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Accueil du site > Actualités > Santé > Mangez « BIO »

Mangez « BIO »

Il était à prévoir que l'idole BIO ne passerait pas au travers de la désacralisation ambiante : il n'y a que les béats pour s'en émouvoir et s'étonner. On déboulonne les idoles sauf le veau d'or, lequel en dépit des critiques tous les jours plus vives, reste bien solide sur son socle.

Le "bio" est devenu devenu le pactole du moment et de vastes manœuvres culturelles, commerciales et promotionnelles, sont depuis une bonne quinzaine d'années à l’œuvre. Pour autant ne confortons pas les cultures intensives bourrées de pesticides et autres produits non identifiés, ni l'empire Monsanto, mais il est clair que le bio peut aussi se révéler une belle entreprise attrape nigauds. Outre les prix qui rendent souvent le caddie bien plus cher et sans aucun doute plus léger, l'avantage sanitaire escompté peut se révéler un véritable leurre.

La fameuse bactérie tueuse vient d'écorner sa réputation et porte un mauvais coup à ce marketing à la mode. Elle le fait de surcroit dans un pays tout particulièrement sensible à cette propagande, se considérant souvent en la matière comme donneur de leçons et exemplaire : l'Allemagne.

C'est en effet dans une ferme bio du Land de Basse-Saxe que le "tueur" : la bactérie Escherichia coli (E. coli) a été isolée. La certitude germanique quant à la qualité supérieure des produits bio sort ébranlée de ce nouveau scandale alimentaire. Pourtant qu'elles sont jolies ces fameuses petites graines très modes qui viennent de plus en plus décorer les assiettes et que beaucoup absorbent avec la religiosité du patient avalant son médicament.

Il faut toujours se méfier des modes et des décors. Le seul élément qui compte vraiment dans une assiette, celui qui devrait faire l'objet de notre seule attention est au centre. J'ai toujours eu en sainte horreur ces bordures colorées surajoutées, saupoudrées au grès du moment et souvent sans rapport gustatif avec le plat commandé. Laissons-les pour ce qu'elles sont : des "bordures" décoratives. Personnellement je n'y touche jamais.

Pour terminer avec le bio, sans vouloir le condamner avant d'entendre sa défense, il convient de mentionner quelques souvenirs. Avant l'arrivée du mythe, nos grands-mères et grands-pères n'utilisaient pas les pesticides à outrance, ni les produits phytosanitaires les plus sophistiqués. L'enrichissement du jardin potager s'effectuait le plus souvent au cul de la vache, du cheval ou de l'âne. Les conserves maisons, si prisées actuellement, pouvaient réserver la terrible surprise d'un botulisme souvent mortel. Personne ici ne pourra prétendre qu'il ne s'agissait pas de "bio" ... et pourtant !

Le bio, le vrai, le contrôlé, est incompatible avec un approvisionnement de masse, l'estampille est galvaudée, souvent abusive ou franchement mensongère. Cet étiquetage attractif, on vient de le voir, peut se révéler également dangereux au même titre que l'industriel. Il est vrai qu'il faut aussi savoir vivre dangereusement et que ce qui compte finalement c'est la foi.

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36 réactions à cet article    


  • tergam 13 juin 2011 10:15

    Si l’origine de la propagation de la bactérie tueuse est prouvée , il n’en est pas de même pour son origine et sur les mutations qu’elle a subit la rendant resistante aux antibiotiques .L’industrie de la viande étant en cause nous n’en saurons jamais rien,sauf peut être a une nouvelle infection qui arrivera tôt ou tard.


    • Kalki Kalki 13 juin 2011 13:50

      Renvoyons Christian Blanc sur les bancs d’école, puis examinons les suggestions de deux autres diplômés de l’ENA, tous deux anciens locataires à Matignon, Alain Juppé et Michel Rocard qui, malgré leurs différences de nuance politique, s’entendent sur un autre salut, la croissance verte, ou du moins le développement durable, qui passe notamment par la réduction des gaz à effet de serre afin de limiter le réchauffement climatique. Hélas, c’est une ânerie de plus, le climat étant, bien plus que la croissance économique, un phénomène non maîtrisable et même hors de portée de toute maîtrise. Mais il faut bien faire croire au bon peuple qu’il y a un salut. En manipulant l’opinion sur le problème climatique et sur les solutions à apporter. De quoi éteindre tout questionnement. La volonté de contrôle du climat relève du délire, d’une psychose telle qu’on peut la rencontrer dans certains mouvements sectaires. C’est aussi un signe d’une époque crépusculaire, au sens de Broch, une époque qui par ses peurs, ses phobies et ses délires, rappellera sans doute la fin ultime du Moyen Age après les longues hésitations de la Renaissance. Une époque étrange, située autour de 1600, qui vit Giordano Bruno condamné au bûcher alors que les tribunaux princiers instruisaient avec l’appui des ecclésiastes les procès en sorcellerie. Les autorités chassaient le démon comme en 2010 on traque les émissions de gaz carbonique et les virus grippaux. Le manque de discernement des gouvernants est inquiétant. Pourtant, mis à part le cas Rocard, excusé pour raisons médicales, les gouvernants ne sont pas incompétents. Sont-ils malhonnêtes ? Pas vraiment. Ils sont juste à côté de la plaque, à la masse pourrait-on dire, ou disons, au service des masses, obligé de répondre à ce désir d’action politique qui naît à la fois des psychismes populaires perturbés et de l’inquiétude technologique et sociale poussant les politiques à proposer des solutions afin de calmer les gens à qui on a implanté dans opinion cérébrale des problèmes, sans réfléchir au problème de l’opinion et mettre en question la problématisation du monde par des spécialistes croyant devoir agir, user de la technique, s’agiter, causer. Même Edgar Morin s’égare dans cette frénésie d’agir, lui qui croit que la voie consiste en un feu d’artifice de réformes interconnectées, autrement dit d’un conglomérat de savoirs-faires spécialisés dont la conjonction produit un salut par un tour de passe-passe rétro-éco-réformateur dans une boucle synergétique inventive d’une société monde cybernétique dont la religion est celle de la terre patrie. Tous ces agitateurs, de Hulot à Jancovici, de Jovanovic à Al Gore, de Lepage à DSK, croient œuvrer correctement pour une juste cause mais ils servent surtout leur propre position et si jamais la donne idéologique se modifiait, ils perdraient de sitôt leur notoriété et leur gagne-pain assez juteux il faut le dire.

      Partager tous ensemble ou crever tous ensemble

    • epapel epapel 13 juin 2011 17:21

      Sauf que pour le moment tout les discours autour du réchauffement climatique et de l’économie verte ne sont que des mots et que dans la réalité c’est le développement non durable qui continue de s’accélérer.


    • Deneb Deneb 13 juin 2011 10:22

      La production artisanale de la nourriture, le « bio » comme on dit dans le langage commercial et publicitaire a malheureusement des revers. Le plus nuisible d’entre eux, ses dérives séctaires, sont directement responsables du manque d’esprit critique, nécessaire à toute activité. Voilà, à mon sens, le coupable de cette infection meurtrière.


      • Kalki Kalki 13 juin 2011 13:52

        Et pourquoi ne pas produire votre nouritur bio, ou non ?

        Pourquoi ? POURQUOI pas ?

        Vous avez un ordinateur, un frigo

        vous aurez une serre ou un frigo qui « produit » de la nouriture

        GENIAL , il fallait y penser


      • Ray Volté 14 juin 2011 09:50

        Il faut détruire le bio. La saloperie qui domine le monde trouvera toujours l’occasion de le dénigrer, voire de le rendre coupable. Une bactérie résistant à 8 antibiotiques ne peut provenir que d’une manipulation de laboratoire. Qui l’a introduite dans les graines bio ? Le monde de la chimie et de l’agro-alimentaire est puissant, comment lui résister ? Les Servier et Cie qui nous intoxiquent avec leurs drogues ont le bras long. 


      • Georges Yang 13 juin 2011 11:50

        Les paysans et ceux qui ont un petit jardin où poussent des légumes n’ont jamais eu le sentiment d’être des écolos.
        Ce qui se passe en Allemagne est grave, mais pas tragique, 35décès, ce n’est pas l’éradication de la planète. Mais cela doit faire réfléchir avant d’entonner le credo bio
        Il y a eu et il y aura encore des bactéries mortelles et résistantes.Mais la plupart passeront au travers, la fin du monde n’est pas pour demain avec ou sans pesticides


        • antonio 13 juin 2011 12:28

          Entièrement d’accord avec votre article.
          Pour certains, le « bio » est devenu un véritable dogme ; hors lui, pas de salut !
          J’ai le souvenir d’avoir mangé chez des gens où la maîtresse de maison, la bouche « en cul de poule » prononçait sans cesse le mot « bio » pour nous inviter à nous extasier sur son repas !

          Le « filon  » « bio » marche à plein ! Et cela permet à certains magasins se réclamant de ce label de proposer sur leur étal des légumes que ma grand-mère ( encore elle !)
          aurait donné à ses poules : choux rachitiques aux feuilles flétries, carottes flasques, à des prix
          « imbattables » !
          Evidemment que je préfère les quelques légumes de mon jardin ou ceux que je vais cueillir et acheter chez des producteurs proches de mon domicile, producteurs qui ne s’affichent pas bio mais « minimisent » l’engrais au maximum et rejettent les pesticides chimiques .
          Quand je vois à la vente dans des grandes surfaces des pommes de terre nouvelles « en provenance d’Israël, bien sûr que je les dédaigne ! Quant aux ananas,  » bourrés jusqu’à la gueule « de chimie, je n’en n’achète plus !

          Il est des gens honnêtes et sincères chez les producteurs » bio « , des gens qui n’ont pas peur du travail ; mais il est aussi bien des margoulins qui avec leur » bio " prennent les acheteurs pour des gogos !


          • Georges Yang 13 juin 2011 12:40

            Faire pousser des légumes cela peut être sympa, mais pas besoin de leur parler coréen ou de les regarder dans la position du lotus en leur passant du Mozart

            Le BIO c’est devenu une secte d’une part et un attrape-gogos d’une autre

            Un régime équilibré et sain qui ne coûte pas trop cher, c’est possible si l’on n’est pas dogmatique et que l’on accepte quelques traitements phytosanitaires


          • Alexis_Barecq Alexis_Barecq 13 juin 2011 12:37


            Honte aux autorités sanitaires allemandes, qui sont en dessous de tout...


            • epapel epapel 13 juin 2011 17:15

              C’est tout à fait vrai et non seulement ils non pas résolu le problème mais ils ont précipité la crise économique du secteur dans toute l’Europe pour mieux se défausser.


            • dom y loulou dom y loulou 13 juin 2011 13:03

              apparemment vous ne connaissez rien à la nature

              toutes mes excuses monsieur, mais si s’il vous faut avoir la foi pour manger des produits et prier pour ne pas tomber malade c’est que... nous sommes tombés bien bas et certaines personnes ayant avancé le codex alimentarius qui est notre régime de supermarché actuel (dont vous feriez bien de vous informer au plus vite) JAMAIS dans l’histoire des aom devaient -ils trier des poisons au milieu de produits frais

              le bio est MIS en cause

              et les médias rothschild nous ont tellement habitués aux mensonges à la chaîne que nous savons avec quasi certitude que nous devons inverser absolument tous leurs propos de propagande

              car le E.Coli fut annoncé par l’angleterre bien avant les premiers malades et une alerte al kaida avaient-ils lancés, al kaida allait attaquer l’europe avec E.Coli

              marrant de savoir des choses pareilles à l’avance non ?

              le virus était incriminé AVANT même son apparition

              les anglais sont fantastiques ?

              ou alors nous sommes dans la fête foraine de pinochio et les joueurs de pipo nous jouent leurs mélodies grotesques, infantilisantes et génétiquement transformantes afin de faire de nous des ânes... d’abattoir apparemment...

              la plupart des légumes que vous achetez en super marché ne sont plus des légumes d’autrefois hormis leur apparence, ils grandissent hors-sol sur du béton et dans des serres, nourris aux liquides chimiques

              et grâce à des bonnes âmes tels Bill Gates, devenu eugéniste, notamment les tomates reçoibvent le H1N1 qu’il fallait quand même nous fourguer alors qu’on le refusait son vaccin tueur !!

              la foi dites-vous ? vous en auriez besoin si vous marchiez contre les mensonges du système de la machine de guerre qui s’est tournée contre nous déjà il y a dix ans et bien d’avantage, depuis son aube à cette babylonerie sanguinolente, 4000 ans de folies et de barbaries orchestrées par les mêmes familles... dix ans seulement que nous en sommes conscients...

              et vous ?

              l’ignorance n’a jamais été un atout mais le socle permettant tous les fléaux et votre foi ressemble plus à de la croyance aveugle, toutes mes excuses, mais les temps sont plus dangereux que vous voulez bien le voir.


              • dom y loulou dom y loulou 13 juin 2011 13:11

                j’oublies un joli détail

                l’E.Coli est résistant à huit souches d’antibiotiques nous dit un chercheur americain...

                 !!!

                une chose pareille ne peut se trouver QUE dans une bactérie fabriquée en labo et soumise à ces huit antibiotiques pour la rendre résistante, l’E.Coli n’existerait pas sous sa forme « bio » , elle a été renforcée artificiellement 

                donc incriminer la production bio a bon dos, n’est-ce pas ?

                tirez-en vos conclusions


                • epapel epapel 13 juin 2011 17:13

                  Et les multi-résistances se sont pas la conséquence de l’utilisation de méthodes bio, c’est à dire que dans ce cas on impute à l’agriculture bio la diffusion des saloperies issues de l’agriculture conventionnelle : trop fort.


                • ottomatic 13 juin 2011 13:20

                  Et bien puisque le bio n’est pas bon gavez vous de bon pesticide OGM, vous ne nous quitterez que plus vite, vous ainsi que vos pseudo article...


                  • amipb amipb 13 juin 2011 15:39

                    La bactérie E. Coli se développe dans l’intestin des ruminants : comment peut-on alors s’arrêter à des graines germées dans la recherche d’un(e) responsable ?

                    Il y a évidemment contamination extérieure, et elle ne peut venir d’un seul employé. Employé, soit dit en passant, qui ne fait curieusement pas partie des victimes...

                    Il y a certes des fanatiques du bio, mais qui dérangent-ils ? Sont-ils responsables de maladies ou de morts ? Permettez-moi d’en douter. Par contre, les ravages de l’élevage et de l’agriculture industriels sont désormais connus de tous, tout comme leurs ravages sur notre santé. En nombre de morts, il est certain que la comparaison sera facile.


                    • Kevorkian 13 juin 2011 15:41

                      J’aurais bien voulu avoir un article qui nous montre, données à l’appui, que le BIO qu’on nous vend n’est peut-être pas si idyllique que ça. Personnellement, en attendant d’avoir mon potager, j’achète BIO à 90/95% et je sais tout ce que je n’ingère pas en n’achetant pas les produits « classiques » et en réhabilitant la diététique dans mon assiette (via des cours de naturopathie) ça me convient très bien. Maintenant rien n’est parfait, certainement que dans l’histoire de l’humanité nos ancêtres ont été victimes de bactéries tueuses malgré une alimentation sans pesticides.

                      J’aimerais trouver un comparatif des différents labels et leur charte qualité : Europe (arnaque celui-là), AB, Demeter...


                      • Lutin Lutin 13 juin 2011 16:43

                        J’attends avec une certaine impatience les réactions officielles de nos écolos, canal historique. C’est pas de bol pour eux que ce soit les graines germées, le fourrage pour Bobos, qui est mis en cause dans l’affaire dite du « concombre espagnol ».

                        Il est plus facile de désigner un coupable que de le chercher, on gagne du temps, disait Pagnol


                        • liebe liebe 13 juin 2011 23:03

                          C’est marrant parce qu’un jour c’est un concombre, le lendemain des germes de soja, le surlendemain, on ne trouve aucune bactérie dans les deux et finalement on finit par en trouver dans les germes.. On se moque de qui ??? 


                        • epapel epapel 13 juin 2011 16:49

                          L’auteur ne démontre pas en quoi cette histoire de bactérie est une charge contre la nourriture bio de nature à la remettre en cause, ni pourquoi la production bio ne pourrait pas être massifiée. Rappelons tout de même qu’il y a cent à peine 100% de la production alimentaire mondiale était bio et que la moitié de l’humanité se nourrit encore ainsi de nos jours.

                          Des intoxications alimentaires, il y en a toujours eu et il y en aura toujours y compris avec la nourriture non bio. Les pesticides fongicides et autres traitements ne garantissent pas l’absence de germes pathogènes dans les aliments car on ne peut pas éradiquer tous les germes.

                          L’auteur confond productivisme avec massification et traitements des cultures avec sécurité alors qu’ils n’ont pour effet que de fournir plus de viande et d’avoir recours à moins de main d’œuvre au prix d’effets collatéraux désastreux pour l’environnement et la santé humaine qui ne sont jamais pris en compte dans le calcul des coûts réels.


                          • machiavelle machiavelle 13 juin 2011 16:58


                            n’importe quoi cet article !

                            la source de la fameuse bactérie tueuse n’a toujours pas été identifié et l’auteur de l’article s’empresse pourtant de tirer des conclusions sur l’agriculture biologique...

                            tout ce que l’ont sait d’ailleurs concernant cette bactérie qui d’habitude ne tue pas, c’est qu’elle à été élaboré en laboratoire, puis disséminé..


                            • epapel epapel 13 juin 2011 17:07

                              Il ne le peut pas parce que le véritable enjeu du bio n’est pas la qualité sanitaire de ce qu’il y a dans l’assiette, toute les études ayant démontré qu’avec les même normes de conservation de transport et de distribution il n’y a pas de différence à l’arrivée.

                              L’enjeu fondamental du bio, c’est la qualité environnementale des méthodes de production :
                              - pas de pollution de la terre, de l’eau et de l’air
                              - pas d’apparition de résistance suite aux traitements
                              - pas d’appauvrissement puis de désertification des terres

                              Le problème du bio avec le maintien des méthodes agricoles conventionnelles de monoculture intensive, c’est qu’il a des rendements inférieurs alors que si on l’oriente vers une polyculture judicieusement intégrée alors il l’emporte largement mais c’est au prix d’une réorganisation profonde de l’industrie agroalimentaire :
                              - structure agricole plus petites employant plus de main d’œuvre
                              - abandon de la spécialisation des territoires (le porc en Bretagne, le blé au Centre, le mais au Sud-ouest, le poulet dans le pays de Loire, le lait en Normandie etc...)


                              • epapel epapel 13 juin 2011 17:09

                                A relier avec le post de Kerkovian.


                              • ZenZoe ZenZoe 13 juin 2011 18:02

                                Une trentaine de morts, c’est bien triste mais on ne peut pas parler d’un scandale sanitaire à grande échelle d’abord. Tout au plus s’agit-il d’un incident de parcours.
                                Par contre, des millions de décès dues à divers cancers, des mômes touchés, des jeunes qui partent brusquement en quelques semaines, ça c’est pas de la tarte.
                                Je préfère prendre le risque d’une bactérie. En se lavant les mains et en rinçant les légumes, on échappe au pire. Allez donc faire la même chose avec des légumes et des fruits imprégnés de substances chimiques (17 traitements pour un pomme pour rappel !).


                                • srobyl srobyl 13 juin 2011 18:16

                                  Bonjour
                                  Cette histoire de contamination par une bactérie coliforme (il en existe de très nombreuses variétés dont certaines inoffensives, et même l’élément microbien fondamental de la microflore intestinale, indispensable entre autres à la source de vitamine K) n’a strictement rien à voir avec le type de production, bio ou pas. Si la production d’aliments par une agriculture biologique peut parfois être critiquable, ce n’est pas à partir de ce type d’exemple
                                  N’importe quel porteur d’un coliforme pathogène peut contaminer un aliment au cours de sa chaîne de fabrication si les règles d’hygiène sont défaillantes. Quand on connait le taux de mutation chez les microbes, et si un petit groupe de mutants « chanceux » tombe dans un terrain favorable (température, humidité, présence de protéines...) le tour est joué, plus particulièrement si ledit terrain a été débarrassé de germes concurrents. Le bio n’a rien a voir là dedans, ni les Allemands.


                                  • Marc Bruxman 13 juin 2011 19:36

                                    Le bio est une bulle. OLa bouffe industrielle c’est peut êtrre « crade » mais au final, cela est plus sur que ce que l’on bouffait il y a un siécle.

                                    Sans compter que produire en masse du bio n’est pas possible sans recourir à quelques tours de passe passe, il faut s’attendre à quelques mauvaises surprises ou plus exactement à un retour à la réalité. Et cela ne sera pas plus mal, ca calmera certains bobos ;)


                                    • Walid Haïdar 13 juin 2011 20:20
                                      Oui, la nourriture industrielle est crade, et oui, elle est sûre : avec on est certains de défoncer la terre, d’avoir besoin de toujours plus d’intrants, d’être ultra dépendants du pétrole, et de s’empoisonner à petits feu. Oh, pas par des bactéries bizarres, mais par des cancers et des maladies sournoises, pratiques pour oeuvrer sans que l’industrie fautive soit mise en cause (surtout vu l’appareil de propagande à disposition).

                                      Là où je vous rejoins, c’est que le bio est trop pratique pour beaucoup de gens. On se réfugie derrière un label sensé résoudre nos problèmes, alors que c’est (et là je m’oppose diamétralement à vous) tout le système de production etd e consommation qui pose problème. La monoculture et la spécialisation alimentaire, l’approvisionnement extérieur généralisé, les transports longs, toutes ces choses sont fondamentales dans le problème écologique lié à l’alimentation. A cela s’ajoute l’impossibilité claire de manger autant de produits arnés (poisson, fruits de mer, viande) lorsqu’il y a tant d’humains : même si je pense qu’il serait mieux de pouvoir manger des animaux quotidiennement, on ne peut pas se le permettre pour des raisons évidentes de pollution engendrée et d’espace disponible pour faire pousser les fourrages nécessaires, ou de poissons disponibles pour nourrir les poissons d’élevage.

                                      Donc si se soucie vraiment de l’environnement, c’est toute une façon de s’alimenter et de produire qu’il faut revoir, et non pas seulement l’utilisation de pesticides.

                                      En cela le bio n’est absolument pas une issue. L’issue passe, c’est la dure réalité, par une véritable révolution culturelle, économique, un basculement civilisationnel.

                                    • bernard bernard 13 juin 2011 21:23

                                      J’aimerais assez que l’on m’explique comment on peut produire du « BIO » avec des sols qui sont plus que pollués, et ce, depuis des décennies !

                                       ?


                                      • kéké02360 13 juin 2011 22:43

                                        Le mieux c’est que pour une fois tu bouges ton cul Nanard  !!! Vas discuter avec des producteurs bio, tu verras ils sont pas contagieux , tu seras bien accueilli et ils vont t’expliquer en détail leur métier et les contraintes auxquelles ils sont soumis pour produire sain !!!!!!

                                        Le bio n’est pas plus cher quand on achète à la ferme, forcèment si tu vas acheter ton bio avec un caddy , t’étonnes pas de passer à la caisse smiley


                                      • bernard bernard 14 juin 2011 22:52


                                        Mon cher keke02360,

                                        Nul besoin d’être « grossier » pour répondre à une question simple,
                                        Nul besoin d’être « suffisant » pour répondre à ....
                                        Nul besoin de se donner « l’air intelligent » pour répondre à...
                                        Ils sont tous comme toi dans l’aisne ?
                                        J’espère que non !

                                        Je ne t’ai pas attendu pour pour aller voir des « producteurs bio » et leurs explications sont très loin de m’avoir convaincu !
                                        Tu as raison au moins sur un point, ils ne sont pas contagieux....
                                        Quand au prix : « Le bio n’est pas plus cher quand on achète à la ferme » ,
                                        là mon p’tit gars, tu te fout le doigt dans l’oeil !
                                        Sérieux !
                                        Pas sûr que tu te sois souvent « bougé le cul », toi , pour aller acheter à la ferme !




                                      • bigoudi7 13 juin 2011 23:02

                                        Ces connards qui ne mettent pas de pesticides,qui ne veulent pas de farine animale pour leurs bêtes ,qui ne veulent pas de camps de concentration ni souffrance pour les animaux, qui ne veulent pas etc,etc ;au fait ça fait un peu l’affaire de la bouffe de merde qu’une ferme bio ait été contaminée ; vite sulfatons nos petits potagers,et n’oublions pas:les enfants sur la pelouse pesticidée,c’est très bon pour un petit cancer à 40 ans ou une maladie musculaire...Bernard oui ce n’est pas normal qu’on fasse du bio à coté de champs traités à mort,il faut la terre entière traitée à mort ;ça te plait mieux ?


                                        • bernard bernard 14 juin 2011 23:02


                                          @ bigoudi7

                                          Je pose une question,
                                          et comme réponse j’ai une attaque en règle sur une pensée que je suis loin d’avoir !

                                          Au fait ,
                                          7 c’est le nombre de bigoudi que tu as sur la tête ou le nombre de neurone qu’il te reste ?
                                          Ou alors tu as déjà abusé des pesticides ?


                                        • tomcaz tomcaz 14 juin 2011 00:18

                                          Publier des articles stupides pour engranger des réactions, du trafic et des revenus, voila comment faire de l’audimat sur internet. Et je tombe dans le panneau.

                                          Bio ou pas, incriminer une ressource végétale pour une bactérie fécale : bravo.

                                          D’où croyez vous qu’une bactérie devient multi-résistante à des anti-biotiques de synthèse ? En labo ou en élevage intensif.

                                          Quant à ceux qui ne voient à travers le BIO qu’une question commerciale c’est bien la preuve qu’ils ne sont réactifs qu’à des problématiques de ce genre. C’est éluder ce qui fait le principe moteur de ce type d’agriculture la santé&l’environnement. Bref la base de la vie.

                                          Ré-apprenez les bases ce n’est jamais trop tard

                                          Faut il rappeler que les produits « phytosanitaires » sont des produits chimiques dérivés originellement des poisons de combats.
                                          Le principe est de doser la quantité : suffisamment pour tuer les petits, pas trop pour que l’effet sur les gros ne se voit pas. Les gros c’est vous, l’effet : les cancers à retardement.

                                          Le bio c’est pas une mode, c’est ce qui s’est fait pendant des milliers d’années. C’est les pesticides qui sont une mode.

                                          Le bio permet des aliments sains et permets une production plus importante si on pratique une culure diversifiée.

                                          Même L’ONU, repère de lobbies agrochimiques le défends depuis plusieurs années : http://fr.wikinews.org/wiki/ONU_:_priorit%C3%A9_%C3%A0_l%27agriculture_biologique.

                                          La honte d’être en retard par rapport à l’ONU.


                                          • RUE1793 14 juin 2011 04:55

                                            Le veau français ou d’or est assez décrié ici. A divers titres, jamais sans fondement.

                                            Maintenant un concombre qui a massé un anus et caressé un rectum, bio ou pas, quand il est remis sur le marché, il laisse des traces. La filière n’entre pas en compte.


                                            • Mougeon Mougeon 14 juin 2011 06:26

                                              Bio ou pas, aujourd’hui avant de commencer un repas, on ne se souhaite plus « bon appétit », mais « bonne chance »...


                                              • publicator 14 juin 2011 17:12

                                                Encore un article à la c... d’un biosceptique.

                                                Le bio tue : c’est encore la faute du purin d’ortie. Et le roundup lui est clean : il assainit tout.

                                                Allons y mangeons du bon conventionnel :
                                                - 5 résidus de pesticides par jour
                                                - En prime des farines animales...

                                                C’est ça c’est le progrès.

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