent résister à des températures élevées. Sachez qu’à partir de 60°C, vous avez déjà détruit la totalité des vitamines C et à 110°C toute trace de vitamines aura disparue. Les sels minéraux et oligo-éléments, pas plus résistant à la chaleur, seront également détruits. Autant dire qu’au-delà de 110°C, à part de l’eau, il ne reste plus rien.

  Plus grave encore, dès 130°C certains corps gras comme le beurre libèrent des substances âcres toxiques et cancérigènes, notamment l’acroléine. Ce phénomène est une réaction chimique dite « de Maillard ». La coloration et le goût de la viande grillées, que l’on aime tant, constitue l’une des transformations toxiques visibles de notre alimentation.

  La solution, vous l’aurez compris, est la cuisson à basse température, plus spécifiquement, à l’étouffée (réalisable avec un cuiseur disposant d’un thermomètre et d’un fond thermo-diffuseur comme la gamme Ecovitam de Warmcook). La cuisson qui vous veut du bien : simple, savoureuse et essentielle à votre santé.




par Murielle (son site) mardi 4 septembre 2012 - 27 réactions
84%
D'accord avec l'article ?
 
16%
(25 votes) Votez cet article



2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Les réactions les plus appréciées

  • Par Ronald Thatcher (---.---.---.221) 4 septembre 2012 10:07
    Ronald Thatcher

    « réalisable avec un cuiseur disposant d’un thermomètre et d’un fond thermo-diffuseur comme la gamme Ecovitam de Warmcook »

    eh bien voilà, fallait commencer votre publi-reportage par là !

  • Par foufouille (---.---.---.2) 4 septembre 2012 11:39
    foufouille

    "commercialiser des produits sains et accessibles à tous."
    vu le prix, pas a tous

  • Par Ronny (---.---.---.47) 4 septembre 2012 17:58
    Ronny

    Ca commence à me gonfler sérieux, ces articles à faire peur, dénue de toutes bases scientifique ou presque !

    Effectivement, la loi d’Arrhenius dit que les réactions chimiques ont une constante de vitesse qui très généralement augmente avec la température. Mais dans un processus de dégradation ou réaction moléculaire, il n’y a pas que la température qui compte mais aussi le temps d’exposition à cette température... C’est ce que l’on appelle les baremes de cuisson, de stérilisation, etc. En d’autres termes, il n’est pas sur que 60 minutes à 80°C soit moins destructeur que 5 minutes à 120°C...

    Par ailleurs l’environnement du produit lors de la cuisson (présence d’oxygène, quantité d’eau, lumière !) influe notablement sur le vitesse de décomposition et les réactions qui s’enclenchent. Un viande bouillie n’a en effet pas le même aspec qu’une viande cuite dans de la maitère grasse à la même température !

    Par ailleurs, non ni les oligoéléments, ni les sels minéraux ne sont détruits par la chaleur, en tout cas par celle dont vous disposez dans votre cuisine car je doute que vous grilliez vos brochettes à la troche à palsma ! Ces minéraux résistent même à la pyrolyse (600°C environ) dans votre four ! De plus, la cuisson n’élimine pas forcement, comme vous le dites, les traces de pesticides sur les aliments. le mieux, pour ce faire, reste de les laver en abondance à l’eau du robinet !

    Les vitamines sont elles thermosensibles pour certaines d’entre elles, mais pas toutes. La aussi, le barême thermique, la présence d’eau ou de matière grasse influe considérablement sur leur vitesse de dégradation. Ainsi, la vitamine A est plutôt stable au plan thermique. Il y a aussi par exemple plus de vitamines B2, B3, B6 dans des frites que dans des pommes de terres cuites à l’eau (temps de cuisson 180° vs. 100°C, c’est bien le temps de cuisson qui « joue »). 

    Deux derniers points :
    - ce n’est pas à la cuisson que l’on perd le plus de vitamine, mais au stockage. Le taux de vitamine C peut ainsi être réduit de 80% dans des pommes consommées en octobre et les même pommes entreposés en frigo et consommées en mai de l’année suivante. Pour la vitamine C, c’est 75 % de perte lors de l’entreposage des pommes de terre à 5°C pendant 5 mois...
    - en ce qui concerne l’acroleine, sa formation n’a rien à voir avec les réactions de Maillard. L’acroléine provient de la destruction de triglycérides sous l’effet d’une chaleur très forte, et le produit est effectivement cancérigène. Il faut éviter de surchauffer l’huile lors de cuisson (ne pas la faire fumer !) et limiter l’utilisation du barbecue, qui génère des hydrocarbures polycycliques toxiques. Cela ne veut pas dire qu’il faut interdire le barbecue, mais l’utiliser modérément, surement pas tous les jours en été par exemple ! Et on ne va pas interdire le caramel qui contient lui aussi un peu d’acroléine... Les réactions de Maillard concernent les sucres et acides aminés ; elles se produisent spontanément dans la nature (végétaux en décomposition) et lors de cuissons ; elles sont responsables de la formation d’arômes particuliers (ex. la croute du pain, le jambon seché, etc.) et les produits qui en résultent ne sont pour la quasi totalité aucunement toxiques !

  • Par Gaspard Delanuit (---.---.---.12) 4 septembre 2012 13:13
    Gaspard Delanuit

    « et à 110°C toute trace de vitamines aura disparue. Les sels minéraux et oligo-éléments, pas plus résistant à la chaleur, seront également détruits. Autant dire qu’au-delà de 110°C, à part de l’eau, il ne reste plus rien. »


    Les sels minéraux et les oligo-élément détruits à la chaleur ? Si je comprends bien, en faisant chauffer de l’eau minérale, on ferait disparaître la minéralité ? Ce n’est pas plutôt l’eau qui s’évapore et la minéralité qui se concentre, comme cela se révèle avec les traces de calcaire sur une casserole ? Toute trace de vitamines (toutes les vitamines donc ?) disparue à 110°, c’est pas un peu exagéré ??  smiley

Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


Faites un don

Les thématiques de l'article

Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox

Mentions légales Charte de modération