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Accueil du site > Actualités > Santé > Médiator : dès 1994, les médecins étaient informés du fait que (...)

Médiator : dès 1994, les médecins étaient informés du fait que c’était une amphétamine

Dans un communiqué daté du 26/11/2009, l'Assapas (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) décidait de retirer son AMM (autorisation de mise sur le marché) au Médiator (benfluorex), des laboratoires Servier, ainsi qu'à tous les médicaments contenant du benfluorex (les génériques du Médiator) (1). Cette suspension était consécutive à la survenue de cas d'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) et de valvulopathies graves pouvant évoluer vers l'insuffisance cardiaque. Cette suspension d'AMM faisait suite à une première restriction d'AMM en 2005 époque à laquelle était imposée un renforcement de l'information sur les effets secondaires neuro-psychiatriques du Mediator, et en 2007, l'AMM du Médiator se voyait amputée de l'indication »hypertriglycéridémie »(NDLR : augmentation de la concentration d'un certain type de graisses dans le sang). Ne restait à l'époque que l'indication »patients diabétiques en surcharge pondérale, en complément d'un régime adapté."
 
Or, cette indication restante était plus que contestable et ce fait était parfaitement connu des médecins dès octobre 1994. Examinons les faits :
En octobre 1994 un document circulaire intitulé »prescription médicamenteuse et toxicomanie / Guide pratique en médecine ambulatoire »était adressé aux médecins français. (cf photocopies du document en fin d'article, si le système d'adjonction d'image d'agoravox veut bien fonctionner pour une fois !)
Cet opuscule était une réalisation collective, signée par :
 
1°) l'association nationale »généralistes et toxicomanies (Dr Fhima (69), Dr Jourdain(69), Dr Afchain (93) Dr Binder (17) Dr Polomeni (95) Dr Polomeni (95) et Dr Mucchielli (06)
2°) Le centre d'évaluation et d'information sur la pharmacodépendance de Grenoble (Dr Mallaret et Dr Daniel)
3°) Le service d'inspection régionale de la Pharmacie- direction régionale des affaires sanitaires et sociales Rhône-Alppes (Mme Valençon)
4°)Le Service Toxicomanie de la DirectionDépartementale des affaires sanitaires et sociales de Savoie (Dr Legrand)
5°) Le réseau VIH Savoie REVIH 73 (Dr Rogeaux)
6°) Le réseau Santé -Toxicomanies_Savoie (Dr Vignoulle)
 
Le deuxième chapitre de cette publication,de la page 5 à la page 9 était intitulé »présentation des spécialités dont l'usage peut être détourné ».
 
Un sous-chapitre, appelé »médicaments apparentés à l'amphétamine »contenait la phrase suivante :»stimulants, souvent déviés en association à l'alcool, l'héroine ou la morphine : Dinintel, Fenproporex, Ordinator, Préfamone, Ténuate-Dospan, mais aussi Anorex, Incital, MEDIATOR, Modératan, Orténal.
 
Le risque paraît plus faible pour Pondéral Retard et Isoméride, mais une vigilance doit être maintenue. »(fin de citation).
 
En résumé, cette liste contenait tous les »coupe faim », anorexigènes amphétaminiques répertoriés et défavorablement (2) connus comme tels, et le Médiator s'y trouvait en bonne place et était considéré comme plus à risque que l'Isoméride, autre produit phare du laboratoire Servier, (dont l'interdiction pour effets indésirables cardiologiques fut obtenue en 1997) (3)
 
Donc, nous pouvons constater que dès 1994, la classe pharmacologique réelle du Mediator était parfaitement connue : celle d'un anorexigène amphértaminique et nullement celle d'un antidiabétique. Certes, le laboratoire Servier aurait pu tenter de faire valoir que l'un n'empêche pas l'autre, et aurait pu prétendre que la molécule de benfluorex puisse à la fois être anti-diabétique et anorexigène. Encore aurait-il fallu préalablement qu'il admette publiquement les faits présentés par le guide pratique sus-mentionné.
 
Mais examinons cette hypothèse, selon laquelle une amphétamine pourrait être aussi un antidiabétique. Est-elle plausible d'un point de vue scientifique ?
 
Pour éclaircir ce point, il faut tout d'abord préciser qu'il y a deux types principaux de diabète (augmentation pathologique du taux de glucose dans le sang) :
 
- le diabète de type 1, du à une insuffisance profonde de fonctionnement du pancréas endocrine, qui ne sécrète plus suffisamment d'insuline, hormone qui permet au glucose (le principal sucre utilisé par l'organisme) d'entrer dans les cellules. Ce diabète de type 1 se traite par des injections d'insuline à vie, et n'a pas de rapport avec le sujet qui nous concerne.
 
- le diabète de type 2, survenant le plus souvent chez l'adulte en surcharge pondérale, chez lequel l'insuline est sécrétée normalement, mais ne parvient plus à faire rentrer de glucose dans des cellules déjà surchargées, par des mécanismes qu'il serait trop long d'expliquer ici. Cette deuxième variété de diabète, qui est celle qui nous intéresse, se traite par un régime, l'exercice physique, si possible, et éventuellement par des médicaments en cas d'échec des deux premières mesures.
 
Le traitement du diabète de type 2 sert essentiellement à prévenir les graves complications vasculaires qui en résultent : atteinte athéromateuse des gros vaisseaux, entrainant insuffisance coronarienne, accidents vasculaires cértébraux et artérite des membres inférieurs, et microangiopathie diabétique pouvant entraîner cécité, insuffisance rénale et autres complications.
 
Le traitement du diabète de type 2 doit obligatoirement être associé à celui des autres facteurs de risque vasculaire, dont il est l'un des principaux. 
 
Pour mieux faire comprendre au lecteur ce qu'est un facteur de risque vasculaire, il est tentant d"établir une comparaison avec la sécurité routière, dans un but de clarté :
 
Quelqu'un en bonne santé qui roule à 130 km/h sur l'autoroute, avec une vue correcte, sans avoir bu ni pris de drogue, en ayant bien dormi la nuit précédente, et dans un véhicule dont les réparations exigées par le contrôle technique sont bien faites, a fort peu de chances d'avoir un accident. Par contre, quelqu'un qui prend un traitement tranquillisant, qui a oublié ses lunettes, qui a fait la fête toute la nuit, roule avec 2 g d'alcoolémie, roule à 180 km/h, a fumé 4 pétards avant de prendre le volant d'une voiture dont le contrôle technique n'a pas été fait depuis longtemps, et dont les pneus n'ont pas été gonflés depuis trois ans, eh bien ce conducteur à une probabilité extrêmement élevée d'avoir un accident. On voit donc qu'il existe des facteurs de risque d'accidentologie routière : le mauvais état général et visuel du conducteur, l'alcool, les drogues, la vitesse, la fatigue, le mauvais état du véhicule. Ces facteurs ne s'additionnent pas entre eux, ils se multiplient !
 
De la même façon, en matière de maladies cardio-vasculaires, nous avons quatre facteurs de risque majeurs : le diabète, le tabagisme, l'hypercholestérolémie, l'hypertension artérielle, et d'autre facteurs non négligeables : l'obésité, en particulier abdominale, la sédentarité, les antécédents familiaux, entre autres.
 
Quelqu'un qui ne présente aucun des facteurs de risque sus-mentionnés n'a que très peu de probabilité d'avoir un jour un accident cardio-vasculaire. Quelqu'un qui cumule tous ces facteurs a, au contraire, une probabilité très élevée de faire un infarctus, un accident vasculaire cérébral ou autres complications vasculaires dans les années qui viennent !
 
Le principe de base de la prévention des maladies cardio-vasculaires, qui sont l'une des principales causes de mortalité prématurée en France, est donc d'agir simultanément sur tous ces facteurs de risque. Mais un être humain est quelque chose de bien plus compliqué que la sécurité routière. Il existe des cas dans lesquels l'action favorable sur un facteur de risque peut entraîner une action défavorable sur un autre. Cela implique évidemment que, pour faire de la bonne médecine préventive, le traitement de l'un de ses facteurs de risques ne doit pas aggraver les autres : imaginons par exemple qu'un traitement pour l'hypertension ait pour effet secondaire chez certains patients d'augmenter le taux de cholesterol dans le sang, cela imposerait l'interruption de ce traitement anti-hypertenseur chez les patients en question..
 
Ceci n'est pas une idée seulement théorique : un antidiabétique, l'Avandia (rosiglitazone), faisait bel et bien baisser le taux de sucre dans le sang, mais faisait prendre pas mal de poids aux malades qui le prenaient, donc améliorait un facteur de risque tout en aggravant un autre. (4).Personnellement, je n'en avais jamais prescrit à cause de cet effet secondaire, et bien m'en a pris, car, comme c'était hautement prévisible à la lecture de sa notice dès la commercialisation, la surveillance de ce produit par la pharmacovigilance a fini par démontrer qu'il augmentait fortement le risque d'affections cardiaques, il a donc été retiré du marché ! (5)
 
« Primum non nocere »est un des principes de bases de la médecine. Comme disait Hippocrate :»« Avoir, dans les maladies, deux choses en vue : être utile ou du moins ne pas nuire »(« ἀσκέειν, περὶ τὰ νουσήματα, δύο, ὠφελέειν, ἢ μὴ βλάπτειν »).
 
Appliquons ce raisonnement médical de simple bon sens au Médiator.
 
Tout le corps médical, comme nous l'avons vu plus haut, était averti dès 1994 du fait qu'il s'agissait d'une amphétamine. Or, quels sont les effets secondaires cardio-vasculaires bien connus et bien établis, constants et communs de toutes les amphétamines ? Ces effets secondaires sont décrits ici (6) :»L’administration d’amphétamines expose à des risques somatiques comme psychiques. Au plan somatique, les amphétamines accélèrent le rythme cardiaque, d’où hypertension artérielle avec risque d’hémorragies (cerveau, poumon), et troubles du rythme. De plus, elles ont une action vasoconstrictrice (NDLR : réduction du calibre des vaisseaux sanguins) qui aggrave encore l’hypertension.". Un cas célèbre d'intoxication amphétaminique fut celui du décès subit du cycliste Tom Simpson, au tour de France 1967.
 
On comprend donc que les effets délétères cardio-vasculaires des amphétamines, ensemble de molécules à auquel appartient le Médiator, excèdent très largement, et de loin, le bénéfice qui pourrait être induit par une hypothétique diminution de la glycémie.
 
Quel aurait d'ailleurs pu être le mécanisme de la discutable diminution de la glycémie alléguée par le laboratoire Servier, et qui prétendument aurait justifié la commercialisation et le remboursement par la sécurité sociale du Médiator ? C'est très simple : les amphétamines ont pour caractéristique commune de couper l'appétit. Les diabétiques de type 2 étant généralement trop gros, la diminution des apports alimentaires causée par la prise de Médiator devait avoir une petite action statistique sur le taux de glycémie, avec diminution légère de celui-ci dans les premiers mois du »traitement »(l'effet anorexigène diminue ensuite).
 
Par conséquent, la connaissance, largement diffusée, du caractère amphétaminique du Médiator aurait du suffire à le discréditer dès 1994 en tant qu'antidiabétique. Les autorités de santé auraient du non seulement le dérembourser dès cette époque, mais également le retirer du marché. Il est impossible d'imaginer que le laboratoire Servier n'ait pas été averti de l'existence du document diffusé en 1994. Il a continué malgré cela à le faire présenter comme anti-diabétique par ses visiteuses médicales (Celles-ci avaient d'ailleurs bien »appris la leçon »puisqu'elles niaient, en utilisant des pseudo-arguments chimiques qu'elles semblaient connaître par coeur, la nature amphétaminique du produit lorsqu'on leur objectait ce document).
Il est inconcevable que les »experts »chargés de l'AMM et du remboursement des médicaments, n'aient pas été capables de tenir le raisonnement médical simple exposé plus haut, raisonnement à la portée de tout médecin généraliste de base.
 
Un dernier point, non documenté malheureusement, au sujet du Médiator. En 1983-1984, lorsque je finissais mes études médicales, j'ai fait fonction d'interne pendant un an dans le service de médecine interne et d'endocrinologie de ma ville. Il était fréquent que des diabétiques de type 2 y soient hospitalisés pour diverses raisons. Dès cette époque, les malades qui arrivaient avec un »traitement »par le Médiator se voyaient supprimer, dès l'entrée dans le service, ce médicament (qui provoquait des sourires narquois chez le chef de service et les chefs de clinique, tous endocrinologues) Ces malades ressortaient bien sûr du service sans Médiator sur l'ordonnance de sortie...
 
Dès cette époque, l'inutilité du produit était donc parfaitement connue dans les services spécialisés, et, si mes souvenirs sont justes, était également enseignée dans les cours de pharmacologie dispensés aux étudiants en médecine.
 
Une conclusion s'impose : il faut revoir entièrement le système d'attribution de l'AMM et du remboursement des nouveaux médicaments, en particulier, les experts qui y travaillent doivent être totalement dépourvus de lien avec l'industrie pharmaceutique, afin d'éviter tout conflit d'intérêt, qui ne manquent pas de survenir autrement... Pourquoi d'ailleurs ne pas mettre aussi quelques généralistes expérimentés dans ces structures, afin qu'ils y apportent un minimum de bon sens et d'expérience de terrain !
 
Docdory
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Document envoyé en 1994 aux médecins

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151 réactions à cet article    


  • clostra 20 décembre 2010 11:17

    Ecoutez DocDory : arrêtez de vous « foutre de nous » !
    Arrêtez ou bien ça risque de très mal se terminer !

    "Pour mieux faire comprendre au lecteur ce qu’est un facteur de risque vasculaire, il est tentant d"établir une comparaison avec la sécurité routière, dans un but de clarté "

    Vous êtes médecin ainsi que vos confrères : c’est VOUS qui devez savoir ça mieux que nous et nous soigner correctement en utilisant votre intelligence et vos connaissances.

    Vous le savez, la plupart d’entre nous n’y connaissent rien et de plus ne sont pas autoriser à s’autoprescire notamment dans ce domaine.

    Alors si VOUS médecins, avez décidé de compliquer la vie des malades atteints de diabète c’est à VOUS seuls qu’il faut vous en prendre !

    Les vrais malades : c’est VOUS !


    • docdory docdory 20 décembre 2010 11:52

      @ Clostra

      J’avoue ne guère comprendre votre réaction. Sans doute y a t-il un malentendu ?
      J’explique dans mon article pourquoi, moi, médecin généraliste, je n’étais pas prescripteur de médiator et pourquoi, à mon avis , il aurait du être supprimé dès 1994.
      Le médecin a un devoir d’information. J’ai refusé à de nombreuses reprises de prescrire du médiator à des diabétques, je leur ai expliqué pourquoi. Je ne vois pas en quoi j’aurais compliqué la vie des malades en les informant de l’inutilité et du caractère néfaste d’un « médicament » .
      Je ne vois pas en quoi le fait de rendre public le document que je cite dans mon article serait , comme vous le dites « se foutre des patients » . L’information doit circuler, même si elle est déplaisante à apprendre.

    • clostra 20 décembre 2010 12:14

      Vous êtes un CORPS et vous le savez très bien ! Que m’importe de savoir que dans un coin de France un médecin a réfléchi - mais pas suffisamment pour alerter en temps et heure et expliquer tout ça - mais au point d’alerter par tous les moyens possibles ses confrères.

      Que voulez-vous ? un satisfecit ? Je vous l’accorde et vous médaille pour la peine !

      Dans mon quartier, un médecin généraliste qui oeuvre pour des populations plutôt défavorisée, a protesté contre un traitement contre le cancer infligé à un (ou plusieurs) de ses malades. Résultat : harcelée, contrôlée et que sais-je, tout cela l’a conduite en déprime et en HP pour finalement lui ôter l’autorisation d’exercer.

      Alors : si vous aviez été plusieurs, plus nombreux, plus offensifs, plus déterminés : peut-être effectivement vous aurait-on enlevé le droit d’exercer mais au moins, aujourd’hui vous regarderiez tous vos patients actuels ou potentiels dans les yeux !


    • jymb 20 décembre 2010 13:12

      Désolé de vous le dire Closta, mais cette aggressivité est déplacée


    • heyben 20 décembre 2010 14:40

      Penser que tous les médecins se vallent ne serait-il pas un peu simpliste ??


    • foufouille foufouille 20 décembre 2010 14:52

      @ doc
      tu es un des cas a part
      la plupart des medecins rencontres se foutent des contreindications
      un ami avait 5 medocs dont 3 contre indiques


    • clostra 20 décembre 2010 15:08

      @jymb

      Vous avez raison : la patience, l’endurance, voire la prière sont meilleures conseillères. Et pour tout vous dire je ne fais pas partie des 5 millions qui ont absorbé les 145 millions de boites. Alors, pourquoi s’en faire en effet !


    • clostra 20 décembre 2010 11:18

      C’est MONSTRUEUX et vous en rajouter une couche !


      • clostra 20 décembre 2010 11:25

        145 millions de boites vendues
        5 millions de personnes ont pris ce médicament dont les génériques viennent d’obtenir une autorisation de mise sur le marché

        La France n’a plus de médecins : voilà ce qu’il faut dire !


        • alberto alberto 20 décembre 2010 11:50

          clostra : c’est trop fort de râler après Docdory, qui justement rappelle qu’il ne prescrivait pas ce médicament.

          Quant à certains représentants de la profession : se méfier de ceux qui prescrivent à tout va...

          Bien à toi.


        • clostra 20 décembre 2010 12:07

          Je vais répondre à Doctory ci dessus pour lui reprocher sa mollesse.

          Bien sûr que chaque médecin peut faire dans son coin ce qui semble juste et lorsqu’il est trop tard expliquer les motifs de son choix !


        • docdory docdory 20 décembre 2010 13:20

          @ Clostra

          « Mollesse » dites-vous ?
          En 1994 il n’y avait pas internet, ou bien c’était réservé à une élite de gens qui savaient se servir d’un ordinateur, Agoravox n’existait pas et presque aucun médecin n’avait d’ordinateur ( moi même , j’ai eu mon premier ordinateur et donc mon premier accès internet en 2006, date de mon premier article sur agoravox ) 
          Par conséquent, en 1994, je n’aurais pas eu la possibilité matérielle de faire publier cet article .

        • clostra 20 décembre 2010 15:24

          @l’auteur
          Bien sûr que je ne vous en veux pas nommément et encore moins de publier un article intéressant et très pédagogique.
          Mais il faut comprendre des heures et des heures, des années pour tenter de faire prendre conscience que notre médecine est à la dérive avec une seule certitude : arriver trop tard !

          Vous le savez, et peut-être même préparez d’autres articles pédagogiques pour d’autres molécules ou thérapeutiques qui font actuellement des ravages. Car nous n’en avons pas fini ! ceci par exemple publié par l’Express et même après cette liste, d’autres listes et associations et, vous le savez : nous sommes mal soignés, surmédicalisés, chacun son petit truc à prescriptions etc Les familles ne savent plus soigner les maux courants, relativiser certains épisodes, s’interroger...

          Or, vous participez, malgré tout, à un service public qui sans doute devrait signifier (du moins on nous le fait entendre) que partout où que nous soyons, nous sommes traités de la même façon et avec compétence.

          Plus encore, la masse de nos cotisations nous échappe et est très certainement convoitée...

          Il faut revoir tout ça. Internet est une porte qui s’ouvre. Les médecins le disent, leurs patients arrivent souvent avec un diagnostic qu’ils ont fait eux-mêmes. Chacun est/devient LE spécialiste de SA maladie et chacun réagit avec sa propre physiologie. Or, si le médecin est un piètre prescripteur : quel rôle peut-il encore bien pouvoir jouer ?


        • JL JL 20 décembre 2010 11:29

          « Une conclusion s’impose : il faut revoir entièrement le système d’attribution de l’AMM et du remboursement des nouveaux médicaments, en particulier, les experts qui y travaillent doivent être totalement dépourvus de lien avec l’industrie pharmaceutique »

          Entièrement d’accord, mais aussi : la formation continue des médecins est trop importante pour être laissée entre les mains des laboratoires pharmaceutiques. : la façon de faire actuelle en ce domaine n’est ni plus ni moins que de la corruption institutionnalisée.


          • docdory docdory 20 décembre 2010 13:23

            @ JL

            Nous sommes d’accord sur ce sujet .

          • alberto alberto 20 décembre 2010 11:31

            Bonjour, Docdory :

            Merci pour cet article très pédagogique.

            Mais au-delà de ces considérations techniques, ne suffit-il pas de rappeler que l’AFSSAPS est financée majoritairement (un rapport de l’IGAS indique 80% ?) par l’Industrie Pharmaceutique ! Et que dans ces conditions il parait évident que l’intérêt de l’AFSSAPS n’est pas de faire des misères à la main qui la nourrit.

            Au-delà du Mediator, la liste est longue des médicaments retirés du « marché » suite aux effets négatifs pouvant entrainer la mort des patients...

            Par ailleurs, ne pas oublier que, toujours dans le but de protéger ses bienfaiteurs, l’AFSSAPS, mène une chasse impitoyable à ceux qui pourraient concurrencer les laboratoires, je veux parler des compléments alimentaires bien que le bilan mortifère soit quasi nul et qu’ainsi que tu le rappèles : ils ont au moins le mérite de ne pas aggraver les maux dont souffrent ceux qui les consomment. Voir à ce sujet la traque menée il y a quelques années à la poursuite de Le Ribaud pour lui interdire de commercialiser son silicium organique alors qu’aujourd’hui quelques labos « officiels » se proposent, réutilisant sa formule, de le commercialiser à leur profit.

            Mais le public étant de plus en plus averti de ces questions, je pense que quelques poursuites judiciaires assorties de lourdes sanctions pourraient changer les choses : à condition que les magistrats soient, eux, exemplaires.

            Bien à toi.


            • docdory docdory 20 décembre 2010 12:00

              @ Alberto

              Effectivement, comme je le signale dans la conclusion de mon article, il faut revoir entièrement le système d’autorisation de mise sur le marché des médicaments, la principale réforme constituant à nommer à l’AFFSAPS des experts totalement indépendants des labos pharmaceutiques .
              On ne doit plus tolérer de conflits d’intérêts !

            • clostra 20 décembre 2010 12:18

              Ne pas dire n’importe quoi sur les compléments alimentaires. Certains ne conviennent pas, d’autres ont une préparation douteuse, enfin, certains sont dangereux pour certaines personnes.


            • alberto alberto 20 décembre 2010 12:59

              Oui, clostra, le monde n’est pas binaire et certains compléments alimentaires peuvent aussi présenter des problèmes. Ce que je veux signaler, c’est qu’à l’usage, ils sont infiniment moins dangereux que certains médicaments, et qu’ils sont bien plus surveillés.

              Bien à toi.


            • Blartex 20 décembre 2010 14:39

              Bonjour,

              Faut-il également rappeler que l’AFSSAPS, de triste mémoire, s’intitulait il fut un temps pas si lointain « l’agence du médicament ». Elle fut « obligée » de changer de nom à la suite (pour cause) de l’affaire du SANG CONTAMINE. Style je me dédouanes, c’est plus moi, c’est pas mon nom...

              Le pire que j’ai vu (su), c’est quand on m’a envoyé un papelard sur la grippe à l’air, de Bachelot il me semble.
              « Tout les essais ont été faits, ce vaccin est fiable » !
              Un mois après sa fabrication, l’AFSSAPS a fait des essais cliniques sur un produit qui n’existait pas encore... Des essais qui ont duré trente jours pour nous dire qu’au bout de quelque temps il n’y avait pas de" risque !!!

              Oui, je sais, on se fout de notre gueule, la majorité des employés de l’AFSSAPS sont des médecins, des pharmaciens, des épouses de, des maris de, de la caste de...

              Tout ça ça travaille ensemble,...

              Enfin quelque chose me rassure, je n’ai pas choppé la grippe l’an dernier, ni la blennorragie cervicale.


            • Blartex 20 décembre 2010 16:54

              "Mais au-delà de ces considérations techniques, ne suffit-il pas de rappeler que l’AFSSAPS est financée majoritairement (un rapport de l’IGAS indique 80% ?) par l’Industrie Pharmaceutique !« 

              Et qui sont les vingt pour cents qui restent ?
              Perso je dirais cent pour cent. Puisque ce n’est pas l’état qui finance, pas moi non plus ?

              Au fait, savez-vous qu’à l’AFSSAPS des gens travaillent dans des caves, en sous-sol, à coté de garages, d’émanations de tuyaux d’échappement de voitures ?
              Voir les »archives", une dégueulasserie comme il en existe peu dans une entreprise...
              Deuxième sous-sol, les archives de l’AFSSAPS, respirez, c’est du bon air.


            • Blartex 20 décembre 2010 16:58

              blartex,

              suite,...

              Et ces pauvres gens ont des contrats cdd, ils n’ont qu’à la fermer, respirer cette merde et faire des courbettes à ceux du haut.

              Pardon, je m’emporte.


            • Philou017 Philou017 20 décembre 2010 23:20

              Blartex :j’avais collationné un certain nombre de renseignements sur l’afssaps. Rien d’étonnant donc à ce qui apparait au grand jour aujourd’hui. Je les remet ici :

              En 2003, Jacques Valentin écrivait :
              "Notons aussi que l’AFSSAPS contrairement à ses obligations d’information des professionnels et des usagers n’a mis en ligne sur son site Internet qu’une petite partie des avis de la commission de la transparence ! Et encore faut-il aller « à la pêche » car ils sont dispersés et sans lien avec la section sur le SMR ! On croit rêver ! Sans doute une pudeur légitime, même chez ces grands cyniques, devant l’incroyable médiocrité du travail fourni. Car effectivement, les avis que j’ai pu consulter souffrent tous de la même abscence de justification, sont parsemés de pétition de principe et d’arguments d’autorité, et devrait donc être annulés de la même façon par le CE s’ils sont attaqués !"
              http://gestionsante.free.fr/jurisprudenceduce.htm

              D’autre part :

              Dans leur ouvrage « Santé mensonges et propagande », Thierry Souccar et Isabelle Robard ont dénoncé les conflits d’intérêts déclarés des membres de l’AFFSAPS. Sur 675 personnes siégeant dans cette organisation, près de 415 personnes (donc 62.4%) déclarent avoir des intérêts dans l’industrie pharmaceutique, cosmétique ou autre.

              Les auteurs mettent en garde quant à la nécessaire indépendance de cet organisme en ce qui concerne la santé publique, qui se retrouve pilotée par les intérêts commerciaux, au lieu d’être pilotée par l’intérêt général.

              http://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_fran%C3%A7aise

              Didier Torny, chargé de recherche à l’INRA-TSV : Je partage une grande partie des constats qui viennent d’être faits. La conception de la norme et son application ont largement évolué sous influence européenne. Les acteurs privés sont incités à mettre en œuvre eux-mêmes les tests, ce qui pose une question fondamentale : que deviennent alors les procédures de vigilance, d’alerte et de surveillance, qui relèvent normalement du domaine public ? Comment le « faire » et le « faire faire » s’articulent-ils ? Et le public, qui manque de personnels et de compétences, peut-il contrôler les activités du privé ?

              http://www.strategie.gouv.fr/revue/article.php3?id_article=255

              Les acrobaties de l’Afssaps avec les conflits d’intérêts

              Agence de sécurité sanitaire : financement industriel, conflits d’intérêts, dépendance, opacité, danger excellent.

              Que se passe-t-il quand les « experts » de l’AFSSAPS manquent à leurs obligations déclaratives ?

              Et voilà que l’AFSSAPS nous fait cadeau d’une autre AMM conditionnelle, honteusement donnée à un somnifère dont trois essais cliniques sur cinq ont été non concluants, dont le bénéfice théorique est très modeste et celui clinique probablement inexistant, dont les interactions médicamenteuses sont potentiellement très nombreuses mais non étudiées (vive la sécurité !), dont les effets secondaires déjà connus ne sont pas anodins et qui, de surcroît, n’est à utiliser qu’entre 55 et 65 ans
              http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/

              Comment les experts de l’AFSSAPS autorisent un nouveau médicament (Commission AMM)

              De toute façon, il faut se rendre compte que l’industrie pharmaceutique a pourri le systeme médical de l’intérieur :

              La presse et spécialement la presse médicale, ainsi que l’enseignement médical sont sous contrôle quasi-total des laboratoires .

              http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-psychose-de-grippe-h1n1-aurait-67801#forum2382668

              citations : " la politique du médicament est inféodée aux lobbies pharmaceutiques* ", (Cf, rapport de la Cour de Comptes, septembre 2001, sur la sécurité sociale).

              "La cour des comptes rajoutait que la formation et l’information des médecins est assurée principalement par ces même laboratoires pharmaceutiques"

              http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/roselyne-devant-les-juges-67691#forum2378190


            • pierrot pierrot 20 décembre 2010 11:43

              Bonjour,

              Une enquête de l’IGAS est en cours afin de comprendre l’origine de ce scandale sanitaire.
              Une enquête parlementaire est aussi acceptée.

              Le Médiator de Servier a été commercialisé dès 1976 et interdit très tardivement le 30 novembre 2009.
              L’AMM a été accordé pour 2 seuls usages : diminuer le taux de triglicéride et chez les diabétiques en surpoids.

              Il a été prescrit, à tort, par de nombreux médecins comme « coupe faim ».

              D’après l’étude de la CNAM, il serait responsable de 500 à 1000 morts mais d’autres valeurs plus élevées sont émises, jusqu’à 2000 morts induits, d’après d’autres études : catherine Hill de l’Institut Gustave Roussy, Mahmoud Zureik et Agnès Fournier de l’INSERM.

              Ce scandale est difficilement compréhensible car de nombreuses alertes avaient été déclenchées par des medecins et la revue médicale « PRESCRIRE » concernant sa toxicité :
               valvulopathie et hypertension artérielle pulmonaire.

              Les experts savaient que le Médiator a le même métabolite toxique : le norfenfluramine que l’Isoméride de Servier qui a été interdit en 1997.
              Il aurait donc été judicieux d’interdire le Médiator dès 1997.

              300 000 patients l’utilisaient encore fin 2009 lors de son interdiction et 2,6 millions de patients l’ont utilisé depuis sa commercialisation 1976.

              Il est patent qu’il faudrait réformer au plus tôt l’AFSSAPS et le comité de pharmacovigilence afin d’éviter de nouveaux scandales sanitaires.

              Il serait judicieux de rendre ces organismes l’indépendance financière et d’expertise (et non sous l’influence et la collusion avec l’industrie pharmaceutique).
              Pour cela il faut un budget rattaché directement à l’Etat et des experts sanitaires qui soient des salariés indépendants (L’Agence de Sûreté Nucléaire est un bon modèle de statut).

              Cela a un coût.
              Mais ce scandale a aussi un coût élevé pour les patients, l’industrie pharmaceutique, les agences de santé, le gouvernement etc.

              Bonne journée.


              • foufouille foufouille 20 décembre 2010 11:43

                les medecins obeissent donc a bigpharma
                les patients on s’en fout


                • docdory docdory 20 décembre 2010 11:54

                  @ Foufouille


                  Ne généralisez pas
                  Je ne prescrivais pas de Médiator, et une grande partie de mes confrères n’en prescrivaient pas non plus , pour les mêmes raisons que moi .

                • pierrot pierrot 20 décembre 2010 12:38

                  D’après la CNAM et plus récemment l’Ordre national des médecins (Dr André Deseur), la majorité des prescriptions médicales du Médiator ont été faites hors des 2 utilisations (diminutions du taux de triglicérides et diabétiques).

                  Les pharmaciens ont aussi, semble t-il fait preuve d’absence de vigilence) en vendant le Médiator sans ordonnance (information à confirmer).


                • Blartex 20 décembre 2010 14:47

                  foufouille,

                  vous résumez bien la situation.

                  Elle perdure depuis des dizaines d’années.

                  Les amphétamines sont même rentrées dans nombre de pharmacies « homéopatiques » !
                  Notamment dans celles qui proposent de « maigrir », j’ai bossé là dedans, je peux témoigner...


                • ELCHETORIX 20 décembre 2010 15:24

                  Bien dit , foufouille , le scénario était le même avec le VIOXX dont plusieurs patients en sont morts !
                  Dire qu’un spécialiste des os m’en avait prescrit et qu’heureusement je n’avais pas utilisé .
                  Depuis que je suis entré dans le monde du travail , je me méfie de ces praticiens surtout ceux de la médecine du travail payés par les employeurs !
                  Idem pour ceux du privé , il n’a que les chirurgiens à qui j’ai confiance avec leur taux d’erreur infime .
                  Tous les médecins ne sont pas à mettre dans le même sac , mais la plupart d’entre-eux , ne sont que les relayeurs de BIG-PHARMA et leurs visiteurs médicaux !
                  Apparamment , Doctory , vous êtes un praticien consciencieux , continuez , merci !
                  RA .


                • Blartex 20 décembre 2010 19:23

                  salut foufouille

                  les médecins, ils font ce qu’on leur a appris.

                  Ils pensent à leur fortepeuille, mais surtout pas au tien.

                  Le patient, il patiente.

                  Mais bon, fonçons.


                • Krokodilo Krokodilo 20 décembre 2010 11:58

                  Manifestement, vous n’avez pas lu l’article : ce sont des médecins qui ont donné l’alerte, notamment ceux qui participent à la rédaction de la revue Prescrire, ainsi que la pneumologue dont les médias se sont fait l’écho ces temps-ci.
                  Le problème est celui de la dépendance des gens - médecins ou pas - qui sont à des postes décisionnels comme ceux de l’agence sanitaire, ou maintenant ceux qui décident de l’autorisation de mise sur le marché européen : lisent-ils réellement leurs dossiers ou se contentent-ils de faire une bouffe et de toucher leur jeton de présence ?
                  Rappelons que le patron de Servier a été récemment décoré de la main de notre président : pourquoi ne pas envisager de le déchoir de sa légion d’honneur compte tenu du comportement de Servier avant et après la révélation de ce scandale ?
                  Autre aspect : la nouvelle secrétaire d’état a travaillé dix ans pour les laboratoires pharmaceutiques, ce n’est pas le gage d’une grande indépendance.


                  • Krokodilo Krokodilo 20 décembre 2010 11:59

                    Heu... je m’adressais à Clostra, mais j’ai dû rater une manip.


                  • clostra 20 décembre 2010 12:41

                    Oui je réponds et j’ai répondu sur l’alerte que n’ont pas donné tous ces médecins qui savent très bien comment ça se passe chez leurs confrères.

                    La chaîne des responsabilités est telle !

                    Commençons par ces Associations de diabétiques, les plus proches des malades et qui prodiguent des formations. Leur budget, leur financement (vous savez, ces petits appareils à lire les glycémies gratuits avec abonnement, comme les portables...) qui soutiennent les grands Congrès de diabétologie.

                    Tiens ! les Congrès avec les éminents professeurs spécialistes du diabète et leurs confrères endocrinologues : un lieu unique pour faire passer l’information et la faire remonter et redescendre. Et la Société de diabétologie ?

                    Tous ces émérites inclus dans l’Académie de médecine

                    Tout ce monde redispatché dans l’AFSSAPS, l’IVS, l’IGASS, les Agences, sans compter, nos pauvres représentants dans les CPAM, CNAM...

                    Tous ces gens qui donnent de la crédibilité auprès des malades et de leurs familles...

                    J’ai lu hier un témoignage d’une personne soignée en France, récemment installée dans les DOMTOM qui a consulté pour le renouvellement de son traitement, malgré des palpitations intenses l’empêchant de dormir et à qui le médecin a dit qu’il y avait bien longtemps que ce médicament dangereux n’était plus prescrit sur cette Île !

                    Alors, je répète qu’on se « fout » de nous, y compris d’un tel retard pour nous expliquer tout ça !


                  • jymb 20 décembre 2010 13:14

                    Le problème de la revue Precrire est un peu, pour comparer, celui de la revue Golias, leur aggressivité et critique incessante à tout bout de champ leur enléve de la crédibilité

                    (cf le berger qui criait Au Loup sans arrêt)


                  • clostra 20 décembre 2010 15:33

                    @jymb

                    Le problème c’est que des loups il y en a plein dans la pharmacopée actuelle !...et passée d’ailleurs. Je pourrais vous citer quelques exemples éberluant


                  • Blartex 20 décembre 2010 18:57

                    éberluez-nous clostra

                    Le problème c’est que des loups il y en a plein dans la pharmacopée actuelle !...et passée d’ailleurs. Je pourrais vous citer quelques exemples éberluant


                  • clostra 20 décembre 2010 20:12

                    un tout petit exemple, comme ça : l’huile de paraffine dans les régimes, contre la constipation...


                  • Paul Villach Paul Villach 20 décembre 2010 12:04

                    @ Cher Docdory

                    Excellent exemple de l’irresponsabilité de l’administration française due sans doute aux conflits d’intérêts, mais aussi à la quasi impunité en cas de faute.

                    Pourquoi ces administrateurs se gêneraient-ils ? Leur carrière n’a rien à craindre, au contraire, elle n’en est que mieux assurée ! Paul Villach

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