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Accueil du site > Actualités > Santé > Les soins psychiatriques, ça tue !

Les soins psychiatriques, ça tue !

Samedi 6 février à la prison de Rouen, un adolescent se donne la mort. Le jeune homme était passé à plusieurs reprises entre les mains des psychiatres. 1 mois plus tôt, un jeune de 21 ans s'était lui aussi suicidé dans le service médico-psychiatrique de la même prison. Une prison où le personnel aurait été formé à la "prévention suicide" élaborée par le psychiatre Jean-Louis Terra. Efficace ?

Une mère infanticide avait été internée à plusieurs reprises avant d'assassiner son enfant à la fin de l'année passée, pour "lui faire un cadeau". Elle était sous traitement médicamenteux psychiatrique.

Au mois de Mars dernier, un forcené de 45 ans, François G., tire sur les gens avant de se suicider. Il était sous traitement et suivi à l'hôpital Saint-Anne en psychiatrie.

Ce sont des faits divers, mais à chaque fois que vous rencontrez ce genre de faits divers, une enquête bien souvent succincte vous apprendra que ces gens sont presque toujours sous traitement psychiatrique lorsqu'ils commettent l'irréparable.

Pour qui a déjà lu la notice d'un antidépresseur ou d'un antipsychotique, il n'y a pas de surprises.
 
L'augmentation du risque de suicide sous anti-dépresseurs a été démontré de nombreuses fois, au point que ni les labos, ni les psychiatres, ni l'AFSSAPS qui autorise la mise sur le marché de tels "médicaments" ne disent le contraire. Bien souvent, les recommandations de mise sur le marché de ces produits comporte la mention mais ne celle-ci n'est pas rédhibitoire pour l'autorisation. Comme pour le Prozac, qui pourtant a été récemment autorisé à la prescription dès l'âge de 8 ans.

Les psychiatres, eux, réclament des fonds, comme si l'argent pouvait tout régler. L'argent pourrait améliorer les choses si les soins qu'ils donnaient avaient une quelconque efficacité. Voire si au moins ils n'étaient pas destructeurs, alors oui, on pourrait faire en sorte de leur donner des fonds pour offrir une vie plus décente aux internés.

Une question me vient souvent à l'esprit : si ces gens n'ont pas tués où n'ont pas tenté de se suicider AVANT d'être sous traitement... n'est-il pas évident que le traitement n'a rien amélioré ? Voire a induit la maladie (peut-être à partir d'un malaise existant, je ne le nie pas) ?

Bref, avant d'être mis sous traitement pour guérir d'un malaise, réfléchir à deux fois pour savoir si l'on veut passer de la catégorie dépressif occasionnel à suicidaire compulsif ou forcené assassin.

Les tribulations du DSM

Le DSM, c'est la bible de la psychiatrie. Toutes les maladies y seraient répertoriées, et d'édition en édition la liste augmente. En ce moment c'est le DSM 4 qui est en vigueur. Si vous l'ouvrez, je doute que vous ne vous trouviez pas une petite douzaine de maladies nécessitant un traitement gentiment indiqué par le manuel.

Mais le DSM 5 est en cours d'élaboration et devait sortir en 2012. Le problème des DSM, c'est que les maladies qui y sont répertoriées ne sont pas le résultat de recherches comme dans d'autres branches de la médecine. Elles sont votées ! Par un comité de psychiatres qui se consultent pour décider ensemble ce qui cette année pourra-t-être rajouté à la longue liste.

En ce moment, vous pouvez même aller donner votre avis sur les maladies qui y figureront sur le site de l'Association Psychiatrique Américaine (véridique, suivez le lien). Car la psychiatrie, c'est démocratique, et surtout plus il y a de maladies plus il y a de malades. C'est ce que dénoncent même d'anciens collaborateurs du comité qui élabora le DSM 4. Pour eux, Robert Spitzer and Allen Frances, le nouveau DSM va tellement ouvrir le champs de la "maladie mentale", que 11 millions d'américains se retrouveront sous traitement lourd alors que ce traitement sera nocif pour eux.

Ils expliquent aussi que les maladies psychiatriques n'ont aucun fondement médical ou biologique. Aucun test réel et fiable n'existe. Aucune certitude. Et des médicaments sont très dangereux.

Ils dénoncent le fait que cet élargissement du spectre des maladies "mentales" n'est fait que pour augmenter les prescriptions de médicaments. 56 pour cent des psychiatres du comité qui s'occupe du DSM 5 ont des liens d'argent avec l'industrie pharmaceutique. Même chiffre que pour le DSM 4 d'ailleurs, annonce la revue New Scientist.

Pour comprendre comment cet élargissement fonctionne, un petit exemple : auparavant, une personne qui avait perdu un proche récemment était exclue de la catégorie dépressif, pour éviter des diagnostics faciles qui mènent à la dépendance aux antidépresseurs pour une perte douloureuse (que tout le monde traverse un jour ou l'autre). Le DSM 5 a prévu de faire fi de cela. Vous avez perdu un être cher, vous êtes triste : vous êtes malade, et il faut vous soigner, avec des antidépresseurs. Une manne formidable pour l'industrie la plus riche du monde, l'industrie pharmaceutique, et les psychiatres coupables de collusions à tous les niveaux.

Pour ceux qui pensent qu'en France c'est différent, lisez le rapport de l'Inspection Générale des Affaires Sociales sur les "programmes patients", rapport que j'évoquais il y a quelques jours dans un autre article. Mêmes conclusions sur l'emprise de l'industrie pharmaceutique sur la médecine et la création de nouvelles maladies.

Etat des lieux

En Belgique, ces trois dernières années ont vu le nombre d'enfants à qui l'on prescrit des psychotropes pour "hyperactivité" tripler (passant de 6000 enfants à 23 000). Le nombre de jeunes qui atterrissent en psychiatrie (hospitalisés) a été multiplié par 7 en 5 ans. Une étude scientifique a montré que c'était la résultante des effets secondaires des médicaments utilisés pour le traitement du Trouble de l'attention qu'on donne aux enfants, et qui induit des comportements psychotiques chez les jeunes. Encore une fois, au lieu de guérir les gens, on crée la maladie, on crée des fous artificiellement.

En France, nous sommes le pays qui consomme le plus d'antidépresseurs au monde... 8,9 millions de consommateurs occaisonnels et presque 4 millions de consommateurs réguliers et dépendants.

Alors qu'est-ce qu'on fait, on se regarde "vol au dessus d'un nid de coucou" avec Jack Nicholson (je recommande) en s'avalant une pilule, ou on se bouge ?
 
 

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117 réactions à cet article    


  • curieux curieux 13 février 2010 13:41

    Bien sûr, les anti-dépresseurs mènent plus sûrement au suicide. Environ 13000 par an en France. Mais la grosse Vache et les labos sont derrière. On préfère soigner une fausse grippe A qui a tué 300 personnes (encore à voir ) avec 3 milliards d’euros et passer sous-silence les anti-dep car ils rapportent trop d’argent à ces rapaces.


    • coudjouac 14 février 2010 14:37

      Nouvelle preuve aujourd’hui de ce qu’avance l’auteur : un autre meurtrier sous soins psychiatriques.
      Et la psychiatrie réclame encore des fonds... L’article parle même d’un autre à Rocquebrune.
      Faut arrêter de faire croire qu’avec plus d’argent ils feront mieux. Leurs statistiques montrent que plus ils « soignent », plus il y a de morts.


    • sara 26 septembre 2011 00:09

      excellent l’article et les gens n’ont que tres peu d’idées sur ce qu’est cet pseudo science


    • ZEN ZEN 13 février 2010 14:19

      L’auteur exagère
      Certains antidépresseurs ont fait leur preuve dans certains types de troubles psychiques, même si on ne sait toujours pas bien comment ils agissent et comment il faut les adapter aux sujets, selon leurs particularités
      Mais il a raison de souligner l’emprise des modèles de l’industrie pharmaceutique us ,qui a fini par imposer ses catégories et des traitements , qui mettent à mal la psychiatrie française traditionnelle, bannissant peu à peu le relationnel et l’approche psychoanalytique, souvent si nécessaire, soit comme accompagnement, soit comme terme
      Le pragmatisme et le tout-biologique deviennent roi

      Les liens financiers entre la toute puissante APA (Association Américaine de Psychiatrie) et l’industrie pharmaceutique se concrétisent dans le contenu de la « bible des psychiatres » : le DSM IV
      Vers une mise en tutelle chimique de cerveau disponible ?

      -"La majorité des auteurs du principal manuel de diagnostic des maladies mentales sont liés financièrement à l’industrie pharmaceutique.La moitié des experts psychiatres qui ont participé à la rédaction du plus célèbre manuel de classification diagnostique des maladies mentales sont payés par l’industrie pharmaceutique« (F.Bouchon)_________________

      - »Nous sommes entrés dans l’ère d’une psychiatrie postmoderne, qui veut allouer, sous le terme de « santé mentale », une dimension médicale et scientifique à la psychiatrie. Jusqu’à présent, cette discipline s’intéressait à la souffrance psychique des individus, avec le souci d’une description fine de leurs symptômes, au cas par cas. Depuis l’avénement de la santé mentale, émerge une conception épidémiologique de la psychiatrie, centrée sur le dépistage le plus étendu possible des anomalies de comportement.Depuis l’avènement du concept de santé mentale, émerge une conception épidémiologique de la psychiatrie, centrée sur le dépistage le plus étendu possible des anomalies de comportement. Dès lors, il n’est plus besoin de s’interroger sur les conditions tragiques de l’existence, sur l’angoisse, la culpabilité, la honte ou la faute ; il suffit de prendre les choses au ras du comportement des individus et de tenter de les réadapter si besoin." (C.Prieur)_


      • ZEN ZEN 13 février 2010 14:50

        Absurde
        Qui a dit ça ?
        Ce à quoi on assiste, c’est à une grande dérive des soins psychiatriques depuis des années, à une « biologisation » toujours plus grande des diagnotics et des soins et à des thérapeutiques de type anglo-saxon, qui font gagner du temps et qui ne sont pas administrés par des personnes toujours compétentes
        La formation spécifique infirmière a été abandonnée..On se débrouille
        Je vis non loin d’une unité de S.P. C’est édifiant, quand on entend parler le personnel soignant
        Peu de médecins ont une formation spécifique et prescrivent « au pif », n’ayant aucune notion de médecine psycho-somatique.Trop pressés...


      • coudjouac 13 février 2010 15:40

        L’article cite des sources absoluments non « soucoupistes ». Un journal scientifique, le site de l’Association Psychiatrique Américaine, des articles de journaux... Bref, quand on ne veut pas voir la réalité en face, on prétend que tout le monde est « soucoupiste ».


      • herbe herbe 13 février 2010 16:32

        Trolléon,

        Ce n’est pas vous ? dans cet article « soucoupiste » où un certain « léon » s’exprime !

        http://www.forum-ovni-ufologie.com/la-vague-belge-1989-1992-f102/observations-multiples-d-ovnis-de-1990-a-1992-en-belgique-t4770.htm

        Non non je ne peux le croire ce serait schizophrène ..

        Allez j’ai fini ma blague tentante ..


      • coudjouac 13 février 2010 16:54

        Cher Philippe, ne vous en déplaise, vous devriez savoir que les électrochocs (rebaptisés sismothérapie) sont encore largement en usage dans nos hôpitaux français, de même que la camisole, les patients attachés, etc. Quant à la camisole chimique, elle fait autant de dégâts que les électrochocs.


      • brieli67 13 février 2010 17:25

        Qu’en sais tu docte Philippe Renêve ?

        Tu as des références sur l’électrosismothérapie ? Récentes et anciiennes ?


      • rocla (haddock) rocla (haddock) 13 février 2010 17:32

        On a vu le résultat d’ une électrosismothérapie récente , même deux .

        Un des deux s’ appelle Villach .....l’ autre a pas fini son secouement ..... smiley


      • brieli67 13 février 2010 17:48

        Pardon Rosché ?
        Une réponse du docte Renêve stp !

        Même aux US on revient aux é_chocs pour des cas « incurables » de dépressions atypiques.


      • brieli67 13 février 2010 18:06

        Monsieur Renève se renseigner avant de sabrer , pour un bon mot , une thérapie efficace si bien indiquée. C’est comme pour les (psycho)_analyses..
        Et c’est un pharmaco « moléculaire/chimique » de formation qui vous l’affirme haut et fort.


      • Arcane 13 février 2010 18:21

        Concernant les « électrochocs moins traumatisants », on appelle ça aujourd’hui le Taser.

        Et mieux vaut être en bon état de santé qu’en mauvaise état d’arrestation ...

      • brieli67 13 février 2010 18:33

        oH prof Marcel

        Non ! ce n’est pas BB ni Célimène
        http://www.cite-sciences.fr/derosnay/evasion/image/DeneuveJR.jpg
        in http://www.cite-sciences.fr/derosnay/evasion/orsurf.html

        Non ! Les média ne font pas un bon scientifique mais une réputation.
        Prof Barnard le modèle.
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Christiaan_Barnard
        Si la chance sourit aux plus audacieux - avec une portion de délinquance dans le « caractère »,
        l’Ethique http://www.ccne-ethique.fr/ progresse et s’impose.


      • Arcane 13 février 2010 18:45

        Blague à part, c’est article est empli d’une inquiétante étrangeté.

        Que certaines pages du DSM IV soient proprement hallucinantes, j’en conviens aisément. A tout vouloir étiqueter, on met n’importe quoi sur les étiquettes. 
        Que derrière ces « diseases », il y ait souvent des produits pharmaceutiques à vendre, j’en conviens aussi.

        Mais de là à insinuer dans ce papier une corrélation entre ces traitements et le suicide de personnes sous traitement, il y a un abîme ! 

        Il serait tout aussi inepte de dire que les traitements anticancéreux provoqueraient très souvent des décès sous prétexte que les personnes décédées étaient à majoritairement sous traitement.

        Il est des personnes suicidées qui n’étaient pas sous traitement et plein de personnes sous traitement qui ne se suicident pas.

        Ceci étant dit, ce qu’il y a d’effrayant actuellement, c’est la disparition progressive de considérer le traitement dans la perspective du sujet. En effet, il est beaucoup plus rapide de poser une étiquette et filer des cachets que d’entamer une réelle cure avec des personnes qualifiées dans des endroits adaptés. Cela met plus de temps, nécessite des professionnels , des lieux de prise charge ... donc de l’argent.

        Au lieu de cela, on file des pilules (de la soft jusqu’à la camisole chimique vous transformant en légume) , et le symptômes devient moins voyant et plus supportable par l’entourage.

        Mais c’est la maladie mentale et non ses symptômes qui sont a soigner. Le traitement chimique peut être aidant s’il est ponctuel et accompagné d’une psychothérapie.

        Bien souvent d’ailleurs le traitement sert moins au malade (dans le sens ou c’est un outil et non une solution) qu’à son entourage pour qui il parait plus supportable donc accessible à et par l’autre.


      • Reinette Reinette 13 février 2010 18:57


        le lien  smiley  un ...Léon sur le forum ufologie, avec un accent belge

        trop drôle !  smiley


        pour l’article, c’est la poubelle direct


      • ZEN ZEN 13 février 2010 18:59

        Arcane
        Tout à fait en phase avec vos propos
        Merci de l’avoir dit mieux que moi


      • Louise Louise 13 février 2010 19:02

        J’étais infirmière dans un hôpital psychiatrique. Je n’ai jamais vu, autrement qu’en photo, une camisole de force !

        Quant à la sismothérapie, elle est rarement utilisée, uniquement dans des cas très précis, où elle se révèle souvent efficace.

        Pourquoi croyez-vous que les personnels, médecins et infirmier(e)s ne seraient que des brutes sans coeur ? Ils sont les mieux placés pour savoir à quel point les malades psy peuvent souffrir !
        Et si, souvent, les patients sous traitement ont l’air endormis, ensuqués comme on dit, dites-vous bien que sans ces médocs, ils seraient terrassés par l’angoisse, ou au contraire prêts à passer à l’acte de manière violente. C’est bien beau de critiquer...
        Qui critique les médecins qui prescrivent des chimios qui font perdre leurs cheveux à des jeunes femmes atteintes d’un cancer du sein ? Un mal pour un bien... Beaucoup de médicaments utiles ont des effets indésirables, malheureusement. La bêtise consiste à y voir une intention !

        Mais c’est tellement facile de dire n’importe quoi, sans savoir...


      • Roseau Roseau 14 février 2010 00:30

        Les électrochocs sont toujours aussi dangereux, avec pour seule différence qu’ils s’appellent electrosismothérapie et qu’ils sont fait sous anesthésie, pour éviter les fractures. Les dégats sur le cerveau sont les mêmes qu’avant. Ils sont pratiqués par milliers aujourd’hui en France chaque année, et pas sur des cas « lourds ». Pour donner un exemple personnel récent, une amie à moi est devenue suicidaire après 1 an d’antidépresseur donné pour des « angoisses ». Après sa tentative de suicide, elle se retrouve à l’hopital. Après quelques jours ou l’on continue à la surcharger d’antidépresseurs, comme elle semble ne pas aller mieux (qui irait mieux ?), on lui parle de la sismotothérapie (le chef de service) comme de la thérapie appropriée... Elle a pensé à me poser la question : c’est quoi la sismothérapie ?


      • JL JL 13 février 2010 14:27

        Je voudrais, à l’occasion de la lecture de cet article, évoquer les suicides récents à France.

        Les menaces de déclassement qui ont pesé sur nombre de salariés pendant cette période de « chasse aux sorcières » ont généré de l’angoisse dans une population qui par nature est plutôt bien intégrée.

        Beaucoup d’agents se sont fait prescrire des tranquillisants : ceci explique cela.


        • coudjouac 13 février 2010 15:38

          D’après ce que j’ai entendu, la majorité des « suicidés de France Télécom » étaient sous antidépresseurs. Une enquête serait la bienvenue pour confirmer ou infirmer (ou informer).


        • 5A3N5D 13 février 2010 15:45

          « la majorité des »suicidés de France Télécom« étaient sous antidépresseurs. »

          Voulez vous dire que, sans ces antidépresseurs, ils ne se seraient pas suicidés ? Vous pouvez le prouver ?
          Un peu simple d’établir une telle relation de cause à effet, non ? 


        • JL JL 13 février 2010 16:13

          « Voulez vous dire que, sans ces antidépresseurs, ils ne se seraient pas suicidés ? Vous pouvez le prouver ? » (5A3..)

          Faites le malin ! J’espère qu’un jour viendra où ceux qui évaluent les médicaments ne seront plus ceux qui les fabriquent.

          Ceci dit, ça commence à se voir, votre truc ! Quand je parle de truc, c’est celui que vous défendez et qui consiste à remplacer partout où c’est rentable pour le capital, la part de génie et de travail humain par des machines : en l’occurence, des machines à prescrire.


        • 5A3N5D 13 février 2010 16:19

          Vous êtes certain d’aller bien, J.L ? Où voyez-vous que je parle du système capitaliste dans mon commentaire ?


        • JL JL 13 février 2010 16:31

          5A3... il semble que vous n’ayez pas beaucoup d’autres arguments que l’insulte : est-ce besoin de demander si je vais bien parce que vous ne comprenez pas ? Vous ne comprenez rien parce que, soit vous le faites exprès, soit vous êtes un idiot utile. Non, idiot utile n’est pas une insulte.

          Ce n’est pas parce que vous n’avez pas explicitement parlé de capitalisme que je devrais m’interdire ce mot dans ma réponse.


        • 5A3N5D 13 février 2010 16:36

          On va laissr JL penser et croire que je suis fabricant de médicaments, ou pharmacien, ou prescripteur. Puisque c’est ce qu’il croit. Et en plus, il s’étonne d’avoir des réponses un peu « vives » à ses délires.

          Non, monsieur, je ne « roule » pour personne, et surtout pas pour les « médecines alternatives. » Croyez ce que vous voulez.


        • JL JL 13 février 2010 17:07

          Mais non 5A3, je ne pense rien, relisez bien : j’ai écrit soit lobbyiste, soit idiot utile. C’est pas clair ?


        • ZEN ZEN 13 février 2010 17:39

          Faux problème
          Certains antidépressseurs, mal administrés peuvent être sources de désordres psychiques pouvant pousser à l’acte suicidaire
          Mais il ne faut pas psychiatriser tout passage à vide. Un soutien moral, une psychothérapie courte ou longue sont souvent suffisants et permettent d’aller à l’essentiel au lieu de traiter les symptômes. Mais on manque de personnes formées...
          Le choix de l’antidépresseur, souvent nécessaire provisoirement ou sur un temps long est fondamental. D’où l’importance de l’expérience su souscripteur
          Mais je me répète...
          J’ai bon, docteur ?


        • brieli67 13 février 2010 17:56

          Pof Pof le professeur .......

          Le plus chouette trouvaille était la copulation entre une benzo et antidépresseur central tricyclique... imaginé par le bon docteur Laborit.

          Les pavillons brûlaient, brûlaient....


        • ZEN ZEN 13 février 2010 18:03

          Pof, pof ?
          Traduit de l’alsacien, ça donne quoi ?
          Allusion à Vol au dessus d’un nid de coucou ?
          Laborit fut (par hasard) un pionnier
          Mais comprend-on mieux que lui comment ça marche ?


        • ZEN ZEN 13 février 2010 18:07

          La nanotechnologie ( et non pas la nanothermite !)en matière médicamenteuse a un grand avenir:meilleur ciblage, réduction ou disparition des effets secondaires, etc...
          On en discute...


        • brieli67 13 février 2010 18:50

          Laborit était « anesthésiste » dans l’équipe chirurgicale du Val de Grâce. La molécule avait déjà été vendue par Rhone Poulenc, semble t il un trésor de guerre d’IG-Farben.
          Ce futur neuroleptique a été prescrit aux USA larga manu comme anti-vomissements ( cf thalidomide) et les patientes notaient des troubles psychiques...
          L’Etat français a tenté de récuperer un brevet !! Voilà le fin mot de l’histoire.

          Le scénariste du couple Laborit - Resnais c’est lui
          http://www.canal-u.fr/auteurs/karli_pierre/%28filter%29/K
          visionnez la conférence ou plongez vous dans ses Mémoires


        • 5A3N5D 13 février 2010 19:46

          @ J.L.

          « Non, idiot utile n’est pas une insulte. »

          Dans ces conditions, puis-je me risquer à dire que vous êtes l’idiot utile des médecines alternatives (en ce sens que vous tirez contre votre camp à chacune -ou presque- de vos interventions) ?

          Non, non, ce n’est pas une insulte. smiley


        • JL JL 13 février 2010 21:57

          5A3, vous êtes ridicule : je ne saurais tirer contre mon camp pour la bonne raison qu’en l’occurence, vous seriez incapable de dire quel est mon camp. Sauf à dire n’importe quoi. Mais attention, gare à vous : je pourrais alors démontrer que, à l’instar d’un incertain ici qui poste furtivement des âneries au sujet de soucoupistes et marchands de perlimpinpin qui n’existent que dans son délire, vous dites n’importe quoi !


        • JL JL 13 février 2010 22:01

          Mon pauvre renève, tes tentatives ridicules ne font rire que plus bête que toi ! En aucune façon, ce que tu dis là n’a de sens. Mais es-tu seulement capable de comprendre ça, toi qui fais profession de paraître ?


        • JL JL 13 février 2010 22:41

          léon, je préfère fois avoir mille ennemis comme toi qu’un seul copain dans ton genre. On n’est jamais trop prudent, alors un ennemi de plus, si tu savais ... !  smiley


        • hunter hunter 13 février 2010 15:50

          Salut à tous,

          Attention quand même, comme le dit Trolléon, à ne pas sombrer dans une anti psychiatrie primaire et binaire ; n’oublions pas que c’est un des chevaux de bataille d’une certaine secte d’origine étatsunienne, implantée entre autre du côté de la rue Legendre à Paname !

          Qu’il existe une dérive de la psychiatrie à l’anglo-saxonne, certes : ça s’inscrit dans une logique marchande : on augmente l’éventail des pathologies, donc on augmente aussi le panel de futurs « clients », auxquels on distribuera du médoc à tire larigot.
          Tout le monde y trouve son compte, enfin surtout les bibs(boulot facilité)et les labos (thunes engrangées) !

          Ce qui serait plus judicieux, c’est de combattre cette dérive, et pas se contenter de dénoncer le cadre ( psychiatrie) dans lequel elle s’inscrit.

          Il existe des psys sérieux, qui ont à cœur d’aider au plus possible leurs patients, avec les moyens dont ils disposent.

          Comme le disait Furtif, alors dans ce cas, il faut arrêter de soigner les gens ?
          Je rejoins Trolléon, faire un tel amalgame est dangereux.

          Mais peut-être que comme traitement, vous préférez ça :

          http://french.rtc.org/religion/pg002.html

          Chacun fera son choix........

          Cordialement

          H /


          • snoopy86 13 février 2010 17:42

            Merci Hunter de ce rappel salutaire

            Mais sur ce site citoyen les sectes sont sous contrôle smiley

            Le prosélytisme n’y est pas toléré sauf sur les questions
            - de santé publique
            - d’économie
            - de politique intérieure
            - de politique internationale
            - de société

            Les rubriques sports et parodie leur sont strictement interdites smiley 


          • 3°oeil 13 février 2010 15:55

            exactement les antidépresseurs qui favorisent le passage à l’acte du fait de leurs effets désinhibiteur ne devraint ètres délivrés que sous une stricte surveillance et pas par des généralistes comme c’est souvent le cas..

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