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Accueil du site > Actualités > Santé > Les soins psychiatriques ça tue ! La suite...

Les soins psychiatriques ça tue ! La suite...

Depuis que j’ai écrit cet article, de nombreux cas sont venus confirmer l’assertion dramatique selon laquelle la psychiatrie a une fâcheuse tendance à rendre aliénés et forcenés les cas qui lui passent entre les mains, plutôt qu’à améliorer leur état d’une quelconque façon.

Le lendemain de la publication de l’article, le 14 février, un homme suivi dans l’hôpital psychiatrique de Paul-Guiraud Villejuif a avoué le meurtre de sa femme à l’occasion d’une permission de sortie. L’article le relatant faisait mention d’un cas similaire quelques semaines plus tôt avec un homme suivi pour troubles psychiatriques qui avait poignardé trois personnes, dont une mortellement, dans un immeuble de Roquebrune Cap martin.

Le 13 mars, j’apprenais qu’un enfant de 8 ans avait été interné d’office dans la section adultes d’un Hopital psychiatrique de Marseille, Valvert, suite à une crise de violence démente. Le pauvre enfant avait de nombreuses raisons pour ça, étant donné qu’il avait été diagnostiqué hyperactif et dépressif dès l’âge de 5 ans, et donc suivi psychiatriquement depuis 3 ans, passant d’institut en institut.

Ce ne sont que quelques exemples. Mais il y en a d’autres, chaque jour. Il y a ce forcené qui la semaine dernière a agressé une américaine dans le Bordeaux-Nice, dont on apprend qu’il est suivi pour troubles du comportement. Il y a cette mère qui a poignardé à mort le 19 mars son enfant de 6 mois, dont on apprend par le Parquet qu’elle souffrait de "troubles de la personnalité", etc.

Mais ce qui me donna envie d’écrire ce second article sur le sujet, c’est quand j’entendis parler de ce drame du pousseur du métro il y a quelques jours. Je disais à la personne qui m’en parlait : "à tous les coups ce gars-là était suivi dans un hopital psychiatrique pour être devenu fou dangereux à ce point". Et les médias de me donner raison, le jeune homme avait fait des séjours en hopital psychiatrique depuis 2005, certains pendant plusieurs mois. Sous injection de Clopixol (pour ceux qui seraient tentés, voici la liste des effets secondaires : - Somnolence, indifférence affective, états dépressifs, plus rarement confusion mentale. Troubles neurologiques notamment ceux rencontrés dans la maladie de Parkinson. Prise de poids parfois importante, absence de règles, écoulement de lait par les seins spontané ou provoqué par la palpation, apparition de seins chez l’homme, impuissance, frigidité, augmentation du taux de prolactine dans le sang. Hypotension orthostatique. (chute de la tension artérielle lors du passage en position debout pouvant provoquer malaises et chutes notamment chez le sujet âgé) Hépatites, syndrome malin des neuroleptiques. (avec notamment fièvre élevée)...), l’homme a poussé un quinquagénaire sri lankais sous la rame de métro, parce que celui-ci "l’avait regardé".

Je me suis donc un peu intéressé au phénomène des "pousseurs" du métro pour découvrir comme beaucoup que cet incident était le deuxième du genre ayant causé la mort en 2010.
Quid du premier ? Quelques semaines auparavant, le 29 janvier, un homme de 40 ans ceinture un jeune de 24 ans et se jette avec lui sur les rails devant le métro arrivant. Les deux hommes trouveront la mort. Le forcené ? Lourd suivi psychiatrique, internement d’office en Hopital Psy entre 2006 et 2009.

Ca fait froid dans le dos de penser que quels que soient les justifications que le monde de la psychiatrie peut inventer, ces forcenés n’ont pas tué avant d’avoir été internés ou suivi psychiatriquement. Quel qu’ait été leur état avant d’être "pris en main" par le monde psychiatrique, cet état était meilleur qu’après les "soins". La psychiatrie semble, preuves à l’appui, ne faire que dégénérer les malades au fur et à mesure de leurs traitements (si tant est qu’ils étaient malades au départ).

Alors quand on sait que bientôt, sur demande d’un tiers, on pourra se voir délivrer une obligation de soins à domicile (voir ici le texte de loi en préparation mis en ligne par Libération), l’heure est à l’action, à l’information et à la protestation vigoureuse.
 

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70 réactions à cet article    


  • Annie 6 avril 2010 11:28

    Je n’avais pas lu votre précédent article, mais il n’ajoute pas grand chose à celui-ci. Je déplore comme Chanteclerc que vous vous attaquiez à un sujet que vous connaissez très mal, sans oublier les inexactitudes, ou les contre-vérités, par exemple des études ont prouvé qu’il y avait des modifications fonctionnelles et structurelles du cerveau chez les gens souffrant du syndrome de stress post traumatique. Les antidépressants peuvent conduire des gens au suicide, comme le Seroxat chez les enfants, mais ils aident aussi beaucoup de gens à dépasser la période suicidaire dans laquelle les plonge la dépression. La psychiatrie n’est pas une science exacte, il y a des charlatans et des dogmatiques qui feront plus de mal que de bien, mais votre article nie complètement la réalité des dépressifs et des malades psychiatriques ou mentaux, qui sont souvent les plus impuissants à décrire leurs souffrances et c’est pour cela qu’autant de bêtises sont écrites en leur nom. 


    • clostra 6 avril 2010 11:59

      Le mieux serait sans doute de créer des « SAS », à l’image des refuges pour femmes battues, des refuges pour personnes menacées d’internement. Peut-être pourrait-on prendre à temps une dégradation au niveau du souvent très injuste milieu familial où se pratique, sans même s’en apercevoir la désignation de victimes expiatoires.
      Car on le sait, l’internement est la peine qui vient juste juste avant la peine de mort. L’effet probable est celui d’une balle explosive tant au niveau de la personnalité que du physique.
      Pire encore, une personne ainsi menacée - intra familial ou non, on citera certaines pratiques dont il faudra bien parler un jour - dont la famille, après avoir « chauffé » son malade, le présente au médecin qu’elle seule est désormais capable de lui fournir, qui signe son internement - et toutes les conséquences médicamenteuses - s’il a le malheur de protester par un courrier auprès du préfet qui regardera si la procédure a bien été respectée, risque de se trouver dans la situation d’un « interné dangereux ».

      Donc, un espace de paix où cette fois, le malade sait que c’est sa parole qui compte. Un espace pour respirer.

      Oui, on le sait, les effets secondaires des neuroleptiques, souvent prescrits à doses massives, sont absolument désastreux et peuvent déclencher l’irrémédiable si on leur ajoute le traumatisme de côtoyer des personnes fragiles, d’une maltraitance souvent inévitable de la part d’un personnel insuffisant, mal formé, peut-être en effet miroir avec ses propres souffrances, ses propres difficultés.


      • Bobby Bobby 6 avril 2010 14:28

        Bonjour à tous !

        Vous retrouverez en réaction à la prise de position de l’auteur, comme à la parution de son premier article un nombre relativement important d’avis émanant de personnes qui oublient un peu vite que ce domaine devrait subir une sacrée purge idéologique ! et ne représente pas une vérité absolue en regard d’une analyse sociologique.

        Le mouvement anti-psychiatrique (il y a déjà une bonne quarantaine d’années) avait fort bien abordé la sujet en soulignant que son antithèse avait pour objectif de traiter des comportements (avec les traitements pharmaceutiques que l’on connaît, leur désastre, leur industrie obnubilée par le profit... !), en faisant l’impasse sur les questions politiques que le comportement des « sujets » ainsi réduits au silence à suscité (qui voudrait en effet accorder une quelconque pertinence à leurs paroles ?).

        Tout se résume en une seule question « que bien souvent, le pouvoir du praticien, à la foin juge et partie, ne voudra pas aborder : de la valeur de la dichotomie entre le »saint« et le »pathologique« pour préférer l’image de l’alouette au miroir qui consiste en une institutionnalisation au caractère plutôt politique ou de type religieux qui ne s’attachera pas à résoudre le fond du problème, mais instituant »la norme« comme paradigme anatomique et sanitaire, confisquant ainsi toute vérité sociétale sous le couvert d’une salubrité publique vue uniquement sous le jour de l’individus.

        Dans ces conditions, on ne devrait pas trop s’étonner d’ en arriver à un véritable »vol au dessus d’un nid de coucous" !

        Quand verra t-on un changement à cette supercherie ?


      • Francis JL 6 avril 2010 13:38

        Chanteclerc ne sait probablement pas ce qu’il dit quand il écrit : « Je vous souhaite de croiser un jour la route etc. »

        Je pense que les traitements des schizophènes comme des dépressifs sont particulièrement dangereux, à la manière du sucre qui rend le café amère quand on n’en met pas !

        Je crois qu’il ne faut pas chercher plus loin l’explication à ces vagues de violence et de suicides -qui sont le plus souvent de la violence retournée contre soi - qu’on observe dans beaucoup de pays occidentaux.

        Ceci dit, j’ai entendu un ponte interrogé sur l’affaire du « pousseur dans le métro ». Il disait, je cite de mémoire : « Il appartient aux parents de faire une demande d’internement dans ce cas là. »

        Rappelons que le « jeune homme » en question avait 28 ans, et sa mère, impuissante à le contraindre n’avait pu faire autre chose que de prévenir les autorités qu’il ne prenait plus ses médicaments. C’était le mieux qu’on pouvait en attendre. En vain !

        Alors, une question de compétence des spécialistes ? De croyance idéologique en la toute puissance des pillules de Bigpharma ? De moyens accordés aux services publics ?

        Ce matin encore, un « expert » répétait à la radio que le pouvoir public gère très mal les entreprises dont il a la maîtrise.

        C’est l’hopital qui se fout de la charité ! les services publics ne sont pas des entreprises privées. Les critères ne sont pas les mêmes. Et quelle bêtise que de vouloir faire des économies de personnel quand cela se traduit par une augmentation du nombre des chômeurs qu’il faudra indemniser et qui viendront grossir l’armée des inactifs qui un jour ou l’autre finissent par péter les plombs.

        La colère de chantecler chante faux, pas la notre !!!  smiley


        • curieux curieux 6 avril 2010 14:16

          Chantefaux reproche à l’auteur de n’y rien connaître. Il devrait nous expliquer ce qu’il faut faire dans ce cas.
          Malheureusement, le lobby des labos est là. Et les médecins prescrivent à tour de bras des antidépresseurs qui achèvent le déprimé. Les experts en psy sont aussi compétents que les experts de la grippe A. C’est pas peu dire. Et le fait que l’homme ait arrêté de prendre ses médicaments ne veut pas dire que si il avait continué son traitement, il ne l’aurait pas poussé. Indémontrable.


        • frugeky 6 avril 2010 16:33

          Bravo pour ce commentaire. Vous semblez la seule personne ici un peu éloigné des clichés sur la psychiatrie et connaissant les pratiques et les pathologies. Merci.


        • fonctionnairequitravaille 6 avril 2010 21:54

          en tant qu’assistante sociale hospitalière, il m’arrive de temps en temps (maxi 5/6/an) de signer des HDT (hospitalisations à la demande d’un tiers) celle-ci, sur la demande d’un médecin psychiatre urgentiste, mais UNIQUEMENT si j’estime que celle-ci est nécessaire (et là, je ne suis PAS médecin, mais uniquement citoyenne, « ai-je envie de croiser cette personne, ou qu’elle croise le chemin de mes proches, dans la rue ??? ») je décide SEULE de cette décision, et jusqu’ici, je n’ai jamais eu à le regretter. le malade a le droit par la suite, de porter plainte contre moi, pour internement abusif, mais ceci n’est jamais arrivé, j’assume, entièrement cette décision déontologique, et surtout CITOYENNE !! je ne suis en rien spécialiste, mais lorsqu’on me présente un malade, manifestement dangeureux pour lui-même, ou pour les autres, je n’ai pas encore hésité. oui, je m’engage personnellement et professionnellement, mais dans le but d’éviter ce genre d’erreur ! (ps le médecin psychiatre peut revenir sur ma décision d’hdt à n’importe quel moment de l’hospitalisation) NON je ne regrette aucune de ces hospitalisations forcées, (car pensant, en tant que maman et citoyennne, prendre la bonne décision à chaque fois que celà m’a été demandée) 


        • Roseau Roseau 6 avril 2010 23:55

          Vous ne regrettez aucune de vos décisions, tant mieux. Mais moi ce que je regrette, c’est qu’on vous ai donné la permission de prendre ces décisions. Le jour où vous vous rendrez compte de ce qui est fait de vos décisions, de ce qu’elles entraînent pour l’être humain « traité », peut-être tomberez-vous de haut.


        • Francis JL 6 avril 2010 13:40

          @ l’auteur, je trouve votre article modéré, vous avez seulement eu le tort d’afficher un titre provocateur.


          • Annie 6 avril 2010 13:47

            @JL,
            La croyance idéologique dans le pouvoir des médicaments est tout aussi dangereuse que l’incroyance. Iriez-vous dire à un cancéreux que la chimiothérapie est dangereuse ? Elle l’est, mais la théorie est qu’elle l’est moins que le cancer. Pourquoi lorsqu’il s’agit des maladies psychiatriques ou mentales, chacun se proclame-t-il un expert en la matière ? 


          • curieux curieux 6 avril 2010 14:19

            La plupart du temps, la chimio est associée à une opération chirurgicale. De cette façon, on ne peut prouver qui de l’opération ou de la chimio va vous guérir. Moi, j’opte à 99% pour l’opération. Si un cancer n’est pas opérable, vous pouvez faire votre testament.


          • curieux curieux 6 avril 2010 14:24

            J’oubliais. Mais avant de trépasser,les labos vont vous injecter pour quelques dizaine de milliers d’euros de produits chimiques pour voir. Y’a pas de petits profits


          • Annie 6 avril 2010 20:28

            Je suis sure que cela rassurera tous ceux qui souffrent de la maladie de Hodgkin


          • curieux curieux 6 avril 2010 23:15

            J’ai complétement oublier de préciser : C’esst le CO² et la pollution qui leur permet de vieillir de plus en plus vieux(comme dirait le nabot)


          • @distance @distance 6 avril 2010 14:16

            Ce sont deux fous qui sont dans un jardin et l’un d’eux plante des presse-purée. Ca sert à quoi demande l’autre ? C’est pour éloigner les girafes. Mais il n’y a pas de girafe ici ! C’est normal puisque je plante des presse-purée


            • curieux curieux 6 avril 2010 22:46

              Je connaissais cet histoire avec une salière pour chasser les éléphants. La première fois, j’ai pas tilter. Mais c’est vrai, impossible de dire que c’est faux comme la chimiothérapie


            • David Meyers 6 avril 2010 14:27

              Mon Dieu des malades psy qui passent en psychiatrie... ça alors

              Saviez-vous que pour toutes les armes qui ont tué on avait introduit une munition dans la chambre ?

              Vous enfoncez des portes ouvertes et vous fondez votre démo sur des cas particuliers qui ne servent pas à grand chose ni en société ni en criminologie et à strictement rien en médecine.

              J’ai moi même connu des « cas » de cancers soignés par des médecins à mains nues, et des tisanes de perlimpimpin qui réparaient des os fracturés.

              Tiens zut, je viens d’apprendre qu’un noyé est mort... dans l’eau


              • _Ulysse_ _Ulysse_ 6 avril 2010 14:54

                Visiblement l’auteur n’a pas connu beaucoup de psychotiques.

                C’est un grand classique de prétendre que ce sont les médocs qui les rendent fous.
                Il est effectivement fréquent que les psychotiques qui commettent des crimes ou autre soient suivis. Mais ce n’est pas cela l’important. Il ne suffit pas d’être suivis, il faut prendre le traitement.
                C’est là tout le pb, il est fréquent qu’une fois dehors ces gens arrêtent leur traitement et alors ils peuvent être dangereux.

                Sinon, sur la hausse de ce type d’incident il y a une réponse évidente : On a fermé la moitié des lits de psychiatrie il y a quelques années. On en voit les résultats aujourd’hui smiley


                • Philou017 Philou017 6 avril 2010 22:56

                  Violences et suicides sur ordonnance

                  Les antidépresseurs ne sont pas seulement inefficaces, ils sont dangereux. Ils sont aujourd’hui régulièrement mis en cause pour leur rôle dans le passage à l’acte suicidaire ainsi que dans les actes de violence les plus insensés².
                  Une étude récente réalisée par un groupe de médecins légistes de la région lyonnaise sur 308 personnes s’étant suicidées démontre que plus de 75% des femmes et 45% des hommes consommaient des antidépresseurs. En outre cette consommation avait été au moins doublée chez un nombre significatif des patients dans le mois précédant le passage à l’acte. Les auteurs concluaient ainsi à une corrélation statistiquement significative entre l’augmentation récente de la prescription des médicaments psychotropes (moins d’un mois) et le geste suicidaire³. Ces conclusions corroborent d’ailleurs celles de nombreuses autres études démontrant le risque de passage à l’acte suicidaire lié aux antidépresseurs.

                  Ces dernières années, la plupart des tireurs fous, dont les victimes se comptent par dizaines, en particulier dans des écoles, étaient sous psychotropes. Rien qu’au cours des derniers mois, on a retrouvé des traces de psychotropes chez le tueur de Virginia Tech, chez Pekka Auvinen, le jeune Finlandais ayant tué 8 personnes dans son lycée, ainsi que chez les récents tireurs fous du Nebraska et de l’Illinois. En France, on se souvient surtout de l’affaire Richard Durn, le tueur de Nanterre, sous antidépresseur lorsqu’il ouvrit le feu en plein conseil municipal, tuant 8 personnes et en blessant 14 avant d’être arrêté puis de se suicider pendant sa garde à vue.

                  http://www.continentalnews.fr/actualite/

                  Les Etats-unis, après avoir découvert que les différents tueurs en série qui ont défrayé la chronique ces dernières années (Jeff Weise à Red Lake, Eric Harris à Columbine, Kip Kinkel à Springfield, etc.) étaient tous sous un traitement psychiatrique à base d’antidépresseurs, ont finalement cédé à la pression des associations d’aide aux victimes. Depuis 2004, la FDA (Food and Drug Administration) a imposé des règles strictes aux laboratoires pharmaceutiques qui sont aujourd’hui obligés de marquer la vérité sur leurs emballages d’antidépresseurs. Cette vérité la voilà : les antidépresseurs sont à la source de symptomes tels que insomnie, irritabilité, hostilité, anxiété, agitation, attaques de panique, hallucinations, impulsions suicidaires...

                  De nombreux cas de suicide tant chez les adolescents que chez les adultes ont été attribués à juste titre aux prises d’antidépresseurs. Il y a quelques jours, la presse Canadienne relatait le suicide par pendaison d’une sexagénaire soignée pour « dépression » dans une clinique psychiatrique, suite à une prise quotidienne d’antidépresseurs. En mai, la presse française relatait le cas de deux adolescentes ajacciennes qui se défenestraient volontairement. Comme de juste, au moins l’une d’entre elle était sous traitement psychiatrique, et s’était vue prescrire des antidépresseurs depuis plusieurs mois. Les cas recensés sont légions.
                  La séquence est toujours la même. Diagnostic un peu tiré par les cheveux, "Si par malheur je me réveille la nuit, j’ai mon petit moteur qui se met en route, je n’arrête plus de penser et je n’arrive plus à me rendormir" (extrait du livret d’info-dépression), prescription d’antidépresseurs, et c’est ensuite que les ennuis commencent : comportements extrêmes, voire meurtres et suicides.

                  Déjà en 2003 le gouvernement britannique avait lui-même interdit la prescription d’antidépresseurs aux adolescents de moins de 18 ans. Tandis que le Japon, le Canada, l’Australie suivaient la même route, la France, elle, voyait en 2004 cent-vingt mille prescriptions d’antidépresseurs destinées à des enfants.

                  http://ricoroux.over-blog.fr/article-14311047.html

                  http://ricoroux.over-blog.fr/article-14444873.html



                • Philou017 Philou017 6 avril 2010 23:12

                  En essayant de se retirer de nombreux médicaments psychiatriques, les patients peuvent développer de graves réactions et même mettre la vie en danger sur la plan affectif et physique. En bref, il est dangereux non seulement de commencer à prendre des médicaments psychiatriques, mais peut aussi être dangereux d’arrêter de les prendre., Brain Disabling Treatments in Psychiatry : Drugs, Electroshock and the Psychopharaceutical Complex (Springer, NY, 2008). Par conséquent, le sevrage des médicaments psychiatriques doit être fait sous la supervision clinique. Les principes de sevrage des médicaments psychiatriques sont examinées dans le livre du docteur Peter Breggin, Brain La désactivation de traitements en psychiatrie : les drogues, électrochocs et la Psychopharaceutical complexes (Springer, NY, 2008).


                  Le sevrage peut souvent être plus dangereux que de continuer un médicament. Il est important d’arrêter lentement ces médicaments, habituellement sur une période d’un an ou plus, sous la supervision d’un spécialiste qualifié. L’arrêt est parfois plus sévère que les symptomes ou problemes originaux.
                  http://translate.google.com/translate

                  Ce site est une collection de + de 3700 Dernières nouvelles dans les médias (Article complet disponible) , essentiellement de nature criminelle, qui ont paru dans les médias (journaux, télévision, revues scientifiques) ou qui faisaient partie du témoignage de la FDA soit en 1991, 2004 ou 2006 , dans lequel sont mentionnés les antidépresseurs.

                  http://translate.googleusercontent.com/translate_c?


                • Philou017 Philou017 6 avril 2010 23:42

                  Quinze médecins (dont 13 psychiatres) ont lancé un appel contre l’abus d’antidépresseurs et de tranquillisants en France dans la revue Psychologie magazine.
                  Ils y dénoncent le « triste record » qui fait de notre pays le champion du monde de la consommation de médicaments psychotropes. Une surconsommation dangereuse, qui touche « des centaines de milliers de personnes, dans des périodes de vie difficiles mais ne souffrant d’aucun trouble psychiatrique ». Ces patients suivent des prescriptions de longue durée sans être averties des effets secondaires de ces produits et « sans bénéficier d’un suivi régulier ».
                  Les médecins signataires appellent enfin a utiliser davantage les « techniques ayant fait leurs preuves pour soulager la douleur psychique non pathologique » : psychothérapie, phytothérapie, relaxation, méditation, activité physique…

                  La consommation d’antidépresseurs s’élève à un milliard d’euros par an, c’est le deuxième poste des dépenses pharmaceutiques de la Sécu.

                  http://www.viva.presse.fr/Quinze-medecins-denoncent-l-abus-d_10383.html

                  Alternative

                  L’appel lancé préconise des solutions alternatives à cette surmédicalisation. Boris Cyrulnik propose "la solidarité collective, le développement de la vie collective, des activités artistiques, la marche à pied et éventuellement la psychothérapie". Selon le médecin, certains consommateurs de psychotropes ne sont pas malades : "ils ont des angoisses existentielles qu’ils affrontent en prenant des médicaments« .  »Tout ce qui brise la solitude est utile", assure Boris Cyrulnik
                  http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/


                • _Ulysse_ _Ulysse_ 7 avril 2010 14:13

                  Il ne faut pas tout confondre !

                  Qu’on consomme trop d’antidépresseurs en France n’est pas une nouveauté !
                  Sauf que ceux -ci sont prescris par des généralistes et pas en hôpital psychiatrique !

                  Ensuite, névrose, psychose et dépression sont des choses différentes.

                  Donner des anti-dépresseurs à un non dépressif n’est pas bon puisque celui-ci va subir les effets secondaires sans aucun effet bénéfique. D’autant qu’en France beaucoup de non dépressifs en prennent pendant des années et des années ce qui est contre-indiqué !

                  Mais surtout, ce que vous ignorez c’est que les français sont très demandeurs de ces produits auprès de leur médecin de famille. Qui sont beaucoup trop conciliant et les prescrivent !

                  Autre chose : vous pouvez lister autant de fais divers de gens sous anti-dépresseurs que vous voulez cela ne prouve rien ! Corrélation n’est pas causalité. Les vrais dépressifs peuvent se suicider avec ou sans anti-dépresseurs. Sinon, il n’y aurait pas de suicide dans les pays pauvres !

                  Pour finir, la psychiatrie ne se résume pas aux anti-dépresseurs qui ne sont pas des médicaments très efficaces.
                  Quel en est-il selon vous pour les psychotiques ? Comment deviennent-ils psychotiques ?


                • Philou017 Philou017 7 avril 2010 19:24

                  Mais surtout, ce que vous ignorez c’est que les français sont très demandeurs de ces produits auprès de leur médecin de famille. Qui sont beaucoup trop conciliant et les prescrivent !

                  Mais non, je ne l’ignore pas.

                  Autre chose : vous pouvez lister autant de fais divers de gens sous anti-dépresseurs que vous voulez cela ne prouve rien ! Corrélation n’est pas causalité.

                  Ce sont des observations sur du moyen, voire du long terme que vous ne pouvez ignorer. Et les cas de tueurs fous sous anti-deprésseurs sont particulièrement significatifs. Des arguments plus pointus existent aussi. Mais là, aucune enquête officielle. Que faites-vous du principe de précaution ?

                  Les vrais dépressifs peuvent se suicider avec ou sans anti-dépresseurs. Sinon, il n’y aurait pas de suicide dans les pays pauvres !

                  Pourtant, c’est bien dans les pays les plus riches qu’on se suicide le plus...
                  C’est vrai. Les plus pauvres, tels l’Egypte, le Pérou ou la Chine, ont les taux les plus bas. A contrario, dans des pays au niveau de vie élevé comme la Nouvelle-Zélande, le Canada, l’Allemagne ou la France, on se suicide beaucoup... Sauf que le suicide n’y est plus une affaire de riches, comme au XIXe, mais de pauvres. Ce n’est plus dans les grandes villes qu’on se donne la mort mais dans les campagnes déshéritées, désertifiées : pour la France, dans les départements ruraux de l’Ouest, en particulier la Bretagne. Et le suicide connaît ses taux les plus bas dans les métropoles, à Paris, Londres, New York... Là où le confort est le meilleur.

                  http://www.lexpress.fr/culture/livre/suicides-sous-influences_820988.html

                  Pour finir, la psychiatrie ne se résume pas aux anti-dépresseurs qui ne sont pas des médicaments très efficaces. 

                  Quel en est-il selon vous pour les psychotiques ? Comment deviennent-ils psychotiques ?

                  Franchement, je connais peu de choses là-dessus. je ne pense pas que la psychose soit une maladie tellement identifiable que ca, plutôt le syndrôme d’un mal-être, d’une rupture. Pour citer l’avis d’un psy :
                  Sérieusement, à part les symptômes quand la personne psychotique va mal, c’est en effet surtout une question d’étiquette... D’ailleurs, personne n’est normal tout le temps ou psychotique tout le temps, on a tous plusieurs modes de fonctionnement qui nous rendent plus ou moins « bizarres » pour les autres.

                  D’un malade :

                  Moi je pense que l’aspect délirant n’est pas le symptôme principal, c’est juste le plus spectaculaire.
                  Pour moi, ce qui fait qu’on est psychotique, c’est le fait d’être d’un autre monde, le fait de ne pas avoir de limites entre soi et les autres, de ne pas être en phase avec son corps (morcellement, transparence, etc...). C’est la rupture avec soi et le monde.

                  De ce forum.

                  Mon expérience me dit que le psychotisme vient d’un déséquilibre dans la personnalité. Causé par un déséquilibre affectif mais pouvant aussi être aussi extérieur (drogue, substance nocive, etc).

                  Je suis certain qu’on peut le soigner. C’est plus un trouble qu’autre chose. Mais s’il on le laisse s’aggraver, il peut devenir une maladie grave.

                  Malheureusement, le traitement médicamenteux a pris le pas sur l’étude psychologique, ce qui fait qu’on en sait assez peu.

                  Les neuroleptiques, en déséquilibrant le système nerveux peuvent aussi le créer, ou l’aggraver, à mon avis.


                • docdory docdory 6 avril 2010 15:54

                  @ Roseau

                  Vous inversez les effets et les causes : si le pousseur de métro, qui a récemment défrayé la chronique, a tué quelqu’un, c’est justement parce qu’il avait arrêté son traitement depuis un certain temps .
                  C’est donc l’absence de soins psychiatriques qui tue, et non le contraire .

                  • Francis JL 6 avril 2010 16:09

                     smiley  smiley  smiley


                  • coudjouac 6 avril 2010 17:06

                    Non, c’est justement le problème. La cause est effectivement le traitement. C’est justement ce que montre l’auteur. AVant le traitement, pas de meurtre ni de suicide. Après le traitement meurtres et suicides. C’est donc le traitement qui est la cause. L’inverse, c’est la tentative de justification de la psychiatrie qui pour se protéger tente une pirouette en disant « c’est normal qu’ils tuent, ils sont fous ».
                    Même si pour l’un d’entre eux il avait « arrêté le traitement » (ce qui est un non sens parce que dans le cas du pousseur il s’agit d’injections qui sont faites tous les mois ou plus), les dégâts causés par ces traitements rendent fous. Que ce soient les camisoles chimiques ou les électrochocs.


                  • _Ulysse_ _Ulysse_ 6 avril 2010 17:40

                    Va falloir m’expliquer.

                    Là où vous vous trompez, c’est que les « fous » sont en général rapidement suivis car leurs proches les emmènent à l’hôpital ou font une demande d’internement. Du coup, ils ont peu de temps pour faire des bêtises avant leur suivi.

                    Je vous met au défis de vivre avec une personne psychotique sans traitement tout en continuant à vous dire « c’est la société et les psy qui la rendent folle ». C’est sur, les ados qui déclarent leur psychose alors qu’ils n’ont jamais vu un psy de leur vie doivent être victime de pouvoirs télépathiques des psychiatres smiley


                  • Philou017 Philou017 6 avril 2010 23:21

                    Ulysse : "Je vous met au défis de vivre avec une personne psychotique sans traitement"

                    Ridicule. Il y a toute sorte de niveau de dérive psychotique. Le traitement médicamenteux n’est pas une solution à terme, car il ne guérit pas et provoque des effets secondaires importants.
                    Il a de plus tendance à chroniciser la personne dans son état.

                    Il y a toujours d’autres moyens de soigner une personne et de la faire évoluer. Le traitement par médiacmant résulte à la fois d’une démission de la médecine psychiatrique par rapport au traitement psychologique et d’une soumission a un lobbying effréné du complexe pharmaco-industriel.
                    Ceci relié effectivement à la diminution du nombre de lit en psychiatrie. La camisole chimique permet de renvoyer les gens bien plus vite chez eux.
                    Mais il y a énormément de rechutes.


                  • Roseau Roseau 6 avril 2010 23:59

                    @docdory
                    L’arrêt du traitement n’est absolument pas prouvé pour le pousseur, et faux pour son antécédent. ce que je dis, c’est que les traitements de type camisole chimique à base d’antidépresseurs et d’antipsychotiques et compagnie sont à la source de nombre de meurtres et de suicides. Cela se vérifie tous les jours. C’est dénoncé par nombre de médecins sérieux. Mais on peut toujours justifier son incompétence et sa barbarie par le manque de moyens...


                  • _Ulysse_ _Ulysse_ 7 avril 2010 14:31

                    @Philou

                    Vous ne savez pas ce que c’est qu’une psychose visiblement.

                    Un psychotique en pleine crise ne retrouvera jamais raison avec des tentatives de psychothérapie. Il n’a plus aucune lucidité, rien y fait. Les traitements permettent de le faire sortir de la crise pour qu’il retrouve de la lucidité et là on peut discuter avec la personne, lui expliquer la situation et lui faire comprendre. Ensuite, il faut adapter un traitement et le faire évoluer en fonction de l’évolution de l’état de la personne, l’objectif étant de pouvoir supprimer le traitement ou l’alléger au maximum et permettre à la personne de retrouver une vie normale ou a peu près.

                    Là ou vous vous trompez, c’est qu’on arrive à guérir des psychotiques. 1/3 des schizophrènes guérissent, 1/3 peuvent vivre chez eux sous traitement, le dernier tiers malheureusement doit être souvent interné. Autrefois et avant les traitements, la totalité de ceux-ci étaient interné à vie.

                    Pour l’argument des labos, je vous répondrais que les anti-psychotiques ne représentent qu’une toute petite partie de leur CA. Les labos préférent faire du lobbying pour des produits à gros potentiel ie que l’on peut donner à une large part de la population (comme le vaccin de la grippe A par ex), pas 1%.


                  • brieli67 6 avril 2010 16:12

                     Folie et déraison. Histoire de la folie à l’âge classique. de 1961

                    d’un PMF bien de chez nous et que le monde entier nous envie.

                    Voilà de la matière à enseigner et à discuter aux Lycées et en Facs


                    Anti_psychiatry  et antipsychiatrie inconnues au bataillon ?

                    Triste le désert français !

                    Remarque

                    c’est bien le SIDA qui par sa prise en charge sociétale a définitevement bouleversé et changé la donne. Les « colonies », les asiles d’handicapés, de fous, de déments ... sont OUVERTS.

                    Et c’est très bien ainsi !  




                    • matthey 6 avril 2010 17:41

                       Le constat les faits sont là : LA PSYCHIATRIE TUE !



                      • _Ulysse_ _Ulysse_ 6 avril 2010 18:18

                        Non, la FOLIE tue .

                        La psychiatrie n’a aujourd’hui plus les moyens de prendre en charge correctement les malades.
                        Du coup beaucoup se retrouvent dans la rue sans être suivi et forcément il y a des accidents.


                      • Bodhi 6 avril 2010 18:34

                        C’est étrange. Il y a nombre non négligeable de patients qui meurt dans les hôpitaux français tous les jours. On a également remarqué qu’il y avait beaucoup de médecins dans ces hôpitaux.
                        La question est : Les médecins ne seraient-ils responsables de la mort des patients ?

                        L’article ressemble à une truc du genre.

                        @ l’auteur,

                        Ayant pu visiter des hôpitaux psychiatriques, je peux vous garantir que les traitements qui y sont prodigués sont très efficaces. C’est le jour et la nuit quant un schizophrène est traité.
                        Le seul problème avec ce genre d’établissement c’est qu’il n’ont pas assez de moyens financiers et humains pour accueillir plus de patients.

                        A défaut de place, les autorités envoient ces personnes en prison. Il est là le vrai danger. Les détenus normaux psychiquement se retrouvent avec des malades très peu suivis ce qui a tendance à les détruire psychologiquement mais aussi physiquement ( je me souvient d’un cas de cannibalisme).


                        • Bodhi 6 avril 2010 18:35

                          Trop de malades pour peu de places...


                        • Annie 6 avril 2010 19:13

                          Il s’agit d’une très bonne remarque. Après la fermeture des asiles psychiatriques, le seul endroit où l’on peut institutionnaliser les gens souffrant de troubles psychiatriques est la prison. Ou alors ils se retrouvent SDF s’ils n’ont commis aucun délit.


                        • Philou017 Philou017 6 avril 2010 23:24

                          "Ayant pu visiter des hôpitaux psychiatriques, je peux vous garantir que les traitements qui y sont prodigués sont très efficaces. C’est le jour et la nuit quant un schizophrène est traité.

                          Formidable. Quelques visites vous ont permis de devenir un expert en schizophrènie... Avec sans doute les commentaires éclairés de quelque praticien ?


                        • Bodhi 7 avril 2010 10:50

                          J’ai jamais prétendu être un expert, cela serait trop facile de dire ça.

                          Je dis juste qu’ayant un schizophrène dans ma famille j’ai pu voir que les patients était bien pris en charge et traités au mieux.
                          Quant on voit un membre de sa famille passer d’un état de paranoïa permanent à une état mental plus stable on ne peut pas dire que ça marche pas.


                        • _Ulysse_ _Ulysse_ 7 avril 2010 14:33

                          Bizarrement, les gens ayant déjç approché des psychotiques ne sont pas d’accord pour renier tout traitement ! Etrange ! C’est facile quand on est pas concerné de dire « c’est les médocs qui mes rendent fous ».


                        • Krokodilo Krokodilo 6 avril 2010 19:00

                          Il pleut beaucoup, et de plus en plus, or, le nombre de personnes âgées augmente, la preuve est faite que la pluie fait vieillir l’organisme.
                          Ce texte, je n’ose dire article, est aussi rigoureux que cette démonstration. Le vrai mystère de la psychiatrique moderne, c’est qu’il se soit trouvé plus de 50% de votes positifs !


                          • curieux curieux 6 avril 2010 22:49

                            Mais non, c’est pas l’eau, c’est le CO² et la pollution.


                          • Philou017 Philou017 6 avril 2010 23:37

                            Krikidilo ; " Le vrai mystère de la psychiatrique moderne, c’est qu’il se soit trouvé plus de 50% de votes positifs !"

                            Le vrai mystere de la médecine moderne, c’est son autisme.


                          • Krokodilo Krokodilo 7 avril 2010 10:10

                            Il y a matière à discussion en psychiatrie, et largement, mais il faut pour cela que l’auteur de l’article connaisse quelque chose au sujet et fasse preuve d’un minimum d’honnêteté dans la présentation des faits établis, et des controverses, ce qui n’est pas le cas, loin s’en faut. Avant même de discuter des points litigieux, le vide de ce papier nécesste tout un tas d’explcations basiques comme fait par Nlinha dans son message, ce qui aurait dû être fait par l’auteur. Agora vox se déconsidère en passant des papiers aussi creux - qu’il est impossible d’appeler articles.


                          • JPB 6 avril 2010 19:43

                            Vu que les soins sont en fait des traitements chimiques, et que les essais sur ces substabnces chimiques ont été faussés, il n’y a rien de bon à attendre de l’actionn supposée médicale des psychiatres. Ce sont des mensonges créés au niveau le plus élevé de leur hiérarchie, en accord avec les laboratoires pharmaceutiques ( qui payent grassement les experts psy pour valider leurs prétendus médicaments), créant davantage de malades réels et imaginaires pour faire fortune.
                            De plus le milieu médical psychiatrique est malsain ; ce sont plus de 240 psychiatres, en 2008, qui ont été condamnés à la prison pour leurs crimes.
                             En fait il ne savent pas ce qu’est la santé mentale, alors ils ont des gens insanes dans leurs rangs, quoiqu’ils essayent de faire . Prétentieux et pérroquetant leurs experts, ils ne peuvent que répéter des mensonges,.


                            • curieux curieux 6 avril 2010 23:00

                              Je ne parle par de la schizophrénie ou autres folies.
                              Mais prenons les personnes suicidaires, vraiment suicidaires suite à des circonstances malheureuses de la vie. Eh bien, aucune substance chimique ne le traitera. Inutile de me contredire, je connais. Il n’y a aucun moyen de savoir si une personne va mettre son geste à exécution et aucun moyen de l’en empêcher.


                              • Spip Spip 6 avril 2010 23:14

                                Je me suis attelé à la lecture intégrale de vos deux articles.

                                Alors, 2 ados ayant des troubles psy (c’est vague) se suicident en prison. Sur combien en France ? Avez-vous seulement une vague idée des chiffres ? Connaissez-vous les (pauvres) conditions de suivi dans ces établissements ?

                                Des gens sous traitement qui passent quand même à l’acte. A vous lire, on comprends que c’est parce qu’ils ont pris un traitement. La réalité sur le terrain c’est le contraire : la décompensation (pas forcément agressive) survient parce qu’on a arrêté son traitement, pas l’inverse ! Laissez un schizophrène dans votre entourage sans traitement pendant 2 à 3 semaines et vous allez vite comprendre ! Pour le « pousseur » du métro, sachez quand même que le Clopixol n’est pas un traitement de fond mais est prescrit pour des états d’agitation transitoires chez les psychotiques et donc d’action limitée dans le temps.

                                « Ulysse » a dit que la moitié des lits de psy a été fermée. C’est exact et c’est ça qui amène cette future loi obligeant à se faire soigner à domicile. Une loi faite plus par des comptables en immobilier que par des flics, puisqu’il faut bien trouver de la place pour ceux qui arrivent, en en sortant d’autres pas encore stabilisés.

                                Pour « JL » : non, la mère n’était pas impuissante et ce n’était pas le mieux qu’on pouvait en attendre. Il y a des lois. Il lui suffisait de signer une demande d’hospitalisation (HDT) Ensuite c’est confirmé (ou non) par deux médecins. On a dû lui dire. Ou irait-on si un simple coup de fil suffisait pour embarquer quelqu’un ? C’est ce que veulent les intervenants de ce fil ?

                                A « chantecler » d’accord sur tout.

                                S’il est vrai qu’un anti-dépresseur peut lever l’inhibition et favoriser le passage à l’acte, le prescripteur le sait et évalue le rapport bénéfice/risque. Pour ça il a à sa disposition un large choix de familles (chimiquement) différentes de médicaments. La simple lecture du Vidal ne peut pas rendre compte de ce qu’est un traitement psy. Et là comme dans d’autres spécialités on n’est pas obligé d’avoir tous les effets secondaires qui y son décrits.

                                Le DSM. Vaste sujet : il faut savoir qu’il a été mis au point à l’origine sous une certaine pression des familles de malades aux États Unis. Elles voulaient des diagnostics « cleans » où il n’y aurait plus de place pour l’interprétation (donner du sens) parce que, pour elles, interprétation = risque d’erreur (c’est toujours possible) mais surtout interprétation = jugement (y compris de l’entourage) C’était leur droit, mais on se retrouve maintenant avec un manuel bourré d’items qui se croisent dans tous les sens et que le médecin doit ordonner comme un puzzle ! Médecin de « première ligne » pas toujours psychiatre, il en manque au moins 800 dans les hôpitaux !

                                L’élargissement du spectre des maladies mentales : à mon avis, souvent la combinaison d’une tendance à psychiatriser des situations à la limite (ce qu’une écoute peut dégonfler assez souvent) avec une recherche de débouchés plus larges des labos (là, on peut être d’accord)

                                Vous êtes à l’évidence en colère contre la psychiatrie pour des motifs qui vous appartiennent.

                                Mais quel mélange d’amalgames, de sophismes et de pensée confuse ! Ne croyez pas que les professionnels soient satisfaits de la situation actuelle. Ils l’ont dénoncée depuis longtemps mais le pouvoir est aux politiques et donc éventuellement à nous par nos bulletins de vote.


                                • curieux curieux 6 avril 2010 23:24

                                  Environ 13000 suicides en France. C’est énorme


                                • Philou017 Philou017 6 avril 2010 23:30

                                  Spip : "Laissez un schizophrène dans votre entourage sans traitement pendant 2 à 3 semaines et vous allez vite comprendre !« 
                                  Ce qui veut dire qu’il n’est pas soigné encore moins guéri, mais sous une sorte d’anesthésiant. Cela induit une dépendance redoutable aux médocs...pour le plus grand profit de qui vous savez.

                                   »évalue le rapport bénéfice/risque"
                                  Et avec quels instruments, quelles études fiables , quelles lectures indépendantes ?


                                • Roseau Roseau 7 avril 2010 00:04

                                  @Spip
                                  Je ne suis pas en colère contre la psychiatrie pour des motifs qui m’appartiennent, je suis en colère contre la psychiatrie pour des motifs qui VOUS appartiennent et qui finalement appartiennent à tout le monde. Les traitements dégradants de l’être humain sont contraires aux droits les plus fondamentaux. Justifiez tant que vous voudrez, un meurtre est un meurtre, et la complicité est la complicité. Détruire la raison et les sens d’un homme à coup d’antidépresseurs, de camisole chimique ou d’electrochocs, et le voir tuer ou se tuer, c’est une complicité, voire pire.


                                • Spip Spip 7 avril 2010 17:04

                                  @ Roseau

                                  Votre colère vous étant personnelle, je ne suis pas obligé de la partager.
                                  De la même façon pour VOTRE sentiment de complicité de meurtre.

                                  Pour moi, ce qui est dégradant pour l’être humain et possiblement mortel c’est de laisser un psychotique sans soins sérieux au nom de principes, si vertueux soient-ils.


                                • Spip Spip 7 avril 2010 18:14

                                  @ Philou017

                                  Si on parle d’anti-psychotiques, n’importe quel psy honnête vous dira que le traitement est à prendre pendant longtemps. Ce qui relativise la dépendance car de toutes façons le patient en a besoin, s’il ne veut pas revoir reflamber son délire, par exemple. Ce n’est pas le même problème qu’avec les anti-dépresseurs.

                                  Bénéfice/risque. Un traitement psy est quelque chose de complexe et pas facile à équilibrer car il traite une partie complexe de nous-mêmes, notre cerveau et ses retentissements sur notre personnalité (et vice-versa)

                                  Les instruments : outre le trop fameux DSM, il existe aussi le CIM 10, internationalement utilisé.

                                  Les études fiables : ne peut être fiable que ce qui est étudié sur un temps long et un échantillon de population suffisant, donc pour moi, les programmes universitaires d’envergure, pas trop pollués par les labos. Mais si on parle de recherche je ne vois pas comment les éviter complètement.

                                  Les lectures indépendantes : comme dans tout autre métier, son information/formation indépendante on va se la chercher (et se la payer) Ce qui vous est livré gratuitement, quelqu’un l’a payé, bien sûr...

                                  En dehors des instruments, il y a 2 choses plus précieuses : l’expérience et l’écoute de la personne et ça, ce n’est pas donné avec le diplôme !

                                  D’une manière générale, je suis assez effaré de l’image des troubles mentaux que peuvent avoir certains intervenants. Méconnaissance du sujet, positions de principe totalement déconnectées de la réalité sur le terrain, fixation sur une dangerosité qui serait supérieure au citoyen lambda alors que toutes les statistiques disent le contraire (combien de morts/an par des alcooliques au volant ?)


                                • Philou017 Philou017 7 avril 2010 19:34

                                  Spip : merci de repondre.

                                  Si on parle d’anti-psychotiques, n’importe quel psy honnête vous dira que le traitement est à prendre pendant longtemps.
                                  Bien sur, puisqu’il ne soigne pas sur le fond. Et il en est de même pour bien d’autre traitements. Et je ne parle pas de ces horreurs que constituent les électro-choc. Un autre anesthésiant redoutable.

                                  « les programmes universitaires d’envergure, pas trop pollués par les labos »
                                  Ca j’y crois pas. Les enseignants en Université sont souvent des pro-médicaments guère enclins au questionnement. On en voit le résultat chez les psychiatres de notre époque.
                                  Il y a des tas d’éléments et de preuves que bien des études sont pour le moins incomplètes et/ou partiales. Les problèmes sont souvent niés ou passés sous silence.

                                  « Les lectures indépendantes » Il y en a très peu. Beaucoup de revues sont subventionnées et contrôlées par des firmes.

                                  « l’expérience et l’écoute de la personne et ça, ce n’est pas donné avec le diplôme ! »
                                  C’est le moins qu’on puisse dire. J’y ajouterais la capacité à comprendre les malades et aussi l’amour du prochain. Ce qui n’est pas donné non plus à tt le monde.


                                • Spip Spip 12 avril 2010 13:26

                                  @ Philou017

                                  En psychiatrie, comme partout ailleurs, on fait avec ce que l’on a à sa disposition.

                                  A rapprocher de « dans l’état actuel de nos connaissances » qui est la phrase la + honnête que je connaisse en sciences et qu’on devrait toujours mettre en préambule quelque soit le sujet.

                                  Nos connaissances sur l’encéphale ont bien progressé mais on est encore loin de tout savoir, notamment au niveau des interactions entre neuro-transmetteurs. C’est par là que ça coince avec les traitements. En gros on se sert d’un marteau pour écraser une mouche, faute de connaissances plus fines. Le marteau a diminué de grosseur au fil des années, mais il reste un marteau.

                                  Pour vous répondre : si un cancérologue vous disait que son traitement est à prendre pendant des années, en déduiseriez-vous automatiquement qu’il ne soigne pas le fond ? (avec lui aussi ses effets secondaires importants et pas de garantie absolue quand au résultat)

                                  Pour les programmes universitaires, j’avais bien précisé d’envergure, c.a.d. au delà des seuls chercheurs en molécules. La psy est un champ large, incluant aussi du comportemental, du culturel, de la psychologie, etc. Reste à faire travailler tous ces gens ENSEMBLE.

                                  Les publications sponsorisées par les firmes : relisez moi, je n’ai rien dit d’autre, sauf qu’on pouvait aller chercher son info : entre Le Quotidien du Médecin et The Lancet, par exemple, il y a un monde, côté sérieux et indépendance !

                                  Écoute, compréhension, amour du prochain : ça s’appelle l’empathie, ça s’apprend (hé oui) Tout le monde ne l’a pas eu comme cadeau dans son berceau. Pour moi c’est à la base de tout (1er entretien) et, personnellement, une sérieuse formation à la pratique de Carl Rodgers a été très bénéfique et efficace (pour moi et pour les gens dont je m’occupais)

                                  Le problème avec la psy par rapport à d’autres spécialités c’est qu’on est complètement dans l’humain, avec ses problèmes de comportement, les jugements qui vont avec, etc. Bref, on baigne dans l’affectif (en positif et en négatif) au détriment de la raison, souvent.

                                  Les prises de positions et la tonalité de beaucoup d’intervenants sur ce fil en sont une illustration.


                                • psy86100 7 avril 2010 00:02

                                  Je crois cher auteur, que vous connaissez très mal le sujet. Il est dommage qu’on vous laisse publier de tels articles qui mettent les lecteurs dans l’erreur.


                                  • Roseau Roseau 7 avril 2010 00:05

                                    Pourquoi ne pas demander une hospitalisation d’office à l’encontre des auteurs qu’on laisse publier alors qu’ils connaissent très mal le sujet qui dérange vraiment celui qui est concerné par ces atrocités.


                                  • nilinha 7 avril 2010 02:09

                                    Bonsoir,
                                    Quelques précisions :
                                    Les HDT sont des hospitalisations à la demande d’un tiers. Elles nécessitent un certificat émanant d’un medecin de l’exterieur et celui d’un medecin psychiatre de l’hopital psychiatrique où la demande a été adressée.
                                    Les HO sont des hospitalisations d’office. Elles sont décidées par le préfet lorsque le malade présente un danger pour lui même ou autrui. Elles sont malgré tout évaluée par des psychiatres.
                                    Les HL sont des hospitalisations libres. C’est le malade lui-même qui demande son hospitalisation.
                                    Dans les hopitaux psychiatriques type Ste Marie, il existe trois types de services par secteurs géographiques :- les services ouverts qui sont en général des services de jour
                                    - les services intermédiaires où ,certaines portes sont fermées mais qui traitent des malades ne beneficiant pas tjs de permissions de sortie. ces services ont une chambre d’isolement. -Les services fermés, qui sont des services fermés à clefs et ont trois chambres d’isolement au moins.
                                    Selon le service les cas traités sont plus ou moins graves et représentent ou non un danger pour eux même ou pour autrui. Ce sont évidemment les services fermés qui accueillent les patients les plus graves.
                                    Dans un hopital psychiatrique sont traités :
                                    - les dépressions
                                    -les addictions
                                    -les troubles du comportements
                                    -les troubles de la personnalités
                                    - les psychoses.
                                    - les troubles du comportement alimentaire

                                    Ces pathologies ou ces troubles concernent un large éventail de personnes de tout age de tout milieu social et des deux sexes.
                                    Les isolements, le patient est enfermé dans une chambre où les meubles sont scellés au sol, concenent des personnes ayant eu un comportement violent à l’extérieur ou à l’intérieur même du service et les personnes emprisonnées qui connaissent des troubles divers allant d’épisodes dépressifs à des troubles du comportement. Ces prisonniers font l’objet d’une hospitalisation d’office qui est ici une obligation juridique, ce type d’hospitalisation est levée lorsque le patient après examen est réintégré à la prison où il est incarcéré, ce sont des policiers qui le ramènent sur place.Ces patients font l’objet d’évaluation constante par les psys et les infirmiers.
                                    Dans les hopitaux psychiatriques, le personnel fait parfois face à des appels à renforts.
                                    Si dans un service un patient présente un comportement agressif ou dangereux pour lui-même ou autrui et que le personnel ne peut pas faire face seul alors il est demandé aux autres services d’envoyer des infirmiers, hommes le plus souvent, pour leur venir en aide et gérer la situation. Ces patients sont le plus souvent déjà sous traitement mais parfois des crises surviennent ce qui aura comme conséquence une modification du traitement et une réévaluation de l’état du patient.
                                    Chaque jour, un ou plusieurs psychiatres, selon le nombre de patients, vient effectuer des visites. Ils rencontrent les malades, discutent avec eux de leur état, de leurs désirs et des effets de leurs traitement afin de rééquilibrer les choses si besoin.
                                    C’est à ce moment là aussi que le psychiatre évalue l’évolution de la pathologie ou du trouble.
                                    Les médicaments prescrit sont le plus souvent : - les antidepresseurs et les anxiolitiques
                                    - les neuroleptiques
                                    - les thymorégulateurs, qui sont des régulateurs de l’humeur.
                                    Associés aux neuroleptiques sont souvent prescrit des medicaments qui servent à éviter ou amoindrir les effets indésirables.
                                    Les effets indésirables sont variables selon la personne, ils peuvent être tous présents dans ce cas le traitement est modifié ou tous peuvent être absents. Quelque soit le médicament il y a des effets indésirables EVENTUELS, même le doliprane n’est pas un médicament complétement anodin.
                                    Le traitement pharmacothérapeutique et le traitement psychiatrique dépendent du malade et de sa volonté à être soigné que celui ci soit en HO, HDT ou HL. Beaucoup de patient, surtout les bipolaires, les psychopathes, les psychotiques et les addicts, nient leur maladie, ils sont donc particulièrement difficiles à aider. Ainsi, ils peuvent jouer le jeu le temps de leur hospitalisation et cesser tout traitement une fois dehors. Il faut savoir que ces patient sont souvent très manipulateurs, surtout les psychopathes, il s’agit d’ailleurs d’un des symptome de leur trouble. Car la psychopathie est un trouble de la personnalité et du comportement pas une maladie psychiatrique.
                                    Les hopitaux psy ne sont pas des prisons, le but est au maximum d’aider les patients à retrouver une vie normale à l’extérieur. Certains seront placés en foyer, d’autres en familles d’accueil, certains pourront avoir un appartement. Ils sont pour la plupart sous curatel ou tutelle. Ils beneficient également d’un suivi auprès de l’établissement dont ils dépendent. Ce suivi est laissé à leur bon vouloir, ils ne se présentent pas toujours.Il n’existe pas de recours en cas de non présentation, ne croyez pas que l’on peut envoyer la police à leur recherche , les patients psys ont des droits eux aussi. C’est pour cela que certains traitement comme les neuroleptiques à action prolongés ont été mis en place pour les psychotiques qui sont ainsi couverts pour environ un à un mois et demi. Ces patients sont également suivis par des assistants sociaux. Les soignants cherchent également à travailler avec les familles afin que celle-ci s’impliquent dans le traitement de leur proche, mais ce n’est pas toujours évident car cela demande aux familles beaucoup d’énergie, certains n’ont pas toujours une bonne vision du malade psychiatrique, surtout lorsqu’il s’agit de psychotique parfois en proie aux délires et hallucinations. Ce type de manifestations de la maladie ne sont pas constamment présentes, le malade a parfois des périodes où sont état est stable et proche de la normale.
                                    Il a autant de maladies ou troubles psy qu’il y a de malades.
                                    Aucune schizophrénie n’est la même elle dépend du patient et présente donc des aspects différents. Il n’existe que des classifications par grands groupes qui sont des indicateurs, mais tous les patients ne présentent pas les mêmes symptomes. Il existe en plus plusieurs sortes de schizophrénie. La forme la plus fréquente est la schizophrénie paranoïde. Il faut savoir que la plupart des malades sont des êtres ne présentant pas de dangers, ils sont d’ailleurs plus souvent les victimes que les coupables. Ce type de maladie engendre énormément de souffrance. Il n’est donc pas rare qu’ils s’en prennent surtout à eux-mêmes.
                                    Voilà, j’espère avoir éclairci certains points. La source principale de mon commentaire est le stage de psychiatrie que je viens d’effectuer en tant qu’élève infirmière.
                                    Pour ceux qui pensent que normalité et folie sont extrêment proche l’une de l’autre, je peux vous dire que lorsque j’ai effectué mon stage ma première pensée a été : « Mon dieu ce que je suis normale. » J’étais en service intermédiaire, j’y ai rencontré des malades schizophrènes, mais aussi des bipolaires, des psychopathes et des addicts.
                                    Merci de m’avoir lu, mon commentaire étant très long.


                                    • jack mandon jack mandon 7 avril 2010 07:05

                                      @ L’auteur,

                                      Vaste sujet que celui des maladies mentales.

                                      Vu de l’intérieur, c’est instructif et incline à l’humilité.

                                      Les psychiatres font ce qu’ils peuvent, ils construisent des remparts de protection,

                                      la pharmacopée est riche, voire même redoutable.

                                      N’essayez pas de faire de la diplomatie avec un sadique armé d’un couteau.

                                      Ne fréquentez pas durablement un dépressif chronique, à moins

                                      que vous déplaciez les montagnes.

                                      Evitez d’emboiter le pas à un maniaco-dépressif qui entame une promenade sur une

                                      corniche d’immeuble à 5o m. du sol.

                                      Ne philosophez pas exagérément avec un paranoïaque en plein délire,

                                      à moins que vous fréquentiez les anges au quotidien.

                                      Nous ne savons pas grand chose de ces maladies spectaculaires qui hantent

                                      l’humanité depuis le début des temps...qui maintenant se démocratisent.

                                      Les effets médicamenteux sont souvent dévastateurs comme les maladies elles même.

                                      En conclusion les chercheurs cherchent et les malades tournent en rond plus ou moins.

                                      Quand la phalène traverse la flamme, elle rencontre peut être Dieu, pour nous observateurs,

                                      elle se consume...c’est un peu se qui se passe en phase de décompensation

                                      pour un être qui a la lourde tâche de partager sa vie avec une psychose.

                                      Il est souvent original, quelquefois génial, toujours très mal dans sa peau.

                                      Le médicament le soulage, l’inhibe et l’aide à mourir lentement.

                                      Heureux les petits névrosés que nous sommes !


                                      • Francis JL 7 avril 2010 08:30

                                        Jacques Mandon, bravo. Oui, les médiments sont utiles mais surtout pour les labos et les pouvoirs publics : les labos parce que c’est lucratif, les pouvoirs publics parce qu’ils n’ont plus rien à faire.

                                        Vous écrivez : « Ne philosophez pas exagérément avec un paranoïaque en plein délire »

                                        Vous avez raison, c’est souvent la réflexion que je me fais sur Agoravox !  smiley


                                      • clostra 7 avril 2010 09:46

                                        "Nous ne savons pas grand chose de ces maladies spectaculaires qui hantent l’humanité depuis le début des temps...« 

                                        Si probablement si on le sait. On sait qu’il y a des fondamentaux.

                                        Juste un petit exemple pour convaincre mais surtout pas pour culpabiliser car en effet ceci remonte à la nuit des temps et se calque sur le proprement humain au point que certains osent généraliser en parlant de génétique : oui largement, chez l’homme c’est génétique.

                                        Il s’agit d’un homme jeune, peut-être même encore d’un jeune homme. Aux prises avec sa mère - probablement pour la nième fois -, enfermé par sa fratrie qui rejette son homosexualité - ce jeune homme semblant »pris de folie« lacère les fauteuils. C’est le moins qu’il puisse faire. Probablement en cuir, ces fauteuils au moins ne ressentent aucune douleur.

                                        Les urgences psychiatriques l’emmènent dans un hôpital parisien. Il proteste, est »médicamenté« et, soudain, sa mère prend conscience qu’elle ne peut le laisser trop longtemps...Elle le fait sortir. Il est »catalogué" schizophrène. Revient chez sa mère dans un lieu assez reculé.

                                        On apprend que ce jeune homme a été abusé par sa mère mais désormais sa parole n’a que peu d’importance...et par sa soeur.


                                      • Marie 7 avril 2010 12:57

                                        On ne peut nier qu’il y a quelque chose qui ne va pas du tout avec la psychiatrie, et cet article en pointe un des aspects les plus criants avec grande lucidité. Je m’étonne que l’on puisse penser que la psychiatrie soigne. De toute évidence, et l’article nous en donne de nombreux exemples récents, elle ne soigne pas. Tout au plus offre-t-elle un outil de contention moderne avec l’administration d’une chimie à outrance. Aussi l’expression galvaudée de « obligation de soins » n’a dans ce contexte, aucun sens. Les efforts, je dirais désespérés, de certains pour démontrer qu’il est vain de chercher à mieux faire peuvent paraître étranges. Ne vaut-il pas mieux en effet regarder les choses en face, constater l’impuissance des méthodes psychiatriques actuelles, et observer les méthodes plus douces et plus rationnelles existantes afin de les utiliser à plus grande échelle. Environ 60% des cas, sinon plus, seraient résolus dans la sérénité et sans effets secondaires délétères. Avec le même argent, sinon en dépensant moins.... C’est vrai qu’il s’agit ici des droits de l’homme, de la protection de la liberté individuelle et collective ainsi que du respect de la santé des citoyens.


                                        • Krokodilo Krokodilo 7 avril 2010 13:20

                                          60 % de guérison ! Le prix Nobel de médecine vous attend.


                                        • Philou017 Philou017 7 avril 2010 19:25

                                          On attend impatiemment des études impartiales sur les taux de réussite réels des traitements médicamenteux des psychiatres.


                                        • mariner valley mariner valley 8 avril 2010 09:09

                                          Je crains malheureusement que le taux de réussite (je n’ai pas le chiffres, ce n’est que ma spéculation) des traitement médicamenteux des psychiatres soit proches du zéro.

                                          Je ne crois pas que l’on puisse guérir d’une maladie mentale sévère. Vu que l’on connait assez mal tous les mécanismes mis en jeu. On ne peut pas guérir (du moins pas encore) quelque chose que l’on ne comprend pas bien dans tout son ensemble surtout quand cela touche au cerveau et a ses mécanismes très fins qu’il met en jeu pour définir la personnalité et le comportement d’un individu.

                                          Mais je peux me tromper.....


                                          • BlueMan BlueMan 8 avril 2010 20:32

                                            Si vous voulez savoir tout sur la psychiatrie et ses abus, ses crimes immondes, ne manquez pas ce documentaire absolument exceptionnel  :


                                            Moins de 18 ans et personnes sensibles, s’abstenir !

                                            Une HORREUR !

                                            Bon visionnage ! (Je vous le garantis : vous ne le regretterez pas)

                                            BlueMan.

                                            • Roseau Roseau 12 avril 2010 13:42

                                              Et un de plus, qui a tué hier après plusieurs séjours en hopital psy, et pas avant... http://www.ladepeche.fr/article/2010/04/11/814673-Lherm-Frappe-a-mort-a-coups-de-gourdin.html


                                              • Roseau Roseau 12 avril 2010 13:52

                                                Et sur l’hopital psychiatrique Paul Guiraud : http://www.leblogtvnews.com/article-7-a-8-du-11-avril-remi-touja-la-bouillie-a-blois-et-schizophrenes-48362297.html

                                                FOLIES MEURTRIERES. Que se passe-t-il à l’hôpital psychiatrique Paul Guiraud de Villejuif dans le Val de Marne ? En l’espace d’un mois et demi, entre le 27 décembre et le 13 février derniers, cinq patients ou anciens patients ont été au centre d’évènements dramatiques. Les faits se sont tous déroulés dans un rayon de deux kilomètres autour de l’hôpital. Le 27 décembre, un jeune malade mental, qui avait fugué plusieurs fois de l’hôpital Paul Guiraud, est retrouvé blessé de deux balles dans la jambe, en bas de chez lui à Orly. Il venait de poignarder sans raison un passant. Le lendemain, toujours à Orly, un père de famille jette son enfant par la fenêtre. Lui aussi sortait de l’hôpital. Le 9 janvier, à Choisy-le-Roi, un schizophrène, également suivi à Paul Guiraud, agresse au couteau son colocataire. Aussitôt interné, il réussira à fuguer deux fois. Un mois plus tard, toujours à Orly, un autre malade d’une quarantaine d’années tue sa belle-mère. Déjà condamné pour meurtre, il était lui aussi suivi dans le même établissement de santé. Enfin, le 13 février dernier, à quelques centaines de mètres de là, un homme assassine sa femme. Déclaré irresponsable pour un meurtre commis en 1994, il était soigné à Paul Guiraud et bénéficiait d’une « sortie d’essai ». Ces patients ont-ils été prématurément livrés à eux-mêmes ? Ont-ils été suffisamment suivis après leur sortie ? Comment certains d’entre eux ont-ils pu fuguer à plusieurs reprises ? Une enquête de Christophe Dubois, Laurent Briot, Franck Dhelens et Vincent Ferreira.


                                                • Spip Spip 12 avril 2010 14:23

                                                  Oui, il y a des sorties prématurées, et pour des raisons « comptables » - manque de places.

                                                  Ça prouve surtout l’état de régression, voire de délabrement de la psy publique.

                                                  Fermeture de la moitié des lits, fermeture depuis 1992 des centres de formation d’infirmier (ère) psy, suppression de l’internat en psychiatrie, 800 postes de psychiatres vacants dans les hôpitaux, resserrement des moyens de suivi à l’extérieur.

                                                  Tout ça finit par se payer un jour ou l’autre.


                                                  • Littleclaro 12 avril 2010 20:09

                                                    Une fois de plus, les personnes qui vont à l’encontre de cet article ne font qu’en démontrer la véracité.
                                                    Il faut déjà être inhumain pour penser que les électrochocs puissent aider qui que ce soit !
                                                    Il faut ensuite continuer de l’être si on pense que des pillules vont redonner aux « malades », des valeurs comme la dignité, la confiance, la fierté, etc.
                                                    La psychiatrie a grandi au fur et à mesure qu’on inventait des maladies pour vendre les medocs qui vont avec. Evaluez les statistiques, ne vous contentez pas de les regarder.
                                                    Vu les dégâts dans le monde, que ceux qui sont enfoncés dans les « explications » la bouclent s’ils ne peuvent pas au moins observer ce que des moins experts trouvent évident.


                                                    • Spip Spip 13 avril 2010 00:17

                                                      En quoi le fait de ne pas être d’accord avec un article en démontre t-il la véracité ? Ça ne démontre rien du tout, pas plus que cette affirmation. Curieux, comme raisonnement...

                                                      Les pilules n’ont pas pour but de redonner des sentiments positifs. Ce serait prescrire de l’illusion. Elles sont destinées à endiguer des états qui, à la longue, provoquent justement la perte de ces mêmes sentiments.

                                                      Demandez donc à quelqu’un atteint d’une psychose si les crises qu’il subit (hallucinations, par exemple) le rendent fier, confiant, digne, etc.

                                                      Pour les électrochocs, remède de cheval, ils ne sont prescrits chez les mélancoliques, dépressifs graves à très fort risque de suicide (rien à voir avec la mélancolie comme sentiment) que lorsque plusieurs classes différentes d’antidépresseurs ont échoué. Dans ce cas c’est la dernière solution avant le passage à l’acte. De moins en moins utilisé, les « pilules » ne connaissant pas que des échecs, heureusement.

                                                      Évidemment, le côté spectaculaire et l’utilisation parfois abusive qui en a été faite ne les rendent pas sympathiques...

                                                      Évaluer les statistiques : oui bien sûr, avec quelles compétences ? Sinon ça s’appelle juger, c’est tout.

                                                      Quand à la boucler parce que les moins experts, etc. ça me semble contraire à la vocation de ce site, à savoir échanger, laisser s’exprimer chacun, même ceux qui ne supportent que leur propre parole...


                                                    • detona66 13 octobre 2013 13:05

                                                      Salut , je pense pas que les hôpitaux psychiatrique sont un élément déclencheur par contre c’est une réalité qui soigne personne donc que son état s’aggrave c’est normal, dans ces hôpitaux ils se foutent royalement que vous êtes malade ou pas ils se contentent de vous bourrer de médicaments et si vous rebellez ils vous humilie, de même pour les psy qui cherche pas à savoir si ce que vous dite est vrai , car vous avez le profile d’un malade alors tous ce que vous dites est pour eux des divagation , imaginé la police fassent pareil vous correspondez au profil et up prison sans jugement ben la psychiatrie c’est souvent ça.

                                                      Parler de ces soucis à un psy ça peut aider sauf si vous crois malade de schizophrénie ou un truc similaire la tout ce que vous direz sera retenue contre vous.

                                                      Donc un conseil soignez vous même et renseignez vous si vous pensez avoir été interné de façon abusive et n’hésite pas à porter plainte dans ce cas même si ça sert pas à grand chose, vous avez des droits faites les valoir.

                                                      Je tient à dire que s’échapper de ces endroit n’est pas difficile donc je pense que les fou dangereux devrait aller en prison et que c’est établissement devrait tous fermer, au moins le droit civique des personnes serait respecté, sans compté que les personne qui sont pas gravement malade leur cas ne peut pas s’arranger dans ces établissements qui traitent les gens presque comme les nazi.

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