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Accueil du site > Actualités > Santé > Médicaments et supermarchés : vers la santé discount ?

Médicaments et supermarchés : vers la santé discount ?

Une société est d’autant plus moderne qu’elle sait ouvrir des débats qui puissent la tirer vers le haut. Néanmoins, il est parfois des polémiques inutiles. La campagne de communication de Michel Edouard Leclerc en est l’exemple le plus récent et se rapproche d’une publicité d’une boîte d’intérim qui instrumentalisait notamment Coluche et Gandhi. Leclerc va plus loin dans l’erreur. On dépasse le mercantilisme primaire pour atteindre une forme de cynisme purement individualiste. C’est probablement pour cela que la dernière publicité choc de M. Michel Edouard Leclerc sonne particulièrement faux à l’oreille de ceux qui aiment le progrès, ceux qui veulent une santé à la portée de tous, et ceux pour qui une boîte de médicament ne se borne pas à sa valeur en euros. Cette campagne de communication a ainsi choqué les patients, elle a bousculé les gens qu’ils soient ruraux ou citadins. Elle a froissé les professionnels du médicament et enfin elle a meurtri bien plus en amont ceux qui font une recherche dans un but de santé publique, cela va du généticien au physicien en passant par le sociologue.

Les faits tout d’abord. Depuis plusieurs années, les supermarchés lorgnent sur de nouvelles extensions. De nouveaux Eldorado pour gagner plus d’argent et « faire du chiffre » pour reprendre les mots des diplômés en force de vente. Ainsi, les épiceries géantes des années 70 ont conquis de nouveaux terrains de vente et mondialisé leur négoce dans le but de faire traverser la planète à des tomates mexicaines, des prunes australiennes, au mépris des saisons et de l’écologie... mais toujours avec l’argument de coopération transnationale ou de codéveloppement. En coulisses, les chaussures de marques sont toujours faites à la chaîne pour moins de 5 euros par jour et dans des conditions typiquement déplorables. Les journaliers mexicains sont toujours pieds nus à ramasser des agrumes... Les bons sentiments affichés sont en bout de chaînes cousues de misères. C’est dans ce vieil esprit de conquête que se situe la campagne nouvelle de Michel Edouard Leclerc. Cet ami du pouvoir veut depuis fort longtemps incorporer à son monde des parapharmacies et inclure des médicaments non remboursés dans ses rayons. Là, on comprend la stratégie louvoyante de cet énergumène. Le marché à emporter est de l’ordre de 200 millions d’euros par an pour commencer... La volonté de puissance de ces épiciers modernes n’en demandait pas tant et l’idée de pousser l’Etat à se désengager de son système pharmaceutique a germé chez les communicants du groupe Leclerc. Ainsi, la publicité qualifiée de « mensongère » par Roseline Bachelot a vu le jour. Leclerc s’engage à fournir des médicaments 25 % moins chers que dans les officines. Le choc des mots et l’absence de réalité...

Mais en quoi la démarche de Leclerc est-elle directement dangereuse ? En premier lieu, il s’agit de penser en termes de santé publique. Un argument massue qui vient à l’esprit d’emblée et caractérise l’angoisse des officinaux depuis que la campagne de bourrage de crâne de Leclerc a commencé. Ainsi, mettre en grande surface des produits de santé, avec ou sans pharmaciens conseil est une conduite irresponsable sur le plan sanitaire. Mettre en vente du Dafalgan, de l’ibuprofène ou des veinotoniques sur les rayons des grandes surfaces est périlleux. Ainsi, tous ces produits sont dangereux potentiellement. Les soucis peuvent venir de la posologie, des moments de la prise médicamenteuse. Un tel sera délétère hors des repas, tel autre sera une vraie bombe à retardement pour une population particulière comme les personnes âgées, les femmes enceintes, certains diabétiques et autres patients chroniques. Pris dans les derniers mois de la grossesse, l’aspirine ou l’ibuprofène peuvent, par exemple, provoquer une insuffisance rénale très grave chez le fœtus... Il va de soi que le pharmacien estampillé Leclerc n’aura pas la disponibilité pour assumer un travail de relation « patient-professionnel de santé ». Il devra d’ailleurs faire de l’argent et n’aura que peu de temps pour des considérations éthiques d’ordre général.

Ainsi, outre les problèmes de doses, de population mal ciblée, chacun n’est pas égal devant une notice d’utilisation. Des populations peu lettrées ne comprendront pas certains conseils rapides voire intéressés entre deux rayonnages achalandés. La vie moins chère d’un certain slogan ne tient donc pas fasse à la nécessité d’équité des soins qui est pourtant enseignée dans les couloirs de faculté de pharmacie et au sein de officines de manière récurrente. Le biais qu’impose M. Leclerc se situe bien au niveau de la santé. La justification de son négoce ne tient pas la route face à des effets indésirables de son irresponsabilité citoyenne.

Outre le point de santé publique, il faut souligner qu’on change le statut du médicament. On lui appose le statut de produit de consommation pur et de produit dénué de danger. Certains diront que « la mort au rat est en vente libre », mais on sait ce qu’on achète et pourquoi on l’achète. A l’inverse, pour les produits médicamenteux, on n’est pas censé savoir qu’on va utiliser un produit très actif. D’ailleurs, on peut très bien savoir qu’un médicament soulage un symptôme en ignorant le mode d’action du remède et ses effets indésirables. C’est bien cela le souci. Ce sera d’autant plus dangereux qu’on l’achète à côté de sa baguette de pain. Cela « désanctuarise » le médicament. Imaginez en plus la cohorte immense de consommateurs qui iront défiler dans ces parapharmacies sans avoir au bout du compte le moindre conseil avisé ou le moindre appel à la modération... Ce n’est pas sérieux décidément.

Il est également difficile de donner la moindre légitimité à la gesticulation médiatique de la « firme Leclerc » en regard de la vie du pharmacien et son engagement. L’image d’Épinal du pharmacien est largement dépassée. Exit l’atmosphère que vivait difficilement Mme Bovary, étouffante, embourgeoisée et surannée. Exit également l’image du pharmacien du début du XXe siècle passant la journée entre ses fioles, ses préparations, ses infusions du bout du monde. L’ère de l’antibiothérapie est également hors du temps... Le pharmacien est entré dans une modernité assumée. Il exploite les réseaux médicaux, se forme continuellement à la connaissance. Son challenge pour la santé est quotidien. Il verra en détail les ordonnances, discutera avec le patient, maintiendra des liens sociaux avec lui. En ruralité, il deviendra psychologue et parfois assistant social. Il est un référent de santé, mais plus encore il s’affirme en homme ou femme engagés dans un processus de santé. Les gardes, le service de soins, la veille pharmaceutique... Sa complémentarité avec le travail initié par le médecin est indispensable : combien de pharmaciens ont eu l’œil pour les contre-indications que des médecins surchargés avaient oublié... Ces pharmaciens là que j’ai approchés sont tous blessés par la démarche de Leclerc. Rien à voir avec les marchandages à la petite semaine que supposeraient une dérégulation du système actuel et un mercantilisme quasi obscène. Le déséquilibre serait majeur dans une France très attachée à un service de santé de proximité.

La justification historique. Il faut savoir qu’un contrat tacite lie le pharmacien à la société civile. Il s’engage à assumer un service public sur des produits remboursés et rares sur lesquels sa marge est faible. En contrepartie, il fait quelques bénéfices sur des produits de santé plus courants et présentant tout de même une forme de dangerosité. Cette stratégie a toujours été maintenue en France. Cela permet ainsi de desservir des populations en souffrance chronique. Ainsi, les médicaments contre le diabète, certains produits anti-cancéreux sont délivrés dans chaque point de l’hexagone. Idem pour les trithérapies et la panoplie de nouveaux agents déterminants dans des luttes efficaces contre des maladies émergentes. Plus fréquemment, le pharmacien est celui qui vendra à perte quasiment des éléments utiles aux maisons de retraites... Les plus-values sont dans ce cas-là de l’ordre du fantasme... Il faut bien que vive l’officine et la contrepartie financière de ce service public est la vente d’anti-poux, d’anti-douleurs et d’autres produits non remboursés...

Notons aussi que le maillage très serré de pharmacies constitue un atout important en termes de santé publique. On compte 23 000 pharmacies et 55 000 professionnels qualifiés. Une manne humaine stratégique... Ainsi, en cas de pandémie aviaire, les pharmaciens font partie du pivot local pour subvenir aux besoins de chacun. Les stocks de masques FFP2 étaient prévus en cas de besoin pour protéger chacun d’entre nous et à toute heure... Bon nombre de pharmacies engagées dans ce mécanisme de prévention en étaient de leur frais, mais ont spontanément fait des achats préparatifs de situation à haut risque. Les pharmaciens répondent là ou les épiciers calculent...

En perspective, Leclerc imposerait rapidement par sa tentative une santé « business ». Elle serait spécifiquement à deux vitesses, une santé pour les pauvres et classes moyennes ; une deuxième pour les riches qui eux se dirigeraient vers les quelques officines qui auraient résisté à l’offensive épicière qu’on constate aujourd’hui. Pour illustrer cette dérive, on trouve le témoignage de David Sharpe qui, dès 2001, dénonçait en Grande-Bretagne les campagnes de « médicaments discount » qui mirent à mal le maillage officinal. Au fil des vagues publicitaires, plus de 12 000 officines furent à deux doigts de déposer le bilan, contribuant au délabrement sanitaire anglo-saxon maintenant bien connu. En effet, lorsqu’on dérégule un système, il devient moins efficace. On comprend mieux pourquoi la manœuvre de Leclerc a été qualifiée de mensongère par Mme Bachelot. La ministre a souligné que "les expériences étrangères montrent qu’après trois mois de baisse les prix des médicaments reflambent".

Aux Etats-Unis, on pensera à l’exemple de la chaîne WalMart dont la devise correspond à celle de Leclerc : « Save Money, live better ». Là, sur des présentoirs immenses, on trouve tout ce qui permet une automédication. On en voit les conséquences. L’absence de diagnostics précoces de pathologies dures est alors corrélée à l’utilisation de traitement de symptômes par de mauvais outils thérapeutiques. Les cancers ne sont plus dépistés à temps. Les diabétiques souffrent d’un manque de suivi. L’autre point est l’entrée dans une ère commerciale. Ainsi, WalMart s’est fait épinglé pour publicité mensongère lors d’une campagne récente. Celui-ci annonçait des génériques à environ 4 $, mais rapidement les consommateurs ont vu que l’annonce alléchante était pur mirage... une forme de campagne de communication abrutissante et mensongère. Dans le même registre, WalMart fut un de ceux qui voulut dans ses rayons de l’ibuprofène dont on exigea le retrait rapide. Mais, il y a pire encore, dans des systèmes totalement dérégulés, au Mexique, c’est dans des petites boutiques et des présentoirs anodins que vous trouvez des anti-cancéreux. Là, vous pouvez acheter de quoi traiter un cancer du sein ou de l’ovaire...

En conclusion, c’est « le rapport à la santé » de chacun qui est au centre de la polémique actuelle. Il est aussi important que le rapport à l’autre, que le rapport à la mort qui fut évoqué face au drame que vivait Chantal Sébire. Au sens philosophique, il illustre notre façon de voir notre propre individualité, mais également notre mode de fonctionnement vis-à-vis des autres. Ainsi, tout serait-il consommation, tout serait-il marchandise ? Le corps serait-il un bien qu’on remet seulement en état ? Si ce corps n’est pas en état, irons-nous au supermarché réparer les avaries comme on amène au garagiste sa voiture ? En banalisant le statut du médicament, on n’est pas en train de ravaler notre corps au rang de notre voiture ou de tout bien de consommation ? A ce rythme-là, demain, en faisant son marché, entre deux rayons, nous pourrons faire notre bilan cholestérolémique. Après avoir acheté notre baguette de pain, nous vérifierons notre diabète dans des stands... Cela ressemble vraiment à une nouvelle d’Aldous Huxley.

Doit-on franchir le pas de cette fausse révolution ? La répercussion d’une telle décision ne va-t-elle pas briser un maillage solide, efficace et sérieux de professionnels de santé implantés sur tout le territoire français ? Doit-on remplacer ces pharmacies de proximité par des espèces de conglomérats difformes attenant aux étalages de fruits et légumes de supermarché... sachant qu’il y aura une santé pour riche et une santé pour pauvre au bout de ce raisonnement. Il est encore temps d’éviter tout cela...

http://news.bbc.co.uk/onthisday/hi/dates/stories/

http://www.abc.net.au/worldtoday/content/

http://www.20minutes.fr/article/224165/

http://www.ifsi.info/pharmacie/39-etudes-pharmaceutiques/

http://www.walmart.com/catalog/catalog.gsp?cat=546834


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102 réactions à cet article    


  • Peepo 17 avril 2008 10:17

    Une santé pour pauvres et une santé pour riches ça existe déjà

    Et donc que des médicaments soient un peu plus accessibles qu’actuellement aux plus démunis, c’est plutôt un progrès - pour ces plus démunis. J’avais aussi compris que Leclerc ferait appel à des Docteurs en Pharmacie pour vendre ces médicaments. Ce qui peut leur être imposé facilement.

    Sauf à vraiment entreprendre quelque chose - ce qui ne semble pas devoir être le cas - pour que la santé soit accessible à tous dans les mêmes conditions, il n’y a pas lieu de regretter l’initiative de Leclerc.


    • Petitemarie 17 avril 2008 10:31

      Malheureusement, la législation impose déjà aux parapharmacies d’avoir un pharmacien en leur sein. Sauf que rien qu’en Lorraine, il y a déjà 2 para Leclerc qui n’en n’ont pas et n’arrivent pas à en recruter en raison d’un salaire trop faible. Ce qui ne les empèche pas de continuer à ouvrir chaque jours et à vendre leur produits.

      Quant à former le personnel des parapharmacies, à ma connaissance, si les pharmaciens ont besoin de 6 ans d’études pour arriver à leur degré de connaissance, je ne pense pas qu’une formation d’une heure ou deux assurée par un laboratoir entre deux clients soit un gage de qualité.

       


    • brieli67 21 avril 2008 00:13

      arrête ton discours archiresucé et recraché.... c’est du beau discours merchandising de petits franchouillards que tu nous recraches. Non ! A priori selon les indices relevés par un survol rapide de ton torchon tu ne connais rien au marché du médicaments à la politique de santé à la profession d’apothicaire ..... Et avec tous bobards et mythes que tu propagent : tu n’es pas médecin.

      La pharmacologie et la thérapeutique ne s’enseignent pas dans les couloirs des facultés de Médecine et de Pharmacie en France. Ces matières sont même mieux enseignées en France qu’ailleurs dans le monde.

      J’ai été un des propharmaciens cad au fin fond d’une vallée coupé du monde médecin plus vendeur des produits tant médicaux tant phytosanitaires que vétérinaires de parapharmacie de droguerie aussi.

      ah oui il y a pléthore de médecins en France et denombreux sont au chômage. Il faut être inventif.... Un voisin confrère dans une autre vallée a toujours encore son "drugstore" salon de coiffure de son épouse le bistrot PMU du beau père le dépôt de pain le dépôt de viande le point Poste bientôt. Dur dur la vie de médecin de brousse surtout si les campagnes se dépeuplent.


    • Petitemarie 17 avril 2008 10:25

      Merci pour ce post édifiant.

      Je pense en effet que c’est tout un système de valeurs qui est en train d’être remis en questions avec toutes les "réformes" actuelles.

      La question réelle est : accepterons-nous un tel retour en arrière sous prétexte de "protection" du pouvoir d’achat ou d’uniformisation européenne ?

      Que tout un chacun se demande déjà s’il ne dépense pas trop dans des objets futiles potentiellement dangereux (cf. Portables ou micro-ondes) avant d’attaquer le système de santé français qui était un des pilliers de notre démocracie.

      D’autre part, habitant l’Alsace, nous n’avons pas ou presque de centres Leclerc. Cela signifie-t’il que si M. Leclerc passe son projet, nous serons pénalisés ? Faudra’t-il que le législateur se mêle en plus du grand combat entre GMS, et imposer un centre Leclerc dans chaque ville ?

      Non, vraiment, je crois qu’il y a des secteurs économiques où ce genre de "progrès" n’a pas sa place.


      • rocla (haddock) rocla (haddock) 17 avril 2008 10:33

        Leclerc ce qui l’ interesse ce n’ est ni notre santé ni notre pouvoir d’ achat , Leclerc ce qui l’ interesse c ’est notre pognon .

         

        Et ce qu’ il raconte c ’est des mots pour l’ attraper .


        • srobyl srobyl 17 avril 2008 17:49

          Je ne souhaite aucunement prendre la défense de Leclerc, et vous avez raison, sa "philanthropie" à quatre sous ne trompe personne, mais croyez-vous que les pharmaciens soient quant à eux dédaigneux de notre pognon ? 


        • brieli67 21 avril 2008 00:40

          en AL défavorisés ? à la traîne ? Les médocs sont mieux remboursés et les retraites plus conséquentes.

          En face en Allemagne les Apotheken se cassent la gueule surtout le long de la frontière hollandaise. Et en plus pharmaciens peuvent dans leurs locaux faire des examens de labos glycémie urée fer cholestérol préparer desproduitsde beauté et d’hygiène .... vous fournir en épices.... En général ce sont les infirmières embauchées par le pharmacien qui s’occupent du carnet de vaccination/de voyage.

          Que se passe t’il ? Livraison à domicile de commandes par le net de produits para et médicaments et ce par des sociétés hollandaises. L’ E-marché est en grand boum en Allemagne et la bataille fait rage .

          Nous en France nous sommes en retard d’une guerre. .... jouons la concurrence ! Traversons le Rhin et les frontières ; Le Luxembourg pour le plein d’essence de cigarettes d’électro-ménager.


        • tvargentine.com lerma 17 avril 2008 10:39

          Quand vous rentrez dans une pharmacie vous vous attendez à acheter des fruits et légumes,de l’eau,du papier toillette...........bref,il existe tout un secteur qui n’a rien à voir avec la pharmacie qui doit etre distribué dans les grandes surfaces

          De plus,quand vous demandez un produit pour le mal de gorge ou un petite toux,il va vous vendre le produit sur lequel il se fait un maximum de marge ,alors que les produits des autres marques sont identiques et peut etre moins cher

          Tous ces produits doivent etre accessibles dans une économie de marché dans les grandes surfaces afin que la concurrence se fasse

          Etonnant de lire des "gauchistes" aveuglés par leur TSS,defendre des professionelles de la magouille !

           


          • nick 17 avril 2008 11:54

            @Lerma,

             

            c’est quoi le rapport avec le TSS ?


          • Zalka Zalka 17 avril 2008 13:14

            "Etonnant de lire des "gauchistes" aveuglés par leur TSS,defendre des professionelles de la magouille !"

            Voici donc votre respect de l’opinion d’autrui et de la démocratie ? L’insulte et le rabaissement de ceux qui ne partagent pas votre opinion.


          • gaelec 17 avril 2008 15:59

             

            Ah ! Lerma ..Lerma… Mais que ferait-on sans toi ? L’homme de la situation, toujours prompt à réagir ! Des commentaires d’une rare finesse, détaillés, ciselés dans le marbre tel Rodin sculptant le penseur. Des envolées lyriques à vous faire monter des larmes de bonheur, expression d’une authentique poésie. J’en veux pour preuve de ton immense talent la reconnaissance et le plébiscite d’un nombre grandissant de supporters.

             

            TSSTSSTSSTSSTSSTSSTSSTSSTSSTSSTSSTSS


          • Nobody knows me Nobody knows me 18 avril 2008 11:11

            Etonnant de lire des "gauchistes" aveuglés par leur TSS,defendre des professionelles de la magouille !

            Mais qu’il est bête !!

            Pourriez-vous m’expliquer le sens de "LEUR TSS" ? Ca ne veut strictement rien dire : Aveuglé par mon tout sauf Sarkozy ?

             Vous réfléchissez avant d’écrire ou... Ah merde ! J’me fais avoir à chaque fois, c’est le générateur automatique de commentaires pisseux en fait !!


          • brieli67 21 avril 2008 00:53

            haha ha ! la proportion de Non-tss es olusimportante parmi lesmédecinset apothicaires !

             

            BEN ILS L’ont in the BABA

             

            Le pharmacien achète toujours treize à la douzaine..... même lesproduits éthiques prescrits par le médecin. Cette boite est toute bézef pour lui ..... Loin des yeux des experts comptables et du fisc.

            Le syndicat des pharmaciens adresse toute les semaines la liste des produits éthiques et deconseil à plus grande marge et selon la spécialité. Photocopies toujours présentes sur le guichet/comptoir ....

            Tester votre pharmacien........ A coup sûr les compresses seront vertes....


          • HELIOS HELIOS 17 avril 2008 10:54

            en bref, et sans vouloir polemiquer inutilement, on comprends votre démarche et votre raisonnement.

            Seulement il existe une dimension que vous ne prenez pas en compte c’est justement le pharmacien lui même qui a glissé vers une version "epicière" de son officine. En vendant des produits non dangereux, comme des kleenex et des rouges a levres il a accepté l’aspect marketing qui suppose vendre au client toute ce qui lui convient lorsqu"il rentre sur le point de vente... comme le supermarché !

            Tous les avantages et les contraintes que vous avez cité, se calent bien dans l’hypothèse d’un service public : numerus clausus, garde, stock.... dont la chaine commence au ministère de la santé.... Sauf qu’hormis le numerus clausus dont la responsabilité incombe à l’état, les gardes aujourd’hui dans les grandes villes ne sont plus assurées puisqu’il faut se rendre au commissariat de police et detenir une ordonance, et le stockage laissé aux répartiteurs nationalux et régionaux qui se chargent de vous livrer independament de l’officine dans les 4 heures.... et tout cela concerne la vente de produits reglementés.

            Il n’y a aucune raison, aujourd’hui, alors que la sécurité sociale se desengage de la santé quotidienne au profit d’une gestion comptable des soins les plus lourds, que le système se privatise par morceau comme un patchwork, pour que des vendeurs (des marchands, des épiciers) puissent ne pas se mettre à livrer des produits dont les autorités ont jugés sur commission l’inocuité et l’inutilité. Car le problème revient bien toujours là, est-ce que l’aspirine ou le veinamitol sont des medicaments ou pas, au même titre que la tisane du boulou. Si ce sont des medicaments, ils doivent être remboursés et en vente exclusive en officine, sinon , au même titre que n’importe quelle charcuterie ou patisserie ils doivent revenir en vente libre. *

            Ne pas "liberer" tous ces produits c’est accepter une niche economique et un privilège exhorbitant accordé a une minorité déjà bien favorisée. La medecine du pauvre n’est pas l’accés a un analgesique de supermarché, vous le savez bien. La medecine du pauvre c’est celle qui consiste a ne pas se rendre chez son medecin au moment ou ça fait mal, parce qu’on est pas encore a la fin du mois. C’est egalement parecque le traitement a suivre est long et que le "prelevement" qu’il suppose sur le budget est trop lourd. C’est encore les examens qu’on ne fait pas parce qu’il faut s’absenter du travail aux heures ouvrables pour une radio ou pour des prèlevements qui ne se trouvent en plus aux centres villes, loin des zones de residences "economiques".

            Vous ne nous ferez jamais pleurer sur les pharmaciens, professions aisées comme les medecins, surtout pas parce qu’un ou deux dans un coin sont des contre-exemples. Laisser les produits de santé qui ne rentrent pas dans le circuit du remboursement de la sécu en vente libre est devenu une nécessité, ne serait-ce que pour regler un simple aspect d’injustice.

            Et apres tout ça, je ne vous sortirez pas l’eternelle rangaine du français plus con que 350 millions d’americains du nord ou 300 millions de latinos du sud sans compter les européens qui n’ont pas notre contrainte...

            Bonne journée


            • alceste 17 avril 2008 15:57

              j’appuie tout à fait votre commentaire, c’était d’ailleurs déjà le sujet de réflexion de l’article de Mehdi, le lundi 14 avril. J’ajouterai un petit détail mesquin : les horaires d’ouverture des pharmacies, du moins dans les petites villes, ne sont pas des plus pratiques : personnellement, je ne stocke pas de médicaments, et si je m’enrhume le dimanche, j’aimerais bien trouver le lundi un de ces médicaments de base qui permettent d’en atténuer les effets.


            • srobyl srobyl 17 avril 2008 18:05

              Entièrement d’accord avec vos propos.J’ai dit plus loin quelque chose qui va dans le même sens avant d’avoir lu votre commentaire. Il y a des choses infiniment plus inquiétantes dans le domaine de la santé, qui s’oriente de plus en plus vers une dichotomie de moyens riches/pauvres. Ne serait-ce que les prix exorbitants de certains médicaments, par exemple une boîte de produit pour enrayer un zona (traitement de 15 jours) à 12O euros !! Bon, d’accord, il ya la recherche etc...Mais à ce prix là on se demande quel métal précieux entre dans la composition ! Ils ont bon dos les malades de creuser le trou de la sécu ...

              Et puis si on laisse faire les tenants du lobby pharmaceutique, ils vont bientôt demander le monopole de la vente des capotes, sous prétextes, que , hein attention, vous pouvez être allergique au latex sans le savoir...


            • srobyl srobyl 17 avril 2008 18:22

              J’ai oublié de préciser que ledit médicament n’est pas remboursé du tout (médoc de "confort" ; ceux qui connaissent le zona apprécieront). Mais j’ai de la chance, j’ai eu un zona de rupin !!


            • Gilles Gilles 18 avril 2008 13:31

              Chantecler

              "Je me souviens avoir acheté en Allemagne en surface des polyvitamines à moins d’un euro le tube . En France, les polyvitamines : six euros... soit 40 de nos anciens francs sur lesquels sont assis nos salaires, ce que certains semblent vouloir oublier."

              Effectivement pour acheter du maalox ou de la nicorette faut faire jouer la concurence, ça vaire du simple au TRIPLE. Indigne des pharmacies

              Par contre vous prenez un exemple l’Allemagne où c’est moins cher. Moi je vous donne les USA et le Canada ou inversement, certains produits "libres" que l’on trouve dans les épiceries sont 3,4 voir 5 fois plus chers qu’en France où ils sont en pharmacie (dont les nicorettes et d’autres anti mal aux bide que naïvement j’avais cru qu’ils seraient peu onéreux, concurence et déréglementation oblige)

              En fait en laissant les médocs au privé, il sera normal d’avoir ces disparités, dans le bon sens comme dans le mauvais. Faudra au lieu de pointer chez le pharmacien acheter un médoc au prix officiel en 5mn, connaitre les divers prix, démarcher les officines de vente et pourquoi pas marchander, tout en prenant bien soin de se renseigner correctement soi même sur les effets et les (contre) indications du produit...tout en s’en prenant à soi même si on se plante ou on se surdose ..................êtes vous prêts à ça ?


            • brieli67 21 avril 2008 01:25

              en plus de l’acte de vente ? L’Aspirine se vend depuis 19O3..... c’est un produit de consommation courrante.

              Son moded’action son utilisation ses contre-indicationspeuvent être enseignés à l’Ecole ou donnés par votre médecin ou trouvés sur le net. En belgique au Canada la filière rhumatologie chiropracteurs radiologues rhumatos ostéos..... est beaucoup moins juteuse.... Les mals de dos sont entretenus en france par le pas assez d’automédication d’antagiques et d’anti-inflammatoires. Ne parlons pas des arrêts de travail .

              Si un médicament n’est pas ou peu remboursé donc de confort..... il y a des doutes sur son efficacité.

              Herpès Zona nada nothing. mettez un peu de poudre de riz ou de l’amidon ou de talc pour bloquer et dérouter les recepteurs noci-sentibles.

              Les vitamines cher monsieur l’Arnaque Suisse ..... 50 années de marketing et de procès pour du pipeau !

              êtes pas au courrant ? Le labo Roche a complètement volé en éclats rammassé à la cuillère par Nestlé et produit des aromes pourl industrie alimentaireet des parfums pour Femmes. 

              Plus de compléments vitaminés pour nos poules et pour nos cochons en batterie.

              Même moins cher laissez tout celà au charlatans pseudo-scientifiques. Et les aliments/nutriments boostés par une bande ... poly survitaminés voire bio ......... boycottez tous ces jus et bouillies.


            • aigle80 aigle80 17 avril 2008 10:57

              D’un autre côté il n’est pas normal que des lobbies pharmaceutiques imposent leur loi et décident de mettre ou d’enlever des médicaments suivant leur courbe de rentabilité.Le fait de vouloir mettre sur le marché des medicaments à prix raisonnable me parait une bonne initiative il faut simplement avoir l’oeil sur la provenance des dits médicaments et avoir un suivi sérieux je pense que ce sera fait .Que les differents labos pharmaceutiques ne soit pas enchantés de cette initiative et fassent tout pour la discréditer n’a rien de surprenant,il n’y a qu’a voir le faible succés des géneriques .Ce qui est frappant c’est que plus le gateau est gros moins on a envie de le partager......il serait grand temps de mettre un frein à la dérive du prix des frais médicaux,des verres de lunettes des proteses dentaires et autres imageries médicales.Pourquoi est-ce si cher chez nous alors que d’autres pays européens pratiquent des tarifs normaux ? il est certains qu’on se sucre copieusement sur le dos des patients avec la complicité passive des autorités de réference alors un peu de concurrence ne poura pas nuire.


              • amrainbows 17 avril 2008 11:53

                Je suis d’accord avec vous. Ce n’est pas parce qu’un médicament n’est plus remboursé qu’il est inoffensif, loin de là ! Simplement, pour des raisons économiques (discutables bien sûr), une commission a estimé que des alternatives étaient plus efficaces ou que la pathologie traitée n’était pas assez grave (traitements dits de confort comme les veinotoniques, ce qui là encore est plus que contestable !) et a "déremboursé" le médicament.

                L’aspirine est disponible sans ordonnance et pourtant la liste de ses effets indésirables et de ses contre-indications est très longue : saignements, ulcère, risque pour le foetus,..

                Oui, comme le dit un des commentaires, dans d’autres pays certains de ces médicaments sont accessibles en grande surface, mais toutes les données de pharmacovigilance indiquent que ces intiatives augmentent d’autant la iatrogénie, c’est à dire le nombre d’effets indésirables et leurs conséquences. Il n’est pas raisonnable de penser que le suivi sera le même si les médicaments sont vendus en grande surface, c’est tout simplement impossible.

                Que le pharmacien se soit parfois transformé en vendeur et essaie de refourguer son sirop le plus cher, c’est vrai, surtout dans les grandes villes. Justement, une réforme a vu le jour pour éviter cette dérive : les pharmaciens auront bientôt le droit de laisser dans l’espace "clients" de l’officine ce genre de médicaments en libre accès, le client pouvant comparer les prix à sa guise. Si le pharmacien ne joue pas le jeu, il existe sûrement une autre officine pas très loin vers laquelle vous pouvez vous diriger : ce sera à nous de faire fonctionner la concurrence, et pas à M. Leclerc.

                 


                • tulasdit 17 avril 2008 17:41

                  Pourquoi ma liberté et ma responsabilité individuelle ne pourrait elle pas me conduire à ma guise chez Leclerc pour acheter des lmédicaments en vente libre 25% moins cher ?

                   


                • brieli67 21 avril 2008 01:37

                  le kilo de VALIUM conditionné indépendamment de son reconditionnement un ou deux ou trois milligrammes sort autour des DEUX EUROS le kilo .

                  IL Y A DE LA MARGE

                  Le Kardégic... la forme de l’aspirine pour diluer le sang ..... déjà que sous sa forme 75mg est surdosé 25 mg font même effet.............. ben une infusion lègère de reine de pré au goût muscadé fairait l’affaire....

                  Pour les sinus et les bronches............ faites vous un bon pot-au-feu avec du Raifort.... l’harrissa de chez nous. Ca dégage très très bien.....


                • Jason Jason 17 avril 2008 12:26

                  Comme partout, dès qu’on parle de bousculer les monopoles, les chapelles ou les ordres, c’est la levée de boucliers.

                  Les pharmaciens, porfession indispensable, ont étendu leurs activités commerciales vers des articles de non-pharmacie et de consommation courante. Ils gagnent très bien leur vie. On n’a jamais vu de pharmacien faire faillite, etc. 

                  Rappelons aussi, qu’après la guerre, c’est sous la pression des pahrmaciens que les herboristeries ont été supprimées. On en ressent encore les effets dommageables aujourd’hui.

                  Je ne vois pas en quoi les pharmaciens souffriraient si on vendait "des clystères et des bonbons amers", bref, tout ce qui ne touche pas directement au domaine médical, dans les grandes surfaces ou "drogueries"

                  On parle de soumettre certains des produits qu’ils vendent au verdict du soi-disant marché.

                  Maintenant, tout dépend comment cela sera fait. Pousser des cris de protestation ne fera pas avancer la situation. Et surtout ne fera pas baisser les prix


                  • Annie 17 avril 2008 12:30

                    Je ne vois vraiment pas comme la vente des médicaments dans les supermarchés serait une atteinte au système de santé français. Surtout quand on pense à la quantité de médicaments consommés par les Français et au phénomène d’automédication qui est bien spécifique à la France.

                    A mon avis, condamner la vente par les supermarchés de médicaments qui gonflent déjà la pharmacie de la plupart des familles est un faux débat, assorti d’hypocrisie. Par exemple, en Angleterre, où le délabrement sanitaire ne touche pas, que je sache, les pharmacies, vous ne pouvez pas acheter plus de 32 comprimés de paracétamol (doliprane) à la fois, pour éviter les risques de surdosage, bien que rien ne vous empêche d’aller dans un autre supermarché pour acheter d’autres boites, comme en France vous pouvez faire plusieurs pharmacies. Et je voudrai bien me souvenir de la dernière fois qu’en France un pharmacien m’a alerté sur les dangers de l’ibuprofen, du paracétamol ou de l’aspirine.

                    Je ne vois pas non plus les pharmaciens s’élever contre la pratique de vendre des boites entières de médicaments, qui finissent par se périmer et qui font courir encore des risques d’automédication beaucoup plus sérieux, notamment avec la résistance aux antibiotiques.

                    Un autre point est que cela permet de se rendre compte de l’écart des prix entre les génériques et toutes les nouvelles concoctions qui ont été fabriquées pour contourner la loi sur les brevets.

                    Il n’y a pas de systèmes parfaits, mais votre défense du système de santé français serait plus crédible s’il n’y avait pas autant d’intérêts financiers en jeu et si elle était plus cohérente.


                    • mac 17 avril 2008 13:10

                      @ l’auteur, vous donner une image asse idyllique du monde médical ainsi que de celui de la recherche.

                      Le problème c’est que derrrière un médicament il y a généralement des labos et que ceux-ci ne sont pas forcément plus philanthropes que Leclerc.Les checheurs sont-ils pas toujours le premiers bénéficaires des sommes colossales gagnées par certains de ces labos ? Ont-ils toujours des scrupules à vendre certaines molécules à des prix prohibitifs dans les pays en voie de développement.

                      Encore une fois, il serait nécessaire de recentrer le débat : est-il question de faire le procès de Leclerc ou s’intéresser aux pharmaciens ?Ces derniers ne sont pas forcémént tous aussi désintéressés que vous le prétendez.

                      Je vais régulièrement au Canada et je n’ai pas l’impression de courir un plus grand danger en achetant mes médicaments en grande surface où un certains nombre de pharmaciens dipômés sont à notre disposition pour nous informer.J’attends les chiffres français concernant l’automédication et les intoxications médicamenteuses pour les comparer à ceux du Canada.En outre dans ces supermachés (soi-disant dangereux) les médicaments sur ordonnance sont souvent vendus dans des flacons et son comptés un par un par le pharmacien contrairement à certains médicaments vendus en France dans des boîtes.Les boîtes non vides pouvant gaillardement être réutilisées par le patient lors d’une automédication...Où sont les chiffres à ce sujet ?

                      Enfin,ne soyons pas hypocrites,quelle est la proportion de pharmaciens prenant la peine donner autre chose que le prix lorsque l’on va acheter une boîte d’aspirine sans ordonnance ?

                       

                       

                       

                       


                      • brome 17 avril 2008 15:08

                        un article intéressant qui va au fond des idées. On sors de la superficialité de certaines idées.

                        Juste répondre à certains contradicteurs :

                        à Hélios, le numérus clausus, c’est le nombre d’étudiants admis en deuxiéme année. Le maillage régulier du territoire s’appelle le quorum.

                        pour les gardes, on passe par le commissariat, car la pharmacie est un lieu latent d’attaques à main armé, donc par protection, ca passe par la police, ca n’enleve rien au service du pharmacien, c’est un service d’urgence, en soi qu’il faille une ordonnance, ca parait justifié

                         Vous oubliez d’autres services, l’obligation de soin du pharmacien en cas de besoin (il m’est arrivé d’intervenir en urgence ou pour un soin), l’obligation d’obtenir le médicament dans le plus bref délai si la personne est en ordre (ordo etc...) ca aussi c’est un service. Sans droits pas de devoirs, si on enleve aux pharmaciens leurs monopoles, on enléve aussi les obligations de santé ou on les paye à juste valeur pour ca et la fini, la prime de garde à 5 euros, ca montera à 40, pareil pour les autres services

                        Pour vous soit un médicament est remboursé soit ce n’est pas un médicament, avec cette définition, l’industrie pourrait sortir n’importe quelle molécule et demander son remboursement au motif que c’est un médoc, belle conception. on n’est pas plus cons que 350 millions d’américains mais est on aussi con, c’est ca la question. Consultation à 100 euros minimum, nouveau médoc hors de prix, publicité fausse sur les médicaments (d’ordonnance) à la télé, c’est beau un modéle.

                        Un médicament est remboursé en fonction de ce qu’il apporte à la santé, en faisant la balance entre ses effets indésirables et ses effets bénéfiques et en fonction de la pathologie (pourquoi prendre en charge un rhume, bénin et peu genant pour la société), et une molécule est défini comme médicament si elle posséde des propriétés interagissant avec les fonctions humaines en vu de les restaurer ou de les soigner, la tisane de boulou n’est pas un médicament

                         

                        Jason, on a bien compris que vous ne pleurerez pas sur 1 ou 2 qui y ont laissé des plumes, mais vous etes loin du compte, il y a eu 700 faillites en 10 ans (source DGS conseil), à ces pharmaciens, on a pas serré la main et on leur a dis bonne chance, ca se passe pas comme ca.

                        Quand les médocs seront en supermarché, on ne reviendra plus en arriére, ca n’est jamais arrivé, d’ailleurs vous aurez peut etre remarqué que quasi tous les articles concernant cette histoire sont accompagnés de la pub Leclerc d’ailleurs vu les titres (pharmaciens attaquent Leclerc, contre Leclerc), on peux se demander le parti pris, mais qui est attaqué dans ses fonctions par une publicité nous montrant en docteur maboule et en voleur (comparer la pharmacie à une bijouterie) ?

                        Pour Annie, en ce qui concerne les boites entiéres, je suis complétement d’accord avec vous, mais c’est depuis longtemps plus entre nos mains, l’industrie pharmaceutique nous appartient plus depuis longtemps, et eux n’accepteront jamais qu’on découpe leur petites boites. Pourtant faire comme au canada et donner le traitement juste, ca parait une très bonne idée de santé et financiére aussi. Pour les génériques, ce sont les pharmaciens, qui en grande partie, ont réussi à les imposer (partiellement vu la résistance). La question est en effet hypocrite, la vraie question c’est comment sécuriser le circuit du médicament en demander plus aux pharmaciens, pour que la santé en bénéficie...

                        Ce qui m’embete, c’est combien de gens vont etre mieux soigner avec de l’ibuproféne, combien de femmes enceintes auront des problémes avec cette molécule tout ca pour quelques maux de tetes ou douleur plus vite soigné. Meme 1 ou 2 embryons subissant les effets délétéres de cet ains, n’est ce pas trop pour l’effet bénéfique théorique qu’on peux attendre d’une vente au Leclerc ("comme je suis un salaud de pharmacien, la santé je m’en fous" comme dirait un internaute)

                        En passant, les pharmaciens mettent en place le dossier pharmaceutique pour mieux encadrer les prises médicamenteuses des gens, Leclerc le fera pas.

                         


                        • Marc Bruxman 17 avril 2008 15:15

                          Je ne vois vraiment pas ou est le problème. On parle de foutre au supermarché les médicaments délivrés sans ordonnance. Ca vous permettra donc de choper des trucs type "aspirine" à la supérette du coin en faisant vos courses.

                          On ne parle pas de se pointer à Leclerc pour choper de la Ritaline sans ordonnance ! (Pour ca vous avez Internet ;)).

                          C’est juste que les pharmaciens ont un monopole et font une campagne pour le défendre.

                          Mais il est vrai que Sarkozy le faible a déja reculé sur l’abolition du monopole des Taxis pourtant très justifié.


                          • superesistant superesistant 17 avril 2008 17:29

                            pour traiter sarko de faible, faut déjà y aller je trouve...

                            le problème des licences de taxi n’a rien à voir avec les parapharmacies et était aussi complexe que celui ci... si vous disposiez d’une licence et que vous comptiez la dessus pour arrondir votre retraite une fois celle ci arrivée vous seriez sans doute moins cavalier à ce sujet... ce qui m’ammène à croire que vous ne prenez pas non plus votre santé au serieux....
                             


                          • superesistant superesistant 17 avril 2008 17:44

                            je vous rejoins dans votre article, car je conçois mal Mr Leclerc en défenseur du pauvre et de l’opprimé... c’est purement économique et qu’il ne cherche pas à nous faire croire en certaines fadaises du genre "les méchants pharmaciens nous mentent..." 

                            il est bien clair qu’il flaire un marché immense, et que pauvre comme il l’est c’est vital pour lui de récupèrer çà...

                            d’un autre coté, les pharmaciens vivent bien et n’appliquent pas toujours la politique du générique ( suivant les pharmaciens bien sur ! ). Une mise à plat de certaines règles serait nécessaire, et permettrait d’éviter la banalisation de l’auto-médicamentation ( les français sont quand même les champions toute catégorie du bouffage de médocs )

                            un meilleur contrôle des prix, des marges un peu révisées et chacun y trouverait son bonheur ( à part sans doute les grosses enseignes qui cherchent à gratter du chiffre en plus.. )

                            la santé ne devrait pas être un bizness, mais bon....

                            je serai plus partisant de pharmacies génériques, qui favoriseraient les médicaments à bas prix et des pharmaciens vous les conseillant.... mais la faut pas rêver hein.. en même temps j dois être utopiste...bref


                          • jondegre jondegre 17 avril 2008 15:29

                            Le probleme de fond, c’est le monopole de la grande distribution qui :

                            -vide nos quartiers des petits commercants (donc d’une part de la vie sociale)

                            -transforme ces emplois de commercants (pur liberaux en VRAIE concurrence entre eux) en veritable emplois precaires, sous-fifres au service du grand patron carrouf ou edouard II

                            -enlaidit nos peripheries (publicite, parkings geants, bouchons d’acces,etc...)

                            Tout ca pour l’ilusion de depenser moins, car en effet c’est moins cher, mais comme on compense en achetant des merdes superflues en tete de gondole, a l’arrivee c’est plus cher, sans compter l’essence pour y aller, le temps perdu dans des rayons immenses a courrir a droite a gauche et l’accueil legendaire de nos chers Vigiles, specialistes du delit de facies et de la presomption d’innocence. N’oublions pas nos pauvres caissieres ni le suplice que vit la personne qui pese les fruits et legumes comme un automate...

                             

                            Apres que les pharmaciens, qui longtemps se sont crus a l’abri de la precarisation imposee par la grande distri, soient mecontents, d’accord, mais c’est finalement assez anecdotique.

                             

                             

                             


                            • Annie 17 avril 2008 15:56

                              Brome, vos commentaires sont intéressants, mais je voudrai reprendre les arguments avancés par Mac plus haut. Il semblerait que le dilemme soit entre deux types de risques, et je ne dispose pas des chiffres, donc difficile de privilégier un risque par rapport à un autre. Vous vous demandez combien de personnes sont susceptibles d’être victimes d’une trop grande disponibilité des médicaments, tandis que Mac comme moi se demande combien de personnes sont victimes de l’automédication. Je me demande si cela n’est pas le fait que Mac au Canada et moi en Angleterre aient vécu cette situation qui conditionne dans une certaine mesure cette position. 

                              Mais j’en reviens à la notion de risque. Le refus d’accepter le libre-service de certains médicaments est-il uniquement basé sur une comparaison entre les risques associés au libre-service et ceux associés à l’automédication (risques connus ou cachés), ou bien conditionné par le système concurrentiel dans lequel s’exerce cette vente des médicaments, ou bien par une résistance plutôt culturelle ou sociale à ce qui est vécu comme un démantèlement du système de santé en France ?


                              • alceste 17 avril 2008 16:09

                                Annie,

                                je vous envoie les adresse de deux sites ( entre autres) que j’ai consultés pour me documenter ( voir article de Mehdi, lundi 14 avril)

                                http://www.oas.samhsa.gov/2k2/OTCtx/Dasis-Header.gif

                                et

                                http://www.consumer-health.com/images/hdr_sub.gif

                                 


                              • Annie 17 avril 2008 16:25

                                Merci j’ai trouvé l’article de Mehdi, mais les liens ne fonctionnent pas. J’y travaille.


                                • alceste 18 avril 2008 10:28

                                  Excusez moi pour les liens, Annie, je ne sais jamais si je les insère correctement...


                                • scal 17 avril 2008 17:25

                                  Les accidents sont-ils plus nombreux dans les pays où certains médicament sont en vente libre comme l’Angleterre le Portugal, l’Italie et bientôt dans tous les pays de l’Union européenne. Réponse Non, faux procès.

                                  Un docteur en pharmacie dans une grande surface possède les mêmes compétences que ceux des officines, donc faux procès.

                                  Qu’est ce qu’un médicament ? C’est une autorité qui l’a désigné comme tel et pas toujours pour des raisons d’efficacité, n’a-t-on pas en France remboursé pendant des dizaines d’années des " médicaments" dénués de tout intérêt thérapeutique. On veut réduire à zéro le déficit de la sécurité sociale, très bien commençons par vendre les médicaments sans emballage sans notice et à l’unité, demain il n’y a plus de déficit mais la pilule ne passera pas pour les laboratoires.

                                  Les français ne sont pas des gogos, si les médicaments sont plus chers dans les grandes surfaces ils retourneront en pharmacie, ça c’est la démocratie.


                                  • srobyl srobyl 17 avril 2008 17:39

                                    @ l’auteur :

                                    Bien sûr, il faut éviter les dérives et qu’on en arrive au point du Mexique,mais je suis d’accord avec la 1ère rermarque (cellede Peepo) En effet, pharmacie pour riches et remèdes pour pauvres, ca existe déjà , par la force des choses . J’ai assisté dernièrement à une scène hallucinante dans un pharmacie : un homme d’une cinquantaine d’année, en guenilles et visiblement très malade, réclamait au pharmacien quelques médicaments en vente libre, sans prescription médicale...Le pharmacien lui conseilla , en raison de son état, de consulter un médecin, ce que l’homme reconnut comme encore moins envisageable, compte-tenu de ses moyens financiers et des frais occasionnés depuis les "déremboursements".. ;

                                    Il me semble que ce que voudraient les pharmaciens, c’est l’exclusivité totale de tous les médicaments, y compris de tout ce qu’on nomme "parapharmacie".

                                    Les dangers de l’automédication, on pourrait presque dire qu’ils existent, et de puis longtemps, y compris avec des médicaments obtenus sur ordonnance. Que dire des personnes, psychologiquement fragiles pour diverses causes, qui peuvent détenir et user comme bon leur semble de produits délivrés en pharmacie ? Je pense en particulier aux tranquilisants, aux sommnifères.


                                    • Yohan Yohan 17 avril 2008 18:24

                                      Je n’ai aucune confiance dans ce "bon samaritain" de Leclerc, mais je n’ai pas plus confiance en mon requin de pharmacien. Tous deux nous prennent pour des vaches à lait. A part quelques rares pharmacies pratiquant les meilleurs prix, il n’y a aucun moyen de savoir si l’on paye le juste prix à moins d’être un usager permanent. Les différences sur un produit basique comme l’aspirine peuvent d’un pharmacie à l’autre passer du simple au triple quant ce n’est pas au quadruple. Les prix sont libres, les marges peuvent être énormes et tant que le clampin accepte de payer.....

                                      C’est en France que les médocs sont les plus chers en moyenne. Cherchez l’erreur !!!!

                                      Pendant que l’on se tourne vers le Gouvernement (et n’importe lequel) pour lui demander de fabriquer une Loi raticide, les souris continuent de se gaver de fromage.


                                      • zelectron zelectron 17 avril 2008 18:25

                                        Notons aussi que le maillage très serré de pharmacies constitue un atout important ... pour contröler le marché et que personne puisse échapper aux prix exhorbitants pratiqués.

                                        Un exemple : l’aspirine existait au "kilo" et 20, 50 ou 100 grammes dans le petit tube d’aluminium et ne coûtaient pas cher, maintenant le conditionnement en "gellule-tablettes-de-12" est à 7, 8 voire 12 Euros !

                                        Les remèdes de "bonne fame" (fameux) ont disparus, l’herboristerie aussi.

                                        Les labos et les officines ont verrouillés définitivement le marché, sous prétexte que les patients sont des ignares irresponsables et de dangereux criminels....

                                        Avec Leclerc et consors on va tomber de Charybde en Scylla....

                                         

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