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Mutilations génitales féminines : les résultats accablants d’une étude internationale

Selon les auteurs de l’étude, dont [les résultats->http://www.who.int/reproductive-health/fgm/index.html] sont publiés cette semaine par [The Lancet->http://www.thelancet.com], elles seraient responsable en Afrique de la mort de un à deux bébés sur cent accouchements de mères mutilées. Cette étude, parrainée par l’Organisation mondiale de la santé, vient combler un manque de données scientifiques sur les conséquences sanitaires d’une pratique qui touche chaque année trois millions de petites filles et d’adolescentes dans le monde.

Les mutilations génitales féminines (MGF) font courir un risque important lors de l’accouchement, aussi bien aux mères qu’aux nourrissons. Ces conséquences bien connues des médecins n’étaient pas encore suffisamment étayées par des études de grande ampleur. Celle qu’a coordonnée Emily Bank portait sur 28 393 accouchements pratiqués dans 28 maternités de six pays d’Afrique subsaharienne, dont le Burkina Faso et le Sénégal. Les autres pays sont le Ghana, le Kenya, le Nigeria, et le Soudan.

[L’étude->http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140673606688053/abstract] [1] distingue trois niveaux d’importance pour les mutilations. Les mères les plus gravement mutilées ont en moyenne un taux de probabilité supérieur de 30% à celui des femmes non mutilées d’avoir recours à une césarienne. Elles ont également 70% de risques en plus de souffrir d’hémorragies consécutives à l’accouchement.

Les nourrissons payent eux aussi le prix des mutilations : en Afrique, la pratique serait responsable d’une surmortalité de un à deux nourrissons pour chaque centaine d’accouchements de mères mutilées.

Cette publication scientifique fait suite au rapport publié par l’Unicef en novembre 2005, ([Changer une convention sociale néfaste : la pratique de l’excision/mutilation génitale féminine->http://www.unicef-icdc.org/publications/pdf/fgm-f-nov05.pdf]). Selon ce rapport, 100 à 130 millions de femmes dans le monde seraient porteuses de mutilations génitales, et chaque année trois millions de victimes viendraient grossir leurs rangs. Les auteurs estimaient néanmoins qu’il serait peut-être possible de faire disparaître cette pratique en une seule génération, à la condition qu’un gros travail d’information soit effectué.

Selon le [Gams-> http://perso.wanadoo.fr/..associationgams/pages/presgams.html] (Groupe des femmes pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles), 30 000 femmes en France ont subi des MGF, et 10 000 enfants et adolescentes seraient sous la menace de cette pratique.

Voir aussi

[« Polygamie, immigration : chiffres et fantasmes »->http://www.france5.fr/asi/007548/15/130827.cfm] (Arrêt sur images, le 11 décembre 2005) Notamment cette [liste de liens incontournables->http://www.france5.fr/asi/007548/15/130830.cfm].

[1] Female Genital Mutilation and Obstetric Outcome : WHO collaborative prospective study in six African countries The Lancet 2006 ; 367:1835-41


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2 réactions à cet article    


  • Marie Pierre (---.---.40.11) 5 juin 2006 10:40

    Merci pour votre article qui souligne la nécessité de se battre contre ces pratiques que certains ont qualifiées de culturelles !

    Dans son livre « le viol des viols », Pierre Leuliette avait déjà lancé un pavé pour nous faire réagir et réclamer qu’en France, cette « coutume » barbare soit sévèrement punie par les tribunaux.

    En Afrique, une organisation a trouvé une parade pour empêcher les familles (mères notamment) de poursuivre ce rite. Inventer un rite initiatique pour les jeunes filles, ce qui leur permet d’échapper aux mutilations.

    Cependant, cette parade ne s’adresse qu’aux filles déjà en âge de fuir leur famille, la pratique sur des bébés est encore largement usitée.

    A Montpellier, l’école d’infirmières a organisé une exposition pour sensibliser les familles africaines.

    Les centres de PMI, les maternités devraient surveiller, éduquer à leur tour. C’est un très long travail contre l’obscurantisme.


    • Dormez bien ! (---.---.18.96) 5 juin 2006 13:17

      Rien ne changera, tant que l’on appelera pas un chat, un chat ! Tout le reste n’est que blablablabla !!!! la preuve ! cela se passe aussi en Eurabia !

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