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Accueil du site > Actualités > Santé > Les urgences de l’Hôtel-Dieu ne doivent pas être fermées (...)

Les urgences de l’Hôtel-Dieu ne doivent pas être fermées !

Ne fermez pas les urgences de l'hôtel-Dieu !

Encore un mauvais coup qui se prépare et qui est même programmé :

La direction générale de l'AP-HP a pris une décision très lourde de conséquences : la fermeture des urgences de l'Hôtel-Dieu

Cette fermeture décidée le 14 mai, serait effective le 4 novembre 2013.

 

Ce sont plus de 40 000 personnes qui fréquentent chaque année ces urgences se situant au centre de Paris, tout près de la place de l'hôtel de Ville.

Faut-il rappeler l'importance de ces servives pour tout un chacun ?

Quand survient un accident domestique, un accident de la route, un malaise grave, la famille parisienne vivant à proximité ou pas très loin se rendait aux urgences pour y être soignée par un personnel disponible et compétent.

 

Que vont faire les familles ?

 

Chercher un autre établissement, certes mais beaucoup d'hôpitaux ont des services d'urgence à saturation.

Les plus fortunés pourront se replier sur les cliniques, et les autres ? Les plus modestes, il leur faudra chercher désespérément un autre hôpital où il faudra attendre encore plus longtemps encore

 

La fermeture de ces urgences de l'hôtel Dieu ne constitue pas uniquement la fin d'un symbole chargé d'histoire, elle conduit à affaiblir d'une manière importante le service public de soin.

Ce projet inqualifiable de fermeture des urgences de l'Hôtel-Dieu doit être immédiatement abandonné

Les organisations syndicales se mobilisent unitairement, à juste titre, pour défendre les postes, leur condition de travail et aussi un principe ,celui qui a guidé les fondateurs de la Sécurité Sociale à la Libération : LA SOLIDARITE ORGANISEE .

 

La Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternité de proximité (http://www.coordination-nationale.org/) et de Notre Santé en Danger (collectif.nsed@gmail.com) ! est sur le terrain pour empêcher ce mauvais coup.

 

Leur combat est le nôtre.

 

Jean-François Chalot

 


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13 réactions à cet article    


  • eric 16 mai 2013 10:12

    Encore des positions de principe dans des conflits intra gauche avec un désintérêt total pour le réel.
    http://www.vincentroger.com/ump-news-view-43-avenir-de-lhotel-dieu-la-gauche-parisienne-sengueule-tout-en-nous-donnant-le-tournis.html

    Le cœur de la question était la possibilité de mettre aux normes actuelles un monument historique et la réponse était que c’était moins cher et plus efficace de le faire 2 ou 3 kilomètres plus loin, a Cochin ou a la Salpêtrière.
    C’est comme cela qu’est géré tous le pays en ce moment. Mais meme quand on a un gouvernement de droite, le poids des syndicats corporatistes, prebendiers et égoïstes freine, voir bloque toutes les évolutions nécessaires.


    • Mr Dupont 16 mai 2013 11:06

      Ce ne sont pas seulement les urgences qu’il faut fermer : c’est l’Hôpital en son entier

      http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%B4tel-Dieu_de_Paris

      J’y suis allé 1 fois : j’avais l’impression d’entrer dans un vieux château-fort : les murs y font 2 m d’épaisseur , y trouver l’endroit pourquoi vous y venez vous fait parcourir un véritable labyrinthe qui demande des heures d’exploration

      A Lagny -sur Marne : presque flambant neuf , l’ Hôpital à été rasé pour être reconstruit vers Serris et Dysney ’Land au milieu des champs ; au milieu de nul part

      Pourquoi 2 poids 2 mesures ?


    • CHALOT CHALOT 16 mai 2013 10:23

      En conclusion, ce monsieur, élu , largement indemnisé, bien nourri, bien nanti ATTEND avant de se positionner....Suis je devenu populiste quand je dis et je crie : j’en ai assez de tous ceux qui vivent au crochet de notre démocratie et qui se moquent de ceux qui vont se retrouver demain sans urgences ?


      • eric 16 mai 2013 10:54

        Non, la conclusion, c’est que la décision a été finalement et malgré tout prise par nos élus démocratiques contre le lobby syndical, en fonction de critères objectifs, mais que vu le poids politique des dits lobby et la démagogie partisane de la majorité parisienne actuelle, il l’ont fait parfois en cachette, uniquement quand cela les arrangeait politiquement, et en se servant des rapports de forces syndicaux et politiques les uns contre les autres, dans une indifférence totale aux délais, aux couts et aux intérêts de la population.
        Sans urgences ? La question centrale est aux heures de pointes, une ambulance arrive-t-elle plus vite a la salpet. par les quais ou a l’Hôtel Dieux par les ponts ?
        Moi j’en ai marre de ceux qui disent, cela coute 100 millions a Cochin et 240 sur l’ile, mais c’est pas moi qui paye et je ne n’ai pas envie de changer de lieu de travail.


      • gege061 gege061 16 mai 2013 10:41

        Je ne suis pas parisien mais j’ai l’impression qu’on soigne la Sécu plutôt que de soigner les malades
        avec insidieusement un glissement vers le privé.


        • spartacus spartacus 16 mai 2013 12:07

          La sécu n’a jamais soigné personne. C’est une simple assurance maladie qui gère des flux d’argent.

          En fin gérer....dillapide.

        • CHALOT CHALOT 16 mai 2013 12:54

          Paris, le 16 mai 2013
          Communiqué de presse
          Les urgences de l’Hôtel-Dieu de Paris doivent rester ouvertes !
          Le CNAFAL (Conseil National des Associations Familiales Laïques) qui défend l’intérêt de toutes les familles est attaché au principe de l’accès aux soins pour tous.
          Informé de la décision prise par la direction de l’AP-HP de fermer les urgences de l’Hôtel-Dieu, à Paris à partir du 4 novembre 2013.
          Le CNAFAL :
           Considère que si cette fermeture était confirmée elle priverait les familles parisiennes d’un espace de soins d’urgence accessible à tous, de proximité et fréquenté par plus de 40 000 patients par an.
           Estime qu’une telle fermeture conduirait à saturer les autres urgences parisiennes et à entraîner de lourdes conséquences : retard pris dans les soins, obligation pour beaucoup de familles de rechercher une clinique, ce qui suppose qu’elles puissent prendre en charge des dépassements d’honoraires....
           Demande que l’AP HP abandonne son projet et maintienne le service d’urgence de l’Hôtel-Dieu.
          Jean-François Chalot,
           Claude Jahier,
          Vice-Président,
           Secrétaire Générale


          • Loatse Loatse 16 mai 2013 13:47

            Il semblerait que l’hotel Dieu ait déménagé ses services les uns après les autres..

            Plusieurs services ont en effet été déplacés vers l’hôpital Cochin. «  La pneumologie et la chirurgie thoracique ont déjà été transférées sur Cochin début avril. Et d’ici cet été, c’est la psychiatrie et la médecine interne qui devraient partir, énumère Alain Carini, secrétaire de la CGT de l’hôpital. À ce jour, nous nous retrouvons avec 80 lits en moins et plus de 300 agents partis.  »

            http://www.humanite.fr/culture/hotel-dieu-un-desert-sanitaire-paris-537997

            (la source que j’ai trouvé la plus détaillée)

            Les soins en urgences ne couteront pas plus chers à la sécu s’ils sont donnés à L’hotel dieu ou à Cochin... bien au contraire, transporter des blessés du 5ème et du 4ème plus loin ne me semble pas rationnel question coût/ temps.

            Il se peut donc que se cache sous cette fermeture une opération immobilière dans la droite ligne de celle qui consista à vendre la résidence de l’ambassadeur de France (un duplex) auprès des Nations Unies à New York. 
            opération qui fait suite à la vente l’année dernirère de la résidence du consul de France sur les hauteurs de Hong Kong vendue l’an dernier 52 millions d’euros à un nouveau milliardaire chinois.

            Bref en ce qui concerne l’hotel Dieu, n’est il pas un peu tard pour faire machine arrière si matériel, personnel, services, lits sont aux abonnés absents ? Cela dit la gestion de 40 000 patients supplémentaires en urgence pour cochin me parait mission impossible... reste que sans astreinte de chirurgie la nuit, ce service ne servira pas à grand chose.












            • Asp Explorer Asp Explorer 16 mai 2013 21:18

              C’est bien joli de s’indigner, mais encore faut-il savoir de quoi on parle. L’Hôtel-Dieu est mal desservi par les transports, au cœur d’un coin de Paris quasiment désert d’habitants, car ruiné depuis longtemps par le tourisme. Il faudra que l’auteur vienne m’expliquer où il a vu, sur l’île de la Cité, les ménages « les plus modestes » sur le sort desquels il prétend nous faire pleurer, surtout si on considère que Paris croule sous les hôpitaux !

              Armand-Trousseau, Bichat, Bretonneau, Broca, Cochin, Frenand-Widal, Georges Pompidou, la Collégiale, La Rochefoucault, Lariboisière, Necker, la Pitié, Robert-Debré, Rotschild, Saint-Antoine, Saint-Louis, Sainte-Périne, Vaugirard et Tenon, pour ne citer que les hôpitaux intra-muros recensés par l’APHP. Auxquels il faut ajouter les hôpitaux de la petite-couronne, et les établissements privés. Les Parisiens (dont je suis) ne manque pas de lits, en tout cas, pas si on compare leur situation avec les autres Français : un Vosgien, un Lozérien, un Creusois, doit souvent faire une trentaine de kilomètres pour trouver un hôpital, un Parisien en a une quarantaine dans un rayon de vingt kilomètres autour de Notre-Dame.

              Ne serait-ce qu’en Île-de-France, il faudrait, pour assurer l’égalité de tous devant les soins, fermer la moitié des hôpitaux de Paris et les rouvrir en banlieue (ce point avait été soulevé durant les études pour Georges Pompidou, mais avait été évacué sous la pression des mandarins, qui préfèrent évidemment Paris à Nanterre). Bref, cet hôpital est mal situé, ses locaux sont d’un autre âge et impossibles à reconfigurer (monument historique), et sans clientèle bien définie.

              Et pour ce qui est de « la sécu » qui est près de ses sous et s’en met plein les poches, je vous engage à jeter un oeil plus attentif à votre prochaine fiche de paye, ou de pension, et à compter ce que vous payez en cotisation sociales, CSG, RDS et autres mutuelles. Peut-être finirez-vous par comprendre un jour que la sécu, c’est votre argent.


              • Dwaabala Dwaabala 16 mai 2013 21:53

                Pour des raisons toutes personnelles, ayant été soigné aux urgences de l’Hôtel-Dieu pour un malaise, il n’a pas fallu dix minutes aux pompiers pour y arriver, je ne peux qu’approuver l’auteur.
                L’auteur du commentaire ci-dessus qui affirme que le coeur de Paris est désert ne doit pas s’y promener bien souvent.


                • Asp Explorer Asp Explorer 16 mai 2013 22:27

                  Tous les jours, et encore ce soir.

                  Pour ce qui est de la population du centre historique de Paris, je me contenterai de citer le recensement de 2010, qui releva quelques 211 000 habitants cumulés pour les arrondissements 1 à 6, c’est à dire qu’ils ont à eux six une population équivalente au 13e, au 15e, au 16e, au 18e, au 19e ou au 20e, au choix.


                • Dwaabala Dwaabala 16 mai 2013 23:36

                  Asp Explorer cite des chiffres.

                  Est-il seulement jamais allé faire un tour au Louvre (où j’ai d’ailleurs eu mon malaise), du côté de Notre-Dame, sur la rue de Rivoli, sur le Boul’mich, sur le Pont-Neuf etc. où mon vieux prof’ de philo s’est offert lui aussi un malaise avant d’être renversé par le bus sur un passage protégé, ceci pour ne « recenser » que les piétons et sans parler du flux automobile ?

                  S’y est-il senti un seul moment tout seul ?

                  Les urgences au coeur de Paris sont nécessaires car c’est un des lieux les plus fréquentés de France.


                  • Asp Explorer Asp Explorer 16 mai 2013 23:57

                    Vous préconisez quoi, un service d’urgence tous les 400m sur toute la France ? J’ai l’impression que vous prenez comme une norme sociale et un droit imprescriptible le privilège extraordinaire dont vous jouissez de vivre à côté d’un hôpital. Sauf qu’on vit en France, et pas dans un pays magique où on aurait le budget des USA pour la population de la Suisse.

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