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Accueil du site > Actualités > Santé > Les femmes principales victimes des maladies auto-immunes

Les femmes principales victimes des maladies auto-immunes

Les pathologies auto-immunes constituent un grave problème de santé publique du fait de leur poids économique et humain : 3ème cause de morbidité dans le monde après les maladies cardiovasculaires et les cancers, elles touchent en effet environ 10 % de la population mondiale et occupent le troisième poste du budget de la santé dans les pays développés. Enfin, dernier point mais pas le moindre, ces maladies concernent les femmes dans plus de 75 % des cas 

Une maladie auto-immune (1) est une pathologie provoquée par un dysfonctionnement du système immunitaire : des cellules spécialisées et des substances, les anticorps, sont sensées normalement protéger nos organes, tissus et cellules des agressions extérieures provenant de différents virus, bactéries, champignons... Pour des raisons encore non élucidés, ces éléments se trompent d’ennemi et se mettent à attaquer nos propres organes et cellules. Ces anticorps devenus nos ennemis s’appellent alors « auto-anticorps ».

Parmi les maladies auto-immunes, on peut citer des maladies connues : la maladie de Basedow (hyperthyroïdie), la thyroïdite chronique de Hashimoto (hypothyroïdie), le lupus érythémateux disséminé (LED), la myasthénie, la Sclérose en plaques (SEP), le diabète de type 1, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite, la maladie cœliaque (intolérance au gluten), la maladie de Crohn…

Et des maladies plus rares et peu connues : le syndrome de Goodpasture, le pemphigus, l'anémie hémolytique auto-immune, le purpura thrombocytopénique auto-immun, la polymyosite et dermatomyosite, la sclérodermie, l'anémie de Biermer, la maladie de Gougerot-Sjögren, la glomérulonéphrite…

I/ Les femmes au cœur des maladies auto-immunes

Les maladies auto-immunes (MAI) n’épargnent pas l’homme ni malheureusement l’enfant mais c’est la femme qui en est très majoritairement atteinte(2, 3) : une femme sur six est ou en sera atteinte au cours de sa vie.

Les femmes supportent ce fardeau comme les caryatides, ces statues grecques de femme qui soutiennent un entablement sur leur tête, remplaçant ainsi une colonne ou un pilier.

 Plusieurs explications à ce phénomène, impliquant le rôle :

  1. des hormones sexuelles féminines, les œstrogènes : elles stimuleraient trop, dans certains cas, le système immunitaire, alors que les hormones masculines, les androgènes, ont plutôt un effet protecteur ; 
  2. du chromosome sexuel féminin X : Les femmes possèdent dans leurs cellules deux chromosomes X, (l’un hérité du père et l’autre de la mère). Normalement, un seul reste actif tandis que l’autre est qualifié de « dormant ». Si ces deux restent fonctionnels, une hyper-activation anormale du système immunitaire en découle ;
  3. de la grossesse : un échange de cellules se produit entre la mère et le fœtus et donc un passage de cellules fœtales à la mère (le microchimérisme fœtal). Elles se retrouvent dans le sang de la mère jusqu’à 30 ans après l’accouchement et jusqu’à 50 ans dans la moelle osseuse ! Elles peuvent être considérées comme des éléments étrangers par le système immunitaire qui va alors s’attaquer par erreur à certains organes. La femme est en plus beaucoup plus surexposée que l’homme qui n’est confronté qu’à un seul type d’échange de cellules entre lui et sa mère alors qu’elle en reçoit de sa propre mère et de ses enfants.
  4. Au total, la proportion de femmes atteintes pour un seul homme est dans la maladie de Basedow (Hyperthyroïdie) de 7 femmes/1homme, le lupus de 9f/1h, le Gougerot de 9f/1h, la polyarthrite de 2,5 f/1h, la sclérose en plaques de 2f/1h…

Les atteintes sont toutefois en général plus graves chez les hommes et il existe quelques MAI que ceux-ci sont tout aussi ou plus susceptibles de développer que les femmes comme la spondylarthrite ankylosante, le diabète de type 1, le granulomatose de Wegener et le psoriasis).

 

 

Ratios Femme / Homme
 dans les maladies auto-immunes

Maladies

Nombre de femmes(f) atteintes par rapport aux hommes (h)

Thyroïdite de Hashimoto

10 f / 1 h

 Lupus érythémateux disséminé

9 f / 1 h

Syndrome de Gougerot-Sjögren

9 f / 1 h 

Syndrome secondaire des Antiphospholipides

9 f / 1 h

Cirrhose biliaire primitive

9 f / 1 h

Hépatite auto-immune

8 f / 1 h

Maladie de Basedow

7 f / 1 h

Sclérodermie

3 f / 1 h

Polyarthrite rhumatoïde

2.5 f / 1 h

Syndrome primaire des Antiphospholipides

2 f / 1 h

Purpura thrombopénique auto-immune idiopathique

2 f / 1 h

Sclérose en plaques

2 f / 1 h

Myasthénie

2 f / 

 

 

II/ LA PROGRESSION DE CES PATHOLOGIES DANS LE MONDE

La communauté médicale ne cesse de s’interroger sur la progression des maladies auto-immunes qui prend parfois l’aspect d’une véritable « épidémie » alors que les maladies infectieuses sont en baisse. Ainsi le diabète juvénile (ou de type 1), qui concerne plus de 10 % des diabétiques, progresse partout dans le monde à un taux annuel de près de 4 % et frappe de plus en plus les enfants en bas âge entre 0 et 4 ans (4). Au Maroc, environ des dizaines de milliers d’enfants enfants en sont déjà touchés.

Ce phénomène, s’expliquerait en fait par plusieurs causes qui s’associent comme les pièces d’un puzzle pour déclencher la pathologie : d’une part une prédisposition génétique et d’autre part surtout des facteurs environnementaux (pollution. bactéries virus, modes de vie…)

II/1/La pollution facteur de risque 

Plus de 100 000 produits chimiques industriels accompagnent notre vie quotidienne, présents dans l’alimentation, l’eau, l’air, le sol ou à l’intérieur de nos maisons : pesticides, nitrates, métaux lourds, particules fines et dioxyde d’azote dégagés par les automobiles…Or, certains de ces produits sont considérés comme des facteurs de risque dans le développement des maladies auto-immunes, endocriniennes, allergiques ainsi que des cancers.

II/2/ Un excès d’hygiène

L’excès d’hygiène est également mis en avant. Les progrès en matière d’hygiène ont permis de mettre fin aux grandes épidémies d’autrefois qui décimaient les populations et en particulier de mieux protéger les bébés en mettant fin à la forte mortalité infantile des siècles précédents. Le problème est maintenant que la « propreté aseptisée » de l’espace autour d’un enfant empêche son système immunitaire d’apprendre à reconnaître les ennemis dont il doit se défendre normalement. 

Les cellules immunitaires, par manque de maturité, sont en quelque sorte désorientées et s’attaquent par erreur à notre corps (5). Tandis qu’on assiste à la disparition progressive des infections classiques de la petite enfance, on observe à l’opposé un accroissement des maladies allergiques et auto-immunes comme l’asthme ou le diabète de type 1.

La solution serait de permettre aux bébés et aux jeunes enfants de se salir « un peu » pour mieux éduquer les défenses de leur organisme et mieux régir ensuite à leur environnement.

Une étude sino-danoise est venue conforter cette thèse en 2011 (6) : elle a démontré que les bébés nés par voie basse et exposés aux premières bactéries au travers du rectum de la mère ont un risque beaucoup moins élevé de contracter des allergies que les bébés nés par césarienne et donc exposés à une variété restreintes de bactéries différentes.

III/ Des moyens de détection indispensables : la recherche des autoanticorps

Un très large éventail de symptômes sont associés à ces pathologies. Certains sont mineurs (amaigrissement, éruption cutanée…) tandis que d’autres sont plus graves et invalidants (douleurs, gonflement des articulations, paralysie d’un membre) et mettent même en jeu le pronostic vital (insuffisance rénale, atteintes cardiaques, pulmonaires…). 

Ces pathologies sont de plus peu perceptibles au début, rendant difficile le diagnostic. Une étude a révélé qu’un patient voit aux USA en moyenne six médecins sur 4 ans avant que ne soit identifié son mal. Pour confirmer le diagnostic, un outil est devenu indispensable : la recherche des auto-anticorps (7), ces molécules fabriquées par notre propre organisme et qui l’attaquent. Cet examen, maintenant bien éprouvé au Maroc, n’est pourtant pas encore assez répandu.

*IV/ Une révolution thérapeutique : les biothérapies

Ces pathologies, chroniques et incurables, évoluent par périodes de poussées et de rémissions et sont même susceptibles de rester assez bénignes. Si leurs manifestations peuvent être différentes d’une maladie à l’autre, elles obéissent à des mécanismes physiopathologiques similaires et les thérapeutiques sont de même proches dans la plupart des cas.

Elles ont d’ailleurs fait des progrès immenses ces dernières décennies quand on sait par exemple que, en France, le taux de survie à 5 ans pour le lupus était inférieur à 50 % en 1955 et supérieur à 90 % en 2005. Elles reposent notamment sur l’emploi de corticoïdes, d’anti-inflammatoires et d’immunosuppresseurs. 

Une véritable révolution thérapeutique s’opère actuellement avec le développement des « biothérapies » (8) : utilisant des molécules biologiques naturelles dérivés d'organismes vivants (levures, ferments, certains microbes) ou de substances prélevées sur des organismes vivants (hormones, extraits d'organes ou de tissus), elles s’opposent aux médicaments classiques, synthétisés chimiquement. En ciblant très précisément les molécules ou les cellules clé responsables de l’affection, elles autorisent déjà des améliorations significatives de l’état des malades les plus graves.

Au total, si le Maroc dispose de tous les moyens techniques pour combattre efficacement ce fléau, le problème principal réside dans l’accès de toutes les populations à des examens et des soins, parfois très onéreux. En attendant, la mortalité provoquée par ces pathologies reste toujours trop élevée.

V/ Des exemples de maladies auto-immunes

La polyarthrite rhumatoïde

Destruction du cartilage articulaire produisant une inflammation et des douleurs chroniques. 

Signes d’alerte : articulations douloureuses, raides, enflées et déformées, mobilité et flexibilité réduite ; éventuellement : fatigue, fièvre, perte de poids, anémie…

La maladie de Basedow (Hyperthyroïdie)

 Production trop importante d'hormones thyroïdiennes pouvant se compliquer de troubles cardiaques et oculaires.

Signes d’alerte : asthénie, amaigrissement contrastant avec un appétit conservé, apparition d’un goitre, yeux exorbités…

La maladie cœliaque 

Intolérance au gluten, une substance contenue dans le blé, le seigle, l'orge, aussi que dans les produits transformés de l’agro-alimentaire : elle se traduit par des dommages de la paroi intestinale. Seule solution : un régime sans gluten. 
Signes d’alerte : Ballonnements et douleurs abdominales, diarrhée ou constipation, perte ou prise de poids, fatigue, aménorrhées, éruption cutanée avec démangeaisons…

La sclérose en plaques

Atteinte de la gaine (myéline) des fibres nerveuses du système nerveux central.
Signes d’alerte : troubles de l’équilibre et de la vue, difficultés d’élocution…

Le Psoriasis 

Renouvellement trop rapide des cellules de la peau, ce qui cause des inflammations localisées, sous forme de squames pouvant se développer sur toutes les parties du corps (visage, coudes, genoux, cuir chevelu, ongles, etc.) avec des conséquences esthétiques lourdes. 

Signes d’alerte : épaisses plaques rouges recouvertes de squames, démangeaisons et douleurs, plus rarement arthrite

Les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) 

 Inflammation chronique du tube digestif : la maladie de Crohn et la rectocolite en sont les formes les plus courantes. 

Signes d’alerte : douleurs abdominales, diarrhées (parfois sanglante), saignement rectal, fièvre, perte de poids… 

L’alopécie ou pelade

Attaque des follicules pileux (structures à partir desquelles poussent les cheveux) : si la santé de la personne n’est en général pas affectée, la maladie provoque des conséquences esthétiques et psychologiques sérieuses. 

 Signes d’alerte : chute de cheveux ou de poils par endroits sur le cuir chevelu, le visage ou d'autres zones du corps.

La maladie de Gougerot- Sjögren 

Attaque des glandes lacrymales et buccales, accompagnée d’autres atteintes articulaire, neurologique…

Signes d’alerte : bouche sèche, soif accrue, sensation de sable dans les yeux, toux sèche persistante…

Le lupus érythémateux disséminé (LED)

Dérèglement du système immunitaire souvent lourd et à l’origine de lésions susceptibles de toucher gravement tous les organes (peau, reins, cœur, poumons, cerveau). Il existe aussi une forme seulement cutanée et bénigne de la maladie. Signes

Signes d’alerte : un ensemble s’associant progressivement : fatigue, signes cutanés dues à la sensibilité au soleil (cf. photo : éruption en ailes de papillon), douleurs articulaires et thoraciques, essoufflement... 

REFERENCES

1/ Maladies auto-immunes - INSERM

http://www.inserm.fr/thematiques/immunologie-inflammation-infectiologie-et-microbiologie/dossiers-d-information/maladies-auto-immunes

2/ Jean Sibilia. Rhumatologie, CHU de Strasbourg. Centre national de référence - Pourquoi les femmes font-elles plus de maladies auto-immunes ? http://www.cri-net.com/ckfinder/userfiles/files/journees-scientifiques/2013/J-SIBILIA-Sexe-et-immunite-selection-RIIP-210313.pdf

3/ Maladies auto-immunes - Santé-Médecine

http://sante-medecine.journaldesfemmes.com/faq/7608-maladies-auto-immunes

4/ Observatoire national diabète enfant et adolescent de l'association Aide aux jeunes diabétiques (AJD).

5/ Bach JF et al Eat Dirt – The Hygiene Hypothesis and Allergic Diseases. N Engl J Med. 2002 ;347:911.

6/ Bisgaard, H and all, reduced diversity of he intestinal microbiota during infancy is associated with increased risk of allergic disease at school age. Journal of Allergy and clinical Immunology. DOI /10.1016/j.jaci.2011.04.060.

7 / Diagnostic des maladies auto-immunes - Document biomedical diagnostics G. Chyderiotis - A. Ebel - L. Oger Sanofi-Pasteur et Association française du lupus Dr J. Sibilia -Service de Rhumatologie et Institut d'immunologie de Strasbourg MAJ 05/2009 / auto-anticorps maladies auto-immunes - Esculape

http://www.esculape.com/biologie/auto-anticorps.html

8/ Laurent Arnaud, Julien Haroche, Jean-Charles Piette, Zahir Amoura 

Biothérapies des maladies auto-immunes : quelles perspectives ? Volume 15, numéro 2, avril-mai-juin 2009


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51 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 15 mars 10:51

    c’est juste mieux diagnostiqué. avant tu étais malade de la tête.
    et ça rapporte du fric à certains médecins.


    • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 15 mars 18:33

      @foufouille

      Oui, peut-être que ça rapporte du « fric » à certains. Je rappellerai simplement que si ces maladies sont chroniques et qu’on en meurt assez rarement en Europe, elles « tuent » encore beaucoup en Afrique, y compris au Maroc, faute du bon diagnostic et de soins appropriés, souvent par manque de ressources financières des malades. 

    • foufouille foufouille 15 mars 20:04

      @Dr Khadija Moussayer
      c’est certain. surtout non mortel, le nombre de visite rapporte beaucoup.
      en france aussi, on meurt. les hommes crèvent simplement en travaillant.


    • L'enfoiré L’enfoiré 16 mars 14:15

      @foufouille,


       Il faudrait un jour que vous alliez voir comment se porte la santé aux Etats Unis.
       Elle est parfois au top, mais il faut débourser rubis sur ongle sans parachute.
       Dans nos pays européens, il y a la mutuelle, n’oubliez surtout pas cela, si, du moins, vous penser à crever en travaillant.
       Obama a essayé de rectifier cela, sans y parvenir vraiment.
       A mon avis, si Donald prend la place, cela n’évoluera pas.
       Mais qui sait.... comme Il est contre tous ceux d’avant...
       avec un Américain on ne peut jurer de rien. 

    • foufouille foufouille 16 mars 15:12

      @L’enfoiré
      une bonne mutuelle est assez cher.
      mais ça servira à rien si le médecin prétend que c’est dans la tête ou ne sait pas lire une radio ou un autre examen médical genre EMG trop compliqué pour lui.
      tu as aussi l’âge qui te rend invulnérable quand tu es trop jeune.


    • njama njama 15 mars 11:26

      Bonjour Dr Khadija Moussayer et bienvenue sur Agoravox

      Simple question, autour de quels environnements ont été basées les statistiques que vous présentez. Base monde - source OMS ? - ? ou sur quel(s) continent(s) / pays/ populations ? pour les seuls pays (dits) développés ?

      Les conditions de vie, d’hygiène, d’alimentation, ... n’étant pas les mêmes d’un endroit à l’autre, pour simplifier, « mode de vie à l’occidentale » ou non en caricaturant grossièrement, il me semble que de chercher raisonner d’une manière globale ne peut qu’embrouiller autant les hypothèses que les esprits, et fausser les déductions.
      Sans affiner les sources, les contextes environnementaux, les actions de santé publique, ... j’ai bien peur que vous n’aboutiriez à rien d’autre qu’à tâtonner au petit bonheur la chance pour trouver des corrélations, des explications sur ces disparités pathologiques entre hommes et femmes
       
      Un exemple, la contraception médicamenteuse est peu employée dans les sociétés traditionnelles alors qu’elle s’est très largement généralisée chez les femmes en Europe, et sur le continent nord américain. Un autre, les vaccinations sont beaucoup plus systématiques et nombreuses sur ces mêmes continents, c’est à dire autant de facteurs chimiques ou bio-chimiques qui pourraient potentiellement avoir une incidence négative sur le fonctionnement immunitaire et le dérégler.


      • L'enfoiré L’enfoiré 15 mars 17:08

        Bonjour Doc, Vous relevez le niveau de discussions d’Avox.


        J’ai un peu le même genre de question que njama.
        Vous expliquez pourquoi les femmes sont plus touchées.
        mais vous ajoutez cette phrase :
        « Les atteintes sont toutefois en général plus graves chez les hommes et il existe quelques MAI que ceux-ci sont tout aussi ou plus susceptibles de développer que les femmes »
        donc, cela veut tout de même dire quelque chose non expliqué et qui le contredit.
        Serions-nous tout de même « mal dans notre peau » ?
        L’intensité du mal et la fréquence de celui-ci s’équilibrent-elles,
        Dans le passé, j’ai eu aussi à m’étonner sur certains points de différences entre les sexes.
        Ce billet qui se veut quelque part humoristique mais qui physiologiquement ne l’est pas. 
        Une femme enfante, tout viendrait-il de là ? 


      • L'enfoiré L’enfoiré 15 mars 17:16

        Le cancer du sein est aussi quelque chose qui touchent le plus les femmes.Maladie auto-immune ?


        Pas vraiment. Et pourtant...

        Immunologie que l’on peut diminuer, mais pas augmenter, si ce n’est en faisant moins attention à soi.
        Faire du sport très peu couvert quand il fait froid.
        En acceptant la présence de parasites sur soi.
        On apprend qu’il faut se laver les mains pour ne pas attraper la grippe. Mais en même temps, on empêche les anticorps d’entrer en action. 

      • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 15 mars 19:05

        @njama
        Bonjour et merci de votre mot de bienvenue.


        La source du tableau vient de l’association américaine des maladies auto-immunes et j’aurais dû, c’est vrai, l’indiquer :
        AARDA - autoimmune related disease informationAARDA

        La plupart des statistiques épidémiologiques viennent des pays occidentaux, c’est vrai, et il peut y avoir et il y a des différences . Nous savons cependant par nos pratiques et nos expériences que cette prédominance féminine. est corrélée au Maroc comme dans les autres pays d’Afrique. Je m’occupe ainsi de la maladie de Gougerot au Maroc et nous n’avons pratiquement que des femmes malades. 
        Cette prédominance féminine est d’ailleurs communément admise dans tous les pays (et vous pouvez le vérifier aisément en allant sur des sites d’associations de malades).

        En ce qui concerne les différences de conditions de vie, je préciserai qu’au Maroc, un pays intermédiaire, la contraception est répandue ( cf la transition démographique opérée dans les pays arabes : les femmes font beaucoup moins d’enfants) de même que la vaccination.

        Quant à la "malbouffe’ et les produits alimentaires industriels, nous sommes en train de vous suivre et de vous rattraper malheureusement. ! L’obésité est déjà un vrai problème de santé publique au Maroc.

        Cordialement

      • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 15 mars 19:58

        @L’enfoiré

        Bonjour et merci de votre appréciation sur le niveau de la discussion.
        Tout d’abord les maladies auto-immunes à prédominance masculine ou à équilibre entre les sexes sont peu nombreuses et n’infirme pas l’observation que ces pathologies affectent surtout les femmes. Il ne s’agit d’ailleurs pas de « victimiser » les femmes sur ce sujet mais de faire un simple constat.
        C’est difficile par ailleurs de « peser » l’intensité de la douleur par rapport à la fréquence, d’autant plus que si, par hypothèse, le pourcentage d’hommes ayant des répercussions physiques fortes est plus élevé que celui des femmes, il n’en demeurera pas moins qu’en masse, le nombre de femmes gravement atteintes par ces pathologies risque d’être toujours plus élevé que celui des hommes du fait même de cette prédominance statistique féminine.



      • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 15 mars 20:06

        @L’enfoiré

        Bonsoir

        Le cancer de la prostate est par contre malheureusement un « privilège »masculin. 
        Vous avez raison, l’excès de « pureté » hygiénique contribue certainement à faire baisser nos capacités de défense immunitaires.

        Cordialement

      • L'enfoiré L’enfoiré 16 mars 14:29

        @Dr Khadija Moussayer,


         C’est depuis 1985, je ne suis plus allé au Maroc. 
         J’ai beaucoup aimé.
         Je suppose que les choses y évoluent comme chez nous.
         Par contre des Marocains exilés chez nous, j’en rencontre presque tous les jours,
         Les syndromes qui sont des maladies orphelines, n’intéressent pas particulièrement les entreprises de recherches dans la pharmacopée.
         La rentabilité intervient dans la pharmacie bien plus quand on sait ce que coûte un médicament dans la recherche, dans sa validation et dans la prise des assurances pour les risques de son exploitation, avant qu’il ne tombe dans les produits qui sortent de la période du brevet pour entrer dans celle des produits génériques .
         
         Très heureux de vous lire. smiley

      • mmbbb 20 mars 15:20

        @Dr Khadija Moussayer certes desormais l’exces d’hygiene et la phobie du microbe ( en France les fromages ne seront fait bientot qu’avec du lait sterelise ) est une des causes il en est peut etre une autre : le nombre croissant de molecules chimiques qui peuplent notre environnement depuis cette revolution chimique .. Les interactions sont tellement nombreuses et difficilement mesurable Les scientifiques ne s’expliquent pas de l’explosion de l’ashtme et des allergies en particulier alimentaires Dans notre sang nous avons plusieurs traces residuelles de tous ces produits et il est evident que notre organisme habitue a des milliers d’annees d’evolution avec les microbes voit un chamboulement de son environnement J’ai un collègue du travail qui a la flore intestinale déréglée les medecins n’arrivent pas a le soigner et son etat de sante periclite De surcroît ils n’arrivent pas determiner l’origine de cette maladie Un drame Quant a la malbouffe continuons ainsi a singer le modele americain.


      • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 21 mars 09:56

        @mmbbb

        Oui, vous avez raison sur l’impact de notre environnement et les maladies qui lui sont liées

        cf :


      • jacques 15 mars 11:55

        Bonjour et merci de votre article très intéressant, mon épouse est concernée pour la thyroide malheureusement elle ne supporte pas du tout l’unique traitement.
        Nous avons consulté 3 « spécialistes » qui vous expliquent sereinement ( même avec des dessins débilisants) que voilà, on ne sait pas pourquoi mais vos anti-corps attaquent la glande saine.
        Donc on donne un médoc qui simule un peu le fonctionnement de la thyroide pour fabriquer des T3 T4, à chaque fois , j’ai demandé s’il ne serait pas plus logique de comprendre pourquoi ces anti corps faisaient ce sabotage, mais on me fait comprendre que c’est impossible... encore un problème sans solution donc.


        • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 15 mars 20:15

          @jacques
          Bonsoir et merci que l’article vous est intéressé.


          Je comprends tout à fait la situation difficile pour votre femme.
          Je pense qu’on a fait tout de même beaucoup de progrès ces dernières années dans la compréhension des mécanismes de ces maladies (notamment le rôle des médiateurs comme les cytokines, et des anticorps) 


        • njama njama 16 mars 14:41

          @jacques

          Je ne peux malheureusement apporter d’aide à votre épouse qui ne doit probablement pas être la seule à manifester une intolérance douloureuse à ces traitements.

          Toutefois il conviendrait peut-être de prendre connaissance des travaux du Dr Youri Bandajevsky, lequel avait été outrageusement ostracisé, et même emprisonné en raison de ceux-ci ... ainsi que du rôle positif des pectines pour absorber certains métaux lourds et radionucléides lors de son passage dans le tube digestif.
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Pectine#Int.C3.A9r.C3.AAt_m.C3.A9dical
           
          http://tchernobyl.verites.free.fr/

          La descente aux enfers du professeur Youri Bandajevsky

          « Radioactivité », « césium 137 » : des mots interdits…
          En dehors de l’irradiation par exposition directe, la thèse officielle ne veut connaître que les effets sur la thyroïde de l’iode 131, qui perd de sa nocivité au bout de huit jours. Elle ne veut rien savoir des effets possibles des autres radionucléides comme le césium 137, le strontium 90, etc. Ce sont même des mots « interdits ».

          Galina et Youri Bandajevsky
          http://independentwho.org/fr/galina-et-youri-bandajevsky/

          Interview de Youri Bandajevsky au Parlement européen de Bruxelles
          https://www.youtube.com/watch?v=5DxWS_iZ-go

          Le rôle du Cs-137 comme inducteur du cancer de la glande thyroïde.
          Professeur Youri Bandajevsky - 2009
          http://independentwho.org/media/Documents_Autres/Role_cesium_cancer_thyroid e.pdf
          --------------

          Si vous prenez par exemple la position adoptée par SFendocrino.org, « le site de l’endocrinologie - diabétologie- maladies métaboliques » concernant Thyroïde et Tchernobyl, il vous dit que « Il n’y a pas d’argument scientifique qui conduise à penser qu’en France l’augmentation du nombre des cancers thyroïdiens diagnostiqués soit liée à un »effet Tchernobyl«  . Et que  »l’accroissement des cancers thyroïdiens diagnostiqués résulte d’un meilleur dépistage des maladies thyroïdiennes, lié aux performances des pratiques médicales."

          Sachant que l’OMS est totalement subordonnée à l’AIEA par l’ Accord WHA 12-40 du 28 mai 1959, il n’est pas très étonnant que ces médecins comme d’autres reprennent la doxa officielle, et il ne faut pas compter sur le ministère qui est, avec 197 autres États membres, pieds et poings liés par son adhésion à l’OMS pour en changer. Il fera au contraire tout ce qui est en son pouvoir pour faire taire des voix dissonantes.
          Ce qui est purement scandaleux, tout comme cette tare congénitale dans les Statuts de l’OMS discrédite énormément cet organisme international.
          ------------
          Le nucléaire, un sujet très sensible ! surtout pour certaines nations. Comment prétendre que tous ces essais nucléaires ne pourrait avoir aucune incidence sur la santé ? L’omerta règne !

          La France a procédé entre 1960 et 1996 à 210 essais nucléaires dont 17 au Sahara, 193 en Polynésie (167 à Mururoa, 14 à Fangataufa et 12 essais de sécurité). (Source : Ministère de la Défense)

          http://ldh-toulon.net/-les-essais-nucleaires-.html

          AMERICAN GROUND ZERO
          LA GUERRE NUCLÉAIRE SECRÈTE

          CAROLE GALLAGHER MIT 1993
          126 bombes atomiques atmosphériques dans les 2 150 km2 du site d’essais du Nevada.
          http://www.agoravox.fr/commentaire3645158
          -----------
          520 explosions nucléaires expérimentales ont été effectuées dans l’atmosphère entre 1945 et 1980 par cinq États :
          Etats-Unis 210 / URSS 216 / Royaume Uni 21 / France 50 / Chine 23


        • Alren Alren 15 mars 19:14

          Les traitements des maladies auto-immunes consistent maintenant à abaisser les défenses immunitaires par des ’’anti TNF’’. TNF est l’acronyme anglais pour Tumors Necrosis Factors, en français : facteurs de destruction des tumeurs.

          Autrement dit pour diminuer les symptômes de la maladie auto-immune, on augmente le risque que l’organisme ne puisse plus détruire les tumeurs naissantes ! Sans espoir de guérison de la maladie invalidante, on augmente le risque de survenue d’une maladie potentiellement mortelle !

          On ne peut pas dire que le Service Médical Rendu soit positif !

          « Oui, mais il n’y a pas autre chose pour l’instant. »

          Les fabricants (US) des anti-TNF le savent bien et détenant un monopole, ils pratiquent des prix de vente de leurs médicaments sans rapport avec le coût de fabrication. Ils font fortune sur la maladie des autres avec un parfait cynisme qui renforce le déficit de la Sécurité sociale, de la même façon qu’avec les anticancéreux.



          • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 15 mars 20:38

            @Alren
            Bonsoir,

            Oui, vous avez raison : on est obligé de diminuer ’l’emballement« du système immunitaire pour réduire la maladie. La bonne stratégie thérapeutique consiste à bien contrôler cette baisse de nos défenses immunitaires sans faire courir de nouveaux risques comme le cancer. 
            Un médicament n’est jamais anodin par principe, il s’agit de bien connaître et maîtriser la »balance" bénéfices/ avantages par rapport aux effets secondaires/risques.

             Les ant i-TNF font partie des biothérapies. Ces produits sont chers et hors de portée de la grosse majorité de la population dans des pays comme le Maroc

          • COVADONGA722 COVADONGA722 15 mars 20:11

            yep , de temps en temps , on tombe ici sur des articles dont les auteurs malgré leur savoir savent se rendre lisible et compréhensible .



            • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 15 mars 21:26

              @COVADONGA722

              Bonsoir,

              Merci beaucoup pour le compliment : c’est le meilleurs qu’on puisse me faire, sa lisibilité

            • sarcastelle 15 mars 20:50

              Les femmes victimes de maladies que les hommes ont moins sont encore en plus victimes de l’ennui qu’on éprouve souvent dans la vieillesse, dont elles ont sept ou huit ans de plus à supporter. 


              Ceci pour répondre non à l’article mais à son titre !

              • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 15 mars 21:22

                @sarcastelle

                Bonsoir,

                Bien observé !

              • cristobool 15 mars 20:53

                Bonjour chère consœur, bon résumé sur les MAI, merci pour l’article en lien sur les biothérapies qui m’a rafraîchit un peu la mémoire, étant Médecine généraliste cela n’est pas ma spécialité même si je connais bien la maladie cœliaque ayant fais ma thèse dessus. Il y a à ma connaissance de nouveaux liens établis entre certaines MAI (L’ataxie cérébelleuse au gluten et peut être le psoriasis) et l’alimentation par l’intermédiaire des réactions entre microbiote-épithélium intestinale et protéines alimentaires. Y a t il d’autres MAI pour lesquelles on suspecte le microbiote ou l’alimentation de jouer un rôle ?  


                • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 15 mars 21:34

                  @cristobool

                  Bonsoir, merci beaucoup de votre appréciation
                   Oui, la rupture de la barrière intestinale serait à l’origine des troubles auto-immuns par la mise en relation d’un environnement perturbateur avec des gènes prédisposants. En cas d’hyperperméabilité de la barrière intestinale, une entrée massive de molécules provenant d’aliments mal digérés ou de substances xénobiotiques issues de l’alimentation ou de prises médicamenteuses peut déclencher, selon le terrain génétique, des troubles auto-immuns intestinaux et extra-intestinaux affectant la peau, les articulations, les tendons, les muscles, la thyroïde, les poumons, le système nerveux…
                  Ce nouveau paradigme suggère que les processus d’auto-immunité sont susceptibles d’être arrêtés si cette interaction est empêchée en rétablissant la fonction de la barrière intestinale.
                  Ci-joint un article que j’ai écrit sur ce sujet dans une revue médicale :
                  Bien cordialement



                • njama njama 16 mars 10:40


                  @cristobool et Dr Khadija Moussayer

                  A propos de la maladie cœliaque dont j’ignorais l’existence avant cet article, je tombe sur un article du Canard enchaîné du 9 mars 2016 qui en parle « Jamais sans mon gluten ».

                  Le gluten, « Une des poudres magiques de l’industrie alimentaire qui l’utilise comme super glue pour lier les sauces, agglomérer les protéines de poisson ou de viande, mais aussi pour donner aux produits de panification le maximum de volume en moins de temps possible. Chaque année l’industrie de l’amidonnerie française fabrique 170 000 tonnes de gluten.
                  Tout cela serait merveilleux s’il n’y avait la maladie cœliaque. Les scientifiques soupçonnent cette overdose de gluten de provoquer une forte intolérance alimentaire qui affecterait près de 8 % des français. [...] A côté des brasseurs, des fabricants de yaourts ou de charcuterie, le secteur le plus friand en gluten est sans conteste l’industrie meunière. Celui-ci étant déjà présent dans le blé à l’état naturel, il n’est normalement pas besoin d’en ajouter dans la pâte d’autant que sa teneur dans le blé n’a cessé d’augmenter.

                  Génétiquement sélectionnées pour générer des hauts rendements, les variétés modernes affichent 12 % de gluten, contre 7 % pour les épis traditionnels du début du siècle dernier. Mais, dans cette course effrénée pour contracter le temps de fermentation et de pétrissage de la pâte, il faut toujours plus de gluten. Pourquoi se gêner, cette substance étant étiquetée comme un auxiliaire technologique et non pas comme un additif, il n’existe aucune limite réglementaire sur la quantité qu’on a le droit d’ajouter ! ...
                  Pour sortir de ce pétrin, il y aurait bien une solution : que le ministère de la Santé détermine enfin une dose journalière à ne pas dépasser, avec à la clé une teneur maximale dans les aliments. Une idée qui file des boutons aux industriels de la meunerie et de l’amidon. Comme on dit, il y a encore du pain sur la planche »

                  Si des études montraient la toxicité du gluten pour l’organisme des mammifères et des hommes au-delà d’un certain seuil, pour inverser la vapeur, il faudrait des lois qui iraient jusqu’à imposer à l’industrie, à la meunerie, et jusqu’aux semenciers, des normes à ne pas dépasser.

                  Le même raisonnement peut être tenu avec les boissons sucrées (Coca-Cola, Orangina and so on... ), d’autant plus que l’utilisation de faux-sucres dans l’industrie agro-alimentaire connaît un développement exponentiel, bien que des substances comme l’aspartame codé E951 dans les additifs massivement employé fût en 1975 interdite par la FDA


                • cristobool 16 mars 17:41

                  @Dr Khadija Moussayer

                  Merci pour votre lien , il y a donc des pistes sérieuses pour les MICi, la PR et le Diabète de type 1 mais on a pas encore de preuve de causalité ni de preuve d’efficacité d’un protocole de traitement basé sur des probiotiques ou des antibiothérapies.

                  En revanche toutes ces nouvelles connaissances sur le microbiote posent la question des effets des antibiotiques surtout qu’ils sont prescris bien souvent sans véritable indication.



                • cristobool 16 mars 17:52

                  @njama

                  Pour le gluten c’est les croisements des blés pour obtenir des espèces les plus productives possible qui a conduit non pas à ma connaissance à un taux en gluten plus élevé mais à un plus forte proportion des peptides toxiques du gluten en particulier 33-mer par rapport aux espèces anciennes.Par ailleurs il n’y a pas 8% de la population atteinte par une intolérance au gluten mais 1% , l’intolérance au gluten est le synonyme de la maladie coeliaque.en revanche il existe une nouvelle entité clinique controversée qui toucherait 1 à 2 % de la population qui est la sensibilité au gluten ou l’hypersensibilité au gluten non coeliaque (HSG) (en anglais NCGS non-coeliac gluten sensitivity). L’existence même de cette dernière pathologie n’est pas démontrée.Mais il y a d’autre pathologies liées au gluten ou au blé (allergie etc) et si on compte toutes ces pathologies c’est 5% environ de la population qui présente une affection déclenchée par le blé ou le gluten.



                • njama njama 16 mars 18:53

                  @cristoboll

                  ce sont des pistes à explorer évidemment ... ou au moins à ne pas négliger, ni sous-estimer. Les hybridations (exemple Blé Norin 10) peuvent introduire des gènes auxquels nos organismes ne sont pas habitués, pas plus que les protéines qu’ils génèrent (les protéines étant des assemblages d’un ou plusieurs polypeptides).

                  Pour qu’une protéine soit digérée, encore faut-il que le tube digestif fabrique les enzymes adaptées, c’est-à-dire les produits chimiques qui seront capables de les dissoudre. Ce n’est pas toujours le cas, loin de là. Sinon, peut-être pourrions-nous être herbivores, qui sait ...
                  Ces nouvelles espèces, sont-elles pathogènes ? ...


                • foufouille foufouille 16 mars 23:21

                  @njama
                  c’est le pancréas qui produit les enzymes digestives, protéase pour toutes les protéines.
                  ce qui n’est pas digestible finit dans les WC.
                   


                • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 17 mars 10:59

                  @cristobool

                  Bonjour,

                  Oui, vous avez tout à fait raison sur l’utilisation trop généralisée du gluten dans l’alimentation ainsi que sur l’enrichissement en gluten des farines.

                  Le chiffre de 5 % de la population qui présenterait une affection déclenchée par le gluten ( le blé n’étant pas la seule céréale immunotoxique) me paraît par contre trop élevé, d’autant plus qu’on fait parfois de l’hypersensibilité au gluten un argument de vente pour nous convertir au sans gluten.

                  Le Maroc aussi est bien touché par la maladie coeliaque, ce qui est lié certainement à des changements rapides des modes d’alimentation.

                  Cf deux articles que j’ai écrits sur ce sujet et que j’ai republiés dernièrement :




                • mmbbb 20 mars 15:34

                  @njama Les personnes avalent n’importe quoi c’est leur probleme Plus vous vous nourrissez avec des produits industriels plus vous avalez des additifs de toutes natures ( colorant exhausteur de gout et complement afin d’eviter l’oxydation par exemple liant pour les sauces et gluten pour le pain ) Il est déplorable que les francais aient perdu ce bons sens le pays de Brillat Savarain En quelques decennies la physionnomie du gout a change Le pain c’est de la farine su sel et de l’eau et surtout une panification faite dans les regles de l’art C’est ce que je mangeais lorsque j’etais gamin Je ne raisonne plus les gens je me fais jeter Chacun sa destinée je préserve ma sante et je n’achete aucun aliment industriel C’est ma regle de conduite . Quant a votre exemple sur la selection du ble il y a aussi une autre raison les plants selectionnes murissent en meme temps ( les bles plus traditionnels non ) et permettent une unique recolte avec des enormes machines Un passage et c’est termine


                • Homme de Boutx Homme de Boutx 15 mars 23:36

                  Je suis un peu surpris de cette explication par « l’excès de « pureté » hygiénique »

                  et si ce n’était qu’un excès de vaccination qui anesthésie le système immunitaire ?

                  quant aux traitements, pourquoi ne pas envisager des traitements anti rejet et par immunothérapie.


                  • Homme de Boutx Homme de Boutx 16 mars 16:29

                    @Homme de Boutx
                    si je dis cela c’est que j’ai pu constater l’apparition d’un diabète de type 1 pendant la prise d’un vaccin buccal contre la sinusite chronique (les maladies auto immunes étant dans les contre-indications-vaccin retiré du marché depuis)...c’est à cette occasion que j’avais proposé l’utilisation de traitements anti rejet pour bloquer celui des cellules du pancréas... quant à l’immunothérapie je l’ai subie pour un cancer et cela semble tellement logique que l’on ne comprend pas son développement aujourd’hui !
                    On pourrait injecter des germes pour lesquels on est déjà largement immunisé au sein de tumeurs ou organes à protéger pour détourner la réponse du système immunitaire.


                  • foufouille foufouille 16 mars 18:17

                    @Homme de Boutx
                    "On pourrait injecter des germes pour lesquels on est déjà largement immunisé au sein de tumeurs ou organes à protéger pour détourner la réponse du système immunitaire."
                    marchera pas. seuls ces germes seront reconnus comme dangereux. une nouvelle approche est la reprogrammation de certains globules blancs pour cibles les cellules cancéreuses. mais juste en test.


                  • Homme de Boutx Homme de Boutx 16 mars 23:21

                    @foufouille
                    on vous injecte des bacilles du BCG et votre système immunitaire se débarrasse de tout ce qu’il y a autour, cancer compris.... et ça marche ..
                    après, c’est du dosage !


                  • foufouille foufouille 16 mars 23:42

                    @Homme de Boutx
                    non ça marche pas du tout. ce sont pas les mêmes globules blancs qui s’occupent des tumeurs et des virus ou des bactéries.


                  • Homme de Boutx Homme de Boutx 17 mars 09:18

                    @foufouille
                    alors ce doit être un miracle : comment appeler la disparition de tumeurs de haut grade après injections de BCG - traitement communément appelé par immunothérapie ?
                    D’abord, la tumeur n’est pas combattue par le système immunitaire mais plutôt « alimentée »(d’ailleurs elle se nourrirait d’insuline boostée naturellement par le sucre...). On peut admettre qu’il soit ainsi trompé par la présence des bacilles...mais je ne suis pas médecin !


                  • foufouille foufouille 17 mars 12:07

                    @Homme de Boutx
                    l’infection a probablement aidé mais ce que j’ai lu indique que même avec une reprogrammation des globules blancs spécialisés, c’est pas super efficace.
                    la tumeur peut aussi être éliminé par tes défenses immunitaires naturellement.
                    je suis pas médecin non plus. je sais juste que c’est compliqué et que c’est peu fiable.


                  • Homme de Boutx Homme de Boutx 17 mars 15:58

                    @foufouille
                    pas médecin mais en rémission.. alors j’ai tendance à penser que l’immunothérapie, c’est pas le hasard et comme je l’ai écrit, le cancer agit à l’inverse des maladies auto-immunes.

                    ps : http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/cancer-de-la-vessie-sanofi-encore-120242

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