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Accueil du site > Actualités > Santé > Les soins psychiatriques ça tue ! La suite...

Les soins psychiatriques ça tue ! La suite...

Depuis que j’ai écrit cet article, de nombreux cas sont venus confirmer l’assertion dramatique selon laquelle la psychiatrie a une fâcheuse tendance à rendre aliénés et forcenés les cas qui lui passent entre les mains, plutôt qu’à améliorer leur état d’une quelconque façon.

Le lendemain de la publication de l’article, le 14 février, un homme suivi dans l’hôpital psychiatrique de Paul-Guiraud Villejuif a avoué le meurtre de sa femme à l’occasion d’une permission de sortie. L’article le relatant faisait mention d’un cas similaire quelques semaines plus tôt avec un homme suivi pour troubles psychiatriques qui avait poignardé trois personnes, dont une mortellement, dans un immeuble de Roquebrune Cap martin.

Le 13 mars, j’apprenais qu’un enfant de 8 ans avait été interné d’office dans la section adultes d’un Hopital psychiatrique de Marseille, Valvert, suite à une crise de violence démente. Le pauvre enfant avait de nombreuses raisons pour ça, étant donné qu’il avait été diagnostiqué hyperactif et dépressif dès l’âge de 5 ans, et donc suivi psychiatriquement depuis 3 ans, passant d’institut en institut.

Ce ne sont que quelques exemples. Mais il y en a d’autres, chaque jour. Il y a ce forcené qui la semaine dernière a agressé une américaine dans le Bordeaux-Nice, dont on apprend qu’il est suivi pour troubles du comportement. Il y a cette mère qui a poignardé à mort le 19 mars son enfant de 6 mois, dont on apprend par le Parquet qu’elle souffrait de "troubles de la personnalité", etc.

Mais ce qui me donna envie d’écrire ce second article sur le sujet, c’est quand j’entendis parler de ce drame du pousseur du métro il y a quelques jours. Je disais à la personne qui m’en parlait : "à tous les coups ce gars-là était suivi dans un hopital psychiatrique pour être devenu fou dangereux à ce point". Et les médias de me donner raison, le jeune homme avait fait des séjours en hopital psychiatrique depuis 2005, certains pendant plusieurs mois. Sous injection de Clopixol (pour ceux qui seraient tentés, voici la liste des effets secondaires : - Somnolence, indifférence affective, états dépressifs, plus rarement confusion mentale. Troubles neurologiques notamment ceux rencontrés dans la maladie de Parkinson. Prise de poids parfois importante, absence de règles, écoulement de lait par les seins spontané ou provoqué par la palpation, apparition de seins chez l’homme, impuissance, frigidité, augmentation du taux de prolactine dans le sang. Hypotension orthostatique. (chute de la tension artérielle lors du passage en position debout pouvant provoquer malaises et chutes notamment chez le sujet âgé) Hépatites, syndrome malin des neuroleptiques. (avec notamment fièvre élevée)...), l’homme a poussé un quinquagénaire sri lankais sous la rame de métro, parce que celui-ci "l’avait regardé".

Je me suis donc un peu intéressé au phénomène des "pousseurs" du métro pour découvrir comme beaucoup que cet incident était le deuxième du genre ayant causé la mort en 2010.
Quid du premier ? Quelques semaines auparavant, le 29 janvier, un homme de 40 ans ceinture un jeune de 24 ans et se jette avec lui sur les rails devant le métro arrivant. Les deux hommes trouveront la mort. Le forcené ? Lourd suivi psychiatrique, internement d’office en Hopital Psy entre 2006 et 2009.

Ca fait froid dans le dos de penser que quels que soient les justifications que le monde de la psychiatrie peut inventer, ces forcenés n’ont pas tué avant d’avoir été internés ou suivi psychiatriquement. Quel qu’ait été leur état avant d’être "pris en main" par le monde psychiatrique, cet état était meilleur qu’après les "soins". La psychiatrie semble, preuves à l’appui, ne faire que dégénérer les malades au fur et à mesure de leurs traitements (si tant est qu’ils étaient malades au départ).

Alors quand on sait que bientôt, sur demande d’un tiers, on pourra se voir délivrer une obligation de soins à domicile (voir ici le texte de loi en préparation mis en ligne par Libération), l’heure est à l’action, à l’information et à la protestation vigoureuse.
 

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70 réactions à cet article    


  • Annie 6 avril 2010 11:28

    Je n’avais pas lu votre précédent article, mais il n’ajoute pas grand chose à celui-ci. Je déplore comme Chanteclerc que vous vous attaquiez à un sujet que vous connaissez très mal, sans oublier les inexactitudes, ou les contre-vérités, par exemple des études ont prouvé qu’il y avait des modifications fonctionnelles et structurelles du cerveau chez les gens souffrant du syndrome de stress post traumatique. Les antidépressants peuvent conduire des gens au suicide, comme le Seroxat chez les enfants, mais ils aident aussi beaucoup de gens à dépasser la période suicidaire dans laquelle les plonge la dépression. La psychiatrie n’est pas une science exacte, il y a des charlatans et des dogmatiques qui feront plus de mal que de bien, mais votre article nie complètement la réalité des dépressifs et des malades psychiatriques ou mentaux, qui sont souvent les plus impuissants à décrire leurs souffrances et c’est pour cela qu’autant de bêtises sont écrites en leur nom. 


    • clostra 6 avril 2010 11:59

      Le mieux serait sans doute de créer des « SAS », à l’image des refuges pour femmes battues, des refuges pour personnes menacées d’internement. Peut-être pourrait-on prendre à temps une dégradation au niveau du souvent très injuste milieu familial où se pratique, sans même s’en apercevoir la désignation de victimes expiatoires.
      Car on le sait, l’internement est la peine qui vient juste juste avant la peine de mort. L’effet probable est celui d’une balle explosive tant au niveau de la personnalité que du physique.
      Pire encore, une personne ainsi menacée - intra familial ou non, on citera certaines pratiques dont il faudra bien parler un jour - dont la famille, après avoir « chauffé » son malade, le présente au médecin qu’elle seule est désormais capable de lui fournir, qui signe son internement - et toutes les conséquences médicamenteuses - s’il a le malheur de protester par un courrier auprès du préfet qui regardera si la procédure a bien été respectée, risque de se trouver dans la situation d’un « interné dangereux ».

      Donc, un espace de paix où cette fois, le malade sait que c’est sa parole qui compte. Un espace pour respirer.

      Oui, on le sait, les effets secondaires des neuroleptiques, souvent prescrits à doses massives, sont absolument désastreux et peuvent déclencher l’irrémédiable si on leur ajoute le traumatisme de côtoyer des personnes fragiles, d’une maltraitance souvent inévitable de la part d’un personnel insuffisant, mal formé, peut-être en effet miroir avec ses propres souffrances, ses propres difficultés.


      • Bobby Bobby 6 avril 2010 14:28

        Bonjour à tous !

        Vous retrouverez en réaction à la prise de position de l’auteur, comme à la parution de son premier article un nombre relativement important d’avis émanant de personnes qui oublient un peu vite que ce domaine devrait subir une sacrée purge idéologique ! et ne représente pas une vérité absolue en regard d’une analyse sociologique.

        Le mouvement anti-psychiatrique (il y a déjà une bonne quarantaine d’années) avait fort bien abordé la sujet en soulignant que son antithèse avait pour objectif de traiter des comportements (avec les traitements pharmaceutiques que l’on connaît, leur désastre, leur industrie obnubilée par le profit... !), en faisant l’impasse sur les questions politiques que le comportement des « sujets » ainsi réduits au silence à suscité (qui voudrait en effet accorder une quelconque pertinence à leurs paroles ?).

        Tout se résume en une seule question « que bien souvent, le pouvoir du praticien, à la foin juge et partie, ne voudra pas aborder : de la valeur de la dichotomie entre le »saint« et le »pathologique« pour préférer l’image de l’alouette au miroir qui consiste en une institutionnalisation au caractère plutôt politique ou de type religieux qui ne s’attachera pas à résoudre le fond du problème, mais instituant »la norme« comme paradigme anatomique et sanitaire, confisquant ainsi toute vérité sociétale sous le couvert d’une salubrité publique vue uniquement sous le jour de l’individus.

        Dans ces conditions, on ne devrait pas trop s’étonner d’ en arriver à un véritable »vol au dessus d’un nid de coucous" !

        Quand verra t-on un changement à cette supercherie ?


      • JL JL 6 avril 2010 13:38

        Chanteclerc ne sait probablement pas ce qu’il dit quand il écrit : « Je vous souhaite de croiser un jour la route etc. »

        Je pense que les traitements des schizophènes comme des dépressifs sont particulièrement dangereux, à la manière du sucre qui rend le café amère quand on n’en met pas !

        Je crois qu’il ne faut pas chercher plus loin l’explication à ces vagues de violence et de suicides -qui sont le plus souvent de la violence retournée contre soi - qu’on observe dans beaucoup de pays occidentaux.

        Ceci dit, j’ai entendu un ponte interrogé sur l’affaire du « pousseur dans le métro ». Il disait, je cite de mémoire : « Il appartient aux parents de faire une demande d’internement dans ce cas là. »

        Rappelons que le « jeune homme » en question avait 28 ans, et sa mère, impuissante à le contraindre n’avait pu faire autre chose que de prévenir les autorités qu’il ne prenait plus ses médicaments. C’était le mieux qu’on pouvait en attendre. En vain !

        Alors, une question de compétence des spécialistes ? De croyance idéologique en la toute puissance des pillules de Bigpharma ? De moyens accordés aux services publics ?

        Ce matin encore, un « expert » répétait à la radio que le pouvoir public gère très mal les entreprises dont il a la maîtrise.

        C’est l’hopital qui se fout de la charité ! les services publics ne sont pas des entreprises privées. Les critères ne sont pas les mêmes. Et quelle bêtise que de vouloir faire des économies de personnel quand cela se traduit par une augmentation du nombre des chômeurs qu’il faudra indemniser et qui viendront grossir l’armée des inactifs qui un jour ou l’autre finissent par péter les plombs.

        La colère de chantecler chante faux, pas la notre !!!  smiley


        • curieux curieux 6 avril 2010 14:16

          Chantefaux reproche à l’auteur de n’y rien connaître. Il devrait nous expliquer ce qu’il faut faire dans ce cas.
          Malheureusement, le lobby des labos est là. Et les médecins prescrivent à tour de bras des antidépresseurs qui achèvent le déprimé. Les experts en psy sont aussi compétents que les experts de la grippe A. C’est pas peu dire. Et le fait que l’homme ait arrêté de prendre ses médicaments ne veut pas dire que si il avait continué son traitement, il ne l’aurait pas poussé. Indémontrable.


        • frugeky 6 avril 2010 16:33

          Bravo pour ce commentaire. Vous semblez la seule personne ici un peu éloigné des clichés sur la psychiatrie et connaissant les pratiques et les pathologies. Merci.


        • fonctionnairequitravaille 6 avril 2010 21:54

          en tant qu’assistante sociale hospitalière, il m’arrive de temps en temps (maxi 5/6/an) de signer des HDT (hospitalisations à la demande d’un tiers) celle-ci, sur la demande d’un médecin psychiatre urgentiste, mais UNIQUEMENT si j’estime que celle-ci est nécessaire (et là, je ne suis PAS médecin, mais uniquement citoyenne, « ai-je envie de croiser cette personne, ou qu’elle croise le chemin de mes proches, dans la rue ??? ») je décide SEULE de cette décision, et jusqu’ici, je n’ai jamais eu à le regretter. le malade a le droit par la suite, de porter plainte contre moi, pour internement abusif, mais ceci n’est jamais arrivé, j’assume, entièrement cette décision déontologique, et surtout CITOYENNE !! je ne suis en rien spécialiste, mais lorsqu’on me présente un malade, manifestement dangeureux pour lui-même, ou pour les autres, je n’ai pas encore hésité. oui, je m’engage personnellement et professionnellement, mais dans le but d’éviter ce genre d’erreur ! (ps le médecin psychiatre peut revenir sur ma décision d’hdt à n’importe quel moment de l’hospitalisation) NON je ne regrette aucune de ces hospitalisations forcées, (car pensant, en tant que maman et citoyennne, prendre la bonne décision à chaque fois que celà m’a été demandée) 


        • Roseau Roseau 6 avril 2010 23:55

          Vous ne regrettez aucune de vos décisions, tant mieux. Mais moi ce que je regrette, c’est qu’on vous ai donné la permission de prendre ces décisions. Le jour où vous vous rendrez compte de ce qui est fait de vos décisions, de ce qu’elles entraînent pour l’être humain « traité », peut-être tomberez-vous de haut.


        • JL JL 6 avril 2010 13:40

          @ l’auteur, je trouve votre article modéré, vous avez seulement eu le tort d’afficher un titre provocateur.


          • Annie 6 avril 2010 13:47

            @JL,
            La croyance idéologique dans le pouvoir des médicaments est tout aussi dangereuse que l’incroyance. Iriez-vous dire à un cancéreux que la chimiothérapie est dangereuse ? Elle l’est, mais la théorie est qu’elle l’est moins que le cancer. Pourquoi lorsqu’il s’agit des maladies psychiatriques ou mentales, chacun se proclame-t-il un expert en la matière ? 


          • curieux curieux 6 avril 2010 14:19

            La plupart du temps, la chimio est associée à une opération chirurgicale. De cette façon, on ne peut prouver qui de l’opération ou de la chimio va vous guérir. Moi, j’opte à 99% pour l’opération. Si un cancer n’est pas opérable, vous pouvez faire votre testament.


          • curieux curieux 6 avril 2010 14:24

            J’oubliais. Mais avant de trépasser,les labos vont vous injecter pour quelques dizaine de milliers d’euros de produits chimiques pour voir. Y’a pas de petits profits


          • Annie 6 avril 2010 20:28

            Je suis sure que cela rassurera tous ceux qui souffrent de la maladie de Hodgkin


          • curieux curieux 6 avril 2010 23:15

            J’ai complétement oublier de préciser : C’esst le CO² et la pollution qui leur permet de vieillir de plus en plus vieux(comme dirait le nabot)


          • @distance @distance 6 avril 2010 14:16

            Ce sont deux fous qui sont dans un jardin et l’un d’eux plante des presse-purée. Ca sert à quoi demande l’autre ? C’est pour éloigner les girafes. Mais il n’y a pas de girafe ici ! C’est normal puisque je plante des presse-purée


            • curieux curieux 6 avril 2010 22:46

              Je connaissais cet histoire avec une salière pour chasser les éléphants. La première fois, j’ai pas tilter. Mais c’est vrai, impossible de dire que c’est faux comme la chimiothérapie


            • David Meyers 6 avril 2010 14:27

              Mon Dieu des malades psy qui passent en psychiatrie... ça alors

              Saviez-vous que pour toutes les armes qui ont tué on avait introduit une munition dans la chambre ?

              Vous enfoncez des portes ouvertes et vous fondez votre démo sur des cas particuliers qui ne servent pas à grand chose ni en société ni en criminologie et à strictement rien en médecine.

              J’ai moi même connu des « cas » de cancers soignés par des médecins à mains nues, et des tisanes de perlimpimpin qui réparaient des os fracturés.

              Tiens zut, je viens d’apprendre qu’un noyé est mort... dans l’eau


              • _Ulysse_ _Ulysse_ 6 avril 2010 14:54

                Visiblement l’auteur n’a pas connu beaucoup de psychotiques.

                C’est un grand classique de prétendre que ce sont les médocs qui les rendent fous.
                Il est effectivement fréquent que les psychotiques qui commettent des crimes ou autre soient suivis. Mais ce n’est pas cela l’important. Il ne suffit pas d’être suivis, il faut prendre le traitement.
                C’est là tout le pb, il est fréquent qu’une fois dehors ces gens arrêtent leur traitement et alors ils peuvent être dangereux.

                Sinon, sur la hausse de ce type d’incident il y a une réponse évidente : On a fermé la moitié des lits de psychiatrie il y a quelques années. On en voit les résultats aujourd’hui smiley


                • Philou017 Philou017 6 avril 2010 22:56

                  Violences et suicides sur ordonnance

                  Les antidépresseurs ne sont pas seulement inefficaces, ils sont dangereux. Ils sont aujourd’hui régulièrement mis en cause pour leur rôle dans le passage à l’acte suicidaire ainsi que dans les actes de violence les plus insensés².
                  Une étude récente réalisée par un groupe de médecins légistes de la région lyonnaise sur 308 personnes s’étant suicidées démontre que plus de 75% des femmes et 45% des hommes consommaient des antidépresseurs. En outre cette consommation avait été au moins doublée chez un nombre significatif des patients dans le mois précédant le passage à l’acte. Les auteurs concluaient ainsi à une corrélation statistiquement significative entre l’augmentation récente de la prescription des médicaments psychotropes (moins d’un mois) et le geste suicidaire³. Ces conclusions corroborent d’ailleurs celles de nombreuses autres études démontrant le risque de passage à l’acte suicidaire lié aux antidépresseurs.

                  Ces dernières années, la plupart des tireurs fous, dont les victimes se comptent par dizaines, en particulier dans des écoles, étaient sous psychotropes. Rien qu’au cours des derniers mois, on a retrouvé des traces de psychotropes chez le tueur de Virginia Tech, chez Pekka Auvinen, le jeune Finlandais ayant tué 8 personnes dans son lycée, ainsi que chez les récents tireurs fous du Nebraska et de l’Illinois. En France, on se souvient surtout de l’affaire Richard Durn, le tueur de Nanterre, sous antidépresseur lorsqu’il ouvrit le feu en plein conseil municipal, tuant 8 personnes et en blessant 14 avant d’être arrêté puis de se suicider pendant sa garde à vue.

                  http://www.continentalnews.fr/actualite/

                  Les Etats-unis, après avoir découvert que les différents tueurs en série qui ont défrayé la chronique ces dernières années (Jeff Weise à Red Lake, Eric Harris à Columbine, Kip Kinkel à Springfield, etc.) étaient tous sous un traitement psychiatrique à base d’antidépresseurs, ont finalement cédé à la pression des associations d’aide aux victimes. Depuis 2004, la FDA (Food and Drug Administration) a imposé des règles strictes aux laboratoires pharmaceutiques qui sont aujourd’hui obligés de marquer la vérité sur leurs emballages d’antidépresseurs. Cette vérité la voilà : les antidépresseurs sont à la source de symptomes tels que insomnie, irritabilité, hostilité, anxiété, agitation, attaques de panique, hallucinations, impulsions suicidaires...

                  De nombreux cas de suicide tant chez les adolescents que chez les adultes ont été attribués à juste titre aux prises d’antidépresseurs. Il y a quelques jours, la presse Canadienne relatait le suicide par pendaison d’une sexagénaire soignée pour « dépression » dans une clinique psychiatrique, suite à une prise quotidienne d’antidépresseurs. En mai, la presse française relatait le cas de deux adolescentes ajacciennes qui se défenestraient volontairement. Comme de juste, au moins l’une d’entre elle était sous traitement psychiatrique, et s’était vue prescrire des antidépresseurs depuis plusieurs mois. Les cas recensés sont légions.
                  La séquence est toujours la même. Diagnostic un peu tiré par les cheveux, "Si par malheur je me réveille la nuit, j’ai mon petit moteur qui se met en route, je n’arrête plus de penser et je n’arrive plus à me rendormir" (extrait du livret d’info-dépression), prescription d’antidépresseurs, et c’est ensuite que les ennuis commencent : comportements extrêmes, voire meurtres et suicides.

                  Déjà en 2003 le gouvernement britannique avait lui-même interdit la prescription d’antidépresseurs aux adolescents de moins de 18 ans. Tandis que le Japon, le Canada, l’Australie suivaient la même route, la France, elle, voyait en 2004 cent-vingt mille prescriptions d’antidépresseurs destinées à des enfants.

                  http://ricoroux.over-blog.fr/article-14311047.html

                  http://ricoroux.over-blog.fr/article-14444873.html



                • Philou017 Philou017 6 avril 2010 23:12

                  En essayant de se retirer de nombreux médicaments psychiatriques, les patients peuvent développer de graves réactions et même mettre la vie en danger sur la plan affectif et physique. En bref, il est dangereux non seulement de commencer à prendre des médicaments psychiatriques, mais peut aussi être dangereux d’arrêter de les prendre., Brain Disabling Treatments in Psychiatry : Drugs, Electroshock and the Psychopharaceutical Complex (Springer, NY, 2008). Par conséquent, le sevrage des médicaments psychiatriques doit être fait sous la supervision clinique. Les principes de sevrage des médicaments psychiatriques sont examinées dans le livre du docteur Peter Breggin, Brain La désactivation de traitements en psychiatrie : les drogues, électrochocs et la Psychopharaceutical complexes (Springer, NY, 2008).


                  Le sevrage peut souvent être plus dangereux que de continuer un médicament. Il est important d’arrêter lentement ces médicaments, habituellement sur une période d’un an ou plus, sous la supervision d’un spécialiste qualifié. L’arrêt est parfois plus sévère que les symptomes ou problemes originaux.
                  http://translate.google.com/translate

                  Ce site est une collection de + de 3700 Dernières nouvelles dans les médias (Article complet disponible) , essentiellement de nature criminelle, qui ont paru dans les médias (journaux, télévision, revues scientifiques) ou qui faisaient partie du témoignage de la FDA soit en 1991, 2004 ou 2006 , dans lequel sont mentionnés les antidépresseurs.

                  http://translate.googleusercontent.com/translate_c?


                • Philou017 Philou017 6 avril 2010 23:42

                  Quinze médecins (dont 13 psychiatres) ont lancé un appel contre l’abus d’antidépresseurs et de tranquillisants en France dans la revue Psychologie magazine.
                  Ils y dénoncent le « triste record » qui fait de notre pays le champion du monde de la consommation de médicaments psychotropes. Une surconsommation dangereuse, qui touche « des centaines de milliers de personnes, dans des périodes de vie difficiles mais ne souffrant d’aucun trouble psychiatrique ». Ces patients suivent des prescriptions de longue durée sans être averties des effets secondaires de ces produits et « sans bénéficier d’un suivi régulier ».
                  Les médecins signataires appellent enfin a utiliser davantage les « techniques ayant fait leurs preuves pour soulager la douleur psychique non pathologique » : psychothérapie, phytothérapie, relaxation, méditation, activité physique…

                  La consommation d’antidépresseurs s’élève à un milliard d’euros par an, c’est le deuxième poste des dépenses pharmaceutiques de la Sécu.

                  http://www.viva.presse.fr/Quinze-medecins-denoncent-l-abus-d_10383.html

                  Alternative

                  L’appel lancé préconise des solutions alternatives à cette surmédicalisation. Boris Cyrulnik propose "la solidarité collective, le développement de la vie collective, des activités artistiques, la marche à pied et éventuellement la psychothérapie". Selon le médecin, certains consommateurs de psychotropes ne sont pas malades : "ils ont des angoisses existentielles qu’ils affrontent en prenant des médicaments« .  »Tout ce qui brise la solitude est utile", assure Boris Cyrulnik
                  http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/


                • _Ulysse_ _Ulysse_ 7 avril 2010 14:13

                  Il ne faut pas tout confondre !

                  Qu’on consomme trop d’antidépresseurs en France n’est pas une nouveauté !
                  Sauf que ceux -ci sont prescris par des généralistes et pas en hôpital psychiatrique !

                  Ensuite, névrose, psychose et dépression sont des choses différentes.

                  Donner des anti-dépresseurs à un non dépressif n’est pas bon puisque celui-ci va subir les effets secondaires sans aucun effet bénéfique. D’autant qu’en France beaucoup de non dépressifs en prennent pendant des années et des années ce qui est contre-indiqué !

                  Mais surtout, ce que vous ignorez c’est que les français sont très demandeurs de ces produits auprès de leur médecin de famille. Qui sont beaucoup trop conciliant et les prescrivent !

                  Autre chose : vous pouvez lister autant de fais divers de gens sous anti-dépresseurs que vous voulez cela ne prouve rien ! Corrélation n’est pas causalité. Les vrais dépressifs peuvent se suicider avec ou sans anti-dépresseurs. Sinon, il n’y aurait pas de suicide dans les pays pauvres !

                  Pour finir, la psychiatrie ne se résume pas aux anti-dépresseurs qui ne sont pas des médicaments très efficaces.
                  Quel en est-il selon vous pour les psychotiques ? Comment deviennent-ils psychotiques ?


                • Philou017 Philou017 7 avril 2010 19:24

                  Mais surtout, ce que vous ignorez c’est que les français sont très demandeurs de ces produits auprès de leur médecin de famille. Qui sont beaucoup trop conciliant et les prescrivent !

                  Mais non, je ne l’ignore pas.

                  Autre chose : vous pouvez lister autant de fais divers de gens sous anti-dépresseurs que vous voulez cela ne prouve rien ! Corrélation n’est pas causalité.

                  Ce sont des observations sur du moyen, voire du long terme que vous ne pouvez ignorer. Et les cas de tueurs fous sous anti-deprésseurs sont particulièrement significatifs. Des arguments plus pointus existent aussi. Mais là, aucune enquête officielle. Que faites-vous du principe de précaution ?

                  Les vrais dépressifs peuvent se suicider avec ou sans anti-dépresseurs. Sinon, il n’y aurait pas de suicide dans les pays pauvres !

                  Pourtant, c’est bien dans les pays les plus riches qu’on se suicide le plus...
                  C’est vrai. Les plus pauvres, tels l’Egypte, le Pérou ou la Chine, ont les taux les plus bas. A contrario, dans des pays au niveau de vie élevé comme la Nouvelle-Zélande, le Canada, l’Allemagne ou la France, on se suicide beaucoup... Sauf que le suicide n’y est plus une affaire de riches, comme au XIXe, mais de pauvres. Ce n’est plus dans les grandes villes qu’on se donne la mort mais dans les campagnes déshéritées, désertifiées : pour la France, dans les départements ruraux de l’Ouest, en particulier la Bretagne. Et le suicide connaît ses taux les plus bas dans les métropoles, à Paris, Londres, New York... Là où le confort est le meilleur.

                  http://www.lexpress.fr/culture/livre/suicides-sous-influences_820988.html

                  Pour finir, la psychiatrie ne se résume pas aux anti-dépresseurs qui ne sont pas des médicaments très efficaces. 

                  Quel en est-il selon vous pour les psychotiques ? Comment deviennent-ils psychotiques ?

                  Franchement, je connais peu de choses là-dessus. je ne pense pas que la psychose soit une maladie tellement identifiable que ca, plutôt le syndrôme d’un mal-être, d’une rupture. Pour citer l’avis d’un psy :
                  Sérieusement, à part les symptômes quand la personne psychotique va mal, c’est en effet surtout une question d’étiquette... D’ailleurs, personne n’est normal tout le temps ou psychotique tout le temps, on a tous plusieurs modes de fonctionnement qui nous rendent plus ou moins « bizarres » pour les autres.

                  D’un malade :

                  Moi je pense que l’aspect délirant n’est pas le symptôme principal, c’est juste le plus spectaculaire.
                  Pour moi, ce qui fait qu’on est psychotique, c’est le fait d’être d’un autre monde, le fait de ne pas avoir de limites entre soi et les autres, de ne pas être en phase avec son corps (morcellement, transparence, etc...). C’est la rupture avec soi et le monde.

                  De ce forum.

                  Mon expérience me dit que le psychotisme vient d’un déséquilibre dans la personnalité. Causé par un déséquilibre affectif mais pouvant aussi être aussi extérieur (drogue, substance nocive, etc).

                  Je suis certain qu’on peut le soigner. C’est plus un trouble qu’autre chose. Mais s’il on le laisse s’aggraver, il peut devenir une maladie grave.

                  Malheureusement, le traitement médicamenteux a pris le pas sur l’étude psychologique, ce qui fait qu’on en sait assez peu.

                  Les neuroleptiques, en déséquilibrant le système nerveux peuvent aussi le créer, ou l’aggraver, à mon avis.


                • docdory docdory 6 avril 2010 15:54

                  @ Roseau

                  Vous inversez les effets et les causes : si le pousseur de métro, qui a récemment défrayé la chronique, a tué quelqu’un, c’est justement parce qu’il avait arrêté son traitement depuis un certain temps .
                  C’est donc l’absence de soins psychiatriques qui tue, et non le contraire .

                  • JL JL 6 avril 2010 16:09

                     smiley  smiley  smiley


                  • coudjouac 6 avril 2010 17:06

                    Non, c’est justement le problème. La cause est effectivement le traitement. C’est justement ce que montre l’auteur. AVant le traitement, pas de meurtre ni de suicide. Après le traitement meurtres et suicides. C’est donc le traitement qui est la cause. L’inverse, c’est la tentative de justification de la psychiatrie qui pour se protéger tente une pirouette en disant « c’est normal qu’ils tuent, ils sont fous ».
                    Même si pour l’un d’entre eux il avait « arrêté le traitement » (ce qui est un non sens parce que dans le cas du pousseur il s’agit d’injections qui sont faites tous les mois ou plus), les dégâts causés par ces traitements rendent fous. Que ce soient les camisoles chimiques ou les électrochocs.


                  • _Ulysse_ _Ulysse_ 6 avril 2010 17:40

                    Va falloir m’expliquer.

                    Là où vous vous trompez, c’est que les « fous » sont en général rapidement suivis car leurs proches les emmènent à l’hôpital ou font une demande d’internement. Du coup, ils ont peu de temps pour faire des bêtises avant leur suivi.

                    Je vous met au défis de vivre avec une personne psychotique sans traitement tout en continuant à vous dire « c’est la société et les psy qui la rendent folle ». C’est sur, les ados qui déclarent leur psychose alors qu’ils n’ont jamais vu un psy de leur vie doivent être victime de pouvoirs télépathiques des psychiatres smiley


                  • Philou017 Philou017 6 avril 2010 23:21

                    Ulysse : "Je vous met au défis de vivre avec une personne psychotique sans traitement"

                    Ridicule. Il y a toute sorte de niveau de dérive psychotique. Le traitement médicamenteux n’est pas une solution à terme, car il ne guérit pas et provoque des effets secondaires importants.
                    Il a de plus tendance à chroniciser la personne dans son état.

                    Il y a toujours d’autres moyens de soigner une personne et de la faire évoluer. Le traitement par médiacmant résulte à la fois d’une démission de la médecine psychiatrique par rapport au traitement psychologique et d’une soumission a un lobbying effréné du complexe pharmaco-industriel.
                    Ceci relié effectivement à la diminution du nombre de lit en psychiatrie. La camisole chimique permet de renvoyer les gens bien plus vite chez eux.
                    Mais il y a énormément de rechutes.


                  • Roseau Roseau 6 avril 2010 23:59

                    @docdory
                    L’arrêt du traitement n’est absolument pas prouvé pour le pousseur, et faux pour son antécédent. ce que je dis, c’est que les traitements de type camisole chimique à base d’antidépresseurs et d’antipsychotiques et compagnie sont à la source de nombre de meurtres et de suicides. Cela se vérifie tous les jours. C’est dénoncé par nombre de médecins sérieux. Mais on peut toujours justifier son incompétence et sa barbarie par le manque de moyens...


                  • _Ulysse_ _Ulysse_ 7 avril 2010 14:31

                    @Philou

                    Vous ne savez pas ce que c’est qu’une psychose visiblement.

                    Un psychotique en pleine crise ne retrouvera jamais raison avec des tentatives de psychothérapie. Il n’a plus aucune lucidité, rien y fait. Les traitements permettent de le faire sortir de la crise pour qu’il retrouve de la lucidité et là on peut discuter avec la personne, lui expliquer la situation et lui faire comprendre. Ensuite, il faut adapter un traitement et le faire évoluer en fonction de l’évolution de l’état de la personne, l’objectif étant de pouvoir supprimer le traitement ou l’alléger au maximum et permettre à la personne de retrouver une vie normale ou a peu près.

                    Là ou vous vous trompez, c’est qu’on arrive à guérir des psychotiques. 1/3 des schizophrènes guérissent, 1/3 peuvent vivre chez eux sous traitement, le dernier tiers malheureusement doit être souvent interné. Autrefois et avant les traitements, la totalité de ceux-ci étaient interné à vie.

                    Pour l’argument des labos, je vous répondrais que les anti-psychotiques ne représentent qu’une toute petite partie de leur CA. Les labos préférent faire du lobbying pour des produits à gros potentiel ie que l’on peut donner à une large part de la population (comme le vaccin de la grippe A par ex), pas 1%.


                  • brieli67 6 avril 2010 16:12

                     Folie et déraison. Histoire de la folie à l’âge classique. de 1961

                    d’un PMF bien de chez nous et que le monde entier nous envie.

                    Voilà de la matière à enseigner et à discuter aux Lycées et en Facs


                    Anti_psychiatry  et antipsychiatrie inconnues au bataillon ?

                    Triste le désert français !

                    Remarque

                    c’est bien le SIDA qui par sa prise en charge sociétale a définitevement bouleversé et changé la donne. Les « colonies », les asiles d’handicapés, de fous, de déments ... sont OUVERTS.

                    Et c’est très bien ainsi !  




                    • matthey 6 avril 2010 17:41

                       Le constat les faits sont là : LA PSYCHIATRIE TUE !



                      • _Ulysse_ _Ulysse_ 6 avril 2010 18:18

                        Non, la FOLIE tue .

                        La psychiatrie n’a aujourd’hui plus les moyens de prendre en charge correctement les malades.
                        Du coup beaucoup se retrouvent dans la rue sans être suivi et forcément il y a des accidents.


                      • Bodhi 6 avril 2010 18:34

                        C’est étrange. Il y a nombre non négligeable de patients qui meurt dans les hôpitaux français tous les jours. On a également remarqué qu’il y avait beaucoup de médecins dans ces hôpitaux.
                        La question est : Les médecins ne seraient-ils responsables de la mort des patients ?

                        L’article ressemble à une truc du genre.

                        @ l’auteur,

                        Ayant pu visiter des hôpitaux psychiatriques, je peux vous garantir que les traitements qui y sont prodigués sont très efficaces. C’est le jour et la nuit quant un schizophrène est traité.
                        Le seul problème avec ce genre d’établissement c’est qu’il n’ont pas assez de moyens financiers et humains pour accueillir plus de patients.

                        A défaut de place, les autorités envoient ces personnes en prison. Il est là le vrai danger. Les détenus normaux psychiquement se retrouvent avec des malades très peu suivis ce qui a tendance à les détruire psychologiquement mais aussi physiquement ( je me souvient d’un cas de cannibalisme).


                        • Bodhi 6 avril 2010 18:35

                          Trop de malades pour peu de places...


                        • Annie 6 avril 2010 19:13

                          Il s’agit d’une très bonne remarque. Après la fermeture des asiles psychiatriques, le seul endroit où l’on peut institutionnaliser les gens souffrant de troubles psychiatriques est la prison. Ou alors ils se retrouvent SDF s’ils n’ont commis aucun délit.


                        • Philou017 Philou017 6 avril 2010 23:24

                          "Ayant pu visiter des hôpitaux psychiatriques, je peux vous garantir que les traitements qui y sont prodigués sont très efficaces. C’est le jour et la nuit quant un schizophrène est traité.

                          Formidable. Quelques visites vous ont permis de devenir un expert en schizophrènie... Avec sans doute les commentaires éclairés de quelque praticien ?


                        • Bodhi 7 avril 2010 10:50

                          J’ai jamais prétendu être un expert, cela serait trop facile de dire ça.

                          Je dis juste qu’ayant un schizophrène dans ma famille j’ai pu voir que les patients était bien pris en charge et traités au mieux.
                          Quant on voit un membre de sa famille passer d’un état de paranoïa permanent à une état mental plus stable on ne peut pas dire que ça marche pas.


                        • _Ulysse_ _Ulysse_ 7 avril 2010 14:33

                          Bizarrement, les gens ayant déjç approché des psychotiques ne sont pas d’accord pour renier tout traitement ! Etrange ! C’est facile quand on est pas concerné de dire « c’est les médocs qui mes rendent fous ».


                        • Krokodilo Krokodilo 6 avril 2010 19:00

                          Il pleut beaucoup, et de plus en plus, or, le nombre de personnes âgées augmente, la preuve est faite que la pluie fait vieillir l’organisme.
                          Ce texte, je n’ose dire article, est aussi rigoureux que cette démonstration. Le vrai mystère de la psychiatrique moderne, c’est qu’il se soit trouvé plus de 50% de votes positifs !

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