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Accueil du site > Actualités > Santé > Lettre ouverte à M. Bruno-Pascal Chevalier

Lettre ouverte à M. Bruno-Pascal Chevalier

M. Bruno-Pascal Chevalier est un malade atteint du sida qui a décidé de suspendre sont traitement pour protester contre la franchise médicale décidée par le gouvernement.

Un médecin lui écrit ce qu’il en pense.

Cher Monsieur, j’ai appris, comme une grande partie des Français, la nouvelle très médiatisée de votre grève des soins, vous, un sidéen de 45 ans qui vous dites révolté d’avoir à payer 50 € par an au titre d’une participation individuelle à vos dépenses de santé. J’ai lu vos arguments

 : « Nous sommes punis d’être malade ».

« C’est une atteinte au droit fondamental à la santé. »

« Nous allons devoir payer pour l’accès à ce droit fondamental qu’est celui de la santé. »

« Ainsi, ce seraient aux malades de financer la lutte contre la maladie d’Alzheimer ? Et les biens portants ? »

« Je ne supporte pas l’idée qu’on nous culpabilise parce que nous sommes malades. »

« C’est humainement intolérable, d’autant que vivre une maladie est un combat quotidien. Oui, je suis vivant, mais à quel prix ? »

Je sais que vous trouverez de multiples soutiens, notamment parmi les opposants au gouvernement actuel pour qui toutes les contestations sont bonnes à prendre. Il y a aussi quelques malades handicapés, plus que vous ne l’êtes, dont la souffrance et le mal-être se sont trouvés opportunément récupérés dans votre combat.

Moi, je suis médecin. Je pratique une des spécialités les plus dépensières et je mesure ce qu’il en coûte des soins que je dispense. Je côtoie tous les jours des gens dont je connais les souffrances et les handicaps, que j’aide, que j’aime et qui me le rendent bien. Je leur consacre tout mon temps, mais il est vrai que je suis payé pour ça. Trop, me direz-vous ! Mais je travaille aussi souvent sans être payé, notamment pour me perfectionner, comme sur mon blog par exemple (cardioblog.fr).

Cela fait de moi un observateur particulier de votre revendication. Mon expérience m’a appris à rester critique. Je sais de longue date que les malades revendicateurs sont souvent les moins à plaindre et c’est votre cas !

Cependant, la compassion est dans l’air du temps. Personne n’oserait dire à un malade qu’il a la moindre responsabilité dans sa maladie. Vous vous positionnez sur cet axiome, conforté par l’ambiance démagogique qu’entretiennent des irresponsables politiques, dont le seul talent est la parole. Pour eux, la maladie, pourvu qu’elle soit voyante, est devenue un fonds de commerce. Objectivement, plus il y a de souffrance, mieux marchent leurs affaires et ils verraient sans déplaisir une armée de kamikazes écervelés vous imiter en adoptant leurs thèses, pour exploiter le plus odieux chantage qu’ils n’avaient encore pu trouver.

Souffrez, Monsieur que je vous détrompe : contrairement à ce que vous dites, la santé n’est pas un droit, c’est une chance. Quand on parle de droit, cela implique que quelqu’un en regard ait le devoir de vous l’octroyer. Qui pourrait être habilité à garantir votre santé ?

En contrepartie, la maladie est un malheur ! Et c’est parce que c’est un malheur que la société où nous vivons a convenu de lutter solidairement contre les malheureux qui ont à en souffrir. Mais il faut bien comprendre que ce n’est pas là un droit naturel, c’est un choix de société ! L’humanité a le plus longtemps vécu sans cette solidarité-là et encore, dans le monde actuel, seuls quelques pays ont fait ce choix qui coûte si cher.

La question de savoir la responsabilité que chacun peut avoir dans sa propre maladie n’a pas été envisagée en France. Avec juste raison je crois, car au plan scientifique, les neurobiologistes en arrivent à mettre en doute ce que nous appelons le libre arbitre dont chacun est pourtant si convaincu.

Néanmoins, le problème n’a pas été occulté partout : certains médecins britanniques refusent de soigner les fumeurs et les alcooliques. A ce train-là, on pourrait faire la même chose avec les obèses, les drogués, ceux qui ont un accident en état d’ivresse et presque tout le monde. Où s’arrêterait notre responsabilité ?

En France, notre choix de société a été de considérer que les malades étaient essentiellement des souffrants dont nous sommes tous solidaires.

Ainsi, contrairement à ce que vous affirmez, personne ne considère que vous devez être « puni » d’être malade.

Par contre, la solidarité n’implique pas que la communauté prenne en charge la « totalité » de ces dépenses. Ce serait même totalement irresponsable car il est constant que ce qui est totalement gratuit est gaspillé. Il est absolument indispensable que tout le monde prenne conscience que rien n’est gratuit et que toute consommation, quelle qu’elle soit, a un coût.

Cette contribution que la société vous réclame n’est pas une taxe ni une amende comme vous le déclamez : c’est une participation citoyenne à un énorme effort de solidarité auquel s’astreint la société où vous avez la chance de vivre et dont vous êtes un des principaux bénéficiaires ! Il est normal et nécessaire que chaque bénéficiaire y contribue symboliquement dans la mesure de ses moyens, ne serait-ce que pour prendre conscience de ce que cette pseudo-gratuité coûte à l’ensemble de la société et donc à chacun d’entre nous.

Cette conscience, il est clair que vous ne l’avez pas ! Peut-être justement parce qu’on vous a toujours donné l’impression que tout était gratuit, vous voilà convaincu que c’est aux autres de payer pour votre maladie. Sachez cependant que ce que vous ne payez pas, ce sont d’autres qui devront le faire. Quand vous aurez fini de crier au scandale parce que les médicaments sont trop chers, que certains font trop de bénéfices et qu’il suffirait de faire payer les riches, il n’en restera pas moins que c’est ce système économique là qui permet de vous offrir les soins dont vous bénéficiez. Il n’y a pas l’équivalent dans les systèmes communistes que préconise Mme Buffet qui vous soutient avec ses paroles et son journal L’Humanité. Allez voir à Cuba ou demandez aux habitants de l’ex-URSS ce qu’ils en pensent.

Ici, votre participation est dérisoire par rapport à leur coût, c’est donc essentiellement les autres qui payent pour vous.

Alors comprenez, cher Monsieur, que votre révolte parce qu’on vous demande sur les 18 000 € que vous gagnez, 50 € par an, au titre de la solidarité pour participer aux dépenses considérables que nous coûtent votre maladie, votre révolte ressemble fort à un caprice d’enfant gâté !

4 € par mois pour avoir la chance de bénéficier de la solidarité des autres et d’être soigné depuis vingt-cinq ans d’une maladie qui tue partout dans le monde, c’est tout à fait dérisoire ne vous en déplaise, même si vous avez comme tout le monde des frais annexes qui sont ceux de la vie. Vous dépensez bien plus, j’en suis sûr, pour vos petits plaisirs, votre téléphone portable et autres gadgets « indispensables » qu’on ne saurait vous reprocher. Toutes nos dépenses sont des choix personnels. Mais il y a des dépenses obligatoires comme la nécessité de manger, de s’habiller, de se loger... et de se soigner. Quand allez-vous faire une grève de la faim pour qu’on finance à votre place votre « droit fondamental à la nourriture ? »

Comme vous l’a dit le président dans une réponse très courtoise, la gratuité totale est accordée aux malades vraiment démunis. Cela touche quinze millions de personnes. Vous n’en faites pas partie et c’est une chance pour vous. Alors, de grâce, cessez de gémir et reprenez votre traitement car votre combat pour avoir toujours plus éveille chez vos concitoyens contraints d’être solidaires bien plus un sentiment d’écoeurement devant l’indécence et l’égoïsme dont vous faites preuve que la compassion que vous espériez susciter.

Je vous engage, cher M. Chevalier, à reprendre votre vrai combat, celui que vous meniez chaque jour contre une maladie redoutable que vous avez réussi à contenir jusqu’alors grâce à l’action solidaire de tant de soignants, de médecins, de chercheurs et de financiers qui se sont investis chacun à leur façon dans ce même et terrible défi lancé à la science et à la médecine. Grâce à eux, cette maladie recule et l’on entrevoit même l’espoir de la voir définitivement vaincue un jour prochain. Alors ne renoncez pas et soyez parmi les vainqueurs !

C’est tout le mal que je vous souhaite.

Bien cordialement.

Dr Yvon Gouel


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111 réactions à cet article    


  • Martin Lucas Martin Lucas 21 janvier 2008 13:30

    Avec tout le respect que je dois à un membre du corps médical, je me permets quelques rectifications :

    -Monsieur Chevallier n’est pas malade du SIDA mais séropositif, précision apparement inutile pour les médias grand public, ce qui change bien la donne. Il peut de ce fait arrêter son traitement pendant quelques mois, sans courir un grand danger.

    -On n’a de cesse que de présenter la franchise comme une mesure solidaire, or c’est une dépense forfaitaire encore plus injuste que la TVA, puisque tout un chacun (sauf les personnes passées en dessous d’un certain niveau de ressources), doit payer la même somme.

    -Qui doit être responsabilisé en l’occurence ? Le patient, qui ne peut acheter de médicaments remboursés (ou si peu) sans ordonnance du médecin, ou le médecin, qui bien souvent alourdit l’ordonnance (constaté couramment par moi et des proches : pas moins de 4 médicaments pour un simple rhume et aucune question sur le mode de vie du patient, aucune recommandation) ?

    -Comment se fait-il qu’à chaque gouvernement de gauche, les dépenses de santé aient été maîtrisées et le "trou" de la sécu quasi-résorbé, et que ce soient les gouvernements de droite, après quelques années de pouvoir, qui tirent la sonnette d’alarme sur une situation qu’ils ont eux-mêmes créée ?

    -Pourquoi quand ils s’agit des dépenses de santé, taxe-t-on indifféremment ceux qui sont touchés par des maladies graves et avérées, et ceux qui consomment des médicaments pour des raisons de "confort", d’une manière compulsive "presse-bouton" pourrait-on dire ? S’agit-il de faire la "leçon" aux malades sérieux ?

    -Vous insinuez dans votre article, avec une rare perfidie (si ce monsieur était hétérosexuel, aurait-on droit à ce procès ?), que Monsieur Chevallier serait responsable de sa maladie. Or, en 1987, lorsqu’il apprend sa séropositivité, il n’a pu être contaminé qu’avant les campagnes d’information sur les préservatifs. Lui faire le procès de sa contamination est proprement ignoble.

    -Il est par contre avéré qu’un médicament dont on connaissait la nocivité de longue date, l’AZT, qui n’était pas destiné à traiter les séropositifs, a été administré en toute connaissance de cause à des doses telles qu’on lui doit sûrement plus de morts qu’aux maladies opportunistes du SIDA.

     

     

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Zidovudine

    http://www.vih.org/combat/archives/article.asp?num_article=493&num_revue=6


    • Martin Lucas Martin Lucas 22 janvier 2008 16:53

      Bizarre, ça moinsse à toute berzingue, pour tous les commentaires qui n’adhéreraient pas à l’idéologie brune développée ici.

      Ce monsieur n’y connaît apparement rien au SIDA (en tout cas moins que moi, humble citoyen qui s’informe du mieux qu’il peut), rien au fonctionnement de la sécu, rien à la réalité des malades de longue durée, et reçoit pourtant de toutes parts un soutien sans faille.

      Ses seuls arguments sont pseudo-moraux, culpabilisants, et minimisateurs (mais oui, qu’est-ce que 50 euro ?), en dessous de toute rationalité économique et sociale.

       La France est-elle comme elle semble se révéler ici, homophobe, égoïste, à courte vue, fachiste, pro-oligarchie, catholique moisie, en résumé...conne ?

      SVP Agoravox, dites moi qu’un petit malin a simplement piraté la notation des commentaires !!


    • tvargentine.com lerma 21 janvier 2008 13:42

      Dans ce pays,une mode vient de s’installer : LA GREVE DE LA FAIM

      Chacun aura compris la portée symbolique et toutes les professions si mettent

      Les malades du sida

      Les buralistes mécontent de la loi anti-tabac

      Les anti-OGM

      Bref,la liste est longue de ces démagos qui recherchent de la publicité gratuite et qui n’en méritent vraiment pas

      4 euro par mois ,c’est même pas le prix d’un paquet de cigarette ! et ils le sont pas content !

       


      • Abydos 22 janvier 2008 11:07

        Lerma votre commentaire comme l’article de l’auteur me donne la nausée ! Et sa se dit medecin, mais qui êtes vous pour vous permettre des lecons à un malade su sida, faisant passer ce dernier pour un simple rhume ! ABERRANT ! IGNOBLE ! D’ailleurs pourquoi parler de l’opposition au gouvernement ? Ce que je pense c’est qu’avant être profession medical vous êtes un de ses propagandistes de l’UMP, d’ailleurs dans votre article c’est le sarkozyste qui parle !


      • COLRE COLRE 21 janvier 2008 14:20

        @Lerma, vous dépassez les bornes de l’indécence, et même de l’ignominie : la grève de la faim, une nouvelle mode ? Lorsque qqu’un par le passé, en est arrivé à une telle extrémité, aussi nocive pour sa santé, on exprime avant toute chose un minimum de compassion. Vous auriez applaudi à un suicide ?!?

        J’espère que vous êtes le robot que certains vous soupçonnent d’être, sinon, un tel commentaire de votre part révèle bien le cœur de votre idéologie politique, à vous et vos semblables : infect.


        • Le Chacal Le Chacal 21 janvier 2008 14:31

          Si on écoute Lerma, la grève de la faim est une méthode de bobos qui font d’une pierre deux coups :

          - Protester à peu de frais en faveur d’une cause lambda

          - Perdre les poignées d’amours avant l’été et ses maillots de bains

          Y a pas à dire, le monde selon Lerma, c’est quand même quelque chose. Si on en faisait un film, on ne serait pas loin d’Amelie Poulain...


        • fafou0 21 janvier 2008 14:36

          L’auteur de ce sujet a mis l’accent là où il fallait : se faire soigner ’n’est pas un droit mais une chance" et la France n’est pas en reste de ce côté là...

          Pas un jour sans que l’on entende parler de cette "franchise médicale", demandée pour nos propres frais de maladie ou pour ceux de nos enfants :

          N’oublions pas que notre démographie augmente d’années en années et que la médecine a fait des progrès considérables avec du matériel qui se perfectionne considérablement aussi, sans compter les maladies "lourdes" qui sont remboursées à 100%.

          Pas un jour non plus sans que les ardents défenseurs du tout "gratuit à vie" oublient de préciser que cette maigre somme donnée pour notre santé ne sera demandée qu’à partir d’un certain seuil de revenus et qu’il existera toujours une partie de la population à qui l’on octroiera la gratuité totale des soins en fonction de leurs revenus.

          Quelque part, je déteste cette nouvelle forme de "prise d’otages", dont les José Bové ou autre Député Lasalle, se sont fait les "porte paroles"...

          Merci "Saint Paul" de mettre l’accent sur le côté dérisoire de cette modique somme que l’on nous demande pour nous faire soigner : la santé n’est-elle pas notre bien le plus précieux, alors...

           

           


          • at974 at974 23 janvier 2008 08:38

            Modique Somme,

            A qui parlez vous ? Etes-vous certain que toute somme soit modique ?

            D’autre part, il y a dans les commentaires et surtout dans l’article, un sujet JAMAIS abordé, celui du prix des choses (consultations, visites, médicaments, examens, ...). Je crois que si pour votre voiture, la pratique des garagistes s’apparentait à celles des professonnels de santé, il y aurait déjà eu une révolte....


          • COLRE COLRE 21 janvier 2008 14:45

            @l’auteur,

            Décidément, il y a des proses qui suscitent la bassesse des sentiments (cf. lerma), et la vôtre en est une. Quand on perd son temps à s’arrêter sur un événement social comme celui-là et à jeter l’opprobre sur qqu’un, du haut de sa condescendance médicale et professorale, qqu’un de malade et qui souffre, c’est qu’on est soi-même une personne assez basse. Cela ne m’étonne pas de la part de qqu’un dont les sentiments se cantonnent à souligner la « courtoisie » des puissants (Comme vous l’a dit le président dans une réponse très courtoise, la gratuité totale est accordée aux malades vraiment démunis). On dirait du Bilger dans le texte.

            Si Monsieur Sarkozy, qui n’est pas un malade démuni, avait payé la moindre franchise à l’hôpital lors de son flegmon psycho-somatique de cocu quand sa femme l’a quitté, on pourrait « presque » pardonner ses sorties que je juge moi indignes, et non courtoises.


            • calach calach 21 janvier 2008 15:48

              " Il n’y a pas l’équivalent dans les systèmes communistes que préconise Mme Buffet qui vous soutient avec ses paroles et son journal L’Humanité. Allez voir à Cuba ou demandez aux habitants de l’ex-URSS ce qu’ils en pensent."

              L’auteur de l’article veut-il dire qu’en angleterre ou aux états unis, le système de protection sociale est idéal et accessible à tous les malades ?

               


              • Redj Redj 21 janvier 2008 16:50

                Si l’état remboursait déjà ce qu’il doit à la sécu, si les entreprises payaient leurs arrierrés de charges sociales, si l’ensemble des professionnels de la santé ne s’étaient pas servi de la sécu comme d’une vache à lait, alors les caisses ne seraient pas aussi vide que ça, et l’argent serait disponible pour soigner ceux qui en ont besoin et il n’y aurait pas besoin de franchises.

                Vous pouvez donner des leçons de solidarité, Docteur, quand vous et vos collègues voient leur pouvoir d’achat augmenter considérablement, que dis-je exploser alors que d’autres se demandent sur quoi ils vont devoir rogner pour boucler leurs fins de mois...

                C’est louable comme intention, mais ne mettez pas la solidarité en avant, vous êtes mal placé je trouve !


                • jakback jakback 21 janvier 2008 17:32

                  Payer pour sa santé, puis quoi encore !!!!

                  Il est curieux de noter que les Français en majorité, dépensent, parfois plus que de raison, leur argent en futilité ou services inutiles ( TV sat, téléphone mobile ect...) mais refusent de supporter le coût de ce qu’ils ont de plus précieux, leur santé.

                  C’est un choix de société, socialisante, qui déresponsabilise le citoyen.

                  La question est qui de nos jours prends ses responsabilités ?


                  • haiker 21 janvier 2008 17:57

                    Je ne rentrerais pas sur l’éventuelle polémique autour du droit de grève de la faim. Je trouve d’ailleurs la lettre de ce médecin assez intéressante, le seul hic selon moi c’est ceci :

                    "Il est normal et nécessaire que chaque bénéficiaire y contribue symboliquement dans la mesure de ses moyens, ne serait-ce que pour prendre conscience de ce que cette pseudo-gratuité coûte à l’ensemble de la société et donc à chacun d’entre nous."

                    Dans la mesure de ses moyens.

                    La "mesure".

                    C’est bien là qu’est tout le problème. Comment répartir d’une manière "juste" la charge collective de ce choix - en effet - de solidarité ? Le mieux comme mesure semblerait être que la contribution soit proportionnelle aux moyens de chacun. Certes, cela pose la question de ce qu’on englobe dans le terme "moyen", mais l’aspect "proportionnel" est ici le mot clé principal.

                    Sauf que.

                    Sauf que, là, avec les franchises, c’est plus proportionnel mais forfaitaire et que c’est plus tout le monde mais seulement ceux qui sont malades. Personne ne conteste le bien fondé de responsabiliser les français face aux couts de santé, mais entre responsabiliser et pénaliser financièrement les plus pauvres et plus malades - pas forcément ceux qui abusent le plus, seulement ceux qui sont malades et pas très riches, on se trompe de cible, ou pour être plus précis on cible les malades comme responsables.

                    C’est en cela qu’il me semble, à moi, que ces franchises handicapent bien plus ceux qui sont à la fois peu riches (et ils sont de plus en plus nombreux hélàs) et malades. Les deux sont de plus parfois liés (peu de moyen -> mauvaise hygiene de vie -> maladie).

                    Maintenant, responsabiliser les français face au coût du système d’assurance maladie me semblent effectivement un objectif louable. Dans ce système, y’a au moins 2 acteurs qui se rencontrent : le malade et le médecin. Je m’étonnerais toujours qu’on hésite jamais à culpabiliser le premier d’être malade, qu’il soit fiché de partout, mais que jamais, au grand jamais on envisagerais de vérifier l’efficacité de nos médecins, leur "performance". A croire qu’ils sont tous excellent et d’égale performance...

                    Pourtant, sans son ordonnance, point de coût, et c’est bien la signature du médecin qui légitime une demande de remboursement, à commencer par ses frais. Mais non, forcément seul les français malades pourraient abuser trop d’un système - c’est vrai, c’est tellement cool d’être malade, on en redemande ! Jamais on n’imaginerai que les médecins puissent de temps à autre, comment dire, avoir une part non négligeable de leur revenu issue du système justement et que - contrairement au malade - ils n’ont pas de manière libérale ?

                    Par exemple, quid de l’explosition absolument ahurissante du nombre de dépassement d’honoraires !? 2 milliard d’euros rien qu’en 2005, et cela bien empiré depuis ! Que je sâche, aucun malade ne revient voir un médecin pour réclamer des dépassement d’honoraires ! Il n’y a-t-il pas là aussi une responsabilisation, une sensibilisation contre un sentiment du "tout-gratuit" à faire auprès des médecins qui abusent ?

                    D’accord pour responsabiliser les acteurs, d’accord pour répartir les coûts solidairement, d’accord pour plus et surtout mieux contrôler l’ensemble, mais alors *l’ensemble* des acteurs.

                    Pas uniquement les malades. Comme avec les franchises. Dont l’objectif semble plutôt de servir de fondation à la fin de la solidarité nationale par répartition plutôt que budgetaire...


                    • Battement d’elle 21 janvier 2008 18:53

                      il faut bien financer le remboursement du Loramyc....poudre de perlinpinpin de la société bioalliance pharma !

                      <a href="http://www.newsinvest.fr/az/communique.php3 ?comm_id=39214&valid=4849">http ://www.newsinvest.fr/az/communique.php3?comm_id=39214&valid=4849</a>

                      Rédigé le : 12/06/2007
                      BioAlliance Pharma annonce la signature de la convention de prix fixant à 4 EUR le coût de traitement journalier (PFHT) de sa spécialité Loramyc sur le marché Français, en vue du remboursement et en attente de la parution au Journal Officiel
                      Loramyc sera prochainement commercialisé en France (en attente du journal officiel) au prix de 4 € par jour (Prix Fabriquant Hors Taxes) dans le traitement de la Candidose Oropharyngée du patient immunodéprimé.

                      Paris, le 12 juin 2007 - BioAlliance Pharma SA (Euronext Paris – Code Isin : FR0010095596 – BIO), « specialty pharma » spécialisée dans le développement et la commercialisation de produits innovants répondant aux enjeux de résistance médicamenteuse dans le domaine du cancer et du VIH, annonce pour le Loramyc 50 mg l’acceptation du prix de 4€ par jour (PFHT) par le Comité Economique des Produits de Santé Français (CEPS) dans l’indication « candidose oropharyngée du patient immunodéprimé notamment chez les patients atteints d’un cancer de la tête et du cou ayant reçu un traitement par radiothérapie et chez les patients infectés par le VIH ».

                      Cet accord de prix s’inscrit dans la continuité de l’avis favorable émis par la Haute Autorité de Santé sur le remboursement de Loramyc au taux de 65%. Loramyc sera inscrit sur la liste des spécialités remboursables aux assurés sociaux et sur la liste des médicaments agréés à l’usage des collectivités (hôpitaux et divers services publics).

                      « Ce prix de 4€ se situe dans la fourchette haute des prévisions faites par les analystes concernant Loramyc et marque un moment important dans la vie de BioAlliance Pharma, qui s’apprête ainsi à mettre sur le marché le premier produit issu de sa recherche » précise Dominique Costantini, Président du Directoire de BioAlliance Pharma.

                      « Ce prix reconnaît la valeur de l’innovation apportée par Loramyc, comprimé gingival muco-adhésif, spécialement conçu pour la candidose oropharyngée des patients fragilisés par un cancer ou par une immunodépression » ajoute Florence Dupré, Vice Président Marketing et Ventes de BioAlliance Pharma.

                      Dans l’attente de la parution au Journal Officiel, la société achève les derniers préparatifs du lancement de Loramyc en France, avec une organisation dédiée d’attachés scientifiques déjà mise en place.

                      Par ailleurs, BioAlliance Pharma a formé une société SpeBio (Joint Venture 50/50) qui commercialisera le Loramyc dans les autres pays européens. Le Loramyc est en cours de procédure de reconnaissance mutuelle en Europe, avec la France comme pays rapporteur.
                       
                       


                      • claude claude 21 janvier 2008 20:03

                        Cher furtif,

                         

                        c’est la première fois que je vous vois sortir de vos gongs.

                         

                        dois-je vous dire que je partage votre point de vue. vous m’ôtez les mots du clavier...


                      • claude claude 21 janvier 2008 20:35

                        @ l’auteur,

                         

                        avez-vous déjà été malade ? non pas une petite grippe qui vous clouera qualques jours au lit, mais une belle bonne vieille maladie, du type cancer, maladie de charcot, sclérose en plaque... de bonnes vieilles saloperies qui vous font vous tordre de douleur à la moindre occasion et plus souvent qu’à leur tour ?

                        vous qui parlez de médicaments de "confort" avez-vous eu les jambes enflées à en éclater et avoir l’impression qu’elles passaient dans un broyeur dernière génération ?

                        je m’étonne qu’une personne qui se destine à soigner ses pairs, tienne un tel langage. évidemment, en tant que cardiologue, vous ne voyez pas les difficultés qui font le quotidien des généralistes. de plus, vos honoraires (que je ne remets pas en cause) vous permettent une vie confortable et à l’abri du besoin.

                        tout le monde ne gagne pas 18000 € / par an : moi, j’ai une maladie chronique non reconnuedans les 30 maladies, et je gagne 500 euros par mois, car cette saloperie me cloue au lit plus souvent qu’à mon tour et donc, je ne peux travailler "plus pour gagner plus" .

                        je me serais bien passé, voici 15 ans, que cette merde vienne me pomper ma vitalité et ma santé. car elle m’a fait perdre un boulot interéssant et bien rémunéré pour m’obliger à vivoter et à louvoyer avec. j’ai pourtant tout fait pour m’en débarraser, repris mes études, repassé des certifications et diplômes...

                        50 euros, c’est le 10° de mon salaire, dès le premier mois, j’en ai grignoté la moitié...

                        50 euros, c’est une fortune pour une petite retraite : c’est quand même l’aquivalent de 350 ff environ !!!

                         

                        maintenant, il va falloir attendre d’être riche pour tomber malade !

                        je suis d’accord avec la grève de la faim de mr chevalier. onprend les malades pour des vaches à lait, comme s’il étaient responsables de leur pathologie.

                        à côté de cela, les gros actionaires, les présidents de sociétés, ont des parachutes en or et des dividendes qui ne sont pas soumis à une ponction sociale de solidarité. comme d’habitude, ce sont les plus démunis qui doivent payer.

                         

                        financer alzheimer en taxant la maladie, je ne comprends pas que vous souteniez cette initiative !!! cette mesure est inique et révoltante. et oui, c’est une double peine ! je suis dégoûtée par votre réaction !

                        si au lieu de faire des cadeaux fiscaux au plus grosses fortunes, le gouvernement avait prévu de taxer les richesses là où elles sont, on ne serait pas dans cette situation.

                         

                        on se dirige tout droit vers une nouvelle société féodale, basée sur l’argent, le clinquant, le superficiel et la mort de la solidarité. il y aura 2 castes : ceux qui auront du fric, du pèze, des pépettes, des dollards, du grisby, de la tune...

                        et les autres, qui vont tirer encore plus le diable par la queue et que l’on précarisera pour qu’ils soient taillables et corvéables à merci... une bonne méthode pour éviter que les retraites ne s’éternisent : dans le nord-pas-de-calais, une enquête montre que les chômeurs ont une espérance de vie inférieure de 3 ans à la moyenne nationnales, que les pathologies y sont plus sévères, parce que prises plus tard pour cause de manque d’argent pour se soigner.

                         

                        mais attention au retour de bâton, il risque d’être explosif...


                      • claude claude 21 janvier 2008 21:58

                        à actias,

                        à ce jour, les prothèses mamaires ne sont pas remboursées, sauf en cas de rconstruction post-ablation après un cancer du sein !!!

                        si l’on consulte pour un rhume, les médicaments prescrits sont peu onéreux.

                        arrêtez de taper sur les gens parce que vous croyez qu’ils trichent : vous n’êtes pas dans leur corps !

                        il n’y a que chaque personne qui peut estimer la portée de l’atteinte dûe à rhume ou à autre chose. il existe des personnes qui sont rétamées par des attaques virales benines alors que d’autres peuvent bouger avec une fièvre de cheval ! chaque personne réagit différemment..

                        la maladie, c’est un ennemi intime, le plus proche, qui habite votre corps, et avec lequel on est obligé de vivre. il n’y a pas de petits ou de grands malades, de maladies nobles et d’autres moins, de maladies honteuses ou pas : il n’y a que des personnes qui souffrent et dont il faut prendre la soufrance en compte, en faisant attention à eux.


                      • claude claude 21 janvier 2008 22:12

                        bonsoir philippe,

                         

                        j’ai tout simplement écrit ce que je ressentais...

                        la maladie m’a appris l’humilité et à ne pas porter des jugements à l’emporte pièce, juste sur des apparences...

                        pendant une certaine période, ma résidence secondaire s’appelait hôpital smiley


                      • claude claude 21 janvier 2008 21:37

                        actias, vous êtes un âne bâté !

                        qui est à l’origine des franchises ? pas le père noël, ni le petit jésus, encore moins le petit lutin ou harry potter : c’est le nicolas, 12° pur porc, bien droit dans ses bottes !!!

                        les abus et bavures ne sont pas le fait de malades mais d’escrocs tant du côté des patients que des médecins et des cliniques...

                        oui la santé est une chance, mais aussi un droit !

                        à part ceux qui sont malheureusement victimes d’une maladie chronique, on ne peut imaginer les douleurs, toujours différentes et sans fin, la fatigue absolue qui s’abat sur les épaules, écrasant tout sur son passage, les nuits d’insmonies, à espérer que le corps va enfin se détendre pour prendre un peu de repos... l’angoisse de se couper de ses amis, de la famille et de la société. la mémoire qui défaille car, sans sommeil de bonne qualité, les neurones impriment mal...

                        je me demande si l’auteur pratique les tarifs conventionnés ou alors s’il est en secteur libre... dans le second cas, c’est l’hôpital qui se fout de la charité : "fait ce que je te dis, mais ne fais pas ce que je fais..." serait-il prêt au nom de la solidarité alzeimher, à faire une ristourne de 50€ à ses patients ? (comme je ne veux pas la mort du petit cheval, on dirat qu’il demandera 1 euro de moins aux 50 premiers patients...)

                        c’est pas juste la maladie, d’autant plus qu’elle frappe sans distinction les adultes comme les enfants, les gens bien comme les salauds.. elle ruine des vies entières... et parfois on se trouve face à des médecins qui ont échangé leur cerveau contre un ordinateur, et qui ont oublié que la langue française avait anobli cette profession, puisque les médecins "pratiquent leur art"... on ne fait pas le médecin, on l’est...


                      • claude claude 22 janvier 2008 22:50

                        @ actias,

                         

                        "c’est pas trés difficile à comprendre mais que voulez, c’est l’occasion inespéré de taper sur Sarko."

                         

                        bin voyons !!! il y a 15 ans, je me suis réveillée un matin, et me suis dit : ma vie est trop formidable, je gagne trop de sous, j’ai trop de vacances, et je voyage trop dans le monde... changeons tout cela, et tombons malade ! oh, pas un truc ordinaire, trop simple à trouver : un truc vicieux, une maladie orpheline...

                        et surtout, je me suis dit que dans 15 ans, cela me donnerait l’occasion de taper sur le président de la république, un certain ... sarko !!!

                        et pour être sûre d’avoir tous les argument pour le critiquer, je me suis même arrangée pour que cela empire afin que nul employeur ne puisse me confier de boulot à la hauteur de mes compétences.

                        d’ailleurs, j’ ai trouvé un établissemnt de villiégiature extraordinaire : l’hôpital !

                        tous les 2-3 ans, j’y retourne pour y passer une nouvelle semaine de sensionnelles et palpitantes vacances !!!!

                         

                        • dîtes donc, cher ami, croyez vous que ces ponctions lombaires et osseuses soient bien justifiées ? cest-il besoin de s’inquièter pour ces ruptures de capillaires veineux qui me transforment en marsupilami ?
                        • j’ai mal 24h/24, à me taper la tête et le corps contre les murs, je ne dors plus la nuit car c’est à hurler, je ne peux plus marcher sans aide, croyez-vous qu’il soit bien indispensable de me prescrire ces antagiques et ces analgésiques afin que je puisse avoir une meilleure qualité de vie ?
                        • en revanche, je prendrais bien une petite biopsie musculaire, car cela me fera une jolie cicatrice supplémentaire à montrer à mes enfants...

                        j’ai a-do-ré mes séjours à l’hôpital : le service d’étage est par-fait : réveil à 6H30 avec prise de sang, d’abord au creux du bras, puis, à force, on déménage, sur le dos de la mains, sur le côté de la paume... petit déjeuner au lit, petit circuit personnalisé : radiologie, scanners, irm, endoscopie, exploration du tube digestif, neurologie : electromyogramme : une jouissance !!! ensuite le chef de service vient vous rendre visite avec des copains à lui... c’est fun et cool comme ambiance ! je recommande. et la nourriture : pour plus d’originalité, elle est bouillie, ce qui lui donne ce remarquable goût de papier maché poussièreux... smiley

                        à l’hôpital, on rencontre plein de personnes un peu originales, qui ont des tuyaux partout, et qui se propulsent en fauteuil roulant ou sont tout simplement balladés dans leur lit... quels exentriques !!!

                         

                        il y a plus de 7000 maladies orphelines ou rares... certaines mortelles, d’autres non (dont la mienne) et la maladie ne se résume pas à la grippe ou au panari au doigt !!!

                         

                        " (...)

                        Une maladie rare est une affection touchant un nombre restreint de personnes (faible prévalence), à savoir moins de une personne sur 2000 selon le seuil admis en Europe ; en France, on dit qu’une maladie est rare si moins de 30 000 personnes en sont atteintes. On dénombre environ 7000 maladies rares dont 80% sont d’origine génétique, mais chaque semaine, de nouvelles maladies rares sont définies. Les maladies rares concernent 3 à 4 millions de personnes en France, et près de 25 millions en Europe. Un grand nombre de ces pathologies sont aussi dites « orphelines » parce que les populations concernées ne bénéficient pas de réponse thérapeutique.

                        Ce dossier décrit les actions menées par le ministère de la Santé pour la prise en charge de ces maladies, et notamment les mesures destinées à faciliter la vie des personnes atteintes : organisation de la prise en charge des malades (soins, recherche, médicaments orphelins), intégration dans la vie scolaire et professionnelle, aides financières et humaines. Il indique les textes réglementaires qui régissent ces mesures. (...)"

                         

                         


                      • chris11 21 janvier 2008 21:31

                        S’il faut taxer 50 € pour sauver la sécu ,ne croyez vous pas qu’il serait plus judicieux de les prélever sur les labos pharmaceutiques (par une baisse de leur prix de vente )dont les bénéfices ne cessent de croitre et ce, de maniere encore plus exponentielle depuis l’introduction des génériques ?


                        • chris11 21 janvier 2008 21:55

                          Ah , j’oubliais , comment qu’y va faire le cardio pour gagner ses 10000€ mensuels si vous payez pas votre aumone de 50 € hein ? c’est vrai , a 100€ le quart d’heure quand il travaille plus , il gagne plus .

                          Comment y va pouvoir aller au golf de saint machin .C’est qu’elle est élevée la cotise !!!

                          Et la mercos , vous savez ce que ça coute ?

                          Non c’est vrai quoi , si on diminue le prix des médocs , comment y vont faire les labos pour payer le club med quand t’as bien distribué leur poudre de perlinpinpîn ?

                          Enfin , heureusement que tous les toubibs ne sont pas comme ça , ce serait à desesperer de l’humanité ....

                          Au fait , Mao il avait une solution pour montrer au gens ce qu’etait un travail vraiment pénible ....

                           


                        • jujubes 22 janvier 2008 01:12

                          Le Furtif, vous m’ôtez les mots de la bouche . Purement infect, ce cardio bien propre sur lui . Pas la peine de tenter d’argumenter : Monsieur, la malade longue durée que je suis vous casse virtuellement la gueule .


                          • ZEN ZEN 22 janvier 2008 08:06

                            Le lecture de cet article donne la nausée...


                            • hahahaha 22 janvier 2008 08:49

                              Zen,

                               

                              Ah tiens donc, une petite ordonnance pour M Zen ?

                              Très bon papier, responsabilisez les citoyens, fussent-ils malades !

                               

                              Bien à vous.


                            • ZEN ZEN 22 janvier 2008 08:46

                              Former le corps médical à la prescription raisonnée, par une information objective, en dehors de la pression des groupes pharmaceutiques via les visiteurs médicaux = première urgence. Le débat est récurrent...


                              • COLRE COLRE 22 janvier 2008 12:32

                                Philippe, il faut aussi faire une chaîne de défense face à ceux au lobby que vous avez déchiffrés (IP321, 932…). Moi qui d’habitude ne clique jamais, je vais finir par prendre le réflexe, et j’engage tous les démocrates à le prendre. Peu de chose m’est aussi insupportable que cette misérable hypocrisie, comme ceux qui hurlent sur le fonctionnaire fainéant et qui passe jeurs journées, avec leurs petits copains, à faire du clic sur les forums !


                              • at974 at974 23 janvier 2008 08:48

                                Démocratie, savez vous ce que cela veut dire seulement ?


                              • at974 at974 23 janvier 2008 09:24

                                L’auteur, Yvon GOUEL, est installé à la Réunion, département français certes, mais dans lequel les professionnels de SANTE sont privilégiés : consultations surévaluées, actes prescrits en gand nombre quelqu’ils soient (IRM, SCANNER, RADIO) sans que cela ne pose de réels problèmes à la Sécu.

                                La population est à forte proportion possesseur de la CMU, ce qui n’empêche pas les médecins et surtout les chirurgiens de demander des dépassements d’honoraires, y compris et surtout payés en liquide, sans factures.

                                Donneurs de leçons, je veux bien, mais il conviendrait de faire un grand nettoyage parmi ses accrocs de la fraude. C’est vrai que changer de 4X4 tous les ans est hors de prix, sans compter les résidences défiscalisées.......


                              • Dalziel 22 janvier 2008 11:12

                                J’ai bien lu l’article, et il y a une chose que je ne comprends pas :

                                Est-ce que M. Bruno-Pascal Chevalier pense embarrasser quelqu’un, en faisant sa grève de traitement ?

                                Et, le cas échéant, qui ?


                                • Martin 22 janvier 2008 11:17

                                  Cher Dr Yvon Gouel ,

                                  Ne soyez pas surpris des postures idéologiques pseudo humanistes du petit groupe qui a malheureusement fermé toute chance de débat sérieux sur ce sujet pourtant essentiel. C’est un peu la même chose quelque soit le thème : médecine, justice, politique, international, économie, vous retrouverez toujours le même petit groupe vociférer (entre deux lamentations) et nous expliquer que seuls savent ce qu’il faudrait faire.

                                  Comment pourraient ils comprendre quoi que ce soit à la problématique que vous évoquez, eux qui vivent aux crochets de la société, connectés à agoravox 24h/24 7j/7. Comment pourraient ils comprendre que les actifs "bien portants" (c’est comme ça que l’on dit maintenant ?) travaillent déjà très dur pour payer des cotisations sociales de plus en plus chères (avec de moins en moins de remboursements), alors qu’ils ont déjà sur leurs épaules toute la « solidarité nationale » si chère à nos assistés : retraites, santé, famille, logements sociaux, chômage, rmi etc … et que les charges des entreprises sont déjà tellement élevées que les entreprises sont de plus en plus tentées de délocaliser. Alors ils s’en prennent à vous qui faites comme tous les médecins et nombre d’infirmières vos 12 à 14 heures par jour.

                                  L’humanisme assis dans son fauteuil à demander aux autres d’en faire plus, c’est un peu facile et surtout complètement stérile. Que ces grands humanistes autoproclamés commencent par nous montrer l’exemple ; s’ils voulaient vraiment se montrer utiles à la société, pourquoi n’iraient ils pas faire un peu de soutient scolaire dans les quartiers défavorisés par exemple. Ce serait utile et ça ferait des aux agoranautes.

                                  Bon courage


                                  • ZEN ZEN 22 janvier 2008 11:27

                                    "Que ces grands humanistes autoproclamés commencent par nous montrer l’exemple ; s’ils voulaient vraiment se montrer utiles à la société, pourquoi n’iraient ils pas faire un peu de soutient scolaire dans les quartiers défavorisés par exemple. Ce serait utile et ça ferait des aux agoranautes."

                                     

                                    C’est bien ce que certains font. J’en connais beaucoup...

                                    Relisez, svp, les messages deFurtif, de Claude...Va-t-on vous souhaiter une maladie grave et durable pour que vous reconsidériez vos protestations simplistes ?


                                  • Martin 22 janvier 2008 12:20

                                    Je vois, Zen n’avait en fait toujours pas compris que maladie grave ou pas, le plafond de prélèvement reste de 4 euros par mois. Maintenant que les choses sont plus claires pour vous, peut être allez vous envisager de reconsidérer vos protestations simplistes et vos postures ridicules ?


                                  • Redj Redj 22 janvier 2008 12:25

                                    Vous pouvez toujours essayer de donner des leçons d’humanisme, vous n’enleverez rien au fait que les professions médicales se gobergent sur le dos de la sécu. Vous pourrez toujours mettre des tas de choses en opposition (durée des études, utilité à la société etc...), c’est un fait un point c’est tout.


                                  • haiker 22 janvier 2008 12:26

                                    Un cardiologue qui fait 12 à 14h par jour !?

                                    Allez, dites-nous vite que vous avez confondu avec les urgentistes...

                                     


                                  • Martin 22 janvier 2008 12:27

                                    J’allais oublier, j’ai bien relu les messages de Furtif et de Claude et ils m’ont, comment dites vous déjà, "donné la nausée" !


                                  • haiker 22 janvier 2008 12:57

                                    Martin, à ce propos, et jusqu’à preuve du contraire, les "actifs bien portants" ne sont pas les seuls à supporter le "solidarité nationale".

                                    Vous avez surement entendu parlé de la CSG. Le G n’est pas là par hazard, figurez-vous !

                                    Je cite la page Wikipedia sur la CSG :  "le taux de CSG représente 7,50 % des revenus d’activité, 6,20 % des revenus du chômage et 6,60 % des retraites (3,80 % pour les personnes non assujetties à l’impôt sur le revenu) ; 8,20 % des revenus du patrimoine et de placement ; 9,50 % des revenus des jeux."

                                    Les non-actifs (des assistés comme vous les appeler avec affection) contribuent donc bien eux aussi, contrairement à ce que vous semblez [vouloir faire] croire.

                                    Quand à croire que la seule justification des délocalisations serait les charges patronales, alors là elle est bien bonne, car même sans ces charges n’importe quel salarié français coutera toujours 5 à 10 fois plus cher qu’un indien, un chinois, un indonésien, un malaysien ou n’importe quel africain, encore moins "cher".

                                    Hors c’est bien là qu’on lieu l’essentiel des délocalisations actuelles, pas en Irlande ), ni au Royaume Uni, ni au Etats-Unis, ni l’Australie ni la Nouvelle Zélande, pourtant tous des pays taxant leurs entreprises largement moins que la France. Serait-il possible qu’une baisse de charges sociales patronales même de l’ordre des 40% français à moins de 10% dans ces pays ne suffise pas, toujours pas, à rendre ces pays attractifs pour délocaliser là-bas plutôt qu’en Asie !?

                                    Arretez d’essayer de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Avant le chiffre exact des charges sur les salaires, ce qui convainc avant tout c’est le montant du salaire. Plus il est bas, plus les charges, mêmes importantes, pèsent peu dans la balance. Le salaire compte encore beaucoup dans le coût du travail (et heureusement, d’ailleurs), et c’est bien le gain sur les salaires, et non uniquement les charges, qui poussent les entreprises à délocaliser. Affirmer le contraire est de la pure démagogie.

                                     

                                    Enfin, votre position ultralibérale a le mérite d’être clairement affichée, ce qui n’est pas toujours le cas de tous. Mes félicitations pour votre franchise (non médicale, ah ah !), donc.


                                  • Martin 22 janvier 2008 14:34

                                    Laissez docteur je vais lui répondre, je pense avoir saisi son dialecte primitif ...

                                    à l’âne Léon qui nous dit : « Mais le pire est dans la reconnaissance que ces forfaits sont dérisoires par rapport au coût des traitements… »

                                    Pauvre con, tu n’as pas compris que ces forfaits ne sont pas destinés spécialement aux grands malades, mais à tous ces médicamentophiles qui consomment des médicaments comme d’autres consomment des bonbons.

                                    Comme l’a fort intelligemment rappelé Actias un peu plus haut, « On est parmi les plus grands consommateurs de médicaments de luxe à l’utilité douteuse et de psychotropes mais on est pas en meilleur santé que les autres pour autant. »

                                    Pour le reste du commentaire, je m’inspirerais d’une profonde réflexion de Zen : Léon « la lecture de votre commentaire m’a donné la nausée », à moins que je ne reprenne celle de Furtif : « Si j’y cause j’y nique sa gueule. »


                                  • JL JL 22 janvier 2008 14:55

                                     

                                     

                                     

                                    Martin, pour ce qui vous concerne, vous semblez parler l’asinien couramment : en effet, vous qualifiez de dialecte primitif un commentaire mesuré et plein de sens en réponse à un article qui sent la provocation et l’ostracisme. Et vous ne trouvez rien de mieux que de braire en lieu et place de l’auteur interpellé l’invective qui vous tient lieu d’argument habituel, je cite : "pauvre con" !


                                  • Martin 22 janvier 2008 15:09

                                    oh oh, le reste de la meute, tapie jusqu’ici dans l’ombre commence à se montrer. Voyons voir ce que nous raconte celui-ci :

                                    « vous qualifiez de dialecte primitif un commentaire mesuré et plein de sens »

                                    Soit, si vous considérez des commentaires du genre : « à l’âne Martin : pauvre con, on ne t’a pas attendu pour faire du soutien scolaire dans les quartiers difficiles ... » comme un « commentaire mesuré et plein de sens », ne vous étonnez pas que personne ne vous prenne au sérieux.

                                    « Et vous ne trouvez rien de mieux que de braire en lieu et place de l’auteur interpellé »

                                    Bien, et vous vous venez braire en lieu et place de qui exactement ?

                                    « l’invective qui vous tient lieu d’argument habituel, je cite : "pauvre con" ! »

                                    Quelle invective, ou voyez vous le moindre « Pauvre con » dans mes commentaires ? Vous avez mal lu, les invectives viennent de votre camp, voulez vous que je les cite ?

                                    Merci de votre passage qui a été d’une grande utilité pour le débat, revenez dès que vous avez qq chose d’intéressant à nous dire.

                                     

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