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Accueil du site > Actualités > Santé > Mediator : Bravo Monsieur Charasse !

Mediator : Bravo Monsieur Charasse !

Michel Charasse, membre du Conseil constitutionnel, a confié mardi « avoir pris du Mediator pendant 12 ans, mais ne pas envisager de déposer plainte, ne se sentant pas pour le moment malade », lit-on depuis hier dans différents médias. Et de rajouter, plein de bon sens, « on ne va pas déposer une plainte si on n'est pas malade ! Moi, pour le moment, je ne sais pas si j'ai quelque chose, je ne vais pas porter plainte parce que j'ai pris du Mediator".

Le laboratoire Servier n’est pas un modèle de vertu. Les médicaments qu’il produit sont le plus souvent d’intérêt limité pour rester dans l’euphémisme. Le vieux Servier est un personnage suffisant et antipathique, mais tout cela ne doit pas servir à justifier une panique générale. Le Mediator est tout au plus inutile et peut-être présente des effets secondaires plus importants que des bénéfices pour les malades. Mais il se développe en France, depuis une bonne dizaine d’années, deux dérives. La première est une dérive rapace et procédurière, qui ne concerne pas que le médicament, à la recherche d’indemnités sonantes et trébuchantes. De plus en plus de gens veulent « faire cracher au bassinet » au moindre inconvénient. La seconde est une peur irrationnelle de tout ce qui est chimique, y compris le médicament, dans la ligne de l’esprit écologique où tout ce qui n’est pas naturel est mauvais. En oubliant que la cigüe et l’arsenic sont des produits de la nature et non des créations de chimistes à la solde de l’industrie et du grand capital.

Michel Charasse ne bêle pas avec le troupeau. Heureusement, il a passé l’âge de s’en mordre les doigts. Ses propos bien que raisonnables vont faire pousser des cris d’orfraie aux bien-pensants. Il a des couilles et du bon sens.

Faut-il absoudre Servier ? Surement pas ! Faut-il indemniser individuellement, surement non. Après des investigations, des contrôles cliniques et biologiques sur des patients ayant pris du Mediator, il faut en tirer les conclusions. Et si la responsabilité de Servier est engagée et prouvée, ce laboratoire devrait payer une pénalité globale à un fond commun qui servirait à rembourser la Sécurité Sociale du coût des frais d’enquête médicale et d’expertise. Ce fond, géré par le Ministère de la Santé ne devrait pas servir à boucher un déficit, mais être utilisé à des fins sociales, de recherche ou humanitaires (à choisir ou panacher). Mais indemniser individuellement des malades chroniques qui sont déjà pris en charge pour leur pathologie est un encouragement à une escalade procédurale.

Deux catégories de patients ont pris du Mediator. Des diabétiques qui sont des malades chroniques dont la maladie évolue inéluctablement vers des complications infectieuses, rénales, cardio-vasculaires, ophtalmologiques et cutanées. Après dix ans d’évolution, un diabétique a développé des complications, qu’ils aient pris du Mediator ou non. Il sera difficile pour les experts de définir la part des complications dues aux médicaments et celles dues à l’évolution de la maladie. Les non diabétiques sont des patients qui ont reçu passivement une prescription de leur médecin ou qui ont insisté pour obtenir un coupe-faim. Ce qui est condamnable au niveau médical, c’est d’avoir prescrit un médicament peu utile par facilité. Car un médecin devrait passer du temps avec un diabétique à lui expliquer et le persuader de suivre un régime hypocalorique allégé en sucre plutôt que de lui prescrire à la va-vite un coupe-faim qu’il soit officiellement ou non une amphétamine. Mais hélas, beaucoup de médecins suivent la facilité de l’ordonnance, soit par timidité devant un patient avide de prescription médicamenteuse, soit pour gagner du temps et faire du chiffre d’affaire.

Ce qui est gênant en cette histoire, ce n’est pas les effets iatrogènes (c’est un terme médical pour dire effets toxiques d’un médicament). Tous les médicaments efficaces ont des effets secondaires et quelquefois toxiques. Ce qui est gênant, c’est que cette sinistre pantalonnade va encore ébranler le crédit de nombreux malades vis-à-vis de la médecine. La stupidité du principe de précaution avec la vaccination pour la grippe H1N1 a détruit la confiance dans les vaccins qui sont utiles, voire indispensables à leur survie. La preuve est que cet hiver, le taux de vaccination pour la grippe saisonnière qui tue, est très bas car les personnes âgées ont été trompées par la propagande alarmiste du Ministère de la Santé et ont fait un amalgame entre une gripette et une grippe qui tue. Le « scandale » du Mediator va encore renforcer les fous furieux qui prônent les lavements aux herbes, les tisanes, l’homéopathie et l’acuponcture pour traiter le diabète, le cancer et l’insuffisance rénale.

Alors, si Servier se prend une « grosse prune », si le labo prend un coup dans l’aile, il ne faut pas le plaindre. Mais les politiques, les journalistes et les responsables sanitaires devraient comprendre qu’il ne faut pas encourager les revendications matérielles, qu’il ne faut pas créer de psychose anti-médicale, mais améliorer l’évaluation des médicaments mis sur le marché et décider d’une règlementation stricte qui évite les conflits d’intérêts. Enfin, les médecins généralistes ou non, du moins certains d’entre eux devraient passer plus de temps avec les patients au lieu de prescrire à tour de bras et être moins pusillanime devant des patients qui pensent savoir en ayant regardé su Internet. Quant aux recyclages, ils devraient être pris en charge et organisés par l’Université et non par les laboratoires, cela éviterait bien des dérives.


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82 réactions à cet article    


  • Rough 12 janvier 2011 10:24

    Excellente analyse !

    Je partage votre point de vue sur une l’indemnisation individuelle des éventuelles victimes...comme vous le soulignez fort justement ils sont déjà pris en charge, et il sera très difficile d’attribuer avec certitude de faire la part des choses entre ce qui relève du Médiator et de leurs polypathologies...et si pas de certitude alors pas de brozoufs devant les tribunaux...parce que il faut bien voir que c’est la principale motivation de tous ces plaideurs (chroniques ?)....

    Par contre je suis partisan de sanctions extrêmement sévères pour les responsables de l’afssaps et du ministère qui n’ont pas retiré le Médiator du marché français alors même que d’autres pays le faisaient...C’est l’exacte réplique de l’affaire du sang contaminé où nos crânes d’oeuf ont délibérément et par mercantilisme ignoré ce qui se faisait en Belgique à la même époque...Avec en plus dans le dans le cas présent les inévitables soupçons de collusion entre les autorités sanitaires et Servier compte tenu du profil « particulier » du vieux....


    • Fergus Fergus 12 janvier 2011 10:52

      Bonjour, Rough.

      Le Canard Enchaîné du jour nous apprend que deux des conseillers du ministre de la Santé Xavier Bertrand, l’homme qui a reconduit le remboursement du Médiator alors que sa totale inutilité était démontrée, appartenaient aux Laboratoires Servier !

      Bertrand prétend aujourd’hui qu’il n’en a rien su. Comme sans doute il n’a rien su des liens étroits qui unissaient Sarkozy et le patron de


    • Fergus Fergus 12 janvier 2011 13:24

      Erratum : Qui unissaient Sarkozy et le patron de Servier. A qui ce faux-cul de Bertrand veut-il le faire croire ?

      Parfois la visualisation tronque le commentaire. Suis-je seul à en être victime ?


    • Fergus Fergus 12 janvier 2011 10:47

      ,
      @ GeorgesYang.

      Le moins que l’on puisse dire est que vous minimisez très largement les effets induits par ce médicament dont les experts indépendants affirment aujourd’hui que non seulement il n’aurait pas dû être mis sur le marché, eu égard à sa totale inefficacité, mais retiré depuis des années, dès lors que sa nocivité a été établie. Quant à Servier, vous savez pertinemment que, même condamné, cela lui coûtera en France des clopinettes en l’absence de class-actions à l’américaine.

      Comme médecin, vous savez d’autre part ce qui se dit depuis fort longtemps et qui est rappelé ces jours-ci grâce à la publicité donnée à cette affaire : le nombre des molécules actives est relativement limité et les experts nous confirment qu’un quart seulement des médicaments disponibles sur le marché est réellement efficace, certains des plus inutiles étant pourtant régulièrement prescrits et parfois vendus à prix d’or grâce à l’action (et aux patits cadeaux) des visiteurs médicaux.

      Non, les Français ne cherchent pas à « faire cracher au bassinet en toutes circonstances », les patients qui engagent des actions étant assez rares, contrairement à ce qui se passe aux Etats-Unis. Désolé de vous le dire, mais vous avez été plus inspiré sur d’autres thèmes, et votre statut de médecin ne donne en l’occurence pas une once de supériorité à votre raisonnement.

      Bonne journée.


      • FRIDA FRIDA 12 janvier 2011 11:06

        @Fergus

        Merci pour votre intervention et je me joins à votre critique.

        L’article est quand même assez injuste envers les justiciables. C’est l’absence de justice qui poussent les firmes pharmaceutiques à ces dérives. Après tout, même condamnées, ce risque est déjà pris en compte dans leur comptabilité. Ceux à plainder, ce sont les gens qui perdent leur santé et se trouvent assumant à vie une maladie.


      • clostra 12 janvier 2011 11:02

        Ce que j’aime chez Charasse, ce sont ses bretelles.
        Ce qu’il faut savoir : excepté ce qui s’élabore dans les biotech, les molécules des médicaments « chimiques » sont sélectionnées à partir d’effets secondaires constatés.
        Ceci est une fiction mais c’est pour bien comprendre :
        supposons qu’il existe une pathologie dont l’origine serait une paroi trop fine des valvules cardiaques : le médiator serait alors - mais bien contrôlé - un médicament potentiel contre cette pathologie.

        Curieux, je scrute la presse sans jamais trouver l’info qui éclairerait d’autant ce dossier : les amphétamines sont une drogue qui crée des dépendances.

        Ce qu’on ne nous dit pas, c’est l’indication pour laquelle notre ancien ministre du budget et son franc parler absorbe ce médicament.


        • Pyrathome pyralene 12 janvier 2011 11:59

          Article de propagande patente......


          • brieli67 12 janvier 2011 13:37

            ah non !!


            le PLUS LARBIN C’EST DOCDORY

            et son coupé-collé de la presse médicale spécialisée

            sous son article visez les remarques de Wesson 
            et prenez les liens du Docteur Girard

            Les effets des anorexigènes de la série Pondéral sont connus aux USA avant 65 et interdits aux USA

            Servier, figure connue de l’XD ( et financier) a commercialisé ces produits phares avec le marketing, merchandising extrême... comme les savonettes.
            Des années durant, il a caché a la faune médicale la vraie nature de ses produits, quitte à inventer une « pharmacologie » exception française... dont même Prescrire ne disait mot
            avec plein d’agapes et ses bataillons de charmes de la visite médicale.

            La chair est faible.. dur, dur de résister aux avantages de Servier.


          • Krokodilo Krokodilo 12 janvier 2011 14:30

            Un peu excessif de qualifier l’article de Docdory de larbin.
            Je viens de lire le long article de Girard, qui retrace effectivement toute la complexité de ce genre d’affaire, y compris les arrières-pensées possibles pour couler un concurrent ou en diminuer le prix de rachat. J’aime bien ce passage de la conclusion :
            " j’ai toujours assumé l’idée que l’état de décomposition avancée de nos instances technico-réglementaires appelait nécessairement une réaction politique. L’expérience, cependant, amène à mieux cerner les obstacles qui s’opposent à une telle reprise en main.

            Alors que les problèmes technico-scientifiques du moment appellent une information large, interdisciplinaire et approfondie, les politiques apparaissent comme des gens excessivement pressés : c’est les brutaliser que leur demander de lire plus qu’une demi-page... En conséquence :"


          • brieli67 12 janvier 2011 14:57

            C bien toi qui a demandé à Docdory le temps consacré à concocter son article ?

            Du rapide s’est contenté de sa boite postale de ses journaux professionnels, de son syndicat...
            et pourtant sur le net : Girard tempêtait avec un dossier à l’appui.

            Sur sa campagne anti-vaccin, je n’ai pas suivi mon collègue pharmacologue. 
            GY a raison de fustiger cette campagne anti-vaccins ouvrant grandement la porte ( et les vannes) de la médecine « magique »
            C’est un passif du gouvernement Sarko qui sera dur à gérer dans les cabinets médicaux 

          • Georges Yang 12 janvier 2011 15:06

            Brieli
            L a grippe H1N1 était peu virulente et a touché majoritairement des sujets de moins de 50 ans, le Ministère a incité les personnes âgées à se faire vacciner contre toute logique épidémiologique
            Inutile de dire que beaucoup de personnes âgées ont cru que le grippe saisonnière était aussi inoffensive, certains vont en mourir cette année dans l’indifférence générale
            Pire l’incurie de Bachelot et sa bande va discréditer la médecine et faire place libre aux charlatans et naturopathes


          • Krokodilo Krokodilo 12 janvier 2011 15:16

            Exact, je sais par expérience que préparer des articles est très prenant, évidemment avec des variations selon le thème, le genre et le style, la longueur, etc., pour ensuite s’exposer à des critiques féroces... Marc Girard est pharmacologue, a l’expérience des rouages et des luttes d’influence qui président aux décisions sur les médicaments, et son article est extrêmement fouillé. J’ai d’ailleurs souvent pensé que l’avenir d’Agora vox était plutôt une vitrine des blogs, ce qui permettrait de suivre les nouveaux articles sans vérifier systématiquement des blogs qu’on a appréciés, plutôt que de privilégier le buzz, la polémique basée sur la presse professionnelle.
            Le papier de Docdory n’avait pas cette ambition d’être exhaustif comme celui de Girard, il a ajouté son témoignage vécu de l’époque dans un service d’endocrino. De nombreux articles d’Agora vox n’ont ni la recherche d’éléments ni le témoignage vécu... 
            Pour faire une analogie, le Nouvel obs de la semaine a fait seulement un tiers de page sur la Tunisie ; on peut les féliciter de surmonter enfin leur autocensure sur le sujet, ou regretter qu’il ne fassent pas un vaste dossier.


          • Pyrathome pyralene 12 janvier 2011 15:36

            La chair est faible.. dur, dur de résister aux avantages de Servier.

            Oui Doc Briely, beaucoup se sont laisser corrompre......et toi ??
            Visiteurs de toubib= corrupteurs patentés....la danse continue allégrement....


          • brieli67 12 janvier 2011 16:15

            ha ha ha si tu savais.....


            j’ai ma conscience et mon éthique. et j’assume...

            Un jour j’ai été viré comme un malpropre d’une « Salière Belge » 
            qui cherchait génériques à produire 
            à la question un nouvel Anti-hypertenseur ?
            j’ai répondu : super commençons à réduire le NaCl quotidien.....plus de fromages, plus de choucroute, plus de harengs, moins de pain...

            la vengeance, c’est un plat qui se mange froid. 

            20 ANS de lobbiing contre le sel de cuisine
            ça dourrrrrrrrrrrrrre et c’est pas de ma faute !

          • Pyrathome pyralene 12 janvier 2011 16:39

            T’as bigrement raison !!
             le sel, les graisses saturées et le sucre sont la pompe à finance des labos......et sans oublier, conservateurs, émulsifiants, colorants, édulcorants, et autres amuse-gueule......
            Cela dit, une bonne choucroute maison de temps à autre ou un cassoulet n’ont jamais fait de mal à quiconque.... tout est dans la mesure !!


          • Krokodilo Krokodilo 12 janvier 2011 17:42

            Sans oublier les boîtes de conserve et les aliments tout prêts, tous riches en sel. Et les frites, de Macmalbouffe ou d’ailleurs.


          • brieli67 12 janvier 2011 18:08

            sans les OAP après un divin plat aux fruits de mer au muscadert gouleyant.


            L’indusrie agro-alimentaire se fait tirer les oreilles ! 

            Boycott§ passer à une autre alimentation moins terroir ( saucisses, viandes fromages) 
            les robots de cuisine sont performants et peuvent très bien triturer autrement les ingrédients que nous sélectionnons selon leurs vertus.



          • ZEN ZEN 12 janvier 2011 12:24

            J’avais un proche, maintenant décédé, qui disait que l’amiante ne le perturbait pas, comme le suggérait l’entreprise où il travaillait, qui ne conseillait même pas un masque
            Le cancer de la plèvre l’a rattrapé 12 ans après le début de sa retraite...
            Vous êtes médecin, Mr Yang ? smiley


            • Krokodilo Krokodilo 12 janvier 2011 12:59

              Malheureusement, la collusion pouvoir-industriels-experts ne date pas d’aujorud’hui, et ceux qui se sont élevés contre l’amiante ont vu leur carrière freinée... aussi bien les focntionnaires que les experts libéraux ! Tant qu’il sera plus rentable d’être complice qu’honnête, ce genre d’affaire se reverra.

              L’UE cherche depuis des années à confier la pharmacovigilance à l’industrie pharmaceutique elle-même, la faisant juge et partie ! Nouveau vote au printemps, je crois.


            • brieli67 12 janvier 2011 13:23

              Marcel !


              Georges est d’abord lorrain !

              Il s’y connait, la silicose par exemple.

              Des officiers de Santé de l’ Etat , & néanmoins confrères, ont signé 
              des bons d’équarrissage bon pour la mine
              en connaissance de la cause. Les mineurs savaient ce qui les attendaient vers 4o ans.
              Dingue après 45, d’avoir fait travailler le mineur de fonds à l’ancienne au piquet et au marteau piqueur .... 

              L’amiante : l’Etat et ses services et ses serviteurs connaissent les bienfaits de l’amiante DEPUIS 1903.
              L’équation profits, avantages versus morbidité a été posée
              ce n’est que depuis 81 que l’amiante est revenu sur le tapis .. sans Tapie..

            • Georges Yang 12 janvier 2011 13:36

              Brieli
              Je fais la diférence entre les maladies professionnelles et les erreurs ou accidents thérapeutiques


            • brieli67 12 janvier 2011 13:53

              Dans un passé récent , j’ai suivi/conseillé le dossier d’bijoutier -sertisseur !

              Dans la profession on utilise des planchettes à l’amiante, les outils restent plus acérés que sur la planchette de bois ou de plastic.
              amiante non reconnue comme maladie professionnelle.

              Nous ne sommes qu’au début du PIC d’intox à l’amiante. Eternit pour tous et isolation isolation.....
              Sous Kouchner, tout un plan d’indemnisation a été mis en place en sollicitant les « patrons », les boîtes, les « décideurs », 
              Rien , l’Etat seul ( cad nous tous) règlons cette facture.

              PS : si besoin il y a des organismes AIDES aux Victimes à l’amiante qui sont efficaces qui prennent en charge les complications et « indemnisent » la victime de son vivant.


            • Georges Yang 12 janvier 2011 14:18

              Je ne me souviens plus du nom d’une entreprise de BTP où des ouvriers contaminés par l’amiante lors de déflocage demandaient à juste titre une indemnité
              Mais leurs syndycats avaient mis sur la liste des victimes des employés de bureau pour qu’ils touchent une indemnisation, alors qu’ils n’allaient jamais sur les chantiers


            • brieli67 12 janvier 2011 14:38

              Les cristalleries lorraines ... Saint-Louis ... le berceau royal


              les souffleurs et les tailleurs font du pneumo-thorax aigue 
              et des mésenthéliomes (cancer de la plèvre)

              Prise en charge ? meilleure depuis mes remplacements des années 80 ?



              Allo Fouquet’s du neuf les amis ?


            • Blartex 12 janvier 2011 16:29

              J’ai bossé chez un opticien. Pour faire des soudures sur des montures, ils utilisaient également ces planchettes...à l’amiante. Et on les utilise peut-être toujours...

              brieli67 :

              Dans un passé récent , j’ai suivi/conseillé le dossier d’bijoutier -sertisseur !

              Dans la profession on utilise des planchettes à l’amiante, les outils restent plus acérés que sur la planchette de bois ou de plastic.
              amiante non reconnue comme maladie professionnelle.

            • brieli67 12 janvier 2011 17:13

              alors inquiéte toi 

              et fais tes démarches à la Chambre de métier !

              il y a au moins un précédant .. et ce sera plus facile d’obtenir gains de cause.

            • mrdawson 12 janvier 2011 12:43

              Je ne vois pas exactement ce que les votants reprochent à l’article ? Le mediator aurait du être retiré du marché beaucoup plus tot certes, et j’espère que d’un coté servier sera condamné par la société pour rappeler que les règles des médicaments sur le marché doivent être respecté. Et, comme l’auteur, j’espère que ceci servira à clarifier et assainir les liens entre l’industrie et les institutions responsables des AMM. 
              Maintenant je ne vois pas bien à quoi vont servir les plaintes de patients, comme le dit l’auteur il va être extrêmement difficile d’identifier la part de la maladie chronique et celle du médicament. Et il est possible de condamner servier sans en passer par ce type de plainte, dont certaines déposé par des opportunistes sains.


              • Yohan Yohan 12 janvier 2011 12:47

                Bien vu Doc
                Article qui remet la balle au centre. Je me méfie des curées de ce genre. De plus, le médoc n’était pas prévu pour traiter l’obésité, et la propension française à lauto médication" a fait le reste. On fonce sans lire la notice et après on incrimine. Tout le monde sait que toute chimie n’est pas sans risque, et même s’il est probable que le Médiator soit un mauvais medoc, je vois surtout qu’on va défourailler sans distinction.


                • Krokodilo Krokodilo 12 janvier 2011 13:03

                  @Yohan, justement non, c’est un bon article mais qui ne remet pas la balle au centre. Le centre, c’est la faiblesse des pouvoirs publics face à l’industrie pharmaceutique en général et française en particulier, et la faiblesse envers les conflits d’intérêt.
                  L’homéopathie (les petits comprimés de placebo) échappe depuis des décennies au déremboursement parce que Boiron est très influent dans le Rhône, auprès du RPR puis de l’UMP, et fait du chantage à l’emploi. Evidemment, l’avantage c’est l’absence de toxicité !


                • Stupeur Stupeur 12 janvier 2011 13:14

                  Quel est le rapport avec l’auto médication ? 
                  Le médiator est prescrit par un médecin, non ? On ne peut pas l’acheter à la supérette du coin...
                  « On fonce sans lire la notice et après on incrimine » 
                  On suit surtout la prescription du médecin. Ce n’est pas Charasse qui a décidé tout seul de prendre du Médiator pendant 12 ans et ce n’est pas lui non plus qui décide de la dose à prendre. On n’est pas en train de parler d’infusion à la verveine...
                   

                • Krokodilo Krokodilo 12 janvier 2011 12:55

                  Pour une fois, je suis assez d’accord avec votre article, mais le point central n’est pas la dérive procédurière et le principe de précaution (lequel n’a justement rien à voir ici puisqu’on a sciemment maintenu un médicament inutile et dangereux, absence totale de précautions !), mais la collusion politiques-industriels-experts. Vous avez effectivement évoqué la nécessité pour les politiciens de mieux prendre en compte les conflits d’intérêt des experts, mais à une époque où le pantouflage des hauts fonctionnaires dans le privé, pour y vendre à un très haut salaire leur carnet d’adresse, est devenu une règle, comment penser que soudainement ils vont devenir honnêtes ? Le poisson pourrit par la tête, c’est bien connu, et quand la tête a perdu toute éthique, tout sens moral... la troupe fait de même.
                  Sur le plan symbolique, il serait urgent d’entamer une procédure de destitution de Servier de sa légion d’honneur, décoré par NS - longtemps avocat de Servier - avec force compliments.


                  • Giordano Bruno 12 janvier 2011 13:00

                    Votre article m’a fait pensé à cette vidéo intitulée « Le syndrome du larbin » :

                    http://www.dailymotion.com/video/xf1rs0


                    • Stupeur Stupeur 12 janvier 2011 13:24

                      Charasse ne se sentant pas malade n’a pas l’intention de déposer plainte, c’est bien ça ? 
                      Est-ce que d’autres personnes ayant pris du médiator et ne se sentant pas malade, ont tout de même décidé de déposer plainte ? 
                       

                      • Stupeur Stupeur 12 janvier 2011 17:49

                        Pourquoi le féliciter, lui en particulier, et dire qu’il a « des couilles et du bon sens » ? Il n’est pas plus à féliciter que des milliers d’autres personnes ayant pris du médiator, qui ne se sentent pas malades, et qui ne déposeront pas plainte non plus...
                         
                         


                      • Georges Yang 12 janvier 2011 13:27

                        Bonjour à tous
                        Je n’ai pas le temps de répondre individuellement, relisez :
                        Je ne suis pas complaisant avec Servier, mais il aut attendre les résultats d’un enquête indépendante
                        Je considère qu’il faut chercher les responsabilité et sanctionner les éventuels responsables à tous les niveaux
                        Il n’y a pas que le Mediator qui ne serve à rien : homéopathie, cures thermales et entre 1000 à 2000 médicaments peu ou pas efficaces
                        Je souligne aussi la responsabilité des généralistes

                        Par contre, je ne suis pas partisan de l’indemnisation individuelle, ce qui n’empêche pas de pénaliser Servier financièrement


                        • brieli67 12 janvier 2011 14:06

                          l’article LARBIN de Docdory contre-feu 

                          indemnisons les quelques cas de Mediator 
                          parapluie du Pondéral et Isoméride.



                        • brieli67 12 janvier 2011 14:18

                          Documentez vous sur ce site 


                          des plaintes contre Servier et les « décideurs » coupables/responsables seront déposées les prochains jours.


                          vrai faux scoop de Libé




                          • brieli67 12 janvier 2011 15:21

                             !! Bonne année !!


                            celà ne date pas des dernières chutes de neige !

                          • JL JL 12 janvier 2011 14:49

                            Bonjour George Yang, vous écrivez, je cite : « il se développe en France, depuis une bonne dizaine d’années, deux dérives. La première est une dérive rapace et procédurière, qui ne concerne pas que le médicament, à la recherche d’indemnités sonantes et trébuchantes »

                            En soulignant « dérive rapace et procédurière » !

                            Vous croyez vraiment ce que vous dites là ? Pour ma part, il ne s’agit pas de dérive mais de la logique que porte en lui le libéralisme. Quant à l’aspect rapace et procédurier, je n’y vois rien d’autre que la légitime réponse du berger consommateur à la bergère producteur, ou plus exactement aux « profiteurs ».

                            « Sérieusement, vous croyez vraiment que Peugeot produit des voitures, Michelin des pneumatiques et Aventis des médicaments ? Bien sûr que non ! Ils produisent des profits. » (Jean-Pierre Berlan)


                            • Georges Yang 12 janvier 2011 14:56

                              Je ne suis pas en contradiction avec votre analyse, les entreprises, y compris les laboratoires visent les profits, c’est normal
                              C’est au pouvoir publics et à la justice de vérifier si ces profits sont licites ou non

                              Cela n’empêche que la dérive procédurière venue des USA vient gangrener la France, cf les plaintes pour avoir glissé sur une frite ou une feuille de laitue

                              Si on proposait aux plaignants de reverser automatiquement une partie des indemnités obtenues par voie de justice à un fond commun d’indemnisation, il y aurait curieusement beaucoup moins de plaignants

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